Les manipulations de l’OTAN pour

 

justifier une attaque contre la Russie

 

 

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par Boris Guennadevitch Karpov.

On a eu les faux charniers de Timisoara en Roumanie qui ont conduit à la pendaison publique de Caucescu ; on a eu la fameuse « fiole » pleine d’un faux agent toxique qui a conduit à la pendaison publique de Saddam Hussein après la destruction de l’Irak ; on a eu les affirmations de l’OTAN que les serbes jouaient au football avec la tête de kosovars, qui a conduit aux bombardements sur la Yougoslavie ;

Aujourd’hui les productions « Deep State and European Puppets » nous sortent le faux massacre de Buchta prétendument commis par des russes. Il y a une très sérieuse probabilité que cela conduise à l’attaque de la Russie par l’OTAN.

À Buchta donc les choses sont claires : Vidéo où l’on voit des cadavres remuer (Vidéo ici : https://t.me/boriskarpovblog/425), déclaration du maire de la ville, très heureux manifestement, lors du départ des troupes russes, ne mentionnant aucun massacre. En prime, déclaration d’un député ukrainien affirmant que tout ceci est une manipulation des services ukrainiens et du MI6 britannique.

 

Beaucoup a été dit, montré, expliqué. Mais rien n’y fait : Macron est « à peu près sûr » que les russes ont fait le coup.
On a appris également que d’autres manipulations de ce genre sont en préparation. Ceci vise une fois de plus à mettre la Russie au ban des nations, mais aussi et surtout va servir à justifier l’entrée en guerre de l’OTAN contre la Russie.
Il semble par ailleurs que les ukrainiens préparent une « fausse attaque chimique » dans le but d’en accuser la Russie. L’OTAN sera alors « malheureusement obligée d’intervenir pour sauver les populations civiles etc etc ».

Et il y a beaucoup d’autres indices allant dans le sens d’une entrée en guerre de l’OTAN. D’une part comme je l’expliquais il y a quelques jours le fait que la Russie refuse dorénavant le dollar et l’euro en paiement de ses matières premières va amener la guerre.

• https://rusreinfo.ru/fr/2022/03/lotan-attaquera-la-russie-sauf-si

Sur le terrain les forces russes saisissent chaque jour d’énormes quantités de matériel de guerre américain, anglais, allemand, ce qui montre bien que l’OTAN arme l’Ukraine ; les polonais ont déjà mis des jets « à disposition » des Ukrainiens, les Tchèques envoient du matériel lourd.

À Moscou l’ambassade américaine a déclaré il y a quelques jours que les américains qui ne quittent pas la Russie et la Biélorussie « maintenant » devront « se débrouiller sans aide diplomatique » ; ils prévoient donc de fermer leurs consulats et ambassades. La Lithuanie a déjà expulsé l’ambassadeur de Russie, c’est donc une rupture des relations diplomatiques, et on s’attend à un très grand nombre de diplomates russes expulsés des pays d’Europe dans les heures qui viennent.

Il y a donc de très sérieux signes que l’OTAN va, tout comme en Yougoslavie, prendre prétexte des « massacres » commis par l’armée russe pour entrer en Ukraine et avec de très fortes probabilités pour attaquer directement la Russie.

Sur le terrain d’ailleurs les choses se passent très mal pour les Ukrainiens : Destruction nombreuses de colonnes de blindés ukrainiens, et capitulations massives des troupes d’élite, comme ces 260 Marines qui se sont rendus aux forces russes

La situation à Marioupol est très particuliere alors que la quasi-totalité de la ville est sous contrôle russe et rend en particulier le président français quasiment hystérique. Il y avait déjà de forts soupçons de présence d’officiers anglais et américains à Marioupol.
ainsi que d’officiers de la DGSE
Mais voila qu’on a maintenant les preuves que des soldats français, des légionnaires, sont prisonniers ou morts dans la ville encerclée par les Russes.

Et justement ce soir à Marioupol, nouvelle tentative des ukrainiens d’évacuer la direction du bataillon Azov et leurs mystérieux instructeurs étrangers, avec 2 hélicoptères MI-8… qui ont tous 2 été abattus par les forces russes !

FLASH : Moscou 21h40 – On apprend que l’OTAN est en train de tenter de négocier avec la Russie l’évacuation d’officiers de FRANCE ALLEMAGNE ANGLETERRE et SUEDE, pris au piege avec les neonazis d’Azov a Marioupol !

On peut ajouter (mais sans preuves) des déclarations des habitants de la ville des quartiers déjà libérés par les forces russes, affirmant qu’il y aurait un énorme laboratoire de recherche bactéeriologique enfoui sous l’usine de sidérurgie où sont réfugiés les néonazis. Ces habitants parlent également de mystérieuses disparitions de nombreux prisonniers de la prison voisine depuis plusieurs années et suspectent des expériences de virus… Ceci encore une fois sans preuve.

Par contre voici une preuve que les ukrainiens se conduisent comme de vraies bêtes sauvages. ATTENTION VIDEO 18+++. Voici comment ils traitent des soldats russes prisonniers. Avez-vous vu cette vidéo sur vos chaines françaises ?!

En Russie, dollar et euro sont revenus à leur cours d’« avant intervention militaire » très rapidement, ce qui montre bien que les « sanctions » n’ont aucun effet sur notre économie. Bien entendu certains produits ont disparu de nos magasins (plus d’iPhones, super !), mais il n’y a aucune pénurie actuellement. Le gouvernement prend de très sérieuses mesures de soutien (baisses des impôts, augmentation des retraites, suspension des remboursements des crédits, subventions massives aux agriculteurs, etc etc) et un récent sondage montre que 80% des russes n’ont aucune crainte dans le domaine économique suite aux « sanctions »… et soutiennent les opérations militaires en Russie. L’occident a donc réuni le tour de force de faire remonter la côte de soutien à Poutine (qui était descendue très bas… à 60% de soutien seulement !)… tout en mettant leurs propres économies en grand danger.

gazoduc2

On attend en effet de voir les réactions de l’arrêt des livraisons de gaz à l’Allemagne et à la France en particulier, 2 pays dont les présidents sont les plus déchainés de la zone Euro contre la Russie. En ce qui concerne le Chancelier Olaf Cholz ceci peut se comprendre puisque son pays a déjà une fois été vaincu par les Russes; en ce qui concerne Macron… Disons qu’il tente de garder ses « galons » sur la scène mondiale en tant que parfaite marionnette de Biden. Espérons que les français se débarasseront dans quelques jours de ce type !

