RUBRICA di Manlio Dinucci


L'ARTE DELLA GUERRA


Un'altra vittoria del War Party


Libye-pétrole-carte


 SOURCE : IL MANIFESTO

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111025/manip2pg/14/manip2pz/312179/

 

Il War Party (WP), il partito transnazionale della guerra, ha iscritto nel suo albo d'oro un altro successo: la guerra di Libia. Decisa dalla Cupola del potere - il massimo organo dirigente la cui composizione è segreta, ma di cui, si sa, fanno parte i delegati dei più influenti gruppi multinazionali e finanziari e dell'apparato militare-industriale - è stata magistralmente condotta dalla Segreteria transnazionale, fomentando e armando la dissidenza interna (attraverso agenti segreti e commandos infltrati) così da farla apparire una «rivoluzione». Il segretario generale del WP, Barack Obama, sottolineando che «la morte di Gheddafi dimostra la giustezza del nostro ruolo nel proteggere il popolo libico», annuncia che in tal modo «abbiamo rinnovato la leadership americana nel mondo». Washington ha messo «una maschera europea sul comando dell'operazione», spiegano funzionari dell'amministrazione, ma sono stati gli Usa «la spina dorsale dell'operazione Nato», fornendo agli alleati intelligence, rifornimento dei caccia in volo e bombe a guida di precisione.

In questa guerra - sottolinea il vice di Obama, Joseph Biden - «non abbiamo perso una sola vita»: quindi, più di quelle del passato, essa indica «come comportarci col mondo mentre andiamo avanti». L'operazione in Libia, spiegano i funzionari, prova che «i leader di alcune potenze di media grandezza possono essere rovesciati a distanza», senza invio di truppe sul terreno, usando armi aeree e navali e facendo assumere agli alleati, in questo caso europei e arabi, il «peso maggiore» dell'operazione. Indubbio è il merito dei membri della Segreteria del WP, soprattutto il francese Sarkozy. Dopo la «normalizzazione» con la Libia, egli fu il primo ad accogliere Gheddafi con tutti gli onori a Parigi nel dicembre 2007 (un anno e mezzo prima che Berlusconi lo ricevesse a Roma), stipulando un accordo da 10 miliardi di euro per fornire alla Libia centrali nucleari e impegnando la Libia a negoziati esclusivi con la Francia per l'acquisto di armamenti, tra cui caccia Rafale.

Poco più di tre anni dopo, sono stati invece i Rafale francesi ad attaccare la Libia, quando la Cupola del potere ha deciso che il modo migliore per sfruttare le risorse libiche non erano gli accordi ma la guerra. Lo scorso marzo, un figlio di Gheddafi dichiarò che la Libia aveva contribuito a finanziare la campagna elettorale di Sarkozy e di averne le prove. Si capisce quindi perché il presidente francese abbia definito l'uccisione di Gheddafi una «tappa importante». Meritorio anche il ruolo della sezione italiana del WP: dopo aver stracciato il trattato di non-aggressione, il governo Berlusconi ha partecipato alla guerra con basi, navi e aerei, che hanno effettuato oltre 1.100 raid.

E nello stesso giorno in cui Gheddafi veniva ucciso, la marina militare annunciava di aver ripristinato le strutture Eni per lo sfruttamento del gas libico e Finmeccanica riapriva, in Libia, lo stabilimento elicotteristico AgustaWestland. Mentre l'attivista di «sinistra» del WP Bersani spiega che «la missione in Libia rientra nella nostra Costituzione, perché l'art. 11 ripudia la guerra ma non l'uso della forza per ragioni di giustizia». E il presidente Napolitano assicura che «non siamo entrati in guerra».

