11 mai 2018

LE SAINT SUAIRE DE TURIN EN ITALIE & LES TEMPLIERS

LE SAINT SUAIRE DE TURIN

 

LES TEMPLIERS

 

saint suaire 13

 

L’histoire du Saint Suaire débute au début du XIVe siècle à Lirey (1) fief de Geoffroy de Charmy. Son épouse organise en 1355 les premières ostentations d’adorations de la relique. Selon des documents, le Suaire proviendrait du sac de Constantinople en 1204. Le Pape Clément VI accorde en 1390 des indulgences aux pèlerins venant adorer le suaire à Lirey.

Devant les périls de la guerre de 100 ans, le suaire va se retrouver après plusieurs péripéties à Nice en 1418. Jusqu’en 1442 la relique est la propriété des Charmy. Marguerite de Villersexel(2) l’échange avec Anne de Lusignan (3) contre le château de Varambon. Dès lors le Suaire est la propriété des Savoie. En 1453  le duc Ludovic de Savoie installe cette relique dans une chapelle de son palais de Chambéry. Laquelle est élevée par le Pape Paul II à la dignité de collégiale.

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En 1506 le Pape Jules II reconnait le culte et la vénération du Suaire. Il en fixe la célébration au 4 mai. Le Suaire va connaître un premier incendie en 1532 dans cette chapelle de Chambéry. Les Sœurs Clarisses feront des travaux maladroits avec rajout de tissus, d’où des inexactitudes sur la datation au carbone 14.Entre temps les Savoie transfèrent leur capitale et le Saint Suaire à Turin. En 1578 la sainte relique se retrouve dans l’église royale saint Laurent, dédiée aussi à Notre Dame de la neige. Ce transfert, outre l’aspect politique de lier une relique au centre politique de l’Etat, Turin était depuis 1563 la capitale des Etats de Savoie, obéissait à des conditions pratiques : Charles Borromée après un vœu, souhaitait se rendre à pieds de Milan au Saint Suaire.

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On comprendra qu’à cette époque, il était peu facile de traverser les Alpes, Turin se trouvait dans la plaine du Pô et donc plus accessible. En 1694 le Suaire est définitivement installé dans la cathédrale Saint Jean Baptiste de Turin.  Ce bien de la famille de Savoie sera légué par Umberto II, le dernier roi d’Italie au Pape Jean Paul II en 1983.  Le Saint Suaire est à nouveau victime d’un incendie le 11 avril 1997 dans la cathédrale de Turin.

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En 2002 il est restauré, on étire le tissu de lin afin d’estomper les traces des 48 plis  faits suite à l’incendie de la nuit du 3 au 4 décembre 1532. Les diverses analyses corroborent le caractère sacré de ce tissu : on a retrouvé des traces de pollen connus seulement au Moyen-Orient. Les marques correspondent à un corps enveloppé et des scientifiques ont conclu qu’il s’agissait d’un homme ayant été flagellé et crucifié. Le groupe sanguin relevé sur le tissu est le même que ceux de l’hostie profanée à Chieti  et du suaire d’Oviedo en Espagne.

Ce suaire est toujours le sujet d’âpres débats. Comme tout ce qui touche à la Foi, on ne peut ni le prouver, ni l’infirmer. Pour notre part, nous avons ressenti comme un séisme intérieur en approchant de ce linceul exposé à la vénération des fidèles. On n’est plus tout à fait pareil après notre visite. Alors : Foi ou hypnotisme ? Nous n’avons heureusement pas la réponse, car la Foi ne se prouve pas, elle se vit et là, à Turin on l’a vécue.

Thierry JAN

Historien-Ecrivain

 

(1)      1353. première église dédiée à la Sainte Trinité et l’annonciation de Marie. Edifiée par Geoffroy de Charmy.

(2)      Fille de Geoffroy de Charmy épouse en seconde noces Humbert de Villersexel, à nouveau veuve et n’ayant pas d’héritier, cède le Saint Suaire aux Savoie contre le château  de Varambon.

(3)      Anne de Lusignan est l’épouse de Louis 1er de Savoie, c’est elle qui exerce la réalité du pouvoir, son époux préférant la poésie.

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Histoire du Saint Suaire de Turin

SOURCE  : DICTIONNAIRE WIKIPEDIA

Négatif du visage du linceul de Turin, 1898

 

Le suaire de Turin, ou linceul de Turin, est un drap de lin jauni de 4,36 mètres de long sur 1,10 mètre de large montrant l'image-empreinte très floue (de face et de dos) d'un homme présentant les traces de blessures correspondant à un crucifiement. L'étoffe, en lin sergé 3/1 à chevrons en arêtes de poisson est d'un tissage commun au Ier siècle1. La représentation figurant certains détails de la Crucifixion de Jésus de Nazareth décrite dans les évangiles canoniques est l'objet de piété populaire, est considérée par l'Église catholique comme une icône et est vénérée par certains croyants comme une relique insigne: le « Saint-Suaire ». Il est conservé depuis le XVIe siècle dans la chapelle de Guarini de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin.

La première mention documentée et non contestée de ce drap provient de Lirey, en Champagne, en 1357. L'autorité ecclésiastique du lieu, c'est-à-dire l'évêque de Troyes, y interdit l'ostension de l'objet. Cet évêque a mené son enquête sur le linceul et en a conclu qu'il s'agissait d'un faux. Trente ans plus tard, son successeur en arrive à la même conclusion. Cependant, en 1390, l'antipape Clément VII, qui est un parent de la propriétaire du linceul Jeanne de Vergy, publie une bulle autorisant l'ostension et qualifie l'image de « figure ou représentation ».

En 1898, Secondo Pia publie une photographie du linceul dont le négatif offre toutes les qualités d'un « positif ». La datation et l'authenticité du linceul suscitent dès lors d'âpres débats : le suaire de Turin devient l'« artefact le plus étudié de l'histoire » pendant près d'un siècle.

À partir de 1978, une équipe de scientifiques du Shroud of Turin Research Project soumet le linceul à de multiples analyses. Elle publie ses conclusions le 18 avril 1981. Aucune de ces analyses n'exclut la possibilité que le suaire soit celui décrit dans les évangiles, toutefois elles sont en contradiction formelle avec d'autres études plus précises. Il apparait par exemple que la présence de sang sur le suaire (arguée par les docteurs John Heller et Alan Adler du STURP) n'est pas démontrée, car elle se base sur la recherche de substances (porphyrine, bilirubine, albumine) qui ne sont pas spécifiques au sang, et peuvent également être présents dans beaucoup d'autres produits, comme les liants utilisés en peinture. De fait, tous les tests réalisés pour détecter spécifiquement la présence de sang se sont révélés négatifs.

En 1988, la datation par le carbone 14 démontre finalement sans ambiguïté l'origine médiévale du suaire (XIIIe ‑ XIVe siècle), qui ne peut donc pas être considéré comme une relique authentique. Dès leur publication, ces résultats sont acceptés par le pape Jean-Paul II. En 1998, celui-ci qualifie le linceul de « provocation à l'intelligence » et invite les scientifiques à poursuivre leurs recherches. L'Église catholique, propriétaire du linceul depuis 1983, ne s'est jamais prononcée officiellement sur l'authenticité : elle considère que la foi chrétienne ne relève pas du domaine de la preuve, et que le fait que cet objet ne constitue en aucune façon une preuve de la Résurrection (qui en est le fondement) n'ajoute rien à cette foi.

Dès qu'ils ont été publiés, les résultats de l'analyse au carbone 14 ont été acceptés par le pape Jean-Paul II. Mais l'Église catholique, propriétaire du linceul depuis 1983, ne s'est jamais prononcée officiellement sur l'authenticité. Elle considère que cet objet n'ajoute rien à la foi chrétienne (qui ne relève pas du domaine de la preuve) et que le suaire ne constitue en aucune façon une preuve de la Résurrection qui est le fondement de cette foi. En 1998, Jean-Paul II a qualifié le linceul de « provocation à l'intelligence » et invite les scientifiques à poursuivre leurs recherches. Toutefois, certains religieux contestent encore la validité de l'échantillon ou la datation au carbone 14, pendant que d'autres fondent leur argumentation sur des hypothèses, notamment sur une supposée existence du linceul avant 1357, notamment son illustration au sein du Codex Pray du XIIe siècle, la présence de pièces de monnaie placée dans les orbites ou sur l'existence d'inscriptions qui figureraient sur le linceul.

 

Sommaire

 

Dénomination de l'étoffe

Dans l'Antiquité, le suaire (du latin sudarium, du grec soudarion, mouchoir pour essuyer la sueur du visage2), désigne une serviette enveloppée autour de la tête du défunt, servant de mentonnière pour lui tenir la bouche fermée (44 Jn 11, 44), et non le linceul (tissu de lin, du latin līnteolum « petite pièce de toile de lin », en grec sindôn), tissu en matière diverse (et pas uniquement en lin) recouvrant le corps entier. Ainsi parle-t-on de « suaire d'Oviedo » (ou « soudarion d'Oviedo ») pour évoquer le petit linge présenté comme relique dans cette ville. Selon certains tenants de l'authenticité, à l'instar du théologien catholique André-Marie Dubarle, le mot grec de soudarion utilisé dans l'Évangile selon Jean pourrait venir de l'araméen ou du syriaque « soudara »3.

Les coutumes funéraires juives au Ier siècle sont, selon Hérodote4 et Tacite5, d'origine égyptienne, le corps étant lié par des bandelettes comme une momie mais il ne s'agit probablement pas de bandelettes à l'égyptienne mais d'un linceul lié avec trois bandelettes (une aux pieds, une à hauteur des mains et une au cou)6. Ces coutumes sont selon l'Évangile de Nicodème d'origine inconnue, consistant à recouvrir le visage d'un suaire et envelopper le corps d'un linceul7.

Les Évangiles synoptiques évoquent à plusieurs reprises l'usage du linceul (en grec sindôn, voir 45 Mc 15, 45, 53 Lc 23, 53) mais ne mentionnent jamais le suaire. 59 Mt 27, 59 précise autô sindoni katharà, traduit par erreur en « d'un linceul de lin » (traduction certainement influencée par le texte d'Hérodote qui parle de « bandelettes de lin fin ») alors que l'expression signifie « d'un linceul casher »8. L'Évangile de Jean fait référence quant à lui pour le corps de Lazare (44 Jn 11, 44), à des bandelettes (keiriais) liant le corps et un suaire (soudàrion) sur son visage9. Pour 40 Jn 19, 40, le corps de Jésus est entouré ou lié par des othonia, ce terme de grec biblique ayant le sens très large de « linges » et peut comprendre aussi bien le linceul que les bandelettes10.

La confusion entre « suaire » et « linceul », probablement issue d'une mauvaise interprétation du terme soudarion de l'Évangile de Jean, n'est pas nouvelle. Elle se retrouve par exemple au VIIe siècle dans le récit d'Arculfe où les mots sudarium et linteolum désignent le même linge11. En latin ecclésiastique, le terme sudarium désignait une petite pièce de lin servant de mouchoir pour l'officiant, puis il ne servit plus qu'à désigner un insigne de la dignité ecclésiastique12. Toutefois, dans l'ancien français, l'usage a produit une certaine confusion entre les termes « linceul » et « suaire ». Au XIIIe siècle, le mot « suaire » est employé pour parler du linge ayant enveloppé le corps du Christ13.

Aujourd'hui, pour les francophones, le terme le plus employé lorsqu'on évoque le linge de Turin est celui de « suaire de Turin ».[réf. souhaitée]

 

 
Le Linceul de Turin photographié par Giuseppe Enrie en 1931

 

Description

Le suaire est une toile de forme rectangulaire et mesure environ 4,42 mètres sur 1,1314. L'affirmation que ces dimensions correspondent à 8 coudées judéo-assyriennes de long sur 2 de large est sujette à caution car la valeur de ces unités de longueur fait débat et varie selon les rabbis15. Ce linceul, de couleur ivoire (jaunissement par oxydation du lin au cours du temps) est souple et fin avec une épaisseur de 3 à 4 mm. Tissé en chevron (communément appelé « en arête de poissons ») dit « trois en un »16, il est composé de fibres de lin. À plusieurs endroits, du coton a été détecté à l'état de traces en surface par le STURP, entrelacé dans les fibres de lin sur les échantillons Raes (1973) et radiocarbone (1988) seulement17. Le suaire présente des marques de brûlures dues à l'incendie de la chapelle du château des ducs de Savoie à Chambéry dans la nuit du 3 au 4 décembre 1532 ainsi que des traces laissées par l'eau utilisée pour éteindre le feu. Lors de cet incendie, le linceul était plié en 48 épaisseurs, ce qui explique la symétrie de ces marques. Il fut traversé en différents endroits par les gouttes de métal fondu de la châsse en argent qui le protégeait. Là où le tissu était troué, les Clarisses, en 1534, cousirent des pièces de tissu de lin de forme plus ou moins triangulaire (Bryan Walsh, directeur du Shroud of Turin Center en Virginie désigne ce rapiècement sous le nom de patch des Clarisses, ces dernières renforçant à cette occasion le linceul en cousant sur sa face postérieure une « toile de Hollande ») qui apparaissent en blanc sur les photos positives et en noir sur les photos négatives. De part et d'autre de ces rapiècements sont bien visibles les marques de carbonisation qui s'étirent sur deux lignes parallèles. Des taches d'eau latérales et centrales en forme de losange (notamment celle au niveau des genoux) sont également bien visibles18. Des « trous de tisonnier » (poker holes) de part et d'autre du bassin de la figure dorsale19 forment quatre groupes de trous disposés en L, ces perforations existant avant l'incendie de 153220. Une bande latérale cousue de 8 cm de large présente des parties manquantes (elles aussi rapiécées sur la « toile de Hollande ») dont on ne sait pas quand elles ont été retirées21,22.

Le suaire figure l'image de couleur sépia en vue frontale et dorsale d'un homme nu, avec ses mains croisées sur le pubis. Les deux vues sont alignées tête-bêche. L'avant et l'arrière de la tête se joignent presque au milieu de l'étoffe ; les vues correspondent à la projection orthogonale d'un corps humain. La silhouette n'est visible que si l'on se tient à plus de 2 mètres du linge, en decà ses contours flous et son manque de contraste avec la couleur du tissu la rendent non perceptible23. La disposition de ces images peut correspondre au mode de sépulture en usage chez les Juifs qui consistait à déposer le corps sur un linceul puis replier ce dernier au niveau de la tête pour recouvrir entièrement la partie ventrale, le mort étant inhumé dans un kokh ou arcosolium24.

L'homme du suaire porte une barbe bifide (qui se divise en deux parties) et des cheveux jusqu'à mi-épaule. Il semble assez musclé. Sa taille est difficile à évaluer en raison des déformations du tissu. Les mesures effectuées varient entre 162 à 187 centimètres. Pierluigi Baima Bollone donne les principales mesures trouvée par les chercheurs : « 187 cm (L. Ferri), 183 cm (L. Gedda), 181 cm (G.B. Judica-Cordiglia), 180 cm (P. Vignon ; P. de Gail), 178 cm (P. Barbet), 162 cm (G. Riggi) » et ajoute que selon W. Bulst, « il est probable que la valeur exacte soit à situer dans un chiffre moyen parmi ceux indiqués, de l'ordre de 170 cm »25 

Des taches rouge foncé à brunâtres apparaissent sur le tissu, signes de diverses blessures : un poignet au moins présente une grande tache circulaire (le deuxième poignet est caché par le pliage des mains) ; sur le côté, une autre tache est présente ; des petites taches sur les cheveux et autour du front ont l'aspect de blessures, ainsi qu'une masse de traces linéaires sur le torse et les jambes. Sous les traces hématiques, on ne retrouve pas la coloration qui caractérise l'image du corps26. Les taches peuvent être interprétées de la manière suivante : celles autour du cuir chevelu suggèrent des taches de sang provoquées par une couronne d'épines (ou plutôt un casque d'épines dures, enfoncées violemment27), celles sur les pieds, poignet et avant-bras évoquent un crucifiement par des clous, celle à droite en dessous de la poitrine pourrait provenir d'un coup de lance percé sur le côté, enfin les 120 marques dorsales depuis les épaules jusqu'aux mollets évoquent une flagellation avec le flagrum28 .

 

Histoire du suaire de Turin

Le suaire en Champagne

 

Enseigne du pèlerinage de Lirey entre 1356 et 1370, représentant le suaire (Croquis d'Arthur Forgeais, publié en 1865)

 

À partit du du XIe siècle, les fidèles commencent à réaliser des représentions du Christ mort. Ils scénarisent également dans les églises des reconstitutions théâtrales de scènes bibliques, celles-ci incluant des linceuls factices. Ces pratiques deviennent très fréquentes au XIVe siècle. Le Christ du suaire présente des ressemblances avec ces représentations (position des jambes et des pieds, couronne d’épines, saignements sur les bras et le flanc, longueur des doigts, etc.) liées à l'iconographie chrétienne de l'époque (Giotto en particulier).

Le suaire apparaît en Champagne en 1357 à Lirey, où il fait l'objet d'ostensions sous l'autorité de sa propriétaire, Jeanne de Vergy, veuve du chevalier Geoffroy Ier de Charny. Aucune pièce ne permet de dater de façon précise l'origine de l'objet. La possession de cette relique de contact de première classe semble toutefois marquer la famille de Charny, car ses armes sont associées à l'image du Saint-Suaire, comme en atteste une enseigne du pèlerinage de Lirey retrouvée dans la Seine en 185529.

Geoffroy de Charny a écrit en avril 1349 au pape Clément VI pour l'informer de la construction de l'église Notre-Dame de Lirey en remerciement à la Sainte-Trinité, à laquelle il attribue la réussite de son évasion des geôles anglaises, mais sa liste de reliques ne mentionne pas le linceul. L'église collégiale est achevée en 1353 et Geoffroy de Charny meurt à la bataille de Poitiers le 16 septembre 1356. Jeanne de Vergy, sa veuve, fait déposer le linceul dans l'église en 1357 et commence les ostensions. Celles-ci dureront jusqu'en 1360.

À cette date, l'évêque de Troyes, Henri de Poitiers, interdit les ostensions, considérant que le linceul doit être faux, puisque les Évangiles n'en font pas mention. Jeanne de Vergy prend peur et met alors l'objet en sécurité dans son château fortifié de Montigny-Montfort ; il y restera 28 ans, jusqu'à sa mort, en 1388, date à laquelle son fils Geoffroi II décide de faire revivre le culte, obtenant, après de nombreux affrontements diplomatiques, un indult du Saint-Siège qui l'autorise à reprendre les ostensions à Lirey30. Cet indult est favorisé par le lien de parenté qui unit Jeanne de Vergy à l'antipape Clément VII. Elle a en effet épousé en secondes noces Aymon de Genève, oncle de Clément VII. L'antipape donne cette autorisation à sa tante par alliance mais à la condition que le linceul soit présenté comme une figure du linge mortuaire et non comme une relique. De plus, Clément VII impose au nouvel évêque de Troyes, Pierre d'Arcis, qui se plaint de ne pas avoir été consulté, un silence éternel sur ce sujet sous peine d'excommunication31.

