17 ème édition du

FESTIVAL DU LIVRE DE NICE

Jardin Albert 1er

du 8 au 10 juin 2012 - 10h - 19h - entrée libre

Dossier de Presse fourni par la ville de Nice

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Le mot du Maire de Nice

« Le Festival du livre de Nice est devenu un rendez-vous incontournable. Chaque année, des dizaines de milliers de lecteurs ont plaisir à venir se promener dans le jardin Albert 1er pour découvrir de nouveaux livres, échanger avec les auteurs, assister aux cafés littéraires.
Depuis longtemps, Nice inspire les écrivains. Nice est évoquée, célébrée, sublimée dans l’oeuvre des plus grandes figures de la littérature. Et nous avons à coeur de pérenniser cet héritage.Pendant ces trois jours, 200 auteurs sont à l’affiche.

Notre président d’honneur n’est nul autre que Jean d’Ormesson, de l’Académie française. D’autres immortels sont également présents. Jean-Christophe Rufin et Angelo Rinaldi abandonnent un temps l’illustre Coupole pour nos jardins verdoyants. L’Académie Goncourt est aussi représentée par son secrétaire général Didier Decoin et par le lauréat du prix 2011, Alexis Jenni. Douglas Kennedy, Denise Bombardier, Chahdortt Djavann ou encore Marek Halter seront également des nôtres car notre programmation, riche et diverse, se veut le miroir des multiples regards que posent les écrivains sur notre monde.


Richesse, diversité, et amitié. 2012 est en effet l’année de l’amitié littéraire franco-russe.
À Nice, celle-ci dure depuis le XIXe siècle et la présence russe a particulièrement marqué l’histoire de notre ville. Anton Tchekhov, Nicolas Gogol, Vladimir Nabokov (né à Saint-Pétersbourg) ont séjourné ici. Et Romain Gary appelait notre cité sa « chère ville de Nice presque natale ». Il était donc tout naturel que le Festival du livre accueille, évènement exceptionnel, dix écrivains russes, ainsi que Claude Durand, le célèbre éditeur français de Soljenitsyne.


Je souhaite également saluer l’âme de cette manifestation, Raoul Mille, mon Conseiller municipal délégué à la Littérature, à l’Histoire et à la Lutte contre l’Illettrisme, ainsi que le directeur artistique, Franz-Olivier Giesbert qui, par leur talent, savent si bien promouvoir ce rendez-vous.


Puisse l’édition 2012 du Festival du livre de Nice émerveiller une nouvelle fois les lecteurs et renforcer le lien précieux qui unit les écrivains à notre terre !


Christian Estrosi
Maire de Nice
Président de la Métropole Nice Côte d’Azur


NICE TERRE DES ÉCRIVAINS


Où donc Guillaume Apollinaire et Lou se sont-ils rencontrés en septembre 1914 ?


À la terrasse du Café Glacier ou dans un établissement moins recommandable des petites rues du quartier Masséna ?


L’important, c’est le coup de foudre. Apollinaire séjourne à l’époque chez son ami Henry Siegler-Pascal au 26 rue Cotta (aujourd’hui avenue du Maréchal Joffre). Il est revenu à Nice où il a fait sa rhétorique vingt ans auparavant au lycée et où il a écrit ses premiers poèmes. Lou (Louise de Chatillon-Colligny) divorcée et libre, se promet, se refuse et finit par céder en novembre au moment où le poète signe son engagement pour partir à la guerre. Passion brève. Au début 1915 avant qu’ils ne rompent, Guillaume Apollinaire aura fait la connaissance de Madeleine Pagès dans le train, de… Nice à Nîmes.


Ils sont nombreux poètes, romanciers à avoir lié leur vie et leur oeuvre à la ville. Beaucoup comme Jean Lorrain ou Théodore de Banville en auront été amoureux : « Des villes comme Nice, écrit ce dernier, naissent d’elles-mêmes d’après des lois inconnues ». Bien d’autres, comme Gaston Leroux, le père de Rouletabille, y auront trouvé le cadre de leur création et solidement ancré une part de leur imaginaire littéraire. Nietzsche y séjourne. Alphonse Karr, Thyde Monnier, la poétesse féministe qui a donné son nom à un prix prestigieux de la Société des gens de lettres, s’y font un refuge. Et plus près de nous, dans le désordre des années, qu’ils y soient nés, qu’ils y aient fait leurs études, qu’ils y aient vécu, écrit, s’y croisent Joseph Kessel, Romain Gary, Louis Nucera, Daniel Pennac, Patrick Raynal, Michel Grisolia, Patrick Modiano, Max Gallo, Michel Déon, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Jean d’Ormesson, Raoul Mille, Didier van Cauwelaert. On ne saurait tous les citer.


S’il est une ville où peut se tenir naturellement un festival du livre c’est bien Nice. Une ville forte de son passé littéraire et ouverte aux initiatives et oeuvres nouvelles. Créé en 1969 et relancé dans sa forme actuelle depuis 1996, le festival reçoit cette année plus de deux cents écrivains.


Les pages n’ont pas fini de se tourner.
« Ô Lou, je te revois sur la grande-place à Nice/ Dans le matin ambré… »


Une 17 édition sous la présidence

de Jean d’Ormesson

Photo Copyright Agency Press DIACONESCO.TV
191Je me fais une joie !


Par Jean d’Ormesson


1) Un auteur aime toujours ses lecteurs. Peut-être ses lecteurs aiment-ils aussi rencontrer “leur auteur”.
2) J’aime Nice parce que j’aime le soleil. j’ai habité Nice en 1941-1942. J’ai beaucoup d’amis écrivains à Nice. Je serai heureux de les retrouver.
3) Je serai enchanté de m’installer avec Franz, avec Christian, avec vous, à une bonne table du port ou du Vieux Nice.
4) J’ai embrassé bien peu de filles à Nice en 1941...j’avais quinze ans. Je travaillais. J’étais en philo dans un monument que j’irai revoir : le lycée Massena. Mon professeur s’appelait M. Fouassier, je le vénérais. Je pourrais parler de lui pendant des heures. Je vous épargne ce pensum.
5) J’avais eu froid en 1940 à Clermond-Ferrand. J’ai eu faim en 1941 à Nice. Je volais un peu de pain et de confiture. J’aime beaucoup Nice, la Côte d’Azur – et peut-être plus encore l’arrière-pays Niçois. Je m’arrête, j’ai déjà trop parlé.


