DSK, ACCOMPAGNE DE LA PRESIDENTE DU

MUSEE PICASSO, EST RENTRE ENFIN EN FRANCE,

AU GRAND SOULAGEMENT DES ARTISTES PEINTRES


Chronique N°7 de notre correspondant

spécial de Presse à New York

FRED FOREST

FRED_FOREST_A_NEW_YORK

 

Rompus désormais à leur jeu de rôle respectif , et aux salamaleks convenus devant la presse, ils sont descendus de la passerelle du Boeing d’Air France en toute modestie ...presque comme des voyageurs normaux. Vite pris en charge par les services d’Air France et une dizaine de gros bras de la sécurité publique. Ils ont rejoints, toujours plus décontractés que jamais, le véhicule mis à leur disposition pour se rendre à Paris. Pris en charge immédiatement sur l’autoroute du Nord par une meute de journalistes dressés, caméra au poing, sur de puissants engins motorisés. En anticipant, l’éditorialiste du Figaro Étienne de Montety ne croyait pas si bien dire, quand il écrivait le 25 juillet 2008 : “ Depuis cent cinquante ans, une géographie militaire s'était imprimée dans la tête des Français : elle formait la ligne bleue des Vosges... “ La ligne bleue des Vosges, tracée comme une frontière entre l’insoutenable et le politiquement correct. En tête de ce cortège motorisé, un motard surexcité, semble-t-il détenteur d’une information de dernière minute, se retournait vers ses collègues en hurlant : Place des Vosges ! Place des Vosges ! Place des Vosges ! Indiquant ainsi la destination finale et présumé du couple. Une place qui a le privilège de voir des résidents de marque comme Jack Lang ou encore Maître Jean-Claude Binoche, aller chercher leur journal du matin, en savates au bistrot du coin. Pour lire quoi ? Les péripéties des DSK de retour dans leur hôtel particulier justement sur la ...Place des Vosges. Sur le perron comme tout le monde l’a vu pour une répétition générale de sa prestation sur les marches de l’Elysée qui n’aurait, forcement pas lieu, compte tenu de ses antécédents. Tout sourire aux lèvres, faisant bonne figure contre mauvaise fortune, son épouse adressant même un petit signe discret ( hum ! hum ! discret ?) il y a qu’à voir sur la photo ci-dessous... ) à un journaliste de ses connaissances. A moins que ce ne soit à la femme de ménage des voisins, balai en mains, ce qui pourtant m’étonnerait fort, la mansuétude ayant tout de même ses limites chez tout être humain. Il faudra en effet beaucoup de temps pour que disparaisse les séquelles mémorielles de cette aventure follement médiatique, vécue comme une tragédie grecque chez les pieds nickelés par la principale héritière de la fortune de Paul Rosemberg marchand de tableaux. Qui doit, aujourd’hui, se retourner dans sa tombe, en apprenant l’usage qui est fait de son héritage par une de ses petite-filles ayant reçu pourtant la meilleure éducation du monde licenciée en Droit et diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques. Bref, nos amis artistes peintres qui ne bénéficient pas des moyens de transports rapides sont arrivée sur les lieux place des Vosges en ordre dispersé. La lourde porte de bois était déjà close. Il ne restait plus sur le trottoir que quelques curieux commentant l’événement. Et une famille de touristes anglais, aux cheveux rouges, visiblement satisfaits d’une situation, qui pourraient agrémenter leur récit de vacances de détails inédits sur l’affaire DSK à leur retour à Liverpool.


Après une concertation rapide nos amis artistes peintres tirèrent le bilan de ce nouvel échec. Une fois de plus, ils devaient reconnaître, arrivés trop tard sur les lieux, qu’ils n’avaient pu réaliser le projet qu’ils avaient cependant murement réfléchi. Un projet qui consistait, à trois, de se tenir au plus près du couple à la descente de voiture. Avec deux des leurs, écartant les journalistes, alors que le troisième saisirai par la manche sœur Anne, sans brusquerie apparente, afin ne pas être repoussé de sa trajectoire par un vigoureux coup de coude dans l’estomac, par un des gardes corps rompus de longue date à cet exercice. L’idée de se protéger à l’aide d’un chevalet comme bouclier fût finalement abandonnée, pour ne pas donner prétexte à une accusation fallacieuse d’agression. Pour ne pas porter atteinte à l’image d’un outil de travail indispensable à l’activité d’une profession toute entière. La démarche des artistes étant foncièrement pacifique, visant dans une société de droit, à obtenir raison par une juste négociation, et non en imposant unilatéralement leur point de vue. C’est pourquoi selon certains, les artistes peintres, moqués, trompés, bernés, sont toujours perdants dans une société dont les valeurs ne sont pas conformes avec l’idéal de la beauté auxquels ils sont attachés viscéralement paraît-il ? Tout au moins pour certains d’entre eux...


Bon, comme à Honfleur, un tour de garde fût organisé devant le domicile parisien du couple. Trois d’entre eux déployèrent leur chevalet, et se mirent au travail pour un rendu parfait, des vieilles pierres moussues de la place des Vosges. Une place bordée d'immeubles d'habitation de deux étages en briques rouges à chaînages de pierre calcaire blanche et aux toits d'ardoise bleue très pentus, d'une grande unité de présentation. Un édit royal, pris au XVIIe siècle, a imposé l'unité de la composition des bâtiments et la hauteur uniforme. Un argument commercial de plus à faire valoir par les peintres au premier touriste de passage pour lui fourguer la marchandise...

Fred Forest

sans_titre

chevalet

REMBRAND_AUTO_PORTRAIT_AU_CHEVALET

REMBRAND AUTO PORTRAIT AU CHEVALET