Sergueï Lavrov : l’intervention russe

 

en Ukraine vise à mettre fin à

 

l’hégémonie américaine

 

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Interview de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à la chaîne de télévision Rossiya, Moscou, 11 avril 2022.

Question : Je voudrais vous interroger sur les déclarations « étranges » de diplomates européens faites par l’UE concernant le déroulement de l’opération militaire russe en Ukraine. Le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a déclaré que cette guerre (parlant de l’opération spéciale russe) devait être gagnée sur le champ de bataille. D’une certaine manière, cela ne concorde pas avec le statut de l’UE, principalement en tant qu’organisation politique et économique. Le président de l’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, dit qu’il regrette d’avoir déclaré un jour la possibilité d’un dialogue normal avec la Russie. Maintenant, il ne voit probablement pas une telle possibilité. Comment parler à ces gens ? Comment négocier avec eux ?

Sergueï Lavrov : Il s’agit d’un sérieux tournant de la politique que l’UE et l’Occident dans son ensemble, sous la direction des États-Unis (il n’y a aucun doute à ce sujet), ont commencé à mener après le début de notre opération militaire spéciale. Elle reflète la colère, la frénésie (désolé pour cette expression non diplomatique), qui est déterminée non seulement par l’Ukraine, mais par le fait que ce pays est devenu un tremplin pour la suppression définitive de la Russie et sa subordination au système mondial construit par l’Occident. Malgré la fin de la guerre froide, malgré la disparition du pacte de Varsovie et de l’Union soviétique, l’Occident se rapprochait constamment de nos frontières, malgré toutes les promesses de ne pas élargir l’OTAN, malgré les déclarations selon lesquelles nous ne sommes pas adversaires, et bien plus encore. Notre opération militaire spéciale a été lancée pour mettre un terme à l’expansion imprudente et à la politique de la domination totale des États-Unis et d’autres pays de l’OTAN sur la scène internationale. Elle se construit en violation flagrante du droit international selon certaines « règles » qu’ils ne font que répéter maintenant. Elles sont élaborées au cas par cas. Au Kosovo, l’indépendance peut être reconnue sans référendum, mais en Crimée, à la suite d’un référendum, qui a été observé par des centaines de représentants objectifs et le public de pays étrangers, était impossible.

En Irak (à 10 000 km des États-Unis), ils ont « imaginé » une menace pour leur sécurité américaine. Ils l’ont bombardé, n’ont trouvé aucune menace et ne se sont même pas excusés. Des néo-nazis et des ultra-radicaux sont « élevés » à nos frontières, des dizaines de laboratoires biologiques sont créés au niveau du Pentagone et des expériences sont menées pour créer des armes biologiques. Les documents découverts ne laissent aucun doute à ce sujet. Nous n’avons pas le droit de réagir à une menace sur nos frontières, pas de l’autre côté de l’océan. C’est de cela que nous parlons.

Le président Vladimir Poutine a expliqué en détail quelles raisons étaient à l’origine de la décision de lancer une opération militaire spéciale : il s’agissait du sabotage pendant huit ans de la mise en œuvre des Accords de Minsk, accompagné de bombardements quotidiens du Donbass, d’alimentation de l’Ukraine en armes occidentales, des instructeurs qui ont formé les unités les plus extrémistes, qui ont ensuite été envoyées dans les forces armées ukrainiennes et ont formé le noyau des groupes qui résistent maintenant à notre opération de démilitarisation et de dénazification de l’Ukraine. La propagande occidentale a immédiatement traduit tout cela en une description de la Russie comme un mal absolu, et ils sont, par conséquent, l’incarnation du bien absolu. Le régime ukrainien actuel est censé être la lumière de la démocratie, de la justice, de la liberté, une aspiration à tout ce qui est européen, aux valeurs que l’Europe a soi-disant toujours professées. La réaction qui a suivi montre qu’ils sont bien conscients qu’il ne s’agit pas seulement de l’Ukraine. Le fait est que tout le monde n’est pas prêt à se soumettre à leur domination. La Russie, avec son histoire et ses traditions, est l’un de ces pays qui ne prendra jamais une position subordonnée. Nous ne pouvons être membres de la communauté internationale que dans des conditions d’égalité, de sécurité indivisible, sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord, mais qui ont été ignorées par nos collègues occidentaux. Mais ce que Josep Borrell a dit, même dans ce contexte agressif sans précédent, change considérablement les règles du jeu. L’UE n’avait jamais agi comme une organisation militaire jusqu’à présent. Oui, ils discutent maintenant de leur « boussole stratégique ». Pour la première fois de l’histoire, l’Allemagne a alloué 100 milliards d’euros supplémentaires pour « gonfler » ses « muscles » militaires, ce qui est un changement qualitatif. Cette « boussole stratégique » implique une augmentation significative des dépenses militaires et la construction d’une structure collective pour se défendre contre d’éventuels agresseurs. Mais le résultat de toute cette indépendance est nul, car tout ce qui se fait est entièrement contrôlé par les États-Unis. Aucun rôle indépendant n’est imparti à l’UE, y compris dans les efforts qui sont faits au sein de l’UE. Ils sont parfaitement contrôlés par les Baltes, les Danois, les Polonais, qui ne permettront pas à l’UE de se séparer d’une manière ou d’une autre de l’OTAN. Au contraire, ils la pousseront dans les filets de l’OTAN.

