La guerre totale pour annuler la Russie

 

image_pdfimage_print

par Pepe Escobar.

De vastes pans de l’OTAN ont été rassemblés pour organiser un lynchage russophobe. Aucune dissidence n’est tolérée.

Il est désormais évident que la campagne de « 2 minutes de haine » russophobe néo-orwellienne lancée par l’Empire du Mensonge après le début de l’Opération Z est en réalité une « haine 24/7 ».

De vastes pans de l’OTAN ont été rassemblés pour organiser un lynchage russophobe. Aucune dissidence n’est tolérée. L’ensemble des opérations psychologiques a de facto élevé l’Empire du Mensonge au rang d’Empire de la Haine dans une guerre totale – hybride et autre – visant à annuler la Russie.

La haine, après tout, a bien plus de poids que les simples mensonges, qui virent maintenant au ridicule, comme dans le cas des « renseignements » américains qui recourent à – quoi d’autre – des mensonges pour mener la guerre de l’information contre la Russie.

Si la surmultiplication de la propagande a été d’une efficacité mortelle au sein des masses occidentales zombifiées – appelez cela une « victoire » dans la guerre des relations publiques – sur le front où cela compte vraiment, en Russie, c’est un échec majeur.

Le soutien de l’opinion publique à l’Opération Z et au président Poutine est sans précédent. Après les vidéos de torture de prisonniers de guerre russes qui ont suscité une répulsion générale, la société civile russe se prépare même à une « longue guerre » qui durera des mois, et non des semaines, tant que les objectifs du haut commandement russe – en réalité un secret militaire – ne seront pas atteints.

Les objectifs déclarés sont la « démilitarisation » et la « dénazification » d’une future Ukraine neutre, mais sur le plan géopolitique, ils vont bien au-delà : il s’agit de bouleverser l’arrangement de sécurité collective européen de l’après-1945, en forçant l’OTAN à comprendre et à accepter le concept de « sécurité indivisible ». Il s’agit d’un processus extrêmement complexe qui s’étendra sur la prochaine décennie.

La sphère otanienne ne peut tout simplement pas admettre en public une série de faits qu’un analyste militaire du calibre d’Andrei Martyanov explique depuis des années. Et cela ajoute à leur douleur collective.

La Russie peut s’attaquer à l’OTAN et la réduire en miettes en 48 heures. Elle peut utiliser des systèmes de dissuasion stratégique avancés sans équivalent en Occident. Son axe sud – du Caucase à l’Asie centrale en passant par l’Asie occidentale – est totalement stabilisé. Et si les choses deviennent vraiment difficiles, M. Zircon peut distribuer sa carte de visite nucléaire hypersonique sans que l’autre partie ne sache ce qui l’a frappé.

« L’Europe a choisi son destin »

Il peut être éclairant de voir comment ces processus complexes sont interprétés par les Russes – dont les points de vue sont désormais complètement bloqués à travers le NATOstan.

Prenons deux exemples. Le premier est celui du lieutenant général L.P. Reshetnikov, dans une note analytique examinant les faits de la guerre terrestre.

Quelques éléments clés à retenir :

• « Au-dessus de la Roumanie et de la Pologne, il y a des avions de détection précoce de l’OTAN avec des équipages expérimentés, il y a des satellites de renseignement américains dans le ciel en permanence. Je vous rappelle que rien qu’en termes de budgets pour notre Roscosmos nous avons alloué 2,5 milliards de dollars par an, le budget civil de la NASA est de 25 milliards de dollars, le budget civil de SpaceX à lui seul est égal à celui de Roscosmos – et c’est sans compter les dizaines de milliards de dollars annuels pour l’ensemble des États-Unis qui déploient fébrilement le système de contrôle de la planète entière ».

• La guerre se déroule selon « les yeux et les cerveaux de l’OTAN. Les Ukronazis ne sont rien d’autre que des zombies contrôlés à distance. Et l’armée ukrainienne est un organisme zombie télécommandé ».

• « La tactique et la stratégie de cette guerre feront l’objet de manuels pour les académies militaires du monde entier. Une fois de plus : l’armée russe écrase un organisme zombie nazi, totalement intégré aux yeux et au cerveau de l’OTAN ».

Passons maintenant à Oleg Makarenko, qui se concentre sur la vue d’ensemble.

• « L’Occident se considère comme ‘le monde entier’ uniquement parce qu’il n’a pas encore reçu un coup de poing suffisamment sensible sur le nez. Il se trouve que la Russie lui donne maintenant ce déclic : avec le soutien arrière de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine. Et l’Occident ne peut absolument rien faire contre nous, puisqu’il est également à la traîne en termes de nombre d’ogives nucléaires ».

