Nous commençons à manquer de tout même si cela ne se voit pas encore pour le grand public.
Le pétrole du Golfe c’est aussi toute l’industrie du plastique et des emballages. Pas d’emballages, pas de produits. Pour emballer vos pilules et autres gélules ? Du plastique. Pour vos plats cuisinés, surgelés ? Du plastique. Certes nous avons du carton ou du papier, mais toujours recouvert d’une fine pellicule… de produits « plastique ». Les bouteilles d’eau ? Plastique.
Chaque jour nous approchons un peu plus des pénuries de kérozène ou de gasoil. Pour le moment ces pénuries sont reculées ici, chez nous, par les pénuries réelles en Asie qui encaisse le gros du choc de disponibilité pour le moment.
Malgré cette « chance » relative, les prix, eux montent déjà dans tous les secteurs concernés.
Zone euro : l’inflation de
mars revue en hausse, à 2,6 %
Comme le rapporte l’AFP (source ici) « l’inflation dans la zone euro au mois de mars a été révisée en hausse, à 2,6 % sur un an contre 2,5 % initialement annoncé, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis juillet 2024, selon une nouvelle estimation d’Eurostat publiée jeudi ».
Il s’agit d’une forte progression par rapport à février, où l’inflation ressortait à 1,9 %, les prix ayant été tirés à la hausse le mois dernier par le conflit au Moyen-Orient et l’envolée du pétrole et du gaz.
D’après la nouvelle estimation d’Eurostat, les prix de l’énergie ont grimpé de 5,1 % dans la zone euro en mars par rapport à un an plus tôt ».
Les taux les plus élevés ont été enregistrés en Roumanie (9 % sur un an), ainsi qu’en Croatie (4,6 %) et en Lituanie, d’après le service de statistiques européen. A l’inverse, l’inflation la plus basse a été constatée au Danemark (1 %) ».
Nous allons donc avoir la poursuite de l’ajustement par les prix sur tout ce qui manque plus ou moins partiellement.
Encore une fois, ce ne sera pas une absence totale mais des manques partiels.
Pénuries et hausses de prix.
Continuez à stocker. Je pense notamment aux entreprises, ce dont vous avez besoin pour travailler et pour vous garantir de meilleures marges que vos concurrents moins prévoyants.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Prix de l’essence Michel Edouard Leclerc explique comment baisser les prix du carburant et… il a raison !
Je suis allé manger avant hier à la cafétéria de mon Leclerc (avec mes enfants vus que c’est les vacances) et chaque moment de vie est l’occasion de faire de l’économie appliquée, de l’économie vue d’en bas, de la vraie économie de grenier de l’éco !
Vous aviez à l’écran ci-dessous des caisses une image décomposant les prix des carburants et expliquant que la marge des distributeurs des 0.4 % ce que je veux bien croire et ce qui rend évidemment presque inutile le projet du gouvernement annoncé avec trompettes de plafonner non pas les prix des carburants mais les marges des distributeurs (alors que la fiscalité, elle n’est évidemment pas plafonnée).
Michel Edouard Leclerc s’est donc fendu d’un très long billet sur son réseau X que vous pouvez lire ci-dessous et dans lequel il explique en gros que la nouvelle taxe carbone imposée sur le litre de carburant représente environ 15 centimes de plus par litre et que l’on n’est pas obligé de la faire payer (en plus) pendant cette période spéciale de guerre.
Il a totalement raison.
S’il ne faut pas rajouter de la crise à la crise, rajouter de la fiscalité sur de la fiscalité est stupide.
Guerre en Iran : Comment la crise d’Ormuz menace nos assiettes...
demain nous risquons aussi de mourir de faim !
SOURCE : Cet article a été réalisé avec Rémi Hémeryck, délégué général de l’ONG SOS Sahel International, France.
Depuis le début du conflit en Iran, le 28 février 2026, le détroit d’Ormuz ne bloque pas seulement le pétrole : il étrangle le commerce des engrais dont dépend une bonne partie de l’agriculture mondiale. Si la crise devait se prolonger, 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire qui touche actuellement 2,3 milliards d’individus dans le monde. La clé pour sortir de cette vulnérabilité existe pourtant – elle pousse dans les champs de millions de petits agriculteurs africains et asiatiques. Ce sont les cultures oubliées.
Chaque fois que nous mangeons, nous dépendons d’infrastructures et de flux mondiaux invisibles. Parmi eux, un corridor maritime lointain joue un rôle disproportionné : le détroit d’Ormuz. Sa fragilisation ne menace pas seulement l’approvisionnement énergétique mondial. Elle met aussi en danger un maillon beaucoup moins commenté, mais tout aussi vital : les engrais azotés dont dépend une large part de l’agriculture contemporaine.
Or, c’est là que le problème devient alimentaire car, sans azote, les plantes ne poussent pas normalement. Et, sans engrais azotés, les rendements du blé, du riz ou du maïs chutent fortement dans la plupart des systèmes agricoles intensifs. L’urée, l’un des principaux engrais azotés utilisés dans le monde, est ainsi devenue un intrant central de la production alimentaire mondiale. L’urée n’est pas extraite telle quelle : elle est fabriquée à partir d’ammoniac, lui-même produit en très grande majorité à partir de gaz naturel.
Autrement dit, la géographie des engrais azotés de synthèse reste étroitement liée à celle des grands producteurs de gaz – ce qui explique le rôle décisif du Golfe dans cet équilibre.
Un détroit de 55 km et votre caddie
Le détroit d’Ormuz, large d’à peine 55 km à son point le plus étroit, concentre donc une vulnérabilité bien plus grande qu’il n’y paraît. Ce passage n’est pas seulement stratégique pour le pétrole. Il l’est aussi pour les intrants agricoles :20 % du pétrole mondial y transitent chaque jour, mais aussi environ un tiers du commerce mondial d’engrais, notamment l’urée, l’ammoniac et les phosphates.
Le résultat est direct : les prix des engrais ont déjà bondi de 30 %. Comme l’a résumé Máximo Torero, économiste en chef de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l’agriculture (FAO), il ne s’agit pas seulement d’un choc énergétique, mais d’« un choc systémique affectant les systèmes agroalimentaires mondiaux ». Et les conséquences sont différées : un choc sur les engrais n’apparaît pas immédiatement dans les rayons, mais une ou deux saisons plus tard, lorsque les récoltes diminuent et que les prix alimentaires augmentent à leur tour.