Question : Une filiale de l’OTAN ?

Sergueï Lavrov : Il s’avère. Lorsque le chef de la diplomatie d’un pays ou d’une organisation (dans ce cas, Josep Borrell, représentant la diplomatie de l’UE) dit qu’un conflit spécifique peut être résolu exclusivement par des moyens militaires. Cela signifie soit qu’il y a quelque chose de personnel, soit qu’il a fait un lapsus, ou qu’il a « lâché » ce que personne ne lui avait demandé de dire. C’est une déclaration qui sort de l’ordinaire. Nous en parlerons officiellement plus en détail dans nos documents. J’espère que dans un jour nous analyserons tout cela.

Vous avez mentionné Frank-Walter Steinmeier, que je connais bien pour son travail de ministre des Affaires étrangères. Il est maintenant président de l’Allemagne. Pendant une interview il y a quelques jours, on lui a demandé s’il était nécessaire de tenir un tribunal international, de déclarer criminels de guerre des représentants des autorités russes, à commencer par le président Vladimir Poutine, le ministre des Affaires étrangères. Il a répondu par l’affirmative, disant que tous ceux qui sont responsables de l’opération militaire, des décisions politiques doivent être tenus responsables. Je laisse cela sur sa conscience. Je pense qu’en Allemagne les faits feront leur chemin, et on saura qui y commet des crimes de guerre. Et cela sera déterminé non pas sur la base de fakes (comme Boutcha, Kramatorsk), mais sur la base des faits meurtriers que nous présentons, que nos militaires découvrent lors de l’opération militaire spéciale et sur la base du témoignage de personnes qui vivaient dans le Donbass divisé pendant de longues années, isolés de leurs fils, restés sur la partie orientale de la ligne de contact, vivaient sous le joug de ces néonazis. Au moment où ces personnes sont libérées aujourd’hui, il est impossible de feindre les sentiments qu’elles expriment et d’inventer les épreuves qu’elles décrivent dans la vie sous le contrôle des néonazis et autres bataillons « territoriaux ».

Mais Frank-Walter Steinmeier a dit une autre chose intéressante à propos de l’Ukraine. Il a déclaré qu’en tant que diplomate, il n’avait jamais consacré autant de temps à un pays qu’à l’Ukraine. J’ai rappelé qu’en 2007, lorsque l’Allemagne était à la tête de l’UE, c’est lui qui a initié le début des négociations sur la préparation d’un accord d’association avec l’UE. En 2013, lorsque les troubles ont commencé sur le Maïdan, c’est lui qui a initié les négociations entre Viktor Ianoukovitch et l’opposition. C’est comme ça. La seule chose que je note, c’est qu’une demi-vérité est pire qu’un mensonge. En fait, Frank-Walter Steinmeier a oublié certains épisodes importants, tournants des événements qu’il a évoqués. Premièrement, l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE prévoyait le passage à des droits de douane nuls pour la grande majorité des marchandises. Au moment où cet accord a « mûri » en 2013, nous avons rappelé à nos collègues ukrainiens que nous avons également une zone de libre-échange au sein de la CEI. Et nous avons une protection sérieuse contre les marchandises européennes lorsque nous avons rejoint l’OMC. Par conséquent, s’ils ont des droits de douane nuls avec l’Europe, et nous avons depuis longtemps des droits de douane nuls pour la plupart des marchandises avec l’Ukraine, alors nous serons submergés par les marchandises de l’UE contrairement aux accords que nous avons conclus lors de notre adhésion à l’OMC. Nous les avons mis en garde qu’il fallait s’asseoir et décider comment régler ce problème afin que nous ne souffrions pas de leurs relations avec l’UE. Mais c’est l’UE, qui (comme le dit Steinmeier) a entamé les négociations sur l’accord d’association à son initiative, qui nous a dit que nous n’étions pas concernés, qu’ils se mettraient d’accord avec l’Ukraine comme ils le souhaitaient. Après cela, Viktor Ianoukovitch s’est rendu compte qu’il y aurait un problème et que la partie russe serait obligée de construire une barrière à la frontière avec l’Ukraine contre des marchandises ukrainiennes. Le président ukrainien a demandé de reporter la signature afin que nous puissions résoudre ces problèmes en tenant compte des intérêts de l’Ukraine, de la Russie et de l’UE.

C’est après cela que l’Europe, dont Frank-Walter Steinmeier Steinmeier est si fier en disant que l’Ukraine se bat pour les valeurs européennes, a provoqué l’Euromaïdan. Ils ont fait sortir les gens dans la rue sous les slogans de la lutte contre Viktor Ianoukovitch, car, à leurs avis, il ne laissait pas l’Ukraine entrer dans l’UE.