Quoi qu’il en soit, Macron ou non, il est à parier que rien ne changera dans l’hystérie anti-Russe occidentale et que d’ici quelques semaines, voire quelques jours, l’OTAN commette la plus grande erreur de son histoire en s’attaquant directement à la Russie, entrainant alors la chute de l’Europe ?

source : Rusreinfo

 

 

Un général US capturé par l’armée

 

russe à Marioupol ?

 

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Échec de l’évacuation du commandement d’Azov : deux nouveaux hélicoptères abattus près de Marioupol.

Le 5 avril, deux hélicoptères militaires ukrainiens ont été abattus alors qu’ils tentaient de briser le blocus de Marioupol.

28 mars – 1 appareil abattu au-dessus de la mer à 5 km de la côte.

31 mars – 2 hélicoptères abattus (l’un au-dessus de la mer, l’autre près du village de Rybatskoïe).

5 avril – 2 hélicoptères supplémentaires abattus.

Si l’on considère qu’il ne reste que 50 à 60 hélicoptères pour l’ensemble de l’armée ukrainienne, il s’agit de pertes très importantes pour les forces armées ukrainiennes. Mais les pilotes d’hélicoptères s’obstinent à monter dans la ville. La question est de savoir qui ils essaient tant d’évacuer.

Ils veulent évacuer les commandants nazis d’Azov par les airs, c’est compréhensible. Ensuite, je vous préviens tout de suite, allons sur la voie de la spéculation.

Des officiers de l’OTAN de France, d’Allemagne, de Grande-Bretagne et de la Suède « neutre » sont bloqués à Azovstal, à Marioupol. « Ils contactent les troupes russes en ce moment pour leur demander de les aider à partir, d’organiser un couloir pour sortir », rapporte le journaliste German Vladimirov.

La nouvelle doit être traitée avec prudence – je n’ai jamais entendu parler d’un tel journaliste auparavant, mais le rapport semble être vrai. Au moins pendant les exercices d’automne des forces armées ukrainiennes en septembre 2021, il y avait un poste de commandement des troupes d’assaut aéroportées des forces armées ukrainiennes sur le terrain d’entraînement près d’Urzuf (sur la côte de la mer d’Azov, à la frontière des régions de Donetsk et de Zaporizhzhia), et des officiers britanniques, canadiens et suédois s’y trouvaient. Et les unités qui s’y trouvent sont britanniques et suédoises, aux côtés des Ukrainiens de la 36e brigade de Marines.

C’est pourquoi Macron s’agite en appelant Poutine, Manu a des élections le 10 avril et une avance de 3% sur Le Pen. Si la nouvelle qu’il y a des Français sort maintenant juste avant les élections, il y aura des tonnes de merde qui se déverseront sur Macron, et de la merde de qualité – comme, ce cinglé voulait entraîner la France dans une guerre avec la Russie.

Une autre nouvelle non confirmée, mais basée sur des sources étrangères. Il y a, dans le segment étranger de l’Internet, des informations sur la capture par l’armée russe à Marioupol du lieutenant général de l’armée américaine Roger L. Cloutier. Le Pentagone ne confirme ni ne dément cette information. L’information de base est venue de Kiev d’un Américain qui y travaille et la nouvelle a été publiée sur le portail de l’émission de radio étrangère Hal Turner Radio Show.

La nouvelle est trop belle pour être vraie. Mais essayons néanmoins de spéculer.

Si le général se trouvait à Marioupol, il aurait pu assurer la liaison avec le système de transmission de données AWACS, jouer le rôle de conseiller et travailler avec les informations reçues des satellites américains.

Le général a des racines ancestrales françaises, et il existe des preuves solides que des mercenaires de la Légion française opéraient à Marioupol, qu’ils ont été vaincus et que ce qui en restait a été ramené dans la zone portuaire de la ville. Autre élément de preuve, deux instructeurs étrangers ont été retrouvés dans un hélicoptère ukrainien qui n’a pas été évacué de la zone portuaire il y a deux jours.

Les portails français ont commencé à reprendre des informations de GALLIA DAILY sur la mort d’au moins deux compatriotes de haut rang près de Marioupol. Les officiels français nient tout, mais des journalistes chinois se sont rendus sur le site du crash et ont confirmé la présence de documents français sur les corps. Ils montrent que le défunt travaillait pour la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure de la France.

source : Politikus

traduction : Avic pour Réseau International

 

 

fatitigué le MACRON

Macron a-t-il demandé à Poutine de pouvoir

 

exfilter des officiers français de Marioupol ?

 

L’histoire se lit comme un chapitre d’un thriller. Elle ne sera vraisemblablement jamais officiellement vérifiée. Parce que dans le monde du renseignement il y a des choses qu’il vaut mieux enfouir sous peine de compromettre des réseaux entiers. Et puis, le fiasco est tel que la réputation de la France en prendrait un coup terrible. Certains disent que dans le monde où se jouent les réputations de puissance, le mal est déjà fait, abaissant un peu plus notre pays. 

 

Une évacuation par hélicoptère manquée

Le 29 mars 2022, Emmanuel Macron a demandé par téléphone à Poutine la création de toute urgence d’un couloir d’évacuation “pour raisons humanitaires” avec l’appui de la Grèce et la Turquie. 