Peinture sur toile de Gianbattista delle Rovere le « Fiammenghino » (1498-1578), conservé à la Galerie Sabauda (Turin).

 

Pierre d'Arcis n'obéit pas et en appelle au roi Charles VI, qui ordonne la confiscation de la relique. L'évêque écrit ensuite à Clément VII et lui adresse, entre août 1389 et mai 1390, un mémoire qui affirme lui faire part des découvertes de son prédécesseur, Henri de Poitiers32. Selon Pierre d'Arcis, Henri de Poitiers a affirmé que le linge avait été peint afin d'attirer les foules et d'en tirer bénéfice. Pierre d'Arcis déclare qu'Henri de Poitiers a retrouvé le faussaire. Toutefois il ne nomme pas ce dernier33.

L'authenticité du mémoire de Pierre d'Arcis est remise en cause par Emmanuel Poulle, partisan de l'authenticité du suaire, parce que ce document n'est connu que par des copies34. De plus, les archives ne conservent aucune trace de l'enquête diligentée par Henri de Poitiers : le premier document qui évoque le linceul date seulement de 1389, Henri de Poitiers étant mort en 1370.

Le clergé de Lirey refuse d'obéir à Pierre d'Arcis et en appelle à Clément VII, qui confirme le droit d'exposer le linceul. Toutefois, dans un projet de bulle du 6 janvier 1390, Clément VII indique que l'on doit prévenir les pèlerins, « toute fraude cessant, que ladite figure ou représentation n'est pas le vrai suaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ, mais […] une peinture ou tableau du suaire35, 36 ».

Or cette mention disparaît dans la rédaction définitive, en mai de la même année : Clément VII ne dit plus que le linceul est un faux37. Interdiction est faite par Clément VII à Pierre d'Arcis de s'opposer à l'exposition du drap si celle-ci respecte les restrictions prescrites par le décret.

Quelques jours après l'enregistrement de cette bulle, le 1er juin 1390, Clément VII publie une nouvelle bulle qui accorde des indulgences aux pèlerins qui visiteront l'église collégiale de Lirey, où est conservé l'objet. Cette bulle ne mentionne pas les restrictions concernant les conditions d'ostension du drap38, ce qui peut être perçu comme un « désaveu39 » du texte du 6 janvier.

Au début du XVe siècle, des bandes de brigands, les Grandes compagnies, ravagent la France. Craignant pour la conservation du linceul, les chanoines de Lirey, qui ont hérité de la relique, la confient le 6 juin 1418 à Marguerite de Charny, petite-fille de Geoffroy de Charny et de Jeanne de Vergy, qui le conserve à nouveau au château de Montfort40.

Voyages du suaire au XVe siècle

La chapelle du château des ducs de Savoie, qui abrita le suaire de Turin

  

En 1418, Humbert de Villersexel, comte de La Roche et époux de Marguerite de Charny, remet le linceul dans son château de Montigny-Montfort pour le protéger des bandes de pillards et de la guerre de Cent Ans. Il le déplace ensuite à Saint-Hippolyte (Doubs), un autre de ses fiefs. À sa mort, en 1438, les chanoines de Lirey se pourvoient en justice pour forcer son épouse à restituer la relique, mais le parlement de Dole et la cour de Besançon donnent raison à Marguerite de Villersexel, qui voyage dans différents endroits avec le linceul, notamment à Liège, Genève, Annecy, Paris, Bourg-en-Bresse et Nice. La chapelle du château de Chimay l'a accueillie en 1449.

Le 13 septembre 1452, elle échange la relique avec Anne de Lusignan, épouse du duc Louis Ier de Savoie, contre le château de Varambon. Le linceul est dès lors conservé dans l'église des franciscains (future cathédrale Saint-François-de-Sales) mais aussi dans la chapelle ducale, la Sainte-Chapelle de Chambéry élevée à la dignité de collégiale par le pape Paul II en 146741. En 1464, le duc de Savoie accepte de verser une rente aux chanoines de Lirey contre l'abandon des poursuites. Après 1471, le linceul est fréquemment déplacé, à Verceil, Turin, Ivrée, Suse, Chambéry, Avigliano, Rivoli et Pignerol.

Sa présence est attestée par le chantre et le chapelain de la chapelle ducale de Chambéry, en leur qualité de gardiens et administrateurs du mobilier en dépendant, dans l'inventaire du 6 juin 1483 dressé sur l'ordre de Charles Ier de Savoie. La châsse qui le contenait « étoit en bois recouvert de velours cramoisi, ornée de clous en vermeil ». Elle était fermée par une serrure en argent avec sa clé de même métal. Le linceul était enveloppé dans un drap de soie rouge42.

Du XVIe au XXe siècle

Plaque commémorative de la translation du Saint-Suaire de Chambéry à Turin, à Aoste, rue Jean-Baptiste de Tillier.

 

Le projet de transférer définitivement le linceul dans la chapelle ducale de Chambéry est réalisé par Philibert II de Savoie. La cérémonie de translation a lieu le 11 juin 1502, l'édifice recevant à cette occasion l'appellation de Sainte-Chapelle43.

Dans la nuit du 3 au 4 décembre 1532, le suaire est pris dans un incendie, à Chambéry, dans la chapelle où il est déposé. On le retire du feu au moment où sa châsse d'argent commence à fondre. L'étoffe, alors pliée en 48 épaisseurs, est brûlée à certains endroits. Là où le tissu est troué, les Clarisses cousent en 1534 des pièces d'un aspect plus ou moins triangulaires, qui apparaîtront en blanc sur les photos positives et en noir sur les négatives21.

Depuis 1578, le linceul se trouve à Turin, où les ducs de Savoie ont transféré leur capitale en 156244. Il reste la propriété de la maison de Savoie jusqu'en 1983, lorsque le dernier roi d'Italie, Humbert II, en fait don au pape Jean-Paul II.

Dans la nuit du 11 avril 1997, le linceul subit un nouvel incendie45 qui ravage la cathédrale de Turin, sa coupole dessinée par Camillo-Guarino Guarini et une aile du Palais-Royal. Il est sauvé par les pompiers.

 

Photographie

saint suaire 13

 

Le 28 mai 1898, le photographe amateur Secondo Pia prend la première photographie du suaire. Lors du développement, il constate que le résultat du négatif donne l'aspect d'une image positive, ce qui implique que l'image du suaire est elle-même, en quelque sorte, un négatif (le négatif d'un négatif est un positif).

L'image sur le linceul serait un « relief » négatif dans lequel les secteurs du corps touchant le tissu seraient plus foncés, et non pas un négatif « photographique » sur lequel les secteurs du corps avec une pigmentation plus légère sembleraient plus foncés sur le tissu. Un exemple de cette distinction peut être vu dans la barbe, qui semble plus foncée sur le suaire au bout du menton, là où elle touche le tissu. Les observateurs ont remarqué que les détails et les reliefs de l'homme du suaire sont considérablement augmentés sur le négatif photographique. Les résultats de Secondo Pia ont accru l'intérêt pour le suaire et suscité de nouveaux efforts pour déterminer son origine. 

Il faudra cependant attendre l'ostention de 1931 pour que les clichés pris par le phtographe professionnel Giuseppe Enrie viennent confirmer les travaux réalisés par Secondo Pia.

Parmi d'autres érudits, le chanoine Ulysse Chevalier estime démontrer par le raisonnement historique, en 1902, que ce linceul est un faux. Au même moment, le 21 avril 1902, le scientifique Yves Delage, professeur d'anatomie comparée à la Sorbonne, membre de l'Académie des sciences et agnostique notoire, fait une communication retentissante à l'Académie des sciences. en concluant à l'authenticité de la pièce archéologique et en disant de l'homme du Linceul : « Si ce n'est pas le Christ, c'est donc quelque criminel de droit commun. » (...) « Une question religieuse s'est inutilement greffée sur un problème qui, en soi, est purement scientifique » (...). «  Si, au lieu du Christ, il était question d’une personne comme Sargon, un Achille ou l'un des Pharaons, personne n'aurait songé à émettre une objection1.

D'autres clichés sont pris en 1969.

En 1976 on mobilise l'analyseur VP-8, développé à l'origine par la NASA pour la reconnaissance planétaire, pour examiner l'image du linceul et produire une image de nature tridimensionnelle46.

En 1978, Barrie Schwortz, photographe pour le STURP prend de nombreux clichés du suaire sous différentes lumières.

 

La restauration de 2002

Durant l'hiver 2002, le linceul de Turin est soumis à une restauration. Autorisée par l'archevêché de Turin en tant que mesure conservatoire bénéfique, cette opération est justifiée par la crainte que le tissu carbonisé autour des trous provoqués par les brûlures ne cause une oxydation progressive, ce qui constituerait une menace pour l'image.

Les bandes de tissu brûlé dans l'incendie de 1532 et les rapiéçages effectués par les Clarisses de Chambéry sont retirés. La toile de soutien, dite « toile de Hollande », datant de 1534, est elle aussi remplacée. En outre, on étire mécaniquement le linceul afin d'éliminer les plis, ce qui provoque une augmentation d'environ 5 centimètres en longueur et 2 cm en largeur. De la poussière est également enlevée.

Les modalités de cette restauration sont critiquées par ceux qui regrettent que cette opération ne donne pas lieu à une série de nouveaux tests, notamment à un prélèvement permettant d'effectuer une nouvelle datation par le carbone 14. Par ailleurs, l'aspiration de la poussière a probablement enlevé des données susceptibles d'être exploitées dans de nouvelles analyses.

En 2003, la restauratrice principale, Mechthild Flury-Lemberg, experte en textiles, publie un livre où elle décrit les raisons et le déroulement de l'opération47. En 2005, William Meacham, un archéologue, répond dans un livre dénonçant le « viol » subi par le linceul48. Il y rejette les raisons fournies par Mechthild Flury-Lemberg et parle de « désastre pour l'étude scientifique de la relique49 ».

 

Dernières ostensions

 

 

Un chrétien devant la chapelle de Guarini (2006).

 

Les plus récentes ostensions du suaire ont eu lieu pour le jubilé de 2000, puis en 2010 (du 10 avril au 23 mai). Pour cette ostension de 2010 qui a accueilli 2 113 128 visiteurs50, le pape Benoît XVI a évoqué une occasion propice pour contempler ce mystérieux visage, qui parle silencieusement au cœur des hommes, en les invitant à y reconnaître le visage de Dieu51. Benoît XVI a autorisé une ostension télévisée exceptionnelle52 le 30 mars 2013. Au cours de la cérémonie présidée par l'archevêque Cesare Nosiglia, le pape François donne un vidéo-message dans lequel il invite à vénérer cette « icône d'un homme flagellé, crucifié »53.

À l'occasion du bi-centenaire de la naissance de Don Bosco, une ostension a lieu entre le 19 avril 2015, pendant les fêtes pascales et le 24 Juin 2015, fête de Jean le Baptiste, patron de Turin54.

 

Études scientifiques

Le STURP (1978-1981)

En 1978, un groupe d’une vingtaine de scientifiques et chercheurs américains du STURP, le Shroud of Turin Research Project, assistés de deux Italiens, Giovanni Rigi (micro-analyste) et Luigi Gonella (conseiller scientifique du Cardinal de Turin), menèrent des analyses de l’objet et prélevèrent des échantillons de surface55.

Il s'agit de la première étude scientifique reconnue par le Vatican. Le professeur Baima Bollone, directeur de l’institut médico-légal de Turin, reçut également des échantillons pour déterminer si la substance constituant les taches carmin pâle était du sang.

Diverses techniques furent employées pour analyser le tissu ancien : rayons X, fluorescence, microchimie, spectres infra-rouge et ultra-violet, microscopie optique. Des milliers de photographies furent également prises. Plus de 100 000 heures de travail en laboratoire furent nécessaires pour exploiter les données récoltées, donnant lieu à une vingtaine d’articles dans des revues scientifiques à comité de lecture56.

Les conclusions de l’étude furent données à l’occasion de la présentation du rapport final en 1981 :

 

  1. les données récoltées par les techniques mentionnées ci-dessus excluent la possibilité que la peinture soit la technique à l’origine de la formation de l’image. Cela contredit la thèse développée par l'évêque de Troyes Pierre d'Arcis 600 ans plus tôt. L’image du corps est formée par la coloration monochrome et superficielle des fibres de lin (d’une profondeur de l’ordre de 40 microns) qui résulte d’un processus de déshydratation oxydante et de conjugaison de la structure des microfibrilles du lin. C’est la présence plus ou moins importante de microfibrilles altérées qui va donner l’aspect plus ou moins foncé de l’image du corps.
  2. Relevé sur les taches de « sang » : La forte teneur en fer, le spectre indiquant une réflection et une transmission au microspectrophotomètre, la production chimique de fluorescence, signe de porphyrine, les tests d'hémochromogène, les tests de cyanméthémoglobine, la détection de pigments biliaires, la présence de protéïnes, les traces d'albumine, les test à la protéase ne laissant aucun résidu, les tests immunologiques d'albumine humaine, les études comparées au microscope, les rapports de médecine légale concernant les différentes blessures et taches de sang concourent à démontrer qu'il s'agit de sang humain57.
  3. l’analyse des niveaux de densité de coloration de l’image du visage, a permis de mettre en évidence une information de nature tridimensionnelle, à l’origine de la propriété similaire à celle d'un négatif photographique déjà observée par le passé.
  4. la combinaison des informations de natures physiques, chimiques, biologiques et médicales n’a pas permis d’expliquer comment l’image s’est formée et quel phénomène l’a engendrée.

 

La datation par le carbone 14 (1988-1989)

 

 

La datation par le radiocarbone a été mise au point à partir des années 1950. Les résultats obtenus sont exprimés en termes de probabilité, à savoir une date et un écart-type. Cet écart-type correspond à l'intervalle au sein duquel l'âge réel est présent avec une probabilité de 68 %. Si l'on double l'écart-type, l'intervalle contient l'âge réel avec une probabilité de 95 %.

 

Mise en place du protocole

En 1984, le STURP proposa un protocole pluridisciplinaire pour effectuer la datation par le radiocarbone du tissu58 : il comprenait la prise de six échantillons, leurs analyses physico-chimiques et leur datation par le carbone 14. Les méthodes SMA (spectrométrie de masse avec accélérateur) et celle des compteurs seraient utilisées suivant la technologie adoptée par les six laboratoires retenus.

En octobre 1986, après quelques jours de consultation avec les intéressés, l'archevêque de Turin, Mgr Ballestrero, proposa le programme suivant : sept laboratoires étaient retenus (cinq par SMA, deux par méthode des compteurs). Une spécialiste en textiles anciens allait superviser les prélèvements. Des analyses physico-chimiques des échantillons se succéderaient avant destruction. Chaque laboratoire allait recevoir un échantillon du suaire, deux échantillons de référence et un faux échantillon. Trois organismes officiels, l'Académie pontificale des sciences, l'institut de Métrologie Colonnetti de Turin et le British Museum, allaient se porter garants du bon déroulement de l'étude ainsi que du traitement et de la communication des résultats.

Un an plus tard, un protocole plus réduit fut annoncé par le secrétaire d'État de Jean-Paul II, comportant trois laboratoires et utilisant la méthode SMA, le tout supervisé par le British Museum.

 

Prélèvement et datation

Le 21 avril 1988, les opérations de prélèvement d'échantillons commencèrent sous la direction de Giovanni Riggi di Numana59. Quatre heures furent nécessaires pour décider de l'emplacement du prélèvement de l'échantillon. Le choix se porta sur une zone en bordure du suaire de Turin, adjacente à l'emplacement du prélèvement effectué en 1973.

L’échantillon prélevé fut scindé en deux parties ; la seconde partie fut coupée en trois morceaux, un pour chaque laboratoire. Étant donné qu'un de ces morceaux présentait un poids inférieur à 50 mg (poids minimum pour les analyses), on lui adjoignit un morceau de la première partie. On plaça enfin les échantillons dans de petits récipients en acier. On procéda de même avec les trois échantillons de contrôle60. L'opération de datation par les laboratoires de l'Université d'Oxford, de l'Université d'Arizona et de l'École Polytechnique Fédérale de Zurich pouvait commencer.

 

Conclusion de l'analyse

Le 13 octobre 1988, le cardinal Ballestrero annonce dans une conférence de presse les résultats de la datation transmis par le professeur Tite du British Museum. La concentration moyenne en 14C du lin donne une date médiévale située entre 1260 et 1390 avec une probabilité de 95 %. Le statut du Saint Suaire n'était dorénavant plus celui d'une relique insigne mais celui « d'une merveilleuse icône » selon les mots du cardinal, et une création médiévale pour la majeure partie de l’opinion publique21.

À Londres, le lendemain, le Dr Tite, assisté du Dr Hedges (Oxford) et du professeur Hall (Oxford et membre du conseil de direction du British Museum) annoncèrent leur résultat, corroborant l'annonce de la veille.

Quatre mois plus tard parut dans la revue scientifique Nature un compte-rendu de l'étude61.

Le tableau ci-dessous résume les résultats tels que publiés dans le tableau 2 de l'article. Les valeurs sont exprimées en années avant 1950, année de référence pour les datations radiocarbone.

 

ÉchantillonsSuaireContrôle 1Contrôle 2Contrôle 3
Arizona 646±31 927±32 1995±46 722±43
Oxford 750±30 940±30 1980±35 755±30
Zurich 676±24 941±23 1940±30 685±34
Moyenne non pondérée 691±31 936±5 1972±16 721±20
Moyenne pondérée 689±16 937±16 1964±20 724±20
Valeur du χ² 6,4 0,1 1,3 2,4
Niveau de significativité62 5 % 90 % 50 % 30 %

 

Contrôle 1 Morceau de lin issu d'une tombe à Qasr Ibrîm en Nubie, qui est estimé du XIe ou XIIe siècles.
Contrôle 2 Morceau de lin d'une collection du British Museum, venant de Thèbes, estimé autour du IIe siècle.
Contrôle 3 Échantillon de la cape de Louis d'Anjou, estimé autour du XIIIe ou XIVe siècles

 

Position de l'Église catholique

 

Le suaire et la théologie

En 1464, le théologien Francesco della Rovere, futur pape Sixte IV, parlait dans un texte du « suaire dans lequel le corps du Christ a été enveloppé quand on l'a descendu de la croix. Il est maintenant gardé avec une grande dévotion par les ducs de Savoie, et il est coloré par le sang du Christ63. » Ce livre fut imprimé à Rome en 1473, la deuxième année du pontificat de ce pape.

