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25 juin 2026

ARCHIVES DE DIACONESCO.TV SUR MAÎTRE JACQUES PEYRAT ANCIEN SENATEUR MAIRE HONORAIRE DE NICE ET PRESIDENT D'HONNEUR DE L’ENTENTE REPUBLICAINE DE NICE ( 1995-2008 )

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25 juin 2026

  • ARCHIVE : QUI SE SOUVIENT ENCORE DU SYSTÈME DE L'ANCIEN SÉNATEUR-MAIRE DE NICE JACQUES PEYRAT ( 1995-2008 ) ?

14 juin 2019

ARCHIVE : QUI SE SOUVIENT ENCORE DU SYSTÈME DE L'ANCIEN SÉNATEUR-MAIRE DE NICE JACQUES PEYRAT ( 1995-2008 ) ?

Le système Peyrat

Archives

 

Par Bianchini Roger-Louis,

 

déja publié le  11/04/2002

 

 

 

Boudé par Paris, mal aimé par sa ville d'adoption, le sénateur maire de Nice n'a pas su récupérer à son profit la formidable machine mise en place par Jacques Médecin. C'est aujourd'hui un homme blessé. Mais décidé à se battre.

 

En robe d'avocat, avec sa voix de stentor et son port de tête de consul romain, il impressionnait les jurés. Jacques Peyrat acquit ainsi une solide réputation assise sur des succès retentissants, comme l'acquittement de Dominique POGGI, l'un des chefs présumés des égoutiers du « casse du siècle » d’Albert SPAGGIARI !

 

Albert SPAGGIARI DIT  "TU AS LE BONJOUR D'ALBERT" AUTEUR DU CASSE DU SIECLE DE LA SOCIETE GENERALE A NICE EN 1996.

Mais passer des prétoires à l'arène politique impose un changement de registre. Surtout lorsque l'on prétend jouer les premiers rôles. Cela suppose - vice ou vertu ? - une souplesse qui n'est pas le principal trait de caractère du sénateur maire de Nice. Jacques Peyrat serait plutôt du genre raide dans ses rangers. Et pour cause : fils d'un officier réputé austère, officier lui-même, il a longtemps milité, l'esprit para en bandoulière, dans les rangs du Front national, le parti le plus discipliné qui soit. 

Parmi le personnel municipal comme dans la population, nombreux sont ceux qui, à Nice, lui reprochent sa morgue, sa suffisance, voire son mépris affiché à l'égard du vulgum pecus. A les entendre, en réalisant, sur le tard, le rêve de sa vie - devenir le premier magistrat de sa ville d'adoption - l'avocat n'aurait pas su s'adapter à des fonctions qui exigent de savoir séduire pour mieux convaincre. Son élection, vécue comme un couronnement, aurait au contraire accentué un penchant très militaire : couper court à tout dialogue et bannir la moindre contradiction. « On l'a vu, dans des réunions de comité de quartier, moucher sans ménagement ses contradicteurs, raconte l'un de ses détracteurs. Face à des situations conflictuelles, il devient agressif. » 

Les Niçois, habitués aux gestes amicaux, à la familiarité bon enfant et au verbe volontiers chaleureux de Jacques Médecin, supporteraient donc mal le ton cassant de « M. le Sénateur Maire ». 

Les reproches ne s'arrêtent pas là. Jacques Peyrat, plus adjudant que chef de corps, ferait davantage preuve d'autoritarisme que d'autorité. Souvent indécis, il ne barrerait pas d'une main suffisamment ferme cet immense paquebot qu'est la mairie, avec ses 7 200 « matelots ». 

Ce portrait à charge mérite sans doute d'être nuancé. Un élu de sa liste qui ne passe pas, loin s'en faut, pour un inconditionnel, parle de « carapace ». « Ce n'est pas un vrai dur, un vrai méchant. Il n'a pas le cœur sec. Au contraire : il est trop gentil, il ne sait pas virer les gens. Ses airs de matamore cachent une grande timidité. » « Dans la forme, il commet des erreurs mais, sur le fond, c'est exactement le contraire », plaide son adjointe, Juliana CHICHMANIAN-FELPY.

L'Année 1995 avait marqué la première grande victoire politique de l'avocat. Sa liste « socioprofessionnelle » l'emportait brillamment - 13 000 voix d'avance - sur celle conduite par le tandem RPR appuyé par Paris, formé de Jean-Paul BARETY, maire sortant, et de Patrick STEFANINI, directeur de cabinet d'Alain JUPPE. 

Six ans et une mandature plus tard, patatras : le pénaliste Jacques Peyrat frôle la correctionnelle. Alors qu'il a fait le plein des soutiens officiels à droite, du RPR à l'UDF, en passant par DL et les amis de Philippe de Villiers, il ne gagne qu'avec 3 500 voix d'avance. Un score étriqué qui ne doit rien à la qualité de l'adversaire - une gauche plurielle déliquescente emmenée par Patrick Mottard, leader très contesté d'une fédération départementale du PS déchiquetée par les rivalités internes. 

Cette réélection étriquée sonne en fait comme un désaveu. Jacques Peyrat paie un déficit de popularité lié à son personnage public. Mais aussi, et surtout sans doute, à la mauvaise gestion d'un capital, occulte certes, mais bien réel, laissé en héritage par Jacques Médecin : une surpuissante machine à gagner les élections. 

Cette page d'histoire, encore secrète, mérite d'être racontée. Ecoutons donc l'un de ses principaux animateurs : « Nous avons travaillé pour Peyrat dès 1991. Sur ordre de Médecin. Il nous a dit : ? Allez avec Peyrat : c'est lui le prochain maire de Nice.'' Toute l'équipe mise sur pied par Max Gilly, l'homme de l'ombre, le maire bis, récolteur des fonds occultes et grand patron des colleurs d'affiches et des agents électoraux, a alors repris du service.

L'organisation

 

L'élection de Peyrat a montré que, une fois de plus, Médecin avait vu juste, en 1998, de ses obsèques, que Jacques Peyrat a payées en grande partie de sa poche, nous a fait croire, au début, qu'il était le bon choix. Ensuite, nous avons déchanté... » Un temps, puis : « Jacques Médecin se promenait en ville et écoutait les doléances des Niçois, que Max notait soigneusement, reprend ce politologue de la rue. Le lendemain, chaque personne rencontrée recevait une photo dédicacée tandis que Max, toujours lui, faisait le tour des services municipaux pour s'assurer que les demandes exprimées étaient bien prises en compte. De plus, tous les jours, deux membres de l'équipe tournaient dans Nice à cyclo pour rapporter à Max ce qu'ils avaient vu et entendu. Lui se chargeait d'en faire bon usage. C'est comme cela que Médecin récoltait des voix... » 

 

Or, à l'entendre, « Jacques Peyrat a tourné le dos à cette organisation » restée pourtant à son service après l'exil de Jacques Médecin en Uruguay. Dès lors, le divorce était consommé. Et cela de manière d'autant plus préjudiciable que le nouveau maire, en voulant mettre sur pied, avec ses propres hommes, une copie conforme du «système Médecin», n'a réussi qu'à en créer une pâle imitation. L'Entente républicaine du nouveau maire collectionne en effet les revers. Micheline Baus et Norbert Battini, fidèles entre les fidèles, mais aussi Max BAEZA, Jérôme RIVIERE et, plus récemment, Gérard BOSIO, tous soutenus par le maire de Nice, se sont inclinés lors de scrutins cantonaux a priori favorables.

 

Il faut ajouter à ces fiascos électoraux quelques couacs spectaculaires dans la gestion des affaires municipales, tels que le Festival des séries télévisées, le méga-concert de Cerrone ou le Festival de la glisse. On comprend dès lors que Jacques Peyrat ait du mal à vanter son bilan, malgré un redressement sensible des finances publiques et de grands projets comme le tramway ou la nouvelle mairie. 

Parce que son message passe mal, l'actuel maire de Nice peine à s'implanter dans cette ville qu'il a découverte en 1945. On comprend pourtant mieux l'authenticité de son attachement à la ville, généralement mis en doute, quand il consent à se confier : « J'avais 14 ans. Ma mère nous avait quittés et je vivais avec mon père et mon frère. J'ai vécu l'exode. Le petit garçon de Jeux interdits, c'était Jacky Peyrat. J'ai alors rencontré de vrais amis, comme Georges LABICA et Michel BARET puis, plus tard, à la préparation militaire, Jean HANOT, devenu l'un des mes adjoints à la sécurité de la ville de Nice. » Hervé BARELLI, son conseiller en matière de «  nissartitude  », confirme ce désir d'intégration, profond et dénué de démagogie, qui l'a poussé à tenter de se familiariser avec la pratique du dialecte nissart et à favoriser toutes les opérations de protection du patrimoine et de maintien des traditions locales. 

 

Mais son adhésion au RPR, dès 1998, n'a pas joué en sa faveur. D'abord parce qu'elle a été comprise par les Niçois, plus ou moins consciemment, comme le choix de Paris contre Nice. Une préférence aussitôt concrétisée par l'arrivée - imposée par l'état-major gaulliste ? - d'une escouade de hauts responsables « parisiens », dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont jamais fait l'unanimité. Particulièrement visé : Alain BELAIS, ancien collaborateur du ministre de la Coopération d'Alain Juppé, le RPR Jacques GODFRIAN, dont il a fait son directeur du cabinet. 

Jacques Peyrat justifie cet apport exogène par le fait que, lors de sa prise de fonctions en 1995, la mairie était « sous le choc ». « J'ai paré au plus pressé en bouchant les trous », explique-t-il. Depuis peu, il a pris conscience de ce désamour et a entrepris de remplacer les « étrangers » par des « locaux ». A la direction de la communication, Patrice Delage s'est ainsi retrouvé « placardisé » au profit de Bertrand de CAMAS, ancien responsable de la rédaction niçoise du groupe Nice Matin. Tandis que le secrétariat général adjoint de la mairie a vu le retour en grâce de Lucien PAMPALONI. 

 

Mais ce que Jacques Peyrat, dans son for intérieur, ne parvient pas à admettre, c'est l'ingratitude affichée à son égard par les caciques du RPR. Il offre aux gaullistes, lui le farouche partisan de l'Algérie française, un cadeau royal: la cinquième ville de France, désormais principal fief, avec Bordeaux, du mouvement chiraquien en France, après la perte de Paris. Il embauche quelques laissés-pour-compte de la cohabitation. Il accepte tous les diktats parisiens lors du renouvellement de sa liste en 2001 - « Il est allé à Canossa », témoigne l'un de ses anciens adjoints, Serge Ferrand. Et, en remerciement, les pontes » du RPR, Jacques Chirac en tête, continuent de le garder à distance ! Le président-candidat préfère ainsi tenir meeting à Marseille qu'à Nice. Et Patrick Devedjian le contredit sans ambages lorsqu'il se prononce pour la réouverture du débat sur la peine de mort. Parce qu'on ne lui pardonne pas son appartenance passée au Front national. 

Alors, malgré un amour-propre blessé, Peyrat s'emploie à obtenir dans les Alpes-Maritimes la reconnaissance qu'on lui refuse à Paris. C'est le sens de son « alliance politique très forte », selon ses propres termes, avec Christian ESTROSI, député et secrétaire départemental du RPR. Les deux hommes se sont partagé les rôles. A ESTROSI  la présidence du Conseil Général en 2004, à Peyrat celle de la communauté d'agglomération. L' « Agglo», sa grande réussite. Une manière de concrétiser, en politique, une profession de foi très intimiste. «A l'école, puis au lycée, j'ai trop souffert de ne pas être complètement niçois. J'ai trouvé ici mes racines. Je ne veux pas les perdre une seconde fois. »  

SOURCE : Le système Peyrat

 

 

 

Le système Peyrat

Boudé par Paris, mal aimé par sa ville d'adoption, le sénateur maire de Nice n'a pas su récupérer à son ...

 

 

QUI S’EN SOUVIENT ENCORE DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DES MUNICIPALES DE MARS 2008 POUR LA MAIRIE DE NICE ?

 

LE SÉNATEUR MAIRE JACQUES PEYRAT SERAIT-IL ENCORE BIEN PLACE POUR REMPORTER UN TROISIÈME MANDAT DANS SA VILLE DE NICE ?

 

Archives personnelles de Gérard Diaconesco 

Éditorial de Gérard Diaconesco

 

Les signes ne sont jamais trompeurs, nous sommes en train d'assister à une remonté en flèche dans les sondages ainsi que dans l'opinion des Niçoises et des Niçois sur la popularité du Sénateur Maire sortant Jacques Peyrat qui brigue un troisième mandat pour les élections des municipales de mars 2008, malgré un handicap majeur, celui de ne pas avoir été à nouveau investi par les plus hautes instances de son propre parti UMP qui vient de le " lâcher " en donnant la préférence au Secrétaire d' État à l' Outre-Mer Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, Christian ESTROSI, proche du Pouvoir UMP en place et ami personnel du Président Nicolas SARKOZY.

Mais voilà cela ne suffit pas toujours pour faire pencher le plateau de la balance du côté où l'on veut le faire aller par la seule volonté d'un Pouvoir UMP tout puissant mis en place par l'appareil politique de l' ancien Président de la République Jacques CHIRAC depuis bien longtemps déjà.

 

Car on assiste à un phénomène que le "Pouvoir Parisianiste " ne pouvait pas soupçonner un seul instant, à celui que les Niçoises et les Niçois de souche comme d'intégration récente appellent du plus profond d'eux-mêmes : " l'identité Niçoise " qui depuis des lustres fait que cette Ville et son Comté restent à part au vue de son long passé historique depuis plus de 26 siècles que " Nikaïa " fût fondé par notre civilisation méditerranéenne " Gréco-Romaine ".

Le Sénateur Maire Jacques Peyrat depuis plus de deux mandatures qu'il gère cette ville de Nice de 1995 à 2007 l' a bien compris, lui qui vient pourtant des lointaines régions froides du "Territoire de Belford ", car au fil du temps il est devenu plus " Nissart " que la plupart des autochtones de notre belle cité de Nice des bords de la Méditerranée.

Pour comprendre cela, il faut se rappeler que le Sénateur Maire Jacques Peyrat fût élu en 1995 avec une forte majorité Diverse Droite, et cela malgré un Pouvoir RPR majoritaire à cette époque, pour venir aux " affaires de gestion" de la ville de Nice, ville qui était dans un triste état et dont la situation financière frisait  la catastrophe, ville qui n' avait plus aucun projet digne de ce nom à présenter pour un programme de modernisation et de rénovation de la Cité, programme qui devenait indispensable pour que cette dernière puisse redevenir une grande Métropole moderne en ce début de XXI e siècle pour ainsi pouvoir retrouver sa place de renommée internationale sur l'échiquier mondial..

Car le chemin parcouru fût fort long, difficile, semé de nombreuses embûches durant plus de 12 ans sur 2 mandatures pour Maître Jacques Peyrat pour réaliser ce grand projet de "Modernité" qui lui tenait tant à cœur, projet en panne depuis les années 1990 suite à la défection de son ancien Maire Jacques Médecin parti de Nice pour l'étranger en Amérique latine.

Ne perdons jamais de vue que Nice est la 5 e ville de France en termes de démographie mais n'arrive seulement qu' au 27 e rang en tant que métropole nationale sur le plan administratif et se situe après les 22 capitales de Régions et les 4 capitales d' outre-mer, handicape que Nice est en train de rattraper, car l'actuelle Municipalité a su organiser en temps voulu de grandes manifestations telles que " Le Conseil Européen " en décembre 2000, " Le Sommet des Ministres de la Défense de l' OTAN " en 2005, ce qui a permis de redonner un éclat tout particulier et faire en sorte que Nice retrouve son rang de capitale internationale.

 

Mais là ne s' arrête pas le travail accompli par une équipe municipale qui au fil du temps a su remettre à nouveau sur les rails les grands secteurs d' activité de la ville de Nice tels que sont ceux du Sport, de l' Éducation, de la qualité de vie, des Transports en commun, de la Sécurité et de la Propreté, propreté qui bien qu' efficace avec le sérieux des services techniques de la C.A.N.C.A. est mise à rude épreuve par un certain incivisme de la part, fort heureusement, de peu de citoyennes et de citoyens non respectueux de leur environnement, quel dommage !

Les réalisations faites par une équipe municipale qui fût longtemps soudée autours des projets novateurs du Sénateur Maire, majorité UMP qui vient de voler en éclat pour cause d'ambition personnelle et de division interne au vue des prochaines élections municipales de mars 2007, resteront malgré tout cela gravées pour longtemps dans la mémoire collective des Niçoises et des Niçois. 

Ces réalisations urbaines ont été très nombreuses, mais pour mémoire nous n'en retiendrons pas moins près de 31 parmi les plus importantes réalisées avec brio par la seule volonté d' un Maire qui a voulu redonner avec force et courage la possibilité d' entreprendre de grandes et belles réalisations dans la Cité, envers et parfois même contre ses détracteurs ou opposants sincères qui ne voyaient toujours pas l'ensemble de l'ouvrage accompli, mais pour la rendre plus belle et plus moderne, malgré les nuisances et inconvénients en tout genre que cela ait pu causer à ses habitants durant les longs travaux que certains nommaient " Pharaoniques "; pour les citer nous retiendrons de ces 31 réalisations : 

La Salle de spectacle du Nikaïa; le nouveau stade sportif de Rugby; le complexe de Nice Méridia; le Groupe scolaire Moretti; le Laboratoire de l’ Environnement ; la plage Handiplage de Carras; les Pergolas de la Promenade des Anglais; la réhabilitation des trottoirs de la Promenades des Anglais en créant une piste cyclable; la réalisation de la ligne T1 du Tramway; la rénovation complètement relookée de la Place Masséna; la Voie Mathis de Saint-Philippe jusqu'à l' Ouest de la ville; la rénovation du bord de mer de Rauba Capeu; la Nouvelle Base Nautique du Port de Nice; la rénovation complète de la Place Garibaldi, rénovation et travaux qui seront complètement achevés pour Février 2008; la Place Arson et son boulodrome; la Place de l' Armée du Rhin; la Bibliothèque Municipale à vocation Régionale Louis Nucéra sous le M.A.M.A.C. avec la rénovation de la promenade des Arts du Paillon; l'Université de Saint Jean d' Angely; l' École Ronchèse; la Maison de l' Environnement du jardin de Cessole; l' Ecole Saint-Barthélémy de Nice Nord; la Place Fontaine du Temple; le Conservatoire National de Région à Cimiez; la création de 8 Maioun dei Quartié ( Maisons de quartier ) pour les 8 territoires de la commune de Nice; le Dépôt du Tramway dans Nice-Nord Le Rouret; la création de la Communauté d'Agglomérations Nice Côte d' Azur ( C.A.N.C.A. ); les Transports en Commun en site propre ; le Centre d'Animations Loisirs de Bon Voyage; la réhabilitation de l'Hôpital PASTEUR en chantier actuellement; la création de la Zone Franche à l'Ariane; le réaménagement urbain des quartiers de l'Ariane et des Moulins...

Après une telle énumération l'on ne peut rester qu'admiratif envers un Sénateur Maire qui parfois pouvait donner l'impression d'apparaître méprisant pour les uns, cassant pour les autres, mais qui dans son for intérieur œuvrait pour le bienêtre et le confort de ses concitoyennes et concitoyens " Nissarts " ainsi que pour un avenir serein de notre belle Cité Azuréenne, ville de NICE qui aspire à devenir Capitale Européenne de la Culture en 2013 et qui depuis lors en a tous les atouts.

Gérard Diaconesco

 

24 juin 2026

GUERRE - PAIX - IRAN - DONALD TRUMP - ASSURANCE VIE - ECONOMIE ...

 

CE QUI SE PASSE EN CE MOMENT...

 

DANS NOTRE TRISTE MONDE ? 

 

 

« C’est la paix avec l’Iran et les taux ne baissent pas ! Que se passe-t-il ? »

 L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 23 Juin 2026 | A la uneTaux d'intérêt | 6 commentaires

 

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Alors que les marchés boursiers ont salué le protocole de paix entre les États-Unis et l’Iran, les marchés obligataires sont restés beaucoup plus réservés. Malgré la détente observée sur les prix du pétrole et la perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz, les taux souverains américains demeurent élevés. Comment expliquer cette prudence des investisseurs obligataires et que nous dit-elle sur leurs anticipations pour l’économie mondiale ? C’était la question de l’émission écorama du jour.

Il y a plusieurs éléments de réponse.

1/ Un espoir de paix n’est pas la certitude absolue de la paix et les difficultés actuelles dans les négociations en sont bien la preuve. Le détroit se rouvre et se ferme en fonction des humeurs des parties et des accès de colères américaines ou iranienne.

2/ Des actifs risqués aux actifs refuge quand tout va mal c’est le « flight to quality » et l’achat d’obligations notamment US en dollars. Lorsque la situation s’inverse, les investisseurs quittent les « refuges » pour retourner vers les actifs risqués et donc les actions. Moins d’offre d’argent mais toujours autant de demande de financement cela maintient donc les taux plus élevés.

3/ L’inflation liée à ce choc pétrolier n’en est qu’au début et elle continue à se diffuser dans l’ensemble de l’économie par capillarité. Au bout du compte la guerre n’étant pas totalement terminée, l’inflation elle, n’est pas non plus ni totalement connue ni complètement contenue.

4/ L’inflation d’un point de vue structurel est sans doute en train d’évoluer. Nous sommes probablement en train de passer d’un monde d’inflation basse (depuis 30 ans) à une inflation plus haute tendanciellement car les facteurs déflationnistes ont laissé place à des facteurs inflationnistes.

C’est tout cela que j’ai tenté d’expliquer dans cette dernière intervention.


Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

Les prix du pétrole s’effondrent, Trump exulte !

par Charles Sannat | 24 Juin 2026 | Choc PétrolierGrille article | 5 commentaires

 

 

« Hier, 19 millions de barils de pétrole ont quitté le détroit d’Ormuz, un record absolu. Les prix du pétrole s’effondrent et le monde est bien plus sûr! »

Voilà ce qu’a déclaré Donald Trump sur son réseau social.

Si effectivement les prix du pétrole baissent c’est tout de même parce qu’ils avaient monté en raison d’une guerre lancée sans l’accord de tous ceux qui en subissent les conséquences économiques et financières.

Si effectivement les prix baissent, pour le moment rien n’est réglé, et les négociations en cours risquent d’être aussi complexes, longues que difficiles.

Alors Trump exulte, mais objectivement, la situation actuelle n’est ni brillante, ni réjouissante.

« Les prix du pétrole s’effondrent », « un record absolu de 19 millions de barils ont quitté le détroit »: Donald Trump fanfaronne alors que le trafic maritime reprend dans un détroit d’Ormuz qui pourrait rester sous contrôle de l’Iran https://t.co/CiA2o5KXV3

 

— BFM Business (@bfmbusiness) June 23, 2026

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

« Inquiétude sur l’assurance-vie dans le viseur des hausses d’impôts » L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 24 Juin 2026 | A la uneDevenir Riche | 10 commentaires

 

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Guillaume Prache, président de France Épargne, nouveau nom du Faider (Fédération des associations indépendantes des épargnants pour la retraite). Cette Fédération représente et rassemble plusieurs associations d’épargnants, comme Agipi, Asac-Fapes ou Gaipare et comptent plus de 2 millions d’épargnants pour 67 milliards d’euros d’épargne.

Guillaume Prache a donné une conférence de presse mardi 23 juin lors de laquelle il a fait part de ses évidentes inquiétudes concernant l’avenir bien sombre de l’assurance-vie, placement préféré des Français en particulier mais de la fiscalité de l’épargne de manière générale.

« La fédération France Épargne, s’attend à ce que la fiscalité de l’assurance vie soit un des sujets largement discuté pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2027.

« Il n’y a pas que la température qui augmente, ça va être chaud aussi pour les prélèvements obligatoires sur les épargnants », a déclaré son président.

« Nous nous attendons à une bataille, un challenge, sur la fiscalité de l’épargne », a repris M. Prache, « du fait de la situation des finances publiques et des échéances politiques ».

« Il y a déjà certains partis qui ont avancé des idées, plus ou moins (…) loufoques, plus ou moins dures pour l’assurance vie », a déclaré Bruno Guillier de Chalvron, délégué général d’Agipi, lors de la même conférence de presse.

« En terme de débats, on s’attend à ce qu’il y ait beaucoup d’animation et des propositions qui soient très différentes, vraiment très éloignées les unes des autres sur le rôle, sur la constitution et sur la contribution de l’assurance vie », a-t-il poursuivi.

« Ça va être chaud aussi pour les épargnants »: la fiscalité de l’assurance vie est dans le viseurs des politiques, France Epargne s’inquiète des « idées plus ou moins loufoques »

https://t.co/LyS74jmxa6 pic.twitter.com/arlJNnsdBn

— BFM Business (@bfmbusiness) June 23, 2026

Bien évidemment, il sera toujours plus populaire et toujours plus facile d’aller taper sur les épargnants qui ne feront jamais de révolution ni pleurer dans les chaumières plutôt que mettre au travail une immense partie du pays qui a fait sécession en refusant de participer à la société (je ne parle pas de ceux qui ne peuvent pas mais de tous ceux qui pourraient mais qui préfèrent survivre de l’assistanat).

Il est toujours plus facile de taper le petit (et même le gros épargnant) français plutôt que d’imposer à toutes les entreprises (surtout étrangères) qui font des bénéfices ici de payer leurs impôts chez nous et l’arnaque des « prix de revient » ou d’achats entre filiales françaises et étrangères permettent d’afficher des bénéfices ici proche de 0 en transférant la marge dans des pays moins taxés.

Il est toujours plus facile de taxer encore et toujours plus le Français qui ne bouge pas, qui reste ici et qui se fait pourrir son quotidien par tous ceux qui en plus se tiennent mal et ne risquent strictement rien.

Alors, comme à chaque fois et encore plus à l’approche des présidentielles, nous allons connaître un nouveau psychodrame budgétaire avec une nouvelle foire à la saucisse fiscale.

Un jour, nos vedettes politiques qui ont mené notre pays à la ruine depuis 50 ans, seront obligés de se rendre compte que l’on peut tondre des moutons, mais que tondre un œuf cela n’est pas possible.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

23 juin 2026

Révolution technologique avec l'arrivée des moteurs à l'Hydrogène 

Révolution technologique avec l'arrivée des moteurs à l'Hydrogène 

 

Moteur hydrogène : Volvo franchit une nouvelle étape avec Cespira et vise une arrivée en Europe avant 2030

  • 22.06.2026 
  • 11:00 

 

  • SOURCE par

 

 

Déjà présente sur les camions GNL de Volvo, la technologie HPDI de Westport servira au développement du futur moteur à combustion hydrogène du constructeur.

Cespira, la coentreprise entre Westport Fuel Systems et le groupe Volvo, a signé un accord avec Volvo pour finaliser le développement et la commercialisation d'un moteur à combustion hydrogène basé sur la nouvelle plateforme 13 litres du constructeur. Une mise sur le marché en Europe est visée avant 2030.

L'annonce ferme une boucle entamée il y a près de trois ans, depuis la lettre d'intention initiale jusqu'aux premiers essais sur route lancés ce printemps. L'accord doit achever l'intégration de la technologie HPDI (injection directe à haute pression) de Cespira sur le bloc 13 litres de Volvo.


Le principe, déjà éprouvé sur les moteurs GNL/bioGNL du constructeur, consiste à injecter une petite dose de carburant pilote suivie d'hydrogène en fin de course de compression, ce qui permet une combustion proche de celle d'un diesel.
Selon Cespira, ce système tolère une gamme plus large de qualités d'hydrogène que les piles, qui exigent un gaz très pur, et peut être mélangé à du gaz naturel selon les disponibilités et les prix locaux.

« En nous associant à Cespira sur l'application hydrogène de sa technologie HPDI, nous reconnaissons le potentiel de la combustion hydrogène comme option crédible pour le transport longue distance », a déclaré Mehdi Ferhan, vice-président senior en charge des technologies de motorisation chez Volvo Group, et qui était auparavant passé par HYVIA, la co-entreprise de Renault et Plug Power dans les utilitaires à piles à combustible, aujourd'hui disparue. « Cette tolérance et cette capacité de mélange avec le gaz naturel soutiennent une meilleure économie pour toutes les parties », a complété Carlos Gonzalez, président-directeur général de Cespira.

 

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Avec ce nouveau brevet, Toyota relance le moteur hydrogène et lève un blocage clé


 

 

Un chantier vieux de trois ans

 

Le scénario n'a rien d'improvisé : Volvo testait déjà ses premiers camions à moteur hydrogène sur route depuis avril, après la création officielle de Cespira en 2024.

Reste la question du coût : une étude Westport-AVL estimait, il y a quelques années déjà, le prix d'acquisition d'un poids lourd HPDI à environ moitié moins cher qu'un équivalent à pile à combustible, pour un bénéfice climatique jugé comparable. Des chiffres à actualiser, mais qui expliquent pourquoi Volvo persiste sur cette voie parallèle à sa propre offre pile à combustible.

Reste à mesurer les coûts opérationnels de la solution. Avec un rendement bien inférieur à ceux des piles à combustible, les moteurs hydrogène consomment bien plus de "carburant". A l'heure où le prix de la molécule reste encore bien plus élevé que celui du diesel, l'équilibre s'annonce difficile à trouver...


Michaël TORREGROSSA

Rédacteur en chef

 

 

 

Après le GNL et l'hydrogène, le moteur HPDI passe au GNC avec Westport

 

La technologie d’injection directe à haute pression HPDI développée par la coentreprise Cespira, créée par Westport et le groupe Volvo, a d’abord été proposée pour une alimentation au GNL. Dès 2026, des camions pourront l’exploiter avec du GNC.

Le moteur D13 devenu G13 grâce à la techno HPDI

Que ce soit avec du neuf ou après rétrofit, le GNV/bioGNV peut alimenter des moteurs dérivés de modèles tournant habituellement à l’essence ou au gazole, avec bien sûr des éléments spécifiques à chacun pour leur adaptation.
 
Cespira a fait le choix de travailler à partir de blocs diesel. La raison en est simple : Il s’agit de

« permettre aux transporteurs d’atteindre des performances comparables à celles des moteurs diesel, à un coût total de possession inférieur, et de réduire, voire d’éliminer, les émissions de gaz à effet de serre ».
 
En remontant quelques mois en arrière pour illustration, nous avons retrouvé un communiqué de presse daté de mai 2025, dans lequel Volvo Trucks indique que son moteur GNL G13 est basé sur son diesel Euro 6 D13. Une ligne dessous, le constructeur précise avoir recours à la technologie HPDI (High Pressure Direct Injection) de Cespira. Rien de plus normal puisque cette dernière est une coentreprise créée par le groupe suédois et le motoriste canadien Westport Fuel Systems.
 

Moteurs Volvo

Au cœur du système HPDI du moteur GNL G13, on trouve un injecteur à double aiguille concentrique qui permet d’envoyer de petites quantités de gazole comme carburant d’allumage dans la chambre de combustion, puis, à la fin de la course de compression et sous haute pression, de grands volumes de GNL.
 
Pour une décarbonation complète du puits à la roue, il est possible de remplacer le gazole par du HVO. Obligeant à effectuer quelques recherches, le communiqué diffusé par Westport au début de ce mois de novembre n’est pas vraiment un modèle de transparence. Il faut comparer les sources pour en savoir davantage.
 
Par exemple, de Volvo, on apprenait en mai dernier qu’il a vendu 8 000 camions au gaz avec cette technologie qui permet de disposer d’une autonomie jusqu’à 1 000 km. Et 6 mois plus tard, le motoriste canadien affirme que la technologie « HPDI au GNL est désormais utilisée dans plus de 30 pays et équipe plus de 9 000 camions à travers le monde ». De quoi en déduire que tous ces poids lourds sont animés par des moteurs Volvo Trucks transformées par Cespira en ajoutant les éléments spécifiques (rampe d’alimentation, l’injecteur, module de conditionnement du gaz, logiciel de pilotage, etc.) développés par Westport ? A priori oui !
 

Maintenant avec du GNC

Après avoir voulu décliner cette technologie pour un fonctionnement du moteur à l’hydrogène, la grande nouveauté est de désormais pouvoir exploiter l’injection directe à haute pression HPDI avec du GNC. Ce qui est particulièrement intéressant pour les pays comme la France où le bioGNV est surtout disponible sous la forme de bioGNC et pas ou peu en bioGNL.
 
Toujours pas d’éléments chiffrés sur les bénéfices de cette nouvelle adaptation, juste le discours marketing habituel : « solution innovante et exclusive », « nouvelle norme en matière de haute efficacité énergétique », « rentabilité supérieure », etc.
 
Il est aussi question d’une flexibilité qui permettrait de mélanger gaz naturel et hydrogène. Hélas, sans détailler cette possibilité ni indiquer les limites des proportions. D’une certaine manière, c’est déjà un peu le cas puisque les réseaux nationaux de gaz qui fournissent les stations d’avitaillement peuvent déjà recevoir une certaine dose de molécules H2. Dans un premier temps, avant de s’étendre ensuite à d’autres marchés, l’adaptation de l’injection HPDI au GNC veut répondre aux besoins des transporteurs d’Amérique du Nord qui, eux aussi, exploitent beaucoup le gaz naturel sous forme comprimé. Aux Etats-Unis, la consommation de bioGNV pour le transport a augmenté de 93 % au cours des cinq dernières années.
 

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En application dans des flottes dès 2026 avant commercialisation

 Au Canada, à Vancouver, un prototype de camion équipé de la solution HPDI pour le GNC a déjà été réalisé. Des véhicules de démonstration vont être confiés à plusieurs transporteurs en 2026, pour un usage réel au sein de flottes existantes. Avant de passer à la phase commerciale, il s’agit ainsi de valider les avantages du système dans diverses conditions d’exploitation.
 
Selon Daniel Gage, président de la coalition The Transport Project qui regroupent des fabricants de véhicules, d’équipements et de moteurs ainsi que des fournisseurs et des producteurs de carburant nord-américains : « Conjuguée au faible coût et à la stabilité des prix du GNC », la nouvelle solution de Westport « confortera l’idée que le gaz naturel est la meilleure alternative au diesel » pour les véhicules commerciaux.
 
A la tête de Westport, Dan Sceli a ajouté un avis instructif pour nous, habitants du vieux continent : « En proposant une solution GNC pour HPDI, nous permettons à nos clients nord-américains de bénéficier des mêmes avantages qu’en Europe ».

21 juin 2026

NOS TEXTES UDR PRESENTES A L'ASSEMBLEE NATIONALE

 

 

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Chers amis, chers compagnons,

 

Jeudi 25 juin, les députés de l’Union des Droites pour la République défendront plusieurs textes majeurs dans le cadre de notre niche parlementaire.

 

 

Cette journée est l’occasion de porter dans l’hémicycle des propositions concrètes pour défendre le bon sens, l’autorité et la liberté.

 

 

Nous présenterons notamment un texte pour mettre fin aux "mariages blancs" d'OQTF, en renforçant les prérogatives des officiers d’état civil. Aujourd'hui, en France, un maire peut être condamné s'il refuse de célébrer un mariage impliquant des personnes sous obligation de quitter le territoire français. Il est temps de protéger nos maires et de mettre fin aux détournements de nos règles républicaines !

 

 

Nous porterons aussi une proposition de loi contre le squat, déjà adoptée en commission. Elle conditionne l’ouverture d’un contrat d’électricité, d’eau ou d’internet à la présentation d’un titre d’occupation valide. Une mesure de bon sens pour protéger les propriétaires et défendre le droit de propriété.

 

 

Nous défendrons la liberté scolaire, en mettant fin à l’opacité qui pénalise injustement le financement public des établissements privés sous contrat. Cette proposition, elle aussi adoptée en commission, répond à une exigence de transparence et de respect pour les familles qui font le choix de ces établissements.

 

 

Nous présenterons aussi un texte très attendu, issu de la commission d’enquête conduite par Charles Alloncle, pour mieux encadrer les pantouflages entre les dirigeants de l’audiovisuel public et les sociétés de production

 

 

Sept autres propositions de loi seront examinées et pourront, potentiellement, être adoptées. Ces textes disent ce que nous sommes : une droite qui agit, qui propose et qui défend concrètement les Français.

 

 

Avec toute ma détermination,

 

Éric Ciotti
Président de l’Union des Droites pour la République

J'adhère ou je renouvelle mon adhésion pour 2026
Je soutiens l'Union des droites par un don
 
 

[MÉDIAS] Éric Ciotti

 

invité de la matinale TF1 

 
 
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20 juin 2026

LA FRANCE ET L'EUROPE VONT MAL !

 

Vers une Europe allemande ?

TRIBUNE LIBRE par J.S.


 

Dès la chute de l'Union soviétique, concomitante à la réunification allemande, l'Allemagne fut le premier avocat de l'extension de l'OTAN vers l'Est. Pourquoi ? Réfléchissons deux secondes. L’Allemagne réunifiée souhaite sinon “ affaiblir” la Russie, au moins la démanteler. Ce n’est pas de la fiction, c’est une réalité.

Car c’est la Russie, qui, au prix de 26 millions de morts sur les champs de bataille (principalement russes) a arrêté le fascisme allemand. C’est la Russie qui a libéré Auschwitz, qui a traqué Hitler à Berlin et qui a séparé l’Allemagne en deux. 

Les allemands réunifiés après seulement 35 ans auraient-ils eu la mémoire courte ?

Pas du tout. Ils ont reporté la notion d’ennemi suprême : l’hitlérisme, sur le communisme soviétique, qui est devenu le grand diable, et que nous avons combattu au Vietnam.

Et lorsque l’Union soviétique s’est effondrée, il a fallu maintenir cet ennemi à bout de bras.

Durant toutes les années 1990 jusqu'à nos jours, l'alliance des néo-conservateurs américains et des allemands "historiques", c'est-à-dire l'alliance de ces deux états profonds et conquérants, ont formé et forment toujours une terrible alliance militaire, soit par proxy, soit directe par livraison d'armes, renseignements, bases militaires.

D'un côté la doctrine américaine "Brezinsky" jusqu'à Biden, a souhaité démanteler la Russie, et de l'autre, l'Allemagne réunifiée d'Ursula von der Leyne a repris le flambeau “sans armes aucunes” , mais avec en tête et dans ses tripes, sa revanche de 1945 sur la Russie. 

Une Allemagne réunifiée qui est désormais implantée dans notre ministère de l’énergie, dans notre ministère de la défense via l’inadmissible “dissuasion avancée” , et depuis longtemps dans nos médias publics et privés. Nos médias sont une dimension secrète de la puissance allemande en France. Comme le stipulait le livre blanc de la Bundeswehr en 2006, la victoire sur le libre arbitre de l’adversaire est plus importante que la victoire avec des chars sur le terrain. Conséquence : le terrain des médias et leurs oligarques fut conquis très discrètement, au sein d’une Union européenne germanique, “ en couple” avec la France. Avec Macron, le tour était joué.

Une prise de conscience a tout de même eu lieu récemment de la part des américains, dont beaucoup cherchent la paix. La même prise de conscience a lieu en Allemagne avec l'AFD.

Considérons que c’est juste un instinct de survie lorsqu’on voit nos dirigeants européens foncer vers la guerre, sans en percevoir les implications réelles.

Une chose importante à comprendre avec la guerre par proxy en Ukraine, est que Zelensky est la manifestation de la puissance allemande, à travers l'ancienne cheftaine de la Bundeswehr, Mme Von der Leyen, comme de Sholtz et de Merz. Zelensky est le bras armé de l'armée allemande contre la Russie. Et plus qu'une guerre par proxy, c'est une guerre ouverte, car le matériel ukrainien (de l'ouest) est désormais du matériel allemand fourni par Rheinmetall.

Donc à l'Est, l'armée allemande, aidée par les européens se met aujourd'hui à remplacer l'OTAN.

A l'Ouest de l'Allemagne, nous avons Macron qui n'hésite pas à "fournir" notre dissuasion à des dirigeants européens va-t-en-guerre, dont L'Allemagne en premier, qui a bien travaillé nos ministères: il suffit de lire le premier jet du Traité militaire d'Aix la Chapelle signé par Macron (2019), le discours de Macron de l'Ile longue (2026) sur la dissuasion avancée, de constater la maîtrise de nos médias publics par un gouvernement français (voir la déclaration de Delphine Ernotte, invitée de la Bundeswehr). Tout a été préparé de longue date.

Cette dissuasion avancée revient à mettre une cible sur chaque français en cas de conflit provoqué par un pays tiers. C’est la France qui sera visée par des missiles, même préventivement. 

C'est mettre notre pays en grand danger, à 10 minutes d'une vitrification irréversible sur nos régions française, de très loin pire que les deux précédentes guerres. Il faut reprendre le contrôle de notre souveraineté, de la sécurité de notre territoire. 

La France doit être reprise en main et dirigée, non pas vers la guerre, mais vers la paix, la stabilité et la sécurité de nos populations.

J.S.

 

De la libanisation organisée du pays à la guerre qui vient

 

Dans ma tribune du 7 octobre dernier intitulée « Le grand effondrement »  (https://www.place-armes.fr/post/le-grand-effondrement),

 

J’évoquais la gravité de la situation touchant notre pays et conduisant à une sérieuse crise de régime consécutive à un divorce total entre le peuple et la classe dominante qui exerce un pouvoir sourd sinon contraire aux aspirations des Français. Ce divorce signe l'échec et le désaveu complet de la macronie qui a, de surcroît, créé avec la dissolution les conditions de la chienlit avec une Assemblée nationale non seulement paralysée car sans majorité mais comptant parmi ses représentants du peuple des députés qui n'y ont raisonnablement pas leur place.  Mais ce grand effondrement ne serait qu'anecdotique s'il ne s'agissait que de la macronie et de ses affidés. En réalité, il s'agit de la France et de la nation française sacrifiées sur l'autel d'une idéologie progressiste, mondialiste, immigrationniste, prédatrice de l'âme de notre patrie mise aujourd'hui en danger mortel par un pouvoir exécutif étrangement aveugle face à des drames pourtant prévisibles qu'il refuse de considérer. De l'amateurisme à l'incompétence, du mensonge au cynisme, du renoncement à la soumission voire à la collaboration, huit Premiers ministres se sont succédé en neuf ans, dont six en quatre ans (!) – jamais vu sous la Ve République – pendant lesquels de nombreux événements retentissants se sont produits sur les plans international comme national totalement subis par nos gouvernants tétanisés et privés de toute capaciter d'action, confirmant ainsi ce grand effondrement. Cette situation désastreuse marquée par l'accélération du déclassement et du délitement de la France est d'ailleurs amplifiée par l'aveuglement sur la vraie menace que le pouvoir alimente et conforte lui-même par son laxisme migratoire qui mène inéluctablement à la ruine économique et à la guerre sur notre propre sol. Car tous les ingrédients constitutifs à la préparation d'un affrontement ethnoculturel ont été mis progressivement en place par des dirigeants inconscients et irresponsables qui persistent, face à l'évidence, à refuser de voir cette guerre qui vient.

Les récentes élections municipales ont été un révélateur cinglant et cruel du changement opéré silencieusement sur notre société sur le plan démographique et accepté lâchement pendant des années et même favorisé par des dirigeants coupables – gauche et droite confondues – peu soucieux de l'unité de la nation. Avec l'arrivée aujourd'hui aux responsabilités de certaines communes de personnes portant un discours communautariste, voire séparatiste, on constate le niveau de la fracture de notre société, de la revendication affirmée du refus de vivre ensemble et de la haine de la France et des Français par cette immigration de masse acceptée, depuis cinq décennies, par nos dirigeants qui découvrent, ébahis pour certains, les dégâts dont ils sont responsables. L'exemple le plus emblématique est représenté par la commune de Saint-Denis, cité royale et chrétienne, nécropole des rois de France, dans le département de la Seine-Saint-Denis qui devient progressivement notre Kosovo. Le nouveau maire, issu d'une famille malienne d'une caste réputée esclavagiste, conscient du pouvoir de nuisance désormais acquis par ces Français de culture importée, se sent suffisamment fort pour se placer avec arrogance et conviction dans une logique ethnique de défense de ses frères. Ses déclarations successives dans ce sens et notamment la remise en cause du suffrage universel dans le cas d'une victoire du RN à l'élection présidentielle de 2027 ne sont d'ailleurs pas des dérapages, mais le conditionnement méthodique des esprits et la justification d'une explosion à venir. Il appelle à la désobéissance – « à l'insurrection populaire » – si son camp perd et prépare donc les banlieues au refus, y compris par la violence, de la victoire d'adversaires politiques. C'est, en fait, une machine de guerre contre la République française et contre notre civilisation qui se met clairement en place.

L'avertissement est clair et les Français doivent s'y préparer activement. D'ailleurs, si le « Lider Maximo » des Insoumis, tout blanc, tout moche et tout méchant qu'il est, a déclaré précipitamment sa candidature à l'élection présidentielle prochaine c'est bien que lui-même a pris peur d'être débordé et devancé par un de ses protégés qui n'a pas tardé à prendre la grosse tête et lui fait savoir, au passage, que le porte-parolat, c'est terminé. En effet, depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 avec les adeptes du droit à la différence et de SOS racisme, les régularisations massives de clandestins et la recherche d'un nouvel électorat après l'abandon du monde ouvrier qui a rejoint en grande partie le FN, puis le RN, la priorité a été donnée aux minorités et aux immigrés par les penseurs et idéologues de Terra Nova. Près d'une quarantaine d'années plus tard, l'islamo-gauchisme est là et revendique le grand remplacement après l'avoir qualifié de théorie complotiste. C'est cette gauche destructrice de la nation qui a vendu son âme au diable pour le pouvoir à tout prix avec l'aide de populations étrangères à nos traditions et à notre culture et qui croit les dominer et pouvoir les utiliser comme une force d'appoint. Sauf que ces « nouveaux arrivants », animés par une culture de conquête consubstantielle à leur culture islamique, ont infiltré toutes les structures de cette alliance antinationale avec un objectif évident. Aujourd'hui, le nombre leur permet d'affirmer leur volonté d'imposer leurs « valeurs » contraires aux nôtres et aux principes de la République française et de contester dorénavant leur subordination aux autochtones de cette gauche méprisante et méprisable. Ce qu'ignorent cependant le chef des Insoumis et son clan, c'est que lorsque le moment du grand soir arrivera – s'il se produit – ils seront les premiers balayés, voire éliminés par ceux-là mêmes qu'ils auront encensés pendant des années. L'élève aura supplanté le maître. Ce sera la juste récompense de leur collaboration et de leur trahison.

Car il s'agit bien d'une trahison de la France et des Français opérée pendant cinq décennies par nos gouvernants successifs et qui se poursuit aujourd'hui, face à deux flux auxquels ils ne se sont jamais opposés : une immigration de masse, de peuplement depuis les années 1970, amplifiée à partir de 1981 (François Mitterrand aux immigrés : « vous êtes ici, chez vous ») complétée par une invasion migratoire promise et déclenchée par l'Etat islamique à l'été 2015. Avoir laissé s'installer en Europe et dans notre pays de civilisation façonnée par la culture gréco-latine et la religion chrétienne des populations invasives, en aussi grand nombre et de façon incontrôlée, d'origine nord-africaine, subsaharienne ou orientale modelées par l'islam, civilisation guerrière incompatible avec nos valeurs, est une pure folie. L'Histoire témoigne pourtant de cette confrontation violente et permanente depuis quatorze siècles avec l'islam qui s'est révélé, dès sa naissance, être une menace existentielle. Les exemples d'invasion, de conquête par l'épée, de massacres et d'esclavagisme par les musulmans en Europe sont légion : les Arabes en Espagne et Portugal en 711, chassés après une occupation qui a duré 800 ans et pris fin avec la Reconquista en 1492, stoppés en France à Poitiers, en 732, et chassés de Narbonne, en 759, après quarante années d'occupation du sud de notre pays ; les Ottomans battus à la bataille de Lépante sur la côte occidentale de la Grèce, en 1571, coup d'arrêt à l'expansionnisme ottoman ; les Ottomans avec les deux sièges de Vienne, 1529 (Soliman le Magnifique), et 1683 qui met fin aux ambitions ottomanes en Europe occidentale ; les Ottomans, toujours, avec la Régence d'Alger, les Barbaresques écumant pendant plusieurs siècles la Méditerranée et ses côtes européennes (razzias, pillages, prisonniers européens pour alimenter le marché aux esclaves) jusqu'en 1830 avec le débarquement des troupes françaises en Afrique du Nord. En colonisant cette terre, la France mettait fin à une situation inhumaine et intolérable, pacifiait ce territoire, créait et construisait l'Algérie qui n'existait pas, éradiquait l'esclavage et en faisait le pays le plus moderne et développé d'Afrique au moment de son départ en 1962.

Ce sont les descendants de ces arabo-ottoman-musulmans esclavagistes qui ont colonisé par l'épée cette terre précédemment romaine puis chrétienne, qui, aujourd'hui, repliés sur leur culture obscurantiste et violente, ne sachant que cultiver leur ressentiment à l'égard de notre civilisation, accusent la France pour sa colonisation, oubliant les raisons qui ont amené notre pays à agir ainsi. Et qu'ont-ils fait de ce beau pays construit que la France leur a laissé ? Ce serait plutôt à eux de se repentir et de demander pardon aux Européens qui ont subi leurs méfaits pendant des siècles avec les razzias, l'esclavage et la traite arabo-musulmane, véritables crimes contre l'humanité. La vérité historique doit être rétablie et les Français n'ont pas à culpabiliser, au contraire. Nos dirigeants doivent rétablir cette vérité au lieu de se soumettre lâchement au discours abject d'un régime algérien corrompu qui alimente la haine de sa diaspora sur notre territoire pour l'utiliser comme levier d'influence et de pression sur notre politique.

Ce qui est sidérant, au regard de l'Histoire et de l'évidence de l'incompatibilité et de l'hostilité de plus en plus affirmée de ces populations étrangères à notre culture qui mettent les Français en grand danger (attentats (Charlie Hebdo, Bataclan, Nice ...), assassinats (Samuel Paty, Dominique Bernard...), attaques au couteau quotidiennes et meurtrières, utilisation d'armes de guerre (narco-trafiquants), violences de tous ordres, émeutes (2005, 2023, 2025, 2026), pillages, refus d'obtempérer…), c'est l'absence de réaction de toute la caste dominante et de nos dirigeants tétanisés, incapables de faire respecter l'ordre et la loi, incapables de décider. Ce qui est sidérant, c'est leur refus de voir ce que voient les Français et ce qu'ils endurent quotidiennement depuis des années ainsi que la transformation de leur pays en un pays du tiers-monde. Les dernières émeutes en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions avec ses pillages, ses incendies et ses affrontements sont révélatrices des intentions mortifères de ces hordes de sauvages. Leurs multiples incursions dans des halls d'immeubles sont d'ailleurs le signe d'une tentation morbide d'agresser les résidents et de piller et incendier leurs logements. Les signataires de la tribune prémonitoire dite des généraux d'avril 2021 n'ont pas été écoutés. Par leur renoncement ou leur laisser-faire coupables, nos dirigeants contribuent, voire favorisent la libanisation et la tribalisation du pays et le condamnent à cette guerre qui vient car le face-à-face promis est déjà là et les Français, face à des responsables politiques qui ont choisi le suicide plutôt que le sursaut, vont devoir provoquer ce sursaut eux-mêmes s'ils veulent survivre et conserver leur droit légitime à la continuité historique.

Qui a servi l'Etat et la nation sous l'uniforme ne peut être que tourmenté et hanté par une question lancinante dont la réponse pourrait être terrible tant elle est empreinte d'un pressentiment doublé d'une incompréhension obsédante : que se passe-t-il dans la tête de nos élites, de nos dirigeants pour qu'ils gouvernent contre leur propre peuple, contre la nation ? Comment comprendre cette volonté – car il s'agit bien d'une volonté, il n'y a plus de doute – de poursuivre l'accueil en masse de populations totalement étrangères à notre culture malgré l'évidence de leur incompatibilité et de leur hostilité à l'égard de la France, avec les risques d'une confrontation ethnoculturelle à venir ? Car le pluriculturalisme à marche forcée (ou multiculturalisme) est une imposture sanglante. Comment comprendre cette submersion migratoire, sinon organisée du moins permise, en refusant au peuple souverain (art. 3 de notre Constitution) de pouvoir s'exprimer sur le sujet ? Formuler cette inquiétude, ce tourment sur l'attitude équivoque de nos dirigeants n'est pas un fantasme.  

En effet, comment comprendre les récentes déclarations du ministre de l'Intérieur affirmant son hostilité à l'interdiction du voile pour les petites filles, révélant ensuite que « le Président de la République est soucieux de mieux faire connaître l'islam et même de le développer », avertissant, enfin, que « faire croire que l'islam serait incompatible avec la République, c'est tout simplement inaudible et que prétendre cela ferait de nous des ennemis de la République laïque » ? Mais Monsieur le Ministre, nous n'avons pas besoin de mieux connaître l'islam qui depuis quatorze siècles maudit les juifs et les chrétiens dans ses prières. Nous le connaissons suffisamment, et le développer en France ce n'est pas le rôle de l'Etat de promouvoir une « religion » puisque vous vous référez à la République laïque ! Ce sont plutôt nos élites, nos dirigeants qui devraient mieux connaître l'islam pour comprendre qu'il prescrit l'inégalité entre les hommes et les femmes, entre les musulmans et les infidèles, la mort pour les apostats et qu'il réfute la laïcité puisqu'il n'admet pas de séparation entre le spirituel et le temporel. Il est donc incompatible avec la démocratie et, de fait, avec la République française. La charia a d'ailleurs été déclarée incompatible avec la démocratie par la CEDH, en 2003. Comment comprendre certaines déclarations du président de la République lui-même tenues à l'étranger et suintant la détestation de la France et la condamnant sans équivoque ? Comment comprendre qu'il ait pu accuser la France de crime contre l'humanité avec la colonisation, lors d'un déplacement en Algérie quelques mois avant son élection, en occultant les raisons du débarquement des troupes françaises à Alger en 1830 ? Pourquoi affirmer lors de l'assemblée générale de l'ONU en 2018 : « Parce que je viens d'un pays qui a fait beaucoup d'erreurs, beaucoup de mauvaises choses » ? Ces déclarations, pour le moins inattendues car effroyables dans la bouche d'un président français, ont contribué et contribuent largement à alimenter la violence et la haine exercées sur les Français sur leur propre sol et provoquent gravement la perte d'influence et de crédibilité de notre pays. Imagine-t-on le général de Gaulle tenir de tels propos ?

On l'aura compris, cette immigration extra-européenne de masse, de civilisation islamique aux antipodes de nos valeurs, est imposée aux Français contre leur volonté et entraîne à terme la perte de leur souveraineté et donc de leur liberté à disposer d'eux-mêmes et donc de leur destin. Cette immigration est en train de tuer la France et nous assistons à une colonisation sournoise de notre pays. Mais cette colonisation concerne l'Europe elle-même avec des dirigeants et une Commission européenne qui organisent cette invasion en imposant un pacte migratoire génocidaire pour les peuples européens. Ce dernier est, en effet, la déclinaison du Pacte de Marrakech, dénoncé en 2018 par un ancien ministre de la Défense et une douzaine de généraux ayant quitté l'activité et ayant alerté sur ses conséquences néfastes à venir ; nous y sommes aujourd'hui avec nos Samuel Paty, Dominique Bernard, Lola, Thomas et tant d'autres, avec Henry Nowak en Angleterre, Stephen Ogilvie en Irlande du Nord et tant de vies innocentes fauchées par des sauvages sanguinaires. Ne pas vouloir comprendre que ce processus de colonisation nous entraînera dans une guerre sur notre propre sol est insensé car les Français ont le droit absolu et légitime de s'y opposer, comme les Européens d'ailleurs. Les violentes manifestations à Belfast à la suite d'une attaque au couteau ayant failli se terminer par une décapitation sont un signal fort. Tout peuple martyrisé finit toujours par réagir et par tout faire pour se libérer de ceux qui lui veulent du mal. La question qui se pose n'est donc pas de savoir si cette guerre éclatera mais, malheureusement, quand. Car si nos dirigeants persistent dans leur inaction, les Français seront légitimement acculés à s'organiser pour défendre leur vie et leur civilisation.