Autrement dit, un choc sur les engrais n’est pas un simple épisode logistique. C’est un choc différé sur l’alimentation mondiale.
Une dépendance construite sur un siècle
Cette dépendance n’a rien d’accidentel. Elle résulte d’un siècle de construction industrielle. Aujourd’hui encore,virtuellement 99 % de l’azote synthétique mondialest produit grâce au procédé Haber-Bosch, qui transforme le gaz naturel en ammoniac. Ce modèle a permis d’accroître massivement les rendements. Mais il a aussi lié notre sécurité alimentaire à quelques ressources fossiles, à quelques grands producteurs, à quelques routes maritimes, et à un petit nombre d’entreprises capables de fournir les intrants à grande échelle.
Pourquoi les solutions « technologiques » ne suffisent pas
La tentation, face à un tel constat, est de chercher une réponse uniquement technologique. L’ammoniac vert, produit à partir d’électricité décarbonée et d’hydrogène issu de l’électrolyse de l’eau, suscite beaucoup d’espoirs. L’agriculture de précision promet, elle, d’ajuster au plus près les apports d’intrants.
Mais ces pistes ne répondent ni à l’urgence du moment ni à la racine du problème : la dépendance structurelle d’une grande partie de l’agriculture mondiale aux engrais azotés de synthèse. Même sur le plan industriel, moins de 1 % de l’ammoniac mondial est aujourd’hui produit par des voies décarbonées. Quant à l’agriculture de précision, elle peut améliorer l’efficience des apports à l’échelle de la parcelle, mais elle ne supprime ni la dépendance structurelle aux engrais de synthèse ni la vulnérabilité des systèmes agricoles lorsque ces intrants deviennent rares ou hors de prix.
La vraie question n’est donc pas seulement de sécuriser l’approvisionnement en engrais. Elle est de réduire la part de notre agriculture qui en dépend mécaniquement.
Les cultures oubliées : une réponse sous nos yeux
C’est ici qu’interviennent des plantes largement absentes des grands débats agricoles : les cultures négligées et sous-utilisées, souvent désignées par l’acronyme anglais NUS (Neglected and Underutilized Species). Fonio, niébé, voandzou, teff, amarante, moringa, espèces sauvages apparentées aux cultures vivrières : beaucoup de ces plantes ont nourri des populations pendant des siècles avant d’être marginalisées par la spécialisation agricole moderne.
Leur intérêt, dans le contexte actuel, est loin d’être marginal.
D’abord, nombre d’entre elles sont des légumineuses. Grâce à une symbiose avec des bactéries du sol, elles sont capables de fixer l’azote atmosphérique au niveau de leurs racines. En pratique, cela signifie qu’elles peuvent réduire substantiellement le besoin en urée de synthèse. Cela signifie également qu’elles peuvent réduire substantiellement le besoin en urée de synthèse, surtout lorsqu’elles sont intégrées dans des rotations avec des céréales, car elles laissent souvent au sol une partie de l’azote bénéfique aux cultures suivantes.
Ensuite, beaucoup de ces cultures sont plus résilientes que les cultures dominantes face à la sécheresse, aux températures élevées et aux sols pauvres. Des études économiques récentes montrent aussi que les exploitations qui les cultivent affichent souvent des coûts d’intrants plus faibles et une plus grande stabilité face aux chocs extérieurs. Dans les régions où les agriculteurs ont peu de marge financière, cette diversification n’a rien d’un luxe : elle relève d’une forme de sécurité agronomique.
En Afrique subsaharienne, où la dépendance aux intrants importés demeure très forte, cette question est particulièrement aiguë. Des initiatives de grande ampleur montrent d’ailleurs que des transitions sont possibles.
En Inde, par exemple, le programme Natural Farming d’Andhra Pradesh mobilise déjà plusieurs millions d’agriculteurs dans des trajectoires de réduction ou de sortie des intrants de synthèse.
Ces cultures présentent en outre un autre avantage majeur. La dépendance aux engrais de synthèse n’est pas seulement un problème géopolitique ou économique. C’est aussi un problème écologique. Leur fabrication est énergivore, et 60 % des émissions liées aux engraisse produiraient après leur application au champ, lorsque l’azote apporté au sol est transformé par les processus microbiens en oxyde nitreux, un gaz à effet de serre particulièrement puissant. Réduire cette dépendance, c’est donc agir à la fois sur la vulnérabilité des systèmes alimentaires et sur leur empreinte environnementale.
Mais alors, Si ces cultures sont si prometteuses, pourquoi restent-elles si marginales ? La réponse est connue. Elles ont longtemps été les grandes oubliées des politiques agricoles, de la recherche, de la sélection variétale, des filières semencières et des marchés. Elles souffrent moins d’une faiblesse intrinsèque que d’un déficit massif d’investissement, de reconnaissance et de structuration.
Ce que la crise devrait changer
C’est là que la crise actuelle devrait agir comme un révélateur. Car une réouverture d’Ormuz, si elle se produit, ne résoudra pas le problème de fond. Des travaux du Kiel Institute for the WorldEconomy montrent qu’une fermeture même brève peut suffire à perturber durablement une saison agricole. Le prochain choc viendra d’ailleurs : autre conflit, sécheresse majeure, blocage maritime, restriction à l’exportation, flambée des prix de l’énergie.
Il est donc temps de changer d’échelle et de logique.
Cela suppose ensuite d’investir beaucoup plus sérieusement dans la recherche sur les cultures négligées et sous-utilisées : caractérisation des ressources génétiques, amélioration variétale, sélection participative, agronomie des associations culturales, filières semencières décentralisées, débouchés alimentaires et transformation.
Cela suppose enfin de reconstruire des systèmes alimentaires plus diversifiés, plus territorialisés, moins suspendus à quelques points de passage maritimes et à quelques chaînes d’approvisionnement mondialisées.
La crise d’Ormuz n’est pas une anomalie dans un système alimentaire autrement robuste. Elle révèle, au contraire, la profondeur d’une dépendance construite depuis des décennies. En cherchant partout comment sécuriser les flux, nous avons trop peu réfléchi à la manière de réduire notre exposition. Les cultures que l’on a dites mineures, traditionnelles ou oubliées, pourraient précisément nous aider à le faire.
Il ne s’agit pas de romaniser le passé ni de prétendre que ces cultures oubliées remplaceront à elles seules les grandes cultures mondiales. Il s’agit de reconnaître qu’un système agricole plus diversifié, moins dépendant des engrais de synthèse et mieux enraciné dans les réalités locales serait aussi plus résistant aux crises à venir.