Frank-Walter Steinmeier n’a pas évoqué qu’il n’était pas seulement l’initiateur des négociations entre Viktor Ianoukovitch et l’opposition, mais participait à leur achèvement en signant l’accord de règlement. Frank-Walter Steinmeier (au nom de l’Allemagne et de l’UE), ainsi que les ministres des Affaires étrangères de la Pologne et de la France ont signé cet accord en tant que garants. Le lendemain matin, leur signature a été piétinée. L’opposition a déchiré l’accord, a prôné dès le premier jour l’abolition du statut spécial de la langue russe (contraire à la Constitution de l’Ukraine), a appelé les Russes à « quitter » la Crimée, y a envoyé des « trains de l’amitié » avec des bandits armés qui voulaient prendre d’assaut le Conseil suprême. Après cela, il y a eu un référendum. L’Ukraine orientale a complètement refusé de reconnaître le coup d’État. Ils n’ont attaqué personne, mais ils ont été déclarés terroristes et le début d’une opération anti-terroriste a été annoncé.

Frank-Walter Steinmeier a oublié de dire que l’Allemagne, la France, la Pologne et toute l’Union européenne ont montré leur complète impuissance et leur manque de respect de soi. Leurs signatures ont été piétinées. Ils ont même commencé à l’encourager en silence, dès qu’ils se sont rendu compte que les bandits arrivés au pouvoir aideraient l’Occident de toutes les manières possibles et le manipuleraient. Ils ont gardé le silence quand ces gens d’Odessa à la Maison des syndicats ont brûlé des dizaines de citoyens innocents ; lorsque, le 2 juin 2014, des avions de l’armée de l’air ukrainienne ont bombardé le centre de Lougansk. Ils gardaient le silence. Déjà dans les tentatives de règlement du conflit (des mois, des années plus tard), nous avons demandé : comment ont-ils pu permettre un coup d’État ? Ils ont répondu que ce n’était « pas tout à fait un coup d’État ». Quoi alors ? « L’envers du processus démocratique ». N’est-ce pas honteux ?

Frank-Walter Steinmeier a oublié de mentionner février 2015 où il était l’un des coauteurs (avec les dirigeants du format Normandie) des Accords de Minsk. Tout de suite après la signature, en fait, le lendemain, Piotr Porochenko et son équipe, s’exprimant devant le parlement ukrainien, ont refusé de les exécuter. Ils ont qualifié les Accords de Minsk de « déclaration politique » disant qu’ils n’imposent aucune obligation. Alors nous avons approuvé à l’unanimité ces accords au Conseil de sécurité de l’ONU. Ils sont devenus partie intégrante du droit international – les obligations ont été imposées. Ils « s’en sont moqués » et ont encouragé par tous les moyens le régime ukrainien dans son sabotage des engagements.

Nous avons poursuivi nos efforts pour trouver des compromis, nous étions prêts à faire des concessions supplémentaires et encourager les républiques, avec lesquelles Kiev refusait de parler directement, à en faire autant. Étant flexibles, nous avons soutenu à un certain moment ce que l’on appelait la formule Steinmeier. Lorsque nous sommes restés « bloqués » à la séquence d’actions, statut spécial ou élections d’abord, il a proposé une décision qui satisfaisait tout le monde et que l’on a appelée formule Steinmeier. Quelques semaines après l’approbation et l’agrément de la « formule » par tout le monde, elle est retombée dans l’oubli. Piotr Porochenko puis Vladimir Zelenski ont refusé catégoriquement de la mettre en œuvre.

Dans l’ensemble, Frank-Walter Steinmeier, qui se considérait comme l’initiateur (il en était fier dans l’interview à l’époque) de nombreuses choses liées au développement de la société ukrainienne, a connu pour la deuxième fois en quelques années un embarras diplomatique.

Question : Peut-on parler de changements de positions des parties au cours des négociations russo-ukrainiennes après les provocations de Boutcha et de Kramatorsk compte tenu du fait que l’Occident collectif, les États-Unis avant tout, fait tout pour que les hostilités continuent ?

Sergueï Lavrov : Le président de la Russie Vladimir Poutine a souligné plusieurs fois que nous options pour les négociations. Lors du tout premier cycle des négociations, quand la partie ukrainienne a proposé et que nous avons accepté d’organiser un contact entre les délégations, le président Vladimir Poutine a donné l’ordre de faire une pause dans les hostilités et dans la mise en œuvre de l’opération spéciale militaire. Lorsque nous nous sommes assurés que les Ukrainiens n’avaient pas l’attention de rendre la pareille, il a été décidé qu’il n’y aurait plus de pauses au cours des cycles suivants des négociations, tant qu’un accord final n’aura pas été conclu et signé.

