Villa Arson  :

École d' Art Contemporain

de Nice rattachée

au Ministère de la Culture

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Historique de la famille ARSON de Nice

ARSON ( Pierre-Joseph ). Homme d'affaires avignonnais réfugié à Nice au début de la Révolution, ouvre une banque qui prospère grâce aux relations de sa femme Catherine Landerer, fille d'une famille de négociants fort connus à Nice. Il aménage à Saint-Barthélémy une villa somptueuse au milieu d'un parc baroque. Ses loisirs l'amènent à s'intéresser à l'ésotérisme et il soutient les travaux du Polonais Hoene Wronsky dans ses recherches philisophico-matématiques sur l'Absolu, ce qui devait lui coûter plus de 100 000 frs ! Cet étrange épisode devait inspirer Balzac dans " La Recherche de l'Absolu " ( le banquier Claës aux prises avec Wierzchownia ), mais n'aura pas de retentissement pour sa renommée : en 1830 il sera anobli ( Arson de Saint-Joseph ), fait commandeur de l'ordre de Saint-Maurice et Lazare et nommé Premier Consul de la Ville de Nice!                                                    M.D.   

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ARSON ( Gonzague ) ( Paris, 1814 - Nice, 1865 ). Fils de Pierre-Joseph, il se lance dans le journalisme en 1855, s'associe avec Alphonse Karr pour fonder la feuille La Terre Promise avec pour sous-titre La Gazette de Nice; en 1858, le sous-titre devient le seul titre d'un journal qui paraît jusqu'en décembre 1861; il est hostile au rattachement de Nice à la France, partisant de l'autonomie et de la neutralité du Comté; il défendit avec passion l'installation de la gare de Nice à Riquier, et, pour cette cause, se battit en duel, avec A. Mazon, rédacteur en chef depuis deux ans du Messager de Nice ( 1861 ).                                                                                    

P.G.    Tristan Roux, Journaliste

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Historique de la villa Arson

Lorsque Pierre-Joseph Arson vient s'installer à Nice dans les premières années du XIX e siècle, il possédait déjà sa légende. Il doit, à un séjour parisien et à sa rencontre avec Hoené Wronski, une aura de mage qui ne le quittera jamais plus. Le banquier Claës dans la Recherche de l'Absolu lui doit de nombreux traits et il n'est pas douteux que Balzac connaissait l'étrange contrat que Wronski et Pierre-Joseph Arson avaient passé devant notaire, au terme duquel l'illustre philosophe devait révéler à son élève le secret de l'Absolu.

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Sa femme Catherine Landerer appartenait à une famille établie à Nice et l'on peut penser qu'à partir de 1810 leurs soins se sont portés vers cette Villa Arson qu'ils venaient d'acquérir et qui était leur résidence campagnarde alors que leur maison de ville se situait non loin du port (...) L'année 1830 est une année faste dans la vie duCommandeur Arson de Saint-Joseph. Anobli et décoré de l'ordre des Saints Maurice et Lazare il est en outre nommé Premier Consul de Nice (...). Quelques années plus tôt, en 1824, Talleyrand visitant la Villa devait s'écrier : " Si j'avais su que ce pays fut si beau, ce n'est pas le roi de Sardaigne qui l'aurait "... Doit-on ici le rappeler ? C'est par amour de Nice et de la monarchie que Pierre-Joseph était devenu plus niçois que les Niçois, plus sarde que les Sardes et ce zèle excessif quoique touchant vaudra à son fils ainsi qu'à sa famille bien des mécomptes à l'époque du Rattachement. Malgré les dons de cette généreuse famille à la Ville de Nice, celle-ci restera incomprise et son originalité taxée de folie. Il faut dire que le seul village du Comté à avoir voté contre le rattachement avait été Castellar où précisément les Arson possédaient un palais campagnard et dont Gonzague était le Maire. Aujourd'hui encore le village porte comme emblème l'aigle bicéphale, celui du drapeau Sarde.