Comme le dit Pierre Jovanovic, l’un des commentateurs bien informés de ces événements: “Pour que Macron collabore avec les services de son ennemi juré Erdogan, c’est que, forcément, il y a anguille sous roche”

Selon Macron, les Ukrainiens appuyaient également la demande, et pour cause : la veille, 28 septembre, un hélicoptère avait réussi à déjouer la surveillance russe et permis d’extraire deux hauts gradés du bataillon Azov de Marioupol. Cela créait une nouvelle occasion. 

Comme Vladimir Poutine oppose une fin de non recevoir à Emmanuel Macron, les Ukrainiens montent une deuxième opération avec quatre hélicoptères qui se posent à Marioupol le 31 mars 2022. 

Sur les quatre hélicoptères, deux réussissent à repartir avec d’autres officiers du bataillon néonazi ukrainien à leur bord. Et deux sont abattus. L’un s’est abîmé en mer. Et c’est dans les décombres de l’autre que les Russes auraient fait une découverte. 

L’hélicoptère qui  s’est écrasé dans un lieu-dit nommé Ribatskoïe, avait 17 passagers – avec seulement deux survivants. Toujours selon Pierre Jovanovic: “Ironie de l’histoire, l’hélicoptère a été abattu par un tube sol-air fourni par les Américains, et capturé par les Russes auprès d’un soldat ukrainien tué précédemment“. En effet, comme nous avons eu plusieurs fois l’occasion de le dire, l’armée russe se trouve en Ukraine avec relativement peu d’équipement lourd au sol. Ses objectifs sont limités et les soldats russes utilisent souvent du matériel pris aux Ukrainiens quand l’occasion fait le larron. 

Trois officiers des services occidentaux dont deux Français? 

Dans ce qui reste de l’appareil du lieu de l’écrasement, les Russes identifient- l’un des chefs d’Azov, le commandant Palamar (dit “Kalina”), deux autres officiers d’Azov,, ainsi que trois  autres personnes présentées comme deux instructeurs français de la DGSE ainsi qu’un gradé américain, le général des Marines Roger Cloutier. 

Bien entendu, vous n’entendrez jamais de confirmation – ni même de dénégation officielle. Si les informations qui circulent sont vraies, c’est un coup terrible pour la France et aussi pour les Etats-Unis! 

 

Alors, “Nous sommes en guerre”? 

Officiers américains et français auraient donc été évacués dans le même hélicoptère que des officiers du bataillon Azov! . “Précisons qu’on sait que l’un des survivants parle russe sans accent, ce qui ne laisse qu’un seul Français éventuellement survivant de l’appareil,

La France aurait donc pris la décision d’envoyer des instructeurs aider le bataillon Azov ! Voilà qui éclaire singulièrement cet entretien des premiers jours de la guerre au cours duquel Emmanuel Macron avait essayé d’expliquer à Vladimir Poutine qu’il n’y avait pas de “nazis” en Ukraine! 

Pierre Jovanovic dit avoir eu une confirmation de toute l’histoire. Lorsque j’ai moi-même posé la question à des gradés bien informés, l’un d’eux m’a répondu qu’on était par définition dans le domaine de ce qui ne serait jamais officiel. Ce qui ne voulait pas dire que cela n’était pas vérifiable! 

Il y a donc une forte possibilité que deux officiers du renseignement français soient pris dans crash de l’hélicoptère le 31 mars dernier.  
C’est-à-dire que la France est totalement exposée vis-à-vis de Vladimir Poutine, qui peut considérer – rien ne lui donnerait tort – que nous sommes en guerre avec son pays. Cela vaut aussi pour les Etats-Unis, pour lesquels la perte du Général Cloutier commandant des opérations terrestres de l’OTAN basé en Turquie serait non seulement un coup terrible mais une exposition totale de leur double jeu dans la crise ukrainienne.  Depuis sa disparition présumée, on a eu droit aux habituels “factcheckers” qui se contentent de répéter “ce n’est pas vrai, c’est du complotisme” et invoquent des posts sur Linkedin pour prouver qu’il n’est ni prionnier ni mort. 

Un dernier point: après vérification, contrairement à ce que suppose Pierre Jovanovic, le départ du Général Vidaud de la Direction du Renseignement Militaire n’est pas lié à l’affaire de Marioupol. Il s’agirait plutôt d’un différend important avec le Chef d’Etat Major des Armées, le Général Thierry Burkhard. 

Il n’empêche: internationalement, la réputation de notre pays et de nos services de renseignement est très amoindrie par ces épisodes – et on ne fait pas dans la nuance, en expliquant que la Direction du Renseignement Militaire aurait procuré de mauvaises informations au gouvernement qui aurait alors autorisé sur des bases erronées l’envoi d’agents de la DGSE à Marioupol. 

Au fond ce qui caractérise l’actuelle politique française et occidentale vis-à-vis de la Russie, c’est un haut degré de duplicité. Ce n’est pas approprié pour construire la paix un jour. Car il le faudra bien. 

biden et macron

 

 

Déclaration du Quartier général de la

 

coordination interdépartementale de la

 

Fédération de Russie sur la réponse

 

humanitaire en Ukraine

 

 

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La partie russe a créé des conditions pour le traitement des prisonniers de guerre ukrainiens qui respectent pleinement toutes les exigences de la Convention de Genève. Tous les prisonniers sont traités conformément au droit international humanitaire. Ils sont maintenus dans des conditions décentes, reçoivent trois repas par jour, ils reçoivent des soins médicaux opportuns et qualifiés. Ils ne sont pas soumis à la violence ou à la pression psychologique. Tout le monde a la possibilité de contacter des proches.

L’interaction avec le Comité international de la Croix-Rouge est organisée. Conformément à la procédure établie, la partie russe transfère les cartes de notification de tous les citoyens ukrainiens détenus. L’accès aux prisonniers de guerre sur le territoire de la Fédération de Russie a été accordé aux représentants des médias et des organisations internationales.