• « L’Europe a choisi son destin. Et choisi le destin de la Russie. Ce que vous voyez maintenant, c’est la mort de l’Europe. Même s’il ne s’agit pas de frappes nucléaires sur les centres industriels, l’Europe est condamnée. Dans une situation où l’industrie européenne se retrouve sans sources d’énergie et de matières premières russes bon marché – et où la Chine commencera à recevoir ces mêmes vecteurs énergétiques et matières premières au rabais, il ne peut être question d’une réelle concurrence de l’Europe avec la Chine. En conséquence, littéralement tout s’effondrera là-bas – après l’industrie, l’agriculture s’effondrera, le bien-être et la sécurité sociale s’effondreront, la faim, le banditisme et le chaos commenceront ».

Il est juste de considérer que Reshetnikov et Makarenko représentent fidèlement le sentiment général des Russes, qui interprètent le faux drapeau grossier de Boutcha comme une couverture pour masquer la torture des prisonniers de guerre russes par l’armée ukrainienne.

Et, plus profondément encore, Boutcha a permis la disparition des laboratoires d’armes biologiques du Pentagone de la médiathèque occidentale, avec toutes ses ramifications : la preuve d’une volonté américaine concertée de déployer de véritables armes de destruction massive contre la Russie.

Le canular de Boutcha à plusieurs niveaux a dû inclure la présidence britannique du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a en fait bloqué une discussion sérieuse, un jour avant que le ministère russe de la Défense ne s’efforce de présenter à l’ONU – sans les États-Unis et le Royaume-Uni, comme on pouvait s’y attendre – tous les faits relatifs aux armes biologiques qu’il a découverts en Ukraine. Les Chinois ont été horrifiés par ces découvertes.

Le Comité d’enquête russe, au moins, poursuit son travail, avec 100 chercheurs qui ont déterré des preuves de crimes de guerre dans tout le Donbass, preuves qui seront présentées à un tribunal dans un avenir proche, très probablement établi à Donetsk.

Et cela nous ramène aux faits sur le terrain. Il y a beaucoup de discussions analytiques sur la finalité possible de l’Opération Z. Une évaluation juste inclurait la libération de toute la Novorossiya et le contrôle total du littoral de la mer Noire qui fait actuellement partie de l’Ukraine.

En fait, « l’Ukraine » n’a jamais été un État ; elle a toujours été une annexe d’un autre État ou empire, comme la Pologne, l’Autriche-Hongrie, la Turquie et, surtout, la Russie.

L’État russe historique était la Rusʹ de Kiev. « Ukraine », en vieux russe, signifie « région frontalière ». Dans le passé, il désignait les régions les plus occidentales de l’Empire russe. Lorsque l’Empire a commencé à s’étendre vers le sud, les nouvelles régions annexées, principalement de la domination turque, ont été appelées Novorossiya (« Nouvelle Russie ») et les régions du nord-est, Malorossiya (« Petite Russie »).

C’est à l’URSS, au début des années 1920, qu’il revient de regrouper le tout et de le nommer « Ukraine », en ajoutant la Galicie à l’ouest, historiquement non russe.

Mais l’évolution la plus importante a eu lieu lors de l’éclatement de l’URSS en 1991. L’Empire du Mensonge contrôlant de facto la Russie post-soviétique, il n’aurait jamais pu permettre que les véritables régions russes de l’URSS – c’est-à-dire la Novorossiya et la Malorossiya – soient à nouveau intégrées à la Fédération de Russie.

La Russie est maintenant en train de les réincorporer – à la manière « je l’ai fait, à ma façon ».

Vamos a bailar dans le Porto Rico européen

Il est désormais évident pour toute analyse géopolitique sérieuse que l’Opération Z a ouvert la boîte de Pandore. Et la victime historique suprême de toute cette toxicité enfin libérée sera forcément l’Europe.

L’indispensable Michael Hudson, dans un nouvel essai sur le dollar américain qui dévore l’euro, affirme, à moitié en plaisantant, que l’Europe pourrait aussi bien abandonner sa monnaie et continuer à vivre comme « une version un peu plus grande de Porto Rico ».

Après tout, l’Europe « a pratiquement cessé d’être un État politiquement indépendant, elle commence à ressembler davantage au Panama et au Liberia – des centres bancaires offshore « pavillon de complaisance » qui ne sont pas de véritables « États » parce qu’ils n’émettent pas leur propre monnaie, mais utilisent le dollar américain ».

En phase avec bon nombre d’analystes russes, chinois et iraniens, Hudson avance que la guerre en Ukraine – en fait dans sa « version complète de nouvelle guerre froide » – est susceptible de durer « au moins une décennie, peut-être deux, car les États-Unis étendent la lutte entre le néolibéralisme et le socialisme [c’est-à-dire le système chinois] pour englober un conflit mondial ».

Ce qui peut être sérieusement contesté, c’est la question de savoir si les États-Unis, après « la conquête économique de l’Europe », pourront « verrouiller les pays africains, sud-américains et asiatiques ». Le processus d’intégration de l’Eurasie, qui se poursuit sérieusement depuis 10 ans, mené par le partenariat stratégique Russie-Chine et s’étendant à la plupart des pays du Sud, ne reculera devant rien pour l’empêcher.