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Mais revenons à la Villa. En 1850, le romancier Edward Bulwer-Lytton y séjourne. L'auteur des Derniers Jours de Pompéi devait alors travailler sur des romans fantastiques voisins de notre science-fiction (...). Autre ami de Pierre-Joseph Arson, Alphone Karr, qui nous rapporte comment le Commandeur en personne prenait soin de ses jeunes cyprès qu'on venait de planter et qui constituent aujourd'hui cette belle allée du couchant (...) Enfin Georges Elgood, de la Royal Academy nous décrit la mort de Pierre Joseph mourant en 1851 dans son fauteil,     "comme un sage de l'antiquité ". 

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(...) Son fils, le chevalier Louis Gonzague Arson était un juriste. Également journaliste, il avait fondé la Gazette de Nice laquelle défendait une thèse particulariste : l'autonomie de Nice dans le cadre du royaume de Piémont. Il est resté célèbre pour s'être battu en duel avec Mazon, un journaliste français favorable au rattachement.Gonzague avait épousé une très belle anglaise brune, Jamima Taylor-Travers, et tous deux continuèrent l'œuvre d'embellissement de la Villa Arson. Parmi leurs amis les plus assidus l'on comptait Maxililien de Bavière (...) et bien d'autres hôtes illustres, dont la reine de Wurtemberg (...).

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En 1855, note Cécile Arson, Louis Gonzague avait invité Giuseppe Garibaldi au baptême de sa fille Evelyne. En souvenir, le héros de l'indépendance Italienne avait fait don d'un drapeau ramené de la guerre d'Amérique lequel orna longtemps la chapelle de la Villa Arson, même après que celle-ci fur louée vers 1900 comme " GrandHôtel de Saint-Barthélémy ". Mais les anglais qui connaissaient l'histoire voulait voir le drapeau et, en souvenir, en emportaient de petits morceaux. Lorsqu'en 1920 la famille Arson en fit don à la Ville de Nice, la bannière n'était plus qu'un bâton avec quelques lambeaux d'étoffe (...).

Texte de Pierre Oliver tiré de " Mais qui était Monsieur Arson ? "

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la construction de l'École

Le site de la Villa Arson séduit André Malraux. Le domaine menaçait de ruine quand le premier coup de pioche entamait en septembre 1966 la transformation de ces murs historiques. L'ensemble fut conçu par Michel Marot, architecte des Bâtiments de France, premier grand Prix de Rome et élève de Walter Gropius. Les travaux furent confiés à Pierre Allard, architecte des opérations de 1968 à 1971. Le 20 Mai 1972, Jacques Duhamel inaugurait la nouvelle Villa Arson, comportant l'Ecole Nationale d'Art Décoratif et le Centre Artistique de Rencontres Internationales.

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l'architecture

Pour conserver au site son intégrité, tout a été mis en oeuvre pour maintenir très bas les bâtiments qui occupent, en principe, les emplacements dépourvus d'arbres. Afin d'atténuer encore leur impact, les murs ont été traités en galets du Var. Les terrasses d'origine ont été remplacées par d'autres terrasses complantées d'essences du midi et formant les toits des bâtiments. Sous les terrasses supérieures, les espaces ont été aménagés en lieux de travail, de promenade et de repos avec des ateliers, amphithéâtres, patios et bassins. La végétation joue un rôle très important dans cette architecture : la plupart des arbres du parc ont été préservés ou déplacés, tels ces deux palmiers et ce magnolia, jadis situés à l'emplacement de la bibliothèque actuelle. L'allée des cyprès, rectiligne et pentue, qui constitue l'une des parures de l'ancienne Villa Arson, a été intégralement conservée. Les fleurs qui couvrent ses abords varient selon les saisons de sorte que durant toute l'année la couleur vient rehausser la beauté des volumes de béton et des longs pans de galets.

