10 mai 2016

GUERRE TOTALE EN SYRIE OUBLIEE DES OCCIDENTAUX... SAUF DES RUSSES

GUERRE TOTALE EN SYRIE OUBLIEE DES OCCIDENTAUX ... SAUF DES RUSSES  

Les opérations de l’armée arabe syrienne après la libération de Palmyre

Les opérations de l’armée arabe syrienne après la libération de Palmyre

Les ingénieurs et les équipements de plusieurs régiments de l’armée arabe syrienne ont été déployés à Palmyre, pour commencer les réparations et la reconstruction de l’aéroport de Palmyre (Tadmor) libéré des mains de l’Etat islamique. Compte tenu de la proximité de la Deir Ez-Zor et de Raqqa, cela jouera un rôle important dans une offensive de l’armée arabe syrienne contre l’état islamique. Il va y avoir, à l’aéroport situé à l’Est de Palmyre, un déploiement de l’aviation et des hélicoptères d’attaque russo-syriens, capables d’intervenir rapidement dans les opérations, pour appuyer les offensives des forces terrestres, des avions et des hélicoptères de transport pour les opérations aéroportées.

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Pour soulager les ingénieurs de l’armée arabe syrienne pour cette tâche, une compagnie de génie pour le déminage du centre de formation de Moscou a rejoint Palmyre,  le 31 Mars 2016, et a pris le relais de l’armée arabe syrienne, avec pour mission de détecter et d’éliminer les engins explosifs posés par l’État islamique avant de quitter Palmyre. L’opération, qui durera plusieurs mois, impliquera des robots de déminage Uran-6 et des équipes de chiens dressés pour détecter des explosifs. Le robot sur chenilles blindé Uran-6 qui pèse 12 tonnes, est contrôlé à distance par le biais de plusieurs caméras de télévision. Les ingénieurs qui opèrent avec ces robots peuvent commander le transport des engins improvisés dans des endroits isolés éloignés de l’endroit d’extraction de l’explosif ou de procéder à une explosion contrôlée. Jusqu’à présent, 3000 de ces engins explosifs ont été désamorcés.

Comme je l’ai dit dans un article précédent, l’armée arabe syrienne a commencé la phase préparatoire de la bataille pour Palmyre le 7 Mars 2016, réussissant à encercler les flancs d’un avant-poste du groupe de l’Etat islamique, composé de 1500 combattants, situé à 50 km à l’ouest de Palmyre, coupant les voies de retraite vers le nord (Raqqa) et vers l’est (Deir Ez Zor) des combattants de l’Etat islamique encerclés dans le district de Al-Qaryatayn et Mahsaași [1].

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Al-Qaryatayn et Mahsaa.

Pendant que des unités de la 18ème division de chars effectuaient la phase finale de l’opération de libération de Palmyre (zone 2), elles sont remplacées dans les quartiers de Al-Qaryatayn et Mahsaa par 6 000 soldats syriens des 43ème et 63ème brigades et la 4ème division mécanisée, renforcées par les vétérans des commandos Faucons du Désert. Ils ont commencé l’offensive contre les 1500 combattants du groupe Etat islamique, pour les encercler dans les villes antiques chrétiennes de Al-Qaryatayn et Mahsaa (zone 1 ).

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Al-Qaryatayn est un nœud important du réseau d’oléoducs et de gazoducs de la Syrie. L’appui aérien a été assuré par la Syrie avec des avions Su-22 et des hélicoptères d’attaque Gazelle SA-342, et par les Russes avec des Su-25 et des hélicoptères d’attaque Mi-28 N.

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Après la libération de Qaryatayn, la 4ème Division mécanisée se déplacera au nord de Palmyre pour contrôler les sommets des montagnes al-Mar’eh (1129 m), Khashabiyah (995 m) et Jabal al ‘Asab (625 m), d’où elle se dirigera vers la plaine Maskaneh pour surveiller toute tentative de prise de contrôle de la route Khanaser-Alep par les combattants de l’Etat islamique. La 4ème Division mécanisée a également pour mission la libération de la base aérienne de Tabqa, située à 35km à l’ouest de Raqqa. La reconquête de cette base aérienne permettrait à l’armée arabe syrienne d’interdire toutes manœuvres des forces de l’État islamique de Deir Ez-Zor sur la rive ouest de l’Euphrate.