Un bon exemple en est la visite en Crimée de la Commissaire aux droits de l’homme de la Fédération de Russie, Tatiana Nikolaevna Moskalkova, afin de vérifier les conditions de détention des prisonniers ukrainiens. Les résultats de la visite ont été largement rapportés dans les médias.

La partie ukrainienne fait également preuve d’incohérence et d’indifférence franche à l’égard du sort de personnes spécifiques – citoyens de son pays – dans cette question purement humanitaire. Les autorités de Kiev perturbent l’échange de prisonniers de guerre depuis longtemps, et à des conditions convenues à l’avance.

L’échange prévu de prisonniers de guerre pour aujourd’hui a également été perturbé par la partie ukrainienne. La liste des 251 militaires déclarés pour échange a été clarifiée à plusieurs reprises au cours de la journée, le nombre de prisonniers de guerre a été réduit à plusieurs reprises, la liste de seulement 38 militaires convenue à la dernière étape a également été rejetée ce matin par la partie ukrainienne, sans en expliquer les raisons.

Dans le même temps, de la part de la Fédération de Russie, la formation des prisonniers de guerre ukrainiens selon une grande liste de 251 militaires ukrainiens a été effectuée dans son intégralité, y compris leur livraison dans la zone d’origine pour échange. Mais eux, citoyens de l’Ukraine, ne pourront aujourd’hui pas être chez eux, dans le cercle de la famille, dans le cercle des parents et des amis, seulement par la faute des représentants des autorités de Kiev, à qui ils ont également délégué ce pouvoir. Compte tenu de ce qui précède, la partie russe a toutes les raisons de croire que tout n’est pas en ordre avec les militaires des forces armées russes qui sont en captivité.

En outre, il a été établi de manière fiable que les militaires russes sont soumis à la torture, à la violence, à l’intimidation, qui, par leur inhumanité, copient les actions des punisseurs pendant la Grande Guerre patriotique, et tout cela est largement diffusé sur Internet et les médias. Ces faits flagrants restent malheureusement sans l’attention de la communauté mondiale, y compris de l’ONU, de l’OSCE et du CICR.

Les pays occidentaux sont non seulement conscients des violations flagrantes du droit international humanitaire commises par Kiev contre les prisonniers de guerre russes, mais tentent également d’aider les autorités ukrainiennes à se soustraire à toute responsabilité.

En témoigne le fait que le régime de Kiev a notifié le 1er avril de cette année au ministère britannique des Affaires étrangères qu’il n’avait pas l’intention de se conformer à la Convention de Genève lorsqu’il traitait les prisonniers de guerre russes.

En outre, les autorités ukrainiennes exhortent les pays occidentaux à encourager le Comité international de la Croix-Rouge à abandonner les tentatives d’accès aux prisonniers de guerre russes. De telles manipulations autour des militaires russes indiquent de manière convaincante que les autorités de nombreux États occidentaux deviennent complices des crimes inhumains des néo-nazis ukrainiens.

Compte tenu de ce qui précède, la Fédération de Russie, représentée par le Siège de la coordination interdépartementale de la Fédération de Russie pour la réponse humanitaire en Ukraine, lance un appel à l’ONU, à l’OSCE, au Comité international de la Croix-Rouge, à d’autres organisations internationales, ainsi qu’aux dirigeants de l’Allemagne, de la Turquie et de la France, ces pays qui travaillent activement dans la direction humanitaire ukrainienne, pour exiger des autorités ukrainiennes qu’elles garantissent immédiatement l’accès des représentants du Comité international de l’Armée rouge. Croix aux prisonniers de guerre russes, afin d’établir les conditions de détention et de procéder à un examen médical approfondi, avec le transfert ultérieur des documents de rapport à la partie russe et aux organisations internationales.

En cas d’inaction du CICR et d’autres organisations humanitaires, la Fédération de Russie se réserve le droit d’engager prochainement la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question et d’exiger un rapport détaillé du représentant de l’Ukraine et de la direction du CICR sur les conditions de détention et l’état de santé des militaires russes.

En outre, la provocation cynique des néonazis ukrainiens avec la mort massive de civils à Bucha, menée avec le plein soutien du régime de Kiev, est une autre preuve de génocide contre son propre peuple. Et cela a été fait en ce qui concerne les civils qui n’auraient pas résisté aux forces armées russes pendant leur séjour dans la colonie spécifiée. Tout cela frappe par sa cruauté inhumaine.

Ce crime inhumain et horrible du régime de Kiev doit faire l’objet d’une enquête approfondie avec la participation d’organisations internationales de défense des droits de l’homme.

Mais les autorités ukrainiennes ne s’arrêtent pas là.

Actuellement, la préparation de telles provocations impliquant la population civile dans les villes de Konotop et Trostyanets de la région de Sumy, ainsi qu’à Borodyanka et Katyuzhanka de la région de Kiev, est achevée. Nous savons pertinemment que le régime de Kiev, en outre, prépare un autre matériel provocateur sur la mort de civils, prétendument à la suite des actions de l’armée russe. À cette fin, les nationalistes ukrainiens ont bombardé le village de Dergachi dans la région de Kharkiv, après quoi ils ont filmé les bâtiments détruits et « de nombreux morts » pour les transmettre aux médias occidentaux. Cette action a été suivie par des représentants des agences de presse occidentales, la direction a été effectuée par des militaires du 72ème centre d’information et d’opérations psychologiques des forces armées de l’Ukraine. Dans le même temps, tous les participants au tournage mis en scène parmi les civils ont reçu une récompense en espèces de 25 $.

