Campagne présidentielle américaine : Barack Obama lâche Hillary Clinton

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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 janvier 2016

100 agents du FBI enquêtent à plein temps + 50 à mi temps, sur le scandale des emails de Hillary Clinton, et l’enquête vient de s’étendre à une possible affaire de corruption publique – tout ceci avec la bénédiction du président Obama.

Les enquêteurs du FBI lisent, analysent et recoupent des dizaines de milliers d’emails pour établir si Hillary Clinton a mis en danger des secrets d’Etat en envoyant et recevant des emails top secret sur son serveur personnel. Et ils viennent de decouvrir de nouveaux emails qui pourraient déboucher sur une affaire de corruption publique.

Pour rappel, Hillary Clinton, alors qu’elle était Secrétaire d’Etat, a utilisé un serveur personnel – en infraction avec la loi – pour envoyer et recevoir des emails du Département d’Etat qui auraient dû être protégés et hébergés sur les serveurs du gouvernement des Etats Unis.

Quand l’affaire est devenue publique, Clinton a d’abord refusé de remettre son serveur au Département d’Etat. Puis elle a donné l’ordre d’effacer l’ensemble du disque dur, en affirmant qu’il n’y avait dessus que des emails personnels concernant ses cours de Yoga et des échanges d’emails avec son mari – (qui n’utilise pourtant pas d’email) – et sa fille.

Lors de son audition devant la Commission d’enquête bipartisane du Congrès sur l’attaque de l’ambassade américaine de Benghazi, Hillary Clinton a déclaré sous serment ne jamais avoir envoyé ou reçu d’emails sensibles ou top secrets sur ce serveur personnel non sécurisé.

Elle mentait.

Le FBI a reconstitué les 50 000 emails que Hillary Clinton avait tenté de soustraire aux enquêteurs, et a découvert plus de 1,300 documents sensibles, dont deux contenant des informations qui étaient classées “top secret défense” au moment où elles les a reçu, et le FBI en découvre tous les jours.

Rien de ceci n’aurait pu exister sans la main de Barack Obama.

Biden la marionnette d'Obama
Biden la marionnette d’Obama

Ce dernier, on le sait, voulait que Joe Biden, son vice président, se présente à la présidentielle et lui succède. Biden est sa marionnette, les deux partagent la même vision, la même philosophie politique, et à la façon de Poutine lors de l’élection de Medvedev, Obama pensait continuer à gouvernement le pays en sous main.

Joe Biden a décliné. L’enquête du FBI a avancé…

Elle vient de prendre un tournant inquiétant pour la candidate démocrate à la présidentielle : le FBI a découvert des éléments qui ressemblent à une affaire de corruption publique à laquelle est mêlée la Fondation Clinton.

Selon les emails, certains gros donateurs de la fondation Clinton ont pu signer avec le gouvernement des contrats et recevoir des avantages en retour de leurs dons.

Dès les emails publiés, la « Fondation pour la responsabilité et la confiance civique » (Foundation for Accountability and Civic Trust) a également déposé plainte contre l’ex secrétaire d’Etat pour “traitement préférentiel envers des personnes avec qui elle avait des liens financiers.”

 

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Les soupçons, s’ils sont confirmés par l’enquête, peuvent conduire Hillary Clinton en prison pour corruption publique. Sans parler d’une possible inculpation pour les emails top secrets.

Catherine Herridge, la journaliste qui a révélé que l’enquête du FBI s’étend à des soupçons de corruption, est considérée dans la profession comme ayant des sources extrêmement solides. Ces mêmes sources lui ont expliqué que des personalités politiques ont été condamnées pour corruption avec moins de preuves que ce que les enquêteurs ont découvert.

En réponse, Hillary Clinton a démenti les allégations de la journaliste, déclarant qu’elle n’a pas été prévenue par le FBI.

Hélas pour Hillary Clinton, et cela a été confirmé par des experts, y compris un ancien agent du FBI, « les procédures du ‘bureau’ [le FBI] n’impliquent pas que la personne sous enquête soit notifiée ».