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As-Sukhnah et Arak

Une deuxième direction offensive contre l’État islamique suivie par l’armée arabe syrienne est la libération des villes d’As-Sukhnah et Arak, situées 30-40 km à l’est de Palmyre, où se sont repliés environ 2000 combattants de l’Etat Islamique qui contrôlaient Palmyre (zone 4). Les installations pétrolières à Al-Sukhnah avaient constitué un point logistique important pour l’Etat islamique, d’où il tirait de l’argent à partir de la contrebande de pétrole. L’offensive est portée par la 18ème division de chars, le bataillon Tigre des forces pour les opérations spéciales de l’armée arabe syrienne, des soldats de Qods (forces spéciales iraniennes), le Hezbollah libanais et les groupes paramilitaires irakiens Harakat Al Nujaba, Liwa Imam Ali, Kata’eb Hezbollah. Les deux localités As-Sukhnah et Arak sont placées au milieu du désert, entourées de champs de pétrole exploités par l’État islamique sur l’autoroute M20, qui relie Deir ez-Zor à Palmyre. Après la libération de As-Sukhnah et Arak, l’armée arabe syrienne ne rencontrera plus aucune résistance sur les 80 km qui la sépareront de Deir ez-Zor, pour faire la jonction avec les défenseurs de cette ville, c’est-à-dire la 104ème Brigade de parachutistes, la 137ème brigade d’artillerie, et des combattants des forces de la Défense nationale.

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Deir ez-Zor

Pendant ce temps, la base aérienne Hmeymim a constitué un pont aérien, formé d’avions de transports militaires syriens Il-76 escortés par des avions de chasse russes Su-30 SM2 et Su-35 qui larguent des palettes quotidiennes de nourriture pour les 200 000 habitants de la ville Deir ez-Zor.

Au niveau de la troisième direction de l’offensive, grâce à des informations obtenues par les satellites multi spectres et des avions sans pilote russes, la 104ème Brigade Aéroportée a mené, le 30 Mars 2016, un raid éclair dans l’ancien aéroport situé dans le quartier d’al-Ashari au sud de ville de Deir ez-Zor. Ils y ont découvert et neutralisé un groupe de combattants de l’État islamique infiltré dans la ville par un tunnel possédant l’électricité, des conduites d’eau et la ventilation. A cette occasion, le commandant de l’Etat islamique à Deir ez-Zor été tué. Il s’agissait du citoyen belge Salahiddeen Al-Beljiki. Le tunnel a été utilisé à la fois pour l’infiltration de l’Etat islamique et pour stocker des armes, des munitions et des explosifs (zone 4).

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Un bataillon de la 104ème Brigade aéroportée, embarqué dans une voiture légère blindée, a effectué un raid sur les positions de l’État islamique dans les villes d’al-Mayadeen et al-Ashari, situées à 20- 25 km au sud de la ville de Deir ez-Zor, sur l’autoroute M4 (zone 5). La jonction de la 18ème division avec les forces de défense de la ville de Deir ez-Zor permettra l’isolement de la totalité du groupe de l’Etat islamique, composé de 3000 combattants disposés au nord de la ville de Al Bukama.

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Les combattants kurdes de l’YPG ont coordonné leurs efforts avec la 104ème Brigade aéroportée, avançant au sud et libérant les champs de pétrole de Maliha et de multiples objectifs dans la localité de Rwaished, située à 48 km au nord de Deir ez-Zor. Ils ont libéré la raffinerie, la gare et le pont sur la rivière Al Khabur. Ces actions kurdes permettent à l’armée arabe syrienne de commencer le confinement du groupe Etat islamique de 2500 combattants qui contrôle les champs de pétrole du nord la Syrie, à la frontière avec l’ Irak (zone 5 ).

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SOURCE : Valentin Vasilescu

 

Les avions russes obligés

de revenir précipitamment

et de reprendre les

bombardements en Syrie

 

 

Les avions russes obligés de revenir précipitamment et de reprendre les bombardements en Syrie

 

Bien que la Russie ne possède pas la technologie aéronautique du niveau de celle des Etats-Unis, ni d’avions de cinquième génération, les bombardiers russes ont été très efficaces dans leur campagne de 5-6 mois en Syrie. L’un des objectifs, qui était d’attirer des commandes massives pour les armes russes, a été atteint [1].