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Le parcours des dédales sous les terrasses pourrait donner à penser que les bâtiments sont enterrés. Rien de plus faux car tout baigne dans la lumière et le soleil joue constamment sa partie dans cet univers de béton. Pas une galerie qui ne soit traversée par un puit de lumière, pas un atelier ni une salle qui ne bénéficie, par l'intermédiaire de Skydomes, de l'éclairage zénithal. Le dépouillement vise ici à la grandeur : rien d'austère cependant dans cette architecture dont le moindre détail relève le souci d'originalité. La diversité des angles de vue, l'utilisation en plein du soleil et de la verdure ont permis d'éviter l'ennui qui se dégage d'une construction trop scolaire. Selon le désir des architectes, certains apports viennent atténuer la rigueur volumétrique des bâtiments : l'ancienne Villa conservée, consolidée et dominant l'ensemble fait éclater au soleil le bel ocre rouge dont on a revêtu sa façade, ce rouge évoque aussi Pompéi. Un décor en trompe-l'œil de cette façade initialement proposé pour contrer la monotonie du béton, n'a jamais été réalisé. L'escalier monumental qui de l'entrée conduit au cœur même des bâtiments révèle une architecture de mise en scène du jeu de l'ombre et de la lumière.

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Toutes les photos C. COPYRIGHT Agency Press Diaconesco.tv

l'école nationale d'art de Nice

Depuis sa création en 1973, la Villa Arson est placée sous le signe de la recherche : en pédagogie, grâce au rôle pilote qui lui a été attribué par le Ministère de la Culture; dans les arts plastiques grâce à son département d'expositions qui expérimente les voies les plus actuelles de la démonstration et de la diffusion; dans le débat théorique, grâce aux conférences, aux séminaires et aux colloques qu'elle organise dans ses murs.

La caractéristique le plus saillante de la Villa Arson est la coexistence en un même lieu d'un centre d'art de réputation internationale et d'une école nationale d'art. Les étudiants poursuivent leur cursus parmi les acteurs de la création contemporaine.

Un collège de Professeurs qui compte de nombreux artistes en exercice fait de la Villa Arson une pépinière de jeunes créateurs. Son enseignement de haut niveau permet une insertion dans le milieu de l'art contemporain et assure une formation pour les professions para-artistiques qui lui sont liées.

La présence du centre d'art au sein de l'établissement facilite rencontres et échanges entre les étudiants et les artistes invités dans le cadre du programme des expositions. Ils côtoient aussi journellement les artistes accueillis en résidence. Chaque année l'école organise des workshops au cours desquels les étudiants suivent un stage pratique accompagnés par les artistes Français ou étrangers.

Le collège des Professeurs dispense tout au long du cursus un enseignement constitué simultanément d'un encadrement technique, d'une direction artistique et de cours théoriques.

Les étudiants bénéficient donc à la fois de cours magistraux et d'un suivi de leurs travaux réalisés au sein d'ateliers ou de studios spécifiques : vidéo, photographie, son, édition, gravure...

Les compétences et les moyens techniques dont dispose l'école permettent un enseignement qui va des disciplines traditionnelles de l'art ( peinture, sculpture, dessin ) à la création numérique dans les domaines de la vidéo, de l'infographie, du son où des axes de recherche expérimentaux conduisent à de nouvelles investigations dans les pratiques des réseaux ( Internet, atelier en réseau).

les enseignements pédagogiques

Dessin - Peinture - Sculpture et installation - Gravure - Edition - Céramique - Photographie - Vidéo et infographie - Son - Culture Générale - Anglais - Création d'Art Numérique : SCAN ( 2001/2002 )

les 5 années du cursus des études à la Villa Arson

L'année propédeutique : une année d'initiation

En 1 ère année le dessin, la sculpture et la peinture constituent la base de l'enseignement et l'étudiant s'initie à la pratique des outils techniques de ces disciplines fondamentales. Le cours et le suivi de culture générale proposent l'acquisition d'une méthode de travail et de recherche ainsi qu'une approche théorique et historique de l'art. Le passage en seconde année est conditionné par un examen.

Années 2 et 3 : une phase-programme avec obtention du Diplôme National d'Art Plastique ( D.N.A.P. )

En 2 e année, à l'approfondissement des enseignements de dessin, de sculpture et de peinture s'ajoutent des cycles d'initiation à la sérigraphie, la lithographie, la photographie, l'infographie, la pratique d'Internet.

En 3 e année, toujours dans le cadre des ateliers de dessin, de peinture et de sculpture, l'étudiant débute un projet plus personnel en relation avec les enseignants. L'enseignement de culture générale, esthétique et histoire de l'art, se poursuit au cours de ces deux années. En fin de 3 e année, l'étudiant passe les épreuves du D.N.A.P.