Un peu moins de trois semaines après la découverte de Secondo Pia, l'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican, publie le 15 juin 1898 un article relatant l'événement mais sans prendre position. Durant plus de quarante ans, l'Église s'abstient de toute déclaration.

Le premier lien officiel entre l'Église catholique et le suaire date de 1940. À cette date, sœur Maria Pierina de Micheli demande à la curie de Milan[réf. nécessaire] l'autorisation de frapper une médaille s'inspirant de l'image. L'autorisation lui est accordée et la première médaille est offerte à Pie XII. L'image est ensuite utilisée dans ce qui va devenir la « médaille de la Sainte-Face du suaire de Turin ». Au départ, il s'agit pour les catholiques qui la portaient d'une protection au cours de la Seconde Guerre mondiale. Puis, en 1958, Pie XII approuve l'image en association avec la dévotion rendue à la Sainte Face de Jésus, dont la fête est célébrée chaque Mardi gras.

En 1983, le Saint-Siège devient propriétaire de l'objet. Cependant, comme toujours avec ce qui peut s'apparenter à une relique, et conformément à la doctrine définie en détail lors du concile de Trente, l'Église catholique se montre prudente. Elle n'a jamais pris de décret qui fasse officiellement du suaire une relique et elle a acté les résultats de la datation par le carbone 14 effectuée en 1988 concluant à un objet du XIVe siècle64, sans demander de contre-expertise.

Comme pour d'autres dévotions catholiques, ceci est laissé à la décision de chaque fidèle tant que l'Église ne délivre pas un avis contraire. Selon le Vatican, que ce tissu ait ou non enveloppé le corps du Christ n'a aucune incidence, ni sur la foi, ni sur le contenu de la Bible chrétienne.

Selon le théologien et scientifique Jean-Michel Maldamé, dominicain, une « authenticité » du suaire de Turin poserait plus de questions qu'elle n'en résoudrait, sur les plans dogmatique et épistémologique65.

 

Une icône

En 1998, au cours d'un déplacement à Turin, Jean-Paul II qualifie le suaire de « provocation à l'intelligence »66 tout en invitant les scientifiques à continuer leurs travaux. Il indique que ce qui compte avant tout pour le croyant est que le linceul est « miroir de l'Évangile »67.

Pour Benoît XVI comme pour son prédécesseur, le suaire apparaît plutôt comme une icône68.

 

Une nouvelle expertise ?

L’Église catholique refuse l'éventualité d'une nouvelle datation par le carbone 14. Jacques Évin l'explique dans Le Monde du 24 juin 200569 : « La pièce se dégrade. Ce qui est fondamental c'est désormais sa préservation. Il s'agit d'une œuvre d'art ». De plus, d'après lui, il est probable que, malgré les nécessaires précautions à prendre, il resterait toujours des personnes pour douter. Par ailleurs, Jacques Évin ajoute que, dès le premier programme de datation en 1988, les précautions opératoires avaient dépassé très largement les habitudes scientifiques en la matière, ce qui n’a pas empêché les nombreuses critiques.

 

Le Saint-Suaire

Article détaillé : Saint-Suaire.
Dans le tableau Descente de croix de Rubens conçu pour un retable qui se déploie au-dessus d'un autel, le linceul, sur lequel le corps du christ est descendu, représente symboliquement la nappe de l’autel, Jésus offrant son corps eucharistique.

 

L'étoffe conservée de nos jours à Turin constitue l'une des multiples pièces de tissu présentées comme relique à travers le monde dans lesquelles certains veulent voir le Saint-Suaire « authentique ». Cette revendication d'authenticité n'est corroborée par aucune trace historique ou archéologique et, concernant le linceul de Turin, son histoire documentée remonte à 1357, le suaire de Turin est considéré comme l'« artefact le plus étudié de l'histoire »70.

 

Les linges funéraires de Jésus dans les évangiles canoniques

Les linges funéraires de Jésus sont mentionnés dans les évangiles canoniques. Les trois évangiles synoptiques (Matthieu et Luc reprenant Marc, composé vers 70) parlent d'un linceul (en grec sindon), au moment de l'enterrement du corps de Jésus71. L' évangile de Jean (écrit vers 100), et qui présente le récit le plus détaillé de la passion du Christ (avec notamment l'épisode de la lance perçant le flanc de Jésus) parle de « bandes » au moment de l'ensevelissement72, et de la découverte de ces « bandes » et du « linge ayant recouvert la tête de Jésus » (en grec « soudarion »)73 qui, vides, apparaissent alors comme des preuves (des « témoins ») de la Résurrection de Jésus. Rien n'y est dit sur la conservation ou la vénération ultérieure de ces linges, non plus que dans les Actes des Apôtres, écrits vers 80-85 par le même auteur que l'évangile de Luc, et qui raconte notamment l'histoire de la première communauté de disciples de Jésus à Jérusalem.

 

Les linges mortuaires comme témoins de la résurrection dans la littérature à partir du IVe siècle

Il n'existe aucun texte durant les quatre premiers siècles de l'ère chrétienne qui évoque une éventuelle conservation. En revanche, certains textes exploitent le thème littéraire des linges mortuaires vides comme « témoins » (preuves) de la résurrection, comme la catéchèse de Cyrille de Jérusalem, au IVe siècle74. Un décret du pape Silvestre Ier dès l'an 314 demande que les nappes recouvrant les autels des églises soient en lin, comme le linceul du Christ75.

Certains textes apocryphes évoquent le sort du linceul juste après la résurrection. L'un d'entre eux, aujourd'hui perdu, est cité à la fin du IVe siècle par Jérôme de Stridon dans son De viris illustribus (393) : « Quant à l'évangile qui est appelé selon les Hébreux, et que j'ai récemment traduit en langue grecque et latine et qu'Origène utilise souvent, il raconte les faits suivants qui se placent après la Résurrection du Sauveur : Mais quand le Seigneur eut donné le linceul au serviteur du prêtre, il alla vers Jacques et lui apparut. Jacques en effet avait juré de ne plus manger de pain à partir de l'heure où il avait bu la coupe du Seigneur jusqu'à ce qu'il le voie ressuscité d'entre ceux qui dorment »76,77. » On ne sait pas si cet Évangile selon les Hébreux est distinct ou non de l'évangile des Nazaréens, dont parle aussi Jérôme. Le fait que Jérôme dise qu'Origène (~185- ~253) l'utilise, conduit à le dater au IIe siècle, et l'exaltation qui est faite de Jacques, frère du Seigneur, le chef de la première communauté de Jérusalem, et qui semble être ici le premier témoin de la Résurrection, conduit à le situer dans le milieu judéo-chrétien76. Malgré l'absence du contexte du passage, le « serviteur du prêtre » cité serait peut-être le serviteur du Grand-Prêtre qui se serait fait couper l'oreille lors de l'arrestation de Jésus (Mt 26. 51 et Jn 18. 10)76.

Dans les Actes de Pilate (aussi appelés Évangile de Nicodème), texte apocryphe du IVe siècle qui a fortement influencé la culture occidentale, Joseph d'Arimathie qui aurait enveloppé le corps de Jésus dans le linceul, et qui aurait été emprisonné par les juifs, est libéré et emporté au ciel par Jésus, qui lui prouve son identité en lui montrant le tombeau vide avec le linceul et le suaire qui lui recouvrait le visage (paraphrasant là le passage de l'évangile de Jean), ce qui suppose implicitement que ces linges soient restés là quelque temps après la Résurrection76,78.

L'évangile de Gamaliel (en fait d'un pseudo-Gamaliel), qui daterait de la seconde moitié du Ve et serait d'origine copte, développe le thème littéraire du linceul en relation avec la personne de Ponce Pilate, vénéré par les chrétiens coptes76. Dans une lettre à Hérode, Pilate raconte qu'il est entré avec un centurion dans le tombeau vide de Jésus, et y a trouvé le linceul, dont le contact guérit le centurion d'une blessure à l'œil. Hérode demande à ce qu'on lui envoie le linceul, mais ce dernier est enlevé au ciel. Dans un autre fragment copte, Pilate prend le linceul, le serre contre lui, et pleure en l'embrassant76.

Tous ces passages « paraphrasent plus ou moins l'évangile selon Jean79. Parfois, l'idée du passage du linceul à quelqu'un d'autre est impliquée dans la logique de la narration. Pourtant, le fait même de ce passage n'est pas volontairement mis en exergue par l'Évangile selon les Hébreux et les Actes de Pilate, comme s'ils voulaient insinuer qu'il y a là l'origine de la transmission interrompue d'une précieuse relique. C'est simplement dans l'intention d'honorer d'une manière spéciale tel personnage par un contact ou la réception du linceul que les textes mentionnent ce passage »76.

 

Le suaire comme relique

La première attestation connue d'une croyance en la conservation des vêtements mortuaires de Jésus en tant que relique se trouve dans les Consultationes Zacchaei christiani et Apollonii philosophi76, traité apologétique daté probablement de 408-410, dans lequel les doctrines du christianisme sont expliquées à un païen80. Les vêtements mortuaires sont mentionnés en liaison avec une autre relique, les traces de pas de Jésus imprimés dans le sol au moment de son ascension : « Voici que les vêtements de son bienheureux sépulcre contiennent encore les indices de la croix et de la mort du Seigneur, et qu'un endroit marqué par la multitude qui y est présente témoigne de son Ascension au ciel qui se produisit après qu'on eut constaté sa Résurrection. Les traces de ses pas demeurent presque encore imprimée dans le sol, et les régions purifiées par ses œuvres fournissent des exemples de ses puissances »76. Si la tradition des empreintes de pas est bien attestée à l'époque (elles se trouveraient dans l'église de l'Ascension, bâtie dans la dernière décennie du IVe), celle des vêtements mortuaires ne trouva pas d'écho au Ve, en dépit de la présence de pèlerins réceptifs à de telles croyances, et alors qu'à la même époque Jérôme de Stridon cite le passage de l'Évangile des Hébreux76 Pour Jean-Louis Feiertag, cela pourrait s'expliquer soit par « l'absence de tout objet qu'on aurait pu faire passer pour des vêtements mortuaires » soit « faute d'avoir été favorablement accueillie par le pouvoir politique et religieux. Plutôt qu'une relique, c'est une simple rumeur qui se trouve vraisemblablement à son origine »76.

C'est avec les récits de pèlerinage que le thème va se développer. Le pseudo Antonin de Plaisance vers 560-570, rapporte une tradition selon laquelle le suaire ayant recouvert le visage de Jésus serait gardé par sept vierges dans une grotte à l'embouchure du Jourdain»76. Et au VIIe siècle et Adamnus rapporte dans son De locis sanctis qu'Arculfe, un pèlerin gaulois dit avoir vu à Jérusalem, outre une relique de la Sainte Lance et un tissu tissée par la Vierge Marie représentant le Christ et ses douze apôtres, le suaire ayant recouvert la tête de Jésus76,81. Selon Arculfe, le linge, retrouvé trois ans auparavant, aurait été enlevé du tombeau de Jésus par un juif chrétien. À sa mort on aurait partagé son héritage entre ses deux fils : d'une part le suaire seul et de l'autre tous ses autres biens. Celui qui avait choisi les biens fut finalement ruiné alors que celui qui s'était contenté du suaire y gagna, avec sa descendance jusqu'à la cinquième génération, richesses sur terre et salut dans les cieux. Au cours des générations, des juifs non-chrétiens héritèrent du Suaire, ce qui déclencha une dispute avec les chrétiens. Le calife Muawiya Ier aurait appelé les deux parties et jeté le tissu aux flammes pour les départager : celui-ci serait resté suspendu et aurait volé vers le parti des chrétiens. Le linceul aurait été gardé dans un écrin et vénéré par la population. Arculfe l'aurait embrassé. Il mesurait selon les manuscrits huit pieds ou huit coudées de long. Pour J.-L. Feiertag, il est vraisemblable que la lecture des textes apocryphes envisageant le sort du linceul après la Résurrection (Évangile selon les Hébreux, Actes de Pilate), les pèlerins de Palestine de l'époque, sensibles à la littérature hagiographique a renforcé la crédulité en la conservation du linceul en un lieu précis76.

L'idée d'une impression miraculeuse de l'image du cadavre de Jésus sur les linges funéraires est totalement absente de tous ces textes.

 

Hypothèses des partisans de l'authenticité

Les datations obtenues pour le linceul de Turin font l'objet de critiques portant sur la qualité et la quantité de l'échantillonnage (un seul échantillon prélevé puis subdivisé) ainsi que sur le traitement des résultats. Depuis 2005, au moins cinq articles publiés dans des revues techniques ou scientifiques ont tenté de remettre en question la pertinence de la datation de 198882.

Diverses publications critiquent cette étude : Dans son essai Sindone Mistero dell'impronta duemila annifa publié en 1997 aux Éditions Piemme Spa et publié en français en 1998 sous le titre Contre-enquête sur le Saint Suaire aux Éditions Plon/Desclée de Brouwer, Maria Grazia Siliato, historienne et archéologue suisse, indique que le poids moyen du suaire est différent de celui des échantillons.

La position de Raymond Rogers, professeur de chimie à l'université de Los Alamos et directeur de recherche du STURP, a fait l'objet d'une publication dans la revue Thermochimica Acta83. Il propose un âge du tissu compris entre 1300 et 3000 ans suivant une méthode qu'il a mise au point, par mesure de la concentration de vanilline. En parallèle, il conduit une analyse sur la présence de différents colorants, à l'issue de laquelle il avance que les échantillons utilisés pour la datation au carbone 14 ne sont pas représentatifs du linceul originel (non-homogénéité de l'échantillon prélevé). Patrick Berger, diplômé de l'ENS de Lyon et professeur à l'IUFM de Créteil, dernier président du cercle zététique, a fortement critiqué les méthodes utilisées par Rogers, expliquant qu'elles avaient été mal calibrées et qu'elles ne portaient que sur les fibres superficielles de la relique, celles qui ont été affectées par l'incendie de 153284. D’autres scientifiques, dont Jacques Evin, spécialiste du carbone 14, ont dénoncé les faiblesses de l’article de Rogers85,86 tout en expliquant que les prélèvements et analyses avaient été effectuées selon toutes les procédures habituelles et que l'attribution d'une origine moyenâgeuse au tissu est dès lors incontestable87. Rogers répond en retour qu'il avait accepté les résultats de la radiodatation sur l'échantillon, mais doute que Nickell, un de ses détracteurs, ait eu la compétence nécessaire pour interpréter correctement sa méthode d'analyse par spectrométrie et donc la remettre en cause. Philip Ball relève pour sa part que Rogers n'explique pas comment il aurait été possible que les fils « réparés » utilisés pour la datation au carbone 14 aient pu être insérés dans le tissu ancien avec une telle dextérité que les experts en textile qui ont sélectionné la surface destinée à faire l'objet de l'analyse n'ont pas remarqué la substitution88

 

Étude des pollens

En 1973 et en 1978, Max Frei, criminologue suisse, effectua une étude des pollens pour déterminer les régions où le linceul aurait séjourné. Ces conclusions tendaient à montrer que sur les 58 espèces végétales trouvées, une majorité de pollens (45) étaient originaires de Jérusalem et des environs. Ces résultats ont été critiqués à plusieurs reprises, car considérés comme trop précis et difficilement interprétables. En effet, selon la remarque de Guy Jalut, professeur de palynologie à l'Université Paul Sabatier de Toulouse, comment expliquer l'absence du chêne et de l'olivier, espèces abondantes dans les régions méditerranéennes ?[réf. souhaitée]

Enfin, les palynologues (spécialistes des pollens) précisent qu’il est parfois impossible de déterminer une espèce végétale à partir de son pollen. Souvent, l'étude ne permet que la détermination du genre, voire de la famille. Dans tous les cas, la détermination de l'origine géographique est exclue.

Les prélèvements de pollen examinés par deux autres équipes[Qui ?] montraient que tous les grains étaient couverts de calcite, minéral déposé lors du lavage à la suite de l'incendie de Chambéry. Or, tel n'était pas le cas pour ceux présentés par Max Frei. Le micropaléontologue Steven Shafersman qualifie même ce dernier de « fraudeur », après s'être aperçu que les illustrations que Frei présentait au public comme des photos de pollens provenant du suaire n'étaient en réalité que des photos de pollens de référence. Max Frei venait d'effectuer un voyage à Istanbul, Urfa et Jérusalem en compagnie de Ian Wilson pour « récolter une série de plantes caractéristiques du Moyen-Orient ». Joe Nickell rappelle que précédemment Max Frei avait examiné les « carnets d'Hitler » et les avait déclarés authentiques89.

Le professeur Avinoam Danin, de l'Université hébraïque de Jérusalem, affirme dans des publications scientifiques avoir reconnu l'image de plantes originaires de la région de Jérusalem sur le suaire90. Il déclare notamment que « l'aire dans laquelle les trois plantes fraîches choisies comme indicateurs auraient pu être recueillies et posées sur le linceul à côté du corps de l'homme crucifié est l'aire comprise entre Jérusalem et Hébron »91.

 

Techniques de reproduction envisagées

Philip Ball, dans un article paru sur le site internet de Nature en 2005 déclare : « On ne sait tout simplement pas comment l'image fantomatique du corps d'un homme paisible et barbu a été réalisée ; Bien que de bons résultats expérimentaux aient été obtenus par nombre de chercheurs, dans le sens où, à première vue, l'image, généralement limitée au visage, est similaire à celle de l'homme du suaire de Turin, à ce jour, aucun essai n'a été capable de reproduire toutes les caractéristiques de l'image imprimée sur le suaire de Turin92,93.».

En raison de l'accumulation de caractéristiques spécifiques, l'explication du mécanisme de formation reste difficile, voire impossible en l'état actuel des connaissances. Les causes peuvent être rangées en quatre groupes :

  • Une suite de phénomènes naturels. Cette hypothèse n'implique pas nécessairement que le suaire soit « authentique » puisque l'étoffe peut aussi avoir enveloppé une personne autre que celle de Jésus.
  • Un procédé de fabrication conçu volontairement par un être humain.
  • Un procédé reproductible aujourd'hui mais impossible à produire durant l'Antiquité ou le Moyen Âge.
  • Les autres hypothèses.