Cependant, après que la Russie et les Etats-Unis aient convenu de la cessation des hostilités à partir du 27 Février 2015, le président Vladimir Poutine avait ordonné un retrait de 46 des 54-56  avions Su-24, Su-25, Su-30, Su-34  et Su-35 russes déployés sur la base aérienne de Hmeymim en Syrie. Le retrait des bombardiers russes a été mal inspiré et leur absence a été fortement ressentie par l’armée arabe syrienne qui, après la conquête de Palmyre, n’a jamais eu la force nécessaire pour poursuivre l’offensive contre l’État islamique, à Raqqa et Deir ez-Zor [2]. Sans le soutien aérien, l’armée arabe syrienne a subi de lourdes pertes face au Front Al Nusra (filiale d’Al-Qaïda en Syrie) dans la région d’Alep.

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En outre, en l’espace d’un mois, l’aviation syrienne a perdu trois avions de combat (MiG-21, MiG-23 et Su-22), abattus dans le nord de la Syrie par les portables sol-air des islamistes introduits en grandes quantités dans le pays après l’entrée en vigueur du cessez-le feu. Pour cette raison, l’armée de l’air syrienne ne dépasse pas un maximum de 10 cibles islamistes en un jour, ce qui est insuffisant pour permettre aux troupes terrestres syriennes de prendre plus de mesures offensives. L’armée arabe syrienne se retrouve dans une situation délicate, et cependant l’armée russe ne peut pas aller contre l’ordre de Poutine et ramener les bombardiers qui ont été retirés de la Syrie. Il ne semble pas non plus que la proposition du commandant des forces aériennes de la Russie, le général Viktor Bondarev, de tester en Syrie les nouveaux avions Yak-130 dans des missions d’attaque au sol, ait été acceptée par Poutine [3].

La seule variante qui ait été couronnée de succès a été le déploiement du seul porte-avions russe Admiral Kuznetsov dans la mer Méditerranée, près de la côte syrienne. Le problème est que le porte-avions russe, entré en 2015 dans une phase de réparation et de modernisation dans les chantiers navals de Sevmaş à Severodvinsk, devrait être remis à la Marine à la fin de 2016. La mise à niveau signifie adapter le porte-avions pour le faire fonctionner avec les nouveaux MiG-29 K / KUB, au lieu de l’ancien avion Su-33. Les pilotes du porte-avions Amiral Kuznetsov se sont entrainés l’année dernière pour le décollage et l’atterrissage du MiG-29 K / KUB sur des pistes spécialement aménagées (Nitka), imitant celles du pont du porte-avions, de Saki (Yevpatoriya – vestul Crimeii) et Yeisk ( sur la côte de la mer d’Azov).

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Le porte-avions Amiral Kuznetsov (Projet 1143), propulsé par des turbines à gaz, a un déplacement de 65000 t, et a été lancé en Décembre 1990 par les chantiers navals N° 444 Sud de Nikolaev, dans la RSS d’Ukraine. Il a été conçu pour embarquer 52 à 55 avions et hélicoptères. L’Amiral Kuznetsov est armé avec huit systèmes d’artillerie AA de type AK-630 (2x30mm), 18 lance-missiles AA de type 3K95 Kinzhal, 12 lance-missiles navire-navire P-700 Granit (portée 620 km, la vitesse de Mach2,5) et deux lance-missiles anti-sous-marins UDAW-1.

Le Ministre de la Défense de la Fédération de Russie a déclaré que la date de sortie des réparations du porte-avions Amiral Kuznetsov a été avancée au 1er Juillet 2016. Pour cette raison, le porte-avions n’embarquera pas seulement des MiG-29 K / KUB, mais conservera aussi certains des avions Su -33. Sa nouvelle configuration aura 12 avions multi-rôle Su-33, 28 avions multi-rôle MiG 29 K / KUB, 4 avions école et d’attaque au sol Su-25UTG / UBP et 8 hélicoptères de lutte anti-sous-marine Ka-27.

Les avions Su-33 et MiG-29 K / KUB décollant du porte-avions Amiral Kuznetsov ne peuvent être armés que de 30-40% de la quantité maximale d’armes et de carburant (6-9 t). Toutefois, cette restriction ne les empêchera pas d’obtenir le même effet sur leurs cibles que les bombardiers Su-24 et Su-34 qui opéraient en Syrie. En effet, les avions Su-24 et Su-34 étaient armés chacun de deux bombes KAB-250 S/LG  de 250 kg ou KAB-500 L/Kr de 500 kg ou KAB-1500 L/Kr, toutes guidées par laser, caméra ou GPS, ou deux missiles air-sol de type Kh-29 L/T et Kh-25 T, guidés par faisceau laser ou caméra. [2]. Conçus pour les missions de chasse, les Su-33 et MiG-29 K / KUB auront en plus des missiles air-air de courte et moyenne portée.