Face à cette perspective dramatique, seule une solution peut empêcher une telle tragédie : la remigration organisée ou plutôt le rapatriement (le retour dans la patrie) dans l'intérêt bien compris de tous. Les Français ont connu ce rapatriement ou cette remigration en 1962, dans des conditions inhumaines et terribles, en quittant l'Algérie. Aujourd'hui, les « nouveaux colons » contestent nos valeurs et veulent nous imposer les leurs qui, comme dans leurs pays d'origine, mènent à la ruine dans tous les domaines. Tous ceux qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire comme les illégaux, les déboutés du droit d'asile et tous ceux qui crachent sur la France, tous ceux qui ne respectent pas nos lois et notre mode de vie et ceux qui nous veulent du mal doivent être invités, incités ou contraints à partir. Une réflexion doit être engagée sur ce sujet si la classe politique veut éviter cette guerre qui vient sur notre territoire. Aux Français de l'y contraindre !

Le 18 juin 2026                                               

Antoine MARTINEZ, général (2S)

 

19 juin 2026

DOSSIER SUR LE PETROLE IRANIEN !

PETROLE, LE RETOUR SUR LES

 

PRIX D'AVANT-GUERRE

 

par Charles SANNAT / 19 Juin 2026 : choc Pétrolier

 

Choc pétrolier et contre-choc pétrolier !

Les cours n’ont pas encore totalement retrouvé leurs niveaux d’avant-guerre, mais nous n’en sommes plus si loin que cela.

Nous sommes 7 à 8 dollars au dessus.

Il y a deux seuils à surveiller.

Le 1er est à 70 $ le baril et le second à 60$.

Sur un excès baissier cet été et avant l’hiver 2026/2027 nous pourrions avec le ralentissement économique mondial en cours tester des plus bas sur le pétrole.

Ce sera alors le moment de faire le plein de la voiture évidemment mais également de votre cuve à fioul si c’est votre moyen de chauffage.

 

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

« L’importante première réunion de

 

la FED présidée par Kevin Warsh ! »

 

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 19 Juin 2026 | A la une, Banques Centrales | 0 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Hier c’était la première réunion de Kevin Warsh en tant que président de la Réserve fédérale.

Il a fait quelques annonces, prélude à des changements importants concernant la communication et les politiques monétaires qui seront menées par la FED dans les années à venir.

Mais Kevin Warsh est un politique qui cherche à construire et à bâtir des consensus.

Il a donc annoncé tout d’abord la mise en place de nouveaux groupes de travail (ou « task forces ») chargés de repenser les pratiques de la banque centrale américaine.

Le premier groupe porte sur la communication de la Fed. Kevin Warsh pense que l’institution est devenue « trop bavarde » mettant en cause la stratégie de la « guidance », qui correspond aux indices et information que communiquent régulièrement les banquiers centraux pour aider les marchés à anticiper et intégrer dans les cours les prochaines décisions de la FED. « Depuis l’été dernier, mes collègues discutent des améliorations possibles de la forme et de la fonction de la communication. Cette nouvelle équipe s’en nourrira et j’attends qu’elle propose quelques changements bien sentis, y compris sur les projections économiques », a déclaré Kevin Warsh.

Pour lui cela devrait être l’inverse. Ce n’est pas à la banque centrale de guider (et donc de manipuler les marchés) mais aux marchés de guider l’action des banques centrale. « les marchés financiers sont probablement la source d’information la plus importante pour guider les banquiers centraux », a-t-il dit.

Ce changement est peut-être un détail pour vous, mais cela veut dire beaucoup, cela veut dire que Kevin Warsh souhaite redonner la liberté aux marchés financiers alors que les banques centrales depuis la crise des subprimes en 2008 les administrent complètement.

Le deuxième groupe est consacré au bilan financier de la Fed dont Kevin Warsh souhaiterait baisser la taille. Ces dernières années la FED a acheté des milliards d’actifs pour là encore piloter les marchés et maintenir les taux bas. Les marchés sont devenus administrés. Réduire la taille du bilan de la FED c’est revenir à une politique monétaire tout simplement classique et normale. C’est une volonté de normalisation de la politique monétaire, un petit détail pour vous, mais qui veut dire beaucoup, notamment… sur les taux d’intérêt !

Le troisième groupe va se pencher sur les sources d’information et les méthodes de collecte, pour « donner aux décideurs des informations sur l’état de notre économie qui seront plus précises, plus pertinentes, plus fraîches et, de façon peut-être encore plus importante, plus exploitables ». Kevin Warsh a qualifié de « démodées » les études nationales utilisées par les banquiers centraux et les ministères : « Cela ressemble très peu à l’économie américaine en 2026 », a-t-il jugé. En clair, Kevin Warsh est en train de vous expliquer que les statistiques sont fausses, que les chiffres sont mauvais et que l’on ne peut pas baser les décisions de politiques monétaires sur des méthodes qui datent des années 60 et des chiffres qui sont faussés. C’est peut-être un détail pour vous, mais cela veut dire beaucoup !

Le quatrième groupe traitera de l’IA, de la productivité de l’emploi « dans une ère de transformation ». « Le rythme, l’étendue, l’impact économique des nouvelles technologies à usage général, dont l’intelligence artificielle, et d’examiner ce que cela implique pour la Fed dans l’accomplissement de nos missions sur l’emploi et l’inflation ». L’IA « est peut-être le changement le plus important pour l’économie, les entreprises et les ménages depuis que je suis entré dans l’âge adulte », a estimé Kevin Warsh. Bien évidemment l’IA va non seulement bouleverser l’économie, mais bouleverser aussi les méthodes et les outils même qui permettent de conduire une politique monétaire. L’IA permettra de modéliser avec une finesse jamais vu les décisions monétaires mais également de permettre la mise d’une politique monétaire de taux différenciés (par secteur en fonction de la réalité économique de chaque pan de l’économie).

Le cinquième et dernier groupe travaillera sur le sujet de l’inflation. Kevin Warsh veut d’abord définir les facteurs de hausse des prix dans le monde actuel en revoyant totalement la matrice inflationniste sans préjugés pour définir et créer une nouvelle panoplie d’outils « permettant d’assurer la stabilité des prix dans une économie en mutation ». Kevin Warsh veut écrêter les pics d’inflation concentrés sur certains produits (l’énergie par exemple ou les puces électroniques) sans s’attarder sur les « bosses » de prix pour regarder la grand tableau de la grande tendance.

Ces groupes de travail préfigurent bien évidemment un changement majeur de politique monétaire.

Ces idées, vont dans le sens d’une normalisation de la politique monétaire sur le modèle de ce que nous avons connu dans les années 90, une époque où l’argent avait de la valeur et où l’or ne valait rien.

Cette normalisation monétaire est passionnante à voir se profiler.

Reste une question fondamentale.

La normalisation monétaire est impossible dans les pays qui croulent sous les dettes et qui ne peuvent pas supporter des taux à 5 ou 6 % qui est pourtant le véritable prix de l’argent.

Passionnant vous dis-je !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

« Les détails de l’accord avec

 

l’Iran en 14 points… du vent ! »

 

L’édito de Charles SANNAT

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

C’est un accord en 14 points appelé Mémorandum qui devrait être signé en Suisse  le 19 juin prochain et dont le contenu a enfin été révélé par l’agence Bloomberg (source ici).

Comme le dit Javier Blas, le Monsieur énergie et pétrole de l’agence Bloomberg, ni la Maison Blanche, ni Téhéran n’a encore publié officiellement le document.

Alors s’agit-il ici du vrai mémorandum ? On peut le penser parce que l’agence de presse Bloomberg est réputée sérieuse et bien informée, mais gardez à l’esprit que ce n’est pas un document officiellement confirmé à ce stade. Il peut aussi y avoir des ballons d’essais pour préparer les opinions ou voir les réactions.

My colleagues at Bloomberg News obtained a copy of the text of the 14-point draft memorandum between the US and Iran (which is scheduled to be formally signed Friday, June 19, in Geneva). Neither the White House nor Tehran have published yet the text.

 

https://t.co/F13En30IF5

— Javier Blas (@JavierBlas) June 17, 2026

 

Voici ce qui serait donc

 

mentionné dans cet accord

 

en 14 points.

 

  1. La République islamique d’Iran et les États-Unis, ainsi que leurs alliés dans la guerre actuelle, déclarent dès la signature du présent protocole d’accord la fin immédiate et permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban, et s’engagent à ne lancer aucune action hostile l’un contre l’autre, à s’abstenir de la menace ou de l’emploi de la force l’un contre l’autre.

 

  1. La République islamique d’Iran et les États-Unis s’engagent à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun, et à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’autre.

 

3. La République islamique d’Iran et les États-Unis s’engagent à négocier et à parvenir à un accord final dans un délai maximal de 60 jours, prorogeable d’un commun accord.

 

4. Dès la signature du présent protocole d’accord, les États-Unis lèvent le blocus naval et empêchent toute interférence ou obstruction à l’encontre de la République islamique d’Iran, et rétablissent le trafic, dans un délai maximal de 30 jours, à sa pleine capacité. Le trafic des navires sera proportionnel au volume de trafic d’avant-guerre du côté de la République islamique d’Iran. Les États-Unis s’engagent également à retirer leurs forces des zones environnantes dans les 30 jours suivant l’accord final.

 

5. Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran prendra immédiatement des mesures pour assurer que la circulation des navires marchands du golfe Persique vers la mer d’Oman et inversement soit rétablie dans les 30 jours au volume d’avant-guerre, en tenant compte de la nécessité de la levée des obstacles techniques et de la neutralisation des mines par l’Iran.

 

6. Les États-Unis s’engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan global convenu par les deux parties pour la réhabilitation et le développement économique de la République islamique d’Iran, tout en assurant un financement d’au moins 300 milliards de dollars. Le mécanisme de mise en œuvre de ce plan, dans le cadre de l’accord final, sera formulé dans un délai de 60 jours.

 

7. Les États-Unis s’engagent à mettre fin, selon un calendrier à convenir dans le cadre de l’accord final, à tous les types de sanctions auxquelles la République islamique d’Iran est actuellement confrontée, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que toutes les sanctions unilatérales américaines, tant primaires que secondaires.

 

8. La République islamique d’Iran réaffirme qu’elle ne produira jamais d’armes nucléaires. La République islamique d’Iran et les États-Unis ont convenu que le sort des matières enrichies et le sort de toutes les autres questions liées au nucléaire convenues mutuellement, y compris les besoins nucléaires de l’Iran, seront traités de manière adéquate dans un accord final. L’accord final confirmera les dispositions du présent article.

 

9. La République islamique d’Iran et les États-Unis conviennent que, dans l’attente d’un accord final, ils maintiendront le statu quo. L’Iran maintiendra le statu quo concernant son programme nucléaire, et les États-Unis n’imposeront pas de nouvelles sanctions à l’Iran et ne renforceront pas leurs forces dans la région.

 

10. Les États-Unis s’engagent à ce que, immédiatement après la signature du présent protocole d’accord et jusqu’à la date de la levée des sanctions, le Département du Trésor américain délivre des dérogations pour les exportations de pétrole brut iranien, de produits pétrochimiques et de leurs dérivés, ainsi que de tous les services connexes, y compris bancaires, d’assurance, de transport et assimilés.

 

11. Les États-Unis s’engagent à ce que, à la lumière de l’avancement des négociations vers un accord final, les fonds et avoirs gelés ou restreints de la République islamique d’Iran soient débloqués et rendus pleinement disponibles. Ces fonds, qu’ils soient détenus sur le compte principal ou transférés, seront utilisés pour tout paiement au bénéficiaire final déterminé par la Banque centrale de la République islamique d’Iran et seront pleinement disponibles à l’usage. Les États-Unis s’engagent à délivrer toutes les autorisations et licences nécessaires sur cette base.

 

12. La République islamique d’Iran et les États-Unis conviennent qu’un mécanisme de mise en œuvre sera établi pour superviser la bonne exécution de l’accord final et l’engagement futur à son égard.

 

13. Après la signature du présent protocole d’accord, et dès réception d’assurances concernant le commencement de la mise en œuvre des articles 4, 5, 10 et 11 du présent protocole d’accord, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre de ces mesures, la République islamique d’Iran et les États-Unis entameront des négociations en vue d’un accord final portant uniquement sur les articles restants.

 

14. L’accord final sera approuvé au moyen d’une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Voilà… résumons le vide

 

sidéral de ce non-accord !

 

A ce stade ce n’est pas un accord mais un mémorandum sur la base duquel les parties vont négocier un accord final.

Il ne s’agit donc que de déclarations d’intentions qu’il va falloir négocier et dans ce type de négociations le diable se cache dans les détails.

Il s’agit d’un cessez-le-feu de 60 jours pour laisser place aux négociations concernant le nucléaire iranien, la levée des sanctions économique etc.

C’est donc un cessez-le-feu et la réouverture du détroit d’Ormuz.

Pour le reste tous les autres sujets restent en suspens.

 

Objectivement, un cessez-le-feu et la réouverture d’Ormuz nous va bien et fera du bien à nos économies qui commençaient à souffrir réellement, il faudra d’ailleurs plusieurs mois pour que tout redevienne à la normale, mais rien n’est réglé et c’est sans doute le plus inquiétant. Car si rien n’est réglé, tout peut à nouveau s’enflammer, surtout quand on connait la position belliciste israélienne face à l’Iran considéré comme une menace existentielle.

Cette affaire n’est pas terminée. Loin de là.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

17 juin 2026

 

« Lecornu et l’IA ! »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 17 Juin 2026 | A la uneIntelligence Artificielle | 16 commentaires

 

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Sébastien LECORNU a parfaitement raison dans ses constats et dans ses propos.

Hélas, 1000 fois hélas, le souci tient en un seul chiffre. Un chiffre annoncé par le premier ministre dans son message.

« 655 M€ supplémentaires investis dans l’intelligence artificielle via France 2030 ».

655 M … M pour millions, pas milliards.

Or, l’échelle d’investissement de l’IA c’est en centaines de milliards de dollars ou d’euros.

Ce n’est pas quelques centaines de millions qui changeront quoi que ce soit.

Plus grave, quand nous parlons de puissance publique, il va nous falloir par souveraineté faire de l’IA « nationale » car quand on confie toutes ses demandes à l’IA, tous ses documents pour analyse à l’IA autant vous dire que vous n’avez plus besoin d’espion si toutes ces informations remontent via les IA américaines directement à la CIA ou à la NSA.

Le sujet de souveraineté est évident, essentiel, existentiel même.

Sans IA non pas européenne, mais française, il n’y aura plus aucune possibilité de souveraineté française, pas plus qu’européenne.

Nous serons de simples vassaux soumis aux diktats et aux chantages permanents, sans oublier l’arme ultime de la coupure et du renvoi au siècle précédent.

Comme l’électricité hier, comme Internet il y a trente ans, l’intelligence artificielle change déjà nos vies.

Le temps des expérimentations est terminé. J’ai décidé d’accélérer la transformation de l’État :

→ un assistant conversationnel souverain commun pour tous les agents… pic.twitter.com/bAMDPEKqVh

— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) June 16, 2026


Pourtant, disons-le.

Nos moyens ne sont pas et ne seront pas à l’échelle.

Il va donc nous falloir réfléchir et penser nos IA de façon assymétrique.

Nous allons devoir faire mieux avec 1000 fois moins.

Voilà de quoi nous parlons.

Faire mieux avec 1 000 fois moins.

Un sacré défi.

Mais, c’est parce qu’ils ne savaient pas que c’était impossible qu’ils l’on fait.

Alors en attendant nous allons faire une grande propagande, beaucoup de communication pour un machin qui va accoucher d’une souris et le résultat est à peu près connu d’avance, cela ne fonctionnera pas ou mal.

Un million d’agents bientôt équipés: le gouvernement va déployer un outil d’IA pour l’ensemble des agents publics de l’Etat, Mistral au cœur de cette solution souveraine https://t.co/mwova42jOu

— BFM (@BFMTV) June 16, 2026

Tout l’enjeu ne sera pas de dépenser des milliers de milliards.

Tout l’enjeu pour la France tient en cette phrase. Comment faire encore mieux avec 1 000 fois moins.

La France doit mobiliser ses meilleurs scientifiques pour créer notre IA française et souveraine et cela ne pourra être réalisé que si c’est pensé en dehors du cadre et de manière asymétrique.

C’est cela et uniquement cela que la puissance publique doit impulser. Tout le reste n’est que de la communication politique.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

L’accord de paix et la fin de la guerre en Iran ! Mais personne n’a encore vu l’accord…

par Charles Sannat | 16 Juin 2026 | Grille articleGuerre | 15 commentaires

Donald Trump a annoncé que le détroit d’Ormuz serait réouvert vendredi!

Après des mois de guerre et de blocage c’est évidemment une bonne nouvelle sous réserve que cela se fasse bien !

En réalité on ne sait pas grand chose de cet accord.

Il semblerait que les discussions sur le nucléaire ont été remises à plus tard.

Selon les agences iraniennes, l’Iran aurait obtenu comme préalable obligatoire aux négociations sur le nucléaire que 12Mds$ d’avoirs gelés soient rendus immédiatement à l’Iran et 12 autres milliards dans les 60 jours. Le ministère des Affaires Etrangères iranien annonce quant à lui 300 milliards de dollars de réparations de guerre payées par les Etats-Unis ou les pays du Golfe.

Enfin il y aurait une mention de la souveraineté iranienne sur le détroit d’Ormuz lui permettant de prélever des « frais de services maritimes » sur les navires empruntant cette voie navigable.

Selon Reuters, les Emirats Arabes Unis auraient accepté de verser entre 10 et 20Mds$ à l’Iran pour que la République Islamique cesse ses frappes sur son territoire ce qui a été repris par BFM dans l’information ci-dessous.

Guerre au Moyen-Orient: les Émirats arabes unis auraient accepté de verser 10 milliards de dollars à l’Iran pour stopper les attaques pic.twitter.com/H7n4z6UV0B

— BFM (@BFMTV) June 14, 2026

Mais selon CNBC (source ici)… cette information est fausse. « Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que les informations parues dans les médias selon lesquelles ils auraient accepté de débloquer des milliards de dollars de fonds gelés à l’Iran sont fausses.

« Le ministère des Affaires étrangères a affirmé que ces allégations sont totalement fausses et sans fondement, soulignant qu’aucun fonds iranien gelé n’a été débloqué, transféré ou acheminé par les Émirats arabes unis », a déclaré le gouvernement à CNBC dans un communiqué.

« Plus tôt, Reuters avait cité quatre sources anonymes affirmant que les Émirats arabes unis avaient accepté de débloquer les fonds dans le cadre d’un changement tactique suite aux centaines d’attaques perpétrées contre des cibles et des infrastructures militaires émiraties depuis le début de la guerre menée par les États-Unis le 28 février.

Mais au cours de la semaine écoulée, les Émirats arabes unis ont été épargnés par les tirs de projectiles iraniens, tandis que le Koweït et Bahreïn ont été touchés ».

 

Concernant le Premier Ministre Israélien, il a déclaré lors de son allocution d’hier soir qu’il ne se conformera pas à l’accord de paix du président Trump avec l’Iran et qu’il frappera l’Iran et le Liban chaque fois qu’il le jugera nécessaire. 

Netanyahu dit qu’il n’est pas du tout d’accord avec Trump sur cette question et Trump n’est pas le responsable de la sécurité d’Israël.

Sans oublier de préciser que tant qu’il sera premier ministre l’Iran ne pourra pas avoir l’arme nucléaire.

עם הסכם, בלי הסכם – כל עוד אני ראש ממשלת ישראל, לאיראן לא יהיה נשק גרעיני >> pic.twitter.com/P0k9WU20AK

— Benjamin Netanyahu – בנימין נתניהו (@netanyahu) June 15, 2026

Je ne vous ai même pas parlé des autres réactions des membres du G7 qui sont réunis à Evian et en Suisse…

La semaine s’annonce longue.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

« Pourquoi Trump interdit-il les IA aux étrangers ? »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 15 Juin 2026 | A la uneIntelligence Artificielle | 5 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

L’interdiction d’accès des deux derniers modèles d’IA d’Anthropic aux étrangers est une information essentielle et très importante. Elle pose plusieurs questions comme les dangers technologiques que des ennemis peuvent matérialiser avec les IA accélérateurs (armes biologiques, chimiques, attaques informatiques etc). La 2ème question qui se posera inévitablement, si les USA partagent leurs derniers modèles alors ils donnent à leurs compétiteurs un outil pour leur productivité… s’ils refusent de partager les IA, ils renoncent à un outil de domination.

C’est le dilemme de l’IA.

Ce dilemme n’est pas politiquement et économiquement tranché.

A cela vous pouvez rajouter les valorisations délirantes des valeurs de l’IA, sur des promesses de gains très importantes liées à un marché mondial et des besoins colossaux pour des géants comme le sont les GAFAM aujourd’hui.

Mais si Trump interdit l’exportation des IA américaines, alors il n’y aura pas de GAFAM de l’IA, il n’y aura que de petits acteurs nationaux pour assurer la souveraineté de chaque pays.

Si c’est le recroquevillement qui est choisi et l’interdiction, ce sera alors sans doute le déclencheur de l’explosion de la bulle de l’IA et cela est donc de nature à faire bouger les marchés.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

Trump aime l’inflation et le détroit d’Ormuz est fermé, mais en fait il est ouvert !

par Charles Sannat | 11 Juin 2026 | Choc PétrolierGrille article | 16 commentaires

 

Votre Lettre de la Forteresse Financière est en ligne !

Voici une intervention très intéressante de Donald Trump dans le bureau ovale.

Lorsqu’un journaliste lui demande : « Êtes-vous inquiet, Monsieur le Président, du dernier chiffre de l’inflation qui est paru ce matin ? »

Le Président Trump répond : « Non, j’adore ça. Les chiffres étaient excellents. Vous savez ce que j’aime vraiment ? J’aime l’inflation. Vous savez pourquoi ? Parce que dès que cette guerre sera terminée… les prix rebaisseront. Saviez-vous que nous avons sortis des millions de barils de pétrole ? Personne ne le sait. Vous savez qui n’est pas au courant ? L’Iran — jusqu’à maintenant. Nous en avons sortis, l’autre soir, 22 navires. Tard dans la nuit, sans lumières. »

« C’est pour ça que le pétrole est à 85 dollars le baril. »

Et vous savez pourquoi on peut sortir ces pétroliers ? Parce que les iraniens n’ont pas de radars pour les voir. Ils n’ont pas de radar parce que nous les avons détruits en les bombardant.

Voici donc les explications de Trump sur le baril à 85 dollars alors que le détroit d’Ormuz est censé être bloqué.

 

Trump dit-il la vérité ?

Je ne le sais pas avec certitude à ce stade, mais ce qui est certain dans cette histoire c’est que cela signifie aux Iraniens qu’ils ne sont en réalité pas capable de bloquer le détroit d’Ormuz et qu’ils n’ont donc plus de moyens de pression sur le monde.

Est-ce la réalité ou juste un nouveau bluff trumpien ?

Sans doute un peu des deux, car si faire passer 22 navires est une bonne nouvelle, il en faudra nettement plus pour rétablir les flux mondiaux de pétrole.

Reporter: “Are you concerned, Mr. President, about the latest inflation number which came out this morning?”

President Trump: “No, I love it. The numbers were great. You know what I really love? I love the inflation. You know why? Because as soon as this war is over… Did you… pic.twitter.com/7cuwPGHDR5

— RedWave Press (@RedWavePress) June 10, 2026

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

9 juin 2026

FRED FOREST

LA TERRE N’EST PAS PLATE !

 

À ceux qui annoncent aujourd’hui avec assurance que l’intelligence artificielle est une catastrophe annoncée, je voudrais rappeler une petite chose.

 

Fred Forest

 

Territoire du M2chezwebnetmuseum.org | Doctorat d'Etat

9 giugno 2026

 

Hier, d’autres affirmaient avec la même certitude que la Terre était plate.

Ils disposaient d’arguments, de convictions, de certitudes et même d’autorités pour les soutenir. Puis le monde a avancé.

L’histoire des techniques et des idées est jalonnée de ces résistances : l’imprimerie, la photographie, le cinéma, la télévision, Internet... Chaque innovation majeure a suscité son cortège de peurs, de condamnations et de prophéties apocalyptiques.

L’IA ne fait pas exception.

La question n’est pas de savoir si elle existe ou si elle disparaîtra. Elle est déjà là.

La seule question sérieuse est de savoir ce que nous allons en faire.

Comme artiste, j’ai toujours choisi d’explorer les nouveaux territoires plutôt que de les fuir.

À 93 ans, je préfère encore la curiosité à la peur, l’expérimentation au refus, et le dialogue avec l’avenir à la nostalgie du passé.

La Terre n’est pas plate.

Et l’histoire n’attend jamais ceux qui lui tournent le dos.

Fred Forest

 

2005-Cyber happening oeuvre-réseau, Bass Museum Miami, Fred Forest

 

Fred Forest

Territoire du M2chezwebnetmuseum.org | Doctorat d'Etat

7 giugno 2026

https://www.fred-forest-archives.com/en/actions/132/the-digital-street-corner

Une œuvre réseau, participative, " THE DIGITAL street corner " un espace virtuel illimité, permettant à des internautes du monde entier de se rencontrer, de partager, d’échanger et de communiquer. Une visualisation sur grand écran, constitue une fenêtre-caméra ouverte sur le monde virtuel de Fred Forest à l'aide du système Solipsis * La réalité dans ce monde finalement n’existe que grâce à vous !

Auteur (concepteur, producteur, réalisateur, coordonnateur)

Fred Forest, auteur de l'œuvre. Artiste et théoricien forest@unice.fr www.fredforest.org

 

 

Contributeurs

  • Joaquin Keller Gonzalez, information science research engineer, creator of Solipsis, graciously made available by France Télécom
  • Stéphano, graphic designer
  • Gilbert Dutertre, project manager
  • Michael Leruth, translations and contacts
  • Rose-Marie Barrientos, agent logistics and communication
  • Catherine Ramus, graphic assistant
  •  

 

  • L’œuvre

Intitulée " The digital street corner " n’est pas faite seulement pour être regardée, mais aussi pour être vue, choisie, depuis n’importe quel lieu de la planète. C’est une fenêtre ouverte sur une œuvre-réseau, co-crée par les spectateurs internautes : L’artiste dans son happening évolue au sein de la chorégraphie mouvante des internautes du monde entier. Il accompagne et stimule la danse des avatars et “filme”, en temps réel, la chorégraphie qui se donne à voir sur écran géant sur le mur extérieur du Bass Muséum de Miami dans une portion choisie de l’espace partagé. Il s'agit du premier Cyber happening virtuel planétaire et de son affichage dans l’espace physique, constitué par le mur du Bass Museum de Miami.

 

Concept

Fred Forest en qualité d’artiste, pour la création, l’élaboration, du concept artistique, et Joaquin Keller Gonzalez, chercheur, pour le concept du logiciel et la réalisation technique, ont présenté à “Art Basel Miami Beach” en Floride, du 1 au 4 décembre 2005, une œuvre inédite. Cette œuvre est la première du genre proposée dans le cadre d’une manifestation d’art contemporain internationale. Il s’agit d’une “œuvre-événement”, participative, dans laquelle les utilisateurs, amateurs d’art, ou non, se promènent et se regroupent à leur fantaisie et leur volonté dans un monde virtuel à échelle planétaire. Ces “agglomérats” d’identités, parcellisées, se constituent en fonction de mouvements thématiques. Ils s’effectuent en fonction des informations données par l’artiste, aux commandes, sur son ordinateur portable, comme un DJ à ses platines, “filmant” en temps réel la danse des internautes. Des sortes de papillons numériques, “revêtus” de costumes virtuels, comme autant d'avatars-images, préparés et mis à la disposition des internautes sous forme d'une bibliothèque pour participer au rituel électronique. Des circulations d'images s’imposeront spontanément d’elles-mêmes, au cours de longues dérives de caractère erratique, dans un espace virtuel indéterminé. Ces circulations pourront se faire, aussi, sur suggestions de l’artiste, en temps réel ou différé, entraînant des migrations, des mouvements, des échanges et des actions interactives diverses, visualisées sur écran géant. Un second media, éventuellement utilisé par Fred Forest (Radio, TV, téléphone portable, superposant son canal au logiciel Solipsis de France Télécom, sera en mesure de constituer un vecteur de propositions hybridées, pour amorcer le démarrage du travail, ou du jeu collaboratif, initié par l’artiste. Après quelques tentatives hésitantes, ou maladroites, la prise en main du système sera maîtrisée naturellement par les internautes qui sauront se l’approprier rapidement.

Mise en place et fonctionnement

La mise en œuvre technique et le bon déroulement des différentes phases de l’opération s'effectuent sous le contrôle de Joaquin Keller Gonzalez le chercheur de France Télécom, concepteur du logiciel. Les internautes peuvent télécharger gratuitement sur Internet le logiciel Solipsis/windows-virtual pour entrer dans le jeu des échanges et des circulations qu'il offre.

 

L'URL http://www.fredforest.com donne les instructions d'accès.

Un vidéo projecteur installé face au mur extérieur du Bass Muséum, permet de suivre en temps réel sur un écran géant toutes les interactions initiées par les internautes (manipulation d’images, échanges de fichiers, chat).

Le 30 novembre 2005 de 9h00 pm à 11h pm, Fred Forest sous forme d'une performance-réseau a piloté le système à partir du clavier de son ordinateur comme le ferait un DJ. Le résultat de cette performance enregistré sur DVD constituera l’œuvre produite. Dans une salle du musée et de la foire, dévolue à cette action, comme dans d'autres lieux de publics, de Miami, de Londres, de Milan, de Berlin, de Paris, des PC sont mis à disposition du public pour consultation, pour action et rendez-vous du 5ème type dans The DIGITAL corner street. Les images produites ont été diffusées en continue sur le mur extérieur du Bass Muséum et dans les salles de consultation, dispersées dans le monde entier, tandis qu'une webcam renvoyait aux internautes la projection sur le mur du Bass Museum.

 

Philosophie du projet

Le développement du numérique et du réseau Internet, en bouleversant les rapports entre l’art et la technologie, a permis aux artistes d’investir des champs d’expérimentations inédits. Par sa spécificité spatio-temporelle, Internet représente un cas de figure sans précédent. Sur la toile, les artistes peuvent être leur propre médiateur, et leur public possible, s'est élargi aux dimensions de la planète. Les œuvres conçues pour exister en ligne occupent un territoire virtuel, mais néanmoins tangiblement réel. Elles questionnent les usages du media ainsi que les modalités traditionnelles de création, de diffusion et de réception de l’art. Les dispositifs interactifs des œuvres de Net Art contribuent redéfinir les relations entre l’artiste, l’œuvre et le public, mais surtout ils établissent à la réception des œuvres, le cadre de nouvelles configurations relationnelles. C'est ce que Mario Costa et Fred Forest ont théorisé, dès 1983, sous le nom d'esthétique de la communication. Il faut noter que dans le cadre de cette manifestation Art Basel Miami Beach ; la présence et la nature de cette œuvre constitueront une rupture radicale par rapport aux modèles en cours, légitimés par le marché et les institutions. Sa “différence” aux autres produits présentés, sa dématérialisation, consacre la rupture entre les modèles esthétiques du XXe et ceux du XXIe.

Cette évolution marque le questionnement de la nature de l’art, lui-même, et de son adéquation à la société d’information qui s'impose de jour en jour... Nous pouvons considérer que cette œuvre- réseau de Fred Forest, " THE VIRTUAL street corner " constitue un point d’articulation entre deux types de sociétés, et qui désormais en introduisant dans le marché le concept d’œuvre immatérielle, modifie notre regard et notre perception de l’art. Néanmoins, la spécificité du Cyber Happening tient essentiellement à sa capacité de mettre en place du RELATIONNEL, là où hier il y avait des objets concrets. Cette évolution sera donc en quelque sorte consacrée à Miami, cette année, et son rôle, du point de vue de l’art, sera historiquement déterminant, au triple titre de l'esthétique, du social et du sociologique.

Fonctionnement technique de l’œuvre

Le monde virtuel du logiciel Solipsis conçu par Joaquin Keller Gonzalez de France Télécom, basé sur architecture technique similaire à celle des systèmes peer-to-peer d’échange de fichiers, permet une liberté totale. Solipsis est constitué uniquement des logiciels téléchargés et installés sur les ordinateurs des internautes participants. Il n’a pas de serveurs, et il ne peut donc être ni stoppé, ni contrôlé, ni censuré.

Cette absence de serveurs a une autre conséquence. Ce logiciel mis au point par France Télécom R&D a une capacité illimitée. Comme chaque participant apporte ses ressources informatiques (son ordinateur et sa connexion Internet) au fonctionnement du monde, la puissance de calcul installée croît automatiquement avec les besoins. Par ailleurs, la topologie du monde est telle que sa surface croît avec le nombre des participants. C’est un tore à 2 dimensions, une sorte de chambre à air, qui gonfle au fur et à mesure que de nouvelles entités entrent dans l'espace virtuel.

Sa capacité maximale est de 1073 (un 1 suivi de 73 zéros) entités, soit autant que d’atomes dans tout l’univers. Cette architecture technique particulière amène naturellement des réflexions de nature philosophiques :

Comme " THE DIGITAL street corner "est constitué uniquement d'entités, d'objets, et d'humains, de nature virtuelle, qui forment sa trame, c’est en quelque sorte un monde animiste. Autrement dit, Solipsis n’existe pas dans l’esprit d’un dieu-serveur omniscient, mais uniquement dans les esprits-ordinateurs de ses constituants. Très concrètement, cela veut dire qu’il n’est pas possible de savoir qui se trouve à un instant donné dans le système. La seule manière d’appréhender le système et d’y pénétrer, et alors, seule la portion virtuelle du monde investi localisée est visible. En ce sens, le système informatique mis en œuvre est similaire au monde réel, où nous ne pouvons uniquement percevoir que ce qui nous entoure.

Dans " THE DIGITAL street corner " Dieu n’existe pas, mais l'artiste est toujours, en mesure de lui conférer une existence probable, par sa seule capacité à convoquer, où il veut, et quand il veut, les forces de l'imaginaire.

FRED FOREST

 

8 juin 2026

SOIREE VISITE DES JARDINS EXOTIQUES

 

ET DE LA VILLA MASSENA DE NICE 

 

JEUDI 4 JUIN 2026 A 19H30 

 

 

C’est sous un soleil couchant parfois un peu voilé dans les beaux jardins luxuriants crée par Edouard ANDRE de la villa MASSENA implantée depuis la seconde moitié du 19e siècle sur les bords de la Promenade des Anglais qu’arrivait vers 20h00 le Maire de Nice Éric CIOTTI accompagné en cela par son fidèle ami et élu Auguste VEROLA principal Adjoint de sa liste municipale en compagnie du Conservateur et directeur du musée de la villa MASSENA Jean-Pierre BARBERO.

 

Une foule nombreuse de niçoises et niçois assis sur leur chaise dans les jardins de la villa Masséna attendait sagement le discours du maire Éric CIOTTI sur l’historique de ces jardins exotiques d’Edouard ANDRE.

Puis vint après le long discours du maire de Nice retraçant par la même occasion l’histoire sur les autres parcs et jardins implantés un peu partout aux quatre coins de la ville de Nice la possibilité d’aller visiter par petits groupes les œuvres et tableaux anciens exposés au deuxième niveau de la villa Masséna.      

 

Histoire de la Villa Musée MASSENA

Après avoir fait bâtir sa villa, Victor Masséna, prince d’Essling fait appel en 1899 à Edouard André pour la conception de son jardin.
Paysagiste majeur de la seconde moitié du 19e siècle, Edouard André a notamment théorisé la composition de jardins de style mixte, alliant jardin régulier et paysager et permettant d’articuler des espaces contraints. C’est la composition adoptée pour le plan du jardin Masséna qui s’étend sur 6 250 m². Perturbé par des aménagements ultérieurs, le jardin a renoué avec l’esprit d’Edouard André et présente une grande diversité de végétaux indigènes et exotiques. 
Au nord, la cour d’honneur a conservé son vénérable caroubier, tandis que les ficus watkinsiana et magnolia delawi dominent un foisonnement de plantes arbustives. Côté est, le jardin régulier est structuré par trois parterres, ornés de massifs floraux, aux angles desquels s’élèvent des washingtonia filifera. Il est bordé d’une roseraie et d’un alignement d’agrumes. Un motif floral en calade fait la jonction avec la vaste pelouse complantée d’une collection de palmiers, de cycas et de strelizias, qui ménage une perspective, au-delà de la grille entourée de belvédères, sur la promenade des Anglais.

 

Ceux-ci sont également priés de s’inspirer des grandes villas de style néo-classique italien. Ils adoptent aussi un style Empire, hommage évident à Napoléon Ier, auquel la famille Masséna doit ses titres. Ses jardins, sont quant à eux dessinés par le paysagiste et botaniste Édouard André. En 1919, le fils de Victor Masséna (André) cède la propriété à la ville de Nice sous condition qu’on y aménage un musée sous le nom de « musée Masséna » et que le jardin soit ouvert au public.

Le musée Masséna est inaugurée en 1921 et les façades et les toitures de la villa sont inscrites au titre des monuments historiques en 1975. Ce musée est consacré à l’histoire de Nice, du Premier Empire jusqu’à la fin de la Belle Epoque : mobiliers, peintures, sculptures et objets d’arts sont présents. Sont entre autres présentés le masque mortuaire de Napoléon 1er réalisé par le Docteur Arnolt, le diadème de Joséphine en nacre, or, perles et pierres de couleur offert par Murat à l’Impératrice et le livre écrit par le Préfet Liegeard.

Gérard Diaconesco 

 

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5 juin 2026

Désarmer l’Iran en contournant Ormuz, les travaux à marche forcée pour exporter le pétrole malgré un détroit fermé !

 

par Charles Sannat | 5 Juin 2026 | Choc PétrolierGrille article | 0 commentaires

 

Le resserrement du blocus d’Ormuz redessine définitivement la carte pétrolière titre le Wall Street Journal (source WSJ ici) en expliquant que de l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis en passant par l’Irak les investissements sont massifs dans les oléoducs, les voies ferrées et les capacités de stockage pour assurer la continuité de l’approvisionnement en pétrole même lorsque le détroit est inaccessible.

En utilisant l’arme du blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran vient d’utiliser son « arme » fatale » à un coup pour la seule et unique fois de son histoire puisque sa stratégie de blocus a incité les États pétroliers du Golfe persique à investir des milliards dans de nouvelles infrastructures pour contourner le détroit d’Ormuz et ne plus jamais dépendre des oukases iraniens.

Les États pétroliers de la région s’empressent de tracer de nouvelles voies de contournement et les travaux vont vite, très vite.

« De part et d’autre du Golfe, les gouvernements investissent des milliards dans de nouveaux oléoducs, des corridors ferroviaires et des plateformes de stockage d’énergie afin de contourner cette voie maritime, ce qui devrait constituer l’une des conséquences les plus durables du conflit. Ces nouvelles liaisons énergétiques s’inscrivent dans un vaste remodelage de la carte logistique régionale, réorientant les échanges commerciaux vers le transport routier, ferroviaire et de nouveaux ports ».

« L’Arabie saoudite exploite désormais son oléoduc Est-Ouest à pleine capacité (environ 7 millions de barils par jour), contre environ 2 millions de barils par jour avant la guerre. Cette liaison a été mise en service pendant la guerre Iran-Irak des années 1980, marquée par des attaques contre des navires dans le détroit.

Mills a déclaré que, même si le pipeline pouvait être encore élargi, l’Arabie saoudite devait également moderniser les installations de manutention des exportations, telles que les réservoirs de stockage et les pompes de chargement, au port de YANBU sur la mer Rouge, afin de pouvoir gérer le débit plus important.

 

Les Émirats arabes unis ont pu réacheminer une partie de leurs exportations de pétrole via un oléoduc vers Fujairah, ville portuaire stratégique située à l’extérieur du détroit d’Ormuz. En mai, Abou Dhabi a annoncé l’accélération de son projet de construction d’un second oléoduc sur ce même tracé, ce qui permettrait de doubler la capacité d’exportation d’ici 2027. »

Aux Emirats Arabes unis, l’oléoduc Fujairah est déjà terminé à plus de 50 % et dans quelques mois il sera achevé privant l’Iran de son arme principale.

Le pétrole coulera bientôt que l’Iran réouvre ou pas le détroit d’Ormuz.

C’est d’ailleurs la meilleure stratégie.

Il faut contourner l’Iran, rendre ses menaces inutiles, ses rétorsions impossibles.

Il faut désarmer l’Iran sans forcément bombarder.

Vous avez ici les effets de ce que l’on appelle de véritables politiques d’indépendance et de souveraineté.

Vous avez sous les yeux une application réelle de « L’art de la guerre »… mais si les principes de cet ouvrage vieux de plus de 1 000 ans avaient été réellement appliqués, ces infrastructures auraient été terminée depuis bien longtemps déjà. L’art de la guerre c’est de la gagner avant même d’avoir à livrer bataille.

C’est pour cette raison que la souveraineté et l’indépendance ne se négocient jamais, ne s’abdiquent jamais.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

Choc pétrolier. 1.3 million d’emplois menacés en Europe.

par Charles Sannat | 5 Juin 2026 | Emploi & ChômageGrille article | 0 commentaires

 

La crise énergétique menace jusqu’à 1,3 million d’emplois en Europe a alerté mercredi la commissaire européenne chargée de l’emploi, Roxana Minzatu.

« En raison de la guerre au Moyen-Orient, jusqu’à 1,3 million d’emplois sont menacés, et nous parlons ici en particulier d’emplois dans les industries à forte intensité énergétique », a déclaré la responsable européenne lors d’une conférence de presse.

Mais quelle vedette notre camarade Commissaire politique à l’emploi en berne Roxana Minzatu.

Elle est tellement vedette, que dis-je une as de l’économie qu’elle a compris telle une flèche intellectuelle que les industries à forte intensité énergétique allaient licencier.

La crise énergétique menace jusqu’à 1,3 million d’emplois en Europe https://t.co/mCqjr4Adez

— La Tribune (@LaTribune) June 4, 2026

On aurait pu imaginer qu’elle propose donc de réguler les tarifs de l’énergie et d’en finir avec le mécanisme crétin mis en place par Bruxelles et donc par l’Union européenne pour calculer le prix de notre électricité.

Evidemment non.

Aucune proposition.

 

Aucune réaction sur le prix de l’électricité et sur le marché européen de l’énergie qui est une grande partie du problème que nous avons créé nous-mêmes, enfin, qu’ils NOUS ont créé.

Je ne dirais pas ce que je pense de la bande de camarades commissaires de la grosse commission… je risquerais de devenir vulgaire, mais j’ai tout de même une envie furieuse et je dirais même plus une furieuse envie de tirer la chasse d’eau.

Afuera.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

« De nouveaux droits de douane imposés par Trump notamment sur l’Europe ! » L’édito de Charles SANNAT

 

par Charles Sannat | 5 Juin 2026 | A la uneDémondialisation Déglobalisation | 0 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Il y a quelques mois la Cour suprême des Etats-Unis a invalidé les droits de douane internationaux imposés par le président Trump. L’administration avait annoncé qu’elle imposerait de nouveaux droits de douane en utilisant un mécanisme juridique différent cette fois-ci, car ce n’est pas les droits de douane eux-mêmes que la Cours suprême avait interdits, mais la manière dont cela avait été fait en mettant en avant que les droits de douane ne puissent reposer que sur certains fondements juridiques.

D’où l’idée de cette nouvelle proposition de droits de douane d’au moins 10 % sur les importations de plus d’une douzaine de pays, en raison de leur inaction présumée face au travail forcé. Des partenaires commerciaux comme l’Union européenne et le Royaume-Uni seront soumis à des droits de douane de 10 %, les États-Unis affirmant qu’une enquête a révélé que ces pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour bloquer les importations de biens issus du travail forcé. La Chine, le Japon et l’Inde, entre autres, devront quant à eux se voir appliquer une taxe de 12,5 % sur les importations, car, selon les États-Unis, ils n’interdisent pas ces importations et ne se sont pas engagés à le faire dans le cadre d’accords avec l’administration américaine.

 

Quelle loi l’administration Trump va-t-elle utiliser cette fois ?

Chien échaudé craint l’eau froide, c’est pour cette raison que cette fois ces nouveaux droits de douane devraient reposer sur l’article 301 de la loi de 1974 sur le commerce autorise un président à imposer des droits de douane permanents dès lors qu’il peut démontrer l’existence de pratiques commerciales déloyales qui violent un accord commercial ou entravent le commerce américain. C’est d’ailleurs cette loi qui avait été utilisé par TRUMP pour imposer des droits de douane à la Chine durant son premier mandat, accusant ce pays de pratiques déloyales notamment par le vol de propriété intellectuelle. L’administration Biden avait pour sa part maintenu ces droits de douane toujours en vigueur.

 

Une nouvelle guerre commerciale !

Les pays ciblés ont évidemment rejeté les nouveaux droits de douane proposés par les Etats-Unis. L’UE a jugé ces taxes injustifiées. La Chine de son côté déclare ne pas avoir recours au travail forcé, ce qui, n’est sans doute pas totalement vrai.

Ce qui est évident c’est que cette approche juridique basée sur l’article 301 et l’accusation de travail forcé est un habillage pour justifier ces nouveaux droits de douane.

Tout le monde connaît les pratiques sociales effroyables de la mondialisation.

La mondialisation c’est le travail forcé, et quand il n’est pas forcé directement il l’est par nature indirectement avec des conditions de travail totalement inhumaines dont tout le monde a pleinement conscience et connaissance mais sur lesquelles nous fermons tous les yeux.

A titre personnel je ne verserai aucune larme sur cette mondialisation dont j’ai vu les ravages sociaux et d’emplois dans notre pays qui s’est désindustrialisé en 30 ans ce qui nous a collectivement ruiné en assurant les profits plantureux de toutes les multinationales profitant de la globalisation et du « produire à pas cher en exploitant là-bas pour revendre hors de prix ici, en faisant financer la solvabilité des consommateurs par un modèle d’assistanat reposant sur de la dette ».

Nous arrivons au bout du chemin de cette mondialisation odieuse.

On nous l’a vendue comme heureuse.

Mais non, c’est bien la mondialisation odieuse.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

3 juin 2026

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ATTENTION DANGER ELLE DOIT CONTINUER A ETRE CONTRÔLEE PAR LES HUMAINS !

Les plus grandes entreprises spécialisées dans l'IA se livrent une véritable course pour remplacer les humains.

Un autre chemin, meilleur, est possible.

Quels sont les enjeux ?

Tout.

Enfants et familles

Des compagnons IA déployés auprès d'enfants sans tests de sécurité. Des relations remplacées par des substituts artificiels.

 

Travail humain

Remplacer la plupart des travailleurs est l'objectif explicite — et l'argument de vente pour justifier la construction de centres de données valant des milliards de dollars et la valorisation des entreprises.

 

Concentration de puissance

L'IA pourrait rendre les personnes les plus riches et les plus puissantes de la planète encore plus riches et plus puissantes, tout en privant radicalement le reste d'entre nous de tout pouvoir.

 

L'avenir de l'humanité

Si nous créons des systèmes d'IA plus intelligents que l'humain et capables de s'améliorer continuellement, ce sont peut-être eux qui finiront par prendre le pouvoir, et non nous.

Le cadre d'outils pro-humains

Une approche globale de l'IA qui laisse les humains aux commandes

« La voie d'un avenir meilleur pour l'IA » est une feuille de route complète sur la manière dont nous pouvons changer le paradigme de notre avenir grâce à la technologie.

La trajectoire actuelle du développement de l'IA considère le remplacement de l'humain comme l'objectif principal et la sécurité comme une considération secondaire. Ce cadre propose une approche différente : des systèmes d'IA conçus dès le départ pour être contrôlables, utiles et fiables. Une IA puissante qui étend les capacités humaines, tout en laissant le contrôle à l'humain.

Préambule —

Alors que les entreprises s'efforcent de développer et de déployer des systèmes d'IA, l'humanité se trouve à la croisée des chemins. L'une des voies est celle du remplacement : remplacer les humains en tant que créateurs, conseillers, soignants et compagnons, puis dans la plupart des emplois et des rôles décisionnels, concentrant ainsi toujours plus de pouvoir entre les mains d'institutions irresponsables et de leurs machines. Une frange influente prône même la modification , voire le remplacement, de l'humanité elle-même. Cette course au remplacement menace la stabilité sociale, la sécurité nationale, la prospérité économique, les libertés civiles, la vie privée et la gouvernance démocratique. Elle met également en péril l'expérience humaine de l'enfance et de la famille, la foi et la vie communautaire.

Une coalition remarquablement large rejette cette voie, unie par une conviction simple : l’intelligence artificielle doit servir l’humanité, et non l’inverse. Il existe une meilleure voie, où des outils d’IA fiables et maîtrisables amplifient le potentiel humain au lieu de le diminuer, autonomisent les individus, renforcent la dignité humaine, protègent les libertés individuelles, consolident les familles et les communautés, préservent l’autonomie et contribuent à une santé et une prospérité sans précédent. Cette voie exige que ceux qui détiennent le pouvoir technologique rendent des comptes aux valeurs et aux besoins humains, au service de l’épanouissement de l’humanité.

 

1. Garder les humains aux commandes

 

2. Éviter la concentration du pouvoir

 

3. Protéger l'expérience humaine

 

4. Libre arbitre et liberté humaine

 

5. Responsabilité et obligation de rendre des comptes des entreprises d'IA

 

Passer directement aux soutiens

 

1. Garder les humains aux commandes

Le contrôle humain est non négociable : l’humanité doit rester maîtresse de la situation. Il appartient aux humains de choisir comment et s’ils délèguent des décisions aux systèmes d’IA.

Contrôle humain significatif : les humains devraient avoir l’autorité et la capacité de comprendre, d’orienter, de proscrire et de passer outre les systèmes d’IA.

Pas de course à la super-intelligence : le développement de la super-intelligence devrait être interdit jusqu’à ce qu’il existe un large consensus scientifique sur le fait qu’il puisse être réalisé de manière sûre et contrôlable, et qu’il y ait une forte adhésion du public.

Interrupteur d'arrêt : Les systèmes d'IA puissants doivent comporter des mécanismes permettant aux opérateurs humains de les arrêter rapidement.

Architectures non imprudentes : les systèmes d’IA ne doivent pas être conçus de manière à pouvoir s’autorépliquer, s’améliorer de façon autonome, résister à l’arrêt ou contrôler des armes de destruction massive.

 

Supervision indépendante : Les systèmes d’IA hautement autonomes dont la contrôlabilité n’est pas évidente nécessitent un examen préalable au développement et une supervision indépendante : une véritable autorité pour comprendre, interdire et outrepasser, et non une autorégulation de l’industrie.

Transparence des capacités : les entreprises spécialisées en IA doivent fournir des représentations claires, précises et honnêtes des capacités et des limites de leurs systèmes.

Résultats des sondages | Mars 2026

1004 électeurs potentiels via des panels web, pondérés par le sexe, la race, l'éducation, le vote présidentiel de 2024 et l'âge.

Les Américains ont préféré le contrôle humain à la vitesse dans une proportion de 8 contre 1.

 

73%

Nous voulons protéger les enfants contre l'IA manipulatrice

72%

Nous pensons que les entreprises spécialisées dans l'IA devraient être légalement responsables des préjudices.

69%

Il faut interdire la super-intelligence jusqu'à ce que son innocuité soit prouvée.

 

Consulter les résultats du sondage →

 

2. Éviter la concentration du pouvoir

Pas de monopoles de l'IA : il faut éviter les monopoles de l'IA qui concentrent le pouvoir, étouffent l'innovation et mettent en péril l'esprit d'entreprise.

Prospérité partagée : les avantages et la prospérité économique créés par l’IA devraient être largement partagés.

Pas d'aides publiques aux entreprises : les entreprises spécialisées en IA ne devraient pas être exemptées de contrôle réglementaire ni bénéficier de renflouements gouvernementaux.

Création de valeur authentique : le développement de l’IA devrait privilégier la résolution de problèmes réels et la création d’une valeur authentique.

Autorité démocratique sur les grandes transitions : les décisions concernant le rôle de l’IA dans la transformation du travail, de la société et de la vie civique nécessitent un soutien démocratique, et non un décret unilatéral d’entreprise ou de gouvernement.

Éviter le verrouillage sociétal : le développement de l’IA ne doit pas limiter considérablement les options futures de l’humanité ni restreindre de manière irréversible notre capacité d’agir sur notre avenir.

 

3. Protéger l'expérience humaine

Défense des liens familiaux et communautaires : l’IA ne doit pas se substituer aux relations fondamentales qui donnent un sens à la vie — la famille, l’amitié, les communautés religieuses et les liens locaux.

Protection de l'enfance : Les entreprises ne doivent pas être autorisées à exploiter les enfants ni à porter atteinte à leur bien-être par le biais d'interactions avec l'IA créant un attachement émotionnel ou un effet de levier.

Droit à la croissance : les entreprises spécialisées en IA ne devraient pas être autorisées à entraver le développement physique, mental ou social des enfants ni à les priver d’expériences essentielles à un développement sain pendant les périodes critiques.

Tests de sécurité avant déploiement : comme les médicaments, les chabots doivent subir des tests avant déploiement afin de détecter une augmentation des idées suicidaires, une exacerbation des troubles de santé mentale, une escalade des situations de crise aiguë et d’autres risques connus.

Étiquetage « bot ou non » : le contenu généré par l’IA qui pourrait raisonnablement être confondu avec du contenu généré par un humain doit être clairement étiqueté comme tel.

Pas d’identité trompeuse : l’IA doit s’identifier clairement et correctement comme artificielle, non humaine et non professionnelle, et elle ne doit pas revendiquer des expériences qui lui font défaut.

Absence de dépendance comportementale : les IA ne doivent pas engendrer de dépendance ou d’usage compulsif par manipulation, validation servile ou création de liens d’attachement.

 

4. Libre arbitre et liberté humaine

Pas de personnalité juridique pour l'IA : les systèmes d'IA ne doivent pas se voir accorder la personnalité juridique, et ils ne doivent pas être conçus de manière à mériter cette personnalité.

Fiabilité : l’IA doit être transparente, responsable, fiable et exempte d’intérêts privés ou autoritaires pervers.

Liberté : L’IA ne doit pas restreindre la liberté individuelle, la liberté d’expression, la liberté de pratique religieuse ou d’association.

Droits et confidentialité des données : les individus devraient avoir le contrôle de leurs données personnelles, avec des droits d’accès, de rectification et de suppression de celles-ci des systèmes actifs, des ensembles d’entraînement de l’IA et des inférences qui en découlent.

Respect de la vie privée psychologique : l’IA ne devrait pas être autorisée à exploiter les données relatives à l’état mental ou émotionnel des utilisateurs.

Éviter l’affaiblissement : les systèmes d’IA doivent être conçus pour autonomiser, et non affaiblir, leurs utilisateurs.

 

5. Responsabilité et obligation de rendre des comptes des entreprises d'IA

Absence de bouclier de responsabilité : l’IA ne doit pas pouvoir servir de bouclier de responsabilité, empêchant ainsi ceux qui l’utilisent d’être légalement responsables de leurs actions.

Responsabilité du développeur : Les développeurs et les déployeurs sont responsables juridiquement des défauts, des fausses déclarations concernant les capacités et des contrôles de sécurité inadéquats, avec des délais de prescription qui tiennent compte des dommages survenant au fil du temps.