Compte tenu de ce qui précède, nous avertissons à l’avance les pays du soi-disant « Occident civilisé » dirigé par les États-Unis, la Fédération de Russie dispose d’une base de preuves opérationnelles sur les prochains crimes terribles à venir du régime de Kiev avec le dépôt et l’approbation complète de vos propres représentants. Un scénario similaire à Buchinsky avec des accusations infondées contre les forces armées russes ne passera pas cette fois.

 

Département de l’information et des communications de masse du ministère de la Défense de la Fédération de Russie

 

source : Ministère de la Défense de la Fédération de Russie

 

 

3 CHEFS DE GUERRE ENNEMIS

 

 

 

Les relations entre les États-Unis

 

et les pays du Golfe se dégradent

 

 

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par Alexandre Lemoine.

La tension a grandi à cause de la situation pétrolière et la guerre en Ukraine.

Les relations se sont détériorées entre les États-Unis et les pays du Golfe, y compris l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU), écrit le quotidien Washington Post. Parmi les raisons du conflit : l’invasion russe en Ukraine ainsi que la réticence des EAU et de l’Arabie saoudite à augmenter la production de pétrole et substituer les livraisons russes sur fond de hausse des prix d’hydrocarbures en Occident. La Maison Blanche a qualifié d’insuffisamment articulée la « condamnation de Moscou » par les pays du Golfe, indique l’article.

Les pays arabes ont eux aussi des reproches envers l’administration Biden. Selon eux, les États-Unis sont incapables de réagir aux frappes de roquettes lancées par les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, contre les pays du Golfe.

Tout aussi négativement a été perçue la volonté de la Maison Blanche de signer un nouvel accord nucléaire avec Téhéran « qui ne mentionne pas l’agression iranienne dans la région ». En outre, les EAU déplorent le retard de livraison des chasseurs F-35 américains. Ce pays ne soutient pas non plus le dialogue qui se poursuit sur le Plan d’action global commun (PAGC), souligne le Washington Post.

Avant cela, les autorités américaines déclaraient que les sanctions des États-Unis contre l’Iran n’empêchaient pas le retour au PAGC. « En effet, ces sanctions ne sont pas liées à l’accord nucléaire iranien. Elles ne font que montrer ce que nous disions toujours : nous tiendrons responsable l’Iran pour l’élargissement de son programme balistique et la proxy-activité, soulignait la directrice des communications de la Maison Blanche Kate Bedingfield. Cela restera en vigueur indépendamment de notre retour ou non dans l’accord nucléaire ».

Comme le rapportait l’agence Bloomberg, certains pays arabes ont fait part de leur volonté de signer un accord écrit avec les États-Unis qui leur garantirait un soutien militaire dans la lutte contre les Houthis du mouvement rebelle Ansar Allah. Les principaux initiateurs de cette décision, l’Arabie saoudite et les EAU, voudraient signer avec la Maison Blanche un accord global garantissant leur sécurité. Mais dans la situation géopolitique actuelle ils étudient également la possibilité de signer des accords bilatéraux séparés dans le secteur de la défense.

L’initiative des monarchies sunnites est liée aux attaques de plus en plus fréquentes de Houthis ainsi qu’au processus de retour à l’accord sur le nucléaire iranien. Cela pousse les adversaires régionaux traditionnels de l’Iran à s’entendre avec les États-Unis sur la création d’une nouvelle stratégie de sécurité pour le Moyen-Orient. Les propositions envoyées à la Maison Blanche par les pays du Golfe expriment des craintes pensant que le retour à l’accord nucléaire permettrait à l’Iran de renforcer le soutien militaire des Houthis.

Cependant, indique Bloomberg, les partisans d’un nouvel accord pourraient être confrontés à des difficultés, car pour ce faire il faudrait le soutien des deux tiers des sénateurs américains. Ce qui paraît difficile vu la situation politique extrêmement tendue à Washington. Les États-Unis avaient déjà reçu plusieurs fois de telles demandes, sans pour autant pouvoir obtenir un résultat concret.

Les médias écrivaient plus tôt que depuis le début du conflit en Ukraine les autorités émiraties et saoudiennes rejetaient résolument les requêtes de la Maison Blanche d’organiser des pourparlers téléphoniques. C’est d’autant plus significatif dans le contexte de la préparation d’une visite du président américain à Riyad afin de persuader le royaume de compenser les livraisons de pétrole russe.

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Or même si les monarchies du Golfe ne s’empressent pas d’aider l’Occident dans l’adoption d’un embargo sur le pétrole russe, ils profiteront forcément de la réduction imminente de la part russe sur le marché pétrolier européen. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie a rencontré des problèmes pour vendre du pétrole, le pays pourrait même devoir réduire la production d’hydrocarbures.

Et en même temps les pays arabes refusent à l’Occident d’augmenter les exportations de pétrole, car ils sont membres de l’OPEP et de l’OPEP+, qui s’efforcent de ne pas utiliser les problèmes politiques et économiques les uns contre les autres pour élargir leur propre production.

source : Observateur Continental

 

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La Stratégie du Heartland à l’Est :

 

un aperçu des objectifs et des priorités

 

 

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par Alexandre Douguine.

Axe Moscou-New Delhi

Déplaçons-nous vers l’est. Nous voyons ici l’Inde comme un « grand espace » à part entière, qui, à l’époque du Grand Jeu, était la principale tête de pont de la domination britannique en Asie. À cette époque, la nécessité de maintenir le contrôle de l’Inde et d’empêcher d’autres puissances, notamment l’Empire russe, d’empiéter sur le contrôle britannique de la région était essentielle pour la « civilisation de la mer ». À cela s’ajoutent les épopées afghanes des Britanniques, qui ont cherché à plusieurs reprises à affirmer leur contrôle sur la structure complexe de la société afghane non gouvernée, précisément pour bloquer les Russes dans une éventuelle campagne en Inde. Une telle perspective est théorisée depuis l’époque de l’empereur Paul Ier, qui a virtuellement lancé une campagne cosaque (organisée et planifiée de manière quelque peu naïve) en Inde (en alliance avec les Français), ce qui pourrait être la raison de son assassinat (qui, comme le montrent les historiens, a été organisé par l’ambassadeur britannique en Russie, Lord Whitworth).