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Le petit porte-avions russe est suffisant pour frapper les islamistes Syriens qui ne pourront pas faire face, avec le même effet que l’un des 11 porte-avions à propulsion nucléaire des États-Unis qui ont un déplacement de plus de 100 000 t, avec à bord plus de 78 avions (F/A-18E/F, EA-18G,  E-2), et 12 hélicoptères SH-60F. L’Amiral Kuznetsov n’est pas le seul porte-avions sur lequel peuvent opérer les MiG-29 K / KUB. L’ancien porte-avions russe Amiral Gorskov, avec un déplacement de 43000 t, a été reconstruit et modernisé dans les chantiers navals de Severodvinsk, et entré en dotation de la marine indienne en 2014 sous le nom de Vikramaditya. Il n’embarque que 36 avions : 26 MiG-29 K / KUB et 10 hélicoptères Kamov Ka-28/31.

SOURCE : Valentin Vasilescu

 

Des avions YAK-130 russes en Syrie ?

 

 

Des avions YAK-130 russes en Syrie ?

 

Durant près de six mois de bombardements en Syrie, les avions russes Su-24, Su-25 et Su-34 ont largement réussi à neutraliser l’infrastructure de commandement (postes de commandement, centres de transmission), de stockage et d’approvisionnement (dépôts de carburant, de munitions, de nourriture, parcs automobile) et les réseaux de tunnels des islamistes. Toutes les missions de neutralisation des bunkers ennemis en Syrie ont pris fin. Dans la phase actuelle de conflit en Syrie, l’armée arabe syrienne est obligée de se battre sur plusieurs fronts contre l’État islamique, contre Al-Nusra (Al-Qaida syrien) et son allié l’Armée syrienne libre (ASL), soutenus par les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite

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L’armée arabe syrienne ne peut pas faire face à la situation, si elle n’effectue pas des bombardements aériens massifs jour et nuit, en particulier en vue des missions de soutien rapproché contre les  combattants islamistes, leurs moyens automobiles, leurs véhicules blindés et les pièces d’artillerie positionnées à proximité des troupes syriennes. En raison de la situation de cette guerre qui dure depuis cinq ans, l’aviation syrienne n’a pas exécuté d’entraînement en vol de nuit, n’a pas été formée à des frappes de précision et ne dispose pas de points de guidage et de repérage des cibles au sein des forces terrestres en premier ligne permettant de fournir les coordonnées GPS précises des cibles. Les bombardiers Su-24 et Su-34 ne sont pas rentables dans les missions de soutien rapproché de l’armée, avec une fréquence de 4-6 sorties quotidiennes, ce qui explique que la plupart d’entre eux ont été retirés. La Russie a retiré de la Syrie tous les 15 Su-25SM3, qui sont faits uniquement pour les missions d’attaque au sol, étant donné que chaque avion a effectué plus de 200 heures de vol et la cellule doit être soumise à des contrôles, le Su-25 avions étant âgé de 20-30 ans.

La Russie a ajouté à son contingent en Syrie 6-8 hélicoptères d’attaque Mi-28 et Ka-52 (munis de la protection contre des missiles sol-air Prezident), qui sont arrivés le 17 Mars 2016 à la base aérienne de Hmeymim. Les deux types d’hélicoptères sont entrés récemment dans la dotation de l’armée russe et n’ont jamais été utilisés dans un conflit militaire. Les images satellites montrent que des Ka-52 et des Mi-28 ont été utilisés durant l’offensive pour la libération de Palmyre à partir des bases aériennes d’Al-Shayrat (30 km au sud-est de Homs) et Tiyas (67 km à l’est d’Al-Shayrat). Ce nouveau lot d’hélicoptères a été rajouté aux 6 Mi-24 déjà en Syrie pour remplacer les Su-25.

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Dans le cas de la Syrie, seuls tous les avions ont été utilisés, pas les hélicoptères. Des avions plus petits, plus maniables, moins coûteux à exploiter et à entretenir que les appareils multi-rôles ou les bombardiers. La vitesse et l’altitude plus faibles dans la zone de l’objectif permettent aux pilotes de se familiariser avec la situation tactique, de percevoir les changements, de détecter facilement les cibles indiquées au sol et d’exécuter des manœuvres précises attaque.