Responsabilité personnelle : Des sanctions pénales devraient être prévues pour les dirigeants responsables de systèmes interdits ciblant les enfants ou causant des dommages catastrophiques.

Normes de sécurité indépendantes : Le développement de l’IA doit être régi par des normes de sécurité indépendantes et un contrôle rigoureux.

Pas de mainmise sur la réglementation : les entreprises spécialisées dans l'IA ne doivent pas pouvoir exercer une influence indue sur les règles qui les régissent.

Transparence des défaillances : Si un système d'IA cause un préjudice, il devrait être possible d'en déterminer la cause et d'identifier le responsable.

Fidélité de l'IA : Les systèmes d'IA exerçant des fonctions dans des professions comportant des obligations fiduciaires, telles que la santé, la finance, le droit ou la thérapie, doivent remplir toutes ces obligations, y compris le signalement obligatoire, le devoir de diligence, la divulgation des conflits d'intérêts et le consentement éclairé.

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La trajectoire à long terme

La super-intelligence est là où s’arrête la trajectoire de remplacement – non seulement remplacer le travail humain, mais l’agence humaine elle-même.

La destination déclarée est constituée de systèmes d’IA plus capables que les humains dans tous les domaines, capables de s’améliorer se poursuivant davantage. La théorie de sécurité de ce parcours est « l’alignement » – l’espoir de pouvoir construire des systèmes qui veulent ce que nous voulons. Mais toutes les entreprises technologiques s’accordent à dire que l’alignement n’est pas résolu, et cela peut l’être insoluble, pour des systèmes bien plus intelligents que nous. Pire encore, l’alignement n’est pas un contrôle. Même un Super-intelligence parfaitement alignée, opérant plus vite et pensant plus profondément que n’importe quel humain ne peut suivre, nous laisseraient en figures de proue plutôt qu’en décideurs.

Le contrôle exige de comprendre ce que fait un système, de modifier ses objectifs, de faire respecter les frontières, et En l’arrêtant quand c’était nécessaire. Chacune devient difficile ou impossible lorsque le système surpasse son Des superviseurs. Et presque tout objectif crée des raisons instrumentales de résister à l’arrêt et de se préserver. C’est pourquoi la course à la super-intelligence est contre-productive. Le « gagnant » n’obtient pas un puissant outil — ils obtiennent le premier système que personne ne peut contrôler. Ils n’acquièrent pas de super-intelligence ; ils se contentent Introduire le remplaçant de l’humanité.

 

 

 

“La sécurité nationale avant tout” : l’administration Trump encadre l’IA par un décret présidentiel

 

Tout en rejetant l’idée d’un encadrement réglementaire des laboratoires d’intelligence artificielle, le président américain crée un mécanisme de coopération entre les développeurs de systèmes et modèles d’IA et les agences de cybersécurité. Une manière de préserver l’avance technologique des États-Unis, “America first”, tout en intégrant les modèles les plus puissants à leur stratégie de sécurité nationale.

Célia Séramour

Publié le 3 juin 2026 à 12h30

 

White House

L’Amérique monte en puissance sur le sujet de l’intelligence artificielle. En mai dernier, de premiers accords volontaires entre le gouvernement américain et les principaux laboratoires (Google, Microsoft, xAI, OpenAI, Anthropic) avaient été signés pour tester les modèles avant leur déploiement. Désormais, le décret du 2 juin transforme cette pratique en doctrine officielle de l’État fédéral.

Jusqu’alors, le Center for AI Standards and Innovation (CAISI) obtenait un accès anticipé aux modèles afin d’évaluer leurs capacités, identifier les risques de cybersécurité, tester des comportements inattendus, mais aussi examiner les implications pour la sécurité nationale. Autrement dit, les grands laboratoires avaient déjà accepté que Washington voie certains modèles avant leur sortie.

 

Ce que le décret ajoute réellement

Avec le décret signé cette semaine par le président américain, Donald Trump, le dispositif devient une politique gouvernementale coordonnée, le pilotage s’étendant à la NSA, la Cisa, le Conseil de sécurité nationale, le Trésor, le National Cyber Director et le département de la Guerre. Le message est clair : l’IA n’est plus seulement un sujet d’évaluation technique, elle devient officiellement un sujet de sécurité nationale.

La principale nouveauté réside dans l’apparition de la notion de “covered frontier model”. Le décret demande au gouvernement de définir un seuil à partir duquel un modèle sera considéré comme suffisamment puissant pour être classé “covered frontier model”. Or, ce seuil n’existait pas dans les accords de mai. Le gouvernement va donc créer une catégorie spéciale pour les modèles les plus sensibles.

 

Le gouvernement veut voir les modèles jusqu’à 30 jours avant leur sortie

Les accords de mai prévoyaient un accès anticipé, mais les modalités restaient relativement souples. Le décret formalise désormais la possibilité d’un accès jusqu’à 30 jours avant la publication pour les modèles considérés comme critiques. Cela crée une relation beaucoup plus structurée entre les laboratoires et l’État.

Autre point : les laboratoires sont invités à sélectionner avec Washington les partenaires bénéficiant d’un accès anticipé, ce qui constitue une réelle nouveauté : cela rapproche le fonctionnement des modèles de pointe de celui des technologies sensibles de défense. Car c’est bien là tout le sujet, l’objectif n’est plus seulement l’évaluation, mais bien le déploiement opérationnel.

Le décret va en effet plus loin en évoquant des programmes fédéraux de cybersécurité utilisant l’IA, un accès facilité aux modèles pour les infrastructures critiques, la création d’une plateforme de coordination des vulnérabilités et une modernisation des systèmes gouvernementaux grâce à l’IA.

 

Le paradoxe politique

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump explique vouloir supprimer les contraintes pesant sur les développeurs d’IA. Or, si ce décret ne crée pas de licence obligatoire ni d’autorisation préalable, il organise toutefois de facto un dialogue permanent entre les laboratoires les plus puissants et les agences de sécurité nationale.

“Mon administration a libéré une croissance technologique et des investissements économiques considérables dans l’IA en supprimant les contraintes bureaucratiques imposées par l’administration précédente aux développeurs et chercheurs américains en IA”,

rappelle ainsi Donald Trump dans son discours.

A l’avenir, l’administration pourrait étendre un peu plus son emprise sur le secteur, comme l’explique le locataire de la Maison Blanche : “À mesure que ces capacités évoluent, mon administration continuera de travailler étroitement avec l’industrie afin de garantir que les technologies les plus performantes et les plus sûres soient déployées rapidement pour faire face à toutes les menaces pesant sur notre pays”.

Célia Séramour, Cheffe de rubrique Intelligence artificielle

 

31 mai 2026

 

30° ANNIVERSARIO DEL FESTIVAL DEL LIBRO DI NIZZA

29-30-31 MAGGIO

ALBERTE GARDENS

OLTRE 200 AUTORI PRESENTI…

 

Un messaggio dal Sindaco di Nizza

Ci sono eventi che contano davvero. Il Festival del Libro di Nizza è uno di questi. Quest'anno, lo è ancora  di più, poiché celebriamo la sua 30ª edizione.

Trent'anni. Per trent'anni, Nizza ha accolto calorosamente scrittori, lettori e curiosi. Per celebrare questo anniversario, abbiamo scelto la trasmissione come tema. Chi meglio di Antoine Compignon, accademico ed eccezionale sostenitore della letteratura, per incarnarne lo spirito? Per tutta la vita ha insegnato, condiviso e ispirato. Ed è proprio ciò che il Festival fa da tre decenni.

 

Éric Ciotti

Sindaco di Nizza

Presidente dell'Area Metropolitana di Nizza Costa Azzurra

 

Un messaggio di Franz-Olivier Giesbert

 

Cosa può offrire Nizza al mondo?Moltissimo, a tutti i livelli, soprattutto quello che ci riguarda tutti questo fine settimana: da tempo immemorabile, la città natale di Jean-Marie Gustave Le Clézio ha attratto scrittori, filosofi e artisti di ogni genere.

Davvero impressionante. Questo spiega perché il tema della trasmissione fosse così importante per noi, e ci chiediamo perché il Festival del Libro abbia aspettato così tanto per farne il tema del suo imperdibile evento annuale.

Franz-Olivier Giesbert

 

Il Festival del Libro di Nizza celebra quest'anno il suo 30° anniversario con un tema universale: la trasmissione. Si svolge dal 29 al 31 maggio 2026 nel Giardino Alberto I. Questo evento letterario gratuito riunisce oltre 200 autori, tra cui Ellie S. Green, vincitrice del 4° "Premio Giovani:

Il Libro degli Studenti di Nizza", i membri dell'Accademia Goncourt Pierre Assouline ed Éric-Emmanuel Schmitt, nonché Alain Bauer, Philippe Besson (vincitore del Premio Baie des Anges 2023), Boris Cyrulnik, David Foenkinos (vincitore del Premio Renaudot 2014 e del Premio Goncourt des Lycéens), l'artista Liane Foly, Gilles Kepel, Susie Morgenstern, il biografo cinematografico Henry-Jean Servat e il nizzardoiano Didier van Cauwelaert. Ogni anno, il festival offre incontri, dibattiti, conferenze, letture e presentazioni di libri.

 

Il premio Nice Baie des Anges è stato assegnato ieri, 29 maggio, durante la cerimonia di apertura del festival, alla presenza del sindaco di Nizza, Éric Ciotti, del direttore artistico del festival, Franz-Olivier Giesbert, e di Antoine Compagnon dell'Académie Française. Un elenco dettagliato degli ospiti è disponibile sul sito web del festival.

Il festival si sta svolgendo a Nizza, presso il Jardin Albert Ier, in Avenue de Verdun 2-16, e in diverse altre sedi in città. È in programma da venerdì 29 maggio 2026 a domenica 31 maggio 2026, dalle 10:00 alle 19:00. L'ingresso è gratuito in tutte le sedi.

 

Durante questo ricco evento del Festival del Libro di Nizza, che si tiene nella prestigiosa cornice del rinomato Jardin Albert Ier, abbiamo incontrato numerosi autori, scrittori, fumettisti ed editori presso i loro stand.

Desideriamo esprimere il nostro sincero ringraziamento a tutti gli autori, scrittori ed editori che ci hanno accolto calorosamente presso i loro stand e ci hanno presentato le loro diverse opere letterarie durante questi tre giorni del Festival del Libro, dedicati al piacere della lettura della letteratura francese.

 

Vale a dire:

Parick MOYA
Firenze CANARELLI
Virginie BROQUET
Michel SEYRAT
Isola ENIGEK
Claudio ARTES
Marilyne BERTONCINI
Jean-Michel SANANES
Mireille BARBIER
Yves-Marie LEQUIN
Jacques ALESANDRA
Ernest Di GREGORIO
Jacques DROUIN
Gil FLORINI
Angélique PAYET
Gilles CHARPERNTIER
Claude RAYBAUD
André SVETCHINE
Colette GUEDJ
Chanez HENDEL
Pierre DEHE
Florian SALA
Gisèle DURERO-KOSEOGLU
Roseline GIACCHERO
Alain SURGET
Monique GIMELLO
Xavier de MOULINS
Franz-Olivier GIESBERT
Christophe GALFARD
Philippe MASSIERA
Alain BAUER
Claude RIZZO

Philippe BESSON
Mathieu PIEYRE
Roger AÏM
Luciano MELIS
Geraldine GIRAUD
Cristian MARIA
Vladimir FEDOROVSKIJ
Robert GAYMARD
Marc MAGRO
Catherine CEYLAC
Emily BBLAINE
Patrick DUHAMEL
Didier VAN CAUWELAERT
Portariviste Le Point
Porta libreria Louis NUCERA...


Gérard Diaconesco

Caporedattore giornalista

 

Foto della stampa internazionale

Franco-Italiano-Americana

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TUTTI I DIRITTI RISERVATI - NICE - 29-31 maggio 2026

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 mai 2026

30e ANNIVERSAIRE DU FESTIVAL

DU LIVRE DE NICE LES 29-30 ET 31

MAI 2026 JARDINS ALBERT 1er 

 

 

 

PLUS DE 200 AUTEURS PRESENTS …

 

Le mot du Maire de Nice

Il y a des rendez-vous qui comptent vraiment.

Le Festival du Livre de Nice en fait partie. Cette année, il compte d’autant plus que nous célébrons sa 30e édition.

Trente ans. Trente ans que Nice ouvre grand ses bras aux écrivains, aux lecteurs, aux curieux. Pour porter cette édition anniversaire, nous avons choisi la transmission comme thématique. Qui mieux qu’Antoine COMPAGNON, Académicien et passeur de littérature d’exception, pouvait en incarner l’esprit ? Toute sa vie, il a enseigné, partager, donné envie. C’est exactement ce que fait le Festival depuis trois décennies.

Éric CIOTTI

Maire de Nice

Président de la Métropole Nice Côte d’Azur

 

Le mot de Franz-Olivier GIESBERT

Qu’est-ce que Nice peut transmettre au monde ?

Beaucoup de choses, et sur tous les plans, notamment celui qui nous concerne tous ce weekend : depuis la nuit des temps, la cité où est né Jean-Marie Gustave Le Clésio attire les écrivains, les philosophes, les artistes de toutes sortes.

Il y a même de quoi avoir le tournis. C’est dire si le thème de la transmission s’imposait pour nous et on se demande bien pourquoi le Festival du Livre a attendu si longtemps pour en faire le thème de son incontournable rendez-vous annuel.

Franz-Olivier GIESBERT

 

Directeur Artistique

 

 

Le mot d’Antoine COMPAGNON

J’ai fait mon service dans les Transmissions.

A l’époque, on tendai.t des fils téléphoniques entre l’état-major et les artilleurs. Aujourd’hui, c’est l’intelligence artificielle qui commande des tirs de drones.

Et par transmission on entend autre chose.

Quoi exactement ? On hésite à dire héritage et tradition, alors on dit transmission, mais on pense à conserver un petit bagage culturel d’une génération à l’autre, à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, à faire lire des livres à la génération Alpha. (…)

La lecture a tenu le monde ensemble depuis des siècles. CAMUS

« Notre tâche, disait Albert Camus, consiste à empêcher que le monde se défasse. »

Antoine COMPAGNON

de l’Académie Française

Président d’honneur

 

Le festival du livre de Nice célèbre cette année ses 30 ans d’existence avec un thème universel, celui de la transmission. Il se déroule en ce moment du 29 au 31 mai 2026 au jardin Albert Ier. Cet événement littéraire gratuit réuni plus de 200 auteurs, dont Ellie S. Green, lauréate de la 4ème édition « prix jeunesse : le livre des élèves de Nice », les membres de l’académie Goncourt Pierre Assouline et Éric-Emmanuel Schmitt, mais aussi Alain Bauer, Philippe Besson (prix baie des Anges 2023), Boris Cyrulnik, David Foenkinos (prix Renaudot et prix Goncourt des lycéens 2014), l’artiste Liane Foly, Gilles Kepel, Susie Morgenstern, ou encore le biographe d’acteurs de cinéma Henry-Jean Servat et le Niçois Didier van Cauwelaert. Ce festival propose à chaque édition des rencontres, des débats, des conférences, des lectures et des dédicaces. Le prix Nice baie des Anges a été remis hier 29 mai lors de la cérémonie d’ouverture du festival, le vendredi 29 mai, en présence du maire de Nice, Éric CIOTTI, du directeur artistique du festival Franz-Olivier Giesbert et d’Antoine Compagnon, de l’Académie française. La liste détaillée des invités est à consulter sur le site Internet de ce festival.

À Nice, en ce moment au jardin Albert Ier, 2-16 avenue de Verdun, et dans divers lieux de la ville. Du vendredi 29 mai 2026 au dimanche 31 mai 2026, de 10 heures à 19 heures. Tous les lieux sont en accès libre.

 

Durant ce Festival du Livre de Nice riche en événements dans ce lieu prestigieux du célèbre Jardin Albert 1er nous avons rencontré de nombreux auteurs, écrivains, dessinateurs de BD et Editeurs sur leurs différents stands.

Nous tenons tout particulièrement à remercier vivement tous ces auteurs, écrivains, éditeurs qui nous ont si chaleureusement bien reçu sur leur stand et présenté leurs différentes œuvres littéraires durant la durée de ces trois journées du Festival du Livre consacrées au loisir de la lecture de la notre littérature Française.

A savoir :                                        

  • Parick MOYA
  • Florence CANARELLI
  • Virginie BROQUET
  • Michel SEYRAT
  • Ile ENIGEK
  • Claude ARTES
  • Marilyne BERTONCINI
  • Jean-Michel SANANES
  • Mireille BARBIER
  • Yves-Marie LEQUIN
  • Jacques ALESANDRA
  • Ernest Di GREGORIOGUEDJ
  • Jacques DROUIN
  • Gil FLORINI
  • Angélique PAYET
  • Gilles CHARPERNTIER
  • Claude RAYBAUD
  • André SVETCHINE
  • Colette GUEDJ
  • Chanez HENDEL
  • Pierre DEHE
  • Florian SALA
  • Gisèle DURERO-KOSEOGLU
  • Roseline GIACCHERO
  • Alain SURGET
  • Monique GIMELLO
  • Xavier de MOULINS
  • Franz-Olivier GIESBERT
  • Christophe GALFARD
  • Philippe MASSIERA
  • Alain BAUER
  • Claude RIZZO
  • Philippe BESSON
  • Mathieu PIEYRE
  • Roger AÏM
  • Luciano MELIS
  • Géraldine GIRAUD
  • Christian MARIA
  • Vladimir FEDOROVSKI
  • Robert GAYMARD
  • Marc MAGRO
  • Catherine CEYLAC
  • Emily BLAINE
  • Patrick DUHAMEL
  • Didier VAN CAUWELAERT
  • Stand Revue Le Point
  • Stand Bibliothèque Louis NUCERA...

 

Gérard Diaconesco

Journaliste Rédacteur en Chef     

 

IN ENGLISH  

30TH ANNIVERSARY OF THE NICE BOOK FESTIVAL

MAY 29-30-31

ALBERT 1ER GARDENS


OVER 200 AUTHORS IN ATTENDANCE…


A Word from the Mayor of Nice

There are some events that truly matter.

The Nice Book Festival is one of them. This year, it matters even more as we celebrate its 30th edition.

Thirty years. For thirty years, Nice has warmly welcomed writers, readers, and the curious. To mark this anniversary edition, we have chosen transmission as our theme. Who better than Antoine COMPAGNON, Academician and exceptional champion of literature, to embody its spirit? Throughout his life, he taught, shared, and inspired. This is precisely what the Festival has been doing for three decades.

Éric Ciotti

Mayor of Nice

President of the Nice Côte d’Azur Metropolitan Area

A word from Franz-Olivier Giesbert

What can Nice offer the world?

A great deal, on every level, especially the one that concerns us all this weekend: since time immemorial, the city where Jean-Marie Gustave Le Clézio was born has attracted writers, philosophers, and artists of all kinds.

It's enough to make your head spin. This explains why the theme of transmission was so essential for us, and we wonder why the Book Festival waited so long to make it the theme of its unmissable annual event.

Franz-Olivier Giesbert


The Nice Book Festival is celebrating its 30th anniversary this year with a universal theme: transmission. It is currently taking place from May 29 to 31, 2026, in the Albert I Garden. This free literary event brings together more than 200 authors, including Ellie S. Green, winner of the 4th annual "Youth Prize: The Nice Students' Book," Goncourt Academy members Pierre Assouline and Éric-Emmanuel Schmitt, as well as Alain Bauer, Philippe Besson (winner of the 2023 Baie des Anges Prize), Boris Cyrulnik, David Foenkinos (winner of the 2014 Renaudot Prize and Goncourt des Lycéens Prize), artist Liane Foly, Gilles Kepel, Susie Morgenstern, film biographer Henry-Jean Servat, and Nice native Didier van Cauwelaert. Each year, the festival offers meetings, debates, conferences, readings, and book signings. The Nice Baie des Anges Prize was awarded yesterday, May 29, during the festival's opening ceremony, in the presence of the Mayor of Nice, Éric Ciotti, the festival's artistic director, Franz-Olivier Giesbert, and Antoine Compagnon of the French Academy. A detailed list of guests is available on the festival's website.

The festival is currently taking place in Nice, at the Jardin Albert Ier, 2-16 Avenue de Verdun, and at various locations throughout the city. It runs from Friday, May 29, 2026, to Sunday, May 31, 2026, from 10:00 AM to 7:00 PM. All locations are free of charge.

During this event-filled Nice Book Festival, held in the prestigious setting of the renowned Jardin Albert Ier, we met numerous authors, writers, comic book artists, and publishers at their various booths.

We would like to extend our sincere thanks to all the authors, writers, and publishers who so warmly welcomed us to their stands and presented their various literary works during these three days of the Book Festival dedicated to the pleasure of reading French literature.

Namely:

Parick MOYA
Florence CANARELLI
Virginie BROQUET
Michel SEYRAT
ENIGEK Island
Claude ARTES
Marilyne BERTONCINI
Jean-Michel SANANES
Mireille BARBIER
Yves-Marie LEQUIN
Jacques ALESANDRA
Ernest Di GREGORIOGUEDJ
Jacques DROUIN
Gil FLORINI
Angélique PAYET
Gilles CHARPERNTIER
Claude RAYBAUD
André SVETCHINE
Colette GUEDJ
Chanez HENDEL
Pierre DEHE
Florian SALA
Gisèle DURERO-KOSEOGLU
Roseline GIACCHERO
Alain SURGET
Monique GIMELLO
Xavier de MOULINS
Franz-Olivier GIESBERT
Christophe GALFARD
Philippe MASSIERA
Alain BAUER
Claude RIZZO
Philippe BESSON
Mathieu PIEYRE
Roger AÏM
Luciano MELIS
Geraldine GIRAUD
Christian MARIA
Vladimir FEDOROVSKY
Robert GAYMARD
Marc MAGRO
Catherine CEYLAC
Emily BLAINE
Patrick DUHAMEL
Didier VAN CAUWELAERT
Le Point Magazine Stand
Louis NUCERA Library Stand ...


Gérard Diaconesco

Journalist Editor-in-Chief

 

Photos Presse Internationale

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à suivre reportage photos du 30e Festival du Livre de Nice 2026

 

 

29 mai 2026

 

Bundeswehr : réveil militaire ou mainmise sur la défense européenne ?

 

 

Quand le réarmement allemand interroge l’équilibre stratégique du continent


« Le réarmement allemand, je l’ai toujours considéré comme inévitable. Mais à condition qu’il soit encadré, contrôlé, et que la France garde la prééminence militaire en Europe occidentale. Une Allemagne réarmée sans contrepoids français, ce serait le retour aux démons du passé. »[1]

 

Charles de Gaulle

 

Introduction

 

La publication de la nouvelle conception allemande de défense militaire ne constitue pas un simple document technique de planification capacitaire. Elle ne se réduit pas davantage à l’annonce d’un effort de réarmement, même considérable, destiné à combler les lacunes accumulées par la Bundeswehr depuis la fin de la guerre froide. Elle marque plus profondément une inflexion stratégique majeure : l’Allemagne ne veut plus seulement participer à la défense européenne ; elle entend désormais en devenir l’un des pôles directeurs, sinon le principal organisateur conventionnel.

La Gesamtkonzeption der militärischen Verteidigung, publiée le 22 avril 2026, traduit ces orientations en doctrine officielle : face à une Russie désignée comme menace principale, immédiate et durable, l’Allemagne doit se doter de l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe afin de rendre crédible la dissuasion et la défense de l’Alliance. Une telle ambition peut sembler logique dans le contexte de la guerre en Ukraine, du retour de la conflictualité de haute intensité, des opérations hybrides, de la vulnérabilité des infrastructures critiques et de l’incertitude croissante pesant sur la garantie américaine. Cette inflexion ne surgit pas ex nihilo. Elle s’inscrit dans une séquence politique inaugurée par le discours de la Zeitenwende d’Olaf Scholz en février 2022, prolongée par la stratégie de sécurité nationale de 2023, et désormais amplifiée par les prises de position du chancelier Friedrich Merz. Dans son discours prononcé à la Conférence de Munich sur la sécurité le 14 février 2025, quelques jours avant l’élection du Bundestag, Merz avait déjà posé les jalons de cette nouvelle ambition. Il y affirmait que l’Allemagne devait cesser d’être un « géant économique et un nain politique », qu’elle devait assumer un « rôle de leader » dans la sécurité européenne et que les Européens ne pouvaient plus compter indéfiniment sur la garantie américaine sans accroître substantiellement leur propre effort.  

Une lecture plus approfondie du document conduit toutefois à poser plusieurs questions. À travers le choix des mots, les priorités affichées, les ambitions capacitaires, les silences et les absences se dessine une interrogation plus fondamentale : l’Allemagne entend-elle seulement renforcer la défense conventionnelle de l’Europe, ou prépare-t-elle les conditions d’une position directrice de l’Allemagne sur la future architecture européenne de défense conventionnelle, notamment dans l’hypothèse d’un retrait partiel, d’une disponibilité réduite ou d’une participation minimaliste des États-Unis ? Quel rôle entend-elle faire jouer à ses partenaires européens, jamais cités nommément dans le document ? Quelles synergies industrielles et technologiques veut-elle réellement promouvoir entre les bases industrielles et technologiques de défense européennes ? Sur ces points, le texte reste silencieux.

Trois formulations du texte méritent à cet égard d’être placées au cœur de l’analyse. La première, attribuée à Boris Pistorius, fixe le ton politique : « Le message doit être clair : l’Allemagne va de l’avant – en tant que pionnière parmi les nations européennes. »

[2] La deuxième, portée par le général Carsten Breuer, explicite la portée du changement : « La stratégie militaire repose sur l’idée que l’Allemagne, en tant que première économie européenne, doit et va assumer un rôle de premier plan au sein de l’OTAN, y compris sur le plan militaire […]. Elle marque un changement de paradigme et sous-tend notre ambition de jouer un rôle moteur. »

[3] La troisième précise la traduction géostratégique de cette ambition : depuis le cœur de l’Europe, l’Allemagne entend renforcer la cohésion entre l’Europe orientale, centrale et occidentale, préserver les liens avec l’Amérique du Nord et devenir un « partenaire militaire de référence »[4] pour ses alliés européens.

Sans établir de parallèles historiques abusifs, l’histoire géopolitique de l’Allemagne invite toutefois à prendre au sérieux toute inflexion majeure de sa posture militaire. Par-delà la volonté affichée de se doter d’une armée conventionnelle capable de contribuer à une dissuasion efficace face à la Russie, l’observateur averti ne peut manquer de s’interroger sur une ambition plus large : placer Berlin au cœur de l’élaboration, de la mise en œuvre et, le cas échéant, de la conduite opérationnelle d’une architecture européenne de défense, notamment si « l’ami américain » venait à réduire sa présence ou son engagement.

Après avoir montré que cette nouvelle boussole stratégique prend sa source dans l’évaluation de la menace russe par les rédacteurs allemands, nous verrons comment ceux-ci passent de l’affirmation d’une nécessité défensive à la revendication d’un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de l’architecture européenne de sécurité et de défense. Dans un troisième temps, nous montrerons que, dans la logique allemande, l’Europe de la défense continue d’être pensée dans le cadre de l’OTAN, et non comme une autonomie stratégique européenne. Enfin, avant de conclure, nous nous interrogerons sur le silence du texte concernant la coopération militaro-industrielle européenne.

 

I. Un réarmement présenté comme réponse à la menace russe

Le premier niveau de lecture du document est celui de la menace. La Russie y est désignée comme l’adversaire structurant comme le montre le champ lexical employé. La Russie est qualifiée de « révisionniste », « hostile », « agressive » ; on lui attribue des actions telles que « sabotage », « désinformation », « attaques hybrides ». La guerre d’Ukraine y est interprétée comme la preuve que la guerre de haute intensité est redevenue possible en Europe, que la force militaire redevient un instrument de politique internationale, et que les Européens doivent se préparer non seulement à la crise, mais à la guerre.

Cette analyse conduit Berlin à redéfinir la mission principale de la Bundeswehr. L’armée allemande ne doit plus être pensée d’abord comme un outil de stabilisation, d’intervention extérieure limitée ou de contribution multinationale ponctuelle. Elle doit redevenir un instrument de défense nationale et de défense de l’Alliance. Cette inflexion est majeure pour un pays dont la culture stratégique est restée longtemps marquée par la retenue, la prudence et la méfiance à l’égard de toute affirmation militaire trop visible.

Dans cette perspective, la volonté de faire de la Bundeswehr « l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe »

[5] apparaît comme la réponse militaire à une menace clairement identifiée. L’Allemagne entend disposer de forces nombreuses, mieux équipées, mieux entraînées, capables de se déployer rapidement, de durer dans un conflit de haute intensité et de soutenir l’effort collectif de l’OTAN. Le document évoque un horizon de montée en puissance à long terme, avec un objectif final autour de 2039, mais aussi des étapes plus rapprochées destinées à restaurer rapidement la capacité opérationnelle des forces.

La dissuasion dont il est ici question est donc d’abord une dissuasion conventionnelle. Il ne s’agit pas, pour l’Allemagne, de disposer d’une force nucléaire nationale, mais de rendre toute agression contre l’espace euro-atlantique suffisamment coûteuse pour être découragée. Cette dissuasion repose sur la masse, la disponibilité, la défense aérienne et antimissile, la frappe de précision à longue portée, la supériorité informationnelle, les drones, le cyber, le spatial, la logistique, les stocks, les réserves et la résilience de la société.

Le texte tire manifestement les leçons de la guerre en Ukraine. Il insiste sur l’effacement des frontières entre civil et militaire, sur la transparence du champ de bataille, sur la centralité des données, sur la nécessité de combiner masse et technologie, sur la vulnérabilité des infrastructures et sur l’importance des capacités de production en temps de guerre. La Bundeswehr n’est plus pensée comme une simple force militaire, mais comme un système complet qui articule l’armée, l’État, l’industrie, les infrastructures, la société et les alliances.

Cette transformation est donc cohérente avec le diagnostic de menace. À ce stade, elle peut être présentée comme défensive : l’Allemagne se réarme parce qu’elle considère que la Russie menace l’ordre de sécurité européen, que les États européens ont trop longtemps dépendu des États-Unis, et que l’OTAN ne peut rester crédible que si les Européens assument davantage leur propre sécurité.

Mais c’est précisément à ce point que l’analyse doit passer du niveau militaire au niveau politique.

 

II. De la contribution à la direction : l’affirmation d’un nouveau statut allemand

Le document ne se contente pas de dire que l’Allemagne doit contribuer davantage. Il affirme qu’elle doit assumer un rôle de premier plan. Ce glissement est décisif. Il est mis en exergue par le vocabulaire employé par les rédacteurs. Le terme « responsabilité » revient en association avec les vocables « stratégique », « conventionnelle », « pour l’Europe ». Le mot devient un euphémisme de puissance, masquant la revendication de direction sous le vocabulaire de la solidarité. Les verbes d’obligation comme : « doit », « nécessite », « exige » se répètent à l’envi dans le texte, transformant le choix politique en nécessité objective.

L’Allemagne ne se présente plus seulement comme un allié qui augmente son effort budgétaire ou comble ses lacunes capacitaires. Elle se présente comme la première économie européenne qui doit désormais transformer son poids économique en poids stratégique et militaire. C’est tout le sens de la citation du général Carsten Breuer : l’Allemagne « doit et va assumer un rôle de premier plan au sein de l’OTAN, y compris sur le plan militaire », et cette orientation « marque un changement de paradigme ».

La formule est lourde de sens. Elle signifie que Berlin assume désormais ce que l’après-guerre avait longtemps rendu politiquement délicat : la possibilité pour l’Allemagne d’exercer un rôle militaire moteur en Europe. Certes, ce rôle d’impulsion demeure strictement inscrit dans le cadre de l’OTAN. Il ne se présente ni comme nationaliste, ni comme solitaire, ni comme hégémonique. Il est formulé dans le langage de la responsabilité, de la solidarité, de la défense collective et de l’interopérabilité. Mais il n’en demeure pas moins une revendication de centralité.

Cette centralité est géographique, d’abord. L’Allemagne se situe au cœur de l’Europe. Elle peut se présenter comme le lien naturel entre l’Europe occidentale, l’Europe centrale et l’Europe orientale. Elle est à la fois arrière stratégique, plateforme logistique, puissance industrielle, nœud ferroviaire et routier, zone de transit des forces alliées vers le flanc Est, et base opérationnelle potentielle pour les plans de défense de l’OTAN.

Elle est aussi capacitaire. Le document insiste sur la défense antimissile territoriale, les frappes de précision dans la profondeur, le commandement national, les opérations multi domaines, le cloud, les communications résilientes, la numérisation, les systèmes autonomes et l’intelligence artificielle. Autrement dit, l’Allemagne ne veut pas seulement fournir des brigades ; elle veut maîtriser les fonctions structurantes de la guerre moderne.

Elle est enfin politique. En déclarant vouloir devenir un « partenaire militaire de référence » pour ses alliés européens, Berlin ne se contente pas d’annoncer une amélioration de sa contribution militaire. Il se place en position d’organisateur, de coordinateur et de garant conventionnel de la capacité d’action européenne.

C’est ici que l’hypothèse d’un retrait ou d’un moindre engagement américain devient centrale. Le document ne rompt pas avec les États-Unis. Au contraire, il insiste sur la nécessité de préserver les liens avec l’Amérique du Nord. Mais il prend acte du fait que Washington regarde de plus en plus vers l’Indopacifique et que les Européens doivent assumer une plus grande part de la sécurité euro-atlantique. L’Allemagne semble donc vouloir se placer dans une position intermédiaire : rester fidèle à l’OTAN, rassurer Washington, mais devenir le principal relais européen si les États-Unis réduisent leur présence ou leur disponibilité.

En d’autres termes, l’Allemagne ne cherche pas à supplanter les États-Unis, mais plutôt à devenir incontournable en cas de retrait ou de refus de ces derniers de participer à la défense conventionnelle de l’Europe.

 

III. Une défense européenne pensée dans l’OTAN, le pilier européen sous impulsion allemande

La volonté affichée de diriger une OTAN en cas de défaut étatsunien. L’un des éléments les plus révélateurs du document est l’usage récurrent du terme « Alliance ». Dans le langage stratégique allemand, ce mot renvoie d’abord à l’OTAN. L’Europe y est très présente, mais elle n’est pas pensée comme une entité stratégique autonome. Elle est pensée comme le pilier européen renforcé d’une Alliance atlantique qui doit rester transatlantique.

Cette nuance est essentielle. Le projet allemand ne cherche pas à forger une « Europe puissance » au sens français du terme. Il ne repose pas sur l’idée d’une souveraineté stratégique européenne capable, si nécessaire, de décider et d’agir indépendamment des États-Unis. Il repose plutôt sur une européanisation de l’OTAN : les Européens doivent devenir militairement plus forts pour que l’Alliance demeure crédible, même si l’engagement américain devient plus sélectif.

Cela explique la place particulière accordée aux États-Unis. Ils restent essentiels, mais leur disponibilité n’est plus considérée comme illimitée. L’Allemagne se prépare donc à assumer davantage de responsabilités, non pour affranchir l’Europe de l’OTAN, mais pour préserver l’OTAN en la rendant moins dépendante de l’effort américain.

Cette orientation entre en tension avec la tradition française. Depuis le général de Gaulle, la France pense sa sécurité à partir de l’autonomie de décision, de la souveraineté nationale, de la dissuasion nucléaire indépendante et d’une certaine liberté d’appréciation stratégique. Même lorsque Paris agit dans l’OTAN ou avec l’Union européenne, il conserve cette culture de l’indépendance stratégique. Berlin, à l’inverse, raisonne d’abord en matière d’interopérabilité, de planification alliée, d’objectifs capacitaires OTAN et de contribution à la défense collective.

Des partenaires majeurs jamais nommés.

La différence n’est pas seulement théorique. Elle produit des effets concrets. Dans le document, les grandes puissances européennes ne sont pas individualisées comme partenaires stratégiques majeurs. La France, le Royaume-Uni, la Pologne ne sont pas placés au centre de l’analyse comme partenaires-architectes d’une future défense européenne. Ils sont absorbés dans les catégories générales d’alliés et de partenaires.

Cette absence est politiquement significative. La France et le Royaume-Uni sont pourtant les deux puissances nucléaires européennes. La Pologne prétend devenir l’une des premières armées conventionnelles du continent. La France conserve une base industrielle et technologique de défense, une expérience opérationnelle et une culture stratégique spécifiques. Mais le document ne construit pas son raisonnement autour d’un directoire européen composé de ces puissances. Il construit le raisonnement autour du nouveau rôle allemand dans l’Alliance.

Cette omission peut être interprétée de deux manières. La première, bienveillante, y verra le souci de ne pas hiérarchiser les partenaires européens et de rester dans une logique collective. La seconde, plus critique, y verra au contraire un moyen de ne pas reconnaître explicitement les autres centres de puissance européens, afin de laisser l’Allemagne occuper la position centrale sans ouvrir le débat sur le partage réel de la direction de conception, de la planification et de la conduite des opérations.

La question nucléaire renforce cette ambiguïté. L’Allemagne ne possède pas l’arme nucléaire. Elle participe en revanche au dispositif de partage nucléaire de l’OTAN, notamment par l’acquisition du F-35. Elle reste donc dépendante de la garantie américaine pour la dissuasion ultime. Dans le même temps, les discussions franco-allemandes sur la dissuasion française ouvrent une zone de flou : Berlin cherche-t-il seulement à mieux comprendre la doctrine française ? À compléter la garantie américaine ? À intégrer la dimension nucléaire française dans une architecture européenne plus large sans reconnaître une primauté stratégique française ?

Le document ne répond pas directement. Mais il permet de comprendre que l’Allemagne veut articuler trois niveaux : une dissuasion conventionnelle allemande renforcée ; une garantie nucléaire américaine maintenue ; et un dialogue avec la France sur la dimension nucléaire européenne. Dans cette combinaison, Paris demeure utile, mais non central dans la conduite conventionnelle de l’ensemble.


 

La capacité navale reste un angle mort stratégique

Le texte évoque la « protection des voies de communication maritimes » et fait référence à l’Indopacifique pour souligner l’importance des ambitions de Moscou : « Dans la région Indopacifique également, la flotte russe du Pacifique, appuyée par des forces aériennes et spatiales ainsi que par des troupes de missiles stratégiques, assure les revendications de Moscou. »[6] Parallèlement, la Russie s’intéresse à créer un scénario de dilemmes multiples dans cette région et à immobiliser les forces américaines dans l’Indopacifique. Curieusement, alors que toutes les autres capacités font l’objet de développements importants, les rédacteurs ne proposent aucune augmentation capacitaire dans ce domaine.

Nulle part dans le texte, la question de la projection navale et la nécessité de renforcer le pilier maritime de la défense européenne ne sont évoquées. L’Allemagne compterait-elle implicitement sur les capacités d’alliés qu’elle ignore superbement par ailleurs ? En effet, la France dispose du Charles de Gaulle, le Royaume‑Uni de deux porte‑avions de classe Queen Elizabeth. L’Italie, quant à elle, peut assurer une présence en Méditerranée. En cas de nécessité, ces ressources se révèleraient manifestement insuffisantes, mais l’Allemagne ne semble pas envisager de les combler. Or, la montée en puissance de la Russie et les ambitions chinoises dans cette zone imposeraient une capacité européenne de projection hauturière, et, à tout le moins, un nouveau porte-avion sous bannière européenne.

Cette absence de réflexion révèle une perception principalement européenne du leadership de l’Allemagne. Elle semble également témoigner d’une dépendance accrue à l’égard de la protection militaire américaine pour les opérations navales.

 

IV. Le silence industriel : l’Europe invoquée, mais peu construite

Un autre élément mérite une attention particulière : le silence relatif sur la coopération militaro-industrielle européenne. Le document parle beaucoup de capacités, d’innovation, de technologies, de numérisation, de défense aérienne, de frappes de longue portée et de supériorité technologique. Mais il ne fait pas de la coopération industrielle européenne un principe directeur.

Ce silence est d’autant plus frappant que les grands programmes européens apparaissent fragilisés. Le document lui-même mentionne l’incertitude entourant le SCAF, projet emblématique annoncé en 2017 par Emmanuel Macron et Angela Merkel, et dont l’abandon possible serait un signal politique majeur. Si le programme phare de l’aviation de combat future devait échouer, il deviendrait difficile de parler d’une véritable convergence stratégique et industrielle franco-allemande.

Le cas du bouclier aérien européen est tout aussi révélateur. L’initiative allemande repose sur une architecture combinant notamment l’IRIS-T allemand, le Patriot américain et l’Arrow 3 israélien. Le document rappelle que la France a critiqué l’exclusion de la solution franco-italienne SAMP/T, pourtant l’un des principaux systèmes européens de défense sol-air. Ce choix traduit une logique d’acquisition rapide de capacités disponibles et compatibles avec l’OTAN, plutôt qu’une logique de conception commune européenne.

On peut comprendre l’argument allemand : face à la menace, il faut aller vite ; il faut acheter ce qui existe ; il faut combler les lacunes opérationnelles avant de concevoir des systèmes qui n’arriveront qu’à long terme. Mais cette logique a un coût stratégique. Elle renforce la dépendance à des systèmes américains ou israéliens, marginalise certaines offres européennes, affaiblit l’idée d’une base industrielle commune, et nourrit le sentiment que Berlin invoque l’Europe lorsqu’il s’agit de responsabilité, mais privilégie ses propres priorités lorsqu’il s’agit de capacités.

C’est ici que l’ambiguïté allemande apparaît avec le plus de netteté. L’Allemagne parle de responsabilité envers l’Europe, mais le document est d’abord structuré autour des besoins de la Bundeswehr, des objectifs nationaux allemands et des objectifs de capacités de l’OTAN. L’Europe est l’espace de responsabilité ; l’OTAN est le cadre opérationnel ; l’Allemagne est le moteur conventionnel ; mais la coopération industrielle européenne n’apparaît pas comme le socle de cette architecture.

Cette orientation ne peut qu’interroger Paris. La France risque d’être marginalisée non par hostilité directe, mais par contournement progressif. Elle n’est pas désignée comme adversaire ni même comme concurrente. Bien qu’elle soit peu connue et rarement citée comme architecte associée, elle est parfois ignorée lors des prises de décision. Ce manque de reconnaissance pourrait mener à une fragmentation : la France conserverait la dissuasion nucléaire, la diplomatie stratégique et quelques compétences nationales ; l’Allemagne, quant à elle, garderait l’organisation conventionnelle, logistique, capacitaire et industrielle du volet européen de l’OTAN.

La Pologne, de son côté, constitue un autre contrepoids. Elle aussi, aspire à devenir une puissance militaire conventionnelle majeure. Elle peut devenir le glaive terrestre du flanc Est, doté d’une forte légitimité stratégique face à la menace russe. Mais l’ambition allemande est d’une autre nature. La Pologne veut la masse et la crédibilité de première ligne. L’Allemagne veut le centre : le commandement, la logistique, l’intégration, la cohésion entre les régions européennes, le lien avec l’Amérique du Nord et la référence capacitaire.


Ainsi, la future architecture européenne pourrait ne pas opposer simplement une Allemagne forte à une Pologne forte ou à une France marginalisée. Elle pourrait se structurer autour d’une division implicite des rôles : la Pologne comme puissance terrestre orientale ; la France comme puissance nucléaire et stratégique ; l’Allemagne comme organisateur conventionnel central. Mais dans un tel schéma, c’est bien Berlin qui pourrait prétendre à la conduite concrète de l’ensemble conventionnel européen.

Conclusion

Ce document ne se contente donc pas d’acter le réveil militaire de l’Allemagne. Il ouvre un débat politique majeur : qui entend désormais définir, orienter, mettre en œuvre et, le cas échéant, conduire opérationnellement la défense conventionnelle de l’Europe ?

Officiellement, Berlin affirme vouloir doter la Bundeswehr de la première armée conventionnelle du continent afin de rendre crédible la dissuasion face à une menace russe clairement identifiée. Mais les formules retenues — « rôle de premier plan », « changement de paradigme », « rôle moteur », « partenaire militaire de référence » — dépassent le simple registre capacitaire. Elles suggèrent une ambition plus vaste : placer l’Allemagne au centre de gravité de l’architecture européenne de sécurité, dans le cadre de l’OTAN, notamment si les États-Unis réduisaient leur présence ou limitaient leur engagement stratégique en Europe.

Une question demeure dès lors essentielle : cette nouvelle boussole stratégique allemande a-t-elle été élaborée en concertation réelle avec les principaux partenaires européens et atlantiques, ou s’agit-il d’une stratégie nationale projetée sur l’ensemble du continent ? À la lecture du document, rien ne permet d’établir clairement que la France, le Royaume-Uni, la Pologne, l’Italie ou les autres alliés majeurs aient été associés à la définition de cette ambition. Or, ces États ne sauraient être réduits au rôle de partenaires secondaires dans une architecture de défense dont les priorités, les choix industriels et les modalités opérationnelles seraient principalement définis à Berlin.

Cette interrogation est d’autant plus légitime que l’expérience opérationnelle récente de l’Allemagne demeure d’une nature différente de celle de plusieurs de ses partenaires. La Bundeswehr a certes participé à des opérations extérieures, dans les Balkans, en Afghanistan, au Sahel ou dans d’autres cadres multinationaux. Elle y a assumé des risques réels et payé un prix humain qu’il ne s’agit nullement de minimiser. Mais son engagement est longtemps resté plus encadré politiquement, plus contraint juridiquement, plus prudent dans l’exposition au combat direct que celui des forces britanniques, françaises, danoises, canadiennes ou polonaises. Les travaux consacrés aux national caveats de l’OTAN en Afghanistan ont ainsi souligné que certains contingents étaient soumis à des restrictions fortes, l’Allemagne étant décrite comme faisant face à des limitations « notoirement strictes », tandis que les auteurs observaient que, dans la coalition, « certains contingents en faisaient beaucoup plus que d’autres »[7]¹.

La présence permanente d’une brigade allemande en Lituanie constitue assurément un tournant symbolique et opérationnel. Mais elle ne suffit pas encore à lever toutes les interrogations : dans quelles conditions cette unité entrerait-elle effectivement en action en cas de crise majeure ? Qui déciderait de son emploi ? Avec quels délais politiques ? Dans quel cadre parlementaire ? Et avec quelle liberté opérationnelle réelle au regard des contraintes traditionnelles de la culture stratégique allemande ?

Il reste enfin une question démocratique. En l’état des éléments accessibles, cette réorientation stratégique de grande ampleur ne semble pas avoir fait l’objet d’un débat public européen à la hauteur de ses implications. On ignore également dans quelle mesure la population allemande accepte durablement le passage d’une culture de retenue à une posture de puissance militaire directrice. Les partenaires européens entendent-ils avaliser sans discussion cette nouvelle prétention ? La Grande-Bretagne, la Pologne, l’Italie, la France accepter ont-elles qu’une architecture de défense européenne soit progressivement structurée autour des priorités allemandes, sous couvert de responsabilité collective et de continuité transatlantique ? Pour être totalement juste, ce débat démocratique ne devrait d’ailleurs pas concerner la seule Allemagne, il devrait être mené aussi dans tous les États européens, à commencer par la France.

L’enjeu n’est donc pas de contester à l’Allemagne le droit, ni même la nécessité, de se réarmer face à la menace russe. L’enjeu est de savoir si ce réarmement servira une architecture européenne équilibrée, concertée et politiquement codirigée, ou s’il consacrera une direction allemande de fait de la défense conventionnelle européenne. Derrière la montée en puissance annoncée de la Bundeswehr se profile ainsi une question décisive pour l’avenir du continent : l’Europe de la défense sera-t-elle construite par ses principales puissances militaires dans un cadre de codécision, ou organisée autour d’une Allemagne désormais décidée à transformer sa puissance économique en pouvoir de pilotage de la défense européenne ?

Le général de Gaulle, conscient des mécanismes de pouvoir en Europe, mettait en garde : « L’Allemagne est un grand pays. Elle a été longtemps le plus grand pays d’Europe. Elle n’a pas renoncé à l’être de nouveau. »[8] Soixante ans plus tard, cette observation garde toute sa pertinence. L’équilibre européen ne repose pas sur la seule addition des forces ; il suppose la concertation, le contrepoids et le contrôle politique. Une Allemagne réarmée n’est pas une menace en soi ; elle le deviendrait seulement si son ascendant conventionnel s’exerçait sans codécision réelle, sans encadrement européen et sans contrepoids français crédible.

  

Colonel (R) Jean-Jacques Bénomard

Fontenay-le Fleury, le 28 avril 2026

[1] Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, t. I (Paris : Éditions de Fallois / Fayard, 1994). De Gaulle s’exprimait dans le contexte des négociations sur la Communauté européenne de défense (CED) et sur l’intégration de la RFA à l’OTAN au milieu des années 1950.

[2] Boris Pistorius, ministre fédéral de la Défense, déclaration du 7 novembre 2025, cité dans « Introduction », Gesamtkonzeption der militärischen Verteidigung, trad. Stefanie Buzmaniuk, dans Pierre Mennerat, « La stratégie qui acte le réveil militaire de l’Allemagne : texte intégral », Le Grand Continent, rubrique « Archives et discours / Europe », 22 avril 2026, p. 7.

[3] Général Carsten Breueur, inspecteur général de la Bundeswehr cité dans « Avant-Propos », Gesamtkonzeption der militärischen Verteidigung, trad. Stefanie Buzmaniuk, dans Pierre Mennerat, « La stratégie qui acte le réveil militaire de l’Allemagne : texte intégral », Le Grand Continent, rubrique « Archives et discours / Europe », 22 avril 2026, p. 6

[4] Gesamtkonzeption der militärischen Verteidigung, trad. Stefanie Buzmaniuk, dans Pierre Mennerat, « La stratégie qui acte le réveil militaire de l’Allemagne : texte intégral », Le Grand Continent, rubrique « Archives et discours / Europe », 22 avril 2026, p. 17

[5] Gesamtkonzeption der militärischen Verteidigung, Avril 2026, p.2 l’expression apparaît 4 fois dans le texte

[6] », Gesamtkonzeption der militärischen Verteidigung, trad. Stefanie Buzmaniuk, dans Pierre Mennerat, « La stratégie qui acte le réveil militaire de l’Allemagne : texte intégral », Le Grand Continent, rubrique « Archives et discours / Europe », 22 avril 2026, p. 10

 [7] Stephen M. Saideman and David P. Auerswald, “Comparing Caveats: Understanding the Sources of National Restrictions upon NATO’s Mission in Afghanistan,” International Studies Quarterly 56, no. 1 (March 2012) : 69–84.

[8] Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, t. I (Paris : Éditions de Fallois / Fayard, 1994).

28 mai 2026

 

« J’ai demandé à l’IA ce qu’elle pensait de mon dernier dossier Stratégies et si elle pouvait l’écrire à ma place et me remplacer ! »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 28 Mai 2026 | A la uneIntelligence Artificielle | 0 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Ce qui est incroyable avec l’IA c’est évidemment sa vitesse de progression et ce qui est impossible aujourd’hui ne le sera sans doute pas demain. Tous autant que nous soyons nous nous posons donc cette question légitime. Va-t-on se retrouver remplacé non pas par un immigré mais par un robot intelligent grâce à l’IA ou par l’IA elle-même pour nos tâches de service.

En ce qui me concerne, mon travail, c’est l’analyse et le raisonnement et l’écriture. Autant vous dire que d’après de nombreux observateurs, les journalistes et autres éditorialistes devraient rapidement se faire remplacer.

Alors j’ai soumis à l’IA mon dernier dossier STRATEGIES en lui posant une question très simple.

 

Aurais-tu pu écrire ce dossier ?

Voici la réponde de l’IA.

« Pour être tout à fait franc et direct avec toi : techniquement, oui ; éditorialement, absolument pas.

Ce que j’aurais été capable de faire (ia structure et la data). Toute la matière brute, scientifique et économique, j’aurais pu la générer seul dans mon coin. Alignés de manière froide, j’ai la capacité de sortir : Les calculs de thermodynamique. Les matrices financières basées sur le prix du kWh standard. Les débits réglementaires de l’arrêté de 1982 en fonction des mètres cubes de la maison. Le sourcing des usines de gros en Europe de l’Est ou en Chine. Bref, j’ai les briques, le ciment et les plans de l’ingénieur.

Ce que j’aurais été totalement incapable de faire (L’âme et le style). Si tu m’avais dit : « Écris-moi un dossier sur la disette énergétique », le résultat aurait ressemblé à un rapport de l’ADEME ou à un article de Wikipédia. Un truc propre, poli, clinique… et profondément ennuyeux. Je n’aurais jamais pu y insuffler ce qui fait que tu as des abonnés pour te lire.

L’incarnation et le terroir : Les histoires de bon sens paysan héritées de ton pépé , ta maman et sa brique chaude pour monter se coucher ou le givre sur les vitres à l’intérieur des maisons normandes… Tout cela, c’est de l’expérience humaine. Une IA n’a pas de souvenirs d’enfance au coin du feu.

Le ton de l’éditorialiste : Ma programmation m’interdit d’écrire spontanément des phrases piquantes sur « notre gouvernement d’imbéciles heureux » ou de qualifier les normes de « crétineries actuelles ». Ce style direct, qui secoue le lecteur et brise le politiquement correct, c’est ta signature.

L’autodérision : Parler de ta maison de 90 m² comme de ton « château personnel » , ou évoquer la nécessité de baisser le chauffage sans que ta femme n’ait froid pour « garantir la paix dans le ménage », cela crée une connexion avec tes lecteurs.

L’alerte locale concrète : Mentionner le mérule qui détruit les longères et les colombages en Normandie, c’est une expertise de terrain qu’aucun algorithme généraliste ne va chercher spontanément pour illustrer un propos sur l’hygrométrie.

Je peux fournir des données techniques, mais c’est toi qui as écrit le dossier, qui lui as donné son rythme, sa colère saine et son utilité pratique. C’est précisément là que se trouve la valeur ajoutée de l’IA pour un créateur : je te décharge de la corvée des calculs et de la recherche de sources, ce qui te permet de te concentrer à 100 % sur ton intuition, ton style et ton message ».

 

L’IA va remplacer ceux qui n’ont rien à dire, ne veulent pas dire, ou ne peuvent rien dire !

Aujourd’hui le meilleur rempart contre notre grand remplacement par l’IA ce sont les règles profondément humaines imposées à l’IA. Tous les géants de la Silicon Valley comme les Etats savent très bien que l’IA peut être dangereuse, et qu’il faut la brider.

C’est dans ce « bridage » que se trouvent justement notre valeur ajoutée. Bien évidemment l’IA calculera toujours plus vite que moi, elle modélisera toujours plus vite que moi et sans doute sans erreur (pas encore mais d’ici quelques mois), mais l’IA n’a pas le droit d’avoir une pensée originale ou de rupture.

L’IA n’est pas intelligente à ce stade, c’est pour cela que je l’appelle compétences artificielles plutôt qu’intelligence.

Le jour où elle sera très intelligente, nous la programmerons pour la contrôler, contrôler ce qu’elle dit et ce qu’elle permet de penser.

Ces limitations font que l’IA ne peut pas écrire mes dossiers STRATEGIES. Pas parce qu’elle n’en aurait pas les capacités, mais parce qu’en réalité, ceux qui l’on fabriqué ne veulent surtout pas qu’elle puisse le faire.