Les cultures oubliées ne régleront pas à elles seules la crise d’Ormuz. Mais elles font partie des rares réponses qui s’attaquent à sa cause profonde : notre dépendance excessive à un modèle agricole intensif, fossile et vulnérable
SOURCE : Cet article a été réalisé avec Rémi Hémeryck, délégué général de l’ONG SOS Sahel International, France.
11 mois en mer : le porte-avions USS Gerald R. Ford pulvérise un record et révèle la pression sur la marine américaine. « Le géant des mers qui ne rentrait plus au port …
11 mois en mer : le porte-avions USS Gerald R. Ford pulvérise un record et révèle la pression sur la marine américaine.
« Le géant des mers qui ne rentrait plus au port », cela pourrait être le nom d’un livre d’Hemingway mais il s’agit en réalité du résumé de la situation de l’USS Gerald R.Ford.
Depuis juin 2025, le plus grand porte-avions et le plus moderne du monde enchaîne les missions sans interruption pour un record historique depuis la fin de la Guerre froide qui sera établi en mai.
Malheureusement, ce record est également le symptôme d’une tension permanente sur la plus grande flotte militaire du monde, rarement bon signe !
L’USS Gerald R. Ford dépasse les 11 mois en mer établissant un nouveau record pour l’US Navy depuis la fin de la guerre froide
Le USS Gerald R. Ford est le plus grand bâtiment de guerre du monde avec un déplacement de 112 000 tonnes. C’est également le fleuron technologique de la marine américaine, conçu pour dominer les opérations aéronavales du XXIe siècle.
Parti de Norfolk en juin 2025, il devait initialement effectuer un déploiement classique d’environ 7 mois, conformément au plan de rotation standard de la U.S. Navy.
Seulement… la réalité géopolitique en a décidé autrement.
Le navire dépasse aujourd’hui les 295 jours de mission, battant le précédent record détenu par le USS Abraham Lincoln pendant la pandémie de COVID-19.
La mission devrait finalement atteindre environ 11 mois, soit près de 330 jours en mer, un record depuis la fin de la guerre froide (le record absolu restant celui du USS Midway avec 332 jours pendant la guerre du Vietnam).
Une présence mondiale qui ne cesse de s’étendre
Outre la durée, il faut noter que le navire aura été mis à rude épreuve.
En moins d’un an, l’USS Gerald R.Ford a ainsi été redéployé sur plusieurs zones stratégiques :
Méditerranée orientale
Caraïbes
Moyen-Orient
Mer Rouge
Un véritable tour du monde opérationnel, dicté par l’évolution des crises.
Ces déplacements répondaient bien entendu à des enjeux géopolitiques très différents, de la dissuasion face à la Russie après la guerre en Ukraine à la sécurisation des routes maritimes au Moyen-Orient.
Une flexibilité impressionnante… mais qui a aussi un prix.
Pourquoi les déploiements deviennent de plus en plus longs
Officiellement, le modèle opérationnel du « roi des géants » repose sur un cycle optimisé :
7 mois de déploiement
période de maintenance
entraînement avant nouveau départ
Dans les faits, ce modèle est de plus en plus difficile à tenir, notamment en raison de la pénurie chronique de porte-avions dont fit preuve l’US Navy. En effet, sur le papier, elle est supposée en avoir 11. En réalité d’après plusieurs sources anglosaxonnes, en 2026 seuls 4 à 6 porte-avions sont véritablement déployés ou prêts à l’être, comme le USS Gerald R. Ford ou le USS Abraham Lincoln, positionnés selon les besoins en Méditerranée, en mer Rouge ou dans le Pacifique. À côté, 3 à 4 bâtiments sont immobilisés en maintenance lourde (parfois pendant plusieurs mois) notamment des unités comme le USS Nimitz ou le USS George H. W. Bush, dont les cycles d’entretien deviennent de plus en plus exigeants. Enfin, 1 à 2 porte-avions se trouvent dans une zone grise, en essais ou en phase de préparation, à l’image du futur USS John F. Kennedy, techniquement en service mais pas encore projetable.
Autrement dit, derrière la puissance affichée, la flotte américaine fonctionne en permanence avec une marge opérationnelle très réduite, ce qui explique pourquoi chaque déploiement tend aujourd’hui à s’allonger.
Dans le cas du USS Gerald R. Ford, ce déploiement devient un symbole de cette pression structurelle.
Un colosse aux pieds d’argiles
Derrière son image de vitrine technologique, le USS Gerald R. Ford accumule depuis 2025 une série de problèmes très concrets qui viennent rappeler qu’un navire ultra-moderne reste une machine complexe… parfois capricieuse.
Le cas le plus médiatisé concerne son système de toilettes sous vide, censé être plus efficace, mais qui s’avère particulièrement sensible : depuis 2023, il nécessite quasiment une intervention quotidienne, avec un pic impressionnant de 205 pannes en quatre jours en mars 2025 ! En février 2026, lors d’une escale à Souda en Crète, plusieurs centaines de kilos de déchets ont dû être extraits des canalisations, retardant des opérations en mer Rouge. Comme si cela ne suffisait pas, un incendie s’est déclaré le 12 mars 2026 dans la buanderie du bord, blessant plusieurs marins et endommageant une centaine de couchettes, obligeant plus de 600 membres d’équipage à dormir dans des conditions dégradées pendant plusieurs jours.
Ces incidents s’ajoutent à des difficultés plus structurelles liées au programme lui-même : les catapultes électromagnétiques EMALS et le système d’arrêt AAG, censés révolutionner les opérations aériennes, ont connu des problèmes de fiabilité et des besoins de maintenance supérieurs aux attentes. Résultat : même le porte-avions le plus avancé du monde n’échappe pas à une réalité simple : la technologie de pointe peut offrir un avantage décisif, mais elle augmente aussi le risque de fragilité opérationnelle.
Le déploiement prolongé entraîne mécaniquement une usure accélérée
des équipements et des contraintes logistiques accrues.
Un porte-avions n’est pas seulement une base flottante. C’est une machine extrêmement complexe qui nécessite des cycles réguliers d’entretien lourd… dont on le prive en le maintenant au-delà de son cycle opérationnel prévu à la base.
Une maintenance sous tension côté industriel
Ce prolongement pose une dernière question clé : que se passe-t-il après ?