Les provocations sont scandaleuses. En ce qui concerne la ville de Boutcha, nos militaires ont présenté à la fois des arguments chronologiques et des séquences vidéo (excusez-moi pour les détails – avec la position des cadavres et leur apparence). Nous avons présenté tout ce qui était possible. Je ne sais pas comment les gens adultes s’ils se considèrent sérieusement comme des hommes politiques et des diplomates, peuvent tenter de prouver le contraire, sans fournir aucune preuve.

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que s’ils ont continué encore de « jouer » d’une manière ou d’une autre avec la situation dans la ville de Boutcha pendant plusieurs semaines, le silence s’est rapidement installé concernant Kramatorsk. Des preuves ont été présentées le même jour, des faits balistiques et autres, y compris l’absence de Tochka-U à la disposition de l’armée russe. Il y aura encore d’autres provocations.

L’autre jour, le ministère de la Défense et le Centre nationale de gestion de la défense de la Russie ont présenté des renseignements qui ont révélé les plans du régime ukrainien avec le soutien direct des services spéciaux occidentaux visant à organiser de nouvelles provocations avec des agents chimiques, des mises en scène des exécutions massives et des tombes. Il y aura encore des provocations. Nous devons y répondre par des faits. Notre argument principal est ce qui se passe sur le terrain.

Je ne vois aucune raison pour ne pas poursuivre les négociations. Bien que la partie ukrainienne tourne à 180 degrés à chaque fois. Elle rejette ce qu’elle a récemment proposé elle-même.

Nous sommes patients et persistants.

Question : Dans quelles conditions nos diplomates travaillent-ils dans les pays inamicaux, au siège de l’ONU ? On voit la russophobie croître à un rythme menaçant. Il y a des menaces, les gens se trouvent à l’étranger avec leurs familles et leurs enfants. Étions-nous obligés de renforcer la protection du personnel ? Quelles sont les moyens de protéger les droits des compatriotes dans le contexte de la russophobie croissante ?

Sergueï Lavrov : Les diplomates vivent et travaillent dans des conditions difficiles. Il y a des attaques, pratiquement des attentats contre nos établissements, leur sécurité physique. Mais les diplomates bénéficient plus ou moins d’un statut. Il est souvent déconseillé de sortir seul.

Ce qui nous préoccupe le plus, c’est la situation des compatriotes, des citoyens, tout simplement des Russes vivant à l’étranger. Ils sont attaqués physiquement. Je sais que cela se discute dans les capitales occidentales, lors des réunions des ambassades occidentales à Moscou. Des ambassadeurs de l’UE se rencontrent périodiquement. Certaines de nos bonnes connaissances nous racontent que lors des réunions des ambassadeurs de sérieuses inquiétudes sont exprimées par rapport à des manifestations de russophobie en Europe. Ils disent que ce n’est pas correct, que cela nuit à l’image de l’UE. Je dirais que cela ne nuit pas mais complète son image réelle.

La rapidité avec laquelle la « vague » russophobe a été lancée indique (comme l’a écrit l’un des chercheurs américains) que le « racisme latent » n’a jamais quitté l’Europe. Tout comme Hitler qui mobilisait sa population et d’autres pays de l’Europe en particulier contre les juifs (il n’oubliait non plus les Slaves). Aujourd’hui, les Russes sont une sorte de « chiffon rouge ». Le « glamour » et toutes les conventions et le politiquement correct ont disparu. Il n’y a plus rien.

Des personnalités ukrainiennes déclarent qu’« un bon Russe est un Russe mort » et que tout autre est « mauvais ». Les ministres affirment que l’Europe devrait discriminer tous les Russes, les frapper d’ostracisme, ils disent qu’il n’y a pas de temps pour déterminer si une personne précise est « pour » ou « contre » Vladimir Poutine. Ils le disent tout à fait ouvertement.

Ce sont des choses sérieuses. Nous appliquerons tous les instruments juridiques qui existent pour protéger nos citoyens. Il existe un Fonds pour le soutien et la protection des droits des compatriotes vivant à l’étranger. Il s’agit surtout de la possibilité d’engager des avocats pour des personnes se trouvant à l’étranger. Nous augmentons considérablement son financement.

C’est un grand problème. Nous en parlerons.

source : Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

via Le Cri des Peuples

 

 

 

La fin de la domination mondiale

 

des États-Unis et ce qui est en jeu

 

 

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par Karl Richter.

Depuis quelques heures, nous y voyons plus clair. Les pièces du puzzle s’assemblent pour nous former une image globale. Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a annoncé cet après-midi sur la chaîne de télévision russe « Russia 24 », à la surprise générale, un autre objectif de guerre de la Russie en Ukraine, sans que les médias occidentaux n’en soufflent un mot : « Notre opération spéciale doit mettre fin à l’expansion inconsidérée, à la domination totale des États-Unis dans le monde, une domination qui s’accompagne de violations du droit international ». (source : https://m.ura.news/1052544901)

Lavrov a cité les actions américaines au Kosovo et en Irak comme exemples de telles violations du droit international par les États-Unis.