• Jean d’Ormesson profitera de son séjour à Nice pour dédicacer son nouveau roman, C’est l’amour que nous aimons (Robert Laffont) mais encore pour échanger une lecture avec Mathilda May.
Rencontre, amitié, sensation, souvenir, émotion, nous avons demandé à Jean d’Ormesson, l’homme au regard bleu azur, Roi soleil de notre littérature, cinq bonnes raisons d’aimer
Nice et de venir présider son festival : Né à Paris, le 16 juin 1925, d’une famille de conseillers d’État, de contrôleurs généraux des finances, d’ambassadeurs de France et de
parlementaires, parmi lesquels un chancelier de France et un député à la Convention nationale, Jean d’Ormesson est normalien et agrégé de philosophie.


Journaliste, chroniqueur, il a été Directeur général du Figaro (1974-1977). Secrétaire général, puis Président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines
à l’UNESCO, il a reçu le Grand prix du roman de l’Académie française pour La Gloire de l‘Empire (Gallimard) en 1971. Il sera élu à l’Académie française, le 18 octobre 1973, au fauteuil de Jules Romains (12ème fauteuil). Jean d’Ormesson publie chez Robert Laffont C’est l’amour que nous aimons dans la collection Bouquins. Pour la première fois sont réunis les romans d’amour de Jean d’Ormesson, illustration de la veine sentimentale qui marqua son entrée en littérature. Accompagné d’une superbe préface de Marc Lambron, ce volume rassemble les deux premiers romans de l’auteur : L’Amour est un plaisir (1956) et Un amour pour rien (1960), un de ses meilleurs textes autobiographiques, Au revoir et merci, ainsi que sa trilogie inspirée par l’histoire des soeurs Mitford - Le Vent du soir, Tous les hommes en sont fous et Le Bonheur à San Miniato, laquelle remporta un immense succès (un million d’exemplaires vendus) lors de sa parution dans les années 1980. Un ensemble très cohérent dans l’oeuvre du romancier, une sorte de Carte du Tendre où l’exaltation de l’hédonisme et le vertige du temps se conjuguent à la fascination du monde.


Invité d’honneur la Russie


Saint-Pétersbourg

DANS LES PAS DES ÉCRIVAINS RUSSES


D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

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Stand de la RUSSIE - C.Copyright DIACONESCO.TV


«En politique, j’apprécie les prolétaires; en amour, les princesses russes », écrivait Gorki, au moment de la révolution de 1917, dans ses Pensées intempestives, publiées bien après... De siècle en siècle, les écrivains russes ont utilisé les mots pour feinter le sort, pour le devancer. Pour transformer la réalité. L’éclabousser d’humour, la parer d’absolu romantisme, l’embarquer au loin. Certes, il y a toujours eu l’immensité, le froid, le servage,
les misères. De la Russie des tsars à la Russie communiste, cela n’a jamais été facile. Mais l’on est emporté en lisant les poèmes de la jeunesse de Pouchkine, les chants de Lermontov.Lorsque Gogol joue comme aux dés l’effroi et le rire dans ses Soirées. Lorsque Dostoïevski envahit ses romans d’âme humaine. Lorsque Tourgueniev se bat, lorsque Tolstoï entre en Passion. Ou que Tchekhov observe la vie qui nous ressemble avec tant d’attention. Comme l’on tremble au lyrisme d’Essénine, aux cris désespérés de Maïakovski.

Elles sont restées présentes nos lectures du Docteur Jivago de Pasternak, du Maître et Marguerite de Boulgakov. Et Grossman, Chalamov, Soljenitsyne… Grandes douleurs, invincibles espoirs. Tout est entraîné dans l’élan d’une invraisemblable beauté, faisant une succession d’âges d’or où les Russes sont maîtres. Chez eux se rassemblent les amours déchirants et sublimes, la nature sans fin, la quête permanente du sens de l’existence, le désir de pureté, l’attachement à leur terre, la foi en la liberté. La littérature russe emporte les sentiments, touche profond à l’âme et à l’humanité. « Ne peut être beau que ce qui est grave », fait dire Anton Tchekhov à Evguéni Serguéevitch Dorn, le personnage du médecin dans La Mouette, sa pièce commencée d’écrire en 1894, l’année où il séjournait pour la seconde fois à Nice, à l’Hôtel Beau-Rivage. Les auteurs qu’accueille la ville pour ce festival 2012, héritiers de tout ce passé, des grands noms, des grands livres, sont ceux de la Russie d’aujourd’hui. Romanciers, poètes, ils en sont les témoins permanents, les chroniqueurs attentifs.


Des contemporains au premier sens du terme. Appartenant au présent… À Nice, ils sont particulièrement les bienvenus. Nombreux en effet sont les Russes qui sont venus à Nice. Membres de la famille impériale, émigrés fuyant la révolution bolchevique et bien sûr écrivains. Pour Dominique Fernandez, une âme slave se reconnaît à ce qu’elle « laisse passer la lumière ». On dirait que depuis toujours, Nice a l’âme slave.
« Fenêtre sur l’Europe » voulue par Pierre le Grand, « Venise du Nord » avec ses 400 ponts, ses palais colossaux, ses lions et ses sphinx, capitale des tsars, métropole la plus septentrionale du monde avec ses mythiques nuits blanches, théâtre de la révolution de 1917, héroïne d’un siège de 900 jours durant la dernière guerre, Saint-Pétersbourg reste, avec près de 5 millions d’habitants, la deuxième ville la plus peuplée de Russie.


C’est là qu’est née au XIX ème siècle, la littérature russe avec Pouchkine. Gogol, Dostoïevski sont impossibles sans elle. Andreï Biely, Anna Akhmatova, Iossif Brodsky pareillement. Aujourd’hui Saint-Pétersbourg est, avec Moscou, le grand pôle de l’édition et de la création littéraire en Russie comme devrait en témoigner la délégation officielle pétersbourgeoise invitée par le Festival du Livre qui sera composée de l’essayiste Alekseï Lioubomoudrov, du traducteur Andreï Rodosskiï, de la poétesse Tatiana Alferova, de l’écrivain-journaliste Andreï Konstantinov, des romanciers Nikolaï Koniaev, Pavel Krousanov et Valeri Popov.


Encore mal connu en dehors de la Russie, Pavel Krousanov, né en 1961 est un auteur qui explore la mythologie nationale de son pays. Il vit à Saint-Pétersbourg. Ses textes traversent l’histoire de la Russie réelle et imaginaire, oscillant entre son présent, le XVIIIe siècle, le Déluge et la fin du monde. Tournant le dos à l’Occident, réfutant le réalisme en matière de littérature, il est un romancier flamboyant.