L’Inde mène actuellement une politique de neutralité stratégique, mais sa société, sa culture, sa religion et son système de valeurs n’ont rien en commun avec le projet mondialiste ou le mode de vie de l’Europe occidentale. La structure de la société hindoue est entièrement terrestre, basée sur des constantes qui ont très peu changé au cours des millénaires. Par ses paramètres (démographie, niveau de développement économique moderne, culture intégrale), l’Inde représente un « grand espace » complet, qui est organiquement inclus dans la structure multipolaire. Les relations russo-indiennes après la libération de l’Inde des Britanniques ont traditionnellement été très cordiales. Dans le même temps, les dirigeants indiens ont souligné à plusieurs reprises leur engagement en faveur d’un ordre mondial multipolaire. En même temps, la société indienne elle-même illustre la multipolarité où la diversité des groupes ethniques, des cultes, des cultures locales, des courants religieux et philosophiques s’entendent parfaitement bien malgré leurs profondes différences et même leurs contradictions. L’Inde est certainement une civilisation qui, au vingtième siècle, après la fin de la phase de colonisation, a acquis – pour des raisons pragmatiques – le statut d’« État-nation ».

Dans ces circonstances favorables au projet multipolaire, qui font de l’axe Moscou-New Delhi une autre structure de soutien pour l’expression spatiale de la pan-idée eurasienne, un certain nombre de circonstances compliquent ce processus. Par inertie historique, l’Inde continue à entretenir des liens étroits avec le monde anglo-saxon, qui, pendant la période de domination coloniale, a réussi à influencer de manière significative la société indienne et à projeter sur elle ses attitudes sociologiques formelles (notamment l’anglophilie). L’Inde est étroitement intégrée aux États-Unis et aux pays de l’OTAN dans le domaine militaro-technique et les stratèges atlantistes apprécient énormément cette coopération, car elle s’inscrit dans la stratégie de contrôle de la « zone côtière » de l’Eurasie. En même temps, la mentalité même de la société indienne rejette la logique des alternatives rigides de l’une ou l’autre, et il est difficile pour la mentalité hindoue de comprendre la nécessité d’un choix irréversible entre la Mer et la Terre, entre la mondialisation et la préservation d’une identité civilisée.

Au niveau régional, cependant, dans les relations avec ses voisins immédiats – en particulier la Chine et le Pakistan – la pensée géopolitique indienne fonctionne beaucoup mieux et cela devrait être utilisé pour intégrer l’Inde dans la construction multipolaire de la nouvelle architecture stratégique eurasienne.

La place naturelle de l’Inde est en Eurasie, où elle pourrait jouer un rôle stratégique comparable à celui de l’Iran. Mais le format de l’axe Moscou-New Delhi devrait être très différent, en tenant compte des spécificités de la stratégie et de la culture régionales de l’Inde. Dans le cas de l’Iran et de l’Inde, différents paradigmes d’intégration stratégique devraient être impliqués.

 

imageXI JINPING CHINE COMMUNISTE

La structure géopolitique de la Chine

La structure géopolitique de la Chine est la question la plus importante. Dans le monde d’aujourd’hui, la Chine a si bien développé son économie, trouvant les proportions optimales entre le maintien du pouvoir politique d’un parti communiste réformé, les principes d’une économie libérale et l’utilisation mobilisatrice d’une culture chinoise commune (dans certains cas sous la forme d’un « nationalisme chinois »), que beaucoup lui attribuent le rôle d’un pôle mondial indépendant à l’échelle planétaire et préfigurent un futur « nouvel hégémon ». En termes de potentiel économique, la Chine a été classée deuxième parmi les cinq premières économies du monde avec le PIB le plus élevé. Avec les États-Unis, l’Allemagne et le Japon, le pays a formé une sorte de club des principales puissances commerciales du monde. Les Chinois eux-mêmes appellent la Chine « Zhongguo », littéralement « le pays central, du milieu ».

La Chine est une entité géopolitique complexe qui peut être divisée en plusieurs composantes principales :

• Chine continentale : les zones rurales pauvres et mal irriguées situées entre les fleuves Huanghe et Yangtze, habitées principalement par des groupes ethniques indigènes réunis par le terme « Han » ;

• les zones côtières de l’Est, qui sont des centres de développement économique et commercial national et des points d’accès au marché mondial.

• les zones tampons habitées par des minorités ethniques (région autonome de Mongolie intérieure, région autonome ouïghoure du Xinjiang, région autonome du Tibet)

• les États voisins et les zones administratives insulaires spéciales dont la population est majoritairement chinoise (Taïwan, Hong Kong, Macao).

Le problème de la géopolitique chinoise est le suivant : pour développer son économie, la Chine manque de demande intérieure (la pauvreté de la Chine continentale). L’accès au marché international par le développement de la zone côtière du Pacifique augmente considérablement le niveau de vie, mais crée des inégalités sociales entre la « côte » et le « continent », et favorise un plus grand contrôle extérieur par le biais des liens économiques et des investissements, ce qui menace la sécurité du pays. Au début du XXe siècle, ce déséquilibre a conduit à l’effondrement de l’État chinois, à la fragmentation du pays, à l’établissement virtuel d’un « contrôle externe » par la Grande-Bretagne et, enfin, à l’occupation des zones côtières par le Japon.

Mao Tse-tung (1893-1976) a choisi une autre voie : la centralisation du pays et sa fermeture complète. Cela a rendu la Chine indépendante, mais l’a condamnée à la pauvreté. À la fin des années 1980, Deng Xiaoping (1904-1997) a entamé un autre cycle de réformes, qui consistait à équilibrer le développement ouvert de la « zone côtière » et l’attraction des investissements étrangers dans cette région avec le maintien d’un contrôle politique strict de l’ensemble du territoire chinois aux mains du Parti communiste, afin de préserver l’unité du pays. C’est cette formule qui définit la fonction géopolitique de la Chine contemporaine.