Par exemple, dans le cadre de la Coalition anti-Etat-islamique dirigée par les Etats-Unis, l’avion A-10 opère avec succès, avec une vitesse maximale de 706 km/h, ainsi que l’avion à turbopropulseurs OV-10G Bronco. L’OV-10G est un vétéran de la contre-insurrection au Vietnam, extrêmement maniable avec une vitesse maximale de 452 km/h et est armé de mitrailleuses cal. 7,62 mm et quatre blocs de roquettes ou deux bombes de 100 kg.

L’idéal à ce moment pour le soutien rapproché de l’armée arabe syrienne serait les nouveaux Yak-130 qui, en plus de pouvoir remplacer la flotte d’avion-école L-39, sont également adaptés pour des missions d’attaque au sol. Le Yak-130 qui est entré dans la dotation de l’armée russe en 2013, vole à une vitesse minimale de 209 km/h et maximale de 1050 km/h (Mach 0,93), avec un plafond de presque 12500 m et peut exécuter des évolutions acrobatiques à un angle de 42 ° (les avions de la même catégorie ont un angle de 32 °). Le Yak-130 bimoteur intéresse le Nicaragua, l’Uruguay, le Myanmar et d’autres pays, qui souhaitent d’abord le tester dans des missions anti-insurrectionnelles. C’est la raison pour laquelle la Russie, qui détient plus de 80 Yak-130, en a commandé 30 autres, et semble prêt à les utiliser dans les combats en Syrie.

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La cabine du Yak-130 offre une bonne visibilité, de sorte que le pilote de la première cabine a un angle de vue sur le nez de l’avion de -16 °, tandis que celui de la seconde cabine a un angle de -6 °. Les deux pilotes ont des équipements pour la vision de nuit et trois écrans multifonctions dans chaque cabine. Le dispositif de visée, entièrement informatisé, est couplé à un télémètre laser LD-130 et une caméra TV pour une meilleure précision de tir. Le Système de navigation inertielle comprend un gyroscope laser BINS-SP-1, et, en plus du GPS, le réseau fonctionne avec GLONASS / NAVSTAR.

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L’avion est équipé d’un système optoélectronique Platan, de détection de cibles en infrarouge et de guidage des armes (IRST). Le radar de bord est une miniature de type Osa, qui détecte les cibles à 85 km, les cadre et lance des missiles à partir de 65 km, pouvant suivre simultanément huit cibles aériennes et deux terrestres. Bien que le Yak-130 ne dispose pas de blindage, l’avionique à bord est supérieure à celle de l’avion d’attaque au sol Su-25 SM3. Le Yak-130 est protégé des missiles sol-air qui ont commencé à apparaître dans l’équipement des islamistes syriens, par un équipement EW (guerre électronique) qui comporte un système d’alerte contre les radiations, une station de brouillage actif, et des lanceurs de pièges thermiques.

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Pour l’armement, le Yak-130 dispose d’un canon GSH-301 cal. 30 mm et neuf points d’ancrage dans les ailes et le fuselage, qui peut prendre 3000 kg d’armes. Ses armes de haute précision comprennent des  missiles antichars Vikhr-M, des missiles air-sol Kh-29L/MS, des bombes guidées KAB-250 S/LG et KAB-500 L/Kr. Le Yak-130 peut accrocher des bombes non guidées FAB-500, des bombes anti bunkers BetAB-500, des bombes thermobariques ODAB-500, OFAB-250-270, des bombes dans des boîtes avec des munitions autoguidées antichars RBK-500, similaires aux BLU-108 américains. Le Yak-130 peut être équipé de blocs UB-32, B-8M1, B-13L, PU-O-25, armés de roquettes cal. 57mm, 80mm, 122mm et 266mm. Après le déploiement de bombardiers russes en Syrie,  les pilotes instructeurs russes volant sur les Yak-130 dans les bases aériennes de Borisoglebsk (Kazan) et d’Armavir (région de Krasnodar) ont entamé un programme complexe de préparation pour des missions de combat, avec tirs réels sur des cibles au sol, dans le cadre d’une formation de jour et de nuit.

La destruction de l’avion Su-24 russe par l’aviation turque a obligé les bombardiers Su-34  à évoluer en Syrie, armés de missiles air-air. Par coïncidence, dans le nouveau programme de formation des pilotes d’Armavir, figure le lancement de missile air-air de courte portée (20-30 km), le R-73E.

Si les tests des avions russes Yak-130 en combat réel en Syrie donnent de bons résultats, ils pourront être transférés à l’armée arabe syrienne, puisque 36 de ces avions avaient été commandés par l’armée arabe syrienne en 2014 et stockées en Russie sous la pression américaine.

SOURCE : Valentin Vasilescu

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