• Parmi les invités de la délégation officielle de St Pétersbourg :
Festival du Livre de Nice / 8>10 juin Dossier de presse Friedrich Nietzsche, Guillaume Apollinaire, Gaston Leroux. Romain Gary, Joseph Kessel Et plus près de nous Patrick Modiano, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Daniel Pennac ou Max Gallo… Friedrich Nietzsche, Guillaume Apollinaire, Gaston Leroux. Romain Gary, Joseph Kessel. Et NICE terre d’histoire

Invité d’honneur la Russie


Saint-Pétersbourg


Né en 1939, Valeri Popov a reçu au départ une formation d’ingénieur. Auteur d’une vingtaine de livres, dont plusieurs pour la jeunesse, il est intimement lié à sa ville Saint-Pétersbourg. Peintre sans concession de la société russe, il décline toute une série de portraits de ses contemporains (politiciens, hommes d’affaires, écrivains) empêtrés dans des situations absurdes. Mais si son regard est précis et lucide, Popov reste, dans le rire et dans les larmes, toujours proche, profondément humain.


LES INVITES DE L'INSTITUT FRANCAIS


- Troisième souffle, son roman traduit en français est publié chez Fayard. À 56 ans, Boris Akounine, romancier, essayiste, critique littéraire, traducteur du japonais et de l’anglais, est directeur éditorial d’une grande encyclopédie de la littérature japonaise en vingt volumes, l’auteur d’un essai sur L’écrivain et le suicide, mais surtout celui de nombreux romans policiers historiques qui se vendent par millions. Les plus célèbres mettent en scène, dans les dernières décennies de la Russie tsariste, les enquêtes du détective Eraste Pétrovitch Fandorine. Un autre cycle, contemporain, a pour héros son petit-fils Nicolas Fandorine.
- Les livres de Boris Akounine traduits en français, dont Le faucon et l’hirondelle, sont édités aux Presses de la Cité.
« Ne croyez pas que le fatalisme russe conduise à une éternelle démission. (…) il faut un certain humour pour croire qu’on en réchappera » confiait, il y a quelques années Andreï Guelassimov au Nouvel Observateur.
L’humour, chez cet écrivain de 47 ans, né à Irkoutsk en Sibérie est une arme d’écriture. Depuis Fox Mulder a une tête de cochon, un recueil de nouvelles noires et grinçantes, il explore une Russie désabusée. Dans La soif, un jeune homme revient défiguré de la guerre en Tchétchénie. Dans Rachel, son dernier roman un vieux professeur d’université déroule l’absurde de sa vie des années soixante à la perestroïka. Guelassimov a été comédien et régisseur chez Anatoli Vassiliev. Spécialiste d’Oscar Wilde il a longtemps enseigné la littérature anglo-saxonne.
- Les livres d’Andreï Guelassimov traduits en français sont chez Actes Sud. Andreï Guelassimov est présent dans l’anthologie Douze écrivains russes : Les Belles étrangères composée par Anne Coldefy-Faucard et Michel Parfenov chez Actes Sud. Poète, nouvelliste et romancier, Nikolaï Kononov est aussi critique d’art et l’éditeur en Russie de Marcel Proust
et de Jean Genet. Né en 1958, ce scientifique de formation, après avoir enseigné les mathématiques, il a fait le choix de la littérature. Catholique fervent, il vit à Saint Pétersbourg, la ville où il s’est converti. Kononov est un bouleversant écrivain du corps et de la conscience. Ses textes renvoient en miroir les souvenirs difficiles, les réalités changeantes et une approche décalée de l’existence. À la limite du fantastique.
- Les funérailles de la sauterelle, son premier roman publié en 2003 au Cherche Midi est épuisé.
- Nikolaï Kononov est présent dans l’anthologie Douze écrivains russes : Les Belles étrangères composée par Anne Coldefy-Faucard et Michel Parfenov chez Actes Sud.
• Sera également présent l’auteur franco-russe :
Arrière petit-fils de la princesse Elena Obolenskaïa, Michel Parfenov, appartient, par ses parents, à la première émigration russe, celle qui a du s’exiler après la défaite des armées blanches contre les bolchéviks. Cofondateur des éditions Solin dans les années 1970, une petite maison d’édition ‘‘contestataire’’, il a, entre autres, publié Le Tournant de Klaus Mann et L’Inondation de Evgueni Zamiatine. Depuis 1991, il s’est intéressé tout spécialement à la littérature russe apparue après la disparition de l’URSS. Il est directeur de la collection Lettres russes aux éditions Actes Sud qui compte à son catalogue Vassili Axionov, Andreï Guelassimov, Evgueni Grichkovets, Edouard Limonov, Zakhar Prilépine…
Auteur du film «Soljénitsyne» réalisé par Françoise Wolff, il vient d’éditer « la » biographie consacrée par Bertrand Le Meignen à l’auteur de l’Archipel du goulag.
- Son livre La Cuisine russe se veut à la fois ethnologie d’une nourriture, recueil de recettes, livre de souvenirs.

Écrivains Russes :
Boris AKOUNINE
Tatiana ALFEROVA
Andrei GUELASSIMOV
Nikolaï KONIAEV
Nikolaï KONONOV
Andreï KONSTANTINOV
Pavel KROUSANOV
Alekseï LIOUBOMOUDROV
Valeri POPOV
Andreï Rodosskiï


NICE ET L’ALGÉRIE, D’UNE À L’AUTRE RIVE


C’était il y a déjà deux générations. Cinquante ans cette année. Le 19 mars 1962, le lendemain de la signature des accords d’Évian, le cessez-le-feu est proclamé officiellement en Algérie, mettant fin à huit ans de guerre ou «d’événements». Le 1er juillet, c’est l’indépendance du pays. Cette année 1962 aura été aussi celle de l’exode des pieds-noirs. À Nice, contrairement à bien d’autres villes de France, le sort des rapatriés va susciter un grand élan de sympathie et de solidarité. Eux qui ont été contraints de s’arracher à leur terre vont trouver ici un vrai refuge. Dans ce temps difficile qui revient aujourd’hui en mémoire, il ne faut bien sûr ne rien oublier, mais également comprendre, expliquer. Ouvrir grand le débat des antagonismes, des réconciliations et des cultures rassemblées. Puis parler aussi de littérature. Se souvenir de la lucidité de Camus, de son humanité et de sa peine (« J’ai mal à l’Algérie », écrivait-il), de l’amour de Montherlant pour Alger (« Il y a encore des paradis »)…