Le retour du USS Gerald R. Ford est attendu avec une contrainte majeure : son calendrier de maintenance est déjà saturé.
Le chantier naval de Norfolk doit absorber :
L’entretien Porte-Avions du Ford
la maintenance d’autres porte-avions
les retards accumulés sur plusieurs programmes
Les autorités américaines commencent d’ailleurs à s’inquiéter.
Des élus ont demandé des précisions sur l’impact de ce déploiement prolongé sur les cycles industriels. La réponse de la marine est claire : les chantiers s’adaptent… mais au prix d’une organisation sous tension.
Des records souvent invisibles… et volontairement cachés
Le cas du USS Gerald R. Ford attire l’attention, mais il est loin d’être isolé. Dans les marines modernes, certains records de durée en mer restent volontairement discrets, voire totalement inconnus du grand public. Pour des raisons évidentes de sécurité opérationnelle, les missions les plus sensibles notamment celles liées à la dissuasion nucléaire sont rarement détaillées.
La Royal Navy en offre un exemple frappant : le sous-marin nucléaire HMS Vengeance a passé 201 jours en mer entre août 2023 et mars 2024, sans escale et quasiment sans contact avec l’extérieur. Un record déjà impressionnant… pourtant dépassé en 2025 par un autre sous-marin britannique resté 204 jours en plongée, dont l’identité n’a pas été révélée.
Même symptômes et mêmes causes pour la Royal Navy et l’US Navy qui semblent au bord d’asphyxie… et qui ne sont pas particulièrement fières de ces records qui révèlent leur fragilité à leurs ennemis potentiels.
Sources :
Defence Industry Europe, USS Gerald R. Ford sets longest U.S. Navy aircraft carrier deployment record since Cold War (15 avril 2026), https://defence-industry.eu/uss-gerald-r-ford-sets-longest-u-s-navy-aircraft-carrier-deployment-record-since-cold-war /
article détaillant le déploiement exceptionnellement long de l’USS Gerald R. Ford, replacé dans le contexte des opérations navales américaines depuis la fin de la guerre froide et des exigences opérationnelles accrues.
International Business Times UK, USS Gerald R. Ford fire maintenance crisis (23 mars 2026), https://www.ibtimes.co.uk/uss-gerald-r-ford-fire-maintenance-crisis-178762 6
article revenant sur les difficultés techniques et de maintenance du porte-avions, notamment les incidents et problèmes structurels ayant affecté sa disponibilité opérationnelle.
24/7 Wall St.,Every U.S. aircraft carrier still in service and how long it’s been sailing (18 août 2025), /
analyse recensant l’ensemble des porte-avions américains en service, leur ancienneté et leur durée d’activité, offrant un éclairage comparatif sur la flotte et son évolution.
16 avril 2026
« Trump annonce que la Chine accepte de ne pas livrer d’armes à l’Iran »
Nous sommes typiquement dans une situation VICA pour volatile, incertaine, complexe et ambiguë, entre ce qui est dit, ce qui est caché, ce qui est négocié en sous main, sans même parler des mensonges, des intoxications et de la propagande, se faire un avis éclairé sur la situation est pour le moins compliqué.
Alors que l’on parle de plus en plus d’une reprise des pourparlers à Islamabad au Pakistan, entre les délégations iranienne et américaine, le cessez-le-feu, tant bien mal tient donnant un répit au monde et des espoirs de paix bien nécessaires, voilà que Trump, vient de poster encore un nouveau message.
Remercier la Chine et la menacer en même temps !
Que dit Trump ? Je cite: « La Chine est ravie que j’ouvre définitivement le détroit d’Ormuz. Je le fais aussi pour elle, et pour le monde entier. Cette situation ne se reproduira plus jamais. Ils ont accepté de ne pas envoyer d’armes à l’Iran. Le président Xi me fera une accolade chaleureuse quand j’arriverai dans quelques semaines. Nous collaborons intelligemment et efficacement ! N’est-ce pas préférable à la guerre ? MAIS N’OUBLIEZ PAS, nous sommes très efficaces au combat, si nécessaire, bien meilleurs que quiconque ! Président DJT »
“China is very happy that I am permanently opening the Strait of Hormuz. I am doing it for them, also – And the World. This situation will never happen again. They have agreed not to send weapons to Iran…” – President Donald J. Trumppic.twitter.com/g2LbmMJS5a
La paix est préférable à la guerre, mais les États-Unis peuvent faire la guerre avec une force totale et n’hésiteront pas à utiliser toute leur puissance (ce que l’on veut bien croire vu le palmarès récent de ce pays depuis le 11 septembre 2001).
Il dit aussi que la Chine a accepté de ne pas livrer d’armes à l’Iran. C’est évidemment une information capitale et si cela est vrai, alors une solution négociée est sans doute à portée d’accord et ce serait enfin une excellente nouvelle.
Il dit enfin que le président chinois va lui donner une accolade… pour cette dernière remarque rien n’est moins sûr, car Xi Jinping n’est pas d’une nature très expansive, trait de caractère renforcé par la nécessité d’incarner la puissance de la Chine. Mais cela est sans importance par rapport à la paix ou à la guerre entre les grandes puissances de ce monde.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Pénurie. Le kérosène inquiète la Commission Européenne.
C’est un article du Figaro reprenant l’AFP (source ici) qui nous fait part de l’inquiétude de la Commission européenne sur les problèmes d’approvisionnement en kérosène dans un « avenir proche ».
Vous apprécierez la Novlangue européenne et le sens de la litote de la porte-parole de la commission, Anna-Kaisa Itkonen, pour qui « il n’y a pas de pénuries de carburant dans l’Union européenne à l’heure actuelle » tout en s’inquiétants de « possibles difficultés d’approvisionnement de l’Europe en kérosène dans un avenir proche, en raison de la guerre au Moyen-Orient ».
Pour résumer, tout va bien, jusqu’au moment où cela ira mal…
Or, le rôle des dirigeants c’est justement d’anticiper. L’adage populaire dit « diriger c’est prévoir ». Simple. Efficace. Evident.
« À l’heure actuelle », il n’y a pas de pénurie de carburant dans l’Union européenne, mais des difficultés d’approvisionnement pourraient survenir dans un avenir proche en particulier pour le kérosène, principale source de préoccupation » …
Elle aurait pu également évoquer le Gasoil, notre bon diesel dont nous ne raffinons pas, loin de là, de quoi couvrir notre consommation.
Il va donc y avoir pénurie de gasoil et de kérosène.