L’identité de la Chine est double : il y a une Chine continentale et une Chine côtière. La Chine continentale est tournée vers elle-même et la préservation du paradigme social et culturel ; la Chine côtière est de plus en plus intégrée au « marché mondial » et, par conséquent, à la « société mondiale » (c’est-à-dire qu’elle adopte progressivement les traits de la « civilisation de la mer »). Ces contradictions géopolitiques ont été aplanies par le Parti communiste chinois (PCC), qui doit fonctionner dans le cadre du paradigme de Deng Xiaoping – l’ouverture assure la croissance économique, le centralisme rigide de l’idéologie et du parti, s’appuyant sur les zones rurales pauvres du continent, maintient l’isolement relatif de la Chine par rapport au monde extérieur. La Chine cherche à prendre de l’atlantisme et de la mondialisation ce qui la renforce, et à détacher et écarter ce qui l’affaiblit et la détruit. Jusqu’à présent, Pékin a réussi à maintenir cet équilibre, ce qui l’amène au leadership mondial, mais il est difficile de dire dans quelle mesure il est possible de combiner l’incompatible : mondialisation d’un segment de la société et préservation d’un autre segment sous le mode de vie traditionnel. La solution de cette équation extrêmement complexe prédéterminera le destin de la Chine dans le futur et, par conséquent, construira un algorithme pour son comportement.

En tout état de cause, la Chine d’aujourd’hui insiste fermement sur un ordre mondial multipolaire et s’oppose à l’approche unipolaire des États-Unis et des pays occidentaux dans la plupart des confrontations internationales. La seule menace sérieuse qui pèse aujourd’hui sur la sécurité de la Chine provient uniquement des États-Unis – la marine américaine dans le Pacifique pourrait à tout moment imposer un blocus sur l’ensemble du littoral chinois et ainsi faire s’effondrer instantanément l’économie chinoise, qui dépend entièrement des marchés étrangers. À cela s’ajoute la tension autour de Taïwan, un État puissant et prospère avec une population chinoise mais une société purement atlantiste intégrée dans un contexte mondial libéral.

Dans un modèle d’ordre mondial multipolaire, la Chine se voit attribuer le rôle du pôle Pacifique. Ce rôle serait une sorte de compromis entre le marché mondial dans lequel la Chine existe et se développe aujourd’hui, fournissant une part énorme de ses biens industriels, et sa fermeture totale. Ceci est globalement cohérent avec la stratégie de la Chine qui consiste à essayer de maximiser son potentiel économique et technologique avant l’inévitable affrontement avec les États-Unis.

 

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Le rôle de la Chine dans un monde multipolaire

Il existe un certain nombre de problèmes entre la Russie et la Chine qui pourraient entraver la consolidation des efforts visant à construire une construction multipolaire. L’une d’elles est l’expansion démographique des Chinois dans les territoires peu peuplés de Sibérie, qui menace de modifier radicalement la structure sociale même de la société russe et constitue une menace directe pour la sécurité. Sur cette question, une condition préalable à un partenariat équilibré devrait être un contrôle strict par les autorités chinoises des flux migratoires vers le nord.

La deuxième question concerne l’influence de la Chine en Asie centrale, une zone stratégique proche de la Russie, riche en ressources naturelles et en vastes territoires, mais plutôt faiblement peuplée. L’avancée de la Chine en Asie centrale pourrait également constituer un obstacle. Ces deux tendances violent un principe important de la multipolarité : l’organisation de l’espace sur un axe nord-sud et non l’inverse. La direction dans laquelle la Chine a toutes les raisons de se développer est celle du Pacifique, au sud de la Chine. Plus la présence stratégique de la Chine dans cette région sera forte, plus la structure multipolaire sera forte.

xi jinping et poutine

Le renforcement de la présence de la Chine dans le Pacifique entre directement en collision avec les plans stratégiques de l’Amérique pour l’hégémonie mondiale, car dans une perspective atlantiste, la sécurisation du contrôle des océans du monde est la clé de l’ensemble du tableau stratégique du monde vu des États-Unis. La marine américaine dans le Pacifique et le déploiement de bases militaires stratégiques dans différentes parties du Pacifique et sur l’île de San Diego dans l’océan Indien afin de contrôler l’espace maritime de toute la région sera le principal enjeu de la réorganisation de la zone Pacifique sur le modèle d’un ordre mondial multipolaire. La libération de cette zone des bases militaires américaines peut être considérée comme une tâche d’importance planétaire.

La géopolitique du Japon et son éventuelle
implication dans le projet multipolaire

La Chine n’est pas le seul pôle dans cette partie du monde. Le Japon est une puissance régionale asymétrique mais économiquement comparable. Société terrestre et traditionnelle, le Japon est passé sous occupation américaine après 1945 à la suite de la Seconde Guerre mondiale, dont les conséquences stratégiques se font encore sentir aujourd’hui. Le Japon n’est pas indépendant dans sa politique étrangère ; il y a des bases militaires américaines sur son territoire, et son importance militaire et politique est négligeable par rapport à son potentiel économique. Pour le Japon, d’un point de vue théorique, la seule voie organique de développement serait de rejoindre le projet multipolaire, ce qui implique :

• L’établissement d’un partenariat avec la Russie (avec laquelle aucun traité de paix n’a encore été conclu – une situation soutenue artificiellement par les États-Unis, qui craignent un rapprochement entre la Russie et le Japon) ;

• restaurer sa puissance militaire et technique en tant que puissance souveraine ;

• une participation active à la réorganisation de l’espace stratégique dans le Pacifique ;

• devenant le deuxième pôle, avec la Chine, de l’ensemble de l’espace Pacifique.