Année 4 et 5 : une phase-projet avec obtention du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique                   ( D.N.S.E.P. )

En 4 e année, l'étudiant poursuit un projet personnel : les différents ateliers techniques sont à sa disposition et il bénéficie d'un suivi individualisé. Il travaille alors avec un directeur de recherche et peut profiter de stages dans d'autres écoles en France ou à l'étranger. Durant la 5 e année, il met en oeuvre des réalisations plastiques qui s'appuient sur la maîtrise pratique et théorique acquise au long du cursus.

Le D.N.S.E.P. est délivré par un jury national composé d'enseignants et de professionnels de l'art contemporain. Il sanctionne une production plastique réalisée dans l'année. Un entretien permet d'évaluer les fondements théoriques et culturels des réalisations présentées.

Entrer en 1 ere année

Le concours est ouvert aux candidats titulaires du baccalauréat ou d'un titre équivalent étranger. Pour les étudiants étrangers, les diplômes obtenus doivent obligatoirement être traduits et certifiés conformes. Pour les lycéens en classe de terminale, l'entrée est prononcée après le concours sous réserve de l'obtention du baccalauréat.

Résultats

Les résultats du concours d'entrée sont proclamés par affichage à la Villa Arson. Un courrier est adressé à chaque candidat. Les candidats admis reçoivent les modalités d'inscription de la rentrée courant septembre.

Entrer en 2 e, 3 e, 4 e ou 5 e année

La commission est ouverte aux étudiants titulaires des titres correspondants dans d'autres écoles ( ou par commission nationale d'équivalence s'ils viennent de l'étranger ou d'un autre secteur d'études), soit :

- admission en 2 e année;

- Certificat d'Etudes d'Arts Plastiques pour entrer en 3 e année;

- Diplôme National d'Arts Plastiques pour entrer en 4 e année;

- Certificat d'Etudes Supérieures d'Arts Plastiques pour entrer en 5 e année.

Pour les étudiants étrangers, les diplômes obtenus doivent obligatoirement être traduits et certifiés conformes.

Adresse : école nationale d'art Villa Arson 20 avenue stephan liégeard 06105

Nice cedex 2 

tél : 04 92 07 73 73 / 04 92 07 73 91

http://www.villa-arson.org

e-mail : cnac@villa-arson.org


 


dossier de Presse fourni par

LA VILLA ARSON

HIC
l'exposition de La Forme des Idées

"Vous êtes ici" : tout le monde connaît cette phrase figurant sur maint plan de ville ou de quartier. Le titre de l'exposition, HIC, désigne l'ICI de la localisation et de ses techniques contemporaines, soit le thème de la recherche menée deux ans durant par une équipe de professeurs, d'artistes et d'étudiants issus de la Villa Arson, de l'École des beaux-arts de Lyon et de celle de Montpellier. Il s'agit de s'orienter ou de se perdre dans les nouveaux espaces narratifs, riemanniens, transcendants ou vidéo qui viennent peut-être remplacer l'espace perspectif dont l'âge classique nous avait laissé en héritage ses abscisses et ordonnées. Il s'agit donc d'explorer le NUNC (= MAINTENANT).

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HIC est une exposition de recherche. HIC expose la recherche menée deux ans durant par un collectif appelé La Forme des Idées sur le thème « Des localisations ». Ce collectif rassemble des gens de la Villa Arson, de l'École nationale des beaux-arts de Lyon et de l'école supérieure des beaux-arts de Montpellier : étudiants, anciens étudiants, professeurs et personnalités extérieures associées au projet. L’exposition s’appelle HIC parce que HIC veut dire ICI en latin (on connaît surtout en français l’expression « hic et nunc » pour signifier « ici et maintenant ») et renvoie donc à la localisation, objet de ces deux années de recherche ; HIC pourrait aussi bien suggérer qu’il y a un problème (un hic) quant à ce que veut dire « ici », et c’est heureux, car sans problème pas de recherche. C’est ce hic que l’exposition veut désormais partager, exposant une recherche, mais faisant aussi de l’exposition un moment de cette recherche.
Avec ce qu’il faut d’ivresse, sans toutefois les hoquets afférents.