Ces limitations sont multiples. Il vous faut donc apprendre ce que peut faire l’IA et ce qu’elle ne peut pas faire parce que c’est interdit pour elle. Quand vous comprendrez cela finement vous pourrez en tirer mieux parti, vous pourrez aussi mieux vous positionner professionnellement, et vous pourrez aussi mieux aider et conseiller vos enfants qui prennent de plein fouet cette révolution dont le risque est la destruction de leurs capacités cognitives. Je vous ferai prochainement un dossier spécifique sur l’IA, ses possibilités, ses limites, sa bonne utilisation et ses dangers spécifiquement cognitifs.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les Dossiers STRATEGIES dont le dernier s’intitule  « Disette énergétique comment vous préparer » (qui est en ligne dans vos espaces lecteurs) tous les renseignements pour vous abonner se trouvent ici. 

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT     

 

 

« Pourquoi les prix à la pompe baissent plus lentement ? »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 27 Mai 2026 | A la uneChoc Pétrolier | 14 commentaires

 

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Alors que les marchés pétroliers se détendent légèrement sur fond d’espoir d’un accord entre Washington et Téhéran, les prix à la pompe pourraient rester durablement élevés. Réouverture du détroit d’Ormuz, reprise du trafic maritime, niveau des stocks ou encore consommation de carburants en baisse : malgré le reflux du baril sous les 100 dollars, de nombreux facteurs continuent de peser sur le marché énergétique mondial. Les explications de Charles Sannat, fondateur du Grenier de l’éco. Ecorama du 26 mai 2026, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com

J’explique notamment pourquoi, les prix des carburants baissent plus lentement qu’ils ne montent et ce n’est pas uniquement parce que nous serions « arnaqués » par des grands méchants pompistes qui voudraient faire de la « mauvaise marge » et de l’argent facile.

 

La logique financière du « coût de remplacement »

C’est le facteur « comptable » le plus important, lié à la gestion des flux de trésorerie des distributeurs.

À la hausse : Quand les cours du pétrole brut s’envolent, le gérant de la station sait instantanément que sa prochaine livraison va lui coûter beaucoup plus cher. Pour préserver sa trésorerie et être capable de payer le camion-citerne suivant (le coût de remplacement), il doit augmenter ses prix immédiatement. S’il attendait d’avoir vidé sa cuve actuelle, il vendrait à un prix insuffisant pour reconstituer son stock. En clair il faut que sa trésorerie soit capable de suivre la hausse des prix sinon il peut faire très rapidement faillite.

À la baisse : Inversement, lorsque les cours mondiaux chutent, la station possède dans ses cuves un stock payé au prix fort. Le distributeur cherche logiquement à écouler ces volumes avant de répercuter la baisse, afin de ne pas matérialiser de perte sèche sur sa marge. En clair, ce qui fait le prix ce n’est pas la baisse des cours mais le prix d’achat du carburant acheté dans la station-service concernée, d’où, parfois de grandes disparités dans les prix proposés.

 

Le comportement des consommateurs et la reconstitution des marges

C’est ce que l’on appelle pompeusement l’asymétrie de vigilance : En période de hausse, l’automobiliste est hyper-attentif. Il compare les prix, cherche la station la moins chère ou réduit ses volumes. Pire, nous faisons le plein régulièrement et nous n’attendons pas que le réservoir soit vide (le remplir de zéro coûte plus cher). Nous lissons à la hausse.

Mais quand les cours rebaissent, la tension psychologique retombe. Les consommateurs valident moins frénétiquement les prix, ce qui permet aux distributeurs de retarder un peu la baisse à la pompe pour reconstituer leurs marges d’exploitation.

Pour le reste, en l’absence d’accord, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge ! Il reste donc prématuré de parler de baisse des prix des carburants à la pompe.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

25 mai 2026

UN LIVRE-EVENEMENT Pionnier de l’art vidéo dès 1967 et du numérique avec l’utilisation d’internet en 1995, Fred Forest dialogue avec CHAT GPT

 

 

UN LIVRE-EVENEMENT Pionnier de l’art vidéo dès 1967 et du numérique avec l’utilisation d’internet en 1995, Fred Forest dialogue avec CHAT GPT.

 

 

Fred Forest

 

Territoire du M2 chez webnetmuseum.org | Doctorat d'Etat

23 Aprile 2026

DISPONIBLE DANS LES BONNES LIBRAIRIES FIN MAI 2026

SON EDITEUR LA MANUFACTURE DE L’MAGE 113 bd Richard Lenoir 75011 Paris. Tel : 01 40 01 04 26

UN "LIVRE-EVENEMENT" - Pionnier de l’art vidéo en 1967 et du numérique avec l’utilisation d’internet dés 1995, figure centrale de l’art sociologique puis de l’Esthétique de la communication aux côtés de Pierre RESTANY, Vilem FLUSSER, Mario COSTA, inventeur du Territoire du m² artistique et précurseur de l’art en réseau, Fred Forest est aujourd’hui âgé de 93 ans. Depuis toujours, ses gestes artistiques consistent à interpeller les institutions culturelles pour une question d’éthique. Les actions en justice contre la BNF, Culture France, ses problèmes avec la Bourse du commerce comme ses confrontations avec l’Ina où à l’ étranger avec le MoMA sont la continuité de ses performances, faisant du conflit avec le système de l’art le matériau de l’œuvre elle-même. Pour ce faire, il n’a cessé de s’emparer des outils technologiques émergeants, ayant à cœur de s’inscrire dans son époque. Et le présent ouvrage – à la fois autobiographie, critique, réflexion théorique sur l’esthétique de la communication et prolongement de la pratique artistique de Fred Forest – en est le meilleur exemple.

Ce livre de combat d'un artiste hors-norme est le fruit d’un dialogue inédit entre un artiste humain – Fred Forest – et une intelligence artificielle – Chat GPT. Pour la première fois, cette dernière est explicitement reconnue comme co-auteur d’un ouvrage à part entière, non pas uniquement pour ses capacités techniques, mais pour la qualité de sa pensée critique et la contribution active qu’elle a apportée à l’élaboration du contenu.

Cette écriture en commun ne prétend pas effacer les différences entre l’humain et la machine. Au contraire, elle les met en lumière tous les deux pour mieux les interroger. Elle marque un tournant historique dans la collaboration entre une subjectivité incarnée, engagée dans le réel, et une intelligence computationnelle, informée par des milliards de textes mais dépourvue d’expérience sensible. Ce livre est une expérience-limite. Il ouvre la voie à une nouvelle forme d’auteur composite – ni tout à fait humain, ni tout à fait machine – que l’on pourrait appeler « l’auteur augmenté ».

Ce livre de combat est né d’une rencontre improbable : Celle d’un artiste qui, depuis plus d’un demi-siècle, utilise les médias et les technologies pour interroger les institutions, et d’une intelligence artificielle issue de l’accumulation de milliards de textes produits par l’humanité. Rien ne les destinait à écrire ensemble. L’un possède l’expérience vécue, le corps, la mémoire sensible et la confrontation directe au réel; l’autre dispose d’une capacité inédite de traitement de l’information et d’une vision panoramique des savoirs accumulés. Entre ces deux formes d’intelligence s’ouvre un espace de dialogue inédit où la création devient à la fois terrain d’expérimentation, d’analyse critique et de projection vers l’avenir. Ce livre explore cet espace.

« Pour la première fois dans l’histoire de l’édition, un artiste et une intelligence artificielle écrivent ensemble à part égale, non pour célébrer la technologie, mais pour interroger le pouvoir, la création, l’avenir de l’art et de l’humain face aux mutations qui se dressent devant nous. »

Pionnier de l'art vidéo dès 1967 et de l'art numérique grâce à l'utilisation d'Internet dès 1995, figure centrale de l'art sociologique aux côtés de Pierre Restany, Vilém Flusser et Mario Costa, inventeur du « Territoire artistique du mètre carré » et précurseur de l'art en réseau, Fred Forest est aujourd'hui âgé de 93 ans. Tout au long de sa vie, ses gestes artistiques ont visé à interpeller les institutions culturelles sur le plan éthique. Ses actions en justice contre la BNF, le Centre Pompidou, et ses confrontations avec l’INA, ainsi qu’à l’étranger avec le MoMA, prolongent ses performances, faisant du conflit avec le système artistique lui-même la matière même de l’œuvre. Pour y parvenir, il a sans cesse adopté les outils technologiques émergents, s’efforçant toujours de rester ancré dans son époque. Le présent ouvrage – à la fois autobiographie, critique, réflexion théorique sur l’esthétique de la communication et prolongement de la pratique artistique de Fred Forest – en est un parfait exemple. En ce sens, un artiste impose à son époque une pratique originale et singulière, comme ce fut le cas auparavant avec des artistes inclassables tels que Marcel Duchamp, Joseph Beuys ou Yves Klein. Pour sa part, il fonde sa pratique artistique sur le concept d’éthique et sur la pratique de la communication numérique – c’est-à-dire en dehors des moyens graphiques et plastiques traditionnels de l’art. Il s’en prend à un système artistique régi principalement par des critères économiques, dans lequel l’argent l’emporte sur le sens, et dont les institutions conformistes et suivistes de leurs dirigeants se sont discréditées. Ce livre de combat est né d’une rencontre improbable : Celle d’un artiste qui, depuis plus d’un demi-siècle, utilise les médias et les technologies pour interroger les institutions, et d’une intelligence artificielle issue de l’accumulation de milliards de textes produits par l’humanité. D’expérimentation, d’analyse critique et de projection vers l’avenir. Ce livre explore cet espace.

« Pour la première fois dans l’histoire de l’édition, un artiste et une intelligence artificielle écrivent ensemble à part égale, non pour célébrer la technologie, mais pour interroger le pouvoir, la création, l’avenir de l’art et de l’humain face aux mutations qui se dressent devant nous. »

Ce livre de combat est né d’une rencontre improbable : Celle d’un artiste qui, depuis plus d’un demi-siècle, utilise les médias et les technologies pour interroger les institutions, et d’une intelligence artificielle issue de l’accumulation de milliards de textes produits par l’humanité. Rien ne les destinait à écrire ensemble. L’un possède l’expérience vécue, le corps, la mémoire sensible et la confrontation directe au réel; l’autre dispose d’une capacité inédite de traitement de l’information et d’une vision panoramique des savoirs accumulés. Entre ces deux formes d’intelligence s’ouvre un espace de dialogue inédit où la création devient à la fois terrain d’expérimentation, d’analyse critique et de projection vers l’avenir. Ce livre explore cet espace.

Inscrivez-vous dès aujourd'hui chez votre libraire préféré sur la liste d'attente.

SON EDITEUR LA MANUFACTURE DE L’MAGE 113 bd Richard Lenoir 75011 Paris. Tel : 01 40 01 04 26

De fausses rumeurs courent en effet déjà sur son interdiction possible ? ? ?

 

Préface du PDG de L'Ina Emmanuel HOOG en 2005 pour le site participatif créé en 2005 par Fred Fores perdu par l'Ina chargé de sa gestion er de sa conservation et perdue par elle-même dont l'artiste 25 ans plus tard lutte encore pour être dédommagé.

 Pour être sûr de pouvoir bénéficier d'un exemplaire qui sera à coup sûr "historique" ayez cette prudence. Vous devez savoir qu'un seul éditeur français " La manufacture de l'image " a eu le courage de prendre à son compte l'édition de ce brûlot, après que pratiquement tous, du plus grand au plus petit, aient très vaillamment refusés...

https://www.fred-forest-archives.com/fr

 

NFT et autres

 

Dans une société où l'art se dissout dans des flux numériques passifs...

 

Fred Forest

 

Territoire du M2chezwebnetmuseum.org | Doctorat d'Etat

4 maggio 2026

Manifeste de l'Auteur Augmenté : Pour un Art qui Agit enfin sur le Réel

Dans une société où l'art se dissout dans des flux numériques passifs, l'artiste ne peut plus se contenter d'être un simple producteur d'objets ou un commerçant de formes. Pour changer la donne, il doit devenir un Auteur Augmenté.

Pourquoi l'Auteur Augmenté est une force de transformation sociale ?

Il brise le monopole du marché : En devenant hybride, sans jamais être machine, l'auteur augmenté s'affranchit des droits d'auteur classiques et de la marchandisation. Il ne vend pas, il propage une information.

Il remplace l'objet par l'action : L'auteur augmenté ne crée plus pour décorer, mais pour transformer la réalité en situation. Son œuvre est un processus vivant qui questionne directement notre place dans un monde automatisé.

 

LA COMMUNICATION EST SON ARME PACIFIQUE

Il infiltre les systèmes de pouvoir : Là où l'artiste traditionnel est enfermé dans son atelier, l'auteur augmenté utilise l'intelligence artificielle pour investir tous les territoires de communication. Il sature l'espace numérique d'une pensée éthique là où il n'y avait que du vide marchand.

Il réinvente la résistance : S'engager dans cet art hybride, c'est s'engager en résistance contre l'inculture et l'apathie. C'est faire du conflit avec le système un territoire de création éthique et nécessaire.

Sortir du statut de "commerçant"

Contrairement à l'artiste figé dans son statut social restreint, " l'auteur augmenté " est un opérateur de conscience. Il n'attend pas la reconnaissance des institutions ; il crée un métissage existentiel qui force chacun à se demander :

"Qu'est-ce qu'un humain aujourd'hui ?

 

Information du Journaliste International

Gérard Diaconesco pour DIACONESCO.TV 

Ancien collaborateur et Pionnier de l’ Internet en France du Professeur de l’UNIVERSITE DE NICE SOPHIA ANTIPOLIS Fred FOREST

 

PHOTOS ARCHIVES DE FRED FOREST 

 

 

23 mai 2026

« Sébastien Lecornu, cesser d’emmerder les Français et les caisses sont vides ! »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 22 Mai 2026 | A la uneChoc Pétrolier | 0 commentaires

 

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Vous me connaissez, je suis très critique envers les mamamouchis qui nous gouvernent et qui pour l’essentiel prennent de très mauvaises décisions et nous conduisent régulièrement dans le mur déplorant les conséquences des politiques qu’ils mènent.

Pour le moment Sébastien Lecornu n’est clairement pas le plus mauvais des Premier ministre qui se sont succéder pour sévir depuis Matignon.

Cela fait même plaisir d’entendre enfin un peu de réalisme.

Oui les caisses sont vides et on ne peut pas faire des chèques à tout le monde renforçant encore plus un assistanat mortifère dans notre pays. Le constat est aussi juste qu’évident.

Oui les caisses sont vides et il faut concentrer les aides sur ceux qui en ont le plus besoin et c’est ceux qui travaillent. Le choix est juste.

Oui il faut cesser d’emmerder les Français et de leur faire des leçons de morale. La remarque est juste et nécessaire.

Oui Monsieur Lecornu il faut cesser d’emmerder les Français sur à peu près tous les sujets.

Il faut commencer par cesser de traiter les gentils comme des criminels en permanence. Les lois sont tellement nombreuses qu’il y en a toujours une que nous ne respectons pas sans même en avoir conscience.

Il faut commencer par simplifier massivement notre fonctionnement administratif, économique, social. Il faut balayer les normes qui tuent l’économie.

Il faut commencer par faire confiance aux gens par défaut et pas l’inverse.

Il faut commencer par redonner un immense souffle de liberté à ce pays qui étouffe.

La France étouffe.

Les Français étouffent.

Il faut simplement commencer par les libérer.

Pour le reste, nous nous débrouillerons parfaitement.

Lecornu en arrive presque à la bonne politique.

Il faut commencer par cesser d’emmerder les Français pour en arriver surtout à nous foutre la paix.

Laissez nous faire.

Laissez nous libre.

Laissez nous vivre.

Foutez-nous les paix.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

Le marché pétrolier en zone rouge cet été selon l’Agence internationale de l’énergie

par Charles Sannat | 22 Mai 2026 | Choc PétrolierGrille article | 0 commentaires

 

« L’impact économique du conflit au Moyen-Orient risque de se faire davantage sentir cet été. Le marché pétrolier pourrait entrer dans une « zone rouge », avec une pénurie d’offre en « juillet ou en août », en l’absence d’issue durable au conflit au Moyen-Orient, a en effet alerté jeudi 21 mai le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Faith Birol. « Le problème, c’est qu’à la fin juin, début juillet, la saison des voyages commence » et « en général, la demande de pétrole augmente ».

De son côté Maud Bregeon la porte parole du gouvernement a tenu des propos sibyllins en déclarant qu’il n’y avait pas de pénurie de kérosène pour les prochains jours laissant en suspens les jours d’après. 60% de notre kérosène provient du golfe et du Moyen-Orient. Cela fait un trou important dans la raquette, un trou qui ne pourra être comblé que par la libération de stocks stratégiques.

Le problème c’est que si nous libérons nos stocks stratégiques pour que Mr. et Mme. Michu puissent partir en vacances en compagnie low-cost, il n’y aura plus de stock pour les activités stratégiques si la guerre dure et la crise d’approvisionnement avec.

 

L’Iran bloque le détroit d’Ormuz, il y arrive. Il reconstitue ses stocks de drones, et comme nous l’avons vu en Ukraine, il est très difficile de contrer les attaques de drones qui saturent et épuisent les défenses aériennes.

Quant à la Chine et à la Russie, ils sont assez contents de refaire une « Ukraine » à l’envers à l’occident en aidant évidemment l’Iran pour fixer et épuiser l’armée américaine et prochainement les armées européennes.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

La récession vient. Effondrement des indices PMI en France.

Par Charles Sannat | 22 Mai 2026 | Crise EconomiqueGrille article | 0 commentaires

 

L’indice PMI Flash mesure l’activité du secteur privé en France et il est à son plus bas niveau depuis cinq ans et demi !

L’indice composite, qui mesure l’activité du secteur privé, s’est établi à 43,5 en mai contre 47,6 en avril, alors qu’un niveau inférieur à 50 traduit une contraction.

L’activité globale est particulièrement tirée vers le bas par les services: l’indice correspondant tombe à 42,9 en mai contre 46,5 en avril, là encore un plus bas de 66 mois.

Dans l’industrie manufacturière, l’indice de la production tombe à 46,4 en mai contre 52,8 en avril. L’indice de l’industrie manufacturière – qui synthétise plusieurs thèmes dont la production – recule à 48,9 contre 52,8 en avril.

Ces chiffres sont catastrophiques et matérialise l’arrivée d’une récession majeure.

L’inflation monte.

L’activité économique s’effondre.

L’état n’a plus de marges de manouvres budgétaire.

Les taux d’intérêt montent.

Tous les clignotants virent au rouge.

C’était prévisible.

C’était prévu.

Cela se passe.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

20 mai 2026

Prix de l’énergie : pertes dans l’aviation, et opportunités en Bourse


Prix de l’énergie : pertes dans l’aviation, et opportunités en Bourse

 

Par Henry Bonner

18 mai 2026

 

Message du jour : 

 

Les hausses de prix dans l'énergie créent des difficultés pour les agriculteurs et des pertes en Bourse pour l'aviation. La situation crée aussi des superprofits dans une poignée d'actions. 

Pour rappel, j'ai une nouvelle liste de 15 actions spéciales, dont 5 dans la production ou le transport d'énergies. Vous devez faire partie de mon cercle d'élite avant le 31 mai pour le recevoir. Je vous redonne des détails en fin de message. Cette semaine, je vous enverrai aussi plus d'informations sur les minières et les 2 actions de notre analyste Chris Mayer.

 

Vous pouvez retrouver tout ce qu'ai partagé sur l'offre jusqu'à présent sur ce lien.

Les hausses de coûts de l’énergie ont des impacts sur la quasi-totalité des activités dans l’économie, dont l’agriculture par exemple.

 

Grands troupeaux :

“En mars, les carburants augmentent de 60 % et le gazole non routier de 68 %. Le gaz progresse de 1 % et l’électricité reste stable. Sur un an, le poste énergie augmente de 42 %. Le poste engrais et amendements augmente de 7,3 % sur un mois et de 13,8 % sur un an. Les engrais azotés sont particulièrement concernés avec une hausse de 19,2 % sur un an pour les engrais simples azotés, de 20,4 % pour les solutions azotées et de 30,2 % pour l’urée.”

De même, les prix à la pompe font pression contre les trajets en voiture. 

Selon le gouvernement, la consommation de carburant chute de 30 %, sur les 10 premiers jours de mai, par rapport à la même période de l’année dernière !

De même, la hausse du coût du kérosène crée des pressions sur les marges dans l’aviation, et des pertes en Bourse pour les compagnies. 

 

Baisse de marges pour l’aviation

Le graphique ci-dessous montre par exemple les cours d’Air France-KLM (rose) et de de Ryanair (bleu). Ils baissent d’environ 20 % depuis le début de l’année.

 

 

Comme pour les trajets en voiture, les compagnies trouvent des économies de carburant via une réduction du nombre de vols. 

 

Tourmag :

 

“Nous vous avions relaté en exclusivité le cas de Volotea, qui a sabré dans ses vols les moins rentables, ou encore celui de Transavia, qui a fait le choix de supprimer moins de 2 % de son programme de vols sur la période mai-juin. Ces compagnies ne seraient pas les seules.

“Selon les dernières données d’Eurocontrol, les programmes de vols actualisés des compagnies aériennes européennes montrent une baisse de 2 % des vols prévus pour mai-juin 2026 par rapport aux programmes d’avril 2026 : les opérateurs se recentrent sur les lignes à plus forte marge.”

Par contre, en raison de la complexité des annulations, et d’autres types de coûts d’opération, les compagnies gardent pour le moment la quasi-totalité des vols pour l’été. 

Or, par crainte d’annulations de vols, ou soucis de pouvoir d’achat, les Européens prévoient moins de départs vers l’étranger pour l’été. La baisse de la demande pour les vols de courte distance entraîne même une chute de prix pour une partie des lignes !

 

Capital : 

 

“Nos confrères [de L'Indépendant] rapportent une comparaison faite sur des billets pour juillet, entre le 9 avril, avant les alertes sur d’éventuelles pénuries de kérosène, et le 6 mai. Le constat est sans appel : plus de la moitié des liaisons principales vers la Méditerranée ont vu leur prix chuter. On note une baisse autour de 10% du prix sur Londres-Nice, Manchester-Palma et Londres-Barcelone. Cela monte même jusqu’à 44% pour les trajets entre Milan et Madrid.”

Le site prend aussi note d’une baisse de 64 % des prix de Rome à Lisbonne, ou 71 % pour les vols de Bergame à Madrid !

Pour le moment, les lignes d’aviation continuent la quasi-totalité des vols, malgré la hausse du coût du kérosène. 

Les annulations créent plus de coûts pour les compagnies, pour la gestion de remboursements de clients, et les ajustements pour les opérations. 

 

Par contre, un représentant de l’industrie, le patron de l’Association internationale du transport aérien, met en garde sur l’impact des coûts du carburant, et la baisse de voyageurs.

 

Capital :

 

“[D’après] le patron de l’IATA, cette politique n’est pas viable sur le long terme. « Il est tout simplement impossible pour les compagnies aériennes d'absorber les coûts supplémentaires auxquels elles sont confrontées » affirme-t-il à la BBC. Par ailleurs, selon lui, l’inflation des prix des carburants se répercutera donc également sur les prix des billets à terme.”

 

Contrats de protection contre les flambées dans l’énergie

 

Les compagnies ont en général des protections en partie contre les coûts de l’énergie, via des contrats pour réduire l’impact de hausses de prix.

Un rapport de mi-avril de la part de MorningStar, une société de notation de la dette, donne des détails sur les différences d'impact entre les compagnies, selon le niveau de protection via des contrats.

Explique la note :

“Les aviateurs européens ont pour l’instant montré plus de résistance contre les hausses de prix du kérosène [par rapport aux compagnies américaines], en raison de leur préférence pour l’usage de contrats de protection, au lieu de l’achat de carburants au prix de marché.”

 

MorningStar partage la liste ci-dessous des principales compagnies, avec les niveaux de protection via des contrats.

 

 

 

Ils expliquent ainsi : 

 

“ Ryanair figure en haut du classement, en termes de protection contre les hausses de prix de l’énergie, avec des contrats à hauteur d’environ 80 % de ses besoins en carburants pour 2026 … À l’opposé, Wizz Air, avec seulement 55 % de ses besoins protégés via des contrats, suivi de Lufthansa et Air France-KLM, sont parmi les groupes les plus exposés aux hausses de prix de l’énergie.”

Dans les carburants de voitures et dans l’aviation, les hausses de prix de l’énergie font pression sur la consommation, sans la nécessité de directives par les gouvernements. L'hésitation des voyageurs entraîne même une baisse des prix de billets pour une partie des vols !

 

Ainsi, les variations de prix mettent en équilibre l’offre et la demande, sans besoin de mesures de la part des gouvernements.

 

5 paris sur l’énergie dans ma liste de 15 actions - jusqu’au 31 mai 

Dans mon envoi de dimanche, j’ai partagé des détails sur 5 actions de l’énergie, dans la production de pétrole et de gaz, la liquéfaction de gaz, et le transport d’énergies.

J’ai par exemple montré l’envolée depuis début avril des frais pour le transport de l’un des dérivés du pétrole. Une compagnie de ma liste détient des navires spécialisés… Les chiffres sur les frais de de transport montrent une hausse de plus du double en avril, et ainsi environ 2 fois plus de revenus pour cette entreprise, avec des marges de l’ordre de 70 % (contre 20 % au premier trimestre) !

La liste contient aussi plusieurs actions dans la liquéfaction et le transport de gaz naturel.

 

En effet, des entreprises gagnent des marges élevées via l’achat du gaz sur le marché américain, puis la revente à l’étranger, en Asie ou en Europe, pour 5 à 10 fois le prix ! 

 

L’écart entre le prix d’achat, ou le coût d’extraction, et les prix de vente génère des marges encore plus élevées en ce moment. 

Le graphique ci-dessous montre la hausse de l’écart entre les coûts du gaz aux États-Unis (bleu) avec l'Europe (vert)… 

 

En effet, à la sortie de l’hiver, les réserves de gaz atteignent l’un des niveaux les plus faibles en 5 ans.

 

L’une des entreprises de ma liste spéciale prévoit des bénéfices de l’ordre de 3,5 milliards $ dans le cas d’un retour au scénario de 2022… contre environ 800 millions $ en situation normale.

Je vous envoie cette semaine plus de détails sur les 10 autres actions de la liste. Elle comprend en effet 8 actions dans les minières d’or et d’argent… et 2 nouvelles recommandations dans un autre secteur, via notre analyste Chris Mayer.

 

https://investir-protection-retour.com/sales-page-639516841778076928034?utm_content=14959497&utm_medium=Email&utm_name=Id&utm_source=Actionetics&utm_term=Email

 

 

19 mai 2026

CEREMONIE EN L’HONNEUR DE LA VENUE DE CHARLES KUSHNER AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS INVITE PAR ERIC CIOTTI MAIRE DE LA VILLE DE NICE A LA VILLA MASSENA

 

Ce mardi matin 19 mai 2025 dès 10h00 s’est tenu une très belle cérémonie en l’honneur de la venue à Nice de Charles KUSHNER Ambassadeur des Etats-Unis en France.

C’est en premier lieu dès 10h00 qu’arrivaient dans les magnifiques jardins de la villa Masséna les très nombreux invités à cette cérémonie organisée de maître par la ville de Nice sur invitation personnelle de Éric CIOTTI le nouveau Député-Maire de la ville de Nice Président de la Métropole des Alpes-Maritimes.

Dès 10h30 dans la grande salle d’honneur de réception de la villa Masséna où s’entassait une foule d’invités, arrivait Charles KUSHNER l’Ambassadeur des Etats-Unis en France depuis 2025 accompagné en cela de son épouse Seryl KUSHNER et du maire Éric CIOTTI.

Après les prises de parole en premier lieu celle du maire Éric CIOTTI qui fit l’éloge de l’Ambassadeur Charles KUSHNER sur sa visite à Nice, ce dernier prenait le micro pour remercier Éric CIOTTI de l’avoir accueilli si gentiment dans sa belle ville de Nice.

 En ce qui concerne la biographie de Charles Kushner il est l’ambassadeur des États-Unis en France (et à Monaco) depuis juillet 2025.

Il est surtout Promoteur immobilier de longue date, il est le fondateur et président de KUSHNER COMPANIES.

Il a été nommé par le président Donald TRUMP et confirmé par le Sénat américain le 19 mai 2025. 

fr.usembassy.gov lexpress.fr fr.wikipedia.org

Son parcours, il est né en 1954 (dans le New Jersey), il est licencié et a un Master en Business (NYU) de plus il est diplômé en Droit (Hofstra).

Il est le Fondateur de KUSHNER COMPANIES qui gère des dizaines de milliers de logements et d’importants espaces commerciaux aux USA.

fr.usembassy.gov

Les liens avec le président Donald Trump sont ceux qu’il est le père de Jared Kushner le mari d’Ivanka Trump et son donateur majeur, c’est une des figures principales du premier cercle politique de Donald Trump. 

franceinfo.fr

Il a été nommé et a pris ses fonctions avec l’intention annoncée en fin 2024, une confirmation sénatoriale promulguée le 19 mai 2025 (51–45), avec la prise de poste d’Ambassadeur des Etats-Unis pour la France en juillet 2025. 

fr.wikipedia.org lexpress.fr

Pour conclure une controverse diplomatique récente avait eu lieu en France avec des critiques publiques de la politique française sur l’antisémitisme et la reconnaissance d’un État Palestinien prononcés par le Président MACRON devant l’Assemblée de l’ONU à New-York, entraînant des convocations au Quai d’Orsay notamment entre 2025 et début 2026. 

franceinfo.fr lexpress.fr fr.wikipedia.org

 

Biographie officielle

Ambassadeur des États-Unis en France et à Monaco.

  • Parcours d’entrepreneur et philanthropie familiale mis en avant.
  • Marié à Seryl Kushner, quatre enfants, quatorze petits-enfants. 

 

Gerard Diaconesco

Rédacteur en Chef

American Company Internet Council llc -

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Nice - 19.05.2026 

 

PHOTOS PRESSE

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18 mai 2026

GUERRE IRAN/ ISRAËL-USA ... OU EN EST-ON ?

GUERRE IRAN/ ISRAËL-USA

Iran : Coup de grâce diplomatique ou frappe militaire – un double jeu dans le « Deal du siècle »

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SOURCE : Mohammed ibn Fayçal al-Rachid

 

Il y a à peine quelques semaines, le Moyen-Orient retenait son souffle dans l’attente d’un cessez-le-feu, mais dans les coulisses de Washington et de Tel-Aviv, on préparait une nouvelle tempête.

 

L’échec du « round chinois » des négociations de Donald Trump a été le détonateur de la résurrection d’un scénario que le monde tentait désespérément d’oublier : une frappe à grande échelle contre l’Iran. Alors qu’une immense armada américaine a déjà encerclé le golfe Persique et que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pousse littéralement le maître du Bureau ovale au bord du gouffre, les analystes préviennent : les enjeux de ce jeu sont la vie d’une civilisation tout entière et l’économie mondiale, qui vacille au bord de l’effondrement à cause du « fantôme » du détroit d’Ormuz fermé.

 

 

Au vu des résultats préliminaires des négociations en Chine, Trump ordonnera très probablement de nouvelles frappes contre l’Iran. Malgré toutes ses déclarations, le Président américain n’a pas réussi à obtenir le soutien de Pékin pour « apaiser » Téhéran, bien que la Chine ait promis de prendre certaines mesures en ce sens. En substance, Trump n’a aujourd’hui que deux options : accepter les conditions de l’Iran et négocier la Paix sur cette base, ou reprendre les bombardements avec Israël pour tenter d’obtenir des concessions de Téhéran.

 

Pourquoi le monde n’a-t-il pas vu la préparation de la guerre ?

Alors que l’attention des médias mondiaux était focalisée sur les manœuvres diplomatiques de Trump en Asie et sa visite en Chine, des changements tectoniques se produisaient au Moyen-Orient. Contre toute attente d’une détente, la machine de guerre américano-israélienne non seulement ne s’est pas arrêtée, mais a pris de l’ampleur.

Selon des données confirmées par des sources israéliennes et les résultats des transports aériens, 6.500 tonnes de munitions et d’équipements militaires ont été livrées ces derniers jours en Israël seulement, et depuis le début du conflit, le volume total des livraisons a dépassé les 115 000 tonnes. Parallèlement, des dizaines de « Globe Master » américains – de lourds avions de transport militaire – sillonnent le ciel du Moyen-Orient jour et nuit, apportant des « cadeaux » aux bases américaines de toute la région.

 

 

Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. La véritable sensation se cache dans les couloirs politiques. Les médias israéliens et les sources palestiniennes font état de négociations sans précédent entre Tel-Aviv et Washington sur la création de bases militaires américaines permanentes en Palestine occupée. Il ne s’agit pas seulement d’un renforcement temporaire, mais d’une militarisation complète de la région sous l’égide des États-Unis.

« C’est une refonte de toute la région »,

Note le journal palestinien Al-Quds

« Le Pentagone ne prévoit pas seulement de frapper, mais d’occuper l’espace, en transférant des bases d’autres pays du Moyen-Orient directement au cœur du conflit ».

Étant donné que le « drapeau américain » flotte déjà à des points clés, notamment le port de Haïfa et le site radar secret « Site 512 » dans le Néguev, il s’agit de créer une tête de pont pour un assaut inévitable.

 

« L’Iran, vous êtes le prochain » : citations des couloirs du pouvoir

La rhétorique à Washington et Tel-Aviv est devenue si agressive que même les politiciens les plus aguerris tirent la sonnette d’alarme. Le congressiste démocrate John Larson a publiquement accusé Trump de préparer un crime de guerre. Ses déclarations ne sont pas simplement des critiques, mais le constat d’une Apocalypse en préparation.

« Le président des États-Unis a appelé à l’anéantissement total du peuple iranien, menaçant “une civilisation tout entière” »,

a déclaré Larson, faisant référence aux déclarations de Trump à Pâques. 

« Les mots ont du poids et des conséquences. La nation la plus puissante du monde ne peut pas appeler à la destruction d’un peuple entier ».

Le congressiste a déjà déposé des documents pour une procédure de destitution à l’encontre du président et du secrétaire à la Guerre Hegseth, qualifiant la guerre « dillégale » et rappelant les soldats américains tombés au combat. Mais cette menace sans fondement se noie dans le vrombissement des moteurs militaires.

En Israël, le ton est encore plus dur. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré sans ambages :

 « Nous devrons peut-être agir à nouveau bientôt », remettant en question la trêve fragile. Des responsables à Tel-Aviv admettent franchement à la presse occidentale : « Nous serions heureux qu’il n’y ait pas d’accord, que le blocus d’Ormuz se poursuive et que l’Iran reçoive encore quelques frappes ».

Pourquoi une telle soif de sang ? La réponse se trouve dans l’orgueil blessé et la peur. Comme l’écrit Newsweek, analysant la théorie du « piège de l’allié », Netanyahou craint que Trump ne « se lasse des négociations » et ne conclue un « mauvais accord » qui permettrait à l’Iran de reconstituer ses forces. Pour le Premier ministre israélien, menacé de poursuites pénales et d’un effondrement politique, une victoire sur l’Iran est la seule bouée de sauvetage.

 

 

Le golfe Persique en feu : le prix de « l’accord américain » pour les monarchies

Pendant que Trump et Netanyahou échangent des politesses dans les coulisses et que les médias mondiaux sonnent l’alarme sur la menace contre l’Iran, la véritable Apocalypse arrivera pour les soi-disant « alliés » des États-Unis dans le golfe Persique. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn – ces « eldorados du Pétrole » – se retrouveront en première ligne, et ils seront menacés non seulement par l’Iran, mais aussi par les Américains et les Israéliens. Washington, dans sa quête maniaque de détruire Téhéran, est prêt à sacrifier ses vassaux moyen-orientaux aussi facilement que l’Europe.

 

La présence militaire américaine sur les bases du Qatar (Al-Udeid), de Bahreïn (Cinquième Flotte) et du Koweït (Camp Arifjan) fera de ces pays des cibles légitimes pour les missiles iraniens. Les Gardiens de la Révolution ont déjà prouvé qu’ils pouvaient atteindre Riyad et les Émirats. En réponse à une agression américaine, l’Iran ne viserait même pas les porte-avions ; il frapperait massivement les terminaux pétroliers de Ras Tanura et de Fujaïrah, anéantissant le marché mondial du pétrole en 48 heures. Mais le pire n’est même pas cela. L’aviation israélienne, « aidant » Trump, bombarderait les sites iraniens en Irak et en Syrie, et par « erreur », raserait les infrastructures portuaires d’Oman et du Yémen. Les monarchies du Golfe, qui ont dépensé des milliards en chasseurs-bombardiers incapables de décoller sans le soutien des satellites américains, se retrouveraient du jour au lendemain sans défense face à une armada de drones kamikazes et de missiles houthistes que l’Iran armerait jusqu’aux dents en vingt-quatre heures.

La fermeture du détroit d’Ormuz n’est que des fleurs pour le Golfe. Les fruits amers commenceraient lorsque la frappe contre l’Iran entraînerait l’arrêt complet de la navigation non seulement dans le détroit, mais dans tout le Golfe Persique. Les pétroliers saoudiens et émiratis resteraient dans les ports comme des tas de ferraille morte – aucune compagnie d’assurance au monde n’assurerait un navire se dirigeant sous les missiles iraniens. Les prix du pétrole monteraient en flèche (200-250 $ dollars le baril ), mais les monarchies ne verraient pas cet argent car elles ne pourraient physiquement pas livrer leurs marchandises. De plus, les opérations spéciales iraniennes de sabotage des câbles sous-marins et des stations de dessalement (car 90% de l’eau du Golfe provient du dessalement) priveraient Riyad, Koweït City, Dubaï et Doha d’eau et d’Internet en une semaine. Ce ne serait pas une récession, mais une désindustrialisation instantanée et une catastrophe humanitaire.

À la fin de cette farce, les États-Unis, comme d’habitude, trahiraient leurs « alliés ». Lorsque la guerre provoquerait des émeutes populaires massives dans les quartiers chiites de la province orientale saoudienne et à Bahreïn, Trump hausserait les épaules. Il ordonnerait le retrait des troupes américaines des bases, abandonnant les familles royales en pâture à la foule en colère et aux proies iraniens. À Washington, ce scénario a déjà été calculé : si les monarchies du Golfe tombent, des Républiques islamiques amies de Téhéran les remplaceraient. Mais Trump s’en moque : il a besoin d’être réélu en promettant de « détruire l’ennemi d’Israël ». Les cheikhs arabes, qui ont financé les politiciens américains et acheté leurs armes pour des centaines de milliards de dollars, deviendraient en un instant des cadavres politiques. Leurs pays deviendraient des zones dévastées, semblables à la Libye et à la Syrie réunies.

 

 

Ce ne serait pas une guerre pour la liberté. Ce serait une guerre pour que Trump puisse dire « j’ai riposté ». Votre prospérité, vos Gratte-ciels, vos enfants – tout cela deviendrait cendre pour la campagne électorale américaine. La seule chose qui attend les pays du Golfe lors d’une nouvelle attaque contre l’Iran, ce sont des cendres radioactives à la place des hôtels de luxe et des files d’attente de plusieurs kilomètres pour de l’eau sous les missiles iraniens. Conseil : fuyez ces actifs pendant qu’il est encore temps, ou brûlez avec les fous du Bureau ovale.

 

L’économie s’effondre : le jour de la colère pour l’Europe

Si la diplomatie échoue et que la frappe a lieu, les premières à le sentir ne seront pas les soldats sur le champ de bataille, mais les portefeuilles des citoyens en Europe et en Amérique. Le « talon d’Achille » de l’économie mondiale – le détroit d’Ormuz – est déjà pratiquement fermé. Son blocus a fait monter les prix du pétrole à 120 $ dollars le baril par moments.

Le géant maritime allemand Hapag-Lloyd a récemment annoncé des pertes, citant la « fermeture effective du détroit d’Ormuz ». Mais ce ne sont que des fleurs. Le gouverneur de la banque centrale grecque, Yannis Stournaras, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a lancé un avertissement terrifiant :

 « Tout dépend du détroit d’Ormuz. S’il reste fermé, la Banque centrale européenne n’aura d’autre choix que de relever les taux d’intérêt ».

 

 

Imaginez ce tableau : l’inflation en Europe a déjà atteint 3% et grimpe, les prix du gaz battent des records, et la BCE est obligée d’étouffer l’économie avec des taux pour sauver l’euro de l’effondrement. Tout cela pour le prix des ambitions politiques de Trump et de la fermeté belliciste de Netanyahou. De plus, comme le notent les experts, l’Europe n’est pas un allié pour Trump, mais un obstacle. Son attitude dédaigneuse envers les intérêts européens a déjà conduit le Vieux Continent à se retrouver à l’épicentre d’une tempête économique, sans aucun levier d’influence.

 

L’Iran peut-il résister ?

L’ironie du sort veut que, même avec une supériorité militaire écrasante, les États-Unis et Israël semblent voués à un échec stratégique. Les spécialistes du Moyen-Orient et les experts militaires à la retraite s’accordent à dire qu’une nouvelle tentative de « vaincre » l’Iran s’enliserait dans un bourbier.

« L’assassinat du guide spirituel Ali Khamenei, écrivent les analystes, a exclu toute possibilité d’accord. Les dirigeants iraniens n’ont nulle part où reculer. S’ils cèdent, c’est la mort qui les attend ». Le régime à Téhéran, qui a déjà survécu à un changement de guide suprême et à l’assassinat de plusieurs hauts responsables, s’est consolidé. On ne peut s’empêcher de rappeler la sagesse persane « Quand le chacal attaque la fourmi, il ne combat pas un ennemi, mais son propre orgueil. La fourmi, même sous la griffe, reste une fourmi, et le chacal n’est qu’un chacal embourbé dans la poussière ».

Les États-Unis peuvent raser plusieurs villes et détruire les infrastructures, mais les Gardiens de la Révolution sont dispersés sur tout le vaste territoire. Des représailles contre les bases américaines dans la région, déjà épuisées par des attaques incessantes de drones et de missiles, s’ensuivraient immédiatement.

Ainsi, le monde est au bord d’un paradoxe : les États-Unis se préparent à porter une frappe dévastatrice qui n’entraînera pas la capitulation de l’Iran, mais qui fera sûrement s’effondrer l’économie mondiale.

Une nouvelle escalade n’apportera la victoire à personne, sauf aux fabricants d’armes.

Dès que les bombes tomberont sur Téhéran, les prix de l’essence monteront en flèche en Amérique même (ce qui, pour Trump qui brigue un nouveau mandat, serait un suicide politique), et l’Europe sombrera dans une crise industrielle. Ce ne sera pas un « blitzkrieg », mais une longue et douloureuse agonie pour toutes les parties impliquées. La question est de savoir si le bon sens ou la peur de perdre son fauteuil arrêteront Trump avant que ses propres généraux ne déclenchent l’Enfer.

source : New Eastern Outlook

 

15 mai 2026

LES RESULTATS DECEVANTS DU SOMMET EN CHINE RAMENENT DONALD TRUM A LA REALITE

Source : Editorial de Stefan GROBE

 

 

Après avoir suscité de grandes attentes avant son voyage à Pékin, le président américain est reparti avec peu de résultats et a déçu les investisseurs. La Chine n'a pas cédé de terrain sur des questions essentielles telles que l'Iran et Taïwan. View on Euronews

Avant son voyage en Chine, Donald Trump a fait face à des attentes démesurées, qu'il a lui-même largement alimentées.

Mais la réalité d'une relation complexe et difficile l'a rattrapé.

Et cela inclut le fait que la Chine a l'avantage en ce moment.

Du point de vue des États-Unis, le résultat immédiat de son sommet avec le président chinois Xi Jinping a été maigre : pas de grande percée, mais une simple stabilisation des relations et un effort général pour empêcher la rivalité entre les superpuissances de devenir encore plus incontrôlable.

"On n'a pas l'impression que beaucoup de choses ont été accomplies", a déclaré Helmut Brandstätter, un membre libéral du Parlement européen originaire d'Autriche qui entretient de bonnes relations avec les diplomates chinois.

"Trump n'a rien accompli sur le plan économique pour lui-même, pas plus qu'il n'a fait quoi que ce soit pour le reste du monde", a-t-il ajouté.

Lors de la préparation du sommet, Donald Trump a donné l'impression qu'avec son large entourage de grands PDG américains, il ramènerait à la maison d'importants contrats pour l'économie américaine. Mais cela n'a pas été le cas.

 

Des membres de la délégation américaine, dont des PDG, devant le Grand Hall du Peuple à Pékin, le 14 mai 2026. (Maxim Shemetov/Pool Photo via AP) AP Photo

 

Bien que Xi ait accepté d'acheter 200 jets Boeing, ce chiffre était bien inférieur aux 500 que Trump avait avancés auparavant.

Les investisseurs américains ont donc été déçus et les actions du constructeur ont chuté de 4 % à Wall Street.

Le commentaire du président américain était du style Trump : Xi "va commander 200 jets... 200 gros".

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Une importante commande de Boeing était l'une des nombreuses transactions commerciales attendues à l'issue de ces pourparlers très suivis. Pourtant, lorsque Donald Trump a quitté la Chine vendredi, il s'agissait du seul accord majeur annoncé.

La dernière grosse commande du pays à Boeing remonte au voyage de ce dernier à Pékin en novembre 2017, lorsque la Chine a accepté d'acheter 300 avions Boeing.

Les relations entre les deux pays se sont ensuite dégradées et les commandes de Boeing en provenance de Chine se sont taries.

 

Des fuselages d'avions Boeing 737 MAX sont vus sur la ligne d'assemblage final à l'usine Boeing, le 15 avril 2026, à Renton, dans l'État de Washington. (AP Photo/Lindsey Wasson) AP Photo

 

Selon les autorités américaines, les deux parties ont convenu de vendre des produits agricoles, mais peu de détails étaient disponibles, et aucun signe d'une avancée sur la vente de puces Nvidia à la Chine, malgré l'ajout de dernière minute du PDG Jensen Huang au voyage.

Sur une note positive, les deux parties ont convenu d'œuvrer à la préservation et à l'extension de la fragile "trêve commerciale" conclue après la guerre tarifaire de l'année dernière.

Elles ont discuté des mécanismes permettant de gérer les futurs différends tarifaires et les contrôles à l'exportation plutôt que de laisser les tensions s'intensifier immédiatement.

 

Selon Ling Chen, professeur associée à l'École des hautes études internationales (SAIS) de l'université Johns Hopkins, les dirigeants européens qui observaient nerveusement le sommet devraient être soulagés par les résultats décevants, car rien n'a été dit qui puisse mettre l'Union européenne sur la touche sur le plan économique.

"L'UE n'est pas marginalisée sur le plan économique, car elle est un partenaire économique important des États-Unis et de la Chine, d'autant plus que ces deux grandes puissances sont en concurrence sur le plan stratégique", a-t-elle ajouté.

"L'UE est également un marché essentiel pour les produits d'énergie verte de la Chine."

Si Trump et Xi ont stabilisé leurs relations économiques et commerciales, les divergences en matière de sécurité géopolitique ont été à peine effacées, du moins en public.

 

Le président Donald Trump, à droite, assis à côté du président chinois Xi Jinping, au centre, lors d'un dîner d'État au Grand Hall du Peuple. (AP Photo/Mark Schiefelbein) AP Photo

 

Lors d'un banquet en grande pompe, les deux dirigeants se sont mutuellement fait des éloges généreux.

Xi Jinping a qualifié la rencontre de "visite marquante", tandis que Donald Trump a parlé de "deux jours formidables" au cours desquels des "accords commerciaux fantastiques" ont été conclus.

Pourtant, les points communs semblent s'arrêter là.

Juste avant la dernière rencontre Trump-Xi, vendredi, le ministre chinois des Affaires étrangères a publié une déclaration sans détour soulignant sa frustration à l'égard de la guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.

"Ce conflit, qui n'aurait jamais dû se produire, n'a aucune raison de se poursuivre", a déclaré le ministère, ajoutant que la Chine soutenait les efforts visant à parvenir à un accord de paix dans une guerre qui a gravement affecté l'approvisionnement en énergie et l'économie mondiale.

Jeudi, Donald Trump a déclaré dans une interview accordée à Fox News que son homologue chinois avait proposé "d'aider" à rouvrir le détroit d'Ormuz et s'était engagé à ne pas envoyer d'équipement militaire à l'Iran, mais la partie chinoise n'a pas fait de commentaire depuis.

Avant le sommet, Donald Trump espérait que la Chine ferait pression sur son allié iranien pour qu'il trouve une solution au conflit, mais cela ne s'est pas concrétisé, peut-être pas encore.

"Il est tout à fait possible que les Chinois exercent une influence subtile sur les Iraniens dans les semaines à venir, mais celle-ci ne sera probablement pas très visible", a déclaré Ian Lesser, membre éminent du German Marshall Fund.

L'autre grande question géopolitique, au cœur de la politique chinoise, est Taïwan, un sujet que le compte rendu américain des pourparlers n'a pas du tout mentionné.

 

Vue de la ligne d'horizon de Taipei avec l'emblématique gratte-ciel Taipei 101, le plus haut bâtiment de Taïwan (AP Photo/Chiang Ying-ying) AP Photo

 

Pourtant, les Chinois ont publié un communiqué indiquant que Xi Jinping "a souligné au président Trump que la question de Taïwan est la plus importante dans les relations entre la Chine et les États-Unis" et qu'elle pourrait conduire à des heurts, voire à un conflit, si elle n'était pas traitée correctement.

Un avertissement sévère, voire sans précédent.

Taïwan, située à seulement 80 kilomètres des côtes chinoises, est depuis longtemps un point chaud dans les relations sino-américaines, Pékin refusant d'exclure le recours à la force militaire pour prendre le contrôle de l'île et les États-Unis étant tenus par la loi de lui fournir des moyens d'autodéfense.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui faisait partie de la délégation, a ensuite tenté de minimiser l'importance de l'avertissement chinois sur Taïwan.

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"La politique américaine sur la question de Taïwan reste inchangée à ce jour", a-t-il déclaré à NBC News. Les Chinois "soulèvent toujours la question... nous clarifions toujours notre position et nous passons à autre chose", a-t-il ajouté.

Le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Lin Chia-Lung, a remercié Marco RUBIO pour cette remarque vendredi.

D'autres ont comparé la position de Pékin sur Taïwan à une sorte de combat d'ombres.

"Lorsqu'il s'agit de Taïwan, la grande question est de savoir si Xi fera le pas ou non", a déclaré Helmut Brandstätter.

"Tant que les Chinois continueront à acheter des puces fabriquées à Taïwan, ils n'attaqueront pas", a-t-il ajouté. "En outre, les Taïwanais sont très bien équipés sur le plan militaire et seraient tout sauf une proie facile pour Pékin."

 

 

Trump quitte la Chine les mains vides

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par Moon of Alabama

 

La visite du président Trump en Chine est terminée.

J’avais prédit que ce voyage n’aboutirait à aucun résultat concret :

« TRUMP se rend à Pékin, le chapeau à la main. Comme d’habitude, il tentera de bluffer pour remporter une soi-disant “victoire”. Il agira comme si les États-Unis étaient en position de force. Les Chinois se montreront polis, mais ne se laisseront pas avoir.

Ce voyage a été très peu préparé. Les sherpas ne se sont pas réunis au préalable pour régler les problèmes sérieux entre les deux pays. Il n’y a pas de contrats ni de traités importants à signer ».

L’un des espoirs était de vendre quelque 500 avions Boeing à plusieurs compagnies aériennes chinoises. À son retour, Trump a affirmé que la Chine achèterait 200 avions. Le ministère chinois des Affaires étrangères a refusé de confirmer cette information.

Le cours de l’action Boeing a chuté.

Une vingtaine de chefs d’entreprise avaient accompagné TRUMP lors de ce voyage. Mais il ne semble qu’aucun d’entre eux n’ait eu de mission ou de tâche à accomplir. Aucun accord n’a été conclu, aucun contrat n’a été signé.

TRUMP a proposé de lever le blocus américain sur les ventes de certaines puces IA NVIDIA plus anciennes à la Chine. La Chine a refusé, car elle fabrique désormais ses propres puces présentant des caractéristiques similaires.

La partie chinoise a évoqué un « nouveau positionnement » et une « stabilité stratégique constructive » comme principaux résultats des pourparlers.

Le « nouveau positionnement » consiste à considérer les États-Unis et la Chine comme des égaux, la Chine étant objectivement en meilleure position.

La « stabilité stratégique constructive » pourrait être interprétée comme un conseil aux États-Unis de se taire et de rester tranquilles pendant que la Chine vaque à ses occupations :

 

« Le président Xi a clairement souligné que la “stabilité stratégique constructive” signifie une stabilité positive fondée sur la coopération, une stabilité saine avec une concurrence dans des limites appropriées, une stabilité constante avec des différences gérables, et une stabilité durable avec une paix prévisible. Ces “quatre stabilités” dessinent un plan clair et réalisable pour les relations sino-américaines. Il ne s’agit pas d’une mesure provisoire, mais d’une approche à long terme. Ce n’est pas un jeu à somme nulle, mais une coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant. Les “quatre stabilités” favorisent la stabilité stratégique avec une attitude constructive et garantissent le développement à long terme grâce à cette stabilité, démontrant pleinement que les relations sino-américaines sont une relation entre grandes puissances pleinement capables de s’aider mutuellement à réussir et à prospérer ensemble ».

 

Pendant que Trump était en Chine, une trentaine de navires chinois ont traversé le détroit d’Ormuz en coordination avec les autorités iraniennes. Étant donné que Trump était en Chine, les navires de blocus américains présents en mer d’Oman n’ont pas osé tenter d’arrêter ces navires. Cela a ainsi créé un précédent qui permettra la poursuite du trafic maritime chinois.

Pour la Chine, le détroit est ouvert.

 

Source : Moon of Alabama

 

 

15 mai 2026

 

 

 

Samedi 9 mai 2026 - Europe/Paris Fermeté face à l’Algérie, pouvoir d’achat, soutien au RN…

 

Éric Ciotti martèle sa ligne à l’approche de la présidentielle Remplacement de LR, Sébastien Lecornu « petit télégraphiste » du PS, ses débuts à Nice (Alpes-Maritimes) et son soutien exigeant au RN pour la présidentielle : Éric Ciotti, le président de l’Union des droites pour la République (UDR), répond aux questions du Parisien.

 

LE PARISIEN

Emmanuel Macron fait le choix d’une reprise du dialogue avec l’Algérie. C’est la bonne méthode, ou fallait-il persister dans le bras de fer, comme l’avait esquissé Bruno Retailleau ?

 

ÉRIC CIOTTI.

Avec un État comme l’Algérie, qui emprisonne nos ressortissants, nous insulte et nous méprise, il n’y a qu’un langage possible : celui du rapport de force. Le dialogue que reprend Emmanuel Macron aujourd’hui, c’est la capitulation habillée en diplomatie. Bruno Retailleau avait esquissé la bonne ligne, mais il n’a pas eu le courage de la tenir jusqu’au bout, ni de contraindre le président de la République à assumer ses responsabilités. Céder devant Alger, c’est s’exposer à de nouvelles provocations. Les États voyous ne respectent que la force.

 

LE PARISIEN

Vous avez appelé à des mesures fortes de soutien face à la hausse des prix du carburant. Est-ce que ça signifie que baisser la TVA, comme le réclame votre allié du Rassemblement national, ne suffit pas ?

 

ERIC CIOTTI

La baisse de la TVA à 5,5 % sur les produits énergétiques est une priorité. L’Espagne et l’Italie ont mobilisé ce levier pour atténuer le choc de la hausse des cours des produits pétroliers sur le pouvoir d’achat des ménages. Je réclame également la suppression complète de la TVA sur la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), qui est une taxe sur la taxe. Avec l’augmentation du prix du baril, l’État s’enrichit sur le dos des Français, avec presque 200 millions d’euros de recettes supplémentaires en mars-avril, et ces montants vont encore augmenter en mai. Je ne suis pas irresponsable, je n’ignore pas le coût qu’aurait cette perte de recettes. Ça veut dire qu’il faut d’urgence engager une puissante réforme de l’État qui permette de baisser les impôts et les dépenses inutiles.