Pour la Russie, le Japon était le partenaire optimal en Extrême-Orient car, démographiquement, contrairement à la Chine, il n’a pas de problèmes de ressources naturelles (ce qui permettrait à la Russie d’accélérer l’équipement technologique et social de la Sibérie au Japon) et il dispose d’une énorme puissance économique, y compris dans le domaine de la haute technologie, qui est stratégiquement important pour l’économie russe. Mais pour qu’un tel partenariat soit possible, le Japon doit faire le pas décisif de se libérer de l’influence américaine.

Sinon (comme dans la situation actuelle), les États-Unis considéreront le Japon comme un simple outil dans leur politique visant à contenir le mouvement potentiel de la Chine et de la Russie dans le Pacifique. Brzezinski plaide à juste titre en ce sens dans son livre The Grand Chessboard, où il décrit la stratégie américaine optimale dans le Pacifique. Ainsi, cette stratégie prône un rapprochement commercial et économique avec la Chine (parce que la Chine est entraînée dans la « société mondiale » par son intermédiaire), mais insiste pour construire un bloc stratégico-militaire contre elle. Avec le Japon, au contraire, Bzezinski propose de construire un « partenariat » militaro-stratégique contre la Chine et la Russie (en fait, il ne s’agit pas d’un « partenariat », mais d’une utilisation plus active du territoire japonais pour le déploiement d’installations militaro-stratégiques américaines) et de se livrer à une concurrence acharnée dans la sphère économique, car les entreprises japonaises sont capables de relativiser la domination économique américaine à l’échelle mondiale.

L’ordre mondial multipolaire évalue légitimement la situation de manière exactement inverse : l’économie libérale de la Chine ne vaut rien en soi et ne fait qu’accroître la dépendance de la Chine à l’égard de l’Occident, tandis que sa puissance militaire – surtout dans le segment naval – est au contraire précieuse car elle crée les conditions préalables pour débarrasser à l’avenir les océans Pacifique et Indien de la présence américaine. Le Japon, au contraire, est surtout attrayant en tant que puissance économique qui rivalise avec les économies occidentales et qui a maîtrisé les règles du marché mondial (on espère qu’à un moment donné, le Japon pourra utiliser cela à son avantage), mais il est moins attrayant en tant que partenaire dans un monde multipolaire, en tant qu’instrument passif de la stratégie américaine. Dans tous les cas, le scénario optimal serait que le Japon se libère du contrôle américain et entre dans une orbite géopolitique indépendante. Dans ce cas, il serait difficile d’imaginer un meilleur candidat pour construire un nouveau modèle d’équilibre stratégique dans le Pacifique.

Actuellement, compte tenu du statu quo, la place du « pôle » Pacifique peut être réservée à deux puissances – la Chine et le Japon. Tous deux ont de solides arguments pour être le leader ou l’un des deux leaders, substantiellement supérieur à tous les autres pays de la région d’Extrême-Orient.

La RPDC comme exemple de l’autonomie géopolitique d’un État terrestre

Il convient de souligner le facteur de la RPDC, un pays qui n’a pas succombé à la pression occidentale et qui continue à rester fidèle à son ordre sociopolitique très spécifique (juché) malgré toutes les tentatives de le renverser, de le discréditer et de le diaboliser. La RPDC illustre la résistance courageuse et efficace à la mondialisation et à l’unipolarité par un peuple assez petit, et c’est là que réside sa grande valeur. Une RPDCnucléaire qui maintient une identité sociale et ethnique et une réelle indépendance, avec un niveau de vie modeste et un certain nombre de restrictions à la « démocratie » (comprise dans le sens libéral et bourgeois), contraste fortement avec la Corée du Sud. La Corée du Sud perd rapidement son identité culturelle (la plupart des Sud-Coréens appartiennent à des sectes protestantes, par exemple) et est incapable de faire un seul pas en politique étrangère sans se référer aux États-Unis, mais sa population est plus ou moins prospère (financièrement, mais pas psychologiquement). Le drame moral du choix entre indépendance et confort, dignité et bien-être, fierté et prospérité se joue dans deux parties d’un peuple historiquement et ethniquement unifié. La partie nord-coréenne illustre les valeurs du Sushi. Celui de la Corée du Sud illustre les valeurs de la mer. Rome et Carthage, Athènes et Sparte. Béhémoth et Léviathan dans le contexte de l’Extrême-Orient moderne.

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Les principaux défis au Heartland russe à l’Est

Le vecteur oriental (Extrême-Orient, Asie) du Heartland russe peut être réduit aux tâches principales suivantes :

• Assurer la sécurité stratégique de la Russie sur la côte Pacifique et en Extrême-Orient ;

• Intégrer les territoires sibériens dans le contexte social, économique, technologique et stratégique global de la Russie (en tenant compte de l’état désastreux de la démographie de la population russe)

• développer le partenariat avec l’Inde, y compris dans le domaine militaro-technique (l’axe Moscou-New Delhi)

• construire une relation équilibrée avec la Chine, en soutenant ses politiques multipolaires et ses aspirations à devenir une puissante puissance navale, mais en prévenant les conséquences négatives de l’expansion démographique de la population chinoise dans le nord et de l’infiltration de l’influence chinoise au Kazakhstan ;

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• Encourager par tous les moyens possibles l’affaiblissement de la présence navale américaine dans le Pacifique en démantelant les bases navales et autres installations stratégiques ;

• Encourager le Japon à se libérer de l’influence américaine et à devenir une puissance régionale à part entière, établissant ainsi un partenariat stratégique sur l’axe Moscou-Tokyo ;

• Soutenir les puissances régionales d’Extrême-Orient qui défendent leur indépendance vis-à-vis de l’atlantisme et de la mondialisation (RPDC, Vietnam et Laos).

source: Ide e Azione

via Euro-Synergies

 

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