Ce ne sera pas une pénurie totale, loin de là, ce sera un manque de 20 à 40 % mais c’est largement suffisant pour entraîner une hausse des prix problématiques et des perturbations importantes.
Diriger c’est prévoir… pas uniquement détourner et se servir.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Panique à Washington sur les risques cyber. Les banques ultra vulnérables, des failles trouvées par les IA.
C’est la panique à Washington où une réunion confidentielle s’est tenue à la Maison Blanche avec les géants de la tech et de la finance.
La cause de cette grande peur ?
Les derniers modèles d’IA qui sont redoutables notamment pour détecter et scanner toutes les failles de sécurité des grands systèmes bancaires et financiers mondiaux.
En clair derniers modèles d’intelligence artificielle, en particulier ceux développés par OpenAI et Anthropic, sont tellement puissants… qu’ils en sont redoutablement dangereux pour la sécurité informatique de tous nos systèmes critiques (finance, banques, nucléaire etc.) s’ils venaient à tomber entre de mauvaises mains ou que certains en faisaient une mauvaise utilisation ce qui a une probabilité proche de 100 % d’arriver. (Source BFMTV ici)
« Le directeur national de la cybersécurité Sean Cairncross, le vice-président JD Vance et le secrétaire au Trésor Scott Bessent ont réuni plusieurs dirigeants majeurs des secteurs technologique et financier afin de discuter des craintes et des menaces posées par les nouveaux outils d’IA, dont la dernière itération est particulièrement puissante.
C’est le directeur national de la cybersécurité, Sean Cairncross qui coordonne la réponse de l’administration en réunissant plusieurs agences afin d’identifier les failles des infrastructures critiques et de renforcer les systèmes susceptibles d’être exploités par l’IA.
Pour le moment le nouveau modèle d’Anthropic n’est pas encore sorti car il faut que toute l’industrie de la cybersécurité s’adapte et c’est loin d’être aussi rapide… que les progrès phénoménaux de l’IA.
La crainte, vous l’avez compris, c’est que les nouveaux modèles d’IA identifient trop rapidement des vulnérabilités dites « zero-day » (des failles informatiques encore inconnues et sans correctif, ndlr) et qu’elles soient ensuite exploitées trop vite sans laisser le temps aux entreprises de corriger ces défauts majeurs de sécurité.
Mythos… trop puissant pour être rendu public
« Parmi les modèles évoqués figure Mythos, développé par Anthropic. Le modèle a été déployé auprès d’un groupe très restreint d’entreprises, dont Apple, Google, Microsoft, Nvidia, Palo Alto Networks et CrowdStrike. Jugé trop puissant pour une diffusion publique, notamment dans sa capacité à détecter et exploiter des failles logicielles, il est testé en amont afin de corriger d’éventuelles vulnérabilités avant un déploiement élargi. »
Nous entrons en « terra incognito », la terre inconnue et elle présente des dangers innombrables, surtout, ceux que nous ne connaissons pas.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
15 avril 2026
HISTOIRE DE LA CHUTE
DE DIEN BIEN PHU
DE L'EMPIRE FRANÇAIS
Déjà 72 ans le 7 Mai 1954 :
La chute de DIEN BIEN PHU
Chronique Historique par José CASTANO
« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli » (Antoine de SAINT EXUPERY)
Diên Biên Phu, le « grand chef lieu d’administration frontalière » est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l’opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu’à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C’est une cuvette de 16kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm.
Au début de l’été 1953, l’Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu’il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l’aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l’armistice, le 27 juillet 1953. C’est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le Général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du Général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu’en attaquant » et il décidera de créer à Diên Biên Phu une base aéroterrestre pour couper au vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant.
Quand les responsables français décident d’investir, la cuvette de Diën Biën Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu’à cela ne tienne ! L’endroit paraît idéal au commandant en chef ! Il est un point de passage obligé pour le vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner… De plus, il bénéficie d’un aérodrome aménagé durant la deuxième guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km² qui permettra l’emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le vietminh, vu l’éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Biên Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum… Il en conclut donc qu’il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d’une artillerie limitée qu’il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s’était porté garant.
L’occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l’histoire de la guerre d’Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac.
Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l’opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4.195 hommes dans la célèbre cuvette.
Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de Gabrielle, Béatrice, Dominique, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Françoise, Liliane, Junon, Epervier et enfin Isabelle.
L’offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d’artillerie (près de 9.000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l’éléphant commençait : Le tigre tapi dans la jungle allait harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d’épuisement.
Le point d'appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri. En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace.
Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.
Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d’artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés.
L’artillerie ennemie –que l’on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l’on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l’artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.
Cependant, la piste d’aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l’arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s’intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde.
L'infirmière héroïne Geneviève de Galard restée dans la cuvette de DIEN BIEN PHU pour soigner les soldats blessés
A noter que le 28 mars, l’avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L’infirmière convoyeuse de l’équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu’à la fin parmi les combattants.
Le général vietminh Giap, afin de s’infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d’un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d’appui. Le 30 mars, après une préparation d’artillerie très intense et l’infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d’appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l’ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l’ennemi, d’autres étaient morts en touchant le sol, d’autres étaient perdus… tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du vietminh en améliorant son quotidien.
Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du Commandant Guiraud. Le 4 mai, ont lieu les derniers parachutages d’hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtrier en rafales, provoquant d’énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d’Avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.
Dans la soirée du 6 mai, c’est le déchaînement de l’artillerie Viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c’est l’apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s’effondrent, les tranchées s’écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. A 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane2 une charge d’une tonne de TNT puis se ruent à l’assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu’à la mort.
Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. A l’aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d’être promu général, à 10h du matin, les viets finissent d’investir les Eliane. Du côté Français, il n’y a plus ni munitions, ni réserve d’hommes mais les sacrifices continuent…
Le Général Cogny adresse un dernier message au Général De Castries, souhaitant qu’il n’y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L’ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Biên Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, les Viets font irruption dans le PC du général De Castries. Un drapeau rouge à étoile d’or est planté sur le PC français. Diên Biên Phu est tombé mais n’a pas capitulé.
Durant cette bataille, le corps expéditionnaire Français comptera 3000 tués et un nombre très important de blessés.
10.300 seront faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh sont telles que seulement 3.300 d’entre eux reviendront de captivité. Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre.