Et comme une respiration lointaine, relire Isabelle Eberhardt : « Tout, dans cette Algérie, avait été une révélation pour lui... une cause de trouble - presque d’angoisse. Le ciel trop doux, le soleil trop resplendissant, l’air où traînait comme un souffle de langueur, qui invitait à l’indolence et à la volupté très lente, la gravité du peuple vêtu de blanc, dont il ne pouvait pénétrer l’âme, la végétation d’un vert puissant, contrastant avec le sol pierreux, gris ou rougeâtre, d’une morne sécheresse, d’une apparente aridité... et puis quelque chose d’indéfinissable, mais de troublant et d’enivrant, qui émanait il ne savait d’où, tout cela l’avait bouleversé, avait fait jaillir en lui des sources d’émotion dont il n’eût jamais soupçonné l’existence. »


Cette émotion, soyez-en sûrs sera au coeur des débats rassemblant Michel Onfray qui a publié cette année L’ordre libertaire : la vie philosophique d’Albert Camus, Malek Chebel
l’auteur du Dictionnaire amoureux de l’Algérie et Alain Vircondelet, Akli Tadjer, Jean- Pax Méfret, Dominique Paganelli ou Franck Tabaali. Grâce à eux, à leur réflexion, à leurs témoignages, l’histoire continue de s’écrire.


Friedrich Nietzsche, Guillaume Apollinaire, Gaston Leroux. Romain Gary, Joseph Kessel Et
plus près de nous Patrick Modiano, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Daniel Pennac ou Max Gallo… Friedrich Nietzsche, Guillaume Apollinaire, Gaston Leroux. Romain Gary, Joseph Kessel.


Et NICE terre d’accueil

Café littéraire, débats Algérie
Vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 juin


L’année 2012 marque l’anniversaire du cessez-le-feu en Algérie et de l’indépendance du pays. Nice a su être une terre d’accueil aussi bien pour les populations pied-noir de l’époque que pour les travailleurs migrants.


Avec Alain Vircondelet, auteur de nombreux ouvrages sur l’exode des Français d’Algérie, avec Malek Chebel qui vient de publier un Dictionnaire amoureux de l’Algérie, avec Akli Tadjer, Daniel Saint-Hamont, Jean-Pax Mefret, Guillaume Zeller, Dominique Paganelli, Jean-Noël Pancrazi, Franck Tabaali, Henri-Christian Giraud, Michel Onfray et Brigitte Benkemoun. Ouvrez grand le débat des antagonismes, des réconciliations et des cultures rassemblées.


Vous n’avez jamais cessé d’écrire sur l’Algérie… Je l’ai quittée quand j’avais quinze ans et demi. Toute mon enfance s’est écoulée là-bas. Pendant longtemps je n’ai pas parlé de l’Algérie. L’exil m’a tenu pendant des années. Je ne me sentais pas Français. Je me sentais Algérien. Français d’Algérie… J’ai commencé à publier en 1972, autour de Marguerite Duras. L’exil avec elle était un lieu de reconnaissance. L’Indochine, l’Algérie. En commun nous avions le bateau qui nous ramenait en métropole. Je me suis efforcé d’être exemplaire. De ne plus y penser. J’ai enseigné le français. Je suis devenu un écrivain français. Mais tout cela m’a rattrapé. Depuis le début des années 1980 (personne n’en parlait à l’époque), je n’ai pas cessé de publier. Quand je n’écris pas sur l’Algérie, elle reste présente. J’écris depuis l’Algérie. J’écris avec cette histoire-là. Le moment de l’arrivée en France a été difficile.


C’est peu dire que nous avons été mal accueillis. Je me souviens de la banderole qui nous attendait sur le quai à Marseille : « Retournez chez vous ! » Le maire, Gaston Deferre voulait d’ailleurs que les pieds-noirs « aillent se réadapter ailleurs ». De Gaulle avait été clair : « L’intérêt de la France a cessé de se confondre avec celui des pieds-noirs ». On dit qu’à Nice, cela a été différent. Il est vrai que la ville est à la fois Européenne et méditerranéenne. Plus proche de l’Italie.


Trois questions à Alain Vircondelet


Alain Vircondelet
Romancier, essayiste, biographe, Alain Vircondelet est né à Alger en 1947. Sa rencontre, en 1969, avec Marguerite Duras (à qui il consacrera de nombreux ouvrages) sera essentielle dans son parcours d’écrivain. Il a écrit sur Pascal, sur Rimbaud, sur Casanova. Sur Saint-Exupéry, Balthus, Françoise Sagan, Charles de Foucaud, Albert Camus. Écrivain croyant, il s’est intéressé à la théologie catholique, à l’imagerie religieuse et au pape Jean-Paul II. Son
oeuvre est marquée par son enfance algérienne. Depuis Maman la blanche (Albin Michel) en 1981, il n’a cessé de rendre un hommage intime à sa terre natale. Ses derniers livres : La traversée (First éditions) et Le bonheur perdu des exclus (L’Harmattan)font le récit douloureux de l’exil des pieds-noirs.


« L’Algérie me reste présente »


Cet anniversaire marque pour vous le temps de la réconciliation ?


Je suis revenu en Algérie à partir de 1982. J’y ai été invité. J’ai fait des conférences. On n’imagine pas la fraternité qu’il peut toujours y avoir entre Algériens et pieds-noirs. Je vais
dans la maison où j’ai habité à Alger. On m’embrasse. Je suis un familier. C’est cette fraternité que j’ai vécue et que je retrouve. On aimerait que ce soit fini. Entre nous il y a ce
même esprit méditerranéen. Quand je suis avec un Algérien, nous parlons la même langue, la langue du coeur, une langue invisible. Bien sûr, je sais aussi toute la souffrance des deux côtés. Les injustices, les discriminations, les atrocités, la terreur. Un fossé a été creusé. La réconciliation, vous savez, si elle ne tenait qu’à nos deux populations, je suis sûr que cela se ferait.