 

Hypothèses fondées sur des phénomènes naturels

 

Les phénomènes naturels envisagés dans l'histoire sont les suivants :

 

  • La vaporographie : en 1902, Paul Vignon envisage une technique : la vaporographie. L'aloès répandu sur un corps lors de son embaumement aurait été bruni par les vapeurs ammoniacales émanant du cadavre en décomposition.
  • Le rayonnement solaire : il a été envisagé que l'image du linceul soit la conséquence des rayons solaires sur la toile enduite de myrrhe et d'aloès (Rodante, Mouraviev).
  • La transpiration : c'est l'hypothèse émise par Antoine Legrand en 1938. Elle supposait un contact entre le linceul et la sueur d'un corps.
  • La réaction de Maillard : elle se produit lorsque des acides aminés, en présence de sucres, et à température élevée, brunissent en créant un composé semblable à l’humus et de composition très voisine. Raymond Rogers et Anna Arnoldi ont formulé cette hypothèse en 200294 et l'ont reprise l'année suivante95. Le jaunissement de l'image serait dû à cette réaction chimique entre des vapeurs d'ammoniaque et quelques impuretés (amidon enduit sur les fils de chaîne des métiers à tisser pour en faciliter le tissage, résidus de saponaire après rinçage) présentes superficiellement sur le lin à cause de son procédé de fabrication connu depuis l'antiquité et décrit chez Pline l'Ancien96. Rogers reconnaît que son hypothèse ne répond pas à toutes les questions et ne prouve pas comment l'image s'est formée ni « l'authenticité » de l'étoffe97.
  • L'effet corona : cette hypothèse est avancée notamment par l'Italien Giulio Fanti98. L'effet corona, aussi appelé « effet couronne », est une décharge électrique entraînée par l'ionisation du milieu entourant un conducteur. Elle se produit lorsque le potentiel électrique dépasse une valeur critique mais que les conditions ne permettent pas la formation d'un arc. Cet effet est utilisé, entre autres, dans les lampes à plasma. Des expériences entreprises ont permis la formation d'une image détaillée avec une double superficialité. Cependant on ne sait quelle cause aurait pu engendrer un tel phénomène.
  • L'émission de neutrons due à un séisme par effet piézonucléaire : c'est l'hypothèse émise par le professeur Alberto Carpinteri (en). Un puissant séisme aurait frappé Jérusalem au moment de la mort de Jésus et les ondes dégagées par les roches broyées auraient bombardé le linceul de Jésus de neutrons qui, par réaction chimique avec des atomes d'azote présents dans les fibres de lin, auraient imprimé le corps du Christ sur le tissu. Ce bombardement neutronique aurait également bouleversé le taux de carbone 14 du linceul, faussant ainsi les résultats de l'étude de 198899. Cette hypothèse est cependant contredite par d'autres chercheurs comme Gordon Cook qui rappellent qu'« on procède à la datation d'objets de cet âge depuis des décennies et personne à ce jour n'a rencontré ce genre d'erreur », notamment les datations au carbone 14 d'objets provenant de zones fortement sismiques telles que le Japon100. Par ailleurs; l'effet piézonucléaire est largement remis en cause par la communauté scientifique101.

 

Hypothèses autour de l'artefact

La peinture fut la première hypothèse de faux envisagée. Elle a été avancée dès le XIVe siècle dans le Mémoire de Pierre d'Arcis qui parle de « pannus […] artificiose depictus » (« un morceau de tissu ingénieusement peint »). En 1978, le STURP exclut l'œuvre d'un peintre. L'un des membres du STURP, Walter Mac Crone102, arriva à une conclusion en opposition avec le reste de l'équipe, affirmant qu'il s'agit selon lui d'une peinture constituée de pigments d'ocre rouge et de vermillon et que les « taches de sang » sont composées des mêmes substances enrobées dans un composé à base de collagène103,104,105. Cependant, ces quelques traces de peintures peuvent provenir de la pratique médiévale de créer des répliques afin de développer le commerce des reliques. Des artistes sont en effet autorisés depuis le XVIe siècle à voir le suaire, à en faire une copie et à poser leurs peintures sur le linceul afin de les « sanctifier », pouvant à cette occasion transférer les pigments de peinture de leurs répliques sur le suaire30. Selon le membre du STURP Barrie Schwortz, il y a des documents qui attestent de cette pratique à cinquante deux reprises106.

Poursuivant l'hypothèse d'une œuvre réalisée par un artisan du Moyen Âge, Joe Nickell107, Paul-Éric Blanrue108 et Henri Broch109,110,111 avancent qu'il est techniquement possible pour un artiste de réaliser une empreinte négative sur toile sans laisser apparaître de traces de pinceaux, à l'aide d'un bas-relief enduit d'un produit colorant. Un simple recouvrement du modèle par un linge humide suivi d'un tamponnement permet alors de constituer une empreinte en négatif sur le tissu109,112. Lors d'une expérience organisée en 2005 par les journalistes de la revue Science & Vie, Paul-Éric Blanrue a réalisé une réplique du visage du suaire en utilisant un mélange de produits et avec des moyens qui existaient au Moyen Âge113,69.

La technique du transfert de poudre a été développée par Emily Craig et Randall Bresee114. Ceux-ci proposent un mode opératoire qui aurait pu être utilisé au Moyen Âge. Le résultat obtenu s'approche de celui du linceul. Selon Marcel Alonso, « Mrs Emily Craig, disciple (sérieuse) de Joe Nickell et de Mac Crone a réussi des portraits à l'hématite et au collagène, non seulement très ressemblants à l'image du Linceul, mais dont l’inversion chromatique est surprenante de beauté et de fidélité au Linceul, y compris pour l'aspect tridimensionnel. »115.

La protophotographie : il s'agit d'une hypothèse émise en 1995 par le Sud-Africain Nicholas Allen116. L'hypothèse d'une photographie négative d'Allen nécessite l'usage d'une chambre noire de grande dimension avec un objectif en quartz naturel taillé en loupe ou lentille et dans laquelle il faut tendre un drap de lin imprégné de nitrate ou de sulfate d'argent sur lequel il aurait projeté l'image d'un corps ou d'une statue. L'image se fixerait par trempage du tissu dans une solution diluée d'ammoniac (l'urine dont les déchets azotés produisant de l'ammoniac au contact de l'air peut servir à cet effet), ce qui donne une couleur jaune paille117. Cette hypothèse comporte de nombreux obstacles concernant la lumière nécessaire pour créer une image similaire à celle présente sur le linceul, et le résultat de l'expérience a été testé et n'offre pas la finesse tridimensionnelle du suaire de Turin118. De plus, la photosensibilité du sulfate d'argent est inconnue au Moyen Âge119.

Un faux de Léonard de Vinci : depuis 1994, une hypothèse, largement diffusée, a été soutenue par Lynn Picknett et Clive Price120 : le suaire de Turin serait l'œuvre de Léonard de Vinci. Cette hypothèse a connu une médiatisation importante grâce au documentaire réalisé par Susan Gray Leonardo da Vinci the man behind the Shroud of Turin ? (Léonard et le mystère du suaire de Turin) produit la National Geographic Society et diffusé à partir de 2003. Vinci aurait combiné les techniques du bas-relief et de la photographie, utilisant « son propre visage »121. Les auteurs de cette théorie soutiennent en effet qu'il existe une ressemblance suffisante entre les autoportraits de Vinci et la figure du linceul. Selon Baima Bollone, l’hypothèse d’un faux réalisé par Léonard de Vinci est une hypothèse « absolument non fondée, qui ne va pas au-delà de la boutade journalistique et des publications populaires, et aucun scientifique ne la prend en considération »122.

En 2009, une équipe de scientifiques italiens123 déclare avoir réussi à reproduire le linceul de Turin en utilisant des techniques du XIVe siècle, confirmant la datation au carbone 14 déjà connue depuis 1988124,125. Mais ce résultat est contesté126.

 

Les protons et le laser

D'autres hypothèses ont été formulées :

  • Le bombardement de protons : une source « naturelle » de rayonnement provenant du supplicié. Un bombardement de protons équivalent à un mégaélectronvolt (MeV) pourrait avoir produit cette image superficielle, selon la théorie développée par le père Jean-Baptiste Rinaudo, biophysicien. Elle a été critiquée, notamment par le chimiste américain Raymond Rogers, qui ne trouve pas trace des radiations pourtant nécessaires. Cette hypothèse implique aussi la « dématérialisation » d'un corps qui serait ici celui de Jésus127.
  • L'irradiation par laser : en 2008, l'équipe dirigée par Giulio Fanti a publié un article dans Applied Optics expliquant qu'une irradiation avec un laser spécifique à base de chlorure de xénon a permis l'obtention d'une image latente sur du lin au bout d'un an128.

 

Les travaux du docteur Barbet

Dans les années 1930, le docteur Pierre Barbet, chirurgien catholique à l'hôpital Saint-Joseph de Paris, fit pendant treize ans des expériences sur des cadavres pour prouver l'authenticité du Suaire de Turin par la médecine et l'anatomie, tel un médecin légiste. Il synthétisa ses résultats, diffusés sous le nom de la Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien129.

Sa thèse principale en faveur de l'authenticité était que le suaire ne représente pas le crucifié comme le faisait l'iconographie médiévale, avec des clous enfoncés dans les mains mais dans les poignets. Or d'après les expériences de Barbet sur des cadavres, les paumes se déchiraient lorsqu'il plantait les clous dans les mains mais le cadavre restait en place quand ils étaient, comme sur le suaire, plantés dans les poignets.

Le suaire présente aux yeux du médecin légiste, des analogies frappantes avec le récit de la Passion, une similitude parfaite : traces de sang à la tête, comme la couronne d'épines, traces de sang aux poignets, traces de sang de flagellation sur toutes les parties du corps, marque de fouets romains à trois pointes de plomb.

 

Le Codex Pray

Codex Pray

Le Codex Pray est un codex de la fin du XIIe siècle (1192-1195) conservé à Budapest. Il a été découvert au XVIIIe siècle par un jésuite, Georgius Pray, qui lui donna son nom. Il contient la forme la plus ancienne connue de la langue hongroise à ce jour130. On peut y voir deux miniatures de Jésus. Sur quelques points, ces dessins peuvent rejoindre les caractéristiques présentes sur le suaire de Turin. La miniature supérieure est la miniature de l'onction. Dans cette partie, le corps de Jésus est nu. Celui-ci semble reposer sur un tissu lui-même posé sur une surface rigide. Jésus a les mains croisées sur le ventre, la droite sur la gauche. On ne voit pas les pouces tandis que les autres doigts sont étendus. L'interprétation de la partie inférieure, la visite des saintes femmes au tombeau, n'est pas univoque.

Emmanuel Poulle écrit : « Je puis seulement dire que, en tant qu'historien, je constate que les conclusions tirées du carbone 14 quant à la datation du Linceul s'avèrent incompatibles avec la filiation qui peut être établie entre la relique aujourd'hui conservée à Turin et sa représentation dans un manuscrit ordinairement désigné comme le Codex Pray » 131.

 

Barbara Frale : un certificat de décès

 

En 1978, le pharmacien Piero Ugolotti et le Père Aldo Marastoni, latiniste de l'Université catholique de Milan pensent apercevoir sur le négatif de certaines photos132 du suaire de Turin des traces d'écriture près du visage, invisibles à l'œil nu, à la manière antique : Ugolotti y lit « Nazarenu » (Nazaréen) et Marastoni « Innece » (Conduit à la mort) ; au milieu des années 1990, deux scientifiques français, André Marion et son étudiante Anne-Laure Courage de l'École supérieure d'optique, ont continué à étudier ces écritures. Aidés de paléographes, archéologues et historiens, ils déclarent découvrir d'autres lettres grecques et latines133. À la fin des années 1990, Thierry Castex, ingénieur géophysicien spécialiste en traitement du signal, obtient des images des « lettres fantômes » plus précises et pense mettre en évidence des caractères hébraïques134. Barbara Frale, historienne et archéologue, chercheuse aux Archives secrètes du Vatican, prétend avoir reconstitué le certificat de décès d'un homme appelé « Yeshua ben Yoseph, Jésus, fils de Joseph » : il s'agirait d'après elle d'un certificat de décès écrit sur un papyrus et posé sur le linceul, pour que la famille puisse reconnaître le corps du supplicié au moment de sa restitution, certificat écrit dans les trois langues que l'on utilisait à Jérusalem, latin, grec et hébreu ; et elle aurait déchiffré ceci : « Dans la 16e année du règne de Tibère (soit l'an 30), Jésus de Nazareth, mort à la neuvième heure, après avoir été condamné à mort par un tribunal romain et après avoir été reconnu coupable par les autorités juives, a été enterré avec l'obligation de rendre son corps à sa famille après une année. »135.

La science peut cependant expliquer ces « inscriptions fantômes » par le phénomène neuro-cognitif de paréidolie, sorte d'illusion d'optique qui consiste pour le cerveau humain à être programmé pour croire reconnaître des formes claires et identifiables dans un stimulus visuel pourtant informe et ambigu21. L'historien Andrea Nicolotti relève également pour sa part l'invraisemblance de la superposition d'inscriptions « écrites avec des encres différentes en mêlant de manière illogique trois langues différentes : le grec, le latin et l'hébreu » ainsi que celle de la thèse de leur reproduction depuis le papyrus sur le linceul par un procédé de transfert des ions du fer, qui oublie que les encres métalliques n'étaient pas encore répandues au Ier siècle136.

 

Hypothèses sur le pliage

Aldo Guerreschi et Michele Salcito, en étudiant les brûlures et auréoles sur le linceul, émettent l'hypothèse que les brûlures des « Pray poker holes » (trous de tisonnier du codex Pray) se sont produites lors d'un incident avant l'écriture du codex au début du XIIe siècle. La disposition des auréoles, antérieures à l'incendie de 1532, résulterait d'un pliage du linceul deux fois de suite dans le sens de la longueur puis en accordéon en 52 couches, le tissu aurait été conservé en position verticale dans une jarre comme celles fréquemment utilisées dans l'antiquité137,138.

 

Hypothèses pour un trajet jusqu'en France

Certains auteurs identifient le linceul de Turin à certaines reliques conservées à Constantinople avant 1204 et considèrent qu'il a pu ainsi être rapporté en France après le sac de la ville lors de la quatrième croisade. Avançant divers documents (généralement inédits, d'authenticité douteuse ou d'interprétation discutablen 1), ils considèrent qu'en 1205 le linceul se serait ainsi trouvé à Athènes139140. En 1208, il aurait pu soit être envoyé au père d'Othon : Pons II de la Roche, qui avait un château près de Besançon, et ainsi 150 ans plus tard devenir la propriété de Geoffroy de Charny, qui épousa Jeanne de Vergy arrière-petite-fille d'Isabelle de Rayn 2,141, elle-même petite-fille d'Othon de la Rochen 3, soit être acquis par Geoffroy de Charny au cours d'un de ses voyages alors que l'objet se trouvait toujours en Grècen 4..

Selon certains auteurs, le linceul de Lirey aurait été la pièce de tissu vénérée sous le nom de Mandylion et présente à Constantinople. Dans la littérature chrétienne ancienne, le Mandylion est un portrait de Jésus, qu'Ananias — scribe et homme de confiance du roi Abgar V — aurait peint lors de sa rencontre avec Jésus en Palestine. Jean de Damas évoque le Mandylion dans son pamphlet anti-iconoclaste Sur les Saintes Images142. Son récit suggère qu'il a pu être plié comme l'évoque les Actes de Thaddée qui désignent l'image sous le terme de tétradiplon (« quatre fois double »)143. Cette source est cependant douteuse car la majorité de la littérature chrétienne fait une référence systématique au seul visage et n'aurait pas manqué de parler du corps entier144. L'historien des religions Antonio Lombatti fait remarquer toutefois que l'ostension d'un linge mortuaire était choquante pour les fidèles, ce qui pourrait expliquer que le linge ait été tout le temps plié, formant une sorte de voile qui ne montrait que le visage145

Aucune trace dans les archives ne permet de valider une autre hypothèse, selon laquelle le suaire, resté ou revenu à Constantinople, aurait été cédé à saint Louis, qui en aurait fait don lui-même à un de ses vassaux.

 

Les Templiers et l'Ordre des Chevaliers Blancs de SEBORGA

 

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En 1978, l'auteur New Âge Ian Wilson estime que l'idole vénérée par les Templiers, le Baphomet, est en fait le futur suaire de Turin. En 2009, l'historienne Barbara Frale soutient cette hypothèse dans un livre consacré spécifiquement aux relations entre le suaire et les Templiers146. Elle pense que le caractère secret de cette image est la raison de sa disparition des archives durant un siècle et demi. Frale met notamment en avant le témoignage d'un Templier, Arnaut Sabbatier, qui raconte qu'il a vu et adoré l'image entière du corps d'un homme147. Les conclusions de Barbara Frale ont été qualifiées de suspectes et de peu scientifiques dans plusieurs études critiques148,149. Elles sont toutefois approuvées par l'historienne Simonetta Cerrini, spécialiste de l'Ordre du Temple150.

De nombreuses autres hypothèses sont apparues, surtout depuis la publication des résultats de la datation au carbone 14. Parmi celles-ci, on peut citer celle qui résulte d'une prétendue « crucifixion » de Jacques de Molay, le dernier grand-maître de l'Ordre du Temple, arrêté en 1307. Jacques de Molay, en réalité, fut brûlé vif. Dans un livre à succès151, Christopher Knight et Robert Lomas émettent l'hypothèse que Jacques de Molay aurait subi un simulacre du supplice de la Passion, cloué sur un portail puis détaché alors qu'il était encore en vie. Cette hypothèse n'entre pas dans le cadre des connaissances historiques sur la fin de vie de Jacques de Molay.

Cette théorie de la représentation du corps de Jacques de Molay sur le suaire a été reprise en 2007 dans un roman de Steve Berry, L'héritage des templiers.

 

 

LES CHEVALIERS BLANCS DE SEBORGA

 

V.E.O.S.P.S.S. - PRIEURÉ DE FRANCE

 

 

 

V.E.O.S.P.S.S.

 

 

 

 

Les Chevaliers

Blancs -

Histoire d'un Ordre

sans âge

 

 

 

V.E.O.S.P.S.S.

 

Venerabilis Equester Ordo Sacri Principatus Sancti Sepulchri

 

Antique Ordre des Chevaliers Blancs de Seborga 

 

Les Chevaliers Blancs – Histoire d’un Ordre sans âge 

 

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Les Chevaliers Blancs histoire d’un Ordre sans âge. L’histoire du Venerabilis Ordo Sacri Principatus Sancti Sepulchri - (V.E.O.S.P.S.S.)-voit naître ses racines dans une époque antique. Ses origines datent de l’époque des Sag-Giga (mieux connus comme Sumériens) et des Egyptiens. Il est structuré sur des bases religieuses-ésotériques. L’Ordre , à ses origines, dit des Mages, est le dépositaire de leur savoir ésotérique. Avec les esséniens et les groupes qui leur étaient associés comme les Sages de la Lumière d’Ormus, a partir du savoir ésotérique suméro-égyptien commence la construction d' une structure homogène à laquelle s’ajoutent, à travers les siècles, des éléments d’origine hellénique et celte, qui trouvent dans la prédication de Yeoshua Bar Yoseph (connu comme Jésus) son apothéose.