« Le Courage est un embrasement de l'être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent. Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi. Le Courage est ce qu'il y a de plus sacré dans une Armée. Nul n'a le droit de troubler ses sources limpides et fécondes. »
« Jésus se courbe à genoux, le front contre la terre ;
Puis regarde le ciel en appelant « Mon Père ! »
Mais le ciel reste noir et Dieu ne répond pas (Alfred de Vigny – Le Mont des oliviers-) … c’est ce qu’ont dû éprouver les assiégés de Diên Biên Phu.
Nous sommes ces soldats qui grognaient par le monde
Mais qui marchaient toujours et n'ont jamais plié...
Nous sommes cette église et ce faisceau lié
Nous sommes cette race éternelle et profonde...
Nos fidélités sont des citadelles
Charles Peguy
Extrait d’une lettre prémonitoire du Maréchal De Lattre de Tassigny au Général Salan (1952)
« Si nous perdons ici (Indochine), tout s’écroulera ; nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer des soldats, ils font la guerre aux âmes.
Le lavage de cerveau, l’endoctrinement des prisonniers, les manifestes que les Viets font signer aux officiers captifs sont des choses terribles.
C’est une guerre qu’il ne faut pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans toute l’Afrique et peut être même un jour en France... »
GENERAL 4 ÉTOILES RAOUL SALAN LE CHEF HISTORIQUE DE L'INDOCHINE ET DE L'ALGERIE FRANÇAISE
L'infirmière héroïne Geneviève de Galard décorée
par le Général Américain Dwight EISENHOWER
pour avoir soigner les soldats Français blessés
dans la cuvette de DIEN BIEN PHU en Avril 1954
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15 avril 2026
LES CONSEQUENCES ECONOMIQUES
SUR LES ENERGIES FOSSILES AVEC
LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT
Diesel Excellium remplacé par le diesel standard : quelles sont les différences entre ces deux carburants ?
Le diesel Excellium présente des additifs supplémentaires contrairement au diesel standard qui s'apparente à une version « simplifiée ». [REUTERS/Benoit Tessier]
Par Laura Willinger
Publié le 14/04/2026 à 10h52 - Mis à jour le 14/04/2026 à 10h53
En raison de la guerre au Moyen-Orient, la France constate une flambée des prix du carburant. Si une légère baisse des prix a déjà eu lieu au cours du week-end, Total Energies a affirmé vouloir remplacer son diesel Excellium par son diesel standard jusqu’à nouvel ordre afin d’assurer un plafonnement tarifaire.
Face à la crise énergétique, les prix des carburants atteignent des sommets jamais vus. Avec des prix au litre dépassant les 2 €, il devient compliqué pour les automobilistes de faire un plein complet sans se ruiner. En ce qui concerne le diesel, ses tarifs avoisinent les 2,30 € le litre. Un prix élevé qui a pourtant été baissé de près de 10 centimes par Total Energies au cours du week-end dernier.
Pour pallier cette hausse budgétaire, le géant du carburant a annoncé remplacer son diesel Excellium par du diesel standard. Le but ? Permettre aux automobilistes de faire le plein avec un prix au litre « plus raisonnable ».
Dans un communiqué publié le 7 avril dernier, le groupe Total a décrété vouloir « donner la priorité aux pouvoirs d’achat de ses clients ». Pour ce faire, il assure que supprimer le diesel Excellium, qui est plus coûteux, permettra de soulager les consommateurs. TotalEnergies précise tout de même que cette décision pourra être amenée à être modifiée d’ici à la fin du mois.
Quelles sont les différences ?
Si à première vue ces deux carburants semblent similaires, Total Energies assure que l’Excellium préserve davantage le moteur des voitures. « [L’Excellium réduit] jusqu’à 98 % l’encrassement des injecteurs par rapport à un carburant ordinaire », peut-on lire dans le communiqué. La filiale affirme aussi que « 45 % des dépôts du moteur sont éliminés dès le deuxième plein ». Concrètement, l’Excellium permet de prolonger la durée de vie du moteur et assure davantage d’autonomie avec une réduction de la consommation pouvant aller jusqu’à 4 %.
Même si le diesel Excellium n’est plus commercialisé jusqu’à nouvel ordre, le groupe Total indique qu’il est tout à fait possible de remplacer ce diesel premium par sa version standard, sans que cela ne présente de risques pour le moteur. En effet, ces deux carburants partagent la même base, il est donc tout à fait possible de mélanger ces deux types de gazole.
Prix des carburants : pourquoi le diesel est-il en ce moment plus cher que l’essence ?
Aujourd'hui, en France en moyenne, le litre de gazole coûte 2,32 euros à la pompe, contre 2.02 pour l'essence. [Lionel BONAVENTURE / AFP]
Par CNEWS
Publié le 08/04/2026 à 23h19
En ce moment, le prix du gazole, ou diesel, est supérieur au prix de l'essence à la pompe. En cause, le conflit au Moyen-Orient, mais pas que... Explications.
Un prix à la pompe qui s'envole. Historiquement et comme c'était le cas pendant de nombreuses années, le prix du gazoleétait inférieur au prix de l'essence en France. Mais depuis plusieurs jours, notamment depuis le début du conflit au Moyen-Orient en mars, les choses se sont inversées.
Aujourd'hui, en moyenne, le litre de gazole coûte 2,32 euros à la pompe, contre 2.02 euros pour l'essence. Si le gazole est légèrement moins taxé que l'essence, l'explication de la hausse de son prix peut se trouver ailleurs.
Le pétrole au centre du sujet
Avant d'arriver jusqu'à la pompe pour que les consommateurs puissent faire leur plein, l'essence et le gazole ont tous les deux besoins d'une matière première indispensable : le pétrole. Et depuis le début du conflit, le prix du baril a grimpé en flèche. Début avril, il se situait aux alentours des 110$.
Dans un litre de gazole, la part de matière première, donc de pétrole, a augmenté de 96% contre seulement 57% pour l'essence. Plus il y a besoin de matière première, plus les prix à la pompe augmentent. C'est ce qui impacte le gazoledepuis plusieurs semaines.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, c'est tout le monde entier, ou presque, qui voit les prix de l'essence et du gazole augmenter.
Prix des carburants : quel est cet article du code du commerce qui peut être déclenché en cas de crise ?
Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation et sa durée de validité ne peut excéder six mois. [Sameer Al-DOUMY / AFP]
Par CNEWS
Publié le 08/04/2026 à 23h05 - Mis à jour le 08/04/2026 à 23h05
Alors que la crise énergétique liée à la guerre en Iran a conduit à la flambée des prix du carburant en France, un article du code du commerce pourrait être déclenché par les pouvoirs publics en cas de situation d’urgence.