LE PRIX LITTÉRAIRE DE LA VILLE DE NICE


Depuis 1996, Nice remet son prix littéraire. Il sera attribué le 25 mai, puis décerné par Christian Estrosi lors de la cérémonie officielle d’ouverture du festival le vendredi 8 juin. Cette année, le jury du prix du livre Ville de Nice, alias prix Baie des anges, présidé par Franz-Olivier Giesbert aura à choisir entre huit romans.
En lice : L’enfant du petit matin de Nicolas d’Estienne d’Orves, Les blessures invisibles de Nicholas Evans, Mon coeur de père de Marco Koskas, La confession des anges de Christel Noir, Comme une ombre de Michel Schneider, Mélancolie des corbeaux de Sébastien Rutés, Monsieur le commandant de Romain Slocombe et Une année studieuse d’Anne Wiazemsky.
La composition du jury 2012 réunit : Didier van Cauwelaert, Irène Frain, Raoul Mille, Paule Constant, Olivier Biscaye (directeur des rédactions du groupe Nice-matin), Aurélie Hustin de Gubernatis (lauréate 2011 pour son ouvrage 2012, Les gardiens du temps, Plon), Franz-Olivier Giesbert et Patrick Besson. Pour la deuxième année, le public azuréen est également associé aux délibérations de ce prix littéraire. Pour F-O Giesbert : « C’est un prix prestigieux, bien installé, avec un très beau palmarès et le festival littéraire qui le porte, connaît, d’année en année, une belle montée en gamme. »

Depuis sa création en 1996 à l’initiative de la Ville de Nice, ce prix littéraire a couronné dix-sept romanciers :
Prix Nice Baie des Anges
1996 - Patrick Renaudot, « CX» (Editions du Rocher)
1997 - Raoul Mille, « Le Paradis des Tempêtes» (Albin Michel)
1998 - Franz-Olivier Giesbert, « Le sieur Dieu»(Grasset)
1999 - Gérard de Cortanze, « Les Vice-rois» (Actes Sud)
2000 - Claude Imbert, « Le Tombeau d’Aurélien» (Grasset)
2001 - Jean-Noël Pancrazi, « Renée Camps» (Gallimard)
2002 - Paula Jacques, « Gilda Stambouli souffre et se plaint»
( Mercure de France)
2003 - Vénus Khoury-Ghata, « Le moine, l’Ottoman et la
femme du Grand Argentier» (Actes Sud)
2004 - Richard Millet, « Ma vie parmi les ombres» (Gallimard)
2005 - Eric Fottorino, « Korsakov» (Gallimard)
2006 - Jean-Paul Enthoven, « La dernière femme » (Grasset)
2007 - Didier Van Cauwelaert, « Le père adopté » (Albin Michel)
2008 - Saphia Azzeddine, « Confidences à Allah » (Léo Scheer)
2008 - René Frégni, « Tu tomberas avec la nuit » (Denoël)
2009 - Daniel Cordier, «Alias Caracalla » (Gallimard)
2010 - Laurent Seksik, « Les derniers jours de Stephan Sweig »
(Flammarion)
Prix Ville de Nice-Nice Matin
2011 - Aurélie Hustin de Gubernatis. « Les gardiens du temps »
(Plon)


 

Présentation de l'album FESTIVAL DU LIVRE A NICE DU 8 AU 10 JUIN 2012

 

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FESTIVAL DU LIVRE A NICE DU 8 AU 10 JUIN 2012 : 202 photos

Avec pour président d’honneur Jean d’Ormesson et pour directeur artistique Franz-Olivier Giesbert, cette 17ème édition a été de très haut niveau. Le public est venu nombreux rencontrer près de 250 auteurs dans les allées du Jardin Albert 1er et en divers lieux de la ville. Accueillis par les libraires niçois, les écrivains présents se sont prêtés aux traditionnelles séances de dédicaces, ici en littérature générale, là sur l'espace bande dessinée et mangas, ou sur l'espaces jeunesse. Sans oublier le très attractif pavillon des éditeurs des Alpes-Maritimes.
Nous sommes heureux de vous faire découvrir ce Salon du livre à Nice par l'image avec notre agence de presse à l'international DIACONESCO.TV. - C.COPYRIGHT - NICE - JUIN 2012

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in english :

NICE BOOK FESTIVAL - FROM 8 TO 10 June 2012

17 th edition of

BOOK FESTIVAL OF NICE

Jardin Albert 1er

from 8 to 10 June 2012 - 10h - 19h - free entry

Press Kit provided by the city of Nice


A word from the Mayor of Nice

"The Book Festival has become a nice place to be. Each year, tens of thousands of readers have enjoyed coming to walk in the garden Albert 1st to discover new books, talk with authors, attend literary cafes.
Long, Nice inspires writers. Nice is discussed, celebrated, sublimated in the work of the greatest literary figures. And we are committed to sustain this héritage.Pendant these three days, 200 authors are showing.

Our Honorary President is none other than John Ormesson, of the French Academy. Other immortals are also present. Jean-Christophe Rufin and Angelo Rinaldi leave time for the famous Coupole our gardens. The Goncourt Academy is also represented by its Secretary General Didier Decoin and the winner of 2011, Alexis Jenni. Douglas Kennedy, Denise Bombardier, Chahdortt Djavann or Marek Halter will be here as well as our programming, rich and diverse, is intended to mirror the multiple looks posed by writers on our world.

Richness, diversity, and friendship. 2012 is indeed the year of the literary friendship between France and Russia.
In Nice, it lasts since the nineteenth century and the Russian presence was particularly marked in the history of our city. Anton Chekhov, Nicolas Gogol, Vladimir Nabokov (born in St. Petersburg) have stayed here. Romain Gary and our city called her "dear city of Nice almost home." It was only natural that the Book Festival welcomes, exceptional event, ten Russian writers, and Claude Durand, the famous French publisher of Solzhenitsyn.

I would also commend the soul of this event, Raoul Mille, my City Councilor to Literature, to History and the Fight against Illiteracy, as well as the artistic director, Franz-Olivier Giesbert who by their talent , are so good at promoting this appointment.

May 2012 edition of the Book Festival Nice marvel again readers and enhance the precious link that unites the writers in our land!

Estrosi
Mayor of Nice
President of the Metropolis Nice


NICE LAND OF WRITERS

Where Guillaume Apollinaire and Lou have they met in September 1914?

At the terrace of the Café Glacier or in a less desirable neighborhood of narrow streets of Massena?

The important thing is love at first sight. Apollinaire then stays with his friend Henry Siegler-Pascal to 26 Cotta Street (now Avenue du Marechal Joffre). He returned to Nice where he made his rhetoric twenty years ago in high school and where he wrote his first poems. Lou (Louise de Chatillon-Colligny) divorced and free promises, refuses, and finally gave in November when the poet signs his commitment to go to war. Passion brief. In early 1915 before they break, Guillaume Apollinaire have met Madeleine Pagès on the train from ... Nice to Nimes.