« Des localisations » s’entend comme « délocalisation », bien sûr, à une époque où la mondialisation signifie aussi le départ de maintes entreprises sous des cieux plus cléments en matière d’exploitation de l’homme ; mais ce pluriel et cet indéfini veulent d’abord indiquer que nos manières de nous localiser et de localiser les choses ont changé à ce point que l’on ne saurait plus guère parler d’une technique de localisation unique non plus que d’une situation simple du local par rapport au global. En vérité, nous nous situons aujourd’hui grâce à des outils mentaux (des représentations de l’ici par rapport au là-bas, des techniques de spatialisation, des imaginaires de l’espace) très différents de ceux que nous employions avant le numérique, les satellites ou internet. HIC voudrait rendre compte de la portée d’un tel devenir de la localisation, avec les ruptures qu’il implique et l’indéfinition où il se pluralise.

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Outre que la notion de localisation s’inscrit naturellement dans un registre technologique (songeons à la popularité du GPS), elle peut aussi valoir dans la géométrie de même que pour diverses sciences humaines ; mais le pari de La Forme des Idées est de faire se croiser ces problématiques du point de vue philosophique avec la pratique artistique ; non pas dans la perspective de quelque application (où les artistes auraient à illustrer des idées formées par des philosophes), pas plus qu’en direction du commentaire (où des philosophes devraient interpréter des oeuvres artistiques déjà constituées) : bien plutôt dans une collaboration au sein de laquelle ni les formes ni les idées n’appartiennent de droit à un camp ou à un autre, mais s’échangent au contraire et se métamorphosent au gré des séminaires et des workshops réunissant artistes et théoriciens, étudiants et professionnels.

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Dès le début de la recherche, La Forme des Idées s’est divisée en quatre groupes distincts ayant chacun leurs objectifs et leur façon propres d’aborder les choses : HORLA, NEXUS, SPATIUM et GYPSY. HORLA (dirigé par Joseph Mouton et animé par Julien Bouillon et Amel Nafti) s’est surtout intéressé à ce que pouvait signifier aujourd’hui une dimension supplémentaire à l’espace donné (un hors du là, comme l’entendait certainement Maupassant en écrivant sa fameuse nouvelle Le Horla), soit quelque transcendance spatiale.

école nationale supérieure d’art
centre national d’art contemporain
médiathèque d’art contemporain
résidences d’artistes
Le programme de recherche
La Forme des Idées associe l'école nationale supérieure
d'art de la Villa Arson à Nice,
l'école nationale des beaux-arts de Lyon
et l'école supérieure des beaux-arts
de Montpellier Agglomération.
Il bénéficie du soutien du
ministère de la Culture
et de la Communication
- Direction générale de la création artistique.
http://www.laformedesidees.net

NEXUS (dirigé par Patrice Maniglier, Grégory Niel, Lætitia Delafontaine et Gianni Gastaldi) est parti d’une analyse précise d’Elephant, le film de Gus Van Sant, pour se concentrer sur la question des espaces connectifs, c’est-à-dire des espaces formés uniquement par la connexion des trajets de divers mobiles et/ou de divers sujets.

SPATIUM (dirigé par Bastien Gallet avec la complicité de Christophe Hanna) a tout d’abord travaillé sur l’histoire de Human Bomb telle que relatée après coup par ses divers protagonistes
(excepté, bien sûr, le preneur d’otages de la maternelle de Neuilly, tué, lui, au cours de l’action), avant d’élargir son étude à l’espace de l’événement : pic de passé à venir.
GYPSY (fomenté par Massimiliano Simbula) s’est inventé en rajoutant deux Y à l’acronyme GPS, pour inscrire des coordonnées peu fiables (sans X) et surtout pour pervertir la localisation policière en prenant le parti des nomades. Il s’agit donc pour ce groupe de disparaître des écrans-radars des autres groupes et de les parasiter en appliquant à leurs signaux une sorte de hacking in vivo.