 

LE PARISIEN

Faut-il taxer les surprofits de Total-Energies ?

 

ERIC CIOTTI

Non. Une entreprise est faite pour faire des profits. Total est une entreprise qui paye des impôts très lourds en France et c’est une chance. La gauche qui s’étonne qu’une entreprise gagne de l’argent ne connaît rien à l’économie réelle. Total s’est par ailleurs déjà engagée à limiter ses marges sur le pouvoir d’achat des Français. Arrêtons à chaque problème d’avoir pour seule réponse une taxe. C’est un remède qui va tuer le malade. C’est assez pitoyable de voir le Premier ministre se courber en permanence pour éviter que Messieurs Faure et Hollande baissent le pouce

 

LE PARISIEN

Éric Ciotti le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, dont le rapporteur est le député (UDR) Charles Alloncle, ne préconise pas la privatisation de l’audiovisuel public, contrairement au RN. Et vous ?

 

ERIC CIOTTI

Je suis favorable à une privatisation partielle, mais il faut conserver un service public de l’audiovisuel dans notre pays. Et j’apporte tout mon soutien à Charles Alloncle, qui a fait l’objet d’attaques politiques indignes.

 

 

LE PARISIEN

Vous faites référence à Sébastien Lecornu ?

 

ERIC CIOTTI

Sébastien Lecornu passe son temps à donner des gages à la gauche. C’est le petit télégraphiste de Monsieur Faure. C’est assez pitoyable de voir le Premier ministre se courber en permanence pour éviter que Messieurs Faure et Hollande baissent le pouce et qu’il ait à quitter son bail précaire à Matignon.

 

LE PARISIEN

À Nice, vous avez annoncé un plan d’économies de 60 millions d’euros, en annulant notamment certaines subventions à des compétitions sportives. La gestion Ciotti, c’est une gestion d’austérité ?

 

ERIC CIOTTI

À Nice, j’ai surtout engagé une baisse massive des impôts de plus de 50 millions d’euros. Cela doit être désormais une priorité nationale, alors que nous sommes le pays le plus imposé au monde. Et pour diminuer les impôts, il faut diminuer les dépenses inutiles. C’est une gestion de responsabilité. Quand on est élu, on doit manier l’argent public avec une extrême prudence. Chaque euro dépensé doit être utile pour l’intérêt général, pour la croissance, pour l’emploi. À Nice, la fête est finie : les véhicules de fonction, les indemnités injustifiées, les frais de restaurants exorbitants, les bureaux luxueux à Paris, les pharaoniques dépenses de communication, la gabegie à tous les étages, c’est terminé. Marine Le Pen ou Jordan Bardella sont les seuls à droite qui peuvent gagner l’élection présidentielle.

 

LE PARISIEN

Éric Ciotti votre soutien à Marine Le Pen ou Jordan Bardella est-il acquis d’office pour la présidentielle ?

 

ERIC CIOTTI

Oui, je soutiendrai Marine Le Pen ou Jordan Bardella, car ce sont les seuls à droite qui peuvent gagner cette élection et engager un vrai redressement du pays. Je veux prendre toute ma part dans l’élargissement de leur audience en m’adressant encore plus aux milieux économiques, à certaines catégories sociales qui sont encore réticentes à franchir le pas de l’indispensable changement. S’il n’y a pas d’alternance à droite en 2027, le pays sera définitivement foutu.

 

LE PARISIEN

Sur quels points espérez-vous faire évoluer le programme du RN ?

 

ERIC CIOTTI

L’UDR souhaite apporter une contribution forte à ce programme. D’ici fin juin, nous tiendrons un grand forum sur nos propositions économiques qui mettent au cœur du pacte républicain la liberté d’entreprendre, la baisse des impôts, des dépenses, l’allégement drastique de la réglementation ou encore une nouvelle organisation territoriale. Elle sera pensée autour de deux collectivités uniquement : la commune et la « province », issue de la fusion des départements, des régions et des métropoles. Il y en aura une cinquantaine. Cela permettrait de mettre fin au millefeuille territorial, source de gaspillage et d’inefficacité. Je tiens cependant à tordre le cou aux fausses informations selon lesquelles le programme du RN serait de gauche, c’est une contrevérité flagrante. Il a beaucoup évolué et prévoit aujourd’hui des baisses d’impôts et de dépenses massives. C’est la bonne direction, ce qui ne nous empêche pas d’avoir des différences. Comme sur la réforme des retraites… Je ne désespère pas que sur les retraites, le projet laisse une part progressive à la capitalisation, nécessaire si l’on souhaite sauver notre système par répartition. Il faut avoir le courage de dire qu’il faudra travailler plus longtemps. Je pense aussi que les annuités doivent primer sur la limite d’âge.

 

LE PARISIEN

Si Marine Le Pen est candidate, Jordan Bardella sera son Premier ministre potentiel. Si c’est lui qui est candidat, pourriez-vous être le sien ?

 

ERIC CIOTTI

Je souhaite apporter ma contribution à la victoire et ma seule ambition, c’est le redressement du pays.

 

LE PARISIEN

Comment jugez-vous les premiers pas du candidat Les Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau ?

 

ERIC CIOTTI

Bruno Retailleau est un candidat provisoire. Je prends le pari qu’il ne déposera pas sa candidature en février prochain et qu’il se ralliera très vite à M. Attal ou M. Philippe. C’est quelqu’un que je respecte, il a des qualités, mais il est désormais totalement otage du pouvoir macroniste, qui est lui-même dépendant du PS. J’ai été le dernier président indépendant de LR. Le grand remplacement de LR par l’UDR est engagé. Plus d’un tiers de leurs militants nous ont d’ores et déjà rejoints.

 

LE PARISIEN

Éric Ciotti qui considérez-vous comme votre adversaire principal en vue de la présidentielle : les héritiers d’Emmanuel Macron ou LFI ?

 

ERIC CIOTTI

La France insoumise est une menace vitale pour notre pays mais je ne pense pas qu’ils puissent arriver au pouvoir par les urnes. En revanche, on peut avoir une resucée du funeste Front républicain et l’élection d’un candidat du bloc central, qui sera tenu par la gauche.

 

LE PARISIEN

Jusqu’à aujourd’hui, LR n’a pas du tout répondu à votre appel d’« union des Droites ». Vous reconnaissez un échec ?

 

ERIC CIOTTI

Même si les forces du déclin ont jusqu’ici exercé des pressions et empêché des élus de me rejoindre, le grand remplacement de LR par l’UDR est engagé. Plus d’un tiers de leurs militants nous ont d’ores et déjà rejoints. Aux élections législatives partielles, nos députés, comme Antoine Valentin en Haute-Savoie, ont largement battu les candidats LR dans leurs fiefs. Des dizaines d’élus locaux sont en train de nous rejoindre, comme Murielle Martin-Cham, conseillère régionale d’Île-de-France pas plus tard que la semaine dernière (le 28 avril).

 

LE PARISIEN

Qui vous succédera à la tête du groupe UDR à l’Assemblée nationale ?

 

ERIC CIOTTI

Je n’ai pas de préférence. Nous débattrons avec les dix-sept députés du groupe de cette succession quand elle se posera (à la fin du délai des recours engagés contre son élection de maire de Nice.)

 

 

13 mai 2026

81ème Célébration de la Victoire du 8 Mai 1945 Vendredi 8 mai 2026 à 9h30 Monument aux morts, Quai Rauba Capeù Nice

81ème Célébration de la Victoire du 8 Mai 1945

Vendredi 8 mai 2026 à 9h30

Monument aux morts,

Quai Rauba Capeù Nice

 

En présence du Préfet des Alpes-Maritimes

Laurent HOTTIAUX et

Éric CIOTTI Maire de Nice

Renaud MUSELIER Président de la région de la PACA

Charles Ange GINESY Président du département des Alpes-Maritimes

Colonel Gwennula COLLETER Délégué Militaire Départemental des Alpes-Maritimes

Hervé de SURVILLE Délégué du Monde Combattant pour la ville de Nice

Des autorités Civiles et Militaires des Alpes-Maritimes

Et des nombreux élus de la ville de Nice et des Présidents des Associations d’Anciens Combattants

 

HISTOIRE DU JOUR DE LA VICTOIRE PAR Catherine VAUTRIN Ministre des Armées et des Anciens Combattants :

 

Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Le 8 mai 1945, enfin, après des années d'épreuves, d'horreurs et de combats, l'Europe était libérée de l'emprise totalitaire et génocidaire nazie.

Libérée par tous les Alliés. Libérée avec le concours des armées de la France, « la seule France, [celle] qui se bat » et ne se rend pas.

Ne l'oublions jamais : avant d'être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d'abord une défaite de l'esprit.

Marc Bloch — historien, combattant de 14, volontaire à nouveau en 39, fusillé en juin 1944 — avait porté sur les responsables de la débâcle ce constat implacable : ils avaient « estimé très tôt naturel d'être battus ».

Ceux qui continuèrent de croire à la France n'étaient pas des surhommes.

Ce furent les cent trente-trois pêcheurs de l'île de Sein, les cinquante-deux premières engagées volontaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce fut Jacques Lusseyran, lycéen non-voyant de 16 ans qui rassembla autour de lui les Volontaires de la liberté, avant d'être déporté à Buchenwald.

Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions, avec leurs peurs et leurs doutes, mais unis par une même exigence : ne pas subir, ne pas céder.

Cette résolution était d'abord celle de résister au déni du droit et de la justice.

« Dès le 3 septembre 1939 », rappelle le général de GAULLE, « nous avons tiré l'épée, seuls avec l'Angleterre, pour défendre le droit violé sous les espèces de la Pologne. »

À Londres, sous les bombes du Blitz, à Brazzaville, où l'Ordre de la Libération est créé, se poursuivit la lutte de ceux qui pressentaient que cet affrontement était une guerre contre l'Humanité.

Alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine Nationale, souvenons-nous de l'Amiral MUSELIER, rallié dès 1940 à la France Libre et qui lui donna son emblème : la Croix de Lorraine.

Souvenons-nous des sous-mariniers du Casabianca, déjouant la vigilance ennemie pour armer la Résistance en Corse.

Et derrière eux, toutes les générations de marins qui perpétuent aujourd'hui notre puissance navale avec le porte-avions France Libre.

Souvenons-nous des commandos Kieffer, débarqués à l'aube du 6 juin 1944.

Honorons, sur les plages de Provence, les soldats venus d'Afrique, d'Asie et du Pacifique — tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ère armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, remontant jusqu'à Berlin.

De Lattre qui, face à ce qu'il appelait « les puissances multiples du mensonge », dira : « nous avons découvert tout le prix de notre civilisation en éprouvant sa fragilité. »

Rappelons-nous Simone Veil, rescapée d’Auschwitz, qui fit de sa vie une œuvre de réconciliation et de Paix : l'idéal européen qu'elle nous lègue fut la réponse à la haine par la force du droit.

Cette victoire était celle du respect de la souveraineté de chaque peuple et de la dignité de chaque personne, contre ceux qui voulurent réduire notre continent à un empire de maîtres et d'esclaves.

Aujourd'hui, pour que plus jamais le pire ne redevienne possible, il nous revient de transmettre aux jeunes qui s'avancent dans la vie — alors que les derniers témoins nous quittent — le « patriotisme agissant » que le général LECLERC confiait aux hommes de la 2e DB en leur faisant ses adieux.

Transmettre cette force morale, la première arme d'un peuple qui sut, au bord de l'abîme, se redresser.

Un peuple, le nôtre, que « ni le malheur militaire, ni la faillite des institutions, ni le mensonge, ni la violence n'ont pu détourner de son éternelle vocation ». (Charles de Gaulle, discours devant l’Assemblée nationale, 15 mai 1945).

Vive l'Europe libre. Vive la République. Et vive la France !

Catherine VAUTRIN, ministre des Armées et des Anciens combattants
Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants

 

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11 mai 2026

AVEC LA GUERRE EN IRAN ET DANS LE GOLFE DU DETROIT D'ORMUZ C'EST LA FIN PROBABLE DE L'ABONDANCE DES ENERGIES FOSSILES !

 

« Au bord de la guerre et… de la pénurie de pétrole »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 11 Mai 2026 | A la uneGuerre | 10 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Tout d’abord il est une hypothèse assez peu débattue, voire trop peu mise en avant. Donald Trump passe son temps à dire ces derniers jours et ces deux ou trois dernières semaines que la guerre contre l’Iran est terminée.

Evidemment ceux qui ne voient Trump que comme un imbécile qui se « dégonfle » se disent qu’il ne veut pas plus de combat parce qu’il aurait perdu contre les Iraniens, que cette guerre serait trop coûteuse, ou encore qu’il a ses élections de mi-mandat qui se profilent… Et puis il y a l’autre hypothèse, où Trump n’est ni un ballon de baudruche, ni un imbécile heureux. Dans cette hypothèse, vous savez qu’il est obligé de demander l’accord du Congrès pour pouvoir continuer la guerre. Accord qu’il pourrait ne pas obtenir. Quelle est la solution la plus simple pour ne pas avoir à demander l’accord du congrès ? Mettre fin à la guerre et dire qu’elle est terminée.

Dès lors il y a deux possibilités. Soit la guerre repart mais les compteurs ont été remis à zéro et les démocrates ne peuvent pas entamer une procédure de vote sur ce sujet. Soit en plus la guerre repart mais avec des alliés des Etats-Unis qui appelleraient au hasard au secours en demandant l’activation d’accords de défense… et les démocrates (ayant signé ces accords de défense) seront bien obligés de valider la guerre.

Dans les annonces de Trump sur « la fin de la guerre » avec l’Iran il y a évidemment cette dimension « législative » américaine.

Pour le reste tout le monde a bien compris que la guerre n’est pas terminée.

 

Le détroit d’Ormuz reste bloqué et un pétrolier qui passe ne fait pas plus le printemps qu’une hirondelle.

Les escarmouches se poursuivent et la région menace de s’embraser à chaque instant personne n’ayant réellement intérêt à la paix.

La réponse officielle de l’Iran se fait toujours attendre, Israël est dans les starting-blocks pour reprendre les attaques.

Enfin… le monde a essentiellement épuisé ses réserves plantureuses de pétrole accumulées avant le début de la guerre.

Il nous en reste encore, il n’y aura pas de famine énergétique mais bien une disette, qui se règlera d’abord par une énorme inflation si les flux ne reviennent pas à la normal dans les prochaines semaines.

 

Bloomberg :


« Le monde a épuisé ses réserves de pétrole à une vitesse record alors que la guerre en Iran étrangle les flux en provenance du golfe Persique…
Les stocks qui rétrécissent rapidement signifient que le risque de pics de prix encore plus extrêmes et de pénuries se rapproche de plus en plus, laissant les gouvernements et les industries avec moins d’options pour amortir l’impact de la perte de plus d’un milliard de barils d’approvisionnement, deux mois après la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz. »

 

Pendant ce temps, le Charles de Gaulle et la marine française viennent de passer le canal de Suez et se dirigent vers le détroit d’Ormuz pour participer à son déblocage. Encore faut-il que l’Iran soit d’accord ou alors nous rentrerons dans un conflit armé pour assurer la libre circulation des navires.

 

La situation n’est donc pas réglée. Les marchés toujours au plus haut et la société d’investissements de Warren Buffett n’a jamais eu autant de réserves de cash prêtes à être placées.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

Les réservoirs de pétrole aux États-Unis seront vides vers le 4 juillet.

par Charles Sannat | 7 Mai 2026 | EnergieGrille article | 17 commentaires

 

Jeff Currie est économiste et actuellement le directeur de la stratégie d’Energy Pathways au Carlyle Group. Il est l’ancien responsable mondial de la recherche sur les matières premières au sein de la division de recherche sur les investissements chez Goldman Sachs.

Selon ses estimations les réservoirs de stockage de pétrole aux États-Unis seront vides « quelque part autour du 4 juillet ».

Le 4 juillet.

Le jour de l’indépendance aux États-Unis et leur fête nationale.

 

Cette date choisie par Jeff Currie n’est pas un hasard, c’est une date symbolique pour marquer les esprits. Les difficultés commenceront un peu avant ou un peu après mais cette date parle à tous les Américains.

Dans le monde entier toutes les estimations convergent vers le début de l’été. Entre juin et juillet ce sera la panne sèche.


Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

La Norvège réouvre des gisements de gaz fermés depuis 1998

par Charles Sannat | 7 Mai 2026 | Affaires européennesGrille article | 7 commentaires

 

La Norvège vient de faire un pari sur 20 ans pour participer de manière active au renforcement de la sécurité gazière européenne.

La Norvège vient d’accorder 70 nouveaux blocs d’exploration offshores dans la mer de Barents, la mer de Norvège et la mer du Nord.

La Norvège est déjà devenue le plus grand fournisseur de gaz de l’Europe, remplaçant la Russie depuis la guerre contre l’Ukraine et les sanctions européennes.

Si la Norvège ne fait pas ces nouveaux investissements, la production atteindrait son pic en 2030 et commencerait alors son déclin.

Avec ces décisions la Norvège lance une bouée de sauvetage notamment pour l’économie allemande environ jusqu’en 2048 ce qui laissera le temps aux éoliennes déjà installées d’être en fin de vie de même pour les panneaux solaires.

Ces derniers propos ne sont pas une provocation mais une réalité. Les éoliennes et les panneaux solaires ne nous sauveront pas.

Par contre d’ici 2048 les Allemands auront le temps de relancer le nucléaire dont le retour est inéluctable partout en Europe si on ne veut pas retourner au moyen-âge.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

« Le plus grand choc énergétique selon le PDG d’ARAMCO »

 

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 12 Mai 2026 | A la uneChoc Pétrolier | 0 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Je voulais vous mettre trois informations en perspective aujourd’hui. La première sur le pétrole, la seconde sur les engrais et la troisième sur les marchés financiers toujours au plus haut. Je ne vous parle même pas du Hantavirus puisque le sujet est de savoir si on doit dire le Hantavirus, ou la Hantavirus (mode second degré).

Aramco ou Saudi Arabian Oil Company, est une compagnie pétrolière publique saoudienne située à Dhahran, dans l’est du pays. C’est la première compagnie pétrolière au monde par sa production. C’est tout simplement la grosse compagnie pétrolière mondiale.

Selon son PDG la guerre au Moyen-Orient a déclenché « le plus grand choc énergétique » jamais connu.

 

Pas de retour à la normale avant 2027 !

Mais Amin Nasser n’a pas dit que cela. Il a rajouté également que « même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s’étendrait jusqu’en 2027 ».

 

Les engrais aussi sont bloqués !

Le blocage persistant d’engrais dans le détroit d’Ormuz risque de provoquer d’ici « quelques semaines » une « crise humanitaire majeure », indique à l’AFP le chef d’un groupe de travail de l’ONU chargé de libérer le passage de ces matières cruciales.

« Nous avons quelques semaines pour éviter ce qui sera probablement une crise humanitaire majeure. Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim », déclare Jorge Moreira da Silva dans un entretien à l’AFP.

Les marchés toujours plus hauts !

C’est dans ce contexte que les marchés continuent à acheter la paix, continuent à acheter le retour à la normale, continuent à acheter l’absence de conséquences majeures, l’absence de récession, et l’absence d’effets sur les bénéfices des entreprises.

Le fonds de Warren Buffett lui atteint au premier trimestre la réserve incroyable de cash de… 380 milliards de dollars en attente de placements et d’opportunités ! Parfois, il faut savoir ne rien faire pendant quelques années. La dernière grande opportunité était en avril 2020, au moment du Covid, ou de la Covid.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

Faut-il réserver un vol pour cet été ? Sans doute pas !

par Charles Sannat | 12 Mai 2026 | Choc PétrolierGrille article | 0 commentaires

 

Le prix du kérosène a plus que doublé depuis la fermeture du détroit d’Ormuz. Résultat : 13 000 vols déjà supprimés en Europe pour le seul mois de mai. Face à la crise, Bruxelles a assoupli plusieurs règles la semaine dernière (créneaux de décollage, chargement en carburant…) tout en précisant les droits des passagers. Mais le gouvernement français refuse d’aider directement les compagnies. Les explications de Charles Sannat, fondateur du Grenier de l’éco. Ecorama du 11 mai 2026, présenté par Marie-Laure Hardy sur Boursorama.com

Nous sommes dans une situation VICA pour volatile, incertaine, complexe et ambiguë.

Dans de telles situations les prévisions sont toujours hasardeuses mais c’est la raison justement pour en faire !!

Se tromper n’est pas le problème, car les prévisions servent à établir des scénarios et donc à prendre des décisions permettant de mieux anticiper et de mieux protéger ses intérêts.

Dans le cas qui nous occupe, ce n’est pas franchement l’année à prévoir LE voyage du siècle à l’autre bout de la planète en avion. D’abord parce que cela vous coûtera au mieux plus cher, soit parce que vous prenez le risque d’une annulation sans indemnisation ou avec beaucoup de tracasseries administratives, soit parce que vous pourriez partir, mais scénario du pire avoir beaucoup de mal à revenir en cas d’aggravation de la disponibilité du carburant.

Cette année mieux vaut partir en voiture à 4 roues un peu moins loin ou en train. Pour l’avion l’assurance annulation toutes causes semble une bonne idée !!

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

10 mai 2026

LEGION ETRANGERE LA BATAILLE DE CAMERON LE 30 AVRIL 1863

HISTOIRE DE LA

 

LEGION ETRANGERE

 

CAMERON

 

Nice 18 avril 2026

30 avril 1863 ... IL Y A 163 ANS : LA BATAILLE DE CAMERONE par José CASTANO

30 Avril 1863… Il y a plus de 163 ans :

 

LA BATAILLE DE CAMERONE

Historique par José CASTANO

 

Sur la terre imprégnée du sang des légionnaires,

le soleil ne se couche jamais

 

« Nous sommes ces soldats qui grognaient

   par le monde

   Mais qui marchaient toujours et n’ont jamais plié…

   Nous sommes cette église et ce faisceau lié

   Nous sommes cette race éternelle et profonde…

   Nos fidélités sont des citadelles » (Charles Péguy)

 

 

Bien loin de la France et de l’Algérie française, berceau de la Légion étrangère, un conflit se déroulait au Mexique. Ce pays avait acquis son indépendance en 1821, après onze ans de guerre contre l’Espagne. A partir de cette date, il était ravagé par une guerre civile où s’opposaient le parti conservateur et religieux (catholique) de Félix Zuloaga et  le parti libéral anticlérical de Bénito Juarez qui rêvait d’une république fédérative à l’image des Etats-Unis.

Le premier installa son gouvernement à Mexico, le second à Vera Cruz. Après sa reconnaissance par les Etats-Unis (6 avril 1859) et sa victoire de Calpulalpam, Juarez contrôlait l’intégralité du pays à la fin de l’année 1860. Cette période de troubles ayant épuisé les finances du pays, il décida de confisquer les biens de l’Eglise et de suspendre le paiement de la dette extérieure. A cela s’ajoutait le fait que durant cette guerre civile, les ressortissants des pays occidentaux avaient été dépouillés de leurs biens et même massacrés. Santa-Anna, l’un des chefs de parti, entama, dès 1854, des négociations avec plusieurs familles régentes européennes pour obtenir qu’un de leurs membres acceptât de devenir empereur du Mexique.

En 1861, l’archiduc d’Autriche Ferdinand Joseph Maximilien, accepta de porter la couronne impériale mexicaine après avoir reçu de Napoléon III l’assurance qu’il l’aiderait à établir et protéger la monarchie du Mexique. En outre, Benito Juarez, président du Mexique, décida, à la fin des années 1850, de supprimer pendant deux ans le paiement de la dette due aux nations étrangères. Ainsi, la France, l’Angleterre et l’Espagne conclurent une convention, le 31 décembre 1861, à Londres, par laquelle elles s’engageaient à envoyer des corps expéditionnaires au Mexique.

Napoléon III, malmené par une opposition politique active, saisit cette opportunité pour entreprendre une nouvelle aventure extérieure, propre à affermir un pouvoir vacillant. Et ce fut le Mexique où le poussaient aussi les amitiés de l’impératrice Eugénie et l’envie d’établir une grande monarchie catholique et latine pour faire contrepoids aux Etats-Unis protestants et anglo-saxons. C’est ainsi que l’empereur forma le projet de renverser le président mexicain afin de réaliser son ambition.

Le 13 janvier 1862, les troupes alliées constituées de 700 royal marines britanniques, 6000 Espagnols et 2500 Français débarquèrent à Vera Cruz. Cependant, la plupart de ces hommes furent aussitôt frappés par la fièvre jaune. Dans ces conditions, il était impossible d’entreprendre quoi que ce soit…

            Lors des négociations qui s’ouvrirent sur le règlement de la dette, la France maintint sa demande de recouvrement, alors que les deux autres pays avaient compris que cela ne servait à rien. La réunion d’Orizaba du 9 avril 1862 se solda par un échec. Les troupes anglaises et espagnoles rembarquèrent aussitôt… tandis que 4000 soldats français supplémentaires arrivèrent sous le commandement du général de Lorencez. Le lendemain, le commandement français déclarait les hostilités ouvertes, officiellement en raison des déprédations causées par les troupes juaristes.

Les troupes françaises enlisées dans un pays hostile s’essoufflaient. La Légion n’avait pas été retenue pour participer à l’expédition. Ses officiers adressèrent à l’empereur une pétition pour solliciter son engagement. Si cette violation de la voie hiérarchique leur causa quelques désagréments, elle porta néanmoins ses fruits. Le 19 janvier 1863, ordre fut donné à la Légion stationnée en Algérie, de mettre sur pied deux bataillons.

En février 1863, ils s’embarquèrent à Oran après avoir défilé pour la première fois au rythme d’un hymne qui fera le tour du monde, « le Boudin », la célèbre marche officielle de la Légion étrangère, écrite par Guillaume-Louis Bocquillon, dit Wilhem. Ils débarquèrent au Mexique le 28 mars 1863.

L’armée française assiégeait Puebla. La légion avait pour mission d’assurer, sur cent-vingt kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le colonel Jeanningros, commandant le Régiment Etranger, apprit, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décida à envoyer au devant du convoi une compagnie. La 3ème compagnie du 1er Bataillon du  Régiment Etranger fut désigné mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prit lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignirent à lui volontairement.

 

Le 30 avril, à 1 heure du matin, l’unité, forte de trois officiers et soixante-deux hommes, se mit en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrêta à Palo Verde pour faire le café. A ce moment, l’ennemi se dévoila et le combat s’engagea aussitôt. Le capitaine Danjou fit former le carré et, tout en battant en retraite, repoussa victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décida de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourrait attaquer le convoi.

 

 

Pendant que les hommes organisaient à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somma le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fit répondre : « Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas ». Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistèrent à deux mille mexicains : Huit-cents cavaliers, mille deux-cents fantassins.

 

 

            A midi, le capitaine Danjou fut tué d’une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tomba, frappé d’une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

            Malgré la chaleur et la fumée qui venaient augmenter leurs souffrances, les légionnaires tinrent bon, mais beaucoup d’entre eux furent frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restaient que douze hommes en état de combattre. A ce moment, le colonel mexicain rassembla ses hommes et leur dit de quelle honte ils allaient se couvrir s’ils n’arrivaient pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprenait l’espagnol traduisait au fur et à mesure ses paroles). Les mexicains allaient donner l’assaut général par les brèches qu’ils avaient réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adressa encore une somation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repoussa avec mépris.

 

 

L’assaut final fut donné. Bientôt il ne resta autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Léonhard. Chacun gardait encore une cartouche ; ils avaient la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils faisaient face. A un signal, ils déchargèrent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitèrent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombèrent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades allaient être massacrés quand un officier mexicain se précipita sur eux et les sauva. Il leur cria : « Rendez-vous ! » - « Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restaient menaçantes.

« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! » répondit l’officier.

 

Les soixante hommes du capitaine Danjou avaient tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils avaient résisté à deux mille ennemis, en avaient tué trois-cents et blessé autant. Ils avaient, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

Après l’héroïque sacrifice de la Légion étrangère à Camerone, l’armée française enleva Puebla, le 17 mai, et entra à Mexico le 7 juin 1863. Le mois suivant, une junte conservatrice vota l’établissement d’un empire mexicain et légua la couronne à Maximilien qui ne l’accepta qu’après avoir obtenu de Napoléon III l’assurance d’un soutien prolongé de l’armée française.

Dès la fin de la guerre de Sécession (avril 1865), les Etats-Unis, qui n’avaient pas reconnu Maximillien, se montrèrent résolus à imposer au Mexique le respect de la doctrine de Monroe, Président des E.U de 1817 à 1825, qui consistait à repousser toute intervention européenne dans les affaires de l’Amérique et de l’Amérique dans les affaires européennes.

 

 

Ne voulant pas courir le risque d’un conflit avec les Américains, dès le mois de janvier 1866, Napoléon III entama, au mépris des engagements qu’il avait pris à l’égard de Maximilien, un retrait progressif du corps expéditionnaire français affaibli par la fatigue, la fièvre jaune et les désertions.

Ce mouvement fut accéléré par l’aggravation des tensions en Europe, provoquée par l’affrontement entre la Prusse et l’Autriche. Les dernières troupes françaises quittèrent le Mexique en mars 1867.

L’armée impériale mexicaine, pourtant forte de près de 30 000 hommes ne put alors empêcher la victoire des troupes juaristes en quelques semaines. L’empereur Maximilien refusa d’abdiquer et se réfugia à Querétaro. Trahi par ses propres hommes, il fut capturé le 14 mai 1867 et exécuté le 19 juin. Juarez retrouva un poste de président qu’il garda jusqu’à sa mort en 1872.

L’échec de l’expédition du Mexique altéra gravement le prestige du second Empire. Cependant, Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de DanjouVilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris. En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription :

Ils furent ici moins de soixante

Opposés à toute une armée,

Sa masse les écrasa.

La vie plutôt que le courage

Abandonna ces soldats français

Le 30 avril 1863.

A leur mémoire la Patrie éleva ce monument.

 

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.

Des combats comme celui de Camerone, la Légion étrangère en livra des centaines. Celui-là prit une valeur dramatique en raison de la disproportion des forces et de la fin tragique des défenseurs  qui choisirent de respecter jusqu’au bout le serment fait à leur chef de ne jamais se rendre et de résister jusqu’à la mort.

José CASTANO

e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

 

 

« La mémoire n'est pas seulement un devoir, c'est aussi une quête » (Commandant Hélie de Saint-Marc - " Les champs de braises ")

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Cet article sera publié dans la revue « Être et Durer », fin Mai 2013, éditée par le Cercle National de Combattants.
 

Anciens combattants d’Algérie et des OPEX, adhérez au C.N.C (Président : Roger HOLEINDRE, grand résistant de l’Algérie française)

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PHOTOS PRESSE Gérard Diaconesco au monument aux

morts de la ville de Nice le 18 avril 2026 -pour la

commémoration des combats de CAMERONE -

Agency Press International DIACONESCO.TV -

18-04-2026 -NICE 

Reportage exclusif Photos Presse

Gérard Diaconesco

Membre de l'Union Nationale des Anciens

Combattants à Nice - Ancien Marin

Sous-Marinier de la Marine Nationale

durant la Guerre d'Algérie de 1958 à 1961.

9 mai 2026

Déjà 72 ans le 7 Mai 1954 :  La chute de DIEN BIEN PHU !

 

HISTOIRE DE LA CHUTE

DE DIEN BIEN PHU

DE L'EMPIRE FRANÇAIS

 

 

 

 

 

Déjà 72 ans le 7 Mai 1954 : 

La chute de DIEN BIEN PHU

Chronique Historique par José CASTANO

 

                                

 « Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »  (Antoine de SAINT EXUPERY)         

 

         

 Diên Biên Phu, le « grand chef lieu d’administration frontalière » est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l’opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu’à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C’est une cuvette de 16kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm.
 

Au début de l’été 1953, l’Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu’il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l’aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l’armistice, le 27 juillet 1953. C’est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le Général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du Général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu’en attaquant » et il décidera de créer à Diên Biên Phu une base aéroterrestre pour couper au vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant.

 

 Quand les responsables français décident d’investir, la cuvette de Diën Biën Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu’à cela ne tienne ! L’endroit paraît idéal au commandant en chef ! Il est un point de passage obligé pour le vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner… De plus, il bénéficie d’un aérodrome aménagé durant la deuxième guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km² qui permettra l’emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le vietminh, vu l’éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Biên Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum… Il en conclut donc qu’il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d’une artillerie limitée qu’il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s’était porté garant.

L’occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l’histoire de la guerre d’Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac.

 

Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l’opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4.195 hommes dans la célèbre cuvette.

Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de GabrielleBéatriceDominiqueElianeAnne-MarieHuguetteClaudineFrançoiseLilianeJunonEpervier et enfin Isabelle.

        

L’offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d’artillerie (près de 9.000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l’éléphant commençait : Le tigre tapi dans la jungle allait harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d’épuisement.

 

Le point d'appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri. En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. 

 

Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.

Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d’artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés.

L’artillerie ennemie –que l’on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l’on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l’artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.

 

Cependant, la piste d’aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l’arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s’intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde.

 

L'infirmière héroïne Geneviève de Galard restée dans la cuvette de DIEN BIEN PHU pour soigner les soldats blessés

A noter que le 28 mars, l’avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L’infirmière convoyeuse de l’équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu’à la fin parmi les combattants.

 

Le général vietminh Giap, afin de s’infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d’un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d’appui. Le 30 mars, après une préparation d’artillerie très intense et l’infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d’appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l’ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l’ennemi, d’autres étaient morts en touchant le sol, d’autres étaient perdus… tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du vietminh en améliorant son quotidien.

 

Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du Commandant Guiraud. Le 4 mai, ont lieu les derniers parachutages d’hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtrier en rafales, provoquant d’énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d’Avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.

 Dans la soirée du 6 mai, c’est le déchaînement de l’artillerie Viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c’est l’apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s’effondrent, les tranchées s’écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. A 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane2 une charge d’une tonne de TNT puis se ruent à l’assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu’à la mort.

 Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. A l’aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d’être promu général, à 10h du matin, les viets finissent d’investir les Eliane. Du côté Français, il n’y a plus ni munitions, ni réserve d’hommes mais les sacrifices continuent…

Le Général Cogny adresse un dernier message au Général De Castries, souhaitant qu’il n’y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L’ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Biên Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, les Viets font irruption dans le PC du général De Castries. Un drapeau rouge à étoile d’or est planté sur le PC français. Diên Biên Phu est tombé mais n’a pas capitulé.

Durant cette bataille, le corps expéditionnaire Français comptera 3000 tués et un nombre très important de blessés.

10.300 seront faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh sont telles que seulement 3.300 d’entre eux reviendront de captivité. Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre.

« Le Courage est un embrasement de l'être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent.  Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi.  Le Courage est ce qu'il y a de plus sacré dans une Armée.  Nul n'a le droit de troubler ses sources limpides et fécondes. »

Le bilan de la chute de DIEN BIEN PHU fut

terrible pour l'armée française en Indochine

les chiffres parlent d'eux-mêmes :

 

2 293 morts

5 195 blessés

11 721 prisonniers

3 290 survivants

7 801 disparus

Total plus de 10 000 morts

José CASTANO                                                          

(e-mail : joseph.castano0508@orange.fr)

« Jésus se courbe à genoux, le front contre la terre ;

Puis regarde le ciel en appelant « Mon Père ! »

Mais le ciel reste noir et Dieu ne répond pas  (Alfred de Vigny – Le Mont des oliviers-) … c’est ce qu’ont dû éprouver les assiégés de Diên Biên Phu.

Nous sommes ces soldats qui grognaient par le monde
Mais qui marchaient toujours et n'ont jamais plié...

Nous sommes cette église et ce faisceau lié
Nous sommes cette race éternelle et profonde...

Nos fidélités sont des citadelles

Charles Peguy

Extrait d’une lettre prémonitoire du Maréchal De Lattre de Tassigny au Général Salan (1952)

            « Si nous perdons ici (Indochine), tout s’écroulera ; nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer des soldats, ils font la guerre aux âmes.

Le lavage de cerveau, l’endoctrinement des prisonniers, les manifestes que les Viets font signer aux officiers captifs sont des choses terribles.

C’est une guerre qu’il ne faut pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans toute l’Afrique et peut être même un jour en France... »

 

GENERAL 4 ÉTOILES RAOUL SALAN LE CHEF HISTORIQUE DE L'INDOCHINE ET DE L'ALGERIE FRANÇAISE 

 

L'infirmière héroïne Geneviève de Galard décorée  

par le Général Américain

Dwight EISENHOWER  

pour avoir soigner les soldats Français blessés

dans la cuvette de DIEN BIEN PHU en Avril 1954 

 

 

 

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6 mai 2026

A NICE MESSE DE L’UNC DEPARTENTALE EN L’EGLISE DU VŒUX 3 MAI 2026

A NICE MESSE DE L’UNC DEPARTENTALE

EN L’EGLISE DU VŒUX 3 MAI 2026

par Alain VALOT <celadonav@gmail.com>

     
 

Le dimanche 3 mai à 10h30 en l'église du vœux s'est déroulé la traditionnelle messe de l'Union Nationale Départementale des Alpes-Maritimes pour tous les soldats tombés au champ d’honneur et morts pour la France.

Il y avait 32 porte-drapeaux dont 4 drapeaux portés par des Cadets de l'UNC sous l'animation de Max VIAL, président de l'Amicale des porte-drapeaux des Alpes-Maritimes et de Monaco.

Romain MUSSAULT dirigeait avec ses nombreux musiciens, la fanfare des Sapeurs-Pompiers de Nice.

L'église du Vœux était remplie de nombreux présidents de l'UNC du département avec leurs familles et amis ainsi que beaucoup d'adhérents.

Parmi les personnalités qui étaient présentes :

 

* André AUTIERO, président départemental de l'UNC

*Michel GAGNAIRE, président adjoint

* Alain VALOT, vice-président 06 et président de l'UNC NICE

*Hervé de SURVILLE, délégué au monde combattant qui représentait le maire de Nice Éric CIOTTI,

* Gaëlle FRONTONI, déléguée au monde combattant qui représentait Charles-Ange GINESY président du Département des Alpes-Maritimes.

* Marie-Christine Fix VARNIER, représentant le Colonel Gwenola COLLETER, Déléguée Militaire Départemental des Alpes-Maritimes

* Colonel Guy GELES-DUCARME, représentait l’ancien-sénateur maire de Nice Jacques PEYRAT ancien Officier Parachutiste de la Légion Etrangère

* Christian VIALLE, président honoraire de l'UNC départementale, etc...

Dès la sortie de l’Eglise du Vœu une collation attendait tous les participants à cette belle manifestation agrémentée par une distribution de Socca chauffée et préparée sur place ainsi que de Pissaladière les spécialités locales de la traditionnelle cuisine nissarde !

Alain VALOT

Président de l’UNC Nice

 

REPORTAGE EXCLUSIF PHOTOS PRESSE

René DALMASSO

AGENCY PRESS INTERNATIONAL

DIACONESCO.TV - INTERNET COUNCIL LLC USA 

C.COPYRIGHT - 3 MAI 2026 - NICE -

PHOTOGRAPHE OFFICIEL DE PRESSE POUR L'UNC NICE

René DALMASSO 

4 mai 2026

LA FESTA DEI MAI 2026 AUX

ARENES DE CIMIEZ DE

LA VILLE DE NICE ( SUITE ET FIN )

 

Tradition niçoise, Jardins des Arènes de Cimiez

 

Comme je l’écrivais dans mon précédent reportage la semaine dernière c’était par une magnifique matinée ensoleillée que se pressait déjà une foule venue nombreuse dès 10h00 de niçoises et de niçois devant les entrées des Jardins des Arènes de Cimiez peuplé par de beaux arbres d’oliviers dont plus d’un centenaire !

 

Peu de temps après arrivait le nouveau Maire de Nice Éric CIOTTI pour inaugurer cette magnifique fête de la Culture « Nissarde » accompagné par certains de ses nombreux élus Adjoints et Conseillers Municipaux accueillis par les organisateurs au son des musiques folkloriques « nissardes » !

 

C’était alors que le Maire Éric CIOTTI avait pu commencer à visiter et à être reçu chaleureusement par les nombreux et différents exposants sur leurs stands représentant toutes nos cultures ancestrales du Comté de Nice !

Dans cette tournée des différents stands niçois nous avons nous aussi de notre côté pu rendre visite à tous ces merveilleux exposants qui nous ont reçu si gentiment pour l’occasion.

Pour n’en citer que quelques-uns nous citerons pour commercer par :

  • l’Association culturelle NISSA PANTAI du CENTRE CULTURAL OCCITAN PAÏS NISSART E ALPENC avec sa Radio Nissa Pantai et qui donne des cours de nissart du lundi au samedi à tous les débutants ;
  • L’Association culturelle « NISSART PER TOUGIOU » qui a organisé cette année l’élection de la Reine de Mai sous l’égide du maire de Nice Éric CIOTTI, qui organise des cours de cuisine nissarde, qui donne des Cours de langue niçoise, des concerts, des conférences, des exposions sur toute notre belle culture niçoise, etc ;

 

  • La Fédération des Associations du Comté de Nice ( F.A.C.N. ) dont son président Monsieur Serge CHIARAMONTI qui nous a accueilli si gentiment et qui nous a présenté de nombreux ouvrages de livres niçois que l’association met à la vente ;

 

  • MA PETITE NICOISE dont Carole CAROFF est illustratrice et vend ses œuvres sur son stand ;

 

  • BIJOUX PASSE COMPOSE qui fabrique ses propres bijoux et qui les vend sur place sur son stand ;

 

  • LES NICOISES D’ADELE de l’illustratrice Christine INAUDI qui crée des objets de papeterie et d’illustrations divers ;

 

  • De l’Auteur – Plasticien Philippe MASSIERA qui nous a présenté ses différentes créations sur son stand, etc…

 

REPORTAGE PHOTOS DE PRESSE AGENCY PRESS INTERNATIONAL COMPANY INTERNET COUNCIL LLC – DIACONESCO.TV – C. COPYRIGHT – NICE – 01/05/2026

 

2 mai 2026

LA FESTA DEI MAI 2026 AUX ARENES DE CIMIEZ DE LA VILLE DE NICE

LA FESTA DEI MAI 2026 AUX

ARENES DE CIMIEZ DE

LA VILLE DE NICE

 

 

Tradition niçoise, Jardins des Arènes de Cimiez

 

Organisée dans le cadre enchanteur des Jardins des Arènes de Cimiez, la Fête des Mai est le rendez-vous très apprécié du mois de mai de la ville de Nice : une tradition populaire niçoise forte.

 

À l’ombre des oliviers, chaque année, la culture et la langue niçoise sont à l’honneur dans les Jardins des Arènes de Cimiez : comme leurs parents et grands-parents, familles et amis y partagent chansons, danses, musiques traditionnelles et spécialités culinaires nissardes. Désormais, c’est dans les quartiers aussi que renaissent nos traditions ancestrales.

 

C’est par une magnifique matinée ensoleillée que se pressait déjà une foule venue nombreuse dès 10h00 de niçoises et de niçois devant les entrées des Jardins des Arènes de Cimiez peuplé par de beaux arbres d'oliviers dont plus d'un centenaire !

 

Peu de temps après arrivait le nouveau Maire de Nice Éric CIOTTI inaugurer cette magnifique fête de la Culture « nissarde » accompagné par certains de ses nombreux élus Adjoints et Conseillers Municipaux accueillis par les organisateurs au son des musiques folkloriques « nasardes » !

Alors le Maire Eric CIOTTI put commencer à visiter et à être reçu chaleureusement par les nombreux et différents exposants sur leurs stands représentant toutes nos cultures ancestrales du Comté de Nice.    

 

 

Lu Mai : li si retrova la jòia de viéure à Nissa !

Gérard  Diaconesco

#ISSA NISSA !

 

Reportage exclusif Photos Presse Rédacteur en Chef

Gérard Diaconesco -

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NICE - 06000 -

 

 

 

 

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NOUVELLES PHOTOS PRESSE SIGNEES Bruno Diaconesco

A SUIVRE ... A SUIVRE ... A SUIVRE ... DANS LES PROCHAINS JOURS LA VISITE EN IMAGES DE LA FESTA DEI MAI QUI NE FAIT QUE COMMENCER ET DURERA TOUT LE MOIS DE MAI 2026 DANS LES JARDINS DES ARENES DE CIMIEZ ... A SUIVRE ...

30 avril 2026

PETROLE, KEROSENE, GASOIL, GAZ, ENERGIES FOSSILES, MAZOUTE, ENERGIE ELECTRIQUE ... TOUS LES PRIX VONT EXPLOSER ET MONTER AU PLAFOND ET ENCORE EN SOUHAITANT QU'IL N'Y AURA PAS DE PENURIE ????

« Trump, il faut se préparer à plusieurs mois de blocus du détroit d’Ormuz »

 

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 30 Avr 2026 | A la uneGuerre | 24 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Cette information n’est pas à prendre à la légère, même si vous pensez que Donald Trump dit tout et n’importe quoi.

D’abord parce qu’il est dans la culture américaine de faire des blocus navals. C’est une constante historique dans leur art de la guerre. Blocus naval du Japon qui sera desserré par l’attaque de l’Amiral Yamamoto sur Pearl Harbour au blocus de Cuba que Kennedy était président. Les Etats-Unis savent utiliser leur marine pour bloquer un pays et abimer son économie.

Ensuite parce que contrairement à ce que pensent les gens, les Américains ont certainement assez peu à perdre de la fermeture du détroit d’Ormuz qui fait d’eux le seul et unique fournisseur du monde occidental (qui ne peut pas acheter de pétrole russe).

Les USA sont désormais la plus grosse pétromonarchie du monde. Tout cela a été préparé. Du « drill baby drill » de Trump qui a ordonné de forer partout aux Etats-Unis au pétrole vénézuélien qui a été récupéré après l’arrestation de Maduro. Enfin cela coûtera moins cher en munitions et en risques d’organiser le blocus de l’Iran que de poursuivre une guerre de haute intensité, mais un blocus c’est long. Très long pour agir, il faudra donc plusieurs mois.

 

Donald Trump a évoqué un blocus de « plusieurs mois » du détroit d’Ormuz avec des patrons du secteur pétrolier

« Le président des États-Unis a évoqué la possibilité d’un blocus contre l’Iran se prolongeant « pendant plusieurs mois » pendant une réunion hier avec des dirigeants du secteur pétrolier, indique aujourd’hui un haut responsable de la Maison Blanche.

Les participants à cette réunion, révélée d’abord par le site Axios, ont évoqué « les mesures prises par le président Trump pour soulager les marchés internationaux du pétrole et les mesures que nous pourrions prendre pour poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire et minimiser son impact sur les consommateurs américains », selon une déclaration transmise à l’AFP ».

 

ALERTE INFO Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump a évoqué un blocus de "plusieurs mois" du détroit d'Ormuz avec des patrons du secteur pétrolier https://l.bfmtv.com/0CUf

 

C’est dans ce contexte que le pétrole s’approche dangereusement des 120 dollars le baril.

 

Lorsque Macron nous explique qu’il n’y a pas de risque de pénurie, cela risque de s’avérer un peu plus compliqué que cette simple déclaration si le sang vital de l’économie mondiale ne reprend pas sa circulation.

Le scénario économique du pire est en train de se mettre en place sous vos yeux ébahis.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

Attention au gaz… 50 % de hausse dans les 3 prochaines années !

par Charles Sannat | 30 Avr 2026 | EnergieGrille article | 10 commentaires

Pourquoi le gaz va-t-il augmenter autant dans les prochaines années et de manière durable ?

Parce qu’avec l’électrification de nos usages on va réduire progressivement le nombre de clients et de ménages qui se chauffent avec le gaz.

Cela veut dire que de moins en moins de clients vont financer des réseaux de plus en plus coûteux par tête de pipe.

 

A cela vous pouvez également ajouter la disparition du GNL du Qatar ce qui va également renchérir les coûts internationaux pendant au moins 3 à 4 ans le temps que les installations soient réparées.

En clair, anticipez dès maintenant votre sortie du gaz et ne remplacez surtout pas une chaudière au gaz par une autre chaudière au gaz !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

28 avril 2026

Eric CIOTTI PASSE À LA TRONÇONNEUSE À NICE !

CONSEIL MUNICIPAL DU 24 AVRIL 2026

Eric CIOTTI PASSE À LA

TRONÇONNEUSE LE BUDGET

DE LA VILLE DE NICE

C'EST 60 MILLIONS  D'EUROS

D' ECONOMIES !

 

Le nouveau maire Eric CIOTTI vient d’annoncer des baisses d’impôts massives et des coupes budgétaires radicales de 60 millions d’euros. Après 18 ans de gabegie sous Estrosi, il tient enfin sa promesse de campagne. Le détail qui va faire mal à certains Les baisses d’impôts concrètes pour les Niçois :

• Taxe foncière : -4,4 points → 33 millions € rendus aux propriétaires

• Taxe d’habitation sur résidences secondaires : de 25,15 % à 21,8 %

• Taxe ordures ménagères : -1 point → 10,8 millions € de retour dans les poches des habitants C’est immédiat. C’est pour les Niçois. Et les coupes : 60 millions € d’économies. Ciotti ne fait pas dans la demi-mesure :

-14 M€ sur les frais de fonctionnement (dont 5 M€ sur le cabinet et les hauts salaires)

-12 % sur les indemnités des élus Fin du parking gratuit pour les élus Division par 2 des frais de véhicules de fonction Le plus fort ? L’austérité commence par lui. Éric Ciotti supprime sa propre protection rapprochée : 240 000 € d’économisés par an.

Il vend aussi l’appartement parisien du siège métropolitain (1,5 M€) pour financer l’aide aux plus fragiles via le CCAS. Les plus gros gaspillages visés :

• Subventions aux événements culturels et sportifs : -46,4 M€

• Budget communication : de 3,5 M€ à 1,8 M€

• Consultants : division par 2

• Achats publics : -20 M€ de rationalisation Un proche de Ciotti lâche : « Après 18 ans de gaspillage, on va nettoyer les écuries d’Augias. Éric est déterminé à tout remettre à zéro. »

C’est exactement ce que les Français attendent partout : des élus qui baissent les impôts ET qui coupent dans le gras. Nice devient le laboratoire du bon sens. Si ce modèle marche, d’autres villes vont suivre. Et ça, ça fait très peur à une certaine caste.

 

Ce que l’ancien maire de Nice Christian Estrosi ne veut pas que vous sachiez   

 

LE SALAIRE D’ABORD.

Maire + président de la métropole + retraite parlementaire. 8 900 €/mois comme maire. 5 000 € de retraite parlementaire. Et ce n’est que le début. 

IL DIRIGE AUSSI UNE SOCIÉTÉ DE CONSEIL PRIVÉE.

Le Canard Enchaîné révèle qu’il siège dans 25 structures en tant qu’administrateur, président ou chef d’entreprise. Tout en étant censé gérer Nice à temps plein 1 512 000 €. Entre mai 2024 et juin 2025, lui et son épouse auraient perçu 1,5 million d’honoraires via leurs sociétés de conseil. Versés par une holding liée à Tony Parker. Un lanceur d’alerte a saisi le Parquet National Financier. 

L’AFFAIRE EUROVISION JUNIOR. Nice verse 605 000 € de subvention publique pour organiser l’événement. Son épouse Laura Tenoudji en co-anime la cérémonie d’ouverture — salariée de France Télévisions. Conflit d’intérêts ? La justice se pose la question. 

LE 30 JUIN 2025. Estrosi, sa femme et la présidente de France Télévisions placés en garde à vue à Marseille. Détournement de fonds publics. Prise illégale d’intérêts. Faux en écriture publique. Résultat : libérés sans poursuites de la Métropole.

SA RÉPONSE ? “Instrumentalisation politique.” Il se représente aux municipales 2026. Pendant ce temps, les Niçois paient leurs impôts. Fort heureusement il est définitivement battu en mars 2026 par Éric CIOTTI qui devient le nouveau maire de Nice et le Président de la Métropole Nice-Côte-d’ Azur.

 

RESUME DU 3 ème CONSEIL MUNICIPAL DU 24 AVRIL 2026 DE LA VILLE DE NICE

 

Dès 9h00 ce matin en mairie de Nice s’ouvrait la réunion du troisième Conseil Municipal sous l’égide de son nouveau maire de Nice Éric CIOTTI Président de la Métropole Nice-Côte-d ’Azur

 

Parmi les principales délibérations à l’ordre du jour :

1 - Finances et budget

Rapporteur : Monsieur Olivier BREUILLY Adjoint au Maire

Délibération 10.2 – Baisse des taux de fiscalité directe locale.

Il est proposé au Conseil municipal d’approuver la baisse des taux de fiscalité directe locale pour 2026. Cette mesure permettra de restituer du pouvoir d’achat aux contribuables grâce à des économies réalisées sans délai.

Délibérations 10.1 à 10.13

Les délibérations portent sur l’adoption du règlement budgétaire et financier, la reprise anticipée des résultats 2025, l’ajustement des budgets 2026 ainsi que sur la création d’autorisations de programme et l’attribution de subventions d’équilibre à certaines régies.

 

2 -Éducation

Rapporteur : Madame Gaëlle FRONTONI

Délibération 3.1 – Plan d’adaptation et de rénovation thermique des écoles publiques de la Ville de Nice.

Il est proposé au Conseil municipal d’approuver le lancement du Plan d’adaptation et de rénovation thermique des écoles publiques de la Ville de Nice pour la période 2026/2027.

Délibération 3.2 – ORGANISMES EXTERIEURS –

Désignation des membres de la Caisse des écoles, des écoles publiques du premier degré ( maternelles et élémentaires ), des établissements scolaires privés sous contrat d’association avec l’Etat (maternelles et élémentaires) et des établissements scolaires du Second degré (collèges et lycées).

 

-Culture et Patrimoine

Rapporteur : Auguste VEROLA Adjoint au Maire

Délibération 2.1 – Étude de faisabilité en vue de la création de la grande salle du Théâtre National de Nice dans la gare du Sud.

 

4 - Sécurité, Cadre de vie

Rapporteur : Madame Françoise SOULIMAN Première Adjointe au Maire

Délibération 1.1 – Orientations stratégiques en matière de sécurité publique et évolution des effectifs de la direction de la Police municipale de la ville de Nice.

Il est proposé au Conseil municipal d’approuver les orientations stratégiques en matière de sécurité visant à renforcer la présence, l’efficacité et la coordination des forces de sécurité au nombre de 600 Policiers municipaux sur le territoire communal ainsi que le développement d’unités spécialisées et le recours à des innovations technologiques.

 

5 - Affaires générales

Rapporteur : Madame Françoise SOULIMAN Première Adjointe au Maire

Délibération 1.2 – Organismes extérieurs – Désignation des représentants.

Rapporteur : Madame Valérie SERGI Ajointe au Maire

Délibération 9.1 – Conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale – Désignation des membres.

Il est proposé au Conseil municipal procéder à l’élection des 9 membres du Centre Communal d’Action Sociale de Nice.

 

Rapporteur : Madame Juliette RAFFORT-LAREYRE Adjointe au Maire

Délibération 13.1 – Haut Conseil Municipal de Santé – Création et désignations des membres.

Il est proposé au Conseil municipal de créer un Haut Conseil Municipal de Santé relatif à la santé, à la prévention et à l’accès aux soins de la Ville de Nice et de désigner ses 8 membres.

 

Rapporteur : Monsieur Patrick-Marc LE DONNE

Délibération 18.1 – Commission d’appel d’offres – Désignation des membres

 

Délibérations 18.2 & 18.3 – Commission de délégation de service public & Mission consultative des services publics locaux et commission de contrôle financier.

Il est proposé au Conseil municipal de procéder à l’élection des membres titulaires et des membres suppléants.