Il ne fait aucun doute, comme l’affirme Hudson, que « l’économie mondiale est en train de s’enflammer » – avec les États-Unis qui militent pour le commerce. Pourtant, du bon côté de l’histoire, nous avons le Roublegaz, le petroyuan, le nouveau système monétaire/financier conçu dans le cadre d’un partenariat entre l’Union économique eurasiatique (UEE) et la Chine.

Et c’est quelque chose qu’aucune guerre culturelle d’annulation ne peut effacer.

Pepe Escobar

source : Strategic Culture Foundation

traduction Réseau International

 

 

L’Occident est en train de

 

pousser à bout le Peuple Russe

image_pdfimage_print

par Ivan Mikhailovitch Frakov.

La situation actuelle a de très graves conséquences sur les relations entre la Russie et les pays occidentaux, et on voit depuis plusieurs jours un énorme sentiment d’exaspération grandir en Russie. Pas seulement parmi certaines élites, mais parmi le Peuple.

La raison ? Ce n’est pas tant de s’être fait voler 300 milliards de dollars dans de soit-disant « sanctions » qui sont en fait du vol : La Russie peut économiser de nouveau cette somme en 2 ou 3 ans.

Ce n’est pas tant de vouloir nous priver d’iPhone, de Kronenbourg et de MacDo, de Chanel et de Volkswagen : On peut s’en passer !

Ce n’est pas tant de nous couper de Facebook, de Twitter Youtube et d’Instagram : On ne s’en portera que mieux !

La raison de notre exaspération est que les pays occidentaux nous accusent de crimes horribles, crimes que nous n’avons pas commis. Il y eut Bucha où sans enquête aucune et alors que plusieurs éléments permettent déjà de dire « Nous n’y sommes pour rien, voyez les ukrainiens. » les forces Russes sont accusées d’avoir massacré des civils. Il y eut Kramatorsk où cette fois les débris d’un missile tombé sur la place de la gare permettent sans aucune hésitation de dire que l’Ukraine est responsable du tir. Malgré celà, les forces russes en sont accusées !

Tout ceci alors que justement nos forces font un énorme effort pour éviter que des civils ne soient tués dans les combats contre les forces ukrainiennes, mettant en danger nos propres compatriotes ! Ah, nous aurions pu, pour faire capituler Zelenski, bombarder Kiev et quelques autres villes pendant un ou deux mois, détruisant tout et tuant tout le monde sans envoyer un seul de nos Hommes au combat ! Nous aurions ainsi évité les pertes que nous avons eu ! Oui nous aurions pu faire ceci comme l’OTAN l’a fait à Bagdag. À Tripoli. À Belgrade ! Tuant chaque fois des dizaines de milliers de civils, tout en restant confortablement assis dans nos fauteuils !

Mais nous ne sommes pas les bouchers de l’OTAN, nous ne sommes pas les terroristes de Washington! Nous sommes la Russie et combattons pour la Justice !

Ce mot, JUSTICE, ni les États-Unis ni l’OTAN ne le connait !

La Justice c’est faire en sorte que les civils du Donbass qui durant 8 ans ont été massacrés par les forces ukrainiennes et leurs sponsors occidentaux, puissent enfin vivre en paix !

La Justice c’est que la Russie n’ait pas à ses frontières des hordes de combattants dirigées par des fous furieux à Bruxelles et Washington faisant peser une énorme menace jusque sur sa survie.

La Justice c’est que le monde nous laisse vivre en Paix sans vouloir nous imposer leurs pseudo « valeurs » dont nous ne voulons pas !

La Justice c’est qu’aucun pays, fusse les États-Unis, ne s’arroge le droit d’intervenir partout dans le monde pour imposer sa politique !

C’est cette Justice que nous, Russes, exigeons aujourd’hui !

Si, au début de notre opération militaire il n’y avait « que » 60% de Russes pour la soutenir, un sentiment d’exaspération grandit chaque jour et nous sommes plus de 85% à dire aujourd’hui que OUI, nous devons aller jusqu’au bout ! Les « sanctions » multiples dans tous les domaines, les ignobles accusations de massacres malgré toutes les preuves du contraire, nous poussent à bout et ne font que nous souder les uns aux autres, oubliant nos griefs passés.

Aujourd’hui des voix s’élèvent de toutes nos régions, qui demandent un durcissement des actions militaires et un durcissement des peines contre les traitres qui s’y opposent. Des voix de certains élus, Députés et Sénateurs, mais aussi des voix du Peuple. Des braves gens qui sont outrés d’être accusés sans raison.

Car en Russie, quand on accuse l’armée, on accuse le Peuple Russe !