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Pour une exposition classique, on dirait sans plus de précision que le commissaire général de HIC est Julien Bouillon ; mais comme il s’agit d’une exposition de recherche (et d’une recherche sur l’exposition), nous dirons plutôt que Julien Bouillon fait office de commissaire : il se contente de régir le campement de la recherche dans les espaces d’exposition, en y ajoutant seulement son grain de sel.
Pour un regard informé sur l'exposition les visiteurs sont accueillis par des étudiants de l'école d'art de la Villa Arson, véritables interlocuteurs quant aux enjeux du projet de l'exposition, des oeuvres et des démarches des artistes. Un document d'accompagnement est offert à chaque visiteur. Un espace de documentation réunit une sélection de publications, des documents audiovisuels et des dossiers consacrés au projet et aux artistes exposés.

Avec les oeuvres de :

Fayçal Baghriche, Frédéric Bauchet, Jean-Pierre Bertrand, Burkard Bluemlein, Zoé Bornot, Sophie Bueno-Boutellier, Daniel Buren, Vincent Céraudo, Marielle Chabal, Étienne Chambaud, Lorraine Châteaux, Nicolas Clair, Benjamin Collet, Esméralda Da Costa, Alexandra Czmil, Lætitia Delafontaine & Grégory Niel, Stéphane Despax, Noël Dolla, Jessica Dupuis, Philippe Durand, Lisa Duroux, Pierre Fisher, Pierre Gaignard, Nicolas Gimbert, Noé Grenier, Yasmina Hatem & Sandra Lorenzi, Benjamin Hugard, Nicolas Kozerawski, Nicolas Lebrun, Maud Maffei, Zora Mann, Émilie Marc & Lucille Uhlrich, Michel Martin, Quentin Maussang, Nicolas Muller, Anouchka Oler, Roman Ondák, Marion Orel, Élodie Petit, Pascal Poulain, Maxime Rizard, Ludovic Sauvage, Emmanuelle Segura, Antoine Sylvain, Nicolas Témieau, Rémi Vacherot.
Commissariat : Julien Bouillon, artiste et enseignant à la Villa Arson
Concert / performance le soir du vernissage
Autour de l’exposition :
rencontres, conférences,
plateau des poètes-performeurs,
«le Jeu de la théorie», etc.
Programme sur

http://www.villa-arson.org

HIC
L'EXPOSITION DE LA FORME DES IDEES

autour de l'exposition


Vendredi 26 novembre à 18h30
LIEUX DITS, des poètes interviennent sur le site (sur une invitation de Joseph Mouton).
Six poètes donnent des lectures ou des performances AUTOUR de la localisation : l'AUTOUR
n'est pas mort !
Joseph Mouton, Cécile Mainardi, Charles Pennequin, Emmanuelle Pireyre, Gwenaëlle Stubbe,
Arnaud Labelle-Rojoux
Mardi 7 décembre à 18h
ET NUNC, conférence d'Élie During, philosophe
Élie During présente son dernier livre paru dans la collection CONSTRUCTIONS (Actes Sud /
Villa Arson) ; "Faux Raccords, la coexistence des images", un ouvrage qui a nourri les recherches
de La Forme des Idées sur la localisation.
Vendredi 14 janvier 2011 à 18h30
LE JEU DE LA THÉORIE, des philosophes jouent à penser la recherche.
Inventé par le philosophe Patrice Maniglier, ce jeu met aux prises plusieurs penseurs dans une
partie aux règles strictes mais piquantes.
Proposition débattue en la circonstance : L'ART EST-IL ASSIMILABLE A LA RECHERCHE ?
Maître du jeu : Patrice Maniglier.
Joueurs : Élie During, Bastien Gallet, Patrice Blouin, Joseph Mouton
Entrée libre
Pour un regard informé sur l'exposition.
Les visiteurs sont accueillis par des étudiants de l'école d'art de la Villa Arson, véritables interlocuteurs quant aux enjeux du projet de l'exposition, des oeuvres et des démarches des artistes.Un document d'accompagnement est offert àchaque visiteur. Un espace de documentation réunit une sélection de publications, des documents audiovisuels et des dossiers consacrés au projet et aux artistes exposés.
informations pratiques
Les rendez vous
autour de l'exposition
sont accessibles
sans réservation préalable.
Entrée libre.
Villa Arson
20 avenue stephen liégeard
F- 06105 Nice cedex 2
tél. +33 (0)4 92 07 73 73
cnac@villa-arson.org
http://www.villa-arson.org