They are poets, novelists have linked their lives and work in the city. Much like Jean Lorrain and Theodore de Banville will have been in love: "Cities like Nice, wrote the latter, born of themselves according to laws unknown." Many others, like Gaston Leroux, the father of Rouletabille had been visiting as part of their creation and a firmly entrenched part of their literary imagination. Nietzsche remains there. Alphonse Karr, Thyde Monnier, feminist poet who gave his name to a prestigious award from the Society of Men of letters, there are a refuge. And closer to home, in the disorder for years, they will be born, whether they have been educated, whether they have lived, wrote, is the intersection of Joseph Kessel, Romain Gary, Louis Nucera, Daniel Pennac, Patrick Raynal, Michel Grisolia, Patrick Modiano, Max Gallo, Michel Deon, Jean-Marie Gustave Le Clezio, Jean d'Ormesson, Raoul Mille, Didier van Cauwelaert. We can not list them all.

If a city can take a course book festival that's nice. A city strong in its literary past and open to the initiatives and new works. Founded in 1969 and relaunched in its current form since 1996, this year the festival hosts more than two hundred writers.

The pages have not finished turning.
"Oh Lou, I see you again on the big square in Nice / amber in the morning ..."

A 17 edition under the chairmanship

Jean d'Ormesson

By Jean d'Ormesson

1) An author still loves its readers. Perhaps his readers like they also meet "the author".
2) I like Nice because I love the sun. I lived in Nice from 1941 to 1942. I have many writer friends in Nice. I'll be happy to find them.
3) I will be delighted to settle down with Franz, with Christian, with you, a good table at the port or the Old Town.
4) I kissed little girls in Nice in 1941 ... I was fifteen. I was working. I was in philosophy in a monument that I shall go and see: the Massena High School. My teacher was named Mr. Fouassier, I revered. I could talk to him for hours. I'll spare you the chore.
5) I had been cold in 1940 in Clermont-Ferrand. I was hungry in 1941 in Nice. I stole some bread and jam. I love Nice Côte d'Azur - and perhaps more the hinterland of Nice. I stop, I've already said too much.


• Jean Ormesson benefit of his stay in Nice to autograph her new novel, The love that we love (Robert Laffont) but also to share a reading with Mathilda May.
Dating, friendship, feeling, memory, emotion, we asked John Ormesson, the man with blue eyes blue, the sun king of our literature, five good reasons to love
Nice to come and preside over the festival: Born in Paris, June 16, 1925, a family of Councillors of State, Controller General of Finance, ambassadors of France and
MPs, including Chancellor of France and a member of the National Convention, John Ormesson is Normale and doctor of philosophy.


Journalist, columnist, he was Director General of Figaro (1974-1977). Secretary-General and President of the International Council of Philosophy and Humanities
at UNESCO, he was awarded the Grand Prize of the novel of the French Academy for the Glory of the Empire (Gallimard) in 1971. He was elected to the French Academy, October 18, 1973, the chair of Jules Remains (12th chair). Jean d'Ormesson published by Robert Laffont It is love that we love in the collection Bouquins. For the first time met the love stories of Jean d'Ormesson, illustration of the sentimental vein that marked his entry into literature. Accompanied by a superb foreword by Marc Lambron, this volume collects the first two novels of the author: Love is a pleasure (1956) and a love for nothing (1960), one of his best autobiographical texts, and Goodbye thank you, and his trilogy inspired by the history of the Mitford sisters - The Wind in the evening, all men are crazy and Happiness in San Miniato, which was a huge success (one million copies sold) when it was published in the 1980s. A very consistent in the work of the novelist, a kind of Carte du Tendre where the exaltation of hedonism and the vertigo of time to combine the fascination of the w


Guest of Honour Russia

St. Petersburg

IN THE FOOTSTEPS OF RUSSIAN WRITERS

YESTERDAY AND TODA


"In politics, I appreciate the proletarians in love, Russian princesses," Gorky wrote at the time of the 1917 revolution, in his Untimely Thoughts, published well after ... From century to century, Russian writers have used the words to the spell feint, to overtake him. To transform reality. The splash of humor, the counter for the absolute romance, ship it off. Certainly, there has always been the vast, cold, serfdom, miseries. Of Tsarist Russia to Communist Russia, it has never been easier. But it is carried away by reading the poems of Pushkin's youth, the songs of Lermontov.Lorsque Gogol plays like dice horror and laughter in his evenings. When his novels of Dostoevsky invades human soul. When Turgenev fights, when Tolstoy in between Passion. Or Chekhov noted that the life that we like so intently. As we tremble to Esenin lyricism, to the desperate cries of Mayakovsky.

They remained present our reading of Pasternak's Doctor Zhivago, The Master and Margarita by Bulgakov. And Grossman, Shalamov, Solzhenitsyn ... Big pain, invincible hope. Everything is drawn into the momentum of an incredible beauty, making a succession of golden ages where the Russians are masters. Home congregate loves wrenching and sublime nature endless, the constant quest for the meaning of existence, the desire for purity, the attachment to their land, the faith in freedom. Russian literature carries feelings, touches deep to the soul and humanity. "Can not be nice as it is serious," Anton Chekhov told to Yevgeny Sergeevich Dorn, the doctor's character in The Seagull, his play began to write in 1894, the year he was staying for the second time in Nice at the Hotel Beau-Rivage. The authors housed at the city for this festival in 2012, heirs of all the past, big names, big books, are those of Russia today. Novelists, poets, they are permanent witnesses, chroniclers attentive.

Contemporaries in the first sense. Belonging to this ... In Nice, they are particularly welcome. Many indeed are the Russians who came to Nice. Members of the imperial family, emigrants fleeing the Bolshevik Revolution and of course writers. For Dominique Fernandez, a Slavic soul will recognize that it "lets the light." It seems that historically, Nice Slavic soul.
"Window on Europe" intended by Peter the Great, "Venice of the North" with its 400 bridges, palaces huge, its lions and sphinxes, capital of the tsars, the northernmost city in the world with mythical sleepless nights, theater of the 1917 revolution, the heroine of a 900 day siege during World War II, St. Petersburg still, with nearly 5 million, the second largest city of Russia.

That's where born in the nineteenth century Russian literature with Pushkin. Gogol, Dostoyevsky are impossible without it. Andrei Bely, Anna Akhmatova, Iosif Brodsky similarly. Today is St. Petersburg with Moscow, the great center of publishing and literary creation in Russia should attest the official delegation invited by the St. Petersburg Book Festival which will consist of the essayist Lioubomoudrov Aleksei, the Andrei Rodosskiï translator, the poet Tatiana Alferova, writer-journalist Andrei Konstantinov, Nikolai Koniaev novelists, Pavel and Valeri Popov Krousanov.