Et voila que le peuple commence à montrer son exaspération contre certains hauts fonctionnaires Russes, ceux qui par exemple tout en conservant une partie de « Pouvoir » en Russie, planquent leurs biens et envoient vivre leurs enfants à l’étranger ! Le porte-parole du président Poutine par exemple est devenu une des cibles de l’exaspération populaire après plusieurs déclarations douteuses allant à l’encontre des positions de Vladimir Poutine et alors que sa fille, vivant en France, s’est déclarée « contre l’opération russe en Ukraine ». Certains autres traitres ne s’y trompent pas et ont préféré fuir comme des rats, comme Anatoly Chubaïs ou encore Alexey Kudrin, opportunément « parti en vacances » en Israël ! De plus en plus de voix s’élèvent contre cette « 5ème colonne » que Vladimir Poutine lui-même avait déclaré il y a quelques jours qu’il allait la démanteler, et exigent que le président fasse le nécessaire pour purger la Nation de ces traitres.

Le Peuple en veut plus, et plus vite, tant il est clair que tout est lié : Le succès militaire sans une remise en ordre intérieure ne suffira pas pour que la Russie réalise ses objectifs de Justice.

Savez-vous quel est, après Vladimir Poutine, l’homme politique le plus apprécié actuellement en Russie ? Asseyez-vous et tenez vous bien ! C’est Kadyrov, le président de Tchetchenie ! Et ce n’est pas une blague ! Il se trouve que Kadyrov est actuellement dans la région de Marioupol et dirige les unités tchétchènes au combat ! Il se trouve que Kadyrov a plusieurs fois déclaré qu’il « faut aller jusqu’au bout », et réclamé qu’on lui donne « carte blanche » pour cela. Eh bien c’est exactement ce que pense et veut le peuple Russe !

J’ai à plusieurs reprises dit sur divers sites et en diverses occasions, privées et publiques, que « le monde regrettera Vladimir Poutine » lorsque celui-ci ne sera plus au Kremlin.

Relisez bien les 2 paragraphes ci-dessus ! Et imaginez…

Un sondage paru sur un important groupe télégram ce soir : « En cas de durcissement du conflit souhaiterez-vous que la Russie utilise des armes nucléaires contre les villes des pays de l’OTAN ? » Sur plus de 169 000 votes, seuls 30% disent « non », et 54% disent « oui » !

Comprenez vous bien ce que ceci veut dire ? Bien sur la Russie a d’autres armes, plus utilisables que les armes nucléaires et totalement invincibles actuellement, qui seront utilisées en priorité. Mais enfin, voyez-vous où l’attitude des gouvernements occidentaux mène le monde ?

Vladimir Poutine a toujours eu comme objectif la sécurité de la Russie et des Russes. Nul doute que tant qu’il restera au Kremlin il s’y consacrera, et ne pourra ni ne voudra rester sourd aux exigences du Peuple ! Le ménage va être fait à l’intérieur du pays, c’est une affaire interne qui ne regarde que nous. Mais sur le plan extérieur ?

Tant que l’Occident continuera à armer l’Ukraine et à payer Zelenski pour continuer un combat perdu d’avance, ce combat durera. Et tous les pays de l’OTAN fournissent des armes utilisées contre nos forces. La République tchèque en rajoute et fournit maintenant du matériel lourd. Sans compter l’Angleterre, toujours prête à mettre de l’huile sur le feu pour plaire à ses maitres de Washington, qui a annoncé livrer prochainement des missiles à l’Ukraine !

Et sur ce point, que dit le Peuple Russe ? De plus en plus réclament que la Russie frappe ces pays qui fournissent des armes à l’Ukraine. Logique non ? Sous cette pression il est évident que la Russie va tapper plus fort. Et plus loin, avec toutes les conséquences que cela aura.

Pendant que les États-Unis observeront de loin, L’Europe sera mise à genoux, frappée militairement et détruite économiquement par les sanctions qu’elle aura elle-même imposées à la Russie !

Et soyez certains que nous, peuple Russe, n’aurons alors plus aucune compassion pour ceux qui, à force de nous harceler, de nous insulter et de nous mépriser, auront reçu, enfin, une juste punition.

 

Mais que sont devenus les jadis fiers peuples d’Europe ? 

 

Par lâcheté pour ne pas avoir à combattre ils se sont mis à genoux devant des pseudo-scientifiques, se sont laissés museler, enfermer chez eux, piquer avec un produit expérimental ; ils se laissent envahir par des hordes barbares et se laissent piller, violer et égorger en tendant l’autre joue ; et aujourd’hui ils avalent ce que leur racontent leurs gouvernements au sujet de la Russie !

Ne voyez vous pas que c’est VOUS qui en assumerez les conséquences ? Vos dirigeants seront, eux, bien planqués dans des abris ou à l’étranger !

Vous pouvez encore éviter ceci en forcant vos gouvernements à cesser leurs folies. Mais le temps presse. La situation, en Russie même, peut très vite changer pour le pire. Pour votre pire ! Il sera alors trop tard pour avoir des regrets car nous ne renoncerons pas ! Vladimir Poutine a parfaitement expliqué les enjeux du combat que nous menons (voir la video ci-dessous, en français) pour la survie de notre Peuple. Et c’est pour cela que nous irons jusqu’au bout, quelqu’en soit le prix.

source : Rusreinfo

 

 

Six avions de transport militaire de l’armée de

 

l’air de l’Armée populaire de libération de

 

la Chine ont atterri à Belgrade

 

image_pdfimage_print

Immédiatement, six avions de transport militaire de l’armée de l’air de l’APL ont atterri vendredi soir à Belgrade, apparaissant dans l’espace aérien européen depuis la Turquie.