Les cartes sont désormais sur la table et chacun sait désormais de quel côté il faudra se situer. Chacun doit assumer la responsabilité de ses choix et de leurs conséquences. Nous assistons actuellement à la poursuite de l’objectif poursuivi suite à la crise sanitaire : si quelqu’un se fait piquouzer, sans que l’on ait à demander le pourquoi, on en concluera que chacun décide lui-même et en assume également les conséquences. Je vous renvoie à mon post d’hier (« Ce qui est en jeu », cf. infra). Depuis cet après-midi, c’est officiel et plus personne ne peut se soustraire à la décision : soit on est du côté de l’instance criminelle mondiale qu’est l’Amérique, soit on ne l’est pas. Il n’est plus nécessaire d’en débattre.

***
Ce qui est en jeu

Ces dernières semaines, des militants bien intentionnés ne cessent de répéter que la guerre en Ukraine n’est pas la nôtre et que nous devrions plutôt nous occuper de l’Allemagne. Mais ce n’est pas suffisant.

En Ukraine, c’est l’avenir du monde qui est en jeu, indépendamment de la durée de la guerre et de la possibilité qu’elle se termine par une solution négociée qui ne ferait que retarder le conflit en soi. Mais les « masterminds », qu’ils s’appellent Alexandre Douguine ou Francis Fukuyama, sont tout à fait d’accord sur le fait que l’issue du conflit ukrainien sera déterminante pour l’orientation future de la situation mondiale. Soit l’Occident l’emporte, soit ce n’est pas le cas : la Russie, la Chine et l’Eurasie en formation auront alors acquis la maîtrise de la situation. Dans ce sens, l’issue de la guerre est très importante pour notre propre avenir. Comme l’Allemagne n’a actuellement ni les moyens ni même la volonté d’adopter une position neutre, elle participe inévitablement à la confrontation entre les blocs et en subira les conséquences, dans un sens ou dans l’autre. Face à cela, chacun devra d’une manière ou d’une autre se positionner et expliquer quelles sont les conséquences du jeu en acte qu’il préfère et quelles sont celles qu’il préfère épargner à notre pays.

Celui qui ne fait rien – de même que celui qui soutient l’Ukraine – soutient la poursuite de l’hégémonie américaine, des « valeurs dites occidentales », du pillage du monde par Big Money. Il soutient le fait que l’Allemagne reste une plaque tournante pour les guerres d’agression américaines dans le monde entier et devienne la cible d’éventuelles attaques militaires de toute partie adverse. Il soutient aussi le suicide économique de l’Europe qui a soutenu une politique énergétique délirante et des sanctions absurdes. Il soutient le programme satanique des élites occidentales, qui se résume à la destruction de la famille, à la destruction de notre santé et de notre intégrité physique, à l’effacement de l’identité personnelle (via le transhumanisme !).

En supposant que la Russie ne fasse PAS partie du Great Reset : la Russie, la Chine et l’Eurasie représentent au contraire la fin de la domination mondiale du dollar américain, l’avènement d’un véritable ordre mondial multipolaire, le respect des valeurs traditionnelles telles que la famille, la patrie et l’identité, et le rejet de toutes les formes de décadence libérale occidentale, qui est de facto une « culture de mort ». Au printemps 2020, Poutine a déclaré que tant qu’il serait au pouvoir, il n’y aurait pas de « mariage homosexuel » en Russie – une déclaration parmi d’autres.

Oui, il y a des nuances de gris et des nuances intermédiaires : des pays comme la Russie et la Hongrie ont également mis en œuvre cette mise en scène mondiale que fut le « confinement sanitaire », parfois en adoptant des mesures drastiques ; la Chine l’a pratiqué de manière encore plus coercitive. La Chine en particulier, avec son système de crédit social et l’un des régimes sanitaires les plus rigides au monde, et, là, ce n’est pas nécessairement un modèle pour nous. Personne ne devrait non plus être naïf en ce qui concerne la Russie : personne ne s’attend à ce que la Russie nous « libère ». Mais si elle poussait les Américains hors d’Europe, ce serait déjà un saut quantique pour notre partie du monde, dont les conséquences seraient difficilement prévisibles ; encore plus pour la répartition globale du pouvoir.

Au fond, c’est très simple. Les Américains ont encore du mal à accepter le fait qu’ils ne jouent plus dans la cour des grands. La Chine a remplacé les États-Unis en tant que championne du monde des exportations, le dollar perd du terrain à grande échelle (ce qui explique la course folle à la guerre de l’Occident, qui utilisent les malheureux Ukrainiens pour arriver à ses fins) ; l’Inde et l’Arabie saoudite sont en train de passer au paiement en roubles, et en Europe, Orbán fait ses premiers pas en ce sens. Et, enfin, la Russie et la Chine disposent d’armes hypersoniques, mais non les Américains. Ce qui signifie que les Américains sont en train de passer en deuxième division. Pour l’instant, ils ont encore du mal à l’accepter. Quelques coups sensibles, de nature militaire mais aussi monétaire, pourraient éventuellement leur faire comprendre qu’ils n’ont plus rien à faire en Europe. Biden ne sera pas assez fou pour risquer une guerre nucléaire à cause de l’Ukraine – ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’utilisation d’armes nucléaires tactiques en Europe.