Not well known outside Russia, Pavel Krousanov, born in 1961 is an author who explores the national mythology of his country. He lives in St. Petersburg. His lyrics through the history of Russia real and imaginary, ranging from its present, the eighteenth century, the Flood and the end of the world. Turning his back to the West, refuting realism in literature, it is a flamboyant novelist.

• Among the guests of the official delegation from St Petersburg:
Book Festival of Nice / 8> 10 June Press Friedrich Nietzsche, Guillaume Apollinaire, Gaston Leroux. Romain Gary, Joseph Kessel And closer to home Patrick Modiano, Jean-Marie Gustave Le Clezio, Daniel Pennac or Max Gallo ... Friedrich Nietzsche, Guillaume Apollinaire, Gaston Leroux. Romain Gary, Joseph Kessel. NICE and earth history

Guest of Honour Russia

St. PETERSBURG


Born in 1939, Valeri Popov has been initially trained as an engineer. Author of twenty books, including many youth, it is intimately linked to his hometown St. Petersburg. Uncompromising painter of Russian society, he declined a series of portraits of his contemporaries (politicians, businessmen, writers) entangled in absurd situations. But if his eyes are clear and lucid, Popov remains, in laughter and tears, always close, deeply human.


GUESTS OF THE FRENCH INSTITUTE


- Third breath, his novel translated into French is published by Fayard. At 56, Boris Akunin, novelist, essayist, literary critic, translator of Japanese and English, is editorial director of a large encyclopedia of Japanese literature in twenty volumes, the author of an essay on the writer and suicide, but also that of many historical novels that sell millions. The most famous depict, in the last decades of Tsarist Russia, the investigations of Detective Erast Petrovich Fandorin. Another round, contemporary, a hero to his grandson, son Nicolas Fandorin.
- Boris Akunin's books translated into French, including The Falcon and the swallow, are published by the Presses de la Cité.
"Do not think that the Russian fatalism leads to eternal resignation. (...) It takes some humor to believe they will recover "confided a few years ago Andrei Guelassimov the Nouvel Observateur.
The humor, in this writer 47 years, born in Irkutsk in Siberia is a gun writing. Fox Mulder from a pig's head, a collection of short stories and squeaky black, he explores a disillusioned Russian. In Thirst, a disfigured young man returns from the war in Chechnya. In Rachel, his latest novel an old university professor held the absurdity of his life of sixty years of perestroika. Guelassimov was actor and director Anatoli Vassiliev at. Specialist of Oscar Wilde he has long taught English literature.
- The books of Andrei Guelassimov are translated into French by Actes Sud. Andrei Guelassimov is present in the anthology Twelve Russian writers: The Foreign Beautiful composed by Anne-Coldefy Faucard and Michael Parfenov Actes Sud. Poet, short story writer and novelist Nikolai Kononov is also an art critic and publisher in Russia by Marcel Proust
and Jean Genet. Born in 1958, this scientist by training, having taught mathematics, he made the choice of literature. A devout Catholic, he lives in St. Petersburg, the city where he converted. Kononov is a deeply moving writer of the body and consciousness. His texts refer mirror the difficult memories, changing realities and a staggered approach to life. On the edge of fantasy.
- The funeral of the grasshopper, his first novel published in 2003 Cherche Midi is exhausted.
- Nikolai Kononov is present in the anthology Twelve Russian writers: The Foreign Beautiful composed by Anne-Coldefy Faucard and Michael Parfenov Actes Sud.
• Will also present the Franco-Russian author:
Great grand-son of Princess Elena Obolenskaia, Michael Parfenov, owned by his parents, the first Russian emigration, which has been forced into exile after the defeat of the White Army against the Bolsheviks. Cofounder of Solin editions in the 1970s, a small publishing house'' protest'', he, among others, published The Turn of Klaus Mann and Yevgeny Zamyatin The Flood. Since 1991 he has focused especially on Russian literature emerged after the collapse of the USSR. He is director of Russian Literature Collection, published by Actes Sud has to their catalog Vasily Aksyonov, Andrei Guelassimov, Yevgeny Grichkovets, Eduard Limonov, Zakhar Prilépine ...
Author of the film "Solzhenitsyn" directed by Françoise Wolff, he has just published "the" biography of Bertrand Le Meignen by the author of The Gulag Archipelago.
- His book The Russian Cuisine is both an anthropology of food, recipe book, memory book.

Russian writers:
Boris Akunin
Tatiana Alferova
Andrei Guelassimov
Nikolai KONIAEV
Nikolai Kononov
Andrei Konstantinov
Pavel KROUSANOV
Aleksei LIOUBOMOUDROV
Valeri Popov
Andrei Rodosskiï


NICE AND ALGERIA, OF THE OTHER SHORE


It was there already two generations. Fifty years old this year. On 19 March 1962, the day after the signing of Evian, the cease-fire in Algeria is officially proclaimed, ending eight years of war or "events". July 1 is the country's independence. This year 1962 has been that of an exodus of pieds-noirs. In Nice, unlike many other cities in France, the situation of the returnees will generate a huge wave of sympathy and solidarity. Ones who were forced to break away from their land will find here a true refuge. In this difficult time returning today in memory, do not forget anything, of course, but also understand, explain. Open wide the debate antagonisms, reconciliations and cultures gathered. Can also talk about literature. Remember the lucidity of Camus, humanity and sentence ("It hurts to Algeria," he wrote), the love of Montherlant to Algiers ("There is still paradise") ...

And as a distant breath, reread Isabelle Eberhardt: "Everything in that Algeria had been a revelation for him ... a cause of trouble - almost anxiety. The sky too soft, the sun shining too, where the air hung like a breath of languor, which invited to indolence and pleasure very slow, the seriousness of the people dressed in white, which he could not penetrate the soul the vegetation of a powerful green, contrasting with the stony, gray or reddish, with a dreary drought, aridity of an apparent ... and then something indefinable but disturbing and exhilarating, it emanated from nowhere, all this had upset him, had struck him in the sources of emotion he had never suspected the existence. "


This emotion, you can be sure will be the focus of debates bringing Michel Onfray has published this year The order libertarian philosophical life of Albert Camus, Malek Chebel
author of The Lovers of Algeria and Alain Vircondelet, Akli Tadjer, Jean-Pax Méfret, Dominique Franck Paganelli or Tabaali. Thanks to them, to their thinking, their testimony, the story still being written.