Sites de suivi du trafic du vendredi soir aviation, a rapporté que des avions de transport militaire Y-20 de l’armée de l’air de l’Armée populaire de libération ont été aperçus dans l’espace aérien turc. Il s’est avéré plus tard qu’ils se dirigeaient vers la Serbie, où ils ont atterri à l’aéroport Nikola Tesla de Belgrade. Selon des informations, un total de six travailleurs chinois des transports sont arrivés en Serbie, d’abord quatre, puis deux autres.

L’apparition de six avions de transport militaire chinois au-dessus de l’Europe a immédiatement provoqué, sinon la panique, du moins la vigilance, car personne ne comprenait pourquoi et où ils se dirigeaient, surtout dans le contexte de l’opération militaire russe menée en Ukraine. Et la question la plus importante était de savoir ce que transportaient exactement les avions de l’APL. Toutes sortes de propositions ont été faites, jusqu’au fait que Pékin transfère des troupes chinoises en Serbie pour protéger les gisements de lithium, et même des troupes russes pour frapper l’Europe de l’intérieur de l’Europe.

En fait, l’aviation de transport militaire de l’APL a livré à la Serbie le système de missiles anti-aériens FK-2020 acheté en 3, qui est une version d’exportation du système chinois de défense aérienne à moyenne portée de la dernière génération HQ-22. Le complexe a été présenté pour la première fois lors d’une exposition à Zhuhai en 2016. Le système de défense aérienne HQ-22 remplace les systèmes de défense aérienne obsolètes HQ-2 de l’APL. Au total, les Serbes ont acheté trois batteries FK-3. La Serbie serait devenue le premier acheteur connu du système chinois de défense aérienne FK-3.

Contrairement au système de base HQ-22, qui a un rayon de dommage allant jusqu’à 150-170 km et une hauteur de dommage de 50 m à 27 km, la version d’exportation du FK-3 a une zone de destruction allant jusqu’à 100 km de portée, les paramètres d’altitude des dommages sont les mêmes.

source : Top War

 

Le plein désarroi, mais…

 

image_pdfimage_print

par Ghermaoui Mohamed.

Face à une avalanche d’informations, d’images et de déclarations de soi-disant experts, souvent contradictoires, qui s’abat sur nous à chaque instant à travers les réseaux sociaux et les médias, comment peut s’en sortir le citoyen lambda pour avoir une idée sereine et clairvoyante pour ne pas dire juste et convaincante. Entre nous, dans le concret et dans la sociologie humaine, ce concept de citoyen lambda est biscornu, dans le sens où il y’a une multitude de lambda. Mais, quand même, gardez en background cette légère digression le long de cet article. Ça peut servir. Faites moi confiance. 

Je peux vous avouer avec sincérité et sans ambages que je prodigue énormément d’efforts intellectuels et de mémoire pour essayer de cerner un sujet déterminé. Au demeurant, je m’abreuve de plusieurs interfaces tout en essayant de les scruter attentivement et avec beaucoup de recul et en les confrontant entre elles.

Chacun de nous est conscient du monde qui nous entoure. Un monde qui s’acharne contre nous et utilise tous les moyens possibles (les réseaux sociaux, les médias, les officiels, …) et toutes les techniques sophistiquées (la psychologie, le marketing, …) pour nous inculquer une certaine philosophie de vie. Le conatif est au service du cognitif, bien sûr.

Sauf que ces dispositifs de communication bien conçus et très bien élaborés, pour qu’ils réussissent leur mission de propagation et d’assimilation, sont souvent imprégnés d’horreur, d’immoralité, de confusion, de falsifications, de mensonges, de montages, etc.

La meilleure illustration de cette assertion, c’est ce qui se passe actuellement en Ukraine.

Pour la plupart d’entre nous, il est très difficile de se faire une idée claire et bienveillante sur l’invasion de l’Ukraine (le champ de bataille par procuration) par la Russie qui s’est déjà transformée en une guerre non déclarée entre la Russie/Chine et l’Occident ou l’OTAN si vous préférez, avec bien sûr comme leader et porte-étendard les EU.

Cette guerre a fait couler beaucoup d’encre et a suscité des débats de tous bords, et plus particulièrement sur RI (Réseau International) où on a essayé d’expliquer ses tenants et aboutissants.

Pour essayer de comprendre ce qui se passe et pour ne pas glisser facilement dans l’une des thèses propagée, je vous livre et je partage avec vous cette démarche personnelle, peut être simpliste voire même chancelante pour certains, mais je suis certain qu’elle sera très utile et édifiante pour d’autres.