Mais il revient à Loretta Lynch, la Procureure générale des Etats Unis, l’équivalent de ministre de la justice, de poursuivre Hillary Clinton si le FBI le recommande… ou pas.

Selon la plupart des analystes, Lynch ne peut pas, ne veut pas, et ne poursuivra pas Hillary Clinton, démocrate comme elle. Les mêmes analystes politiques considèrent que Barack Obama ne laissera jamais sa Procureure générale mettre Hillary Clinton, l’année d’une élection présidentielle, en danger. Sauf s’il a une alternative…

Les Démocrates, la gauche en général, sont assez corrompus pour étouffer la dimension criminelle de l’affaire pour gagner une élection présidentielle, cela ne fait aucun doute, les preuves ne manquent certainement pas, y compris le mensonge qu’une vidéo YouTube sur l’islam aurait provoqué l’attaque contre l’ambassade de Benghazi, pour ne pas, quelques mois avant l’élection, contredire Obama qui venait de déclarer avoir gagné la lutte contre le terrorisme.

Le président Obama laisserait-il un Républicain gagner l’élection présidentielle ? La réponse est non.

Clinton inculpée, Biden hors concours, et Bernie Sanders considéré comme improbable en raison de son positionnement socialiste très à gauche (il veut taxer les Américains à hauteur de 90%), cela suppose que Obama ait un candidat alternatif – et l’on pense à Martin O’Malley (non, pas à Vermin Supreme !)

Si le FBI envoie le dossier Hillary Clinton au Département de la justice avec des charges sérieuses, et que Loretta Lynch – donc Barack Obama – n’inculpent pas Hillary Clinton, tout l’édifice politique américain sera secoué par ce tremblement de terre, et l’éléction d’un démocrate sérieusement compromise, Obama et les Démocrates le savent.

Pour ce faire, Obama devra déclarer, en dépit des conclusions du FBI, que Clinton n’a pas mis en danger la sécurité de l’Etat, et que les contrats du gouvernement gagnés comme par hasard par ses gros donateurs ne prouvent pas la corruption.

Obama a fait bien pire. Ce ne sera pas son premier mensonge. Je dirais même que le mensonge est son terrain de jeu.

Il a menti sur Benghazi, menti sur Obamacare (« si votre assurance santé vous convient, vous pourrez la garder »), menti sur le dossier iranien, et menti sur l’amnistie présidentielle de millions d’étrangers illégaux.

Mais le double standard dans le traitement des emails de Clinton, après la condamnation de David Petraeus, l’ancien directeur du FBI, pour une affaire similaire d’emails top secrets, pourtant infiniment moins grave, passera très mal, même auprès de nombreux médias de centre gauche, et encore plus mal auprès des électeurs indépendants, qui selon le dernier sondage Fox News, représentent 41% de l’électorat.

« le Président Obama ne soutiendra aucun candidat à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle 2016 »

Et pour bien montrer qu’entre sa propre image et l’éléction présidentielle, Obama n’hésite pas un instant, le chef de cabinet de la Maison-Blanche Denis McDonough vient de déclarer lors de l’émission « Meet the press » sur NBC, que « le Président Obama ne soutiendra aucun candidat à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle 2016 ».

L’hostilité entre les Clinton et la famille Obama – particulièrement Bill vs Barack, et Michelle vs Hillary, qui a donné à Hillary Clinton le surnom de Hildebeest (vampire), n’est pas non plus étrangère à cette décision.

Obama soutiendra le moment venu le candidat démocrate. Aucun doute là dessus.

Nous pourrions être surpris d’apprendre que ce candidat ne se nomme pas Hillary Clinton, mais Martin O’Malley, l’ex gouverneur du Maryland.

Aura-t-il ses chances face à l’un des trois candidats républicains dominants (Donald Trump, Ted Cruz et Marco Rubio) à 3 semaines de la primaire de l’Iowa ?

Avec la quasi totalité des médias qui feront campagne pour lui et pour détruire le candidat républicain, et le soutien actif du président Obama, rien n’est impossible.

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.