L’Europe, l’UE, va passer à l’état de décomposition active dans les prochains mois, dans un an ou dans trois ans au maximum. Poutine n’a même pas encore commencé à fermer le robinet du gaz et tend toujours la main à l’Occident. L’eurocratie de Bruxelles est assez folle pour se tirer une balle dans le pied. L’Europe s’apprête à vivre un interrègne sanglant et agité : elle pourrait échanger un hégémon contre un autre, et le retour à sa propre force est loin d’être visible. Mais la catastrophe peut ouvrir de nouvelles voies qui ne sont pas encore perceptibles aujourd’hui. En attendant, il se peut que les valeurs de l’Europe – les vraies – soient mieux conservées à Moscou qu’à Bruxelles et à Washington.

source : Facebook/Karl Richter

via Euro-Synergies

 

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La fuite en avant des usa

 

 

Par Erwan Castel pour Alawata

 

Face aux aides militaires croissantes de l’OTAN aux forces armées ukrainiennes,
Moscou vient de lancer un 
avertissement sévère à Washington et à ses laquais.

 

Dans l’article précédent, j’évoquais l’augmentation exponentielle des aides militaires occidentales aux forces armées ukrainiennes, tant en quantité (1000 tonnes par jour rien que pour le pont aérien) que en quantité (chars T72, obusiers de 155mm, missiles anti-navire et sol-air…).

Ces derniers jours, les tensions Est-Ouest autour de l’Ukraine sont monté d’un cran suite au commencement d’envoi de matériels lourds aux forces ukrainiennes par les pays de l’OTAN, au retour des « instructeurs » des forces spéciales britanniques à Loutsk (dans l’Ouest ukrainien près de la frontière polonaise), et la perte du croiseur « Moskva », potentiellement touché par des missiles occidentaux livrés ou au minimum avec l’appui du renseignement militaire étasunien.

L’Ukraine continue donc, et plus que jamais d’être un bélier fou utilisé par Washington pour provoquer la Russie vers une guerre totale en Europe: coup d’Etat du Maïdan, guerre du Donbass, rejet des accords de Minsk, processus d’intégration dans l’OTAN, volonté de se doter de l’arme nucléaire etc…

Depuis 30 ans la Russie a reculé devant l’avancée de l’OTAN jusqu’à ses frontières (avait-elle d’autres choix au vu de son délabrement militaro-industriel des années 90 ?) et aujourd’hui elle est certes plus forte mais aussi comme un boxeur acculé dans les cordes et dont le combat est devenu existentiel. Et parallèlement à cette reptation militaire de l’OTAN dans sa zone d’influence sécuritaire, les systèmes idéologiques, politiques, économiques et même culturels occidentaux sont devenus de plus en plus russophobes dans un crescendo de discours hystériques belligènes car complètement irrationnels et dogmatiques…

Probablement que ce conflit entre Moscou et Kiev se terminerait dans quelques semaines ou tout au plus quelques mois avant de revenir progressivement vers une normalisation géopolitique de l’Est européen sur les débris du kamikaze ukrainien, si Washington ne jetait pas encore plus de l’huile sur le feu en poursuivant, dans ce pays à la dérive:

  • sa militarisation atlantiste aux frontières de la fédération de Russie,
  • sa dépendance économique occidentale entraînant une servitude politique,
  • sa radicalisation idéologique en soutenant les radicaux nationalistes et nazis,

Des aides militaires en matériels lourds

Concrètement et dans l’urgence on voit l’OTAN tenter de compenser les pertes matérielles subies par les forces ukrainiennes dans les frappes des forces russes (blindés, artillerie…), de rééquilibrer un rapport de force technologique (missiles, radars…) et par la même occasion de réussir une nouvelle provocation grave contre Moscou.

En plus des missiles portatifs, munitions et autres consommables acheminés par pont aérien en Pologne et Roumanie, des convois ferroviaires et routiers fournissent à l’Ukraine les arsenaux soviétiques des anciennes RSS des pays de l’Est.

Pour que cette opération profite financièrement à la fois à l’Ukraine, aux pays fournisseurs et surtout à son industrie de l’armement, Washington met en place une double stratégie :

 Une « stratégie d’équipement » de l’Ukraine avec des types matériels déjà en dotation donc immédiatement opérationnels tant dans leur utilisation que leur maintenance,

  • Une « stratégie de roque » où les USA remplace les vieux matériels soviétiques donnés par des matériels modernes occidentaux et plus performants.

Quelques exemples récents survenus cette semaine :

La Pologne transfère à l’Ukraine 100 chars de combat T72
révisés et même améliorés vers la version T72MR1 (avec
alimentation et des optiques modernes pour le pilote et le
chef de char ainsi qu’une caméra thermique). Cette action
intervient juste après la signature d’un contrat d’armement 
pour la Pologne de 4.75 milliards de dollars dont 250 chars 
de combat étasuniens M1A2 Sep.3 Abrams, ce qui laisse à
penser que d’autres lots de T72 pour l’Ukraine vont suivre.