 

Yeoshua Bar Yoseph représente un point ferme dans l’histoire du V.E.O.S.P.S.S, tant est qu’il concentre l’antique savoir essénien et celui d’origine hébraïque. L’Ordre en effet, est définit depuis toujours comme Yeoshuite, c’est-à-dire fidèle à la parole de Jésus Christ. Fidèle à un Christianisme pur, qui n’a aucune structure supérieure religieuse ou politique, l’Ordre commence son chemin moderne dans un monastère , l’antique Abbaye d’Orval , située dans les Ardennes, dans l’antique, Auera Vallis, en 1070. Ces moines appartiennent au groupe des Chrétiens appelés Apôtres ou Apostoliques, dévoués à Jean l’évangéliste, et ils sont protégés par la tante de Godefroy de Bouillon, Matilde, Comtesse de Toscane.

 

Le monachisme des apostoliques se joint, à travers l’organisation de sa structure, au monachisme de l’an 400, c’est-à-dire celui cultivé, de S. Basile le Grande et de La Laura, le monachisme qui se rapproche de l’isolement de l’anachorétisme avec le cénobitisme. Les apostoliques se rattachent aussi au Christianisme celte des moines de Lérins, la religion officielle des Mérovingiens.

 

En 1099 Godefroy de Bouillon, apostolique, descendant du lignage mérovingien, par son arrière grand-père Hugues de Long Nez (arrière petit-fils de Sigebert VI, Duc du Razès), fonde, avec quelques feudataires qui sont devenus condottières pendant la I Croisade, les Chevaliers du Rocher de Sion. À Jérusalem, la même année, Eustache de Bouillon, est nommé premier Grand-Maître de l’Ordre, c’est le frère de Godefroy ; Eustache est élu grâce aux votes de Godefroy de Bouillon, Hugues de Payns, André de Montbard, Hugues de Champagne et Pierre l’Ermite.

 

En 1108, en Palestine, quelques Chevaliers de Sion, commandés par Hugues de Champagne, décident de muter le nom de l’Ordre en Chevaliers du Temple de Jérusalem, laissant comme Grand-Maître Eustache de Bouillon. Dix ans plus tard, en 1118, à Castrum Sepulchri (connu ensuite comme Seborga), en la présence du Prince Abbé Edouard et de l’Abbé Bernard de Clairvaux, huit Chevaliers du Temple de Jérusalem, Hugues de Payns, Godefroy de St. Omer, André de Montbard, (oncle de St. Bernard), Archambaud de St. Aignan, Nivar de Mondidier, Geoffroy Bisol, Gondemar de Savignac et Rossal Timbaud, changent le nom de l’Ordre en Paupera Militia Christi et Hugues de Payns est nommé Grand-Maître de l’Ordre. Sous l’égide de Bernard de Clairvaux l’Odre devient officiellement le bras chevaleresque des Moines Cisterciens. Plus tard Hugues de Champagne s’unira à eux.

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En 1127, sous l’Olivier des âmes à Castrum Sepulchri, a lieu le jugement qui officialise l’union entre les Cathares-Cagot (Constructeurs Architectes du Gothique) et les Chevaliers Cisterciens : Devant le Grand-prêtre cathare Jean de Usson et de l’Abbé Bernard de Clairvaux, Hugues de Payns et ses Chevaliers jurent de garder le “Grand Secret”.

 

En 1128, pendant le Concile de Troyes, le Pape Honoré II approuve la première règle de l’Ordre, tandis que, toujours pendant le Concile, les Chevaliers adoptent la devise: «Non nobis Domine, non nobis, sed nomini Tuo da gloriam» (pas à nous Seigneur, pas pour nous, mais en ton nom et pour ta Gloire).

 

En 1135, l’Abbé Bernard de Clairvaux écrit la Règle de l’Ordre, la célèbre "De Laude Novae Militiae ad Milites Templi".

 

En 1136, Robert de Craon devient Grand-Maître de l’Ordre. Durant son mandat, en 1139, le Pape Innocent II promulgue la Bulle Papale «Omne Datum Optimum», qui dispense l’Ordre du paiement des taxes et le rend indépendant de la juridiction ecclésiastique. Les Chevaliers Cisterciens obtiennent le droit de porter une croix rouge sur l’habit blanc.

 

En 1147, Evrard de Barres prend en main le Grand Magistère. Il est extrêmement pieux et valeureux, très influent auprès du Roi de France Louis, il abdique en 1151 et devient Moine à Clairvaux. À sa place est élu Bernard de Tremeley, toujours en 1151, et en 1153 devient Grand-Maître Evrard de Neauphle. Un an plus tard André de Montbard, oncle de St. Bernard, devient Grand-Maître de l’Ordre.

 

Deux ans après, en 1156 Bertrand de Blanquefort qui est Prince de Castrum Sancti Sepulchri (Seborga), devient Grand-Maître. Il est le premier à obtenir du Pape la faculté de se définir «Maître par la grâce de Dieu», mettant ainsi l’Ordre dans une position de parité avec l’église ; il écrit aussi les fameuses «Regles», qui établissent, de fait, la structure de l’Ordre et le rôle des Chevaliers à l’intérieur de l’Ordre.

 

En 1169, le Grand Magistère est confié à Philippe de Milly de Nablus, lequel est congédie après seulement deux ans. La charge de Grand-Maître passe à Eudes de St. Amand, en 1171, il est tué par Saladin en 1180. Lui succède alors le catalan Arnau de Torroja comme Grand-Maître, diplomate habile, qui devint médiateur entre divers groupes politiques dans l’Est ,et, est a l’origine d'excellente négociations de paix avec Saladin.

 

En 1184, c’est au tour du flamand Gérard de Ridefort d’accéder au Magistère. Pendant son mandat en 1188 au château de Gisors eu lieu une scission de la Paupera Militia Christi : Une partie des Chevaliers reconstruisit l’Ordre des Chevaliers du Rocher de Sion, qui changea son nom en Antiqus Ordo Misticusque Prioratus Sionis – A.O.M.P.S.- tandis que l’autre continua comme Paupera Militia Christi. Cette division est officialisée en la présence des Souverains Philippe II de France et Henri II d’Angleterre, et eu pour rituel le coupage d’un orme situé dans le parc du château. Gérard de Ridefort continua à être le Grand-Maître de la Paupera Militia Christi, et Jean de Gisors devint le premier Nautonier de l’A.O.M.P.S.

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En 1191 Robert de Sablé devient Grand-Maître, grâce à l’aide du Roi d’Angleterre Richard I Lionheart (Richard Coeur de Lion) ; il était Chevalier depuis un an. Pourtant, deux ans après, à la mort de, de Sablé, en 1193, c’est l’aragonais Gilbert Hérail qui se place au Grand Magistère. Hérail est fameux pour sa volonté de vouloir maintenir la paix entre les chrétiens et les musulmans signé entre Richard I d’Angleterre et Saladin.

 

En 1194, le Pape Célestin III confirme aux Templiers tous les privilèges accordés par la Bulle Omne Datum Optimum.

 

En 1201 Philippe de Plaissis devint Grand-Maître, mais huit ans après, en 1209 au Grand Magistère se place Guillaume de Chartes, Prince de Seborga, qui, dix ans plus tard, mourut à Seborga malade du scorbut et de la suite de ses blessures reçues pendant la V° Croisade.

 

En 1219 Pierre de Montaigu siège au Grand Magistère, français d’origine aragonaise, son mandat dure treize ans. À sa mort, en 1232, Armand de Périgord devint Grand-Maître, et lui succède, en 1245, Richard de Bures, auquel, à son tour, succède, en 1247, Guillaume de Sognac, un homme discret et circonspect, habile et expert des affaires de guerre.

 

En 1250, la charge du Grand Magistère passe à Renaud de Vichiers, tandis qu’en 1256 devient Grand-Maître le Prince de Seborga Tommaso Bérard. Né à Seborga, fils du premier maire de la ville, Astraudo, il fonde justement à Seborga l’association des “Francs-Maçons”, dite plus tard “Compagnonnage” pour défendre les Cathares Occitans et leurs secrets sur l’architecture. Le compagnonnage n’a rien à voir avec la Franc-Maçonnerie, née à Londres, en 1717, laquelle a utilisée le terme “Francs-Maçons” en le prenant au compagnonnage. Avec le nom “Compagnons“ on décrivait l’union de personnes qui pratiquent divers métiers, entre autres les tailleurs de pierres, les charpentiers, les sculpteurs et en général, tous les maîtres d’art. Le Compagnonnage est donc le mouvement qui réunit les métiers antiques. Son symbole, (qui sera reprit, modifié par la Franc-Maçonnerie) est représenté par une truelle surmontée d’une équerre et un compas entrelacés. Apprendre l’Art d’un Maître pour un élève était traditionnel, ça se faisait «de bouche à oreilles» et la mobilisation pour apprendre fut très populaire et se fit en nombres.

 

En 1272, Tommaso Bérard, fit porter à Londres, à la Domus Templi, quelques fragments de la Vraie Croix, avec d’autres reliques de Saints fameux et durant son mandat au Grand Magistère, l’Ordre réforme le signe de la Croix comme conseillé par St. Thomas d'acquin et qui est toujours en vigueur chez les frères : «Au Nom du Père, de la conception de Dieu, Jésus, et du Saint Esprit qui ramène l’homme au père».

 

En 1273, Guillaume de Beaujeu devint Grand-Maître, c’est un grand stratège militaire.

 

en 1291, Thibaud Gaudin fut élu grand maitre de l'ordre.

 

En 1292 le Grand Magistère est pris en charge par Jacques de Molay.

 

Le Vendredi 13 Octobre 1307 le Roi de France et évêque de Paris, Philippe IV, dit le Bel, donne l’ordre d’arrêter les Maîtres et les Grand-Maître de la Paupera Militia Christi.

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Le 22 Novembre de la même année le Pape Clément V promulgue la Bulle «Pastoralis Praeminentiae», dans laquelle il ordonne à tous les Rois Chrétiens d’arrêter en son nom les membres de l’Ordre de leurs royaumes respectifs, en leur confisquant les biens et en les mettant sous la garde de l’église.

 

Au cours du procès de 1307, Jacques de Molay sous torture reconnait sa culpabilité ,et, est condamné à la prison à vie. Par la suite il se retracte de sa déposition, pour ceci, il sera condamné au bûché, avec son compagnon de prison, Geoffrey de Charney. Le bûché est construit à Paris, sur l’ile de la Seine dite «des Juifs», près de Notre-Dame, le 18 Mars 1314 : Sur le lieu de son exécution on trouve aujourd’hui une petite plaque à sa mémoire.

 

La journaliste et chercheur historien, Barbara Frale, a trouvé en 2002, dans les archives secrètes du Vatican, un document, le «parchemin de Chinon», qui prouve que le Pape Clément V a acquitté les Pauperes Milities Christi, leur Grand Magistère, les Maîtres de l’Ordre des accusation d'hérétiques, en se limitant à suspendre l’Ordre plutôt que le supprimer, pour pouvoir le réformer.

 

.Après la mort de Jacques de Molay, les Chevaliers se réunirent ,et, ils transfèrèrent le Siège Général de l’Odre en France, à Cabardès sur l’Aude.

 

Diverses confraternités sont fondées ou reformées, et elles agissent comme de vrais Ordres, coordonnées par la Paupera Militia Christi de Cabardès sur l’Aude.

 

Ces groupes sont appelés «Confraternités des Blancs» (en Italie, Ecosse, Angleterre, Portugal, Espagne et Suisse), et ils votent chacun leur Grand-Maître ; Ces derniers à leur tour votent le Grand- Maître Général , choisit entre les Chevaliers des divers groupes.

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Les premières confraternités qui naissent ou se réforment, en 1315, sont celles des Chevaliers du «Tau». Les Chevaliers de Porto Maurizio (Impéria - Italie), en Ligurie, les Chevaliers du Tau Rouge, dans la vallée de Suze, dans le Piémont, les Chevaliers du Tau Blanc et à Altopasciò en Toscane les Chevaliers du Tau Bleu .

 

En 1315, est élu le Grand-Maître Général Lazzaro Saggina, déjà Grand-Maître des Chevaliers du Tau Bleu d’Altopasciò. Toujours la même année, Robert Bruce (Roi Robert Ier d’Ecosse) père de l’indépendance écossaise contre l’Angleterre, crée, pour accueillir les Templiers qui ont fuit la persécution du St. Siège, l’Order of Heredom, qui siège à Edimbourg, en plein respect de la règle Cistercienne.

 

L’Order of Heredom, existera jusqu’en 1450,date a laquelle il deviendra un Ordre lié à la Maison Royale Ecossaise et ensuite sera définitivement fermé aux alentours de 1750, pour éviter la confusion avec la Grande Loge écossaise Heredom for Kilwinning.

 

En 1317, beaucoup de Chevaliers se réfugierent dans l’Abbaye cistercienne de la Principauté de Sankt Gallen en Suisse.

 

En 1026, l’Abbé Thietpaldo reçu le titre de Prince du Sacré Empire Romain, formant une Principauté, celle de Sankt Gallen qui durera jusqu’en 1798.

 

La Principauté de Sankt Galeen comme la Principauté de Seborga, est un état Souverain Impérial Cistercien et a toujours joui du Nullius Diocesis (l’exonération de la juridiction épiscopale).

 

Le Prince Abbé Heinrich von Ramstein, Maître du Grand Prieuré de Sankt Gallen, en 1317 fonde la confraternité de Sankt Gallen, et la met sous les ordres de la Paupera Militia Christi de Cabardès sur l’Aude.

 

L’Odre de la Domus Templi, devient, toujours en 1317, la Domus Templi de l’Ordre Cistercien, après l’interruption, en 1307, dans le Temple londonien par le Roi Edouard IIIème. Les Chevaliers de la Domus Templi continueront leur chemin sans problèmes jusqu’en 1536, quand, après la rupture des rapports entre Henry VIII et le St. Siège, Thomas Cromwell décidera l’abolition des monastères mineurs, incluant la Domus Templi.

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Toujours en 1317, Jacques II d’Aragon obtient du Pape Jean XXII le droit d’utiliser les biens des Chevaliers présents dans son Royaume pour créer un nouvel Ordre militaire, sous la protection de la Vierge ayant pour siège le château de Montesa, à Valence. Le Pape en approuvera la fondation avec la Bulle du 10 Juin 1317 et donnera aux Chevaliers la règle cistercienne : C’est ainsi que nait l’Orden de Caballéria de Nostra Senora de Montesa : En 1587 l’Ordre s’unira à la couronne d’Espagne et la charge de Grand-Maître deviendra héréditaire.

 

En 1318, le Roi Dionigi du Portugal ordonne la création d’un Ordre qui puisse accueillir les Templiers dans son royaume. Il officialisa la Militia Christi, sous le patronat de St Benoit de Norcia, avec pour grand maitre élu le Grand-Maître don Gil Martinez.

 

En 1319, le Pape Jean XXII approuve cet Ordre avec la Bulle Papale : «Ad Ea Ex Quibus». L’Ordre a son siège d’abord à Castro Marim, dans l’Algarve (Diocèse de Faro).

 

En 1357, l’Ordre sera déplacé dans le village de Tomar, à coté de Santarém, déjà siège des Templiers au Portugal.

 

Après 1457, sur demande du Roi Jean Ier du Portugal au Pape, le Prince Henry le Navigateur devint Grand-Maître de l’Ordre. Après Henry, le Grand Magistère sera maintenu par des membres de premier plan de la famille royale.

 

En 1834, quand le gouvernement civil du Portugal deviendra anti-catholique, après la défaite du Roi Michel du Portugal pendant la guerre civile, sous la monarchie constitutionnelle, l’Ordre perdra ses biens et se transformera en un simple Ordre de valeur.

 

En 1325, est élu Grand-Maître Général Guillaume III de Savoie, déjà Grand-Prieur de l’Abbaye de Saint-Michel . Même si sa charge de Grand-Maître dure à peine plus d’un an, sous son mandat l’Ordre commence lentement à se reprendre et les liaisons avec les moines de Lérins deviennent de nouveaux intenses.

 

En 1326, est élu Grand-Maître Général, Robert Bruce, déjà Roi d’Ecosse, avec le nom de Robert Ier, depuis 1306.

 

En 1329, pendant un pèlerinage au Sanctuaire de San Ninian, pas loin de Bannockburn, le Roi, qui voyageait sur une litière, a une grave hémorragie du au scorbut. Avant de mourir, il veut exaucer un de ses plus grands désirs : aller en Terre Sainte pour combattre les infidèles à la fin de la guerre contre les Anglais, mais la maladie lui interdisant de réaliser son rêve ,et, sur le point de mourir, Bruce demandeà ses Chevaliers Cisterciens de porter son coeur là-bas et de l’enterrer à l’intérieur du St. Sépulcre de Jérusalem.

 

Pour ce souhait, James Douglas, le plus fidèle de ses Chevaliers est choisi. Après avoir été embaumé, le corps du roi est enterré dans l’Abbaye de Dunfermline (Ecosse), tandis que son coeur est confiéà James Douglas.

 

Au Printemps 1330, Douglas, accompagné par dix Chevaliers, part pour la Terre Sainte ,et, pendant un arrêt en Espagne ; alors en guerre contre les Maures, le Roi Alphonse XI, connaissant sa réputation de Grand Chevalier, lui demande de guider la charge de bataille contre l’armée des Maures. Douglas accepte, et, à la tête du contingent des Chevaliers étrangers, avec ses dix hommes, il guide la charge.

 

Les Maures s’échappent suivis par James Douglas et son drapeau, c'est alors que les Chevaliers tombent dans une embuscade, et, sont massacrés. Sous le corps de Douglas, protégé, en derniere tentative de défense, il y a le coffret qui contient le coeur de son Roi et Grand-Maître. Le coeur de Robert Bruce est amené à l’Abbaye de Melrose, où il se trouve encore aujourd’hui.

 

En 1330, devint Grand-Prieur de l’Abbaye de St. Michel Rodolfo di Monbello, lequel, la même année, est élu Grand-Maître Général de la Paupera Militia Christi.

 

En 1359, un événement essentiel pour l’histoire de l’Ordre survint . Jean de St. Clair, qui appartint à la puissante famille des Sinclair écossais, devint Nautonier de l’A.O.M.P.S.

 

En 1351, après la mort de Rodolfo di Monbello, Jean de St. Clair est élu Grand-Maître Général de l’Ordre Cistercien, réunissant ainsi et annulant la scission qui s’était créée en 1188 entre les deux Ordres.

 

En 1362, est élu au Siège pontifical ,l’Abbé de Lérins Guillaume de Grimoard, qui prendra le nom de Urbain V, Jean de St. Clair arrête son mandat de Grand-Maître Général.