Mon approche qui s’inspire essentiellement de ce qui coulent dans la plupart des médias est la suivante. On relève deux thèses à propos de ce qui se passe en Ukraine. De la confrontation de ces deux thèses, la présentation de certains faits réels (axe 1 de l’approche) vont nous aider à poser des questionnements idoines (axe 2) pour enfin inférer sur un pronostic et des conclusions (axe 3). C’est une approche d’amateur (citoyen lamda), ne m’en voulez pas.

Le but ultime de la démarche est d’élucider à quel point on est manipulé par la propagande et l’antipropagande pour nous ramener à la rive où ils souhaitent nous loger. L’éllusionisme et la prestidigitation sont à l’œuvre. Face à cette réalité, nous avons l’impression que notre chaise est instable sous nos fesses et bouge trop.

Faisons un petit effort pour la stabiliser.

1. Présentation des deux thèses

Les révélations de la première consiste à développer que les Russes envahissent l’Ukraine, les Russes tuent les civils innocents ukrainiens, les Russes utilisent des armes non conventionnelles, le président Vladimir Poutine est un fou et un ravageur, la nostalgie de l’ex-URSS est à l’œuvre, etc. Bien sûr, cette thèse est soutenue par les occidentaux (les EU en tête) et leurs acolytes.

La deuxième thèse nie radicalement les contours de la première et soutient que l’invasion de l’Ukraine est une riposte à une question de vie ou de mort de la Russie et de son peuple. Son but est de contrecarrer les préparatifs de l’Occident visant l’effacement de l’identité russe depuis fort longtemps. L’installation des antimissiles, l’avancement des troupes occidentaux et des sous marines le long des frontières russes n’est qu’un épisode. L’objectif de cette invasion selon cette thèse est la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine afin d’assurer une neutralité du pouvoir ukrainien. Cette deuxième est celle des russes.

Pour nous aider à bien comprendre et à assimiler ce qui se passe, faisons appel à certains faits réels et rien que des faits réels et surtout sans aucun édulcorant ou épices. On va essayer de relater et analyser les faits en restant fidèle à la déontologie et la sincérité sans abîmer l’authenticité des faits avérés et en évitant de porter des jugements hors normes.

Les faits exposés par un citoyen lambda.

2. Les faits réels

• La Russie avant et après Poutine. On ne peut oublier les images de la Russie d’Eltsine où les Russes faisaient la queue pour se procurer une baguette ou deux. Qu’en est-il de la Russie d’aujourd’hui ?

Nous (le citoyen lamda) ne faisons que constater.

• L’élan et la performance des économies des pays du BRICS et d’autres (en Afrique,  en Asie, en Amérique latine).

• Et dans notre lexique historique, ces pays n’ont jamais envahi d’autres territoires pour une raison ou une autre.

• La Russie a perdu presque 27 millions de son peuple pour vaincre les nazis lors de la deuxième guerre mondiale.

• La Chine s’installe de plus en plus dans les premiers rangs des performances économiques. Leur performance est bâtie sur une économie réelle et non virtuelle. Il reste un pays connu par sa sérénité, sa sagesse et sa sobriété.

• Les EU d’Amérique est un pays qui fait rêver par sa puissance, par sa démocratie, par sa liberté, par son enthousiasme, par énormément de subsidus. Mais,  l’histoire relativement récente de l’Occident regorge d’événements délétères et nuisibles. Nous, du moins les petits pays, les petites cervelles, les citoyens lamda, nous sommes abasourdis par ces réalités. Ça ne sert à rien de les nier, les faits et l’histoire sont là. La création de l’entité d’Israël et son implantation sur le territoire Palestinien (les accords de Belfort). L’histoire après la deuxième guerre mondiale est jalonnée d’agressions guerrières menées par les EU et leurs condisciples contre tous système voulant se dérober ou se décliner des consignes infligées par ces premiers (la doctrine de Monroe). La liste est très longue mais arrêtons nous juste devant quelques unes : l’Iran de Mossadaq, l’Égypte de Abdennacer, plusieurs pays de l’Amérique latine, le Vietnam, la Roumanie, la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Iraq, la Lybie, la Syrie, le Yemen, etc.)

D’autant plus que ces guerres atroces sont tous revêtues d’au moins un subterfuge chétif, qu’à posteriori est infirmé et balayé par les évènements et la réalité.

• Aucun pays, même pas la Russie ou la Chine, n’a osé s’approcher des frontières des EU d’Amérique pour installer des bases militaires ou pour implanter des infrastructures du bouclier antimissiles. Et aucun pays ne fait avancer ces troupes militaires et son arsenal maritime pour encercler et asphyxier les EU d’Amérique. 

Imaginez la réaction de ce dernier au cas où quelqu’un ose s’approcher de ses frontières. Je vous épargne cette immersion audacieuse et compromettante car je pense que c’est risqué même dans nos subconscients.

Dans le même temps, nous constatons cette mouture se dessiner clairement sur les frontières russes depuis très longtemps (particulièrement depuis 2014).