Selon l’article L410-2 du Code de commerce, le gouvernement peut, en cas de situation économique exceptionnelle, bloquer par décret et pour une durée maximale de 6 mois, les prix d’un certain nombre de produits, dont le carburant. « Dans les secteurs où la concurrence par les prix est limitée en raison de situations de monopole ou de difficultés d’approvisionnement (…) un décret en Conseil d’Etat peut réglementer les prix après consultation de l’Autorité de la concurrence », précise le texte.
« Le gouvernement peut arrêter, par décret en Conseil d’Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Sa durée de validité ne peut excéder six mois », confirme l’article.
Les gouvernements européens s'activent
Les prix des biens, produits et services concernés par la possibilité du blocage par décret sont ceux « relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l’ordonnance n°45-1483 du 30 juin 1945 ». En complément, oppositions et syndicats réclament aussi un prélèvement exceptionnel sur les profits des grands groupes d’énergie qui profitent de la flambée des cours mondiaux. Ce surplus de recettes fiscales pourrait ainsi financer les pertes liées au blocage des prix.
Contrairement à la France, d’autres gouvernements européens ont fait un geste en faveur des consommateurs. L’Espagne a ainsi présenté un plan de 5 milliards d’euros incluant une baisse de la TVA et une remise de 30 centimes par litre de carburant. L’Italie a mis en place un décret-loiqui réduit temporairement le prix des carburants de 25 centimes par litre, tandis que des pays comme le Portugal, la Serbie, la Croatie ou la Hongrie, ont mis en place des dispositifs similaires.
Blocage des prix, baisse de la TVA, chèques énergie... Ce que réclament les oppositions et les syndicats face à la flambée des prix du carburant
La flambée des prix des carburants a provoqué une hausse de l'inflation en France de 1,7% au mois de mars. [Benoit Tessier / REUTERS]
Publié le 02/04/2026 à 13h39 - Mis à jour le 02/04/2026 à 14h03
Alors que la flambée des prix du carburant pèse de plus en plus lourd sur l’économie française, avec une inflation mesurée à 1,7% en mars, le gouvernement se refuse à prendre des mesures globalisées, insistant sur des dispositifs ciblés. Oppositions et syndicats réclament pourtant des actions d’urgence.
Depuis le déclenchement du conflit il y a un mois, le prix du gaz a augmenté de 70% en Europe et le pétrole d'environ 60%, soit une hausse de la facture de 14 milliards d'euros pour l'Union européenne. Face à cette flambée,les Européens ont réagi en ordre dispersé. Le gouvernement français, contraint à la discipline budgétaire pour maintenir le déficit à 5% du PIB cette année, a jusqu'ici refusé de réduire la fiscalité sur les carburants, se contentant de dispositifs « mineurs ».
Alors que l’Espagne a présentéun plan de 5 milliards d'euros incluant une baisse de la TVA et une remise de 30 centimes par litre de carburant, tandis que l’Italie a mis en place un décret-loi qui réduit temporairement le prix des carburants de 25 centimes par litre, la France s’est contentée de pallier les difficultés de trésorerie des secteurs les plus touchés - pêche, agriculture, transports - avec des aides «ciblées», éventuellement reconductibles, pour un total de 70 millions d'eurosmensuels.
Blocage des prix et réduction des taxes
Pas suffisant pour les oppositions, qui réclament des mesures fortes. À commencer par le blocage des prix. La France insoumise (LFI) a déposé une proposition de loi pour un gel temporaire des prix de l’énergie pendant une durée maximale de trois mois. Ce dispositif « strictement encadré » et « proportionné aux circonstances » vise à « garantir que les conséquences des crises énergétiques internationales ne soient pas supportées principalement par les consommateurs » selon les signataires du texte.
Le Parti communiste français a également déposé une proposition de loi au Sénat en ce sens : un blocage des prix de l’essence et du gaz pendant six mois. Les parlementaires défendent également l’encadrement « des marges en période de crise ». Pour le PS et les Écologistes, opposés au blocage des prix en raison du « surplus de recettes pour l’État », le gouvernement doit compenser la hausse des prix par des «chèques énergie ciblés», notamment pour « les ménages les plus vulnérables ».
Le Rassemblement national (R.N) propose d’aller encore plus loin. Il réclame au gouvernement la baisse de la TVA sur les énergies de 20 à 5,5%. « Sur un plein de 40 à 50 litres, cela représente une baisse de 18 à 22 euros », a indiqué le député Jean-Philippe Tanguy. « La première chose à faire quand on a un surplus de fiscalité dans une situation de crise où il faut des décisions extrêmement rapides, c'est d'y renoncer, en baissant la TVA et en baissant les taxes sur les carburants », a abondé Marine Le Pen.
Les syndicats vent debout
Dans le sillage des oppositions, les syndicats ont également mis la pression sur le gouvernement. « Mon message au Premier ministre a été très clair : nous ne voulons pas de mesurettes. Il nous faut une remise de 30 centimes du litre de GNR (gazole non routier) en pied de facture pour le carburant. Tout de suite », a lancé Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, principal syndicat agricole, dans une réunion publique à Caen.
Il a aussi estimé qu'il fallait « d'urgence faire fléchir » l'UE sur la taxe carbone aux frontières sur les fertilisants : « nous ne pouvons pas, dans ce contexte, voir les engrais s'envoler », a-t-il dit. Il a rappelé que le gouvernement français avait porté à Bruxelles une demande de suspension de ce dispositif alors que le prix des engrais flambe avec la guerre au Moyen-Orient, tout en relevant «la fin de non-recevoir» du Commissaire européen : « Nous ne pouvons le tolérer », a-t-il tonné.
Même son de cloche pourl’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) qui a obtenu la «reconduction» de l'aide de 50 millions d'euros limitée jusque-là au mois d'avril, et qui réclame le maintien d'une «aide forfaitaire par véhicules», l'élargissement du dispositif à l'ensemble des entreprises du transport routier (marchandises, voyageurs et sanitaire), le traitement «immédiat et accéléré» des demandes de report de charges et le versement «rapide» des aides.