 

La même année devint Grand-Maître Général de la Paupera Militia Christi l’Abbé de Lérins d’origine aragonaise et Prince de Seborga, Pons Lance, qui rénovera et réformera de manière radicale l’Ordre, et reunira les divers groupes des Confraternités des Blancs, changera le nom en Venerabilis Ordo Sancti Sepulchri – V.O.S.S.-pons lance choisira comme symbole , à place de la Croix Pattée Rouge, l’agneau debout avec la tête tournée fièrement vers l’arrière (comme s’il regardait le passé), et qui soutient avec son sabot droit, la hampe de l’étendard chevaleresque cistercien, qui se termine en haut avec la Croix à huit pointes Rouge.

 

Pendant son siège au Grand Magistère, de nouveaux prieurés naissent, et, l’Ordre vit une période de grande expansion.

 

En 1378, le Grand Magistère passe à Pietro del Carretto, Abbé de Lérins, Marquis du Carretto de Millésimo.

 

En 1381, devint Grand-Maître l’Abbé de Lérins Jacques Salacinis, provençal, recteur du Prieuré de St. Michel à SOSPEL, en France, qui modifiera le symbole de l’Ordre, reprenant la Croix Pattée Rouge à huit pointes. Cette décision n’est pas acceptée par tous les Chevaliers, et, les Prieurés qui sont de Savona ; continuent à utiliser le symbole de l’agneau.

 

En 1394, est élu le Grand-Maître Giovanni Lascaris, des Comtes de Vintimille, Prince de Seborga.

 

En 1395, Giovanni Lascaris abandonne le Grand Magistère, et, est nommé Grand-Maître Antonio Coppola di Scala (pas loin de Salerno-Italie). L’influence du Grand-Maître Antonio Coppola grandit dans la communauté de Scala, à tel point qu’il fait faire une Chapelle à l’intérieur de la Cathédrale dédiée au Saint protecteur de sa famille.

 

En 1396, Antonio Coppola est assassiné. Dans cette situation d’urgence, Giovanni Lascaris reprend le Grand Magistère, en 1397 est élu au Grand Magistère Guglielmo Lascaris , Seigneur de Peille (France).

 

En 1403, le Grand Magistère passe a Magoni Imperiali, des Comtes de Vintimille

 

En 1405 est élu le Grand. Maître Ludovico Bonito ; Archevêque d’abord à Pise et ensuite à Taranto, il devint Cardinal sous le mandat du Pape Grégoire XII.

 

En 1413 le Prince Giovanni Lascaris est de retour au Grand Magistère.

 

En 1414, un événement intervint a Gênes qui changera la mission «Catholique» de l’Ordre et lui donnera ce caractère de Chrétienté universelle.

 

Ceci ramènera l’Ordre aux origines Christique.

 

En effet, pendant l’assemblé générale de l’Ordre, il est décidé que le Venerabilis Equester Ordo Sancti Sepulchri «ne sera plus seulement au service du Pape, mais du Christianisme, vu que l’église est l’assemblée de tous les Chrétiens, et, la communauté des fidèles ne peut, et, ne doit pas être séparée, ni divisée, par des discordances qui peuvent naitrent entre les membres, qui sont en charge de conduire, et, d'administrer la communauté Chrétienne».

 

Cette décision, évidemment, ne plait ni au Pape avignonnais Benoit XIII ni au Pape romain Gregorio XII.

 

En 1418, est élu au Grand Magistère Nicola dei Sasso de Ravello (à coté de Salerno Italie).

 

En 1424 accéde au Grand Magistère Giovanni Lascaris des Comtes de Vintimille, Prince de Seborga.

 

En 1430, est élu Grand-Maître l’armateur Loisio Coppola di Scala.

 

En 1434, l’Abbé et architecte Paganino dal Pozzo devint Grand-Maître de l’Ordre

 

En 1440, cette charge passe à Lucchino Lascaris.

 

En 1449, est élu Ottavio dei Sasso de Ravello,

 

En 1453 devint Grand-Maître le Prince de Seborga Michele Lascaris des Comtes de Vintimille.

 

En 1457, l’Abbé provençal de Lérins, André Plaisance, est élu Grand-Maître,

 

En 1463, c’est l’Abbé gênois, conseiller de la Congrégation de St. Georges, Guido Buscetta, qui devint Grand-Maître de l’Ordre.

 

En 1465, est nommé au Grand Magistère l’Abbé Isnardi de Grasse,

 

En 1469 est élu l’Abbé Prince de Seborga Nicolas des Comtes de Vintimille.

 

En 1480, l’Ordre fait un mouvement stratégique ,et, est élu Grand-Maître le président de l’association Pratese dei Lanieri, Adalberto dei Vinaccesi de Prato (Toscana)

 

En 1482, le Grand Magistère passe à Nicolas del Carretto ,

 

En 1493, est élu l’Abbé Prince de Seborga Raniero Lascaris des Comtes de Vintimille.

 

En 1496, à la surprise generale est élu comme Grand-Maître de l’Ordre le fils naturel du génois Giovanni Battista Cybo (Pape Innocent VIII), le Chevalier et explorateur Christophe Colomb.

 

À son élection, Colomb est au sommet de sa carrière et il apprend la nouvelle de son élection en Espagne, où il était à peine arrivé de son second voyage à Portorico, Cuba et en Jamaïque. L’élection de Colomb provoque un tremblement au sein de l’Ordre : Quelques uns voient en cette élection une volontée d’accabler le pouvoir ecclésiastique, car Christophe Colomb est vu comme un révolutionnaire prêt à tout pour faire triompher la voie templiere.

 

Suite a cela 21 Prieurs de l’Ordre (400 Chevaliers à peu près), appuyés par le Pape Alexandre VI, s’en vont de l’Ordre du Venerabilis Ordo Sancti Sepulchri et forment l’Ordre Equestris Sancti Sepulchri Hierosolomitani,qui choisit pour Grand- Maître le Catalan Roderic Borja (nom italien Borgia), c’est à dire le Pape Alexandre VI.

 

En 1504, pour contrer l’avancé de l’Ordo Equestris Sancti Sepulchri Hierosolomitani et à la suite des differents qui se sont créés avec le Pape Giulio II, le Grand Conseil du Venerabilis Ordo Sancti Sepulchri élimine le terme Venerabilis de son nom, devenant simplement Ordo Sancti Sepulchri.

 

En 1507, comme contre mouvement pour contenir le pouvoir de l’Ordre papal, est élu Grand-Maître de l’Ordo Sancti Sepulchri, le Nautonier de l’A.O.M.P.S. le Grand Leonard de Vinci, c’est ainsi qu’encore une fois l’union entre les deux Ordres se renforce.

 

Leonard de Vinci se déplace de Florence à Milan, et de cette ville il commence à gouverner l’Ordre. Il est aidé par le gouverneur français de Milan, Charles d’Amboise et déplace le siège opératif de l’Ordre chez lui à Milan, à côté de la Place San Babila.

 

En 1511, Charles d’Amboise meurt, il était le soutien de Leonard de Vinci auprès du Roi de France Louis XII. Leonard de Vinci voulant dédier tout son temps à étudier son rôle de Nautonier quitte le Grand Magistère de l’Ordre. Lui succède dans l’Ordre l’Abbé Franz Von Gaisberg , Prince de la Principauté Cistercienne de Sankt Gallen (Suisse), qui créera un grand renouveau pour l’art des livres et donne ainsi une forte poussée, en achetant, pour l’Abbaye de Sankt Gallen, beaucoup de livres et manuscrits antiques. Il est nommé Abbé de l’Ordre canonique de St. Ruffo à Peille. Le Siège de l’Ordre est déplacé à Sankt Gallen, et, le Siège opératif est transféré à Seborga.

 

En 1518, devint Grand-Maître Federico Coppola di Ravello, Abbé cistercien et administrateur de la société commerciale Ravellese.

 

En 1520, le grand Magistère va à l’Abbé et trésorier du Duché d’Amalfi, Coluccio Coppola di Scala,

 

En 1534 c’est le tour de l’Abbé génois membre de la Congrégation de San Giorgio, Francesco Bugi .

 

En 1542, est élu l’Abbé du Languedoc et futur Prince de Seborga, Ilario de’ Pescheriis,

 

En 1553, est elu l’Abbé de l’Ordre Presbytérien de San Ruffo à Peille : Nicola Isoard .

 

En 1563, l’Abbé Cassinense et futur Prince de Seborga Gerolamo da Perugia . Avec le Grand-Maître Gerolamo da Perugia, tout le système de la Principauté de Seborga est mis sous controle, la direction et l’administration de l'Ordo Sancti Sepulchri, enlève de fait au peuple tout acte formel .

 

En 1572, le Pape Gregorio XIII décrète l’unification entre l’Ordre de St. Maurice et l’Ordre de St.Lazare soumettant le nouvel Ordre, l’Ordre de St.Maurice et Lazare à l’obéissance à la règle cistercienne de l'Ordo Sancti Sepulchri.

 

En 1576, devint Grand-Maître Stéphane Rochon de Monfort sur Argens. Le Grand-Maître entre en conflit avec l’évêque de Vintimille, Francesco Galbiati et refuse toutes ses visites pastorales en lui interdisant d’entrer à Seborga.

 

Le résultat en 1583, est promulgué un interdit contre la Principauté, qui sera vite enlevé grâce à l’intervention auprès du Pape de la part du Prince de Seborga Gerolamo da Perugia.

 

En 1583 est nommé au Grand Magistère l’Abbé de la Congrégation de Santa Giusta da Padova, Benedetto da Venezia .

 

En 1589 est élu Antonio de Nice ,

 

En 1590 l’Abbé Angelo de Fréjus,

 

En 1595 l’Abbé Gabriele de Florence

 

En 1599, l’Abbé et précepteur en Provence de l’Ordre, Giuliano d’Azula.

 

En 1611, est élu au Grand Magistère l’Abbé Cesario da San Paolo. Il se proclame, immédiatement après avoir été nommé, Seigneur et Souverain de Seborga : «tam in spiritualibus quam in temporalibus cum mero et mixto et libero imperio».

 

Pour acter que l’Ordo Sancti Sepulchri est le Patron absolu de la Principauté de Seborga, il fait mettre sur chaque toit du château 13 tuiles ayant l’inscription de la date du jour et de l’année de son adoubement (13 Octobre 1611) et la sigle C.S. (Castrum Sepulchri), tuiles qui sont visibles encore aujourd’hui.

 

En 1613, le Grand Conseil de l’Ordre déplace le Siège de Sankt Gallen à Carcassone, dans la région du Languedoc (France). Le Grand-Maître change le nom en Venerabilis Equester Ordo Sacri Principatus Sancti Sepulchri- V.E.O.S.P.S.S dénomination ACTUELLE DE L'ORDRE .

 

En 1617, monte au Grand Magistère Théodore de Grasse, Abbé et Prince de Seborga. Lui aussi a beaucoup de tension avec l’évêque de Vintimille, Francesco Gandolfo, qui se plaint que depuis plus de 40 ans , les évêques ne pouvant pas entrer à Seborga, y étant appliqué le «Nullius Diocesis».

 

En 1653, est nommé au Grand Magistère le Nautonier de L’A.O.M.P.S., Robert Boyle, chercheur chimique et scientifique irlandais.

 

En 1662, le Grand-Maître adopte, comme écusson de l’Ordre, un écusson croisé (qui deviendra l’armoirie de Seborga en 1814) surmonté non pas par la couronne, mais par la croix de l’Ordre.

 

En 1664 Robert Salicoffre de la famille des Biancheri Salicoffre de Marseille,

 

En 1686 Germain Authier, Abbé cistercien à Lérins

 

En 1705 l’Abbé Honoré de Balisen de Callian .

 

En 1714, Giuseppe Antonio Biancheri de Seborga, fils du premier Maire de Seborga, est élu Grand-Maître du Venerabilis Equester Ordo Sacri Principatus Sancti Sepulchri (V.E.O.S.P.S.S) Prince de Seborga, il reste promu a ce titre même si la Principauté est placée sous le Haut Patronage du Roi de Sardaigne. C’est l’avant dernier Prince, car après lui la Principauté sera exploitée et administrée (toujours plus au niveau spirituel et toujours moins au niveau temporel) par les Grands-Maîtres de l’Ordre, qui n’utiliseront plus (jusqu’en 1963) du titre de Prince de Seborga.

 

En 1746,est promu au Grand Magistère l’Abbé Pietro Maria Secondo Senesio di Servetto, docteur et professeur de grande réputation. Pendant son mandat le «Nullius Diocesis» est confirmé par le Saint Siège au Roi Carlo Vittorio Amedeo.

 

En 1764, est élu l’Abbé Carlo Nicolai de Peille, l’année suivante (1765), il est nommé curé de Seborga avec un décret de Charles Emmanuel Roi de Sardaigne.

 

En 1772, devint Grand-Maître Louis Claude de St. Martin, grand philosophe ésotérique français. De ses théories naîtra l’Ordre Martiniste. A tort définit comme Maçonnique (comme d’ailleurs beaucoup de Grands-Maîtres de l’Ordre) lui, au contraire, combat pour le véritable idéal christique et voudrait la restauration d’une religion intérieure basée sur la personne de Jésus-Christ.

 

En effet, pour St. Martin le christianisme est basé sur Jesus Christ ; d’ailleurs le mot «Chrétien» n’est pas prononcé une seule fois dans l’évangile. Pourtant l’esprit de ce mot est exprimé clairement et consiste selon St Jean (1:12) en «pouvoir de devenir fils de Dieu» accueillant en nous la parole, et selon Marc (16 :20) «en faisant avec lui». Le christianisme n’est autre que l’esprit même de Jésus-Christ dans sa grandeur et il porte la Foi jusque dans la région lumineuse de l’éternelle parole divine ; il n’a pas de mystère car par son essence, le christianisme est à l’évidence lumière universelle. Le Christianisme n’admet aucune secte, car il embrasse l’unité, l’unité étant seule, elle ne peut pas être séparée d’elle-même. Enfin, le christianisme unit constamment l’homme à Dieu et appartient à l’éternité, tandis que le catholicisme appartient au temps.

 

En 1804, est promu au Grand Magistère le physicien italien, Alessandro Giuseppe Antonio Volta, inventeur de la pile volta

 

En 1805, pour ses découvertes dans le domaine de l’électricité, Napoléon Bonaparte le nomme Chevalier de la légion d’honneur.

 

En 1809, il devint sénateur du Royaume d’Italie et en 1810 Comte du Royaume italien. Après la restauration de l’empire des Hasbourgs,

 

en 1815, l’empereur autrichien le nomma professeur de philosophie à Pavia et lui confèra le titre de Chevalier de l’Ordre Impérial Autrichien de la couronne de Fer.

 

En 1819, Volta se retira dans sa maison de campagne à Camnago, localité située pas loin de Como, pour se dédier complètement à l’Ordre.

 

En 1827, suite a la mort de Volta est élu Grand-Maître un autre Nautonier de l’A.O.M.P.S. Jean Charles Emmanuel Nodier, écrivain français.

 

En 1844, est nommé au Grand Magistère, Victor Hugo, écrivain, poète et dramaturge français, considéré comme le père du Romantisme en France. Sous son égide, le nom de Grand-Maître change en Grand-Prieur, terminologie encore en vigueur aujourd’hui. Simultanément à son élection de Grand-Prieur.

 

Victor Hugo est nommé Nautonier de l’A.O.M.P.S. Pendant sa période au Grand Magistère,Victor Hugo arrête son activité littéraire pour mieux se dédier aux activités de l’Ordre.

 

Après avoir été nommé Pair de France par le Roi Louis-Philippe d’Orléans, en 1851, Victor Hugo doit partir en exil contraint par son opposition a Napoleon III.

 

Il part d’abord pour Bruxelles, puis il se rend dans l’île de Jersey et enfin à Guernesey, refusant l’amnistie proclamée par l’Empereur.

 

En 1857, Victor Hugo , affligé par les disgrâces de sa famille, abandonne son titre de Grand-Prieur et conserve seulement celui de Nautonier.

 

La même année est élu Grand-Prieur l’Abbé Antonio di Tavole del Prino (Imperia-Italie) qui donne une forte impulsion à la croissance locale de l’Ordre.

 

En 1869, devint Grand-Prieur, l’écrivain français Jules Verne, entré dans l’Ordre depuis 1855. Expert de philosophie ésotérique, grand connaisseur des principes Rose-croix,reconnaissable par certaines affirmations contenues dans ses romans, la critique moderne tend à l’affilier aux loges maçonniques. En réalité Verne fréquente des lieux ésotériques bien plus élevés (A.O.M.P.S.) et, vu son rôle de Grand-Prieur, il n’a aucun intérêt pour les institutions (comme les Loges Maçonniques) qui, par leur origine et leur histoire, sont beaucoup plus jeunes que l’Ordre.

 

En 1892, le compositeur et pianiste français, Claude-Achille Debussy (qui est devenu Nautonier de l’A.O.M.P.S. en 1885) , à l’âge de 30 ans, est nommé au Grand Prieuré du V.E.O.S.P.S.S. ; Debussy a une vie très mouvementée, surtout au niveau sentimental et son «instabilité» l’amène à devoir littéralement s’échapper de ses femmes : cette faiblesse lui coûte d’innombrables rappels de la part du Grand Conseil de l’Ordre.

 

En 1910, Debussy laisse le Grand Magistère lui succede apres avoir été élu un des plus importants chercheurs scientifiques de l’ère moderne, le serbe (naturalisé américain) Nikola Tesla Unique Grand-Maître orthodoxe de l’Ordre (son père, Milutin, était un Ministre de culte orthodoxe) et un homme de grande culture, Nikola Tesla n’a jamais eu son diplôme de fin d’études, même s’il recevra de nombreux Diplômes Honoris Causa.

 

Véritable génie, il a une grande prédisposition pour les langues étrangères : en fait, il parle et écrit correctement, serbe, croate, tchèque, anglais, français , italien, hongrois et latin.

 

Il est connu surtout pour son travail révolutionnaire et sa contribution dans le champ de l’électromagnétisme. Durant son mandat il y a une vigoureuse diffusion de l’Ordre aux Etats-Unis et au Canada et il déplace le Siège de l’Ordre de Carcassone à Toronto, au Canada.

 

Ses inventions, dans le champ de l’énergie libre, le font devenir un personnage peu commode pour l'histoire, et en 1943, Tesla qui travaillait au téléforce (le rayon basé sur les éclairs globulaires, sur la physique du plasma et sur le flux des particules), faisant semblant d’avoir une crise cardiaque à l’Hôtel ou il se trouvait, le New Yoker Hotel, disparait de la scène, laissant beaucoup de doutes sur sa mort et ses funérailles : en effet, Tesla meurt, officiellement le 5 Janvier mais son corps, aussitôt enlevé de l’Hôtel, est brûlé seulement le 12 Janvier, en toute discrétion et ses cendres données à la famille.