Friedrich Nietzsche, Guillaume Apollinaire, Gaston Leroux. Romain Gary, and Joseph Kessel
closer to us Patrick Modiano, Jean-Marie Gustave Le Clezio, Daniel Pennac or Max Gallo ... Friedrich Nietzsche, Guillaume Apollinaire, Gaston Leroux. Romain Gary, Joseph Kessel.

NICE and welcoming land

Coffee literary debates Algeria
Friday 8, Saturday 9 and Sunday, June 10

The year 2012 marks the anniversary of the cease-fire in Algeria and the country's independence. Nice has to be a haven for both the Blackfoot people of the time for migrant workers.

Alain Vircondelet, author of numerous books on the exodus of the French in Algeria, with Malek Chebel who has just published a Dictionary of Algeria love with Tadjer Akli, Daniel St. Hamont, Jean-Pax Mefret, William Zeller, Dominique Paganelli, Jean-Noel Pancrazi, Tabaali Franck, Henri-Christian Giraud, Michel Onfray and Brigitte Benkemoun. Open up the debate antagonisms, reconciliations and cultures gathered.

You never stopped writing about Algeria ... I left when I was fifteen and a half years. My entire childhood was spent there. For years I have not spoken in Algeria. Exile kept me for years. I did not feel French. I was Algerian. French in Algeria ... I started publishing in 1972, around Marguerite Duras. The exile with her was a place of recognition. Indochina, Algeria. Together we had the boat that took us back in the metropolis. I tried to be exemplary. Of forget about it. I taught French. I became a French writer. But this caught me. Since the early 1980s (no one talked about at the time), I have not stopped publishing. When I am not writing on Algeria, it remains present. I write from Algeria. I write with that story. The time of arrival in France was difficult.

To say that we were unwelcome. I remember a banner that was waiting on the quay in Marseilles: "Go home! "The mayor, Gaston Deferre wanted, moreover, that the pieds noirs" readjust go elsewhere. " De Gaulle was clear: "The interest of France continued to be confused with that of the Blackfoot." It is said that Nice, it was different. It is true that the city is both European and Mediterranean. Closer to Italy.

Three questions for Alain Vircondelet

Alain Vircondelet


Novelist, essayist, biographer, Vircondelet Alain was born in Algiers in 1947. His meeting in 1969, with Marguerite Duras (to whom he dedicated many works) will be critical in his career as a writer. He has written on Pascal, Rimbaud on, on Casanova. On Saint-Exupery, Balthus, Francoise Sagan, Charles de Foucaud, Albert Camus. Writer believer, he became interested in Catholic theology, the religious imagery and Pope John Paul II. Its
work is marked by his Algerian childhood. Since the White Mama (Albin Michel) in 1981, he has continued to pay homage to his homeland intimate. His latest books: Crossing (First editions) and the lost happiness of those excluded (L'Harmattan) are the painful story of the exile of the pieds noirs.

"Algeria has left me"

This anniversary marks for you the time of reconciliation?

I returned to Algeria in 1982. I have been invited. I lectured. We can not imagine that the fraternity can still occur between Algerians and Blackfoot. I will
in the house where I lived in Algiers. It embraces me. I am a pet. It is this friendship that I lived and what I found. We would like it to end. Between us there was this
Mediterranean spirit. When I'm with an Algerian, we speak the same language, the language of the heart, an invisible language. Of course, I also know all the suffering on both sides. Injustice, discrimination, atrocities and terror. A ditch was dug. Reconciliation, you know, if it were up to our two peoples, I'm sure it will happen.


THE LITERARY PRIZE OF THE CITY OF NICE


Since 1996, Nice presents its literary prize. It will be awarded on May 25, and then awarded by Estrosi at the official opening ceremony of the festival Friday, June 8 This year's jury for the prize of the book City of Nice, aka price Baie des Anges, chaired by Franz-Olivier Giesbert will have to choose between eight novels.
In the running: The child's morning of Nicolas d'Estienne d'Orves, The invisible wounds of Nicholas Evans, My father's heart of Marco Koskas, Confession Christel Black Angels, Like a shadow of Michael Schneider, of Melancholy Routes of crows Sebastian, Mr. Romain Slocombe and Commander A studious year of Anne Wiazemsky.
The jury meets 2012: Didier van Cauwelaert, Irène Frain, Raoul Mille, Paule Constant, Olivier Biscaye (Managing Editor Group Nice-morning), Aurélie de Gubernatis Hustin (2011 winner for his book 2012, timekeepers, Plon), Franz-Olivier Giesbert and Patrick Besson. For the second year, the public Riviera is also associated with deliberations of this literary award. FO Giesbert: "This is a prestigious award, properly installed, with a beautiful charts and literary festival that bears it, knows from year to year, a beautiful upscale. "

Since its inception in 1996 at the initiative of the City of Nice, this literary award capped seventeen novelists:
Price Nice Baie des Anges
1996 - Patrick Renaudot, "CX" (Editions du Rocher)
1997 - Raoul Mille, "The Paradise of Storms" (Albin Michel)
1998 - Franz-Olivier Giesbert, "The lord God" (Grasset)
1999 - Gerard de Cortanze, "The Viceroys" (Actes Sud)
2000 - Claude Imbert, "The Tomb of Aurelian" (Grasset)
2001 - Jean-Noel Pancrazi, "Renee Camps" (Gallimard)
2002 - Paula Jacques, "Gilda Stambouli suffers and complains"
(Mercure de France)
2003 - Venus Khoury-Ghata, "The monk, the Ottoman and
High Treasurer of woman "(Actes Sud)
2004 - Richard Millet, "My life in the shadows" (Gallimard)
2005 - Eric Fottorino, "Korsakov" (Gallimard)
2006 - Jean-Paul Enthoven, "The Last Woman" (Grasset)
2007 - Didier Van Cauwelaert, "adopted father" (Albin Michel)
2008 - Saphia Azzeddine, "Confidences to Allah" (Leo Scheer)
2008 - Rene Fregni, "You shall fall with the night" (Denoel)
2009 - Daniel Cordier, "Alias Caracalla" (Gallimard)
2010 - Lawrence Seksik, "The Last Days of Stephan Sweig"
(Flammarion)
Price City of Nice Nice-Matin
2011 - Aurélie Hustin de Gubernatis. "The guardians of time"
(Plon)