• Après l’éclatement et le dépècement de L’URSS, la Russie a respecté intégralement ses engagements envers l’Occident, en particulier le renoncement au pacte de Varsovie. En parallèle, l’Occident a failli à tous ses engagements envers la Russie. Notamment en termes d’expansion de l’UE et de L’OTAN par l’intégration des pays de l’est. Ce qui a amené à plusieurs reprises le président russe à attirer l’attention des occidentaux sur la gravité de la situation.

• Des responsables d’État, les médias mainstream ont souvent procédé à des dénigrements du système russe et de son président.

• Certes, la guerre d’informations fait partie intégrante de la guerre hybride. Elle peut même constituer le socle déterminant. Mais dans la metaverse occidentale, elle nous paraît immorale et sort du politiquement correct. L’événement de Boutcha n’est qu’un épisode (à suivre).

Tous le processus communicatif épuise son suspens de l’émotion et de la peur. Exactement comme les séries de NETFLIX. Il est très important de comprendre à ce niveau que le modus operandi de la stratégie de la propagande de guerre repose principalement sur les quatre critères suivants : la dissimulation des intérêts économiques et la réécriture de l’histoire, la transformation des paramètres de l’équation agresseur/agressé et se faire passer pour un défenseur des victimes, la diabolisation de l’adversaire et l’interdiction des débats sauf pour les invités à la frairie.

• Toute puissance et tout empire doit nécessairement affaiblir les émules probables et historiques pour maintenir son hégémonie  le plus longtemps possible. C’est ce que fait les EU. Non seulement la Chine et la Russie sont dans le viseur, mais aussi le Japon, l’Inde et l’Europe et plus particulièrement l’Allemagne.

3. Questions naïves peut être mais idoines

• Pourquoi les médias mainstream réussissent facilement à pénétrer dans notre intimité et notre profonde conscience et à nous submerger par leur narratif et leur baratinage pour nous embobiner et nous amadouer malgré notre résistance et nos efforts à cribler ce flot informationnel ?

• Tout le monde reconnaît leur supériorité en matière de stratégie communicative. En effet, l’Occident occupe un espace confortable dans ce domaine et maîtrise parfaitement toutes ses techniques modernes et personne n’arrive à les titiller ou les barouder dans leur domaine de prédilection. Pourquoi ?

• Il faut être ingénu et crédule pour ne pas comprendre tous ce qui s’est tramé pour établir et instaurer cette hégémonie. L’accord de Bretons Woods, le pétrodollars, le GATT, l’OMC, la mondialisation, le PAS et j’en passe. Pourquoi a-t-on laissé faire ?

• Il est clair, aussi limpide que l’eau des zones rocheuses, que pour assurer une place parmi les grands, il faut maîtriser trois sphères ; la sphère des finances (la pécune), la sphère de l’armement (la persuasion) et la sphère des médias (la Propaganda). D’ailleurs ces trois interfaces sont complétementaire et l’un sert l’autre. La négligence de l’un de ces éléments peut facilement vous détruire. La réussite par contre est garantie si vous maîtrisez ces trois Pipelines. Là aussi, pourquoi a t on laissé faire ?

• Comment se fait-il qu’une économie comme celle des EU d’Amérique demeure la plus performante et est number one dans le Monde ? Pourtant nous avons appris dans les cours basiques de la macroéconomie qu’une économie dont la balance commerciale est déficitaire, dont la dette dépasse largement les seuils tolérables, où l’économie réelle ne représente que 20%, où les poches de pauvreté ne cesse de s’amplifier et de se diversifier, où la planche à billets est éternellement en marche, etc. Cette économie ne peut être que chancelante et fragile. En fait, c’est un édifice qui paraît robuste mais en réalité, c’est un édifice bâti sur des jalons mous. Comme disait l’autre, c’est un géant aux pieds d’argile.

• La guerre en Ukraine va t-elle  secouer les torpeurs, les abrutissemants et les abattements de certaines pièces de l’échiquier mondiale pour se rendre utile dans le nouvel ordre mondial qui se dessine clairement dans l’engrenage géopolitique actuel ?

Cette dernière question va nous servir de tremplin ou de charnière pour aborder le dernier axe de cet article.

4. Conclusions

Permettez moi à la fin de cet article de vous soumettre ces quelques conclusions qui me paraissent et que j’estime emblématiques et allégoriques de notre avenir à termes.

• La guerre en Ukraine a certainement écourté le chemin vers le nouvel ordre mondial (le multipolaire) et elle l’a rendue plus visible.

• Il n’y a pas de doute que la guerre en Ukraine va desserrer l’étau qui bridait les pays vaincus dans la deuxième guerre mondiale à s’approvisionner en matière d’armement. Comme elle va inciter les autres à changer leur stratégie en matière d’armement.

• Il n’y a pas de doute que cette guerre va inciter certains pays à chercher comment se préparer pour compter dans l’échiquier de ce nouvel ordre mondial.

• Cette guerre va sans doute souffler une brise de dynamisme vers le nationalisme et le nombrilisme pour supplanter l’ancienne tendance d’agrégation et de fusion des états (j’ai déjà rédigé un article sur RI concernant cette tendance). 