 

Entre le 5 et le 12 Janvier, personne ne sait ou a été conservé le corps de Tesla.

 

Une note de valeur purement scientifique, toujours la même année, après la disparition de Tesla ; la Cour Suprême des Etats-Unis attaque son brevet N° 645576 (enregistré par Tesla en 1897), reconnaissant le scientifique comme l’inventeur de la radio et enlevant à Gulgliemo Marconi cet honneur : en effet, Marconi enregistre le brevet de le radio ( N°763772) seulement en 1904, c'est-à-dire sept ans après l’enregistrement de Tesla.

 

En 1920, Tesla abandonne le Grand Magistère, et, devint Grand-Prieur suivit par l’évêque de Vintimille Ambrogio Daffra, qui ne réussit pas à travailler correctement , ayant la structure décisionnelle de l’Ordre au Canada.

 

Pour ces motifs, en 1923, c’est le Cardinal Désiré-Joseph Mercier qui devint Grand-Prieur, pionnier du dialogue oecuménique, qui meurt malheureusement en 1926.

 

En 1926 est élu Grand-Prieur, le prix Nobel pour la physique Max Planck, inventeur de la théorie des « Quanta», un des piliers de la physique contemporaine. Excellent pianiste, il s’intéresse aussi des problèmes philosophiques et reste en charge jusqu’en 1938, année durant laquelle il laisse le Grand Magistère ; cette décision est probablement dû au fait, que Planck était contre le nazisme ,et voulait proteger l’Ordre d'une situation politique et personnel difficile (son dernier fils sera tué par les nazis pour avoir participé à un complot contre Hitler en 1944). Croyant, fidèle au Christianisme culturel, il croit en Dieu tout puissant et omniscient, mais pas personnel et combat le positivisme considérant l’athéisme comme une obsession contre les dogmes symboliques.

 

En 1938, est élu Grand-Prieur Louis Charles Charbonneau-Lassay, historien, archéologue (fervent defenseur du dogme et des symboles) et expert héraldique.

 

Il définit toutes ses activités comme negligeable vis a vis de sa recherche spirituelle. On peut classer tout son travail vers le mouvement catholique dans une optique exclusivement religieuse, hors politique.

 

Il est connu surtout pour son oeuvre immense intitulée le bestiaire du Christ, sa première édition devint immédiatement une source influente en matière de Christologie emblématique et de symbolisme.

 

En 1946, à la mort de Charbonneau-Lassay est élu Grand-Prieur Edouard Louis Emmanuel Julien Le Roy. Le nouveau Grand-Prieur entre en conflit avec l’église catholique traditionnelle en revendiquant une religiosité plus voisine de la tradition christique, pour ce motif à travers ses ouvrages littéraires il émet une critique profonde envers les structures dogmatiques qui, pour avoir raison, doivent s’appuyer sur d’autres dogmes. Le dogme devient ainsi, une structure religieuse essentiellement de caractère pratique, c'est-à-dire avec une valeur morale, qui a pour but de guider les croyants sur la juste voie de la doctrine religieuse, mais sans privilegier la recherche de vérité comme essentielle a la foi.

En 1953 est élu Grand-Prieur le Nautonier de l’A.O.M.P.S., de nationalité française, Jean Maurice Eugène Clément Cocteau. Poète, romancier et dramaturge, il est aussi ,graphiste, dessinateur metteur en scène et acteur. Sa versatilité, son originalité et sa grande capacité expressive l’amène à devenir une célébrité internationale.

En 1960, Cocteau entre en contact avec un fleuriste de Seborga, Giorgio Carbone âgé de 24 ans, qui, à l’époque vit entre l’Allemagne, à Mainz et Seborga ou il gère avec sa mère, une des plus importantes sociétés de fleuristes au niveau européen. Cocteau réussit à convaincre Giorgio Carbone d'entrer au V.E.O.S.P.S.S.. Entre les deux naît une grande amitié et en 1963, à la mort de Cocteau, le jeune Giorgio Carbone, est élu avec surprise, Nautonier de l’A.O.M.P.S.

Toujours en 1963, est élu Grand-Prieur de l’Ordre le texan José Silva, parapsychologue auteur de la méthode Silva et du Silva UltraMind ESP System, méthode destiné à aider les personnes à développer le QI, leurs capacités psychiques, et leur capacité de guérir les autres, en utilisant des energies inconnues ou schema d'apprentissage non expliquées par la science conventionnel en usage a cette epoque, tres contesté a sa sortie cette methode est cependant enseigné dans plus de 30 langues et ce dans 107 pays differents, a ce jour elle n'est pas formellement reconnue scientifiquement la science evoluant en permanence dans ses dogmes...

En 1999, à la mort de Silva, est élu Grand-Prieur Giorgio Carbone (devenu en 1963 Prince de Seborga, 217 ans après la mort du dernier Prince).

En l’an 2000, Giorgio Carbone réforme le V.E.O.S.P.S.S., en utilisant comme symbole la Croix Patté rouge Octogonal, dite normalement Croix des Templiers, posée sur champ blanc, et ramène le siège de l’Ordre à Seborga. Pendant son mandat naissent en Italie de nouveaux prieurés et l’Ordre prend une dimension européenne.

Le 25 Novembre 2009, Giorgio Carbone malade de SLA meurt, et, laissa la Principauté de Seborga, qui, durant son mandat, était liée à l’Ordre, dans une situation tres difficile...

Après une période de quelques mois pleine de problèmes et d’incertitudes, le 6 Février 2010 est élu Grand-Prieur de l'ordre, le Professeur Diego Beltrutti, médecin chirurgien de Busca (Italie).

Toujours la même année l’Ordre en conformité avec les nouvelles normes pour les associations, est enregistré au tribunal avec un acte Notarié, avec pour mention :la déclaration de descendant légal de la Paupera Militia Christi ,et, avec la dénomination ajointe de «Antique Ordre des Chevaliers Blancs de Seborga ».

Le 6 Janvier 2011 le Professeur Beltrutti est expulsé du V.E.O.S.P.S.S.

Est élu Grand-Prieur le doyen de l’Ordre Walter Barbero di Canelli .

Au mois de Février 2011 l’Ordre est accrédité par la Commission Européenne dans le registre des représentants d' intêret pour la transparence l'Ordre est aussi accrédité a la Bibliothèque Apostolique du Vatican.

L'ordre est egalement referencé et reconnu en tant qu'ONG à l'ONU

 

LA PRINCIPAUTE DE SEBORGA EN ITALIE

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Le village de SEBORGA de la petite Principauté italienne 

De l’ancien nom : Castrum Sepulcri, lieu, fort ou village des tombeaux. La traduction littérale ne correspond pas à ce village et il faut surement chercher dans ce nom l’origine antique de sépulture romaines ou ligures. Ce n’est qu’en 954, soit un peu avant le redouté an mille que le nom du bourg apparaît dans un acte de donation du Comte de Vintimille à l’abbaye de Lérins. Séborga devient ainsi et pour huit siècles, une principauté ecclésiastique. 

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A partir de 1666 l’abbé prieur détenteur du titre de Prince, établit un hôtel de la monnaie, il frappe des écus d’argent ayant cours légal. Guiseppe Antonio Biancheri sera prince de Séborga du 16 novembre 1710 à sa mort le 4 novembre 1746. Entre temps il avait vendu le fief en 1729 à Victor Emmanuel 1er de Savoie. Le roi de Piémont Sardaigne n’en paiera jamais le prix, la vente étant en droit caduque, les Savoie s’érigeant en protecteurs de la principauté sans vraiment l’annexer.

Avec la Révolution et l’Empire, Séborga est administrativement rattaché à Bordighera puis après 1815 dépend de la Ligurie annexée par les Savoie après le traité de Vienne.  En 1950 la population, à partir de cet acte de vente non honoré par le roi de Piémont Sardaigne en 1729, revendique son indépendance.

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Treize ans plus tard en 1963 un fleuriste, Giorgio Carbone se fait élire prince sous le titre de Giorgio 1er ; Un plébiscite sanctionne ce vote : 304 oui contre 4 non. Giorgio 1er décède en 2009 et est remplacé par Marcelo 1er. Séborga n’abandonne pas sa volonté d’indépendance et de reconnaissance. Le nouveau prince est ambitieux et souhaite un développement de sa Principauté. Le village est sous la protection de saint Bernard, un oratoire dédié à ce saint accueille le visiteur. L’église saint Martin située sur la place centrale est un exemple de l’art baroque avec sa façade peinte. Le visiteur se perdra avec curiosité et intérêts dans Séborga.

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La principauté offre de nombreuses curiosités et surtout un point de vue époustouflant sur la côte dentelée et rongée par la mer. On peut par temps clair, deviner dans le lointain occident  le rocher de Théoule et le cap Camarat et saint Tropez. Séborga avait ses remparts, sa prison, son hôtel des monnaies et un palais où résidaient les moines. Certains verront dans cette principauté, sans reconnaissance internationale, surtout un coup de pub pour attirer les touristes. Nous pouvons assurer que c’est faux.

 

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Séborga n’a pas besoin de folklore pour séduire, son panorama enchanteur et ses collines d’oliviers, la riviera italienne encore intacte de la bétonisation, sont assez de motifs pour grimper au-dessus de Bordighera et découvrir Séborga. Pour conclure on soulignera le caractère de cette Principauté, elle obéit au principe historique des républiques aristocratiques de la Renaissance. Le prince et la couronne sont électifs. Séborga est en cela un témoin de l’histoire.

Thierry JAN

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Notes

  1. Lettre de Théodore Ange au pape Innocent III en date du premier août 1205; lettre de Nicolas d'Otrante, abbé de Casole.
  2. Au château de Ray on montre un coffret qui, selon une tradition familiale, aurait servi au transport du linceul d'Athènes en Bourgogne, vers 1208.
  3. . Cette hypothèse expliquerait l'origine du « suaire de Besançon ».
  4. En 1443, la petit-fille de Geoffroy de Charny, Marguerite de Charny, dit que le suaire a été « conquis » par son grand-père, suggérant que cette relique a été volée, pratique fréquente lors des Croisades et des pèlerinages en Terre Sainte. Source : Jean Flori, Les croisades : Origines, réalisations, institutions, déviations, Editions Jean-paul Gisserot,‎ 2001, p. 52

 