 

Toujours venant de Pologne vers l’Ukraine, des véhicules de
combat d’infanterie des véhicules de combat BWP-1 qui est la 
version améliorée aux normes Puma du BMP-1 soviétique avec 
notamment l’ajout de 4 missiles antichars filoguidés « Maljutka ». 

 

A noter que la Pologne a en dotation initiale 350 chars de combat T72 et plus de 1000 VCI BWP1 qu’elle a prévu de remplacer, on sait désormais où vont être prolongées la vie de ces vieux matériels soviétiques…
De même, les pays de l’OTAN cherchent à compenser la destruction des terminaux pétroliers et dépôts de carburant secondaires ukrainiens en envoyant aux forces armées de Kiev des milliers de citernes par rotations ferroviaires et routières transitant par la Pologne ou la Roumanie.
 
Un train avec du carburant, venant de la Roumanie traverse la 
Moldavie en direction de l’Ukraine, vers Nikolaïev et Odessa.
Parmi les autres matériels lourds livrés à l’Ukraine on peut signaler un système antiaérien russe S300 (également en service en Ukraine) livré par l’Estonie (en échange de systèmes étasuniens « Patriot ») et aussitôt détruit part les forces russes dans la région de Dnipropetrovsk.
 
Pendant un conflit les matériels en plus des dommages causés par l’ennemi s’usent beaucoup plus vite, et leur maintenance est une composante majeure du niveau opérationnel des armées autant que leurs réapprovisionnements en carburant ou munitions. Lorsque les pays de l’OTAN envoient du matériel à l’Ukraine on voit bien dans leurs choix que cette maintenance est le point faible de leurs aides militaires, surtout dans le cadre d’un conflit actif où l’urgence réduit à leurs portions congrues les délais de formation et d’équipement.
C’est pour cela que les choix se portent sur des matériels déjà en dotation en Ukraine et donc disposant des déjà compétences et maintenances adaptées, ou sur des matériels limitant au maximum la maintenance comme les obusiers de 155mm OTAN M198 et M777 livrés avec leurs munitions à l’Ukraine mais dans une version tractée et non automotrice pour être déplacés par des véhicules ukrainiens.
 
Jusqu’où iront ces livraisons impunies de l’OTAN aux forces ukrainiennes ?
 
Avec ces livraisons de matériels lourds, l’OTAN franchit une nouvelle étape dans son escalade avec la Russie et relance même le débat autour de la livraison à l’Ukraine d’avions de combats MIG 29 qui sont encore en dotation dans les ex-républiques socialistes soviétiques comme par exemple la Pologne, prête depuis mars à livrer gratuitement 23 appareils  ou la Slovaquie qui vient de faire la même proposition pour ses 11 MIG29 (en échange de F16).
 
Washington, devant la proposition polonaise s’était rapidement rétracté, sentant (à juste titre) que la livraison par l’OTAN d’avions de combat constituait une ligne rouge inadmissible pour Moscou et risquait une escalade militaire régionale. Et les 23 MIG polonais avaient été rapatriés sur la base de Ramstein en Allemagne. Mais le débat est aujourd’hui relancé surtout que, entre un char de combat et avion de combat, la nuance en terme d’escalade est faible.

L’avertissement de Moscou à Washington 

Face à cette escalade militaire potentielle du conflit provoquée par ces aides militaires croissantes de l’OTAN aux forces ukrainiennes, Moscou vient de taper du poing sur la table en envoyant une note diplomatique officielle à Washington l’avertissant que cette stratégie aura des conséquences graves en provoquant à la fois une escalade militaire et une escalade diplomatique.

Dans ce document de 4 pages, Moscou indique clairement que si les aides de l’OTAN se poursuivent, ses forces armées pourront désormais prendre pour cible tous les convois ravitaillant l’Ukraine depuis ses frontières occidentales.

D’une manière plus directe – conflit activé oblige – Moscou comme aux mois de décembre et janvier pendant les discussions sur les principes de sécurité collective trace les lignes rouges que l’OTAN ne doit pas franchir. Or souvenons-nous quelle a été la réponse de Washington à Moscou à sa proposition diplomatique : un rejet méprisant du traité proposé et une explosion des livraisons d’armes à l’Ukraine à partir du 17 janvier 2022 auxquels devaient ce rajouter en février les annonces de Zelensky de ne pas respecter les accords de Paix, de persister à vouloir intégrer l’OTAN et de doter son armée d’une composante nucléaire ! On connait la suite…

Aujourd’hui « rebelote », Moscou avertit l’OTAN qu’elle doit cesser de prendre part, même indirectement, au conflit…

« Nous appelons les États-Unis et leurs alliés
à arrêter la militarisation irresponsable de
l’Ukraine, qui implique des conséquences
imprévisibles pour la sécurité régionale et
internationale »

Je doute pour ma part que la raison revienne aux dirigeants occidentaux lancés dans une fuite en avant irrationnelle car aveuglés par une russophobie hystérique et dogmatique. Pire que cela certains de ces incendiaires mondialistes interprètent l’avertissement du Kremlin comme un aveu d’efficacité de leurs aides militaires à l’Ukraine.