 

 

Une nouvelle victoire du


War Party l’art de la guerre

 

par Manlio Dinucci

 

Le 25 octobre 2011

ilmanifesto.it

 

SARKOZY ET KADHAFI A PARIS EN 2007


Le War Party (WP), le parti transnational de la guerre, a inscrit un nouveau succès dans son livre d’or : la guerre de Libye. Décidée par la Coupole du pouvoir -le plus grand organe dirigeant dont la composition est secrète, mais dont, comme on sait, font partie les délégués des plus influents groupes multinationaux et financiers et de l’appareil militaro-industriel - elle a été magistralement conduite par le Secrétariat transnational, en fomentant et en armant la dissidence interne (à travers des agents secrets et des commandos infiltrés) pour la faire apparaître comme une « révolution ». Le secrétaire général du WP, Barack Obama, soulignant que « la mort de Kadhafi démontre la justesse de notre rôle pour protéger le peuple libyen », annonce que de cette façon « nous avons rénové le leadership américain dans le monde ». Washington a mis « un masque européen sur le commandement de l’opération », expliquent des fonctionnaires de l’administration, mais ce sont les Etats-Unis qui ont été « la colonne vertébrale de l’opération OTAN », en fournissant aux alliés du renseignement, l’approvisionnement des chasseurs en vol et des bombes à guidage de précision. Dans cette guerre -souligne le vice-président d’Obama, Joseph Biden - « nous n’avons pas perdu une seule vie » : donc, plus que celles du passé, cette guerre indique « comment se comporter avec le monde pendant que nous avançons ».

L’opération en Libye, expliquent les fonctionnaires, prouve que « les dirigeants de certaines puissances de moyenne grandeur peuvent être renversés à distance », sans envoyer de troupes sur le terrain, en utilisant des armes aériennes et navales et en faisant assumer aux alliés, dans ce cas européens et arabes, le « poids le plus grand » de l’opération. Indubitable est le mérite des membres du Secrétariat du WP, surtout le français Sarkozy. Après la « normalisation » avec la Libye, celui-ci fût le premier à accueillir Kadhafi avec tous les honneurs à Paris, en décembre 2007 (un an et demi avant que Berlusconi le reçût à Rome), en stipulant un accord de 10 milliards d’euros pour fournir à la Libye des centrales nucléaires et en engageant la Libye dans des négociations exclusives avec la France pour l’achat d’armements, parmi lesquels des chasseurs Rafale. A peine plus de trois ans après, ce sont justement les Rafale français qui ont attaqué la Libye, quand la Coupole du pouvoir a décidé que la meilleure façon d’exploiter les ressources libyennes n’étaient pas les accords mais la guerre. En mars dernier, un fils de Kadhafi déclara que la Libye avait contribué à financer la campagne électorale de Sarkozy et qu’il en avait les preuves.

On comprend donc pourquoi le président français a défini le meurtre de Kadhafi comme une « étape importante ». Méritoire aussi le rôle de la section italienne du WP : après avoir déchiré le traité de non-agression, le gouvernement Berlusconi a participé à la guerre avec ses bases, navires et avions, qui ont effectué plus de 1.100 raids. Et le jour même où Kadhafi était tué, la marine militaire annonçait qu’elle avait réactivé les structures Eni (Société nationale des hydrocarbures, NdT) pour l’exploitation du gaz libyen et Finmeccanica[1][1] rouvrait, en Libye, son établissement hélicoptériste AgustaWestland. Pendant que l’activiste « de gauche » du WP, Bersani, explique que « la mission en Libye entre dans le cadre de notre Constitution, parce que l’article 11 répudie la guerre mais pas l’usage de la force pour des raisons de justice ». Et le président Napolitano assure que « nous ne sommes pas entrés en guerre ».

Edition de mardi 24 octobre 2011 de il manifesto
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Traduction de l'italien : Marie-Ange Patrizio


Voir aussi l'article de Gérard Diaconesco :

http://diaconescotv.canalblog.com/archives/2011/05/04/20705694.html

 

 

[1][1] « Premier groupe industriel italien du secteur de la haute-technologie et parmi les 10 premiers mondiaux en aérospatiale, défense (si on peut dire, NdT) et sécurité ».
http://www.finmeccanica.it/Corporate/IT/Corporate/Il_Gruppo/index.sdo