• Cette guerre aura sans doute un impact déterminant sur les campagnes présidentielles dans différents pays où la démocratie est de mise (à suivre les élections présidentielles en France).

• Cette guerre va introduire de nouveaux paradigmes dans les rouages politiques et socio-économiques. Ces paradigmes vont pivoter autour de l’équité, du partage, de la déontologie, de l’entraide, de la coopération, de l’écologie, etc.

• Le nouvel ère sera caractérisé, du moins on l’espère, par l’humanité pour évacuer l’atrocité et la barbarie, par la coopération qui va remplacer l’exploitation, par le respect de la souveraineté et le rejet de l’ingérence, par le respect des différentes cultures au lieu du dénigrement et le refus des autres cultures.

C’est du moins notre devise face à des linéaments clairvoyants et révélés qui vont permettre le dessin du nouvel ordre mondial multipolaire.

 

 

Charles Gave : "On pousse

 

la Russie dans les bras de la Chine"

 

Charles Gave, ancien trader et président de l’Institut des Libertés, était l’invité de “Bercoff dans tous ses états".

RussieCharles Gave, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Pour Charles Gave, "le retour à l’étalon or, c’est assez simple". "Les États-Unis, il y a une quinzaine d'années, ont décidé d'extra-territorialiser leurs droits sur le dollar. Autrefois, si la France vendait quelque chose au Soudan, en dollar, et bien personne n’en parlait. Aujourd’hui, le Soudan étant devenu un pays interdit par les États-Unis, la France vendant au Soudan en dollar, les États-Unis le voient. Ils disent : ‘Comme c’est en dollars, le droit américain s’applique, on va coller une amende de 8 ou 9 milliards d’euros à la BNP’. Ensuite, on va saisir les réserves de change de l’Iran par exemple. Et maintenant, on va saisir les réserves de change en dollars et en euros de la Russie", explique le président de l’Institut des Libertés.

"C'est-à-dire que cette espèce de ‘Pax Americana’ qui régnait depuis 1946 où si j’avais des dollars, une fois que je les avais gagnés, ils étaient à moi, j’en faisais ce que je voulais, c’est fini", juge Charles Gave. "Le droit américain s’applique à tous les actifs en dollars. Dans toute transaction dans le monde aujourd’hui, il y a trois types qui sont au courant. Vous et moi, si on se vend quelque chose, et la CIA, si ça passe par le dollar. Si on faisait des affaires entre vous et moi en or, la CIA ne serait pas au courant. Le rôle du dollar comme monnaie de réserve, c’est fini. C’est une perte de souveraineté inimaginable".

50% des réserves de la Russie sont gelées

"La Russie a été sanctionnée d’à peu près la moitié de sa réserve car ils avaient mis un paquet en euros. C’est la BCE qui a décidé de geler les réserves en euros parce qu’il n’y avait plus que 4% en dollars. Aujourd’hui, 50% de leur réserve est gelée parce qu’ils ont pas mal de réserves en Yuan, pas mal en Yen et à peu près entre 25 et 30% en or", explique Charles Gave.

"La Russie est un très gros exportateur de matières premières, en particulier d’énergie et de pétrole. Ils n’ont qu’à facturer leur pétrole à la Chine en Yuan. À ce moment-là, ils n’ont plus besoin de passer par le dollar", explique l’économiste. "C'est une incitation formidable à tous les gens qui ne veulent pas se retrouver sous le contrôle de la CIA à facturer dans une des deux monnaies : soit celle du pays qui exporte, soit celle du pays qui importe".

"L'Europe ne peut pas se passer des ressources russes"

"On continue à pousser la Russie dans les bras de la Chine, c’est extraordinaire. C’est une des erreurs massives mais ce qu’il faut dire ici rapidement, c’est que la Russie est un gros exportateur de matières premières mais le gros consommateur de matières premières, c’est l’Europe", explique Charles Gave. "Il y a à peu près 40% de gaz russe, ou de pétrole russe. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le charbon a plus que doublé dans les 10 derniers jours et sur les deux derniers mois, il a été multiplié par cinq. Les Russes sont le troisième producteur de charbon mondial. Les russes sont le troisième exportateur mondial de blé", continue-t-il.

"L’Europe ne peut pas se passer des ressources russes. Si les Russes décident de fermer les robinets, l’Allemagne s’arrête complètement", explique-t-il au micro de Sud Radio. "Le gaz de schiste américain, s’ils arrivent à tirer un million de barils, ce sera le maximum et ça ne suffira que pendant quelques jours à l’Allemagne. On est dans une histoire de fous", juge Charles Gave. "Le type qui est complètement dépendant se tire une balle dans le pied. C’est l’Europe qui se tire une balle dans la tête. L’économie n’est que de l’énergie transformée. Si on vous coupe l’énergie, et bien votre économie s’arrête, c’est à peu près aussi bête que ça".

2WLB5LaK