Ces idiots n’ont pas compris – ou font semblant de ne pas comprendre – que, d’une part Moscou n’a engagé pour le moment en Ukraine qu’une petite partie de son armée et quasiment aucune de ses forces les plus modernes (à part les missiles hypersoniques), et que d’autre part la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine est pour Moscou une question existentielle, et par conséquent elle sera prête à y engager tous les moyens dont elle dispose pour imposer la neutralité de Kiev au Monde, quitte à détruire complètement ce pays et ceux qui veulent le transformer en kamikaze contre la Russie.

Et, contrairement à certains affairistes français qui du fond de salon moscovite et de leurs vanités cupides et narcissiques prétendent, avec 20 ans de retard que la Russie n’a pas d’arme nucléaire tactique, cette dernière non seulement en dispose mais a complètement modifié sa doctrine d’emploi de l’arme nucléaire. En effet en juin 2020 la nouvelle doctrine nucléaire russe précise que Moscou se réserve d’employer l’arme nucléaire en premier,  précisant que :.

  • « en cas de conflit militaire, la politique de l’État dans le domaine de la dissuasion nucléaire visera à empêcher l’escalade des hostilités et y mettre fin dans des conditions acceptables pour la Fédération de Russie et [ou] ses alliés », 

Par ailleurs dans cette nouvelle doctrine de 2020, les autorités russes considèrent possible l’emploi d’armes nucléaires à rayonnement limité (= nucléaire tactique) pour obtenir une percée dans le cadre de conflits utilisant des armes classiques, ou contrer une rupture stratégique du front.

  • « droit d’utiliser son arsenal nucléaire en réponse à l’utilisation d’armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive contre elle et [ou] ses alliés, ainsi que dans le cas d’une agression contre la Fédération de Russie avec des armes conventionnelles, dès lors que l’existence même de l’État serait menacée ».

Je pense pour ma part que, à l’abri derrière leur océan Atlantique les ploutocrates du Nouvel Ordre Mondial sont prêts à provoquer la Russie jusqu’à l’emploi vital du feu nucléaire qui bien évidemment dans le contexte actuel serait limité à quelques points stratégiques ukrainiens pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce conflit menaçant l’existence de la Russie depuis 2014.

Cette stratégie étasunienne n’aurait pas pour objectif d’enclencher une escalade nucléaire globale d’où absolument personne ne sortirait vainqueur (sauf peut-être les scorpions) mais ce tenter de faire de la Russie le paria de la Terre pour la diaboliser encore plus et la couper de toute relation internationale.

Positivons !:

Cependant, malgré cette stratégie irresponsable de Washington, nous sommes encore loin de cette situation critique pour Moscou car il faudrait que les occidentaux puissent continuer à inonder l’Ukraine d’aides militaires sans entamer leurs propres réserves stratégiques et que les forces armées ukrainiennes puissent résister longtemps avec ces perfusions de l’OTAN.

D’où l’intérêt pour Moscou de ne pas engager plus d’effectifs et de faire une guerre d’attrition qui épuisera autant Kiev que Washington, retournant à son tour l’Ukraine en piège pour l’OTAN qui finira par l’abandonner d’autant plus facilement qu’elle ne fait pas partie de l’Alliance.

Et la cerise sur le gâteau :

« Instructeurs » britanniques avec des radicaux nationalistes ukrainiens, slovaques…
The Times du 16 avril

Même si je suis persuadé que nombre d’entre eux n’ont jamais évacué l’Ukraine en janvier, le retour officiel des forces spéciales britanniques sur le sol ukrainien est bien confirmé.

 Officiellement ces troupes d’élite, parmi les meilleures de l’OTAN, sont officiellement chargées d’instruire les spécialistes ukrainiens à l’emploi des systèmes d’armes modernes livrés à Kiev, notamment les systèmes de missiles antichar, sol-air ou anti navire dernière génération.

Sauf que sur le terrain on voit aussi et surtout des soudards et mercenaires étrangers reformer sous la houlette des SAS de sa majesté les unités néo-nazies détruites depuis 1 mois à Volnovakha, Marioupol…

Il va y avoir des goddams qui vont rentrer en cercueil vers la perfide Albion !

En conclusion
Alors que se prépare activement l’offensive russe dans le Donbass, on risque fort de vivre une nouvelle escalade majeure dangereuse entre Moscou et Washington, les faucons de guerre étasuniens semblant disposer à faire la guerre contre la Russie… jusqu’au dernier soldat ukrainien, même si l’onde de choc de ce conflit de haute intensité doit provoquer un chaos dans toute l’Europe.