Références

  1. a et b Arnaud-Aaron Upinsky, L'énigme du Linceul, Paris, Fayard,‎ 1998, 250 p., p. L'évidence impossible, p. 75-76
  2. Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert, p. 1042, 1998.
  3. Le mot araméen ou syriaque a toutes les chances d'avoir été employé par les guides présentant aux pèlerins de Palestine les reliques de la Passion conservées en tel ou tel lieu. Entendant ce mot de soudara, les pèlerins ou leurs interprètes ont facilement pu faire l'identification entre l'objet montré ou mentionné et le soudarion dont parle le quatrième évangile. Aujourd'hui le lecteur des textes anciens doit être sur ses gardes », in A-M. Dubarle, Histoire ancienne du linceul de Turin jusqu'au XIIIe siècle, Paris, O.E.I.L., 1986, p. 142. Recension [archive] par Jean-Michel Madalmé, op, de l'Institut catholique de Toulouse
  4. Hérodote, Histoires, II, 86
  5. Tacite, Histoires, V, 5
  6. Robert Babinet, Le linceul de Jésus : Le coin du voile levé, R. Babinet,‎ 2000, p. 47
  7. Michel Benoît, L'évangile du treizième apôtre : Aux sources de l'évangile selon Saint Jean, Éditions L'Harmattan,‎ 2013, p. 119
  8. C'est-à-dire sans laine, la loi juive interdisant de mêler sur le même métier à tisser des fibres animales et végétales.
  9. Michel Benoît, op. cit., p. 120-124
  10. Philippe Quentin, Que penser du suaire de Turin aujourd'hui ?, Éditions de l'Emmanuel,‎ 2001, p. 124
  11. A.-M. Dubarle, Histoire ancienne du linceul de Turin jusqu'au XIIIe siècle, Paris, O.E.I.L., 1986, p. 142.
  12. « suaire [archive] », site patrimoine de France.
  13. Étymologie de « suaire » sur CNRTL [archive].
  14. La restauration de 2002 a étiré le tissu de quelques centimètres, de façon inégale, afin d'éliminer des plis. Avant 2002, les dimensions généralement données étaient de 4,36 mètres sur 1,10. Cf. (en) Giulio Fanti et col, « Evidences for testing hypotheses about the body image formation of the Turin Shroud [archive] » The Third Dallas Conference on the Turin Shroud, septembre 2005, p. 8.
  15. Ada Grossi, « Jewish Shrouds and Funerary Customs : a Comparison with the Shroud of Turin [archive] », 1st International Congress on the Holy Shroud in Spain, avril 2012, éd. Centro Español de Sindonologia (CES), p. 6
  16. Le fil passe trois fois sous la trame pour un passage au-dessus.
  17. voir Rogers (2005) [archive]
  18. Leur disposition suggère un pliage du tissu en accordéon.
  19. (en) Poker Holes on the Shroud of Turin [archive]
  20. Ces troux pourraient provenir de la combustion de grains d'encens renversés sur le linceul
  21. a, b, c et d Michael Epstein, documentaire « Le Suaire de Turin : la nouvelle enquête », 2008, 47 min
  22. Yannick Levannier, Le Saint Suaire de Turin révélé par la photographie et par la science, Editions Saint-Augustin,‎ 2011, p. 16-38
  23. Isabelle Bourdial, « Saint suaire : la science aveuglée par la passion », Science & Vie, no 1054,‎ juillet 2005, p. 121
  24. in 101 questions sur le Saint Suaire, Paris, éd. saint Augustin, 2001, p. 14
  25. in 101 questions sur le Saint Suaire, Paris, éd. saint Augustin, 2001, p. 212
  26. J. H. Heller et A. D. Adler, « Blood on the Shroud of Turin », Applied Optics, 15 août 1980, cité par Bollone p. 149.
  27. Pierre Carnac, Saint Suaire de Turin : la science dit oui, A. Lefeuvre,‎ 1979, p. 56
  28. (en) Bernard Ruffin, The Shroud of Turin, Our Sunday Visitor,‎ 1999, p. 14
  29. Mgr V. Saxer, « Le Suaire de Turin aux prises avec l'histoire », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 76,‎ 1990, p. 30
  30. a et b Thomas de Wesselow, Le signe. le suaire de Turin et le secret de la résurrection, JC Lattès,‎ 2013, 700 p.
  31. Pierluigi Baima Bollone, 101 questions sur le Saint-Suaire, éd. Saint-Augustin, 2001, p. 85-86
  32. Dans une lettre adressée à Pierre d'Arcis, l'antipape Clément VII ne dit pas avoir reçu ledit mémoire. Cf. L. Fossati, Il Memoriale di Pierre d'Arcis egli sritti di Clemente VII al vaglio della critica, dans ISML 1993.
  33. Emmanuel Poulle, partisan de l'authenticité du suaire, écrit : « Il faut reconnaître que nombre des allégations de l'évêque [Pierre d'Arcis] relèvent davantage du ragot que de la relation de faits avérés » ; « [Les documents réunis par Ulysse Chevalier en 1900-1902] sont des témoins qui ne sont en mesure ni d'affirmer ni d'infirmer l'authenticité de la relique turinoise », in (article [archive], « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'Histoire de l'Église de France, t. 92, 2006, p. 353 et p. 354 ;
  34. Et Poulle d'ajouter : « S'il est donc possible que le seul texte du mémoire que nous connaissons aujourd'hui soit effectivement celui qui a été envoyé au pape, il est également possible qu'il en soit une image déformée » (Article [archive] d'Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'Histoire de l'Église de France, t. 92, 2006, p. 349.
  35. Sciences et Avenir, janvier 2011, numéro 767, p. 51.
  36. Cf. Article [archive] d'Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'histoire de l'Église de France, t. 92, 2006, p. 351. et p. 355-358.
  37. Article [archive] d'Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'histoire de l'Église de France, 2006, vol. 92, no 229, p. 343-358
  38. L. Fossati, « Il Memoriale di Pierre d'Arcis e gli sritti di Clemente VII al vaglio della critica », ISML, 1993, p. 113-121.
  39. Article d'Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'histoire de l'Église de France, 2006, vol. 92, no 229, p. 352.
  40. Château de Montfort-Montigny [archive]
  41. Christian Sorrel, Histoire de Chambéry, Privat,‎ 1992, p. 76
  42. Adolphe Louis Fabre, Trésor de la Sainte-Chapelle des ducs de Savoie au château de Chambéry du XVe au XVIe siècle, Savigné, Imprimeur - éditeur, pp. 16-19.
  43. Louise-Marie Libert, Dames de pouvoir: régentes et gouvernantes des anciens Pays-Bas, Racine,‎ 2005, p. 114
  44. On peut lire de la question de la déposition du suaire à Turin dans l'oeuvre de Filiberto Pingone, historien de la maison de Savoie ; voir Filiberto Pingone, La Sindone dei Vangeli (Sindon Evangelica). Componimenti poetici sulla Sindone. Bolla di papa Giulio II (1506). Pellegrinaggio di S. Carlo Borromeo a Torino (1578). Introduzione, traduzione, note e riproduzione del testo originale a cura di Riccardo Quaglia, nuova edizione riveduta (2015), Biella 2015, pp. 260, ISBN 978-1-4452-8258-9.
  45. Conférence de presse [archive] de Giovanni Saldarini, archevêque de Turin, gardien pontifical du Saint-Suaire, le 10 juin 1997.
  46. JACKSON J.P., JUMPER E.J., ERCOLINE W. R., « Three dimensional characteristic of the Shroud Image », IEEE 1982, Proceedings of the International Conference on Cybernetics and Society, October 1982, p. 559-575 ; JACKSON J.P., JUMPER E.J., ERCOLINE W. R., « Correlation of image intensity on the Turin Shroud with the 3-D structure of a human body shape », Applied Optics, Vol. 23, No. 14, July 15, 1984, p. 2244-2270 ; ou encore G. Fanti, M. Moroni, « Comparison of Luminance Between Face of Turin Shroud Man and Experimental Results », Journal of Imaging Science and Technology, 2002, vol. 46-2, p. 142-154, March/April 2002, Internet : http://www.imaging.org/store/epub.cfm?abstrid=8125 [archive].
  47. Mechthild Flury-Lemberg, Sindone 2002: L'intervento conservativo — Preservation — Konservierung
  48. (en) William Meacham, The Rape of the Turin Shroud (ISBN 1-4116-5769-1)
  49. « a disaster for the scientific study of the relic », William Meacham, op. cit.
  50. SAINT SUAIRE – L’événement religieux de l’année dans lepetitjournal.com [archive]
  51. Annonce de Benoît XVI, le 2 juin 2008.
  52. C'est la deuxième fois de l'histoire que cette ostension est télévisée, la première ayant lieu le 23 novembre 1973 selon la volonté de Paul VI.
  53. Ostension du Saint-Suaire de Turin [archive], diffusion en direct sur la chaîne KTO, 30 mars 2013
  54. (it) « Sindone: ostensione dal 19/4 al 24/6 » [archive], sur Agenzia Nazionale Stampa Associata,‎ 27 février 2014
  55. La liste [archive] complète des chercheurs du STURP ayant participé à l’étude est présentée sur le site de Barrie Schwortz, www.shroud.com, membre du STURP.
  56. liste complète des publications [archive]
  57. John H. Heller, Report on Turin Shroud, 1983 traduit par Léandre Michaud, Enquête sur le suaire de Turin, France Loisirs, 1988 (ISBN 2724237064)
  58. Bollone, p. 170-173
  59. G. Riggi di Numana, Rapporto Sindone, 3M, Milan 1988, cité par Bollone p. 175
  60. deux échantillons de tissus égyptiens (datant du IIe et du XIe ou XIIe siècle) et un de la cape du duc d'Anjou, datant de 1296-1297
  61. Damon et al, Radiocarbon dating the Turin Shroud [archive], Nature, vol. 337, no 6200 p. 611-615, 16 février 1989.
  62. Le niveau de significativité, découlant de la valeur du test χ² d'homogénéité, est la probabilité que la différence des dates moyennes entre les laboratoires soit due aux seules marges d'erreurs statistiques des mesures de chaque laboratoire.
  63. Sixte IV, De sanguine Christi, 1473, cité in Ulysse Chevalier, 1900, pièce justificative C.
  64. Conférence de presse du cardinal Ballestrero le 13 octobre 1988.
  65. Étude sur le Suaire de Turin, en 2005.
  66. « La Sindone è provocazione all'intelligenza » Discours de Jean-Paul II [archive] le 24 mai 1998, §2
  67. « Ciò che soprattutto conta per il credente è che la Sindone è specchio del Vangelo », Discours de Jean-Paul II [archive] le 24 mai 1998.
  68. Cf. conférence de presse du cardinal Ballestrero le 13 octobre 1988 ou le discours du pape Benoît XVI en 2010, Benoît XVI à Turin : Méditation devant le Saint-Suaire, in Zenit, 03/05/2010, article en ligne [archive]
  69. a et b H. Morin, « La recette du suaire de Turin livrée par les "zététiciens" », Le Monde, 24 juin 2005. copie de l'article [archive]
  70. « The Shroud of Turin is the single, most studied artifact in human history » phrase considérée comme « widely accepted statement » in Lloyd A Currie, « The Remarkable Metrological History of Radiocarbon Dating [II] », J. Res. Natl. Inst. Stand. Technol. 109, 2004, p. 200 Cf. l'article [archive]
  71. Mc 15. 46 [archive], Mt 27. 59 [archive], Lc 23. 53 [archive]
  72. Jn 19. 40-42 [archive]
  73. Jn 20. 6-7 [archive]
  74. (Quatorzième catéchèse, 22, trad. en anglais. [archive]), écrite au IVe siècle, et fréquemment mentionnée sur les sites internet en faveur de l'authenticité, cite le linceul parmi les « témoins » animés et inanimés au moment de la résurrection du Christ, mais ne parle pas de sa conservation : « Nombreux sont les témoins de la résurrection du Sauveur. La nuit et la pleine lune : c'était la seizième nuit du mois. Le rocher du tombeau qui l'accueillit et la pierre vont s'élever contre les Juifs (s'ils voulaient nier la résurrection). De même la pierre qui autrefois avait été roulée, rend témoignage de la résurrection ; aujourd'hui elle y est encore. Les anges de Dieu qui assistaient à cela ont certifié la résurrection du Fils unique. De même Pierre, Jean, Thomas et tous les autres apôtres. Ceux d'entre eux qui se sont empressés d'aller auprès du tombeau ont vu qu'après la résurrection y étaient restés les linceuls dans lesquels Jésus avait été enveloppé précédemment […]. Un témoignage fut rendu par les soldats et par l'argent avec lequel ils furent achetés ; et aussi par l'endroit lui-même que tu peux voir encore, et par cette maison de la sainte église que l'empereur Constantin d'heureuse mémoire, en ami du Christ, fit construire, et - comme tu vois - fit décorer magnifiquement ». (Le linceul est aussi mentionné dans la vingtième catéchèse, 7, trad. en anglais [archive])
  75. Yannick Levannier, Le Saint Suaire de Turin révélé par la photographie et par la science, Editions Saint-Augustin,‎ 2011, p. 56
  76. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n J.-L. Feiertag, « Le thème littéraire des vêtements mortuaires du Seigneur depuis les témoignages des « Apocryphes » jusqu'à ceux des récits de pèlerinage », in Apocrypha [archive], 1999, vol. 10, p. 56-73, résumé en ligne [archive]
  77. Sixième fragment de l'Évangile des Hébreux ; passage de Jérôme de Stridon in De uiris illustribus : « Euangelium quoque quod appellatur secundum Hebraeos, et a me nuper in Graecum Latinumque sermonem translatum est, quo et Origines saepe utitur, post resurrectionem Saluatoris refert : Dominus autem cum dedisset sindonem seruo Sacerdotiis, iuit ad Jacobum, et apparuit ei. Iurauerat enim Iacobus se non comesurum panem ab illa hora qua biberat calicem domini, donec uideret eum resurgentem a dormientibus » traduction française [archive]
  78. Recension grecque A, 15,6-7 tr. it. [archive]; papyrus copte de Turin 12,3;6-7 tr. it. [archive]; recension latine 15,7-8 tr. it. [archive]
  79. Jn 20. 6 [archive]
  80. L'ouvrage est également intitulé
  81. Questions d'un païen à un chrétien.
  82. (en) Pilgrimage of Arculfus in the holy land about the Year A.D. 1670 [archive] Translated and Annotated by the Rev. James Rose Macpherson 1895 - ch. XI. The napkin with which the head of the Lord Was covered in the sepulchre
  83. R.N Rogers, « Studies on the Radiocarbon Sample from the Shroud of Turin », Thermochimica Acta, Vol. 425, 2005, p. 189–194, article [archive]; E. Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'Histoire ecclésiastique, 92, no 229, p. 343-358, 2006 résumé [archive]; S. Benford, J. Marino, « Discrepancies in the radiocarbon dating area of the Turin shroud », Chemistry Today, vol 26 n 4 / July–August 2008, p. 4-12, article [archive]; Emmanuel Poulle, ″Les sources de l'histoire du linceul de Turin. Revue critique″, Revue d'Histoire Ecclésiastique, 2009/3-4, Résumé [archive]; G. Fanti, F. Crosilla, M. Riani, A.C. Atkinson, « A Robust statistical analysis of the 1988 Turin Shroud radiocarbon analysis » [archive], Proceedings of the IWSAI, ENEA, 2010.
  84. Raymond N. Rogers, « Studies on the radiocarbon sample from the shroud of Turin », Thermochimica Acta, vol. 425, no 1-2,‎ 20 janvier 2005, p. 189-194 (DOI 10.1016/j.tca.2004.09.029, résumé [archive], lire en ligne [archive])
    « The fact that vanillin can not be detected in the lignin on shroud fibers, Dead Sea scrolls linen, and other very old linens indicates that the shroud is quite old. A determination of the kinetics of vanillin loss suggests that the shroud is between 1300- and 3000-years old ».« The dye found on the radiocarbon sample was not used in Europe before about a.d. 1291 and was not common until more than 100 years later. The combined evidence from chemical kinetics, analytical chemistry, cotton content, and pyrolysis/ms proves that the material from the radiocarbon area of the shroud is significantly different from that of the main cloth »
  85. Cercle Zetetique : Analyse critique de l'article de janvier 2005 de Raymond N. Rogers, « Studies on the radiocarbon sample from the shroud of turin », Thermochimica Acta [archive]
  86. Le suaire de Turin médiatisé et démystifié - Afis - Association française pour l'information scientifique [archive]
  87. (en) Joe Nickell, « Claims of Invalid “Shroud” Radiocarbon Date Cut from Whole Cloth » [archive]
  88. La datation radiocarbone du linceul de Turin, Jacques Evin, Dossiers d'archéologie no 306, septembre 2005
  89. Philip Ball, To know a veil [archive], Nature, 28 janvier 2005
  90. Joe Nickell, Relics of the Christ, University Press of Kentucky, 2007, p. 135, [1] [archive]
  91. Danin, A., Whanger, A.D., Baruch, U. and Whanger, M. 1999. Flora of the Shroud of Turin. Missouri Botanical Garden Press. 52 pp.
  92. Article [archive] de l'Osservatore Romano, 12 mai 2010 ; of the Shroud of Turin Article [archive] d'Avinoam Danin, 2010.
  93. « It is simply not known how the ghostly image of a serene, bearded man was made », « Although good experimental results have been obtained by a number of researchers, in the sense that, at first sight, the image, generally limited to the face, is similar to that of the TS Man, until now no experimental test has been able to reproduce all the characteristics found in the image impressed on the TS » article [archive]
  94. Giulio Fanti et alii [archive] in « Evidences for testing hypotheses about the body image formation of the Turin shroud », intro., 2005 ; Giuseppe Baldacchini, Paolo Di Lazzaro, Daniele Murra, and Giulio Fanti, Applied Optics, Vol. 47, Issue 9, 2008, p. 1278-1285, Abstract : « The body image of the Turin Shroud has not yet been explained by traditional science; so a great interest in a possible mechanism of image formation still exists » Accès à l'article. [archive]
  95. Raymond N. Rogers, Anna Arnoldi, Scientific method applied to the Shroud of Turin: a review L'article [archive].
  96. L'article [archive] de Rogers et Arnoldi paru dans Melanoidins, vol. 4, Ames J.M. ed., Office for Official Publications of the European Communities, Luxembourg, 2003, p. 106-113.
  97. Sébastien Cataldo, Le linceul de Turin - « et vous, qui dîtes-vous que je suis ? », Éd. Docteur Angelique,‎ 2008, p. 227
  98. Rogers, Arnoldi : « However, these observations do not prove how the image was formed or the "authenticity" of the shroud » Conclusion de l'article [archive] paru dans Melanoidins, 2003.
  99. L'article [archive].
  100. (en) Megan Gannon, « Shroud of Turin : Could Ancient Earthquake Explain Face of Jesus ? » [archive], sur Livescience,‎ 11 février 2014
  101. « Le suaire de Turin créé par un séisme ? Des scientifiques croient que l'image de Jésus-Christ serait le résultat d'une émission de neutrons » [archive], sur Huffington Post,‎ 13 février 2014
  102. Italian scientists win battle to halt controversial research [archive]
  103. Cf. Walter Mac Crone, Judgement Day for the Turin Shroud, Microscope Publications, Chicago, 1995.
  104. McCrone, Walter C. et Christine Skirius, « Light Microscopical Study of the Turin "Shroud" I », The Microscope, vol. 28, no 3, 1980, p. 105-13.
  105. McCrone, Walter C. « Light Microscopical Study of the Turin "Shroud" II », The Microscope, vol. 28, no 4, 1980, p. 115-28.
  106. « Light Microscopical Study of the Turin "Shroud" III », The Microscope, vol. 29, 1981, p. 19-38.
  107. (en) Gary Grieg, documentaire « Is It Real ? Secrets of the Shroud » sur la National Geographic Channel, 2005, 14 min 30 s
  108. J. Nickell, 1978, « The Shroud of Turin - solved ! », The Humanist, 38 (6), p. 30
  109. P.-É. Blanrue, « Pourquoi le « suaire » de Turin est une imposture » [archive]
  110. a et b H. Broch, 1985, « Le "saint suaire" ou les grandes conséquences d'un petit acte de népotisme », in Le Paranormal, Seuil, p. 43-72.
  111. H. Broch, 2006, « Recette d'un suaire », in Gourous, sorciers et savants, Odile Jacob, p. 110.
  112. Le « Saint Suaire de Turin » [archive]
  113. Fabrication d'un « Suaire de Turin » par le professeur Henri Broch [archive], vidéo (de).
  114. Isabelle Bourdial, « Saint suaire : la science aveuglée par la passion », Science & Vie, no 1054, juillet 2005. (résumé [archive])
  115. Emily A. Craig, Randall R. Bresee, Image Formation and the Shroud of Turin, Journal of Imaging Science and Technology [archive] 34(1), 59 (1994); - le texte complet [archive].
  116. L'article [archive], paragraphe 4.
  117. « Le Nouveau Quotidien du 14 avril 1995 publie sous le pseudonyme de David Keys un article intitulé : « Le suaire de Turin est un faux miracle mais une vraie photographie » » in Pierluigi Baima Bollone, 101 questions sur le Saint Suaire, Saint-Maurice, Éditions Saint-Augustin, 2001, p. 200.
  118. (en) Nicholas P. Allen, « Verification of the Nature and Causes of the Photonegative Images on the Shroud of Lirey-Chambery-Turin », De Arte, no 51,‎ 1995, p. 21-35
  119. Mark Antonacci, The Resurrection of the Shroud, Ed. M. Evans and company, Inc., 2000, p. 86.
  120. Pierluigi Baima Bollone, 101 questions sur le Saint Suaire, Saint-Maurice, Éditions Saint-Augustin, 2001, p. 201.
  121. Lynn Picknett, Clive Price, Turin Shroud: In Whose Image ?, Londres, Bloomsbury, 1994.
  122. Daniel Raffard de Brienne, La désinformation autour du linceul de Turin, Versailles, Éditions de Paris, 2004, p. 27.
  123. Pierluigi Baima Bollone, 101 questions sur le Saint Suaire, Saint-Maurice, Éditions Saint-Augustin, 2001, p. 38.
  124. dirigée par Luigi Garlaschelli, professeur de chimie à l'université de Pavie luigi.garlaschelli [archive]
  125. L'express.fr., 5 octobre 2009. [archive]
  126. Presse canadienne [archive].
  127. G. Fanti, T. Heimburger, “Letter to the editor: Comments on `life-size reproduction of the Shroud of Turin and its image' by L. Garlaschelli”, J. Imaging Sci. Technol. 55, 020102 (2011).
  128. Sébastien Cataldo, Thibault Heimburger, Le linceul de Turin, Paris, Docteur angélique, 2008, p. 162.
  129. Giuseppe Baldacchini, Paolo Di Lazzaro, Daniele Murra, Giulio Fanti, Coloring linens with excimer lasers to simulate the body image of the Turin Shroud, Applied Optics [archive] 47(9), p. 1278-1285 (2008), résumé : We also obtained the first direct evidence of latent images impressed on linen that appear in a relatively long period (one year) after laser irradiation that at first did not generate a clear image. The results are compared with the characteristics of the Turin Shroud, reflecting the possibility that a burst of directional ultraviolet radiation may have played a role in the formation of the Shroud image.
  130. La Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien [archive] livre et photographies texte intégral
  131. Cf. Szabolcsi, The Middle Ages: Church Music and Minstrel Music.
  132. Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'Histoire de l'Église de France, 92, 2006, p. 343).
  133. Photos prises par Giovanni-Battista Judica-Cordiglia en 1960 (en utilisant des fibres chromatiques) et Barry Schwortz, photographe du projet STURP en 1978
  134. Yannick Levannier, Le Saint Suaire de Turin révélé par la photographie et par la science, Editions Saint-Augustin,‎ 2011, p. 41
  135. Sébastien Cataldo, Thibault Heimburger et Thierry Castex, Le linceul de Turin : Complément d'enquête, Editions Docteur angélique,‎ 2010, 220 p.
  136. Barbara Frale, Le Suaire de Jésus le Nazaréen
  137. « Les tribulations d'un linceul. Entretien avec Andrea Nicolotti », L'Histoire, no 372, février 2012, p. 40-41.
  138. (en) Aldo Guerreschi – Michele Salcito, PHOTOGRAPHIC AND COMPUTER STUDIES CONCERNING THE BURN AND WATER STAINS VISIBLE ON THE SHROUD AND THEIR HISTORICAL CONSEQUENCES. Relation IV Symposium Scientifique International. Paris 25-26 avril 2002 [archive]
  139. (it) Aldo Guerreschi et Michele Salcito, « Tra le pieghe di un mistero », Archeo, no 278,‎ avril 2008, p. 62-71
  140. Dans Marion, Lucotte, Le Linceul de Turin et la tunique d'Argenteuil, p. 53 : « il semble donc probable, pour ne pas dire quasiment certain, que le suaire a été volé à Constantinople en 1204, puis apporté à Athènes en 1205 par Othon de la Roche. ».
  141. Philippe Quentin, Que penser du suaire de Turin aujourd'hui ?, Éditions de l'Emmanuel,‎ 2001, p. 72
  142. Legrand Antoine, « Le Linceul de Turin 15 siècles de voyage », Notre Histoire, no 77, Nov 1985 (rapporté de Constantinople par Othon de la Roche et conservé d'abord au château de Ray-sur-Saône : Le Saint Suaire de Besançon en serait une copie).
    * Legrand Antoine, Le Linceul de Turin, nouvelle édition, Paris, Desclée de Brouwer, 1985.
  143. On-line text [archive].
  144. Yannick Levannier, Le Saint Suaire de Turin révélé par la photographie et par la science, Editions Saint-Augustin,‎ 2011, p. 57
  145. Exposé de Mademoiselle Bénédicte de Dompsure, « Connaissance du Linceul [archive] », 3 avril 1998
  146. (it) Antonio Lombatti, Il Graal e la Sindone, Mondadori,‎ 1998, p. 186
  147. Barbara Frale, I Templari e la sindone di Cristo, Bologna, Il Mulino, 2009.
  148. Article [archive] du Times du 6 avril 2009.
  149. Vallerani, Massimo, « I templari e la Sindone: l'"ipotetica della falsità" e l'invenzione della storia », Historia Magistra, 2, 2009, http://www.francoangeli.it/Riviste/Scheda_Riviste.asp?IDarticolo=37645 [archive]
  150. Poulle, Emmanuel, ″Les sources de l'histoire du linceul de Turin. Revue critique″, Revue d'histoire ecclésiastique, 2009/3-4, p. 747–782
  151. Simonetta Cerrini, déclare : « Avec Barbara Frale, je pense qu'il est probable que les représentations évoquées à ce moment-là soient bien celles du saint suaire » dans Sciences et Avenir, juillet 2010, no 761, p. 58.
  152. Christopher Knight, Robert Lomas, Le second Messie.

 

le christ de Delacroix

 

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