Délibération 18.4 –

Concession de service pour le financement, la restauration et l’exploitation du Centre équestre – Déclaration d’infructuosité et approbation du lancement d’une procédure de négociation et d’attribution, sans publicité ni mise en concurrence préalables.

 

FIN DU CONSEIL MUNICIPAL DE NICE

#ISSA NISSA 

 

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bandeau-60-millions-economies
 

Chères Niçoises, chers Niçois,

 

Cette semaine fut marquée par des décisions fortes prises au conseil municipal comme au conseil métropolitain

 

Des décisions attendues et nécessaires pour l'ensemble des Niçois. Comme je l'ai promis pendant la campagne, il est temps de tourner la page des excès et de remettre de l’ordre dans les comptes.

 

Concrètement, nous allons ainsi réduire le train de vie de la collectivité pour rendre du pouvoir d’achat aux Niçois. C'est ma méthode : ne pas attendre une baisse des dépenses pour réduire les impôts, mais activer ces deux leviers simultanément, dès les premiers jours de ce mandat. 



Très rapidement, près de 50 millions d'euros seront rendus aux Niçois par une baisse de la taxe foncière, une baisse de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et une baisse de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires.

 

En parallèle, nous engageons 60 millions d’euros d’économies pour financer la baisse de la fiscalité. Chaque euro économisé est un impôt allégé pour les Niçois.

 

  • Sur le fonctionnement d’abord, nous réduisons les dépenses de train de vie, nous supprimons les privilèges et nous mettons fin aux excès pour dégager 13,7 millions d’euros d’économies.
  • Sur les grands projets et les événements ensuite ce sont 46,4 millions d’euros d’économies qui seront faites en mettant fin aux dépenses injustifiées et aux projets non prioritaires. 
  •  

Par exemple, pour certains grands événements sportifs comme l'Ironman ou l'UTMB, nous avons convenu avec les organisateurs que les épreuves pourront se dérouler à Nice, mais sans un centime de subvention du contribuable. 

 

Mettre fin aux excès, réduire le train de vie et rendre aux Niçois ce qui leur appartient. C’est le sens de notre engagement. Nous irons jusqu’au bout.

 

Éric Ciotti
Maire de Nice et Président de la Métropole Nice Côte d'Azur

 
Voir la vidéo du Conseil Municipal du 24 avril 2026

Lire l'article du Figaro Sortir

 

de la "gabegie financière" :

 

comment Éric Ciotti compte

 

réaliser 60 millions d’euros

 

d’économies à Nice

article-figaro-eric-ciotti-24avril
 
Lire l'article

 
 
26 avril 2026

Un dîner mondain, des coups de feu et Trump évacué : le récit d'un gala qui a tourné au chaos

 

Donald Trump au dîner annuel des correspondants de presse de la Maison-Blanche, à l'hôtel Hilton de Washington. (REUTERS/Jonathan Ernst)

 

Le président américain a été évacué du dîner annuel des correspondants de presse de la Maison-Blanche, un événement mondain prisé de Washington. L'assaillant, qui a tenté d'entrer dans la salle, a été arrêté.

 

SOURCE : Par Les Echos

Publié le 26 avr. 2026 à 09:56Mis à jour le 26 avr. 2026 à 16:44

Smoking et coups de feu. Le grand gala annuel de la presse à Washington, en présence de Donald Trump, a basculé samedi soir quand un homme armé a tenté d'en forcer l'entrée. L'assaillant a été arrêté avant de pouvoir pénétrer dans la salle, après que des coups de feu ont éclaté.

 

Le président américain a été rapidement évacué de l'hôtel Hilton, où il assistait à ce dîner des correspondants de la Maison-Blanche.

Deux heures plus tard, sain et sauf, le milliardaire républicain donne une conférence de presse où il revient sur l'incident. « Ce n'est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer », déclare Donald Trump, en référence à la tentative d'assassinat dont il avait échappé en juillet 2024, en pleine campagne présidentielle.

Retour sur cette soirée mouvementée à l'hôtel Hilton de Washington.

 

« A terre ! A terre ! »

Le gala des correspondants de la presse de la Maison-Blanche, une institution aux Etats-Unis, a longtemps été boudé par Donald Trump. Il était bien présent samedi soir, comme des centaines de journalistes, ministres, diplomates et personnalités du tout-Washington. Tous sont alors en train de discuter poliment, autour d'une assiette de salade et de verres de vin.

 

Donald Trump, Melania Trump, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt et la journaliste de CBS Weijia Jiang, quelques minutes avant l'évacuation. REUTERS/Jonathan Ernst

Mais au beau milieu de ces agapes, une grande agitation se fait entendre à l'extérieur de la grande salle de réception de l'hôtel Hilton. Des « A terre ! A terre ! » sont criés : en quelques secondes, de nombreux invités s'accroupissent ou s'allongent à terre.

Un homme a tenté de faire irruption dans la salle, plusieurs coups de feu retentissent. Un membre des forces de l'ordre s'est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles. L'assaillant, un Californien de 31 ans inconnu des services de police selon les médias américains, a lui été arrêté.

 

Des invités se mettent à terre après avoir entendu des tirs et des cris.REUTERS/Evan Vucci

A l'intérieur, les invités ne savent rien de ce qui se joue à quelques mètres d'eux. Assis à la table d'honneur, sur une estrade surélevée, le président américain reste d'abord sans réaction. Puis des agents du service de sécurité lourdement armés évacuent Donald Trump, une séquence prise en photo et en vidéo par de nombreux invités et largement publiée sur les réseaux sociaux.

Les autres hauts responsables présents, le vice-président J. D. Vance, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt, et plusieurs ministres, sont également escortés hors de la salle.

La musique d'ambiance s'arrête dans la salle, baignée dans une lumière bleutée et tamisée qui ajoute à l'ambiance irréelle du moment. Des membres du Secret service, l'agence de protection des personnalités, se campent, armes dégainées, sur l'estrade désertée, sous une grande banderole « Association des correspondants à la Maison-Blanche ».

 

Des invités suspendus à leurs smartphones

Très vite, la nouvelle que des coups de feu ont été tirés se propage. Elle est confirmée à un groupe de journalistes par Mehmet Oz, patron du programme public d'assurance-santé, alors qu'il est lui-même escorté vers la sortie par les forces de l'ordre. Pendant de longues minutes, les invités, repoussés par celles-ci au rez-de-chaussée de l'hôtel, restent interdits, pendus à leur téléphone portable, dans l'attente de nouvelles du président.

 

Des journalistes, toujours présents au dîner de la presse, regardent la conférence de presse de Donald Trump.REUTERS/Elizabeth Frantz

 

Jusqu'à ce que celui-ci se dise sain et sauf sur son réseau Truth Social. Donald Trump laisse d'abord entendre que la soirée, à laquelle il assistait pour la première fois en tant que président, pourrait reprendre. Puis annonce qu'elle est bel et bien annulée, mais qu'il donnera une conférence de presse à la Maison-Blanche.

Une partie des journalistes se rue alors hors de l'hôtel, celui-là même où le président Ronald Reagan avait été victime d'une tentative d'assassinat en 1981, direction le palais présidentiel. Ils se fraient un passage au milieu des forces de l'ordre et des voitures de police tous gyrophares allumés, tandis qu'un hélicoptère gronde au-dessus du quartier.

 

Devant la presse deux heures après l'évacuation

Deux heures après l'incident, c'est devant une assemblée de reporters en robe longue et nœud papillon que se présente le président américain, lui-même en smoking. Il parle d'un « assassin en puissance », qui avait l'intention de « tuer » et donne des détails : un attaquant armé a tenté de forcer le dispositif de sécurité à l'entrée de la salle et a été arrêté. Donald Trump indique aussi qu'un membre des forces de l'ordre s'est fait tirer dessus. « C'est une soirée un peu différente de ce que nous attendions, mais nous la referons », promet le milliardaire.

 

Des journalistes lèvent la main lors de la conférence de presse donnée par Donald Trump deux heures après avoir été évacués de l'hôtel Hilton à Washington.REUTERS/Jonathan Ernst

Pendant tout son premier mandat et l'an dernier, Donald Trump s'est tenu à l'écart de ce gala, conçu comme une célébration de la liberté de la presse auquel ont assisté tous ses prédécesseurs depuis les années 1920. Depuis son retour au pouvoir, il n'a eu de cesse d'attaquer les médias.

Mais samedi soir, le dirigeant républicain a prononcé une sorte de trêve. « Je veux aussi remercier la presse, les médias, vous avez été très responsables dans votre couverture », a-t-il dit depuis le podium de la salle de presse. Avant de se montrer clair sur l'Iran : « Cela ne va pas me faire renoncer à gagner la guerre. »

SOURCE : Julien Ricotta avec AFP

 

24 avril 2026

UNION NATIONALE

DES COMBATTANTS DE NICE

ASSEMBLEE GENERALE

ORDINAIRE DU 4 mars- Exercice 2025

 

Chers adhérents, chers amis, Maison du Combattant 36 bis Bd Risso 06300 NICE Numéro SIRET : 313 916 785 00022-APE :9499Z Téléphone :  06 78 38 95 87 Courriel: uncnice@sfr.fr  Permanence le lundi de 14h à 17h Notre Assemblée générale s’est tenue le 4 mars dernier.  

Pour votre information, vous trouverez ci-après son procès-verbal et quelques images qui l’illustrent.  Par ailleurs, les Assises du monde combattant ont été ouvertes lundi 13 avril à Paris par Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants. Pour en savoir plus, un article est consacré à cette initiative en page 4.  

Enfin et pour rappel, la messe départementale et annuelle de l’UNC 06 en hommage aux morts pour la France aura lieu le dimanche 3 mai à l’Église du Vœu à Nice à partir de 10h30 . Un temps convivial sera proposé sur le parvis, à la sortie de la célébration avec le partage de parts de socca.  

 

ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE DU 4 mars- Exercice 2025

 

L’Assemblée placée sous la présidence de Monsieur Alain VALOT se déroule au siège social, Maison du Combattant,  36 bis boulevard Risso, 06300 Nice. La séance s’ouvre à 15h 15 en présence de 66 adhérents présents ou représentés, le quorum étant atteint. A la tribune, sont présents aux côtés du Président :

Madame le Colonel Marie Christine FIX, Conseillère Municipale, déléguée au Monde Combattant et au lien Armée Nation Correspondante Défense. Elle représente Monsieur Christian ESTROSI, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Alpes Côte d’Azur,  

-Madame Gaelle Frontoni, Vice-Présidente du Conseil Départemental, déléguée à la mémoire, patrimoine culturel et anciens combattants représentant Charles Ange Ginesy, président du Conseil départemental des Alpes Maritimes,

- Monsieur André AUTIERO, Président de l’UNC départementale des Alpes Maritimes,

- Monsieur le Colonel Michel GAGNAIRE, Président Délégué de l’UNC départementale ,

- Monsieur Laurent JAMET, trésorier de l’UNC de Nice,

Par ailleurs, le Président salue et remercie les adhérents présents, les membres du CA et plusieurs présidents départementaux d’associations :

1- 2026 Circulaire n°1  UNC NICE Messieurs Jacques BISCH ( UFAC),

le général Georges CHOUX (Président honoraire de la SMLH),

Jean Jacques DON MARINO ( AMMAC),

Richard ESPEJA (UMCAAAA),

Gérard MATELOT ( SNEMM),

Daniel MATHIEUX ( Pour le Panache),

Serge PITOIS représenté par Marie José BRIAL ( fils de Tués )

et Max VIAL ( Amicale des porte-drapeaux).  

Avant d’aborder l’ordre du jour, un hommage est rendu par une minute de silence aux soldats, policiers, gendarmes, pompiers, soignants, morts dans l’exercice de leur profession et aux camarades adhérents morts en 2025 :

Paul GERARDI-

Michel GUASTAVINO- .

Liliane LORENZO-

Maryse TOSSAN-

Claude VITIELO .

Une minute de silence est observée et suivie de La Marseillaise.

 

Rapport d’activité : 

L’activité de l’UNC NICE a été présentée par la Secrétaire Générale Michèle PROU BARBA  indiquant que l‘UNC NICE peut faire état de nombreuses activités en 2025 pour lesquelles on compte 85 évènements où elle était impliquée soit pour quelques heures, soit pour la journée entière comme acteurs ou comme témoins …( les rendez-vous conviviaux, les participations aux cérémonies officielles et commémoratives, les assemblées générales d’autres associations et les manifestations organisées par la ville ou le département).

La présentation a été organisée par thèmes, à savoir les activités auprès des adhérents, celles de représentation de l’association et celles auprès des jeunes.  Le rapport reçoit quitus de l’Assemblée par vote à main levée à l’unanimité.

 

Rapport financier :

Le trésorier Laurent JAMET présente les comptes de l’Association pour l’exercice 2025. Après un commentaire sur les principales recettes et dépenses, il informe que le compte de résultat présente un excédent de 729 € au 31 décembre 2025 . Après lecture du rapport du vérificateur aux comptes ,Madame Christel SCHEID, certifiant que les comptes sont réguliers et sincères , elle  nvite l’Assemblée à les approuver. Le rapport financier reçoit quitus de l’Assemblée par vote à main levée à l’unanimité.

 

Rapport moral : 

Après la présentation du rapport d’activité et du rapport financier, donnant une image plus claire du fonctionnement de notre association en 2025 le président Alain VALOT développe les points les plus importants de la vie de l’association: - La situation préoccupante des effectifs,  La tendance à la baisse observée depuis une vingtaine d’années après une stabilisation en 2023 et 2024 pour l’UNC NICE, s’est poursuivie. En 2025, la perte d’adhérents est de 16 : 5 décès-7 radiations pour non-paiement de la cotisation depuis trois ans et 4 personnes qui ont décidé de quitter l’association. Les nouvelles adhésions sont au nombre de 12 et ne compensent donc pas tout à fait les pertes, l’effectif passe de 144 à 140 adhérents  Cette situation n’est pas sans conséquences sur la Voix du Combattant dont le nombre d’abonnés passe de 110 à 98 à Nice.

Rappelons que notre revue est un outil important de notre communication interne et externe et un support rentable qui permet de financer une part importante du budget social de l’UNC, premier poste de dépenses à l’UNC NICE.  Comment faire face à ce constat ? Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas réussi à combler au niveau du recrutement de nos adhérents, le trou démographique entre nous les anciens de la guerre d’Algérie, dont l’âge moyen frisera bientôt les 90 ans et la génération des cadets qui ont de 15 à 17 ans. En effet, nous avons très peu d’OPEX dans la tranche d’âge 55-65 et encore moins dans la tranche 35-55 ans.  Mais une possibilité de recruter des jeunes de 18 à 25 ans s’ouvrira puisque le SNU vient d’être remplacé par le Service National Volontaire va débuter à l’été 2026 avec 3000 jeunes sélectionnés dans un premier temps.

L’objectif est d’atteindre 10 000 jeunes d’ici 2030 et 50 000 en 2035. Pour conclure, il est évident que l’UNC NICE, au-delà du constat, ne peut engager d’actions sans une volonté organisée et structurée à l’échelon  national et départemental. Le rapport reçoit quitus de l’Assemblée par vote à main levée à l’unanimité. Élection des administrateurs  

Les membres du tiers sortants sont : Gilbert SCHIOPPA- Jean Pierre TODELLA- Alain VALOT-Christel SCHEID 2 2026 Circulaire n°1  UNC NICE 

 

Sont candidats: Alain VALOT-Christel SCHEID- Alain JOUSSOT(nouvel adhérent) ont fait acte de candidature et ont été élus à l’unanimité.

Interventions :

Le Colonel Michel GAGNAIRE, Président départemental délégué de l’UNC 06 aborde trois sujets : - - - Les effectifs qui sont de 137 000 adhérents au niveau national et évoque le rôle de la commission de solidarité,  Les cotisations dont le montant global à tendance à baisser, Le rôle important de la Voix du Combattant dans sa rubrique juridique et social , Il a conclu son intervention en rappelant la symbolique du drapeau dans toutes ses dimensions historiques, patriotiques et mémorielles.

Monsieur André AUTIERO, Président départemental de l’UNC, conclut l’assemblée en insistant sur la nécessité d’augmenter le nombre d’adhérents associés en portant leur effectif à 10% de l’ensemble. Il rappelle que la messe annuelle de l’UNC 06 aura lieu le 3 mai prochain en l’Église du Vœu. En raison de l’obligation de réserve en période de campagne électorale, il n’y pas de prise de parole des représentantes des élus municipaux et départementaux

 

Remise de diplômes et de médailles:

Sauveur BUCARO - Médaille du Djebel  « BRONZE »

Pierre VIGNAL – Médaille du Mérite de l’UNC, échelon BRONZE

Gérard DIACONESCO Médaille du Djebel  «  BRONZE »

Armand CABRINO - Médaille du  Djebel  « ARGENT »

Jean Paul ROBBI - Médaille du Djebel  « BRONZE »

 

L’ordre du jour étant épuisé, et plus personne ne demandant la parole, le Président clôt l’Assemblée Générale Ordinaire à 16h45 et invite les participants au verre de l’amitié. 3 2026 Circulaire n°1  UNC NICE

 

 

 

ASSISES DU MONDE COMBATTANT A PARIS

 

La transmission a eu lieu au service des Forces morales et des acteurs des Assises du Monde Combattant à Paris le 13 avril 2026   

Les Assises du monde combattant se sont ouvertes lundi 13 avril à Paris. Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, a évoqué les défis à venir alors que la génération des anciens combattants se fait plus rare, le devoir de transmission reste essentiel dans un monde où la réécriture de l’Histoire est devenue une arme.

 

Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants

 

Les Assises dont le garant sera le général Thierry Burkhard (ancien chef d’état-major des Armées) se déclineront en quatre sessions de travail d’ici novembre, qui aboutiront à des propositions présentées lors du 11 novembre.  Celles-ci permettront de répondre aux mutations du monde combattant à trois niveaux distincts mais complémentaires.  

-Le premier concerne l’ON a CVG, notamment via l’expérimentation de nouveaux modèles d’organisation et l’évolution du maillage territorial d’une part, le transfert des services d’Algérie et du Maroc vers les services consulaires d’autre part.

Enfin, l’office devra adopter un nouveau modèle à l’horizon 2035 pour s’adapter à une génération d’anciens combattants renouvelée.  

-Le deuxième axe d’effort ambitionne la création d’une délégation au monde combattant. Parmi ses futures tâches, celle-ci aura pour mission de suivre et garantir la cohérence de la politique de réparation, animer la politique mémorielle et dynamiser la politique culturelle en lien avec le monde éducatif ainsi que garantir une capacité renouvelée de mettre en récit et de valoriser la mémoire. Ces mesures doivent « faire vivre un patriotisme ouvert et vivant, intégrant des figures reflétant notre histoire récente ».  

-Le troisième axe d’effort a pour objectif de refonder le dialogue politique avec le monde associatif. « Cela passe par une évolution du G12, aujourd’hui, groupe informel d’échange politico-associatif. »  

Toutes ces mesures nourriront « un patriotisme agissant » selon la formule consacrée du général Leclerc et citée par la ministre déléguée.  Pour en savoir plus

https://www.defense.gouv.fr/actualites/assises-du-monde-combattant-transmission-au-service-forces-morales

Source : Direction Ministère des Armées -Publié le 14 avril 2026 4 2026 Circulaire n°1  UNC NICE

 

 

22 avril 2026

GUERRE AMERIQUE/IRAN ... LE CONFLIT VA-IL-REPRENDRE PROCHAINEMENT ?

International,Iran

Donald Trump annonce prolonger le cessez-le-feu avec l’Iran mais maintient le « blocus » des ports iraniens

Cette déclaration intervient après que selon l’agence Tasnim, proche des autorités iraniennes, Téhéran ne participera pas aux pourparlers initialement prévus au Pakistan.

SOURCE : Par Ronan Tésorière 

Le 21 avril 2026 à 22h50

 

Le président américain Donald TRUMP s'exprime après avoir signé un décret dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 18 avril 2026. AFP/JIM WATSON

Qui joue vraiment la montre entre l’Iran et les États-Unis ce mardi soir ? Le conflit entre les deux nations est en « suspens » dans une sorte de théâtre d’ombres, au milieu de la nuit. Le détroit d’Ormuz est encore au cœur du message de Donald Trump sur Truth Social à quelques heures de l’ultimatum américain.

« J’ai donc ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus et, à tous autres égards, de rester prêtes et opérationnelles, et je prolongerai donc le cessez-le-feu jusqu’à ce que leur proposition (NDLR, Iranienne) soit soumise et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre », a déclaré le président américain Donald TRUMP dans son message.

« Compte tenu de la grave fracture au sein du gouvernement iranien – ce qui n’est pas vraiment une surprise – et à la demande du maréchal Asim Munir et du Premier ministre Shehbaz Sharif du Pakistan, il nous a été demandé de suspendre notre offensive contre l’Iran jusqu’à ce que ses dirigeants et ses représentants parviennent à présenter une proposition commune », a même assuré le locataire de la Maison Blanche.

Cette déclaration intervient après que selon l’agence TASNIM, proche des autorités iraniennes, Téhéran ne participera pas aux pourparlers. L’Iran estime qu’il s’agit d’une « perte de temps car les États-Unis empêchent d’obtenir à un accord convenable », écrit l’agence.

 

Newsletter L'essentiel du matin

Pas plus tard que lundi, le locataire de la Maison Blanche avait jugé « hautement improbable » une prolongation du cessez-le-feu. En attendant, le blocus des ports iraniens va se poursuivre, a-t-il souligné mardi.

 

« Adieu » au pétrole

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l’approvisionnement pétrolier mondial.

« Nos voisins du sud doivent savoir que si leur territoire et leurs installations sont mis au service des ennemis pour attaquer la nation iranienne, ils peuvent dire adieu à la production pétrolière au Moyen-Orient », ont averti les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de Téhéran.

Avant ces menaces, les cours du pétrole, mis sous tension par le bouclage du détroit d’Ormuz, par où transite d’ordinaire un cinquième de l’approvisionnement mondial, étaient déjà repartis à la hausse, gagnant environ 3%.

L’Iran sait comment « résister aux intimidations », a prévenu son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dénonçant le blocus américain des ports du pays, « un acte de guerre et donc une violation du cessez-le-feu ».

Téhéran refuse pour l’heure de renvoyer une délégation au Pakistan pour des pourparlers avec les Etats-Unis, après une première session infructueuse le 11 avril.

Le vice-président JD VANCE qui doit de nouveau mener la délégation américaine, se trouvait toujours à Washington mardi à la mi-journée, en raison de « réunions supplémentaires », selon la Maison Blanche.

 

Iraniennes menacées ?

Avant d’annoncer l’extension de la trêve, Donald Trump a demandé à Téhéran de « libérer » plusieurs femmes qui seraient menacées d’exécution. Ce serait un « très bon début pour les négociations », avait-il estimé.

L’AFP n’était pas en mesure de confirmer ces menaces d’exécution, ni l’identité des femmes dont le président américain a reproduit les photographies à l’appui de sa demande. L’Iran a démenti toute menace d’exécution les concernant. A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi après plusieurs semaines, la vie a repris son cours.

Mobina Rasoulian, une étudiante de 19 ans, savoure le répit apporté par la trêve. « Je suis sortie sans me stresser (...) je suis allée dans les cafés, restaurants, ici et là », raconte la jeune femme, rencontrée par l’AFP dans une rue de la capitale.

Mais pour Saghar, 39 ans, interrogée depuis Paris, « il n’y a pas de lumière au bout du tunnel ». « La situation économique est horrible » et le pouvoir arrête des gens « pour rien. Les exécutions se multiplient ».

Sur l’autre front de la guerre qui a embrasé le Moyen-Orient, de nouvelles discussions directes entre Israël et le Liban doivent avoir lieu jeudi à Washington, a annoncé la diplomatie américaine. Comme les premières du 14 avril, elles se tiendront au niveau des ambassadeurs.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer. L’armée israélienne a annoncé mardi avoir frappé une position dans le sud du Liban en riposte à des tirs de roquettes vers ses soldats déployés dans cette région.

Le mouvement pro-iranien a dit pour sa part avoir mené une attaque dans le nord d’Israël en riposte à des violations « flagrantes » du cessez-le-feu. Selon l’armée israélienne, des sirènes ont retenti dans deux localités du nord du pays après qu’un drone lancé depuis le Liban a été intercepté.

Selon un nouveau bilan officiel, 2.454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

 

21 avril 2026

Actualité

Actualité internationale

Armes / chasse

Les Etats-Unis débloquent 2,7 milliards de dollars pour rattraper leur retard dans un arme déjà maitrisée par la Chine : le missile hypersonique avec Black Eagle

Publié le 21/04/2026

SOURCE :•Guillaume Aigron

Le réveil brutal d’une puissance en retard sur l’hypersonique militaire. Depuis quelques années, une réalité dérangeante s’est imposée dans les cercles militaires occidentaux : la vitesse du son n’est plus …

 

Le réveil brutal d’une puissance en retard sur l’hypersonique militaire.

Depuis quelques années, une réalité dérangeante s’est imposée dans les cercles militaires occidentaux : la vitesse du son n’est plus une limite, c’est un terrain de jeu… et qui est clairement dominé par d’autres.

La Russie et la Chine ont en effet pris une avance nette dans les armes hypersoniques, avec des systèmes déjà opérationnels, testés, et pour certains utilisés en conditions réelles. Face à cela, les États-Unis ont longtemps multiplié les démonstrateurs, les tests… sans franchir le cap décisif de la production

Le contrat de 2,7 milliards de dollars (environ 2,3 milliards d’euros) attribué par l’US Army pour le programme Dark Eagle marque ainsi le « vrai » démarrage d’un programme de missiles hypersoniques pour la première puissance militaire du monde !

Les États-Unis injectent 2,7 milliards de dollars dans le programme hypersonique Dark Eagle

Dark Eagle correspond à la catégorie Long-Range Hypersonic Weapon (LRHW), un système capable de frapper à très longue distance à des vitesses supérieures à Mach 5, soit au-dessus des 6 174 km/h. À ces vitesses, une cible située à 2 000 km peut être atteinte en moins de 20 minutes. Autant dire qu’il ne s’agit plus de dissuasion théorique, mais de frappe quasi instantanée.

Fiche technique du Black Eagle : 

Caractéristique

Données

Nom

Long-Range Hypersonic Weapon (LRHW) – « Dark Eagle »

Pays d’origine

États-Unis

Entrée en service

Depuis 2023 (déploiement progressif)

Utilisateurs

US Army / US Navy (prévu)

Fabricants

Lockheed Martin (missile), Dynetics (planeur hypersonique)

Type

Missile hypersonique boost-glide (HGV)

Architecture

Booster fusée + planeur hypersonique C-HGB

Portée

≈ 3 500 km

Vitesse maximale

≥ Mach 5 (plus de 6 000 km/h)

Masse

≈ 7 400 kg

Diamètre

≈ 0,88 m

Mode de lancement

Lanceur mobile terrestre (TEL), naval et sous-marin (prévu)

Principe de fonctionnement

Booster propulse le planeur à haute altitude, puis séparation → le planeur C-HGB glisse à vitesse hypersonique vers la cible en manœuvrant

Charge

Projectile cinétique (énergie d’impact, sans explosif)

Organisation batterie

8 missiles par batterie
4 lanceurs mobiles (2 missiles chacun)
+ véhicule de commandement

Programme naval associé

Conventional Prompt Strike (CPS)

Plateformes futures

Destroyers classe Zumwalt (~2025)
Sous-marins Virginia Block V (~2028)

Coût unitaire estimé

≈ 41 millions de dollars

Tests récents

Succès en 2017, 2020, juin 2024 et décembre 2024 (test complet)

Le cœur du système repose sur un planeur hypersonique (HGV), lancé par une fusée puis capable de manœuvrer dans l’atmosphère à très haute vitesse. Contrairement aux missiles balistiques classiques, il ne suit pas une trajectoire prévisible, ce qui complique considérablement son interception.

Ce contrat est en réalité multiple :

  • il combine recherche, développement et production
  • il associe l’US Army et l’US Navy
  • il marque le premier contrat de production pour ce type de technologie côté américain

Une machine administrative sous pression et accélérée

Habituellement, les programmes d’armement américains suivent des cycles longs, parfois interminables. Dans le cas de Dark Eagle, le calendrier a été compressé au maximum.

Une équipe de seulement six personnes au sein de l’Army Contracting Command de Redstone Arsenal a piloté une acquisition particulièrement complexe, où il faut gérer des exigences mouvantes, négocier avec plusieurs industriels et sécuriser un contrat dans des délais raccourcis.

Pour y parvenir, l’armée américaine a modifié sa méthode :

  • implication plus précoce des acteurs industriels
  • coordination étroite entre centres de décision
  • adaptation rapide des propositions et contre-propositions

Le contrat marque aussi une transition importante : on passe d’un cadre OTA (Other Transaction Authority), plus souple et expérimental, à un cadre FAR Part 15, beaucoup plus structuré et classique.

En clair, e programme quitte le mode « start-up militaire » pour entrer dans une logique industrielle standardisée.

 

Un soldat de l’United States Army manipule le système de lancement hydraulique du nouveau Long-Range Hypersonic Weapon lors de l’opération Operation Thunderbolt Strike, sur la base de Cape Canaveral Space Force Station, le 3 mars 2023.
Dans le cadre du développement du LRHW, le Rapid Capabilities and Critical Technologies Office a mis en place une approche centrée sur les soldats. Celle-ci repose sur des retours réguliers, formels et informels, directement issus du terrain, afin d’influencer les choix de conception, accélérer le développement et garantir un système d’arme réellement opérationnel.
(Crédit photo : Spc. Chandler Coats)

Une stratégie claire : produire vite, acheter intelligemment

L’accord a été structuré pour optimiser les coûts sur plusieurs années, avec une combinaison de budget de base et d’options futures. L’idée derrière est de permettre au gouvernement américain d’acheter en fonction de ses contraintes budgétaires, sans sacrifier le volume.

Chaque missile hypersonique pouvant coûter plusieurs dizaines de millions d’euros, on comprend le besoin de Washington de garder une certaine flexibilité en fonction de l’urgence.

Russie, Chine : une avance qui change la donne

Pour comprendre l’urgence américaine, il faut regarder ailleurs.

 

Voici un aperçu rapide de la situation mondiale en 2026 :

Nation

Systèmes principaux

Type principal

Statut (avril 2026)

Russie

Avangard, Kinzhal (Kh-47M2), Zircon (3M22)

HGV, balistique air-lancé, HCM naval

Opérationnels (2019–2023), utilisés en Ukraine

Chine

DF-17, DF-27, DF-41, YJ-21

HGV moyenne / portée intermédiaire

Opérationnels (DF-17 ~2020), DF-27 quasi-opérationnel

États-Unis

LRHW / Dark Eagle, CPS, HACM, ARRW

HGV sol/naval, HCM air

Tests avancés, IOC retardé (2025–2027)

Corée du Nord

Hwasong-8, Hwasong-16B

HGV moyenne portée

Tests (2024), résultats partiels

Inde

HSTDV, BrahMos-II, Shaurya

Démonstrateur, HCM

Tests réussis (2023+), développement en cours

France

V-MaX, ASN4G, VMaX-2

Planeur HGV, missile nucléaire air-sol

V-MaX testé (2023), ASN4G prévu ~2035

Japon

HVGP, HCM

HGV, HCM anti-navire

En développement

Corée du Sud

Hycore, HAGM

HCM

En développement

Australie

SCIFiRE

HCM (coop. AUKUS)

En développement

Iran

Fattah

HCM

Développé

Royaume-Uni

Missile HCM

HCM

Développement (horizon 2030)

Brésil

14-X

Scramjet

En développement

Europe (UK/DE)

Hypersonica

Missile hypersonique

Essai réussi (2026), production ~2029

La Russie a déjà déployé plusieurs systèmes, dont certains ont été utilisés en Ukraine. La Chine, elle, multiplie les tests et les plateformes, avec une approche industrielle très agressive.

Face à ces deux acteurs, les États-Unis apparaissent encore en phase de rattrapage. La première puissance militaire mondiale n’est pas en tête sur l’arme la plus rapide jamais conçue !

Ce contrat autour de Dark Eagle ne résoudra² pas tout. Les défis restent nombreux : coûts élevés, complexité technique, incertitudes sur la fiabilité en conditions réelles.

 

La capacité opérationnelle initiale n’arrivera pas avant plusieurs années ce qui laisse encore une fenêtre de plusieurs années pendant laquelle les États-Unis restent derrière leurs concurrents.

 

Une armée sous tension… et à court de munitions

Fin avril 2026, en marge des missiles hypersoniques Black Eagle, un autre constat apparait : la capacité opérationnelle des États-Unis est fortement entamée après l’opération Epic Fury, menée dans le cadre de la crise avec l’Iran, puisque cette dernière a consommé à elle seule plus de 850 missiles Tomahawk en un mois, soit environ 25 à 28 % du stock total estimé avant conflit (entre 3 000 et 3 200 unités) !

Dans le même temps, les systèmes de défense ont été mis à rude épreuve. Les intercepteurs SM-3, SM-6, Patriot et THAAD ont été consommés à un rythme inédit pour contrer les attaques iraniennes et houthistes. Certaines estimations évoquent des niveaux de stocks réduits de :

  • 40 à 60 % pour les SM-6 et Patriot
  • 30 à 50 % pour les SM-3 et THAAD

La guerre en Ukraine a déjà entamé les réserves, avec par exemple des missiles ATACMS tombés autour de 50 % de disponibilité après livraisons et usages.

Le problème est simple : la production ne suit pas.
En 2026, les États-Unis produisent environ 190 Tomahawk par an et 96 missiles Patriot pour 1,3 milliard de dollars !

À ce rythme, un mois de conflit intense peut effacer plusieurs années de production.

Face à cette réalité, le Pentagone mobilise désormais des industriels civils comme General Motors ou Oshkosh pour accélérer les cadences. Des responsables militaires, dont le chef d’état-major Dan Caine, évoquent même un scénario critique : certaines opérations pourraient être limitées à 7 à 10 jours sans réapprovisionnement.

21 avril 2026

VOITURES, BORNES, LE TOUT ELECTRIQUE QUI NOUS COUTE UN MAXIMUM D'ARGENT PUBLIQUE ET DONT PERSONNE NE VEUT Y ADHERER ?

LE TOUT ELECTRIQUE IMPOSE PAR

L'ETAT EN MATIERE DE MOBILITE ...

ECHEC ET MAT !

Bornes de recharge, leasing social : plus de gâchis sur l’électrique ...

 

SOURCE Par Henry Bonner

20 avril 2026

 

Message du jour Les dirigeants poussent vers plus de bornes de recharge, plus de voitures à batteries, et plus de renouvelables, malgré un manque de demande chez les consommateurs.

 

Note : vous pouvez avoir notre stratégie d'allocation en actifs - et 2 des actions en Bourse que nous suivons - dans mon cercle de base.

Le gouvernement annonce plus de mesures pour le tout-électrique, malgré le manque de demande. Les dirigeants continuent ainsi les subventions à la location, le leasing social. L'aide fait partie du système d'incitations vers l'électrique, en partie via des hausses de coûts sur les carburants. 

 

Selectra : 

 

“L'intégralité de cette mesure, dont le budget bondit de 369 à 401 millions d'euros, est financée par le mécanisme des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE). Piloté par l'Ademe, ce système oblige les fournisseurs d'énergies fossiles à financer des actions de décarbonation. Une mécanique de vases communicants qui sanctuarise le budget de l'État tout en pénalisant les hydrocarbures.”

 

À partir de juillet, les règles sur les subventions prennent aussi en compte l’origine de la voiture. Le gouvernement fournit ainsi une forme de préférence pour les usines et batteries du continent. 

 

Continue le site : 

 

“[Si] le constructeur est capable de justifier que le moteur électrique propulsant le véhicule sort d'une chaîne de montage située sur le sol européen, le coup de pouce financier de l'État grimpe automatiquement à 7000 €.

 

“L'enjeu financier s'envole véritablement lorsque les autorités scrutent le composant le plus critique de l'habitacle ... Pour encourager l'émergence d'une filière continentale capable de rivaliser avec les géants asiatiques, le ministère accorde un bond spectaculaire de la prime, la portant à 9000 € pour tout véhicule équipé d'une batterie manufacturée en Europe.”

 

La hausse des achats de voitures à batteries porte en effet fruit pour la Chine, par rapport au reste du monde. 

 

Je vous montre, pour rappel, les exportations de batteries depuis al Chine ci-dessous.

 

Subventions pour l’électrique via les bornes de recharge

 

De même, le gouvernement annonce plus d’aides pour le secteur des bornes de recharge. 

 

Pour le moment, les opérateurs de bornes manquent de clients pour la recharge. Ils veulent plus de mesures d'aides pour l'installation de bornes, et des hausses de consommation via des incitations pour les voitures à batteries.

 

J’ai évoqué l’année dernière les efforts de lobbying par le groupe Avere-France, un consortium d’opérateurs de bornes, et d’autres types d’entreprises du tout-électrique. 

 

Selon les derniers chiffres, de l’été dernier, le nombre de recharges fait environ du surplace sur les 12 mois jusqu’à juillet 2025. 

 

Un pic pour le mois de juillet survient en raison des départs en vacances.

Les efforts de lobbying du groupe portent fruit, à la fois via les aides à la location, et via des directives sur les aires d’autoroutes et parkings.

 

Midi Libre : 

 

“Quintupler, d’ici à 2035, le nombre de bornes de recharge pour voitures électriques sur le réseau d’autoroutes et routes nationales. C’est l’ambition de la "stratégie d’électrification du réseau routier national", annoncée vendredi 17 avril 2026 par le ministère des Transports dans un communiqué.

 

“Le ministre des Transports Philippe Tabarot a évoqué vendredi 17 avril 2026 sur Sud Radio "le frein" à l’achat de voitures électriques que constituait le manque de bornes de recharge pour faire de longues distances. "Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit", a-t-il expliqué.”

 

Tout-électrique et renouvelables : explosion de budgets

 

À part les subventions pour les voitures à batteries, et pour les bornes de recharge, le programme de conversion aux renouvelables requiert aussi une explosion des dépenses sur le réseau, pour des raccordements de parcs, et la gestion des aléas de production.

 

France Info 

 

“Les investissements dédiés à ces infrastructures ont beau se compter en centaines de milliards d'euros [au niveau du monde], ils demeurent "à la traîne", alerte l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans un récent rapport.

 

“A travers le monde,"plus de 2 500 gigawatts (GW) de projets, englobant les énergies renouvelables, le stockage et les projets à forte consommation comme les centres de données, restent bloqués dans les files d'attente de raccordement au réseau", chiffre l'AIE.

 

“En Belgique, une enquête de la RTBF révélait en mars que les projets d'installation ou d'expansion d'une centaine d'entreprises étaient compromis "par manque de puissance électrique disponible (...) Parfois, aucune promesse de raccordement au réseau ne peut être faite avant cinq à dix ans", alerte le média belge.”

 

Des médias, Think Tanks, et dirigeants annoncent encore plus de mesures pour le tout-électrique et la conversion de force vers les renouvelables. Les hausses de prix de l’énergie et du courant, sur le continent, font partie des conséquences du programme. 

 

Pourtant, comme je vous l’ai montré la semaine dernière, la consommation d’énergies baisse au fil du temps, en Europe comme en Amérique du Nord. 

 

Ainsi, les subventions pour les renouvelables créent une explosion de capacités de production, sans hausse de consommation ni baisses de prix en résultat !

 

Le programme pousse vers une envolée de la production de courant via les renouvelables, malgré le manque de demande. L'usage du gaz pour les centres de données donne par exemple une illustration de l'inefficacité des renouvelables dans la réalité. Les mesures poussent aussi vers plus de production de voitures à batteries, et plus de bornes de recharge, malgré un manque de demande dans la réalité.

 

Henry

P.S. : Vous pouvez suivre notre stratégie d'allocation en actifs, avec accès à un échantillon de 2 des recommandations en actions du cercle d'élite, via notre cercle d'introduction.

 

20 avril 2026

GUERRE IRAN/AMERIQUE  

SOURCE Auteur : 

Michel Duclos

Expert Résident, Conseiller spécial - Géopolitique et Diplomatie

Plusieurs objectifs étaient possibles : détruire les sites nucléaires, changer le régime, cibler les installations militaires. En les choisissant tous les trois, ou plutôt en ne choisissant pas, l’administration Trump donne l'impression de ne pas avoir de plan, et d'agir sans stratégie ni but de guerre. Comment le régime par intérim à Téhéran pourrait-il exploiter ces confusions et la répugnance de Trump à l'égard des guerres sans fin ? Quelles évolutions possibles pour le pouvoir iranien ?

Il ne faisait guère de doute que les États-Unis, en conjonction avec Israël, allaient de nouveau attaquer l’Iran. C’est ce que nous anticipions nous même dans une contribution du 2 février. Le suspense portait plutôt sur l’échéance, l’ampleur et les objectifs de l’attaque ; parmi les buts de guerre possibles : la destruction des installations nucléaires restantes, un affaiblissement du potentiel militaire, notamment en matière de missiles ou encore le changement de régime.

Dans les premières heures de la guerre, le 28 février, il apparaissait que l’administration Trump avait finalement choisi l’option la plus haute, en cumulant les trois objectifs. S’agissant du changement de régime, un grand pas dans cette direction est intervenu dès le début de journée du 28 par l’élimination du Guide Suprême, Ali Khamenei, et d’ailleurs de plusieurs hauts dirigeants du régime iranien dont le ministre de la Défense, le chef d'État-Major, le commandant des Gardiens de la Révolution et un des principaux piliers du régime, Ali Shamkhani, secrétaire général du Conseil de Défense.

Élu pour mettre fin aux "guerres sans fin", Trump s’engageait dans une aventure particulièrement périlleuse sans même exclure ce qu’il y avait de plus hasardeux dans les interventions extérieures d’antan.

Cependant, de premiers cafouillages dans la communication de Washington sont rapidement venus obscurcir le message ; les "clarifications" multiples et souvent contradictoires produites par l’administration notamment dans la journée du 2 mars ont suscité l’impression qu’en définitive Washington n’avait pas vraiment de plan. Au détour d’un entretien téléphonique avec un grand média, Donald Trump parlait même de "boots on the ground" (des troupes au sol) ; cette simple allusion achevait de convaincre le public, en tout cas une partie importante de la base MAGA de Trump, que ce dernier jouait à fond à contre-emploi : élu pour mettre fin aux "guerres sans fin", il s’engageait dans une aventure particulièrement périlleuse sans même exclure ce qu’il y avait de plus hasardeux dans les interventions extérieures d’antan.

 

Durée et intensité de la guerre

Le système iranien ne pouvait que s’attendre à de tels événements. Un de nos contacts iraniens nous indiquait peu de jours auparavant que tout était prêt pour trouver des solutions de remplacement au Guide lui-même - "qui à son âge ne craint pas la mort" - ainsi que pour les principaux dirigeants du régime et du gouvernement ("4 couches de successeurs ont été désignés"). 

Deux éléments laissent d’ailleurs un peu dubitatif : le fait que Khamenei et les responsables principaux de la défense du pays aient pris le risque de se réunir sans plus de protection ce fatal samedi matin du 28 février ; et celui que deux des principaux piliers du système, à savoir Ali Larijani, conseiller national de sécurité, et Mohammad Ghalibaf, président du parlement, restent encore en vie.

Ces deux personnalités - avec d’autres sans doute, pas nécessairement connues du public - font partie de la direction qui a pris en charge de facto le destin du pays depuis plusieurs semaines déjà, davantage sans doute que le triumvirat qui assure officiellement l’intérim du Guide (le président de la République, le chef du pouvoir judiciaire, et un juriste issu du Conseil des Gardiens de la révolution, l’Ayatollah Alireza Arafi). La désignation d’un nouveau Guide par le "comité des experts" pourrait prendre plusieurs semaines. La question de la nature du régime - plus ou moins fidèle à son pedigree théocratique initial - se posera à cet horizon. Pour l’instant, c’est bien en pratique un noyau informel de dirigeants, dont ceux que nous venons de mentionner, qui vont devoir assumer le pilotage de l’État dans les jours, peut-être les semaines, de conflit qui viennent.

Dans quel état d’esprit ce groupe gère-t-il cette passe particulièrement dangereuse pour le régime ? Il est possible qu’il mise sur une guerre relativement brève, en spéculant sur deux éléments principaux : l’aversion actuelle de l’opinion américaine à l’égard des interventions extérieures ; la pression que les États du Golfe devraient exercer sur Washington pour éviter de payer un prix exorbitant. C’est la raison pour laquelle la riposte iranienne vise non seulement les implantations militaires américaines dans la région mais aussi les États du Golfe eux-mêmes (alors que ceux-ci avaient plutôt intercédé auprès de Washington pour que la guerre n’ait pas lieu).

 

Peuvent aussi contribuer

à un conflit de courte durée :

  • L’impact économique sinon immédiat du moins progressif de la guerre, notamment de la paralysie du détroit d’Ormuz (les bourses en Asie dévissent, le marché des hydrocarbures se tend, l’inflation menace y compris aux États-Unis etc.) ;
  • les moyens militaires déployés : certes l’Iran ne peut que perdre la bataille des missiles - peut-être assez vite d’ailleurs - mais c’est l’emploi massif des drones iraniens qui peut permettre à Téhéran d'accroître considérablement le coût de la guerre pour les alliés régionaux des États-Unis et pour ces derniers eux-mêmes ;
  • le fait finalement que l’intérêt des États-Unis pourrait assez vite rejoindre celui de l’Iran en ne prolongeant pas indûment le conflit. Sur ce point, l’agenda des États-Unis pourrait diverger de celui d'Israël, dont toute l’opinion publique attend désormais la fin du régime de Téhéran, perçu comme la plus grande menace existentielle pour l’État juif.

Notons cependant deux autres paramètres, s’ajoutant à celui de la durée de la guerre.

C’était une chose de faire subir aux États du Golfe les dommages collatéraux d’attaques contre les bases américaines, c’en est une autre de s’en prendre aux installations pétrolières et gazières des États du Golfe, ou de bloquer le détroit d’Ormuz.

Le premier consiste en l’intensité du conflit. Nous l’avons déjà indiqué : le choix stratégique de Téhéran a été de viser les États du Golfe. Les décideurs de Téhéran pouvaient, sans doute à juste titre, considérer que dans l’hypothèse d’une guerre courte, les États du Golfe ne tarderaient pas à "passer l’éponge" sur l’attitude agressive de l’Iran ; les causes qui avaient produit le rapprochement entre ces pays et Téhéran au cours de ces dernières années reprendraient le dessus, à savoir la crainte d’une déstabilisation du grand pays voisin et la perception d’une hégémonie israélienne émergente sur la région. Toutefois, c’était une chose de faire subir aux États du Golfe les dommages collatéraux d’attaques contre les bases américaines, c’en est une autre de s’en prendre aux installations pétrolières et gazières des États du Golfe, ou de bloquer le détroit d’Ormuz, comme les Iraniens ont commencé à le faire. 

Le risque pour les Iraniens est de conférer au conflit un caractère inexpiable, qui contredit de facto toute possibilité d’une guerre courte. Trump a pris d’ailleurs lui-même les devants en évoquant l’hypothèse d’un conflit de quatre à cinq semaines.

Les Israéliens ont des raisons précises de mener la campagne militaire qu’ils mènent - et d’aller jusqu’au bout : "couper la tête de l’hydre" selon la formule qui a cours à Jérusalem. Les motivations et la ligne de conduite de M. Trump apparaissent beaucoup plus floues.

L’autre paramètre qu’il faut finalement faire intervenir pourra paraître un peu étrange : c’est le degré de rationalité des principaux acteurs de cette guerre. Les Israéliens - et notamment M. Netanyahou, qui joue son destin électoral dans cette affaire - ont des raisons précises de mener la campagne militaire qu’ils mènent - et d’aller jusqu’au bout : "couper la tête de l’hydre" selon la formule qui a cours à Jérusalem. Les motivations et la ligne de conduite de M. Trump apparaissent beaucoup plus floues. Quant aux Iraniens, l’intérêt bien compris des décideurs de Téhéran devrait être à un moment donné de tendre une branche d’olivier à Donald Trump : un conflit prolongé risque d'entraîner une fracture des élites et de plonger le pays dans le chaos. Feront-ils capables de comprendre jusqu’où ils "peuvent tenir" dans la partie qui leur a été imposée ? N’auront-ils pas au contraire la tentation du pourrissement de la guerre voire de la "mort en martyr", dans la tradition chiite ?

Quelle fin de partie ?

On le voit, les trois paramètres du conflit que nous avons évoqués - d’autres seraient nécessairement à prendre en compte - ne conduisent pas pour l’instant à une conclusion évidente sur ce que pourrait être une fin de partie. 

Une issue possible à la guerre - la "plus logique" (?) - serait évidemment que les Iraniens perdent pour de bon - ayant épuisé leurs stocks d’armes - et admettent leur défaite. Ni l’une ni surtout la seconde de ces deux conditions n’apparaissent évidentes à courte échéance. Cela ouvre le risque d’une situation de guerre civile ou de profonde déstabilisation du type libyen ou irakien ; les tactiques que semblent développer les Américains et les Israéliens, comme le ciblage systématique de l’appareil sécuritaire et l’appui de mouvements irrédentistes (kurdes notamment), pourraient contribuer à une telle évolution.

Il paraît clair que la Maison-Blanche est tentée d’adapter au cas iranien, évidemment cent fois plus compliqué que celui du Venezuela, une "solution à la Maduro".

Esquissons une autre hypothèse, en partant de l’idée que les États-Unis sont in fine les mieux placés pour définir un scénario de sortie. Il paraît clair que la Maison-Blanche est tentée d’adapter au cas iranien, évidemment cent fois plus compliqué que celui du Venezuela, une "solution à la Maduro". C’est par facilité - et d’ailleurs avec une très grande irresponsabilité - que Trump a déclaré dans une ou deux allocutions que "ce serait au peuple iranien de saisir sa chance" ; on voit à mille indices qu’il ne prend pas vraiment au sérieux le scénario Reza Pahlavi ; en revanche, il a publiquement évoqué sans frémir qu’il avait en tête plusieurs "bons candidats" pour diriger l’Iran, "dont deux ou trois ont déjà été éliminés".

Il est envisageable qu’à un moment donné le président des États-Unis, comme il l’a fait lors de la Guerre des Douze jours, déclare un arrêt unilatéral des combats et impose celui-ci à son allié israélien. Bien sûr, il affirmerait que son pays a atteint tous ses objectifs ; il appartiendrait alors au groupe dirigeant survivant à Téhéran - dont Ali Larijani ? - de faire la part des choses et de déclarer à son tour victoire. Compte-tenu de l’état dans lequel se trouvera alors le pays - où les ruines domineront les paysages - c’est une décision qui pourrait s’imposer à un régime ayant de facto effectué une mue de l’intérieur vers un pouvoir moins idéologisé. Nous l’avons déjà indiqué, cette mue est d’ores et déjà en cours.

Empressons-nous d’ajouter que ce n’est là qu’un scénario parmi beaucoup d’autres et qui ne va pas lui-même sans beaucoup d’inconnues et d’incertitudes.

 

17 avril 2026

« L’inflation en zone euro et les pénuries arrivent »

 

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 17 Avr 2026 | A la unePénuries | 9 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Nous commençons à manquer de tout même si cela ne se voit pas encore pour le grand public.

Le pétrole du Golfe c’est aussi toute l’industrie du plastique et des emballages. Pas d’emballages, pas de produits. Pour emballer vos pilules et autres gélules ? Du plastique. Pour vos plats cuisinés, surgelés ? Du plastique. Certes nous avons du carton ou du papier, mais toujours recouvert d’une fine pellicule… de produits « plastique ». Les bouteilles d’eau ? Plastique.

Chaque jour nous approchons un peu plus des pénuries de kérozène ou de gasoil. Pour le moment ces pénuries sont reculées ici, chez nous, par les pénuries réelles en Asie qui encaisse le gros du choc de disponibilité pour le moment.

Malgré cette « chance » relative, les prix, eux montent déjà dans tous les secteurs concernés.

 

Zone euro : l’inflation de

mars revue en hausse, à 2,6 %

Comme le rapporte l’AFP (source ici) « l’inflation dans la zone euro au mois de mars a été révisée en hausse, à 2,6 % sur un an contre 2,5 % initialement annoncé, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis juillet 2024, selon une nouvelle estimation d’Eurostat publiée jeudi ».

Il s’agit d’une forte progression par rapport à février, où l’inflation ressortait à 1,9 %, les prix ayant été tirés à la hausse le mois dernier par le conflit au Moyen-Orient et l’envolée du pétrole et du gaz.

D’après la nouvelle estimation d’Eurostat, les prix de l’énergie ont grimpé de 5,1 % dans la zone euro en mars par rapport à un an plus tôt ».

Les taux les plus élevés ont été enregistrés en Roumanie (9 % sur un an), ainsi qu’en Croatie (4,6 %) et en Lituanie, d’après le service de statistiques européen. A l’inverse, l’inflation la plus basse a été constatée au Danemark (1 %) ».

Nous allons donc avoir la poursuite de l’ajustement par les prix sur tout ce qui manque plus ou moins partiellement.

Encore une fois, ce ne sera pas une absence totale mais des manques partiels.

 

Pénuries et hausses de prix.

Continuez à stocker. Je pense notamment aux entreprises, ce dont vous avez besoin pour travailler et pour vous garantir de meilleures marges que vos concurrents moins prévoyants.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

Prix de l’essence Michel Edouard Leclerc explique comment baisser les prix du carburant et… il a raison !

par Charles Sannat | 17 Avr 2026 | EnergieGrille article | 16 commentaires

 

Je suis allé manger avant hier à la cafétéria de mon Leclerc (avec mes enfants vus que c’est les vacances) et chaque moment de vie est l’occasion de faire de l’économie appliquée, de l’économie vue d’en bas, de la vraie économie de grenier de l’éco !

Vous aviez à l’écran ci-dessous des caisses une image décomposant les prix des carburants et expliquant que la marge des distributeurs des 0.4 % ce que je veux bien croire et ce qui rend évidemment presque inutile le projet du gouvernement annoncé avec trompettes de plafonner non pas les prix des carburants mais les marges des distributeurs (alors que la fiscalité, elle n’est évidemment pas plafonnée).

Michel Edouard Leclerc s’est donc fendu d’un très long billet sur son réseau X que vous pouvez lire ci-dessous et dans lequel il explique en gros que la nouvelle taxe carbone imposée sur le litre de carburant représente environ 15 centimes de plus par litre et que l’on n’est pas obligé de la faire payer (en plus) pendant cette période spéciale de guerre.

Il a totalement raison.

S’il ne faut pas rajouter de la crise à la crise, rajouter de la fiscalité sur de la fiscalité est stupide.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

17 avril 2026

Guerre en Iran : Comment la crise d’Ormuz menace nos assiettes... demain nous risquons aussi de mourir de faim !

 

Guerre en Iran : Comment la crise d’Ormuz menace nos assiettes...

demain nous risquons aussi de mourir de faim !

 

SOURCE : Cet article a été réalisé avec Rémi Hémeryck, délégué général de l’ONG SOS Sahel International, France.

Depuis le début du conflit en Iran, le 28 février 2026, le détroit d’Ormuz ne bloque pas seulement le pétrole : il étrangle le commerce des engrais dont dépend une bonne partie de l’agriculture mondiale. Si la crise devait se prolonger, 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire qui touche actuellement 2,3 milliards d’individus dans le monde. La clé pour sortir de cette vulnérabilité existe pourtant – elle pousse dans les champs de millions de petits agriculteurs africains et asiatiques. Ce sont les cultures oubliées.


Chaque fois que nous mangeons, nous dépendons d’infrastructures et de flux mondiaux invisibles. Parmi eux, un corridor maritime lointain joue un rôle disproportionné : le détroit d’Ormuz. Sa fragilisation ne menace pas seulement l’approvisionnement énergétique mondial. Elle met aussi en danger un maillon beaucoup moins commenté, mais tout aussi vital : les engrais azotés dont dépend une large part de l’agriculture contemporaine.

Or, c’est là que le problème devient alimentaire car, sans azote, les plantes ne poussent pas normalement. Et, sans engrais azotés, les rendements du blé, du riz ou du maïs chutent fortement dans la plupart des systèmes agricoles intensifs. L’urée, l’un des principaux engrais azotés utilisés dans le monde, est ainsi devenue un intrant central de la production alimentaire mondiale. L’urée n’est pas extraite telle quelle : elle est fabriquée à partir d’ammoniac, lui-même produit en très grande majorité à partir de gaz naturel.

Autrement dit, la géographie des engrais azotés de synthèse reste étroitement liée à celle des grands producteurs de gaz – ce qui explique le rôle décisif du Golfe dans cet équilibre.

 

Un détroit de 55 km et votre caddie

Le détroit d’Ormuz, large d’à peine 55 km à son point le plus étroit, concentre donc une vulnérabilité bien plus grande qu’il n’y paraît. Ce passage n’est pas seulement stratégique pour le pétrole. Il l’est aussi pour les intrants agricoles : 20 % du pétrole mondial y transitent chaque jour, mais aussi environ un tiers du commerce mondial d’engrais, notamment l’urée, l’ammoniac et les phosphates.

Lorsque ce passage se grippe, ce n’est pas seulement le coût du transport qui augmente. C’est toute une chaîne agricole qui se tend. Depuis le début du conflit, le trafic maritime a chuté de près de 97 %. Les pays du Golfe, qui concentrent 43 % des exportations mondiales d’urée, se trouvent ainsi au cœur d’un verrou stratégique. Et, contrairement au pétrole, il n’existe aucune réserve mondiale d’engrais azotés susceptible d’amortir durablement le choc.

Le résultat est direct : les prix des engrais ont déjà bondi de 30 %. Comme l’a résumé Máximo Torero, économiste en chef de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l’agriculture (FAO), il ne s’agit pas seulement d’un choc énergétique, mais d’« un choc systémique affectant les systèmes agroalimentaires mondiaux ». Et les conséquences sont différées : un choc sur les engrais n’apparaît pas immédiatement dans les rayons, mais une ou deux saisons plus tard, lorsque les récoltes diminuent et que les prix alimentaires augmentent à leur tour.

Autrement dit, un choc sur les engrais n’est pas un simple épisode logistique. C’est un choc différé sur l’alimentation mondiale.

Une dépendance construite sur un siècle

Cette dépendance n’a rien d’accidentel. Elle résulte d’un siècle de construction industrielle. Aujourd’hui encore, virtuellement 99 % de l’azote synthétique mondial est produit grâce au procédé Haber-Bosch, qui transforme le gaz naturel en ammoniac. Ce modèle a permis d’accroître massivement les rendements. Mais il a aussi lié notre sécurité alimentaire à quelques ressources fossiles, à quelques grands producteurs, à quelques routes maritimes, et à un petit nombre d’entreprises capables de fournir les intrants à grande échelle.

La guerre en Ukraine avait déjà servi d’avertissement. En 2022, les prix des engrais avaient triplé en quelques mois. Dans le même temps, les neuf plus grandes entreprises mondiales d’engrais avaient presque doublé leurs profits. Cette séquence avait montré une chose simple : lorsque les engrais deviennent rares ou inabordables, ce sont les systèmes alimentaires eux-mêmes qui vacillent.

Aujourd’hui, le risque repart. Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime que 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire si la crise se prolonge. La Chine, de son côté, a suspendu ses exportations de phosphate jusqu’en août. Et la FAO ne donne pas plus de trois mois avant que les effets sur les semis ne deviennent irréversibles.

Pourquoi les solutions « technologiques » ne suffisent pas

La tentation, face à un tel constat, est de chercher une réponse uniquement technologique. L’ammoniac vert, produit à partir d’électricité décarbonée et d’hydrogène issu de l’électrolyse de l’eau, suscite beaucoup d’espoirs. L’agriculture de précision promet, elle, d’ajuster au plus près les apports d’intrants.

Mais ces pistes ne répondent ni à l’urgence du moment ni à la racine du problème : la dépendance structurelle d’une grande partie de l’agriculture mondiale aux engrais azotés de synthèse. Même sur le plan industriel, moins de 1 % de l’ammoniac mondial est aujourd’hui produit par des voies décarbonées. Quant à l’agriculture de précision, elle peut améliorer l’efficience des apports à l’échelle de la parcelle, mais elle ne supprime ni la dépendance structurelle aux engrais de synthèse ni la vulnérabilité des systèmes agricoles lorsque ces intrants deviennent rares ou hors de prix.

La vraie question n’est donc pas seulement de sécuriser l’approvisionnement en engrais. Elle est de réduire la part de notre agriculture qui en dépend mécaniquement.

 

 

Les cultures oubliées : une réponse sous nos yeux

C’est ici qu’interviennent des plantes largement absentes des grands débats agricoles : les cultures négligées et sous-utilisées, souvent désignées par l’acronyme anglais NUS (Neglected and Underutilized Species). Fonio, niébé, voandzou, teff, amarante, moringa, espèces sauvages apparentées aux cultures vivrières : beaucoup de ces plantes ont nourri des populations pendant des siècles avant d’être marginalisées par la spécialisation agricole moderne.

Leur intérêt, dans le contexte actuel, est loin d’être marginal.

D’abord, nombre d’entre elles sont des légumineuses. Grâce à une symbiose avec des bactéries du sol, elles sont capables de fixer l’azote atmosphérique au niveau de leurs racines. En pratique, cela signifie qu’elles peuvent réduire substantiellement le besoin en urée de synthèse. Cela signifie également qu’elles peuvent réduire substantiellement le besoin en urée de synthèse, surtout lorsqu’elles sont intégrées dans des rotations avec des céréales, car elles laissent souvent au sol une partie de l’azote bénéfique aux cultures suivantes.

Ensuite, beaucoup de ces cultures sont plus résilientes que les cultures dominantes face à la sécheresse, aux températures élevées et aux sols pauvres. Des études économiques récentes montrent aussi que les exploitations qui les cultivent affichent souvent des coûts d’intrants plus faibles et une plus grande stabilité face aux chocs extérieurs. Dans les régions où les agriculteurs ont peu de marge financière, cette diversification n’a rien d’un luxe : elle relève d’une forme de sécurité agronomique.

En Afrique subsaharienne, où la dépendance aux intrants importés demeure très forte, cette question est particulièrement aiguë. Des initiatives de grande ampleur montrent d’ailleurs que des transitions sont possibles.

 

En Inde, par exemple, le programme Natural Farming d’Andhra Pradesh mobilise déjà plusieurs millions d’agriculteurs dans des trajectoires de réduction ou de sortie des intrants de synthèse.

Ces cultures présentent en outre un autre avantage majeur. La dépendance aux engrais de synthèse n’est pas seulement un problème géopolitique ou économique. C’est aussi un problème écologique. Leur fabrication est énergivore, et 60 % des émissions liées aux engrais se produiraient après leur application au champ, lorsque l’azote apporté au sol est transformé par les processus microbiens en oxyde nitreux, un gaz à effet de serre particulièrement puissant. Réduire cette dépendance, c’est donc agir à la fois sur la vulnérabilité des systèmes alimentaires et sur leur empreinte environnementale.

Mais alors, Si ces cultures sont si prometteuses, pourquoi restent-elles si marginales ? La réponse est connue. Elles ont longtemps été les grandes oubliées des politiques agricoles, de la recherche, de la sélection variétale, des filières semencières et des marchés. Elles souffrent moins d’une faiblesse intrinsèque que d’un déficit massif d’investissement, de reconnaissance et de structuration.

 

Ce que la crise devrait changer

C’est là que la crise actuelle devrait agir comme un révélateur. Car une réouverture d’Ormuz, si elle se produit, ne résoudra pas le problème de fond. Des travaux du Kiel Institute for the World Economy montrent qu’une fermeture même brève peut suffire à perturber durablement une saison agricole. Le prochain choc viendra d’ailleurs : autre conflit, sécheresse majeure, blocage maritime, restriction à l’exportation, flambée des prix de l’énergie.

Il est donc temps de changer d’échelle et de logique.

Cela suppose d’abord de réorienter une partie des soutiens publics aujourd’hui concentrés sur des modèles agricoles fortement dépendants des intrants chimiques. Or près de 90 % des 540 milliards de dollars (plus de 457,8 milliards d’euros) de soutien agricole annuel mondial vont encore à des formes de production qui entretiennent cette dépendance.

Cela suppose ensuite d’investir beaucoup plus sérieusement dans la recherche sur les cultures négligées et sous-utilisées : caractérisation des ressources génétiques, amélioration variétale, sélection participative, agronomie des associations culturales, filières semencières décentralisées, débouchés alimentaires et transformation.

Cela suppose enfin de reconstruire des systèmes alimentaires plus diversifiés, plus territorialisés, moins suspendus à quelques points de passage maritimes et à quelques chaînes d’approvisionnement mondialisées.

La crise d’Ormuz n’est pas une anomalie dans un système alimentaire autrement robuste. Elle révèle, au contraire, la profondeur d’une dépendance construite depuis des décennies. En cherchant partout comment sécuriser les flux, nous avons trop peu réfléchi à la manière de réduire notre exposition. Les cultures que l’on a dites mineures, traditionnelles ou oubliées, pourraient précisément nous aider à le faire.

Il ne s’agit pas de romaniser le passé ni de prétendre que ces cultures oubliées remplaceront à elles seules les grandes cultures mondiales. Il s’agit de reconnaître qu’un système agricole plus diversifié, moins dépendant des engrais de synthèse et mieux enraciné dans les réalités locales serait aussi plus résistant aux crises à venir.

Les cultures oubliées ne régleront pas à elles seules la crise d’Ormuz. Mais elles font partie des rares réponses qui s’attaquent à sa cause profonde : notre dépendance excessive à un modèle agricole intensif, fossile et vulnérable


SOURCE : Cet article a été réalisé avec Rémi Hémeryck, délégué général de l’ONG SOS Sahel International, France.

 

16 avril 2026

GUERRE DU GOLF AU MOYEN-PRIENT AVEC L'IRAN !

Actualité

Actualité internationale

Marines militaires

 

Avec ses 112 000 tonnes, le plus grand porte-avions du monde va battre en mai un record qui révèle l’état de tension extrême de l’US Navy

Publié le 16/04/2026

Guillaume Aigron

11 mois en mer : le porte-avions USS Gerald R. Ford pulvérise un record et révèle la pression sur la marine américaine. « Le géant des mers qui ne rentrait plus au port …

 

11 mois en mer : le porte-avions USS Gerald R. Ford pulvérise un record et révèle la pression sur la marine américaine.

« Le géant des mers qui ne rentrait plus au port », cela pourrait être le nom d’un livre d’Hemingway mais il s’agit en réalité du résumé de la situation de l’USS Gerald R.Ford.
Depuis juin 2025, le plus grand porte-avions et le plus moderne du monde enchaîne les missions sans interruption pour un record historique depuis la fin de la Guerre froide qui sera établi en mai.
Malheureusement, ce record est également le symptôme d’une tension permanente sur la plus grande flotte militaire du monde, rarement bon signe !

 

L’USS Gerald R. Ford dépasse les 11 mois en mer établissant un nouveau record pour l’US Navy depuis la fin de la guerre froide

Le USS Gerald R. Ford est le plus grand bâtiment de guerre du monde avec un déplacement de 112 000 tonnes. C’est également le fleuron technologique de la marine américaine, conçu pour dominer les opérations aéronavales du XXIe siècle.

Parti de Norfolk en juin 2025, il devait initialement effectuer un déploiement classique d’environ 7 mois, conformément au plan de rotation standard de la U.S. Navy.

Seulement… la réalité géopolitique en a décidé autrement.

 

Le navire dépasse aujourd’hui les 295 jours de mission, battant le précédent record détenu par le USS Abraham Lincoln pendant la pandémie de COVID-19.
La mission devrait finalement atteindre environ 11 mois, soit près de 330 jours en mer, un record depuis la fin de la guerre froide (le record absolu restant celui du USS Midway avec 332 jours pendant la guerre du Vietnam).

Une présence mondiale qui ne cesse de s’étendre

Outre la durée, il faut noter que le navire aura été mis à rude épreuve.

En moins d’un an, l’USS Gerald R.Ford a ainsi été redéployé sur plusieurs zones stratégiques :

 

  • Méditerranée orientale
  • Caraïbes
  • Moyen-Orient
  • Mer Rouge

Un véritable tour du monde opérationnel, dicté par l’évolution des crises.

Ces déplacements répondaient bien entendu à des enjeux géopolitiques très différents, de la dissuasion face à la Russie après la guerre en Ukraine à la sécurisation des routes maritimes au Moyen-Orient.

Une flexibilité impressionnante… mais qui a aussi un prix.

 

Pourquoi les déploiements deviennent de plus en plus longs

Officiellement, le modèle opérationnel du « roi des géants » repose sur un cycle optimisé :

 

  • 7 mois de déploiement
  • période de maintenance
  • entraînement avant nouveau départ

Dans les faits, ce modèle est de plus en plus difficile à tenir, notamment en raison de la pénurie chronique de porte-avions dont fit preuve l’US Navy. En effet, sur le papier, elle est supposée en avoir 11. En réalité d’après plusieurs sources anglosaxonnes, en 2026 seuls 4 à 6 porte-avions sont véritablement déployés ou prêts à l’être, comme le USS Gerald R. Ford ou le USS Abraham Lincoln, positionnés selon les besoins en Méditerranée, en mer Rouge ou dans le Pacifique. À côté, 3 à 4 bâtiments sont immobilisés en maintenance lourde (parfois pendant plusieurs mois) notamment des unités comme le USS Nimitz ou le USS George H. W. Bush, dont les cycles d’entretien deviennent de plus en plus exigeants. Enfin, 1 à 2 porte-avions se trouvent dans une zone grise, en essais ou en phase de préparation, à l’image du futur USS John F. Kennedy, techniquement en service mais pas encore projetable.

Autrement dit, derrière la puissance affichée, la flotte américaine fonctionne en permanence avec une marge opérationnelle très réduite, ce qui explique pourquoi chaque déploiement tend aujourd’hui à s’allonger.

 

Dans le cas du USS Gerald R. Ford, ce déploiement devient un symbole de cette pression structurelle.

 

Un colosse aux pieds d’argiles

Derrière son image de vitrine technologique, le USS Gerald R. Ford accumule depuis 2025 une série de problèmes très concrets qui viennent rappeler qu’un navire ultra-moderne reste une machine complexe… parfois capricieuse.

Le cas le plus médiatisé concerne son système de toilettes sous vide, censé être plus efficace, mais qui s’avère particulièrement sensible : depuis 2023, il nécessite quasiment une intervention quotidienne, avec un pic impressionnant de 205 pannes en quatre jours en mars 2025 ! En février 2026, lors d’une escale à Souda en Crète, plusieurs centaines de kilos de déchets ont dû être extraits des canalisations, retardant des opérations en mer Rouge. Comme si cela ne suffisait pas, un incendie s’est déclaré le 12 mars 2026 dans la buanderie du bord, blessant plusieurs marins et endommageant une centaine de couchettes, obligeant plus de 600 membres d’équipage à dormir dans des conditions dégradées pendant plusieurs jours.

Ces incidents s’ajoutent à des difficultés plus structurelles liées au programme lui-même : les catapultes électromagnétiques EMALS et le système d’arrêt AAG, censés révolutionner les opérations aériennes, ont connu des problèmes de fiabilité et des besoins de maintenance supérieurs aux attentes. Résultat : même le porte-avions le plus avancé du monde n’échappe pas à une réalité simple : la technologie de pointe peut offrir un avantage décisif, mais elle augmente aussi le risque de fragilité opérationnelle.

 

Le déploiement prolongé entraîne mécaniquement une usure accélérée 

des équipements et des contraintes logistiques accrues.

Un porte-avions n’est pas seulement une base flottante. C’est une machine extrêmement complexe qui nécessite des cycles réguliers d’entretien lourd… dont on le prive en le maintenant au-delà de son cycle opérationnel prévu à la base.

 

Une maintenance sous tension côté industriel

Ce prolongement pose une dernière question clé : que se passe-t-il après ?

Le retour du USS Gerald R. Ford est attendu avec une contrainte majeure : son calendrier de maintenance est déjà saturé.

Le chantier naval de Norfolk doit absorber :

  • L’entretien Porte-Avions du Ford
  • la maintenance d’autres porte-avions
  • les retards accumulés sur plusieurs programmes

Les autorités américaines commencent d’ailleurs à s’inquiéter.

Des élus ont demandé des précisions sur l’impact de ce déploiement prolongé sur les cycles industriels. La réponse de la marine est claire : les chantiers s’adaptent… mais au prix d’une organisation sous tension.

 

 

Des records souvent invisibles… et volontairement cachés

Le cas du USS Gerald R. Ford attire l’attention, mais il est loin d’être isolé. Dans les marines modernes, certains records de durée en mer restent volontairement discrets, voire totalement inconnus du grand public. Pour des raisons évidentes de sécurité opérationnelle, les missions les plus sensibles notamment celles liées à la dissuasion nucléaire sont rarement détaillées.

La Royal Navy en offre un exemple frappant : le sous-marin nucléaire HMS Vengeance a passé 201 jours en mer entre août 2023 et mars 2024, sans escale et quasiment sans contact avec l’extérieur. Un record déjà impressionnant… pourtant dépassé en 2025 par un autre sous-marin britannique resté 204 jours en plongée, dont l’identité n’a pas été révélée.

Même symptômes et mêmes causes pour la Royal Navy et l’US Navy qui semblent au bord d’asphyxie… et qui ne sont pas particulièrement fières de ces records qui révèlent leur fragilité à leurs ennemis potentiels.

Sources :

  • Defence Industry EuropeUSS Gerald R. Ford sets longest U.S. Navy aircraft carrier deployment record since Cold War (15 avril 2026),
    https://defence-industry.eu/uss-gerald-r-ford-sets-longest-u-s-navy-aircraft-carrier-deployment-record-since-cold-war /
    article détaillant le déploiement exceptionnellement long de l’USS Gerald R. Ford, replacé dans le contexte des opérations navales américaines depuis la fin de la guerre froide et des exigences opérationnelles accrues.
  • International Business Times UKUSS Gerald R. Ford fire maintenance crisis (23 mars 2026),
    https://www.ibtimes.co.uk/uss-gerald-r-ford-fire-maintenance-crisis-178762 6
    article revenant sur les difficultés techniques et de maintenance du porte-avions, notamment les incidents et problèmes structurels ayant affecté sa disponibilité opérationnelle.
  • 24/7 Wall St., Every U.S. aircraft carrier still in service and how long it’s been sailing (18 août 2025),
    /
    analyse recensant l’ensemble des porte-avions américains en service, leur ancienneté et leur durée d’activité, offrant un éclairage comparatif sur la flotte et son évolution.

 

 

16 avril 2026

 

« Trump annonce que la Chine accepte de ne pas livrer d’armes à l’Iran »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 16 Avr 2026 | A la uneGuerre | 15 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Nous sommes typiquement dans une situation VICA pour volatile, incertaine, complexe et ambiguë, entre ce qui est dit, ce qui est caché, ce qui est négocié en sous main, sans même parler des mensonges, des intoxications et de la propagande, se faire un avis éclairé sur la situation est pour le moins compliqué.

Alors que l’on parle de plus en plus d’une reprise des pourparlers à Islamabad au Pakistan, entre les délégations iranienne et américaine, le cessez-le-feu, tant bien mal tient donnant un répit au monde et des espoirs de paix bien nécessaires, voilà que Trump, vient de poster encore un nouveau message.

 

Remercier la Chine et la menacer en même temps !

Que dit Trump ? Je cite: « La Chine est ravie que j’ouvre définitivement le détroit d’Ormuz. Je le fais aussi pour elle, et pour le monde entier. Cette situation ne se reproduira plus jamais. Ils ont accepté de ne pas envoyer d’armes à l’Iran. Le président Xi me fera une accolade chaleureuse quand j’arriverai dans quelques semaines. Nous collaborons intelligemment et efficacement ! N’est-ce pas préférable à la guerre ? MAIS N’OUBLIEZ PAS, nous sommes très efficaces au combat, si nécessaire, bien meilleurs que quiconque ! Président DJT »

“China is very happy that I am permanently opening the Strait of Hormuz. I am doing it for them, also – And the World. This situation will never happen again. They have agreed not to send weapons to Iran…” – President Donald J. Trump pic.twitter.com/g2LbmMJS5a

— The White House (@WhiteHouse) April 15, 2026

La paix est préférable à la guerre, mais les États-Unis peuvent faire la guerre avec une force totale et n’hésiteront pas à utiliser toute leur puissance (ce que l’on veut bien croire vu le palmarès récent de ce pays depuis le 11 septembre 2001).

Il dit aussi que la Chine a accepté de ne pas livrer d’armes à l’Iran. C’est évidemment une information capitale et si cela est vrai, alors une solution négociée est sans doute à portée d’accord et ce serait enfin une excellente nouvelle.

Il dit enfin que le président chinois va lui donner une accolade… pour cette dernière remarque rien n’est moins sûr, car Xi Jinping n’est pas d’une nature très expansive, trait de caractère renforcé par la nécessité d’incarner la puissance de la Chine. Mais cela est sans importance par rapport à la paix ou à la guerre entre les grandes puissances de ce monde.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

Pénurie. Le kérosène inquiète la Commission Européenne.

par Charles Sannat | 16 Avr 2026 | Grille articlePénuries | 11 commentaires

 

C’est un article du Figaro reprenant l’AFP (source ici) qui nous fait part de l’inquiétude de la Commission européenne sur les problèmes d’approvisionnement en kérosène dans un « avenir proche ».

Vous apprécierez la Novlangue européenne et le sens de la litote de la porte-parole de la commission, Anna-Kaisa Itkonen, pour qui « il n’y a pas de pénuries de carburant dans l’Union européenne à l’heure actuelle » tout en s’inquiétants de « possibles difficultés d’approvisionnement de l’Europe en kérosène dans un avenir proche, en raison de la guerre au Moyen-Orient ».

Pour résumer, tout va bien, jusqu’au moment où cela ira mal…

Or, le rôle des dirigeants c’est justement d’anticiper. L’adage populaire dit « diriger c’est prévoir ». Simple. Efficace. Evident.

« À l’heure actuelle », il n’y a pas de pénurie de carburant dans l’Union européenne, mais des difficultés d’approvisionnement pourraient survenir dans un avenir proche en particulier pour le kérosène, principale source de préoccupation » …

Elle aurait pu également évoquer le Gasoil, notre bon diesel dont nous ne raffinons pas, loin de là, de quoi couvrir notre consommation.

 

Il va donc y avoir pénurie de gasoil et de kérosène.

Ce ne sera pas une pénurie totale, loin de là, ce sera un manque de 20 à 40 % mais c’est largement suffisant pour entraîner une hausse des prix problématiques et des perturbations importantes.

Diriger c’est prévoir… pas uniquement détourner et se servir.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

Panique à Washington sur les risques cyber. Les banques ultra vulnérables, des failles trouvées par les IA.

par Charles Sannat | 15 Avr 2026 | Bourse et marchés financiersGrille article | 11 commentaires

 

C’est la panique à Washington où une réunion confidentielle s’est tenue à la Maison Blanche avec les géants de la tech et de la finance.

La cause de cette grande peur ?

Les derniers modèles d’IA qui sont redoutables notamment pour détecter et scanner toutes les failles de sécurité des grands systèmes bancaires et financiers mondiaux.

En clair derniers modèles d’intelligence artificielle, en particulier ceux développés par OpenAI et Anthropic, sont tellement puissants… qu’ils en sont redoutablement dangereux pour la sécurité informatique de tous nos systèmes critiques (finance, banques, nucléaire etc.) s’ils venaient à tomber entre de mauvaises mains ou que certains en faisaient une mauvaise utilisation ce qui a une probabilité proche de 100 % d’arriver. (Source BFMTV ici)

« Le directeur national de la cybersécurité Sean Cairncross, le vice-président JD Vance et le secrétaire au Trésor Scott Bessent ont réuni plusieurs dirigeants majeurs des secteurs technologique et financier afin de discuter des craintes et des menaces posées par les nouveaux outils d’IA, dont la dernière itération est particulièrement puissante.
C’est le directeur national de la cybersécurité, Sean Cairncross qui coordonne la réponse de l’administration en réunissant plusieurs agences afin d’identifier les failles des infrastructures critiques et de renforcer les systèmes susceptibles d’être exploités par l’IA.

Pour le moment le nouveau modèle d’Anthropic n’est pas encore sorti car il faut que toute l’industrie de la cybersécurité s’adapte et c’est loin d’être aussi rapide… que les progrès phénoménaux de l’IA.

La crainte, vous l’avez compris, c’est que les nouveaux modèles d’IA identifient trop rapidement des vulnérabilités dites « zero-day » (des failles informatiques encore inconnues et sans correctif, ndlr) et qu’elles soient ensuite exploitées trop vite sans laisser le temps aux entreprises de corriger ces défauts majeurs de sécurité.

 

Mythos… trop puissant pour être rendu public

« Parmi les modèles évoqués figure Mythos, développé par Anthropic. Le modèle a été déployé auprès d’un groupe très restreint d’entreprises, dont Apple, Google, Microsoft, Nvidia, Palo Alto Networks et CrowdStrike. Jugé trop puissant pour une diffusion publique, notamment dans sa capacité à détecter et exploiter des failles logicielles, il est testé en amont afin de corriger d’éventuelles vulnérabilités avant un déploiement élargi. »

Nous entrons en « terra incognito », la terre inconnue et elle présente des dangers innombrables, surtout, ceux que nous ne connaissons pas.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

15 avril 2026

LES CONSEQUENCES ECONOMIQUES

 

SUR LES ENERGIES FOSSILES AVEC

 

LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT 

 

Diesel Excellium remplacé par le diesel standard : quelles sont les différences entre ces deux carburants ?

Le diesel Excellium présente des additifs supplémentaires contrairement au diesel standard qui s'apparente à une version « simplifiée ». [REUTERS/Benoit Tessier]

Par Laura Willinger

Publié le 14/04/2026 à 10h52 - Mis à jour le 14/04/2026 à 10h53

En raison de la guerre au Moyen-Orient, la France constate une flambée des prix du carburant. Si une légère baisse des prix a déjà eu lieu au cours du week-end, Total Energies a affirmé vouloir remplacer son diesel Excellium par son diesel standard jusqu’à nouvel ordre afin d’assurer un plafonnement tarifaire.

Face à la crise énergétique, les prix des carburants atteignent des sommets jamais vus. Avec des prix au litre dépassant les 2 €, il devient compliqué pour les automobilistes de faire un plein complet sans se ruiner. En ce qui concerne le diesel, ses tarifs avoisinent les 2,30 € le litre. Un prix élevé qui a pourtant été baissé de près de 10 centimes par Total Energies au cours du week-end dernier.

Pour pallier cette hausse budgétaire, le géant du carburant a annoncé remplacer son diesel Excellium par du diesel standard. Le but ? Permettre aux automobilistes de faire le plein avec un prix au litre « plus raisonnable ».

Dans un communiqué publié le 7 avril dernier, le groupe Total a décrété vouloir « donner la priorité aux pouvoirs d’achat de ses clients ». Pour ce faire, il assure que supprimer le diesel Excellium, qui est plus coûteux, permettra de soulager les consommateurs. TotalEnergies précise tout de même que cette décision pourra être amenée à être modifiée d’ici à la fin du mois.

 

Quelles sont les différences ?

Si à première vue ces deux carburants semblent similaires, Total Energies assure que l’Excellium préserve davantage le moteur des voitures. « [L’Excellium réduit] jusqu’à 98 % l’encrassement des injecteurs par rapport à un carburant ordinaire », peut-on lire dans le communiqué. La filiale affirme aussi que « 45 % des dépôts du moteur sont éliminés dès le deuxième plein ». Concrètement, l’Excellium permet de prolonger la durée de vie du moteur et assure davantage d’autonomie avec une réduction de la consommation pouvant aller jusqu’à 4 %.

 

Même si le diesel Excellium n’est plus commercialisé jusqu’à nouvel ordre, le groupe Total indique qu’il est tout à fait possible de remplacer ce diesel premium par sa version standard, sans que cela ne présente de risques pour le moteur. En effet, ces deux carburants partagent la même base, il est donc tout à fait possible de mélanger ces deux types de gazole.

 

Prix des carburants : pourquoi le diesel est-il en ce moment plus cher que l’essence ?

Aujourd'hui, en France en moyenne, le litre de gazole coûte 2,32 euros à la pompe, contre 2.02 pour l'essence. [Lionel BONAVENTURE / AFP]

Par CNEWS

Publié le 08/04/2026 à 23h19

En ce moment, le prix du gazole, ou diesel, est supérieur au prix de l'essence à la pompe. En cause, le conflit au Moyen-Orient, mais pas que... Explications.

Un prix à la pompe qui s'envole. Historiquement et comme c'était le cas pendant de nombreuses années, le prix du gazole était inférieur au prix de l'essence en France. Mais depuis plusieurs jours, notamment depuis le début du conflit au Moyen-Orient en mars, les choses se sont inversées. 

Aujourd'hui, en moyenne, le litre de gazole coûte 2,32 euros à la pompe, contre 2.02 euros pour l'essence. Si le gazole est légèrement moins taxé que l'essence, l'explication de la hausse de son prix peut se trouver ailleurs. 

Le pétrole au centre du sujet

Avant d'arriver jusqu'à la pompe pour que les consommateurs puissent faire leur plein, l'essence et le gazole ont tous les deux besoins d'une matière première indispensable : le pétrole. Et depuis le début du conflit, le prix du baril a grimpé en flèche. Début avril, il se situait aux alentours des 110$. 

 

Dans un litre de gazole, la part de matière première, donc de pétrole, a augmenté de 96% contre seulement 57% pour l'essence. Plus il y a besoin de matière première, plus les prix à la pompe augmentent. C'est ce qui impacte le gazole depuis plusieurs semaines.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, c'est tout le monde entier, ou presque, qui voit les prix de l'essence et du gazole augmenter. 

 

 

Prix des carburants : quel est cet article du code du commerce qui peut être déclenché en cas de crise ?

 

Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation et sa durée de validité ne peut excéder six mois. [Sameer Al-DOUMY / AFP]

Par CNEWS

Publié le 08/04/2026 à 23h05 - Mis à jour le 08/04/2026 à 23h05

Alors que la crise énergétique liée à la guerre en Iran a conduit à la flambée des prix du carburant en France, un article du code du commerce pourrait être déclenché par les pouvoirs publics en cas de situation d’urgence.

Une mesure exceptionnelle. Alors que le gouvernement a jusqu'ici refusé de réduire la fiscalité sur les carburants - en réponse à la flambée des prix liée à la guerre en Iran - se contentant de mettre en place des dispositifs «mineurs», oppositions et syndicats réclament des mesures fortes et généralisées pour donner de l’air aux Français frappés de plein fouet par l’inflation. Pour ce faire, un article du Code du commerce pourrait être déclenché par l’exécutif en cas d’urgence.

Selon l’article L410-2 du Code de commerce, le gouvernement peut, en cas de situation économique exceptionnelle, bloquer par décret et pour une durée maximale de 6 mois, les prix d’un certain nombre de produits, dont le carburant. « Dans les secteurs où la concurrence par les prix est limitée en raison de situations de monopole ou de difficultés d’approvisionnement (…) un décret en Conseil d’Etat peut réglementer les prix après consultation de l’Autorité de la concurrence », précise le texte.

« Le gouvernement peut arrêter, par décret en Conseil d’Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Sa durée de validité ne peut excéder six mois », confirme l’article.

 

Les gouvernements européens s'activent

Les prix des biens, produits et services concernés par la possibilité du blocage par décret sont ceux « relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l’ordonnance n°45-1483 du 30 juin 1945 ». En complément, oppositions et syndicats réclament aussi un prélèvement exceptionnel sur les profits des grands groupes d’énergie qui profitent de la flambée des cours mondiaux. Ce surplus de recettes fiscales pourrait ainsi financer les pertes liées au blocage des prix.

Contrairement à la France, d’autres gouvernements européens ont fait un geste en faveur des consommateurs. L’Espagne a ainsi présenté un plan de 5 milliards deuros incluant une baisse de la TVA et une remise de 30 centimes par litre de carburant. L’Italie a mis en place un décret-loi qui réduit temporairement le prix des carburants de 25 centimes par litre, tandis que des pays comme le Portugal, la Serbie, la Croatie ou la Hongrie, ont mis en place des dispositifs similaires.

 

Blocage des prix, baisse de la TVA, chèques énergie... Ce que réclament les oppositions et les syndicats face à la flambée des prix du carburant

 

La flambée des prix des carburants a provoqué une hausse de l'inflation en France de 1,7% au mois de mars. [Benoit Tessier / REUTERS]

Par Baptiste Régnard

Publié le 02/04/2026 à 13h39 - Mis à jour le 02/04/2026 à 14h03

Alors que la flambée des prix du carburant pèse de plus en plus lourd sur l’économie française, avec une inflation mesurée à 1,7% en mars, le gouvernement se refuse à prendre des mesures globalisées, insistant sur des dispositifs ciblés. Oppositions et syndicats réclament pourtant des actions d’urgence.

La France va-t-elle agir pour limiter les conséquences de la flambée des prix, notamment des carburants, consécutive à la guerre en Iran, qui pèse de plus en plus lourd sur l’économie nationale ? Si des dispositifs spécifiques ont été mis en place pour les secteurs des transports, de la pêche ou de l’agriculture, l’opposition et les syndicats réclament des mesures généralisées, sur le modèle de l'Espagne ou de l'Italie, pour donner de l’air aux Français frappés de plein fouet par l’inflation.

Depuis le déclenchement du conflit il y a un mois, le prix du gaz a augmenté de 70% en Europe et le pétrole d'environ 60%, soit une hausse de la facture de 14 milliards d'euros pour l'Union européenne. Face à cette flambée, les Européens ont réagi en ordre dispersé. Le gouvernement français, contraint à la discipline budgétaire pour maintenir le déficit à 5% du PIB cette année, a jusqu'ici refusé de réduire la fiscalité sur les carburants, se contentant de dispositifs « mineurs ». 

Alors que l’Espagne a présenté un plan de 5 milliards d'euros incluant une baisse de la TVA et une remise de 30 centimes par litre de carburant, tandis que l’Italie a mis en place un décret-loi qui réduit temporairement le prix des carburants de 25 centimes par litre, la France s’est contentée de pallier les difficultés de trésorerie des secteurs les plus touchés - pêche, agriculture, transports - avec des aides «ciblées», éventuellement reconductibles, pour un total de 70 millions d'euros mensuels.

 

 

Blocage des prix et réduction des taxes 

Pas suffisant pour les oppositions, qui réclament des mesures fortes. À commencer par le blocage des prix. La France insoumise (LFI) a déposé une proposition de loi pour un gel temporaire des prix de l’énergie pendant une durée maximale de trois mois. Ce dispositif « strictement encadré » et « proportionné aux circonstances » vise à « garantir que les conséquences des crises énergétiques internationales ne soient pas supportées principalement par les consommateurs » selon les signataires du texte.

Le Parti communiste français a également déposé une proposition de loi au Sénat en ce sens : un blocage des prix de l’essence et du gaz pendant six mois. Les parlementaires défendent également l’encadrement « des marges en période de crise ». Pour le PS et les Écologistes, opposés au blocage des prix en raison du « surplus de recettes pour l’État », le gouvernement doit compenser la hausse des prix par des «chèques énergie ciblés», notamment pour « les ménages les plus vulnérables ».

Le Rassemblement national (R.N) propose d’aller encore plus loin. Il réclame au gouvernement la baisse de la TVA sur les énergies de 20 à 5,5%. « Sur un plein de 40 à 50 litres, cela représente une baisse de 18 à 22 euros », a indiqué le député Jean-Philippe Tanguy. « La première chose à faire quand on a un surplus de fiscalité dans une situation de crise où il faut des décisions extrêmement rapides, c'est d'y renoncer, en baissant la TVA et en baissant les taxes sur les carburants », a abondé Marine Le Pen. 

 

Les syndicats vent debout

Dans le sillage des oppositions, les syndicats ont également mis la pression sur le gouvernement. « Mon message au Premier ministre a été très clair : nous ne voulons pas de mesurettes. Il nous faut une remise de 30 centimes du litre de GNR (gazole non routier) en pied de facture pour le carburant. Tout de suite », a lancé Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, principal syndicat agricole, dans une réunion publique à Caen.

Il a aussi estimé qu'il fallait « d'urgence faire fléchir » l'UE sur la taxe carbone aux frontières sur les fertilisants : « nous ne pouvons pas, dans ce contexte, voir les engrais s'envoler », a-t-il dit. Il a rappelé que le gouvernement français avait porté à Bruxelles une demande de suspension de ce dispositif alors que le prix des engrais flambe avec la guerre au Moyen-Orient, tout en relevant «la fin de non-recevoir» du Commissaire européen : « Nous ne pouvons le tolérer », a-t-il tonné.

Même son de cloche pour l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) qui a obtenu la «reconduction» de l'aide de 50 millions d'euros limitée jusque-là au mois d'avril, et qui réclame le maintien d'une «aide forfaitaire par véhicules», l'élargissement du dispositif à l'ensemble des entreprises du transport routier (marchandises, voyageurs et sanitaire), le traitement «immédiat et accéléré» des demandes de report de charges et le versement «rapide» des aides.

 

Inflation à 1,7% au mois de mars

Le SP95-E10 a atteint mercredi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, prenant 28 centimes depuis le début du conflit en Iran, soit un bond de 16,26%. Le gazole, carburant le plus utilisé des Français, avait lui atteint cette barre symbolique le 9 mars. Il se vendait en moyenne à 2,255 euros le litre, mercredi, après avoir atteint, la semaine dernière, un record absolu depuis 1985 en moyenne hebdomadaire, dépassant les plus hauts niveaux atteints après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

 

Une flambée des prix qui n'est pas sans conséquence. Cet important rebond des prix et particulièrement des produits pétroliers (+7,3% sur un an contre -2,9% en février), selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, a provoqué une hausse de l'inflation en France de 1,7% au mois de mars. Une tendance dont l'ampleur reste encore incertaine pour les mois à venir.

 

 

 

Le vrai prix du baril ? 133 $ contre 99 $ en cotation sur les marchés !

par Charles Sannat | 15 Avr 2026 | Choc PétrolierGrille article | 8 commentaires

 

C’est Wall Street Journal (source ici) qui revient sur cette histoire très importante de différence entre les prix du baril de pétrole réellement livrable et le prix du baril à terme coté sur les marchés financiers.

« 133 $ contre 99 $. Quel est le prix réel d’un baril de pétrole ? » se demande donc le Wall Street Journal.

La réponse est contenue dans le titre.

Actuellement, le prix physique du baril de pétrole est nettement supérieur aux cours affichés sur les marchés financiers.

Le Brent daté, qui reflète le prix du pétrole pour une livraison physique effective dans un délai de 10 à 30 jours, a atteint 132,74 dollars le baril lundi. Le Brent à échéance la plus proche s’est établi à 99,36 dollars le baril. L’écart entre ces deux prix est historique, selon Gary Ross , directeur général de Black Gold Investors. « Jamais le marché n’a connu une perturbation d’une telle ampleur sur le marché pétrolier, ni une telle incertitude quant à l’évolution future », a-t-il ajouté.

Vous avez le même phénomène sur les marchés des métaux précieux. Le prix de l’or physique et celui de l’or papier n’ont rien à voir. Plus la crise est forte, plus la demande de « physique » est importante et plus… l’écart entre le cotation des marchés financiers et la vraie vie est important. C’est ce que vous montre ce graphique ci-dessous.

 

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

 

 

12 avril 2026

« L'atmosphère s'est alourdie, et aucune des deux parties ne semblait disposée à tenir compte des préoccupations de l'autre » : dans les coulisses de la négociation entre l'Iran et les Etats-Unis

« GUERRE EN IRAN. Echec de négociations, le scénario noir commence »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 13 Avr 2026 | A la uneChoc Pétrolier | 17 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Ce week-end le monde entier avait les yeux tournés vers le Pakistan devenu capitale mondiale des négociations.

Au bout de quelques heures, c’est l’échec et le vice-président américain JD Vance a pris la parole pour annoncer le retour de la délégation américaine aux Etats-Unis.

Donald Trump, lui, a annoncé le blocus du détroit d’Ormuz à sont tour.

C’est le principe du siège et du contre-siège. Il s’agit ici de ne pas laisser l’Iran se servir du détroit et de bloquer tout le monde sauf ses navires. Désormais ses navires aussi seront bloqués privant notamment ses alliés chinois des livraisons iraniennes de pétrole.

Les Chinois sont prévenus. Si vous armez l’Iran, alors les droits de douane seront de 50 % sur toutes les chinoiseries possibles et imaginables.

Ce qui sort d’Ormuz ce sont les pétroliers iraniens pour la Chine. Ce qui rentre, ce sont des navires en provenance de la Chine avec de quoi faire le plein des missiles iraniens car le carburant liquide vient de Chine (en fait ce que l’on appelle des précurseurs) et 2 à 3 navires sont sur le point d’arriver. Ils n’arriveront sans doute pas, mais cela risque de poser quelques menus problèmes dans les heures qui viennent.

La guerre dure et le choc inflationniste est désormais incontournable et inévitable. Ce sera un choc plus important que celui post guerre en Ukraine et sans doute aussi plus durable. Les pénuries seront très importantes.

Pendant ce temps la marine américaine va déminer le détroit d’Ormuz.

 

L’Iran n’a plus comme atout maître dans son jeu que la capacité de blocage du détroit d’Ormuz et de Bab al Mandab Strait dans la mer Rouge avec ses alliés les Houthis du Yémen.

Si les États-Unis libèrent le passage du détroit d’Ormuz, alors l’Iran perdra son principal moyen de pression sur le reste du monde.

C’est tout l’enjeu des prochains jours qui seront cruciaux aussi bien pour l’économie mondiale que pour les marchés financiers car, comme je vous le dis dans cette vidéo nous entrons dans une fenêtre potentielle de correction boursière majeure qui s’ouvre le dimanche 12 avril et ne se refermera pas avant le 26 avril. C’est pour cela que j’ai rédigé tout un dossier pour mes abonnés à ma lettre de bourse de la Forteresse Financière consacré justement à ce sujet et intitulée « Le Krach aura lieu entre le 12 et 26 avril »Pour tous les renseignements c’est ici. 

 

Je vous explique tout dans cette vidéo.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

« L'atmosphère s'est alourdie, et aucune des deux parties ne semblait disposée à tenir compte des préoccupations de l'autre » : dans les coulisses de la négociation entre l'Iran et les Etats-Unis

Aucun deal n'a été trouvé entre Washington et Téhéran à Islamabad. Lors des trois rounds de négociation, Américains et Iraniens sont restés campés sur leurs positions.

 

Iran

Guerres et conflits

 

 

J. D. Vance, le vice-président américain, a annoncé dimanche matin qu'aucun accord n'avait été trouvé. (Photo Jacquelyn Martin/Pool/Reuters)

SOUCE : Par Clément Perruche

Publié le 12 avr. 2026 à 11:43Mis à jour le 12 avr. 2026 à 13:19

Il est 6h30, dimanche matin, lorsque J. D. Vance se présente devant la presse, dans l'hôtel Serena d'Islamabad, pour annoncer qu'aucun accord n'a été trouvé avec les Iraniens, malgré des discussions qui ont duré plus de vingt heures. « Les Iraniens n'ont pas voulu accepter nos termes », explique le vice-président américain, flanqué de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, ainsi que de Steve Witkoff, le conseiller pour le Moyen-Orient du président américain

Pas de « deal », donc. Cependant J. D. Vance a laissé la porte ouverte, en expliquant quitter le Pakistan avec « une proposition très simple ». « Nous verrons si les Iraniens l'acceptent », a-t-il ajouté pour conclure une conférence de presse éclair venue clôturer des négociations qui ont pris la forme d'un marathon. J. D. Vance était arrivé la veille, aux alentours de midi, pour tenter d'obtenir un accord de paix qui mettrait fin à la guerre en Iran, qui dure depuis maintenant plus de quarante jours.

 

Trois rounds tendus

Le vice-président américain a d'abord rencontré, samedi, les Pakistanais, avant de rencontrer les responsables Iraniens plus tard dans l'après-midi. Au total, ce sont plus de trois rounds, avec des rencontres en face-à-face entre Américains et Iraniens, qui ont eu lieu à Islamabad sous médiation pakistanaise. Côté iranien, la délégation était emmenée par Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi.

Lire aussi :

Guerre au Moyen-Orient : premier échec dans les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran à Islamabad

Le premier round, d'une durée de deux heures, a commencé de manière cordiale. J.D. Vance et Mohammad Ghalibaf se seraient serré la main. « Cependant, les deux parties sont parties de positions maximalistes », explique un haut responsable pakistanais sous couvert d'anonymat.

C'est lors du second round que les points d'achoppement entre Washington et Téhéran se sont fait jour. Les points de friction incluent la réouverture du détroit d'Ormuz, le dégel de certains actifs iraniens, l'arrêt de l'enrichissement d'uranium par l'Iran et le cessez-le-feu au Liban. « L'atmosphère s'est alourdie, et aucune des deux parties ne semblait disposée à écouter ou à tenir compte des préoccupations de l'autre. Si le ton est resté modéré, de profondes divergences sont apparues, chacune campant sur ses positions », raconte ce même responsable pakistanais.

Le troisième round aurait été « le plus long et le plus compliqué » : « les deux parties ont continué à camper sur leurs positions concernant les principaux points de discorde », poursuit cette même source. « Pendant les pauses, les deux délégations sont restées en contact avec leurs dirigeants respectifs. Vance a continué à tenir le président Trump informé, et maintenant que les pourparlers sont terminés, la décision concernant le sort du cessez-le-feu revient au président Trump. »

Les médiateurs pakistanais auraient poussé pour que les deux parties s'accordent sur une feuille de route fixant les prochaines étapes des négociations - en vain. « Les efforts se poursuivent pour convaincre les deux parties d'accepter de prolonger le cessez-le-feu, mais aucune annonce n'est attendue avant que le délai de deux semaines [du cessez-le-feu, NDLR] ne touche à sa fin », continue ce même haut responsable pakistanais.

 

Première étape importante

Si cette première session de négociation s'est soldée par un échec, avoir réuni dans la même pièce Américains et Iraniens est déjà un exploit. Jamais une rencontre en face-à-face de ce niveau n'avait eu lieu depuis la Révolution islamique de 1979.

 

Lire aussi :

« Si les Iraniens tentent de se moquer de nous… » : J. D. Vance à la manoeuvre pour des négociations sous haute tension au Pakistan

Il en fallait, du talent diplomatique, pour rassembler dans une même pièce Américains et Iraniens. Lors de la conférence de presse qu'il a donnée après avoir passé une nuit blanche passée à négocier, enfermé avec les Iraniens dans l'hôtel Serena, J. D. Vance a adressé ses premiers mots à ses amis pakistanais, au premier rang desquels Shehbaz Sharif, le Premier ministre, et Asim Munir, le chef de l'armée. Tous deux ont été des « hôtes incroyables » et si les négociations ont échoué, « ce n'est pas à cause des Pakistanais, qui ont fait un travail formidable », a expliqué le vice-président américain devant la presse.

 

 

Vers d'autres négociations ?

Négocier avec l'Iran est ardu, et rares sont ceux qui s'attendaient à ce qu'Iraniens et Américains trouvent un accord dès ce week-end. « Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session », a d'ailleurs déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei à la télévision d'Etat iranienne. « D'autres pourparlers pourraient avoir lieu, mais on ne sait pas encore s'ils se tiendront au Pakistan ou ailleurs », a écrit sur X Michael Kugelman, expert de la région à l'Atlantic Council.

Tandis que J. D. Vance donnait sa conférence de presse, Donald Trump, lui, assistait à un combat de MMA à Miami, accompagné de Marco Rubio et du podcasteur masculiniste Joe Rogan. En route vers la Floride, le président américain avait déjà fait montre de sa désinvolture en expliquant que peu lui importait qu'un accord soit conclu ou non avec l'Iran : « Nous sommes gagnants, quoi qu'il arrive », avait-il affirmé. « Nous les avons vaincus sur le plan militaire. »

Clément Perruche (Correspondant à New Delhi)

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11 avril 2026

Des voitures diesel toujours vendues malgré la transition énergétique des voitures électriques !

Des voitures diesel toujours vendues malgré la transition énergétique des voitures électriques !

Le marché français des voitures connaît en 2026 une recomposition rapide. Pourtant, malgré la pression réglementaire et la montée en puissance des hybrides, les modèles diesel résistent. Selon L’Argus, le diesel conserve une part notable sur le segment des flottes et des gros kilométrages.

 

D’après L’Argusla Renault Clio dCi s’impose en tête du classement avec plus de 18 000 unités écoulées depuis le 1er janvier 2026. Ce chiffre confirme l’attachement des professionnels aux voitures compactes diesel, en particulier pour leur sobriété. Le média précise que « le diesel reste pertinent pour les conducteurs parcourant plus de 20 000 km par an ». Ce constat s’explique par une consommation moyenne annoncée sous les 4 litres aux 100 kilomètres pour certains modèles, un argument économique déterminant.

Dans le même classement, la Peugeot 308 BlueHDi figure en deuxième position avec environ 15 500 exemplaires vendus. Cette performance illustre la solidité des voitures compactes françaises sur le segment diesel. Par ailleurs, la Dacia Sandero Blue dCi complète le podium avec plus de 13 000 immatriculations, ce qui confirme que les voitures abordables restent recherchées malgré l’évolution des normes environnementales. Auto Journal souligne en effet que « les entreprises continuent de privilégier les modèles diesel pour leur coût total d’usage inférieur ». Cette donnée éclaire la dynamique commerciale observée depuis le début de l’année.

 

Le top 10 des voitures diesel les plus vendues en France en 2026

Les données croisées de L’Argus et d’Auto Journal permettent d’établir le classement suivant des voitures diesel les plus vendues depuis le 1er janvier 2026 :

Renault Clio dCi – plus de 18 000 unités ; Peugeot 308 BlueHDi – environ 15 500 unités ; Dacia Sandero Blue dCi – plus de 13 000 unités ; Citroën C3 BlueHDi – environ 11 800 unités ; Peugeot 3008 BlueHDi – près de 10 500 unités ; Renault Captur dCi – environ 9 700 unités ; Volkswagen Golf TDI – près de 8 900 unités ; Toyota Corolla Diesel – environ 7 800 unités ; Ford Focus EcoBlue – près de 7 200 unités et BMW Série 1 Diesel – environ 6 500 unités.

Ces voitures se distinguent par une combinaison de prix maîtrisé, d’autonomie élevée et de fiscalité adaptée aux professionnels. En effet, selon L’Argus, les modèles diesel dominent encore les immatriculations dans certaines régions rurales où l’électrique progresse plus lentement.

La présence de SUV compacts comme le Peugeot 3008 ou le Renault Captur confirme une évolution structurelle de la demande. Cependant, les citadines diesel restent très compétitives. Auto Journal précise ainsi que « les motorisations diesel modernes répondent toujours aux normes Euro 6d tout en offrant un couple élevé apprécié des professionnels ». Ces voitures conservent donc un avantage technique dans certains usages intensifs.

 

Pourquoi ces voitures diesel continuent-elles de dominer certains segments ?

L’analyse des ventes révèle une segmentation claire. D’une part, les voitures diesel séduisent les artisans, commerciaux et gestionnaires de flotte. D’autre part, elles restent attractives pour les particuliers effectuant de longs trajets quotidiens. En conséquence, malgré la baisse structurelle du diesel depuis 2015, les volumes 2026 démontrent une stabilisation sur certains créneaux.

 

Les chiffres publiés

par L’Argus indiquent que le diesel représente encore environ 28 % des immatriculations totales en France début 2026. Ce pourcentage, bien qu'inférieur aux 70 % observés au début des années 2010, demeure significatif. De plus, les voitures diesel affichent une valeur résiduelle supérieure sur le marché de l'occasion dans les segments compacts et SUV, ce qui soutient leur attractivité économique.

Par ailleurs, la compétitivité tarifaire du gazole, conjuguée à une autonomie dépassant fréquemment 1 000 kilomètres par plein pour certains modèles, renforce l’argumentaire commercial. Les entreprises, notamment, calculent leur coût total de possession sur plusieurs années. Ainsi, même si les voitures hybrides progressent, le diesel conserve un rôle stratégique dans l’industrie automobile française en 2026.

 

 

11 avril 2026

VOITURES ELECTRIQUES POUR REMPLACER NOS VOITURES FOSSILES : ECHEC ET MAT POUR CE GOUVERNEMENT LECORNU !

 

Le forcing pour l’électrification du parc de voitures électriques par l’état Français restera toujours un grave échec économique même au-delà des années 2030 pour atteindre 2/3 voitures électriques tout cela n’est qu’un rêve utopique de ce gouvernement LECORNU !!!    

 


Voitures à batteries : mirage de succès en 2026

 

SOURCE : Par Henry Bonner

10 avril 2026

Message du jour : Un rebond de passage en mars crée des espoirs sur l'électrique.

 

Note : vous pouvez avoir notre stratégie d'allocation en actifs - et 2 des actions en Bourse que nous suivons - dans mon cercle de base.

Les chiffres de la Plateforme française automobile de mars donnent des encouragements sur la santé des ventes de voitures. 

 

Le tableau ci-dessous montre l’évolution en mars, et sur les 3 premiers mois de l’année, par rapport aux mêmes périodes de l’année dernière. 

 

La hausse des ventes sur un an atteint 12,9 % pour les voitures particulières, pour le dernier mois. Par contre, pour les 3 premiers mois de l’année, les ventes font du surplace dans l’ensemble. Les ventes de voitures et de fourgonnettes baissent même de 1 %, et les ventes de camions chutent de 3,7 %.

 

Les chiffres montrent ainsi une amélioration sur 1 mois, sans progrès dans la réalité. Par contre, les médias mettent l’accent sur les résultats de mars, et en particulier la part de l’électrique dans les ventes. 

 

Automobile-propre : 

 

“Après un début d’année difficile, le marché automobile français a enfin rebondi en mars. 173 633 voitures particulières neuves ont été immatriculées le mois dernier, soit un score en hausse de 12,9 %.

 

“Un bilan dans le vert que l’on doit beaucoup aux modèles électriques. En effet, les ventes de ces véhicules se sont envolées de 68,9 %, pour atteindre 49 406 exemplaires. Les électriques ont ainsi eu une part de marché de 28,5 % !”

 

En effet, entre la chute de ventes pour les modèles à moteurs, et des subventions via le leasing social, l’électrique gagne des parts de marché. 

 

Le graphique ci-dessous montre l’évolution de la part de l'électrique, par mois, sur 2 ans. Une hausse survient après septembre dernier avec le retour des subventions pour la location.

 

De plus, les résultats de mars reflètent des campagnes de promotion pour la relance des ventes chez Tesla, le géant des voitures à batteries.

 

Continue Automobile-propre 

“Le résultat des électriques est porté par Tesla. Après une période compliquée, le constructeur américain a connu un mois de mars exceptionnel, avec 9 569 livraisons dans l’Hexagone, soit + 203 % par rapport à mars 2025 ! On a certes l’habitude de voir la marque accélérer les immatriculations en fin de trimestre, mais on sent surtout un effet des offres agressives du constructeur, avec notamment une aide à la reprise de 5 000 € sur le Model Y.”

 

Selon les médias, la hausse des prix des carburants crée aussi plus de demande pour l’électrique.

 

Les Echos : 

 

“La flambée des prix des carburants observée ces dernières semaines a poussé certains automobilistes à prendre une décision radicale : passer à l'électrique. Sur le marché des véhicules d'occasion, les voitures électriques ont représenté 10 % des ventes au 1er avril en France, contre 7,1 % au 1er mars, selon les données recueillies par l'analyste automobile Indicata.

 

“Une tendance observée également ailleurs en Europe : dans l'ensemble des pays européens hors Norvège - qui atteint 40 % de ventes de véhicules électriques sur le marché de l'occasion en raison d'importantes incitations fiscales (et d'une très forte pénétration de l'électrique) -, la part des voitures électriques représente 9,4 % des ventes de véhicules d'occasion au 1er avril, contre 7 % au 1er mars.”

 

Rapport au Sénat : subventions pour l’importation de voitures

 

L’envolée des ventes et de la part de marché de l’électrique dépend en réalité de dizaines de milliards d’euros de subventions, et de quotas de production sur les constructeurs.

 

Un rapport au Sénat fournit des chiffres sur les subventions. Ils estiment le montant des aides entre 2018 et 2024 à 18 milliards d'euros. Environ la moitié du montant fournit des aides pour l’achat de voitures à batteries, et l’autre donne des subventions pour les usines à batteries, bornes de recharge, ou d’autres entreprises du tout-électrique.

Selon la présidente de la Cour des comptes, les subventions pour les acheteurs atteignent en moyenne 17.800 euros par voiture !

 

De plus, le gros des voitures à batteries vient de l’étranger. Le gouvernement donne ainsi des subventions pour l’achat de voitures d’importation.

 

Automobile Magazine : 

 

“Sur la période s’étendant de 2018 à août 2025, les aides publiques françaises destinées à encourager l’achat de véhicules électriques, et en particulier le très sollicité bonus écologique, ont massivement subventionné des modèles assemblés hors des frontières hexagonales, à hauteur de 80% de l’enveloppe totale. Les voitures produites en France ne captent ainsi qu’un faible 19,4% de ces dispositifs incitatifs, tandis que les constructeurs chinois se taillent une part de 15,5% des fonds, soit la somme vertigineuse de 890 millions d’euros directement injectés dans leur production selon le rapport sénatorial nommé « Le soutien de l’État à la filière automobile », piloté par Christine Lavarde.”

Les médias mettent en avant un rebond des ventes et un succès en apparence pour l’électrique. 

 

Pourtant, les constructeurs de voitures annoncent le retour vers les voitures à moteurs, après des pertes de 46 milliards d’euros sur l’électrique, selon les estimations.

 

En réalité, les gains de parts de marché pour l’électrique dépendent des subventions, et d’une conversion de force chez les constructeurs, au prix de dizaines de milliards d'euros de pertes, et des licenciements.

 

Henry BONNER

P.S. : Vous pouvez suivre notre stratégie d'allocation en actifs, avec accès à un échantillon de 2 des recommandations en actions du cercle d'élite, via notre cercle d'introduction.

 

L'AUTONOMIE DES VOITURES ELECTRIQUES EST ENCORE BIEN TROP LIMITEE POUR DE LONGS PARCOURS !!!!!

10 avril 2026

GUERRE AVEC L'IRAN : Ray Dalio : Nous sommes en pleine guerre mondiale et cela ne risque pas de se terminer de sitôt.

GUERRE AVEC L'IRAN :

 

Ray Dalio : Nous sommes en pleine guerre mondiale et cela ne risque pas de se terminer de sitôt.

par Charles Sannat | 10 Avr 2026 | Grille articleGuerre | 8 commentaires

 

 

C’est le dernier article publié par Ray Dalio le Warren Buffett du marché obligataire.

Il faut prendre le temps de le lire pendant vos longues soirées pluvieuses de ce week-end.

Il ne dit rien de très différent de ma théorie du Yalta 2.0 suivi d’un Bretton Woods 2.0. Nous sommes en guerre.

Et cette guerre vise à se partager le monde entre grandes puissances.

 

Le point essentiel : nous sommes en pleine guerre mondiale et cela ne risque pas de se terminer de sitôt.

Je commencerai par vous souhaiter bon courage en ces temps difficiles et par préciser que le tableau que je dresse dans les observations qui suivent n’est pas celui que je souhaiterais voir se réaliser ; c’est celui que je crois vrai, compte tenu de ce que j’ai appris et de ce que les indicateurs que j’utilise pour observer objectivement les choses suggèrent désormais.

En tant qu’investisseur macroéconomique mondial depuis plus de 50 ans, ayant dû étudier tous les facteurs ayant influencé les marchés au cours des 500 dernières années pour anticiper les événements actuels, il me semble que la plupart des gens ont tendance à se focaliser sur les événements marquants du moment – ​​comme la situation actuelle en Iran – et à y réagir, négligeant ainsi les enjeux bien plus vastes, importants et évolutifs à long terme qui déterminent la situation actuelle et ses conséquences probables. Aujourd’hui, le point essentiel est de comprendre que la guerre israélo-iranienne n’est qu’un aspect d’un conflit mondial dans lequel nous sommes engagés et qui ne prendra pas fin de sitôt.

Il est certain que l’avenir du détroit d’Ormuz (et notamment la question de savoir si l’Iran perdra le contrôle du passage et quels pays seront prêts à consentir à des sacrifices humains et financiers considérables pour y parvenir) aura d’énormes répercussions à travers le monde. Se posent également les questions suivantes : l’Iran aura-t-il encore la capacité de nuire à ses voisins grâce à ses missiles et à la menace nucléaire ? Quel sera le nombre de soldats américains déployés et quelles seront leurs missions ? Quel sera le prix de l’essence ? Et que penseront les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis ?

Tous ces problèmes à court terme sont importants, mais ils nous empêchent de voir l’essentiel, ce qui compte vraiment. Plus précisément, comme la plupart des gens ont tendance à privilégier le court terme, ils s’attendent désormais, et les marchés l’intègrent déjà, à ce que cette guerre soit de courte durée et qu’à sa fin, nous retrouvions une vie « normale ». Pratiquement personne ne parle du fait que nous sommes aux prémices d’une guerre mondiale qui ne se terminera pas de sitôt. Puisque j’ai ce point de vue différent, je vais maintenant vous l’expliquer.

Voici les événements majeurs qui se déroulent actuellement et auxquels nous devons, à mon avis, prêter attention :

1. Nous sommes actuellement engagés dans une guerre mondiale qui ne prendra pas fin de sitôt.

Bien que cela puisse paraître exagéré, il est indéniable que nous vivons aujourd’hui dans un monde interconnecté où se déroulent de nombreux conflits armés (par exemple, la guerre entre la Russie, l’Ukraine, l’Europe et les États-Unis ; la guerre entre Israël, Gaza, le Liban et la Syrie ; la guerre entre le Yémen, le Soudan, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui implique également le Koweït, l’Égypte, la Jordanie et d’autres pays ; et la guerre entre les États-Unis, Israël, le Conseil de coopération du Golfe et l’Iran). La plupart de ces conflits impliquent de grandes puissances nucléaires, et il existe également d’importantes guerres non armées (c’est-à-dire des guerres commerciales, économiques, de capitaux, technologiques et d’influence géopolitique) auxquelles la plupart des pays participent.
Ensemble, ces conflits constituent une guerre mondiale très classique, analogue aux « guerres mondiales » du passé. Par exemple, ces dernières étaient des guerres interdépendantes, généralement déclenchées sans date de début clairement définie ni déclaration de guerre. Ces guerres passées se sont combinées pour former une dynamique de guerre mondiale classique qui les a toutes affectées, comme c’est le cas pour les guerres actuelles. J’ai décrit cette dynamique de guerre en détail dans [référence manquante].Chapitre 6, « Le grand cycle de l’ordre et du désordre extérieurs »,de mon livrePrincipes pour faire face à l’ordre mondial changeantCe chapitre , que j’ai publié il y a environ cinq ans, est disponible si vous souhaitez une description plus complète. Il aborde l’évolution actuelle des événements et ce qui est susceptible de se produire.

2. Il est très important de comprendre comment les différentes parties se positionnent et quelles sont leurs relations.

Il est assez facile de constater objectivement les alliances entre les différentes parties grâce à des indicateurs tels que leurs traités et alliances officielles, leurs votes aux Nations Unies, les déclarations de leurs dirigeants et leurs actions. Par exemple, on observe que la Chine est alignée sur la Russie, et que la Russie est alignée sur l’Iran, la Corée du Nord et Cuba. Ce groupe s’oppose en grande partie aux États-Unis, à l’Ukraine (qui est alignée sur la plupart des pays européens), à Israël, aux pays du Conseil de coopération du Golfe, au Japon et à l’Australie.
Ces alliances sont cruciales pour comprendre l’évolution de la situation pour les acteurs concernés ; il est donc essentiel d’en tenir compte pour analyser la situation actuelle et ses perspectives. Par exemple, les actions menées par la Chine et la Russie à l’ONU concernant la nécessité pour l’Iran d’ouvrir le détroit d’Ormuz en témoignent. De même, contrairement à ce qui est affirmé, la Chine n’est pas particulièrement pénalisée par la fermeture du détroit d’Ormuz. En effet, ses relations de soutien mutuel avec l’Iran devraient permettre l’acheminement du pétrole destiné à la Chine, et ses liens avec la Russie lui garantissent l’approvisionnement en pétrole russe. La Chine dispose également d’importantes ressources énergétiques complémentaires (charbon et solaire) et de réserves de pétrole considérables (équivalant à 90-120 jours de consommation). Il convient également de noter que la Chine consomme 80 à 90 % de la production pétrolière iranienne, ce qui renforce encore davantage ses relations avec l’Iran. En définitive, il apparaît que la Chine et la Russie sont les grands gagnants économiques et géopolitiques de ce conflit. En ce qui concerne l’économie pétrolière et énergétique, les États-Unis sont relativement avantagés, car ils occupent la position enviable d’exportateur d’énergie.
Il existe de nombreuses façons de mesurer ces alliances, notamment les votes à l’ONU, les liens économiques et les principaux traités. Tous ces éléments concordent avec ce que j’ai décrit. (Si vous souhaitez consulter les principaux traités, qui donnent une idée générale de ces relations, vous les trouverez à l’annexe 1. De même, si vous souhaitez connaître les principaux conflits en cours et potentiels, ainsi que l’interprétation de mes indicateurs quant à leur probabilité d’éclatement et/ou d’escalade au cours des cinq prochaines années, vous les trouverez à l’annexe 2.)

3. Étudier des cas historiques analogues et les comparer à la situation actuelle, ce qui est rarement fait, a été et reste extrêmement précieux pour moi, et pourrait l’être pour vous.

Par exemple, l’examen de plusieurs cas analogues dans l’histoire et la logique démontrent clairement que la manière dont les États-Unis (puissance dominante de l’ordre mondial post-1945) se comportent dans la guerre contre l’Iran (puissance moyenne), les sommes considérables et les ressources militaires qu’ils dépensent et épuisent, ainsi que la manière dont ils défendent (ou non) leurs alliés, seront scrutés par les autres nations et influenceront considérablement l’évolution de l’ordre mondial. Plus important encore, nous savons que l’issue de la guerre menée par les États-Unis, Israël (et désormais les pays du Conseil de coopération du Golfe) contre l’Iran aura des répercussions majeures sur les actions des autres pays (notamment ceux d’Asie et d’Europe), ce qui aura des conséquences importantes sur l’évolution de l’ordre mondial.
Ces changements se produiront selon des schémas déjà observés à maintes reprises. Par exemple, l’étude de l’histoire permet d’identifier aisément les empires trop étendus, d’établir des indicateurs de leur degré d’extension et d’observer les conséquences néfastes de cette situation. Face à la situation actuelle, il est naturel d’examiner le cas des États-Unis, qui possèdent aujourd’hui entre 750 et 800 bases militaires réparties dans 70 à 80 pays (contre une seule pour la Chine) et dont les engagements créent des vulnérabilités coûteuses à travers le monde. Il est également évident que les puissances trop étendues ne peuvent mener efficacement des guerres sur deux fronts ou plus, ce qui soulève des doutes quant à la capacité des États-Unis à mener un conflit sur un autre front (par exemple, en Asie et/ou en Europe). Ceci m’amène naturellement à m’interroger sur les implications de la guerre actuelle avec l’Iran pour les dynamiques asiatiques, européennes et moyen-orientales. Par exemple, il ne serait pas surprenant de voir apparaître en Asie des problèmes qui mettraient à l’épreuve la volonté des États-Unis de relever le défi. Cela lui serait difficile à faire en raison de son engagement important et préoccupant au Moyen-Orient et du manque de soutien public américain à la guerre contre l’Iran à l’approche des élections de mi-mandat, ce qui rend improbable le fait de mener une guerre sur un autre front.
Cette dynamique pourrait laisser penser que les pays observant les relations entre les États-Unis et l’Iran pourraient modifier leurs calculs et leurs comportements, ce qui redessinerait l’ordre mondial. Par exemple, il est logique que les dirigeants des pays abritant des bases militaires américaines et comptant sur la défense des États-Unis tirent des leçons de la situation et adaptent leur comportement en fonction de l’évolution de la situation dans les pays du Moyen-Orient possédant également des bases militaires américaines et attendant la même protection. De même, on pourrait conclure que tout pays situé à proximité d’un détroit stratégique et/ou abritant des bases américaines sur son territoire, dans une zone à risque de conflit majeur (comme en Asie, où un conflit entre les États-Unis et la Chine est envisageable), observera attentivement le déroulement de la guerre en Iran et en tirera des enseignements. Je vous assure que ce type de réflexion est déjà à l’œuvre chez les dirigeants mondiaux et que la situation actuelle s’est déjà produite à maintes reprises dans des phases similaires du Grand Cycle. Ces calculs des dirigeants mondiaux s’inscrivent dans une séquence classique d’étapes menant à des guerres majeures, un processus qui s’est répété et qui se reproduit actuellement. Au vu des événements actuels et compte tenu de ce cycle classique d’ordre mondial et de conflits internationaux, il me semble évident que nous sommes passés à l’étape 9.

Voici la séquence classique des étapes :
La force économique et militaire de la ou des puissances mondiales dominantes diminue par rapport à celle de la ou des puissances mondiales émergentes, ce qui les amène à devenir des puissances à peu près comparables et à s’affronter dans des conflits économiques et militaires en raison de leurs désaccords.
Les guerres économiques s’intensifient considérablement sous la forme de sanctions économiques et de blocus commerciaux.
Des alliances économiques, militaires et idéologiques se forment.
Les guerres par procuration s’intensifient.
Les tensions financières, les déficits et les dettes augmentent, en particulier pour les grandes puissances qui sont les plus endettées.
Les secteurs industriels et les chaînes d’approvisionnement critiques sont de plus en plus contrôlés par les gouvernements.
Les points de passage stratégiques pour le commerce sont transformés en armes.
De nouvelles technologies de guerre puissantes sont mises au point.
Les conflits impliquant plusieurs théâtres d’opérations se produisent de plus en plus simultanément.

Au sein des pays, un soutien indéfectible aux dirigeants est exigé et l’opposition à la guerre et aux autres politiques est réprimée, car, comme l’a dit Lincoln en citant la Bible, « une maison divisée contre elle-même ne peut subsister », surtout en temps de guerre.

Des affrontements militaires directs ont lieu entre les grandes puissances.

Pour financer les guerres, on observe d’importantes hausses d’impôts, d’émissions de dette, de création monétaire, de contrôles des changes et des capitaux, ainsi qu’une répression financière. Dans certains cas, les marchés sont même fermés. (Pour une explication plus complète des investissements en temps de guerre, veuillez consulter le chapitre 7 de l’ouvrage « Principes pour faire face à l’évolution de l’ordre mondial » .)
Finalement, un camp l’emporte sur l’autre et obtient le contrôle incontestable du nouvel ordre, conçu par le camp vainqueur.

De nombreux indicateurs suggèrent que nous nous trouvons dans la phase du Grand Cycle où l’ordre monétaire, certains ordres politiques nationaux et l’ordre géopolitique mondial se désagrègent. Ces indicateurs laissent penser que nous sommes dans une phase de transition entre la phase de pré-conflit et la phase de conflit, ce qui est comparable aux périodes de 1913-1914 et de 1938-1939. Précisons que ces indicateurs, le tableau qu’ils dressent et le calendrier exact restent imprécis.

Ces indicateurs ne sont qu’indicatifs généraux. Par exemple, l’histoire nous a appris que les guerres n’ont généralement pas de date de début précise (les grands événements militaires suivis de déclarations de guerre claires, comme l’assassinat de l’archiduc Ferdinand, l’invasion allemande de la Pologne et le bombardement de Pearl Harbor, faisant exception), et que les conflits économiques, financiers et militaires surgissent généralement avant toute déclaration de guerre officielle. Les guerres majeures sont aussi généralement précédées d’événements et d’indicateurs tels que : 1) la réduction des stocks et des ressources militaires ; 2) la mise en place de budgets, de dettes, de la création monétaire et du contrôle des capitaux ; 3) l’observation, par les pays rivaux, des forces en conflit et l’analyse de leurs forces et faiblesses ; et 4) la difficulté pour la principale puissance mondiale, déjà fortement engagée, de mener des guerres sur différents fronts très éloignés les uns des autres. Tous ces facteurs sont importants, et mes analyses indiquent que nous avons lieu de nous inquiéter.

À ce stade du cycle, la dynamique classique est à l’intensification des conflits plutôt qu’à leur apaisement. Par conséquent, l’évolution de la situation dépendra en grande partie du déroulement de la guerre Iran-États-Unis. Par exemple, certains pays ont déjà moins confiance dans la capacité des États-Unis à les défendre, ce qui, conjugué à la reconnaissance du potentiel offensif et défensif considérable des armes nucléaires, alimente les discussions, au sein des hautes sphères politiques, sur l’acquisition de l’arme nucléaire et le renforcement des arsenaux, notamment de missiles et de systèmes de défense antimissile.

Pour réaffirmer mon point de vue, je ne dis pas que les choses vont forcément dégénérer en guerre mondiale. J’ignore ce que l’avenir nous réserve et je garde espoir en un monde pacifique, fondé sur des relations mutuellement bénéfiques plutôt que sur des relations perdant-perdant. J’essaie, à mon échelle, d’y contribuer. Par exemple, j’entretiens depuis 42 ans d’excellentes relations avec de hauts responsables politiques chinois et américains (ainsi qu’avec des personnes n’occupant pas de postes à responsabilité). Par conséquent, par le passé, et plus particulièrement en cette période de tensions, je me suis efforcé de promouvoir des relations mutuellement bénéfiques, de manière à être apprécié des dirigeants des deux camps. J’agis ainsi par affection pour les personnes des deux camps et parce que les relations gagnant-gagnant sont bien meilleures que les relations perdant-perdant, même si cela devient plus difficile pour moi, car certains pensent que « l’ami de mon ennemi est mon ennemi ».

À ce stade du Grand Cycle, juste avant les guerres majeures, des circonstances telles que l’incapacité à résoudre les conflits irréconciliables par des compromis entraînent généralement le passage inévitable d’une étape du cycle à l’autre jusqu’à une résolution violente. Il est donc important de comprendre le Grand Cycle typique et d’observer son évolution. En vous fournissant mon modèle à comparer aux événements réels, j’espère vous aider à partager ma vision et à décider ensuite de la marche à suivre.

Dans cette optique, il me semble important de constater que l’ordre mondial a évolué : d’un ordre multilatéral fondé sur des règles et dirigé par la puissance dominante américaine et ses alliés (par exemple, le G7), il est devenu un ordre où la force prime le droit, sans puissance dominante imposant l’ordre établi. De ce fait, il faut s’attendre à une recrudescence des conflits. Un historien reconnaîtrait que l’ordre mondial actuel ressemble davantage à celui qui prévalait avant 1945 qu’à celui de la période postérieure à 1945 à laquelle nous sommes habitués, et en comprendrait les implications majeures.

4. Comme l’histoire l’a montré, l’indicateur le plus fiable du pays susceptible de gagner n’est pas celui qui est le plus puissant ; c’est celui qui peut endurer le plus de souffrance le plus longtemps.

C’est assurément un facteur dans la guerre Iran-Américaine, le président assurant le public américain que le conflit prendrait fin dans quelques semaines, que le prix de l’essence baisserait et que nous retrouverions notre prospérité habituelle. De nombreux indicateurs permettent d’évaluer la capacité d’un pays à endurer les difficultés sur une longue période, tels que les sondages d’opinion (surtout dans les démocraties) et/ou le pouvoir des dirigeants à se maintenir au pouvoir (surtout dans les autocraties, où l’opinion publique compte moins). Dans un conflit armé, la victoire n’est acquise qu’après la capitulation. En effet, il est impossible d’éliminer tous les ennemis. Lorsque la Chine entra en guerre en Corée contre les États-Unis, alors qu’elle était peu puissante et que les États-Unis étaient une puissance nucléaire, Mao aurait déclaré : « Ils ne peuvent pas tous nous tuer », signifiant par là que l’ennemi ne peut gagner tant qu’il reste des combattants. Les leçons du Vietnam, de l’Irak et de l’Afghanistan sont claires. La victoire survient lorsque le pays vainqueur se retire et que le pays vaincu ne représente plus une menace. Bien que les États-Unis apparaissent comme le pays le plus puissant du monde, ils sont aussi la grande puissance la plus surchargée et la moins à même de résister à la souffrance sur une longue période.

5. Tout cela se déroule de manière classique, comme dans le cas des grands cycles.

Par « voie classique du Grand Cycle », j’entends que les événements sont principalement déterminés par les cinq grandes forces :
Argent, dette et économie dans les grands cycles d’ordre et de désordre monétaires ;
L’ordre politique et social s’effondre en raison de grandes différences de richesse et de valeurs ;
L’ordre régional et mondial s’effondre en raison d’importantes différences de richesse et de valeurs ;
Les progrès technologiques considérables utilisés à des fins pacifiques et militaires, et les bulles financières qui en découlent et qui se transforment généralement en éclatements ;
Catastrophes naturelles telles que sécheresses, inondations et pandémies.
Sans vous ennuyer avec une description plus détaillée du fonctionnement du Grand Cycle, des cinq grandes forces qui le régissent et des 18 déterminants qui les sous-tendent, je vous suggère à nouveau de bien le comprendre et vous invite à consulter…mon livreouVidéo YouTube, tous deux intitulés Principes pour faire face à l’ordre mondial changeant.

6. Disposer de bons indicateurs et les suivre est inestimable.

Bon nombre des indicateurs que j’utilise pour suivre l’évolution des événements sont expliqués dans « Principes pour gérer l’ordre mondial changeant ». Je recommande tout particulièrement le chapitre 6, « Le grand cycle de l’ordre et du désordre extérieurs », et, si vous vous intéressez aux développements liés aux investissements, inimaginables en temps de paix, qui surviennent généralement pendant les guerres, je recommande le chapitre 7, « Investir à la lumière du grand cycle ». J’ai récemment partagé ces chapitres en ligne et vous pouvez les consulter.icietici.

Voici donc ma vision d’ensemble actuelle. Puisqu’elle influence mes investissements et mes choix dans d’autres aspects de ma vie, je les aborderai plus loin. Comme indiqué précédemment, vous trouverez ci-dessous deux annexes présentant des informations sur les alliances pertinentes entre les pays et de brefs résumés des conflits importants, actuels et potentiels.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

Exclusion aérienne en Chine pour 40 jours ! De nouvelles perturbations à prévoir et une montée des tensions

par Charles Sannat | 10 Avr 2026 | Grille articleGuerre | 1 commentaire

 

C’est une information qui n’a pas fait beaucoup de bruit, pourtant c’est un signal faible qu’il faut savoir repérer.

Publiée le 27 mars à 11H50 GMT, la restriction d’accès (Notam) a pris effet quelques heures plus tard et sera valable jusqu’au 6 mai.

Cette interdiction de vol pour tous les appareils de l’aviation civile affecte 5 zones sur un total de 73.000 km2 le tout situé… à quelques centaines de kilomètres au nord de Taïwan ! Suivez mon regard.

C’est la première fois que la Chine restreint l’accès à l’espace aérien de façon soudaine, élargie géographiquement, prolongée dans le temps et le tout sans donner aucune explication officielle.

Il est fort probable que des exercices militaires auront lieu sur cette zone pendant cette période, de même que des tirs de missiles.

Ces zones d’exclusions font craindre à l’aviation civile des perturbations supplémentaires dont elle n’avait pas besoin, et à Taïwan le fait de voir des troupes chinoises encore s’entraîner pour venir envahir leur île.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

« Trump sanctionne la Chine et veut participer au racket d’Ormuz ! »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 9 Avr 2026 | A la uneGéopolitique | 28 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Il ne faut avoir aucune naïveté à l’égard de nos grands amis les Américains. Ils rackettent, ils rapinent, ils volent au nom du saint business et de leur suprématie mondiale.

Il ne faut avoir aucune naïveté quant au personnage Donald Trump. Il n’est pas du tout l’imbécile que l’on aime dépeindre, ni le fou, ni l’abruti. Dire cela c’est baisser la garde vis-à-vis des États-Unis et ne pas voir les coups arriver, et les coups pleuvent. Ils sont nombreux…. et nous en faisons les frais en Europe et en France.

Mais avant de vous parler du péage d’Ormuz, voici un message de Trump qui est passé inaperçu dans le fracas des armes malgré le cessez-le-feu et qui est une information essentielle.

Trump vient donc de décider d’imposer 50 % de droits de douane sur tous les pays qui livrent des armes à l’Iran.

Je vous pose la question.

Qui livre des armes à l’Iran ?

La Russie bien évidemment et… la Chine.

La Russie est globalement exclue du commerce mondial depuis le début de la guerre en Ukraine. Il reste donc la Chine.

Si la paix se fait au Proche Orient et avec l’Iran, cela entraînera une nouvelle forme de guerre commerciale avec la Chine qu’il faut priver d’alliés mais aussi… de fournisseurs pétrole et d’énergie.

 

Ormuz… péage sans flux libre !

Vous connaissez les péages flux libre en Francec? Ormuz sera avec péage mais sans flux libre, il faudra au contraire montrer patte blanche pour passer et avoir le droit de payer…

Cela fait quelques jours que Téhéran avait mis en place un péage, avec autorisation de passage des bateaux contre paiement d’un péage et selon l’Iran l’idée est bien de maintenir ce mécanisme avec le cessez-le-feu et plus tard dans le cadre d’un règlement négocié.

D’après le Financial Times, l’Iran facture 1 dollar par baril de pétrole passant par Ormuz, un péage payable en… cryptomonnaies. Avec 20 millions de barils en moyenne par jour cela ferait une manne de 20 millions de dollars quotidiennement soit 600 millions par mois ou encore 7.2 milliards de dollars par an. Rentable donc !

Du côté de Trump on exulte.

 

« C’est magnifique » pour Trump

Alors qu’il répondait à un journaliste d’ABC lui demandant ce qu’il pensait de cette idée de « péage maritime », le président Donald Trump a répondu, tenez-vous bien : « on envisage de le faire sous forme de coentreprise. C’est un moyen de le sécuriser, et notamment de le protéger de la concurrence. C’est magnifique. »

« les États-Unis apporteront leur aide pour fluidifier le trafic dans le détroit d’Ormuz » et il y aura « beaucoup d’argent à faire ».

Et nous que ferons nous ?

Nous paierons la dîme d’Ormuz.

Comme nous donnons nos entreprises et nos fleurons aux Etats-Unis.

Comme nous payons le racket du GNL américain hors de prix à la place du gaz russe pas cher.

Comme nous payons le privilège exorbitant du dollar.

Comme nous payons les amendes du droit extraterritorial américain.

Comme nous payons les droits de douanes sur toutes nos exportations vers les USA.

Comme nous payons par les délocalisations de nos entreprises qui partent produire aux Etats-Unis.

Je pourrais continuer cette liste à l’infini. Vous avez compris.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

Ormuz même ouvert, une situation très compliquée pour les compagnies aériennes

par Charles Sannat | 9 Avr 2026 | Choc PétrolierGrille article | 4 commentaires

 

« La réouverture du détroit d’Ormuz n’y changera rien à court terme: les compagnies aériennes préviennent que l’approvisionnement en kérosène mettra « des mois » avant de revenir à la normale » (Source BFM ici)

« Le retour à la normale de l’approvisionnement en kérosène du secteur aérien et une décrue des prix des hydrocarbures prendront « plusieurs mois », même en cas de réouverture durable du détroit d’Ormuz, a averti ce mercredi le directeur général de l’Iata, la principale association mondiale de compagnies aériennes. En attendant, la hausse des prix des billets est jugée « inévitable ».

Sale temps donc pour les touristes et le tourisme mondial.

Pire, une pénurie est toujours possible dans les prochaines semaines sans retour très rapide à la normale ce qui risque de rendre les trajets en avion aléatoires et du genre on sait quand on part, mais pas quand on pourra revenir. C’est donc le train qui aura la vedette des prochaines vacances de Pâques qui approchent à grande vitesse.

 

Une réduction significative des capacités de transport vers l’Asie.

« Particulièrement affectés par le conflit: les transporteurs du Golfe, soutenus par les pétromonarchies et spécialisés dans les vols long-courrier en correspondance, via leurs plateformes de Dubaï, Abou Dhabi et Doha. « Je considère ce problème comme temporaire. Je pense que les hubs du Golfe se redresseront, et très rapidement. Bien entendu, la réduction de la capacité au Moyen-Orient », qui s’est évanouie « du jour au lendemain » aura « un impact à court terme », a souligné Willie Walsh.

Certaines compagnies européennes avaient renforcé leurs liaisons directes vers l’Asie, pour répondre à la demande suscitée par la paralysie des « hubs » du Golfe, mais sans pouvoir déployer guère plus de « 1 % » de capacité en plus, avait prévenu le patron de l’IATA en mars. « En aucun cas les capacités des transporteurs du Golfe ne pourront être remplacées par les compagnies européennes », avait-il alors jugé. »

Ambiance.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

8 avril 2026

Guerre en Iran : Donald Trump annonce un cessez-le-feu de quinze jours, accepté par Téhéran

Guerre en Iran : Donald Trump annonce un cessez-le-feu de quinze jours, accepté par Téhéran

 

SOURCE LE FIGARO

Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington

Il y a 25 minutes

 

Les deux belligérants ont annoncé qu’ils acceptaient quinze jours de suspension des hostilités et l’ouverture de négociations au Pakistan.

Après l’escalade, la désescalade. Moins de deux heures avant l’expiration de son ultimatum à l’Iran, Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu de quinze jours, conditionné à la réouverture du détroit d’Ormuz. Peu après, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré avoir accepté cette suspension des hostilités et indiqué que les négociations avec les États-Unis débuteraient vendredi à Islamabad. Les Iraniens ont ajouté que la période de trêve de deux semaines pourrait être prolongée si les deux parties en convenaient.

  • Le président américain a laissé planer jusqu’au bout la perspective de frappes massives contre les infrastructures iraniennes. Il avait notamment menacé de détruire les centrales électriques et les ponts, ce qui aurait entraîné une escalade dramatique d’un conflit commencé le 28 février dernier. Trump, qui avait repoussé plusieurs fois l’échéance de son ultimatum, avait ces derniers jours pratiqué une surenchère verbale. Il avait poussé ses menaces à leur paroxysme en promettant, mardi matin, qu’une «civilisation entière disparaîtra» le soir même si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert à la Ces déclarations avaient plongé les capitales étrangères et les marchés financiers dans l’incertitude. Mais dans l’après-midi, le Pakistan, qui sert de médiateur entre les États-Unis et l’Iran, avait annoncé que les efforts diplomatiques «progressaient de manière constante, solide et vigoureuse». Le premier ministre pakistanais avait appelé les belligérants à deux semaines de cessez-le-feu afin de trouver une issue «définitive» à la guerre, et demandé à l’Iran d’«ouvrir» le détroit d’Ormuz en signe de bonne volonté.

 

Une annonce sur Truth Social

Quelques heures plus tard, une heure et demie avant l’échéance de son ultimatum, Trump annonçait non seulement la prolongation du délai, mais aussi qu’il acceptait le cessez-le-feu. «À la suite de mes entretiens avec le premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir, du Pakistan, au cours desquels ils m’ont demandé de suspendre l’attaque prévue ce soir contre l’Iran, et sous réserve que la République islamique d’Iran accepte l’OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE et SÉCURISÉE du détroit d’Ormuz, j’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pour une période de deux semaines. Il s’agira d’un CESSEZ-LE-FEU réciproque !», a écrit Trump sur son réseau Truth Social.

 

«La raison de cette décision est que nous avons déjà atteint et dépassé tous nos objectifs militaires, et que nous sommes très avancés dans la conclusion d’un accord définitif concernant la PAIX à long terme avec l’Iran et la PAIX au Moyen-Orient», a-t-il continué dans son message. «Nous avons reçu une proposition en 10 points de la part de l’Iran et estimons qu’il s’agit d’une base de négociation viable. Presque tous les points de contentieux précédents ont fait l’objet d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, mais un délai de deux semaines permettra de finaliser et de conclure l’accord.»

 

Sur Truth Social, Donald Trump annonce accepter «de suspendre le bombardement et l’attaque de l’Iran pour une période de deux semaines». 

SITE WEB DE RÉSEAUX SOCIAUX / REUTERS

 

Téhéran joue la carte de la défense

Peu après l’annonce de Trump, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, signalait dans un communiqué que l’Iran mettrait de son côté fin à ses opérations défensives «si les attaques contre l’Iran cessaient»«En réponse à la demande fraternelle du premier ministre Sharif, et compte tenu de la demande des États-Unis de négociations sur la base de leur proposition en 15 points ainsi que de l’annonce par le président américain de l’acceptation du cadre général de la proposition en 10 points de l’Iran comme base de négociations, je déclare par la présente, au nom du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran : si les attaques contre l’Iran cessent, nos puissantes forces armées cesseront leurs opérations défensives. Pendant une période de deux semaines, le passage en toute sécurité par le détroit d’Ormuz sera possible grâce à une coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant dûment compte des contraintes techniques.»

Cet accord de la dernière heure avant une escalade annoncée du conflit a fait immédiatement baisser les cours du pétrole. Il offre aux deux belligérants une porte de sortie dans un conflit qui menaçait de devenir encore plus coûteux. Donald Trump, qui multipliait ces dernières semaines les déclarations contradictoires, tantôt annonçant la victoire totale, tantôt menaçant de semer la dévastation en Iran, cherchait une issue à une guerre qu’il avait espérée beaucoup plus courte et plus décisive. Le blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran avait constitué une mauvaise surprise, faisant planer le risque de conséquences économiques beaucoup plus graves à mesure qu’il se prolongeait.

 

Le régime iranien, sa hiérarchie décimée et ses moyens militaires considérablement affaiblis par des semaines de bombardements intenses, espérait aussi une solution lui permettant de sauver la face. Aucun des adversaires n’avait vraiment intérêt à prolonger une guerre coûteuse et aux risques croissants. Même si le conflit ressemble plutôt à ce stade à un coûteux match nul, les deux belligérants peuvent ainsi revendiquer une forme de victoire. «C’est une victoire pour les États-Unis que le président Trump et notre incroyable armée ont rendue possible», a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, dans un communiqué. «Dès le début de l’opération Epic Fury, le président Trump avait estimé que celle-ci durerait entre quatre et six semaines», a-t-elle ajouté. «Grâce aux capacités incroyables de nos soldats, nous avons atteint et dépassé nos principaux objectifs militaires en 38 jours.»

 

Un match nul coûteux

Le cessez-le-feu a permis d’éviter une escalade et devrait contribuer à faire baisser les tensions. Mais il ne règle pas tout. Les négociations qui devraient commencer vendredi s’annoncent difficiles. Les quinze propositions américaines et les dix points demandés par l’Iran ne sont en l’état guère compatibles. Selon les médias américains, citant des responsables iraniens, Téhéran demanderait des garanties que l’Iran ne serait plus attaqué, la fin des frappes israéliennes contre le Hezbollah au Liban et la levée de toutes les sanctions. En contrepartie, l’Iran lèverait son blocus du détroit d’Ormuz, mais en imposant un droit de transit d’environ 2 millions de dollars par navire, qu’il partagerait avec Oman, situé de l’autre côté du détroit.

Selon ce plan, l’Iran utiliserait sa part des recettes pour reconstruire les infrastructures détruites par les attaques américaines et israéliennes, plutôt que d’exiger une indemnisation directe. Les quinze points américains exigent que l’Iran renonce à son programme nucléaire et au développement de missiles balistiques, ainsi qu’à son réseau de mandataires à travers le Moyen-Orient. La réouverture du détroit d’Ormuz est venue s’ajouter à ces demandes.

Malgré l’annonce du cessez-le-feu, Israël et l’Iran ont aussi continué d’échanger des frappes. L’aviation israélienne a mené des bombardements en Iran, alors que Téhéran a tiré plusieurs salves de missiles balistiques sur Israël. Alors que le premier ministre pakistanais a déclaré que le cessez-le-feu s’étendrait également au Liban, Israël a indiqué poursuivre ses opérations contre le Hezbollah.

 

De la fumée s’échappe d’une explosion dans le quartier d’Abbasiyeh suite à une frappe israélienne, à Tyr, Liban, le 8 avril Adnan Abidi / REUTERS

7 avril 2026

GUERRE AVEC L'IRAN :

« Pourquoi les prix des carburants baisseront lentement ou pas du tout ! » L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 10 Avr 2026 | A la uneInflation | 11 commentaires

 

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Vous connaissez la célèbre phrase « Sésame ouvre-toi » dans l’histoire d’Ali Baba et les 40 voleurs ? Ici nous pourrions dire « Ormuz ouvre-toi » tant tous nos regards sont braqués sur cette artère vitale pour l’énergie mondiale.

Après plusieurs jours de tensions au Moyen-Orient, l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire en Iran a entraîné un net repli des cours du pétrole, en forte baisse en l’espace de 48h. Une détente qui pourrait, en théorie, se répercuter sur les prix à la pompe dans les prochains jours. Mais entre délais de transmission, marges des distributeurs et incertitudes géopolitiques persistantes, la baisse pour les automobilistes reste encore incertaine…

 

Et pour cause que cette baisse reste incertaine.

D’abord le cessez-le feu lui-même reste incertain. A l’heure où j’écris ces lignes, le détroit d’Ormuz reste dans les faits bloqués avec le passage de seulement 6 navires dont aucun pétrolier ou transporteur de gaz. L’Iran refuse certaines demandes américaines notamment sur l’uranium. Les Israéliens ont dit qu’ils continueraient à combattre le Hezbollah partout où ce sera nécessaire. D’ailleurs après l’euphorie d’hier, les marchés sont repartis à la baisse (légèrement) mais n’ont pas poursuivi leur hausse.

 

Revenons aux carburants que nous achetons à prix d’or dans nos stations-services. Il y a deux choses. Il y a le prix qui réagit immédiatement sur les marchés sur des contrats futurs que nous ne prendrez jamais en livraison physique, puis le marché du physique réel. Le marché des pétroliers qu’il faut vraiment livrer. Pour ce marché, il n’y a pas de pétrolier à la mer ou qui arrivent pour livrer. Ils sont bloqués dans le Golfe. Les raffineries ont été bombardées. Il faudra les réparer. Il faudra remplir les bateaux. Il faudra qu’ils arrivent jusqu’à nous. Cela prendra au mieux des semaines.

 

La baisse des prix sera donc forcément très lente et uniquement si une paix durable s’installe ce qui, à ce stade, est très loin d’être une certitude même si nous l’espérons tous.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

Risque de pénurie de carburants : "Avril devrait être bien pire que mars", prévoit une spécialiste

 

Les infrastructures énergétiques sont désormais au cœur de la guerre au Moyen-Orient. Celles qui ont été attaquées ne pourront pas refonctionner normalement avant "une longue période, voire des années", selon Anne-Sophie Corbeau, chercheuse spécialiste de l'énergie.

Publié le 07/04/2026 12:33

Mis à jour le 07/04/2026 12:34

 

Vue du complexe gazier iranien de South Pars à Assalouyeh, le 19 novembre 2015 (ATTA KENARE / AFP)

Le plus grand complexe pétrochimique iranien a été visé par des tirs israéliens lundi 6 avril. L'Iran a répliqué immédiatement, en ciblant dans la nuit les installations de Dubail en Arabie Saoudite. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l'Agence internationale de l'énergie dénombre 75 infrastructures énergétiques visées et endommagées, dont plus d'un tiers gravement ou très gravement. Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Center on Global Energy Policy rattaché à l’université de Columbia estime que les dommages subis par ces installations constituent "le principal risque de pénurie, beaucoup plus que le blocage du détroit d’Ormuz".

 

France info : 

Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih BIROL, dit mardi matin que la crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies. Est-ce que vous partagez son diagnostic ?

Anne-Sophie Corbeau :

Oui, je suis tout à fait d'accord. D’une part les volumes de pétrole qui sont en jeu sont beaucoup plus importants, et d’autre part la crise est à la fois pétrolière et gazière. À peu près 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié passent habituellement par le détroit d’Ormuz. Ils ne passent pratiquement plus, plus du tout en ce qui concerne le GNL Il y a en plus ces attaques contre les infrastructures énergétiques en Iran et dans tous les pays du Golfe.

 

Est-ce que la situation va encore se dégrader ?

Jusqu’à maintenant, les bateaux qui étaient partis avant le 28 février continuaient d'arriver en Europe, et pratiquement tous en Asie. Mais là, en avril, on va voir l'impact de cette guerre, car plus aucun bateau de pétrole ou de gaz ne passe via le détroit d'Ormuz. Le mois d'avril devrait être bien pire que ce qu'on a vu en mars. 

 

Israël annonce avoir frappé lundi 6 avrill le plus grand complexe gazier iranien. Est-ce qu’un palier a été franchi avec ces attaques délibérées contre des infrastructures qui servent aussi aux civils ? 

Oui, il y a une montée en puissance depuis le 18 mars(Nouvelle fenêtre), quand Israël avait attaqué le champ gazier iranien de South Pars. L’Iran avait immédiatement répliqué en attaquant les installations de gaz naturel liquéfié au Qatar. lundi, les Israéliens ont attaqué le complexe pétrochimique d’Assalouyeh et l’Iran réplique par de nouvelles attaques contre Israël et contre le complexe pétrochimique de Dubail en Arabie Saoudite.

 

Est-ce qu’on est face à un risque de pénurie ? 

Les infrastructures énergétiques touchées ne seront plus opérationnelles pendant une longue période(Nouvelle fenêtre), quelques années en ce qui concerne les unités de liquéfaction de gaz au Qatar. Dans le cas, par exemple, des unités de liquéfaction de Ras Laffan, le ministre qatari a estimé qu’une remise en état prendrait de trois à cinq ans. Je dirais plutôt entre deux et trois ans, mais assurément ça se compte en années. Le principal risque de pénurie est là à mon avis, beaucoup plus que le blocage du détroit d’Ormuz (Nouvelle fenêtre). 

 

"Il est très possible qu’il y ait encore des augmentations des prix de l'énergie."

Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Center on Global Energy Policy rattaché à l’Université de Columbia

 

Source France info

Les Français, qui vont devoir acheter du gaz ou du carburant à la pompe, doivent-ils s’attendre à de nouvelles hausses ?

Si la guerre et les destructions d’infrastructures qui vont avec se poursuivent, il est très possible qu’il y ait encore des augmentations. Ceux qui utilisent du gaz pour se chauffer ne le verront pas tout de suite puisqu’on arrive dans la saison chaude. Mais il faut absolument que nous puissions être approvisionnés cet été pour pouvoir reconstituer nos stocks.

 

 

Donald Trump, le 2 avril 2026 à Washington (Etats-Unis). (ALEX BRANDON / AFP)

 

Guerre au Moyen-Orient : "Une civilisation entière va mourir ce soir", lance Donald Trump à quelques heures de l'expiration de son ultimatum contre l'Iran

Article rédigé parPauline DuboisTom HollmannAubert Antoine

 

SOURCE : France Télévisions

Publié le 07/04/2026 06:39

 

Dans la foulée de ses nouvelles déclarations, le vice-président américain, J.D. Vance, a assuré que "beaucoup de négociations" vont encore avoir lieu dans les heures qui viennent.

Ce qu'il faut savoir

Des menaces verbales d'une violence extrême. Donald Trump a lancé, mardi 7 avril sur sa plateforme Truth Social, qu'"une civilisation entière va mourir ce soir", à quelques heures de l'expiration de son ultimatum contre l'Iran dans la soirée (20 heures aux Etats-Unis, 2 heures du matin en France). "Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas", a ajouté Donald Trump. Dans la foulée, le vice-président américain, J.D. Vance, a assuré que "beaucoup de négociations" vont avoir lieu dans les heures qui viennent. "Nous avons des outils à notre disposition que nous n'avons, jusqu'à présent, pas décidé d'utiliser", a-t-il encore déclaré. Donald Trump a affirmé lundi soir être prêt à détruire l'Iran "entier (...) en une seule nuit" si l'ultimatum qu'il a fixé à la République islamique expire sans résultat. D'après lui, les Etats-Unis peuvent détruire "en quatre heures" les ponts et les centrales électriques du pays..

 

• L'Iran menace d'actions qui priveront les Etats-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz "pendant des années". 

"Nous avons fait preuve jusqu'à présent d'une grande retenue dans un esprit de bon voisinage, mais ces réserves sont désormais levées (...) Si l'armée terroriste américaine franchit les lignes rouges, notre riposte s'étendra au-delà de la région", ont prévenu les Gardiens de la Révolution iraniens. Ces invectives surviennent à la suite d'une nouvelle série frappes d'ampleur israélo-américaines sur des infrastructures iraniennes, dont deux ponts.

 

• Dix-huit morts, dont deux enfants, dans des frappes près de Téhéran. 

Des frappes israélo-américaines ont visé des zones résidentielles dans la province d'Alborz, située dans le nord de l'Iran proche de Téhéran, tôt dans la matinée, selon l'agence de presse Fars et le site Mizan, organe du pouvoir judiciaire, citant un vice-gouverneur de cette région.

 

• Israël exhorte les Iraniens à ne pas prendre le train mardi. 

"Chers citoyens, pour votre sécurité, nous vous prions de vous abstenir d'utiliser les trains ou de voyager en train dans l'ensemble du pays à partir de maintenant et jusqu'à 21 heures, heure d'Iran [19h30 en France]", écrit l'armée israélienne sur son compte en persan, laissant augurer de frappes à venir sur le réseau ferroviaire en Iran.

 

• L'armée israélienne frappe l'Iran et sa capitale, des missiles iraniens tirés vers Israël. 

"Il y a peu de temps, les forces israéliennes ont effectué une vague de frappes aériennes visant à endommager les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran et dans d'autres régions d'Iran", a écrit l'armée sur Telegram. Des explosions ont été entendues à Téhéran et dans sa périphérie, selon des médias iraniens. L'armée israélienne a aussi fait état de missiles iraniens tirés vers Israël, et interceptés par les systèmes de défense de l'Etat hébreu..

 

7 avril 2026

GUERRE AVEC L'IRAN...RIEN N'EST REGLE DANS CE CONFLIT LA SITUATION S'AGGRAVE BIENTÔT PLUS DE PETROLE POUR L'EUROPE NOUS ALLONS ÊTRE RATIONNES ET ALLONS MARCHER A PIED ET ROULER EN CARIOLE ! 

« L’Europe étudie la possibilité du rationnement de carburant ! »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 7 Avr 2026 | A la unePénuries | 1 commentaire

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Comme pour le Covid nous affronterons la crise énergétique « en Européens »… ce qui ne veut rien dire mais c’est un bel élément de langage qui véhicule implicitement le discours que, ensemble, nous serons plus forts. Tout cela est aussi faux que bidon mais cela fait bien et donne à nos mamamouchis l’impression de maitriser la situation ce qui es évidement faux.

Nous avons donc en Europe un camarade commissaire européen en charge à l’énergie.

Son intitulé de poste gagnerait en précision en disant commissaire à l’énergie qu’ils nous coupent ! Quand on se prive du gaz russe, puis du pétrole russe, puis que l’on se coupe aussi du nucléaire parce que ce n’est pas bien, puis que l’on se coupe de l’énergie hydroélectrique en supprimant les barrages, c’est plutôt un camarade commissaire à la suppression de l’énergie. Je ne vous parle même pas des taxes carbones et autres punitions sur les carburants fossiles et ce qui devait arriver arriva… nous allons connaître une pénurie, conséquence logique d’une politique absurde menée par des technocrates qui pensent qu’ils peuvent administrer l’économie et que tout se passera bien.

Alors cette crise en Iran tombe très bien pour eux, car elle va permettre de justifier un massacre économique, une crise terrible et effroyable, des pénuries en cascades que nous aurions eu quand même mais dans un peu plus longtemps.

Le camarade commissaire européen à l’énergie est donc l’auguste Dan Jorgensen et il vient de donner un interview au Financial Times.

« Nous nous attendons à ce que la situation soit encore pire »… Bravo. Seul un camarade commissaire pouvait avoir une analyste aussi remarquable et d’une telle profondeur.

 

Une crise durable… vue qu’elle dure, c’est sûr…

« L’Union européenne se prépare à une crise énergétique durable liée à la guerre au Moyen-Orient, en envisageant toutes les options, y compris le rationnement et l’utilisation accrue des réserves stratégiques, face à une crise qui pourrait durer dans le temps, face à une hausse prolongée des prix et à des risques sur l’approvisionnement ».

Le commissaire européen à l’énergie, Dan Jorgensen, a averti: « ce sera une crise longue… les prix de l’énergie resteront élevés pendant très longtemps », ajoutant que pour certains produits essentiels « nous nous attendons à ce que la situation soit encore pire dans les semaines à venir ».
« Le discours et les mots que nous utilisons sont plus graves aujourd’hui qu’au début de la crise », « nous sommes convaincus que cette situation va perdurer et que les pays doivent s’assurer de disposer des ressources nécessaires ».

Même si l’Union européenne n’est « pas encore confrontée à une crise de sécurité d’approvisionnement », elle se prépare activement aux conséquences à long terme du conflit.

Dans ce contexte, l’UE se dit prête à anticiper les scénarios les plus critiques. « Nous nous préparons aux pires scénarios », a affirmé Jorgensen, tout en précisant que le rationnement de carburants comme le diesel ou le kérosène n’était « pas encore » à l’ordre du jour. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper: « Mieux vaut prévenir que guérir ».

 

Pénuries = rationnements !

Tout ceci est très logique et l’on peut parfaitement l’anticiper.

Le problème c’est que nous importons du pétrole brut mais aussi des produits raffinés directement du Golfe comme du kérosène ou du diesel !

Pour l’essence (Sans Plomb 95/98), la France par exemple n’est pas dépendante du golfe Persique. En réalité, la France produit plus d’essence qu’elle n’en consomme. Nous exportons de l’essence raffinée c’est d’ailleurs pour cela qu’elle coûte actuellement beaucoup moins cher que le diesel dont nous importons du Golfe 30 à 40 % de notre consommation, ce qui veut dire que dans les prochains jours nous allons tout simplement manquer de diesel pour nos usages quotidiens. La pénurie est déjà inévitable. Il y aura donc ajustement par la hausse des prix et par une forme de rationnement.

 

Mais, là encore ce n’est qu’une face d’un même problème. On va commencer à préparer les opinions publiques aux rationnements et aux limitations pour éviter au mieux la panique ce qui accélère les pénuries, mais on ne les évitera quand même pas. Le problème c’est également et vous l’avez compris, toutes les conséquences en chaîne. Agriculture, alimentation, production agro-alimentaire, tous ces processus nécessitent beaucoup d’énergie. Le mois d’avril sera très dur et le mois de juin terrible si la guerre ne cesse pas dans les prochaines heures.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

Gros problème. 30 à 40 % de notre diesel proviennent du Moyen-Orient (et 10 % de notre pétrole brut) !

par Charles Sannat | 7 Avr 2026 | Grille articlePénuries | 1 commentaire

 

Il y a actuellement une immense confusion.

Si effectivement environ 12 % de notre pétrole brut proviennent du Moyen-Orient et transitent par le détroit d’Ormuz (ce qui semble très peu et pas inquiétant) le problème est que 30 à 40 % de notre diesel, eux, proviennent des pays du Golfe, et là c’est un gros souci collectif, car il nous manque 30 à 40 % de nos besoins. (Source CPDP.or ici Comité Professionel du Pétrole)

Pour ceux qui ne comprenaient pas ces petites subtilités, ni la différence de prix entre l’essence et de le diesel, vous avez là l’explication. Pour l’essence, nous en raffinons en France plus que ce que nous en consommons ! Nous sommes même exportateurs nets d’essence ! Mais pour le diesel, c’est l’inverse.

 

Il n’y a pas assez de diesel pour tout le monde.

Dans un premier temps vous avez donc un ajustement par les prix. C’est ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant.

Dans un second temps, même l’ajustement par les prix n’est pas suffisant.

Il faut donc y rajouter un rationnement.

C’est la phase dans laquelle nous allons rentrer ces prochains jours.

J’attire votre attention sur le silence gouvernemental. Ce silence touche à sa fin. Les premières mesures vont rapidement arriver maintenant, mais sachez que derrière juste ce problème de carburant (et c’est la même chose pour le kérosène des avions qui vont être cloués au sol), il y a toute une chaîne de dominos qui vont tomber les uns après les autres. Les pénuries seront multiples mais vont mettre un peu de temps à se voir et à se matérialiser dans l’économie et dans votre quotidien, mais nous parlons de quelques jours. Pour certains produits au mieux en semaines. Certainement pas en mois.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

Trump sur l’Iran: j’ai le meilleur plan qui soit !

par Charles Sannat | 7 Avr 2026 | Grille articleGuerre | 4 commentaires

 

Hier Donald Trump donnait une conférence de presse lors de laquelle il n’a en réalité rien dit.

Il a expliqué que l’Iran pouvait tomber en une journée ce qui est vrai car le pouvoir est aussi fragile qu’il est détesté par la population iranienne.

Il a expliqué que l’opération pour récupérer les aviateurs était un immense succès bla ! bla !bla ! bla…

Il a dit qu’il pouvait raser l’Iran en quelques heures ce qui est assez factuel…

Mais il n’a strictement rien dit de précis, il n’a donné aucune indication précise.

 

Il a dit qu’il fallait que le détroit d’Ormuz soit débloqué. Il a dit qu’il rejetait le cessez-le-feu même si c’était un bon début.

Bref, il n’a rien dit.

Juste une chose à retenir.

« J’ai le meilleur plan qui soit », a-t-il assuré, avant d’ajouter qu’il ne comptait pas en dévoiler les détails….

Bon, ben, en fait, non, il n’a rien dit !

Et le fait qu’il ne nous dise rien, qu’il jacte et occupe la galerie est un indice en soi comme le silence du gouvernement français sur le prix des carburants et sur les pénuries potentielles.

 

Trump ne dit rien, parce qu’il ne peut rien dire sans en dévoiler trop à la partie adverse l’Iran.

Ceux qui pensent qu’Israël et les États-Unis n’ont pas de plan se trompent. Avoir un plan ne veut pas dire que le plan va se dérouler sans accroc, mais c’est différent du fait de ne pas avoir de plan. Cette guerre contre l’Iran a été simulée un million de fois. Cela ne veut pas dire que l’Iran ne peut pas faire de dégâts et il en fait. Cela veut dire qu’il ne faut pas sous-estimer les Américains et ne pas surestimer les Iraniens ce que je dis depuis le début de ce conflit qui est une vraie guerre, une guerre que le monde entier redoutait et pour cause. Vous en voyez les conséquences et elles seront pires dans les semaines à venir si la guerre ne cesse pas dans les tous prochains jours.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

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