Inflation à 1,7% au mois de mars
Le SP95-E10 a atteint mercredi la barre symbolique des 2 eurosle litre dans l'Hexagone, prenant 28 centimes depuis le début du conflit en Iran, soit un bond de 16,26%. Le gazole, carburant le plus utilisé des Français, avait lui atteint cette barre symbolique le 9 mars. Il se vendait en moyenne à 2,255 euros le litre, mercredi, après avoir atteint, la semaine dernière, un record absolu depuis 1985 en moyenne hebdomadaire, dépassant les plus hauts niveaux atteints après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Une flambée des prix qui n'est pas sans conséquence. Cet important rebond des prix et particulièrement des produits pétroliers (+7,3% sur un an contre -2,9% en février), selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, a provoqué une hausse de l'inflation en France de 1,7% au mois de mars. Une tendance dont l'ampleur reste encore incertaine pour les mois à venir.
Le vrai prix du baril ? 133 $ contre 99 $ en cotation sur les marchés !
C’est Wall Street Journal (source ici) qui revient sur cette histoire très importante de différence entre les prix du baril de pétrole réellement livrable et le prix du baril à terme coté sur les marchés financiers.
« 133 $ contre 99 $. Quel est le prix réel d’un baril de pétrole ? » se demande donc le Wall Street Journal.
La réponse est contenue dans le titre.
Actuellement, le prix physique du baril de pétrole est nettement supérieur aux cours affichés sur les marchés financiers.
Le Brent daté, qui reflète le prix du pétrole pour une livraison physique effective dans un délai de 10 à 30 jours, a atteint 132,74 dollars le baril lundi. Le Brent à échéance la plus proche s’est établi à 99,36 dollars le baril. L’écart entre ces deux prix est historique, selon Gary Ross , directeur général de Black Gold Investors. « Jamais le marché n’a connu une perturbation d’une telle ampleur sur le marché pétrolier, ni une telle incertitude quant à l’évolution future », a-t-il ajouté.
Vous avez le même phénomène sur les marchés des métaux précieux. Le prix de l’or physique et celui de l’or papier n’ont rien à voir. Plus la crise est forte, plus la demande de « physique » est importante et plus… l’écart entre le cotation des marchés financiers et la vraie vie est important. C’est ce que vous montre ce graphique ci-dessous.
Ce week-end le monde entier avait les yeux tournés vers le Pakistan devenu capitale mondiale des négociations.
Au bout de quelques heures, c’est l’échec et le vice-président américain JD Vance a pris la parole pour annoncer le retour de la délégation américaine aux Etats-Unis.
Donald Trump, lui, a annoncé le blocus du détroit d’Ormuz à sont tour.
C’est le principe du siège et du contre-siège. Il s’agit ici de ne pas laisser l’Iran se servir du détroit et de bloquer tout le monde sauf ses navires. Désormais ses navires aussi seront bloqués privant notamment ses alliés chinois des livraisons iraniennes de pétrole.
Les Chinois sont prévenus. Si vous armez l’Iran, alors les droits de douane seront de 50 % sur toutes les chinoiseries possibles et imaginables.
Ce qui sort d’Ormuz ce sont les pétroliers iraniens pour la Chine. Ce qui rentre, ce sont des navires en provenance de la Chine avec de quoi faire le plein des missiles iraniens car le carburant liquide vient de Chine (en fait ce que l’on appelle des précurseurs) et 2 à 3 navires sont sur le point d’arriver. Ils n’arriveront sans doute pas, mais cela risque de poser quelques menus problèmes dans les heures qui viennent.
La guerre dure et le choc inflationniste est désormais incontournable et inévitable. Ce sera un choc plus important que celui post guerre en Ukraine et sans doute aussi plus durable. Les pénuries seront très importantes.
Pendant ce temps la marine américaine va déminer le détroit d’Ormuz.
L’Iran n’a plus comme atout maître dans son jeu que la capacité de blocage du détroit d’Ormuz et de Bab al Mandab Strait dans la mer Rouge avec ses alliés les Houthis du Yémen.
Si les États-Unis libèrent le passage du détroit d’Ormuz, alors l’Iran perdra son principal moyen de pression sur le reste du monde.
C’est tout l’enjeu des prochains jours qui seront cruciaux aussi bien pour l’économie mondiale que pour les marchés financiers car, comme je vous le dis dans cette vidéo nous entrons dans une fenêtre potentielle de correction boursière majeure qui s’ouvre le dimanche 12 avril et ne se refermera pas avant le 26 avril. C’est pour cela que j’ai rédigé tout un dossier pour mes abonnés à ma lettre de bourse de la Forteresse Financière consacré justement à ce sujet et intitulée « Le Krach aura lieu entre le 12 et 26 avril ». Pour tous les renseignements c’est ici.
Je vous explique tout dans cette vidéo.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« L'atmosphère s'est alourdie, et aucune des deux parties ne semblait disposée à tenir compte des préoccupations de l'autre » : dans les coulisses de la négociation entre l'Iran et les Etats-Unis
Aucun deal n'a été trouvé entre Washington et Téhéran à Islamabad. Lors des trois rounds de négociation, Américains et Iraniens sont restés campés sur leurs positions.
Publié le 12 avr. 2026 à 11:43Mis à jour le 12 avr. 2026 à 13:19
Il est 6h30, dimanche matin, lorsque J. D. Vancese présente devant la presse, dans l'hôtel Serena d'Islamabad, pour annoncer qu'aucun accord n'a été trouvé avec les Iraniens, malgré des discussions qui ont duré plus de vingt heures. « Les Iraniens n'ont pas voulu accepter nos termes », explique le vice-président américain, flanqué de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, ainsi que de Steve Witkoff, le conseiller pour le Moyen-Orient du président américain
Pas de « deal », donc. Cependant J. D. Vance a laissé la porte ouverte, en expliquant quitter le Pakistan avec « une proposition très simple ». « Nous verrons si les Iraniens l'acceptent », a-t-il ajouté pour conclure une conférence de presse éclair venue clôturer des négociations qui ont pris la forme d'un marathon. J. D. Vance était arrivé la veille, aux alentours de midi, pour tenter d'obtenir un accord de paix qui mettrait fin à la guerre en Iran, qui dure depuis maintenant plus de quarante jours.
Trois rounds tendus
Le vice-président américain a d'abord rencontré, samedi, les Pakistanais, avant de rencontrer les responsables Iraniens plus tard dans l'après-midi. Au total, ce sont plus de trois rounds, avec des rencontres en face-à-face entre Américains et Iraniens, qui ont eu lieu à Islamabad sous médiation pakistanaise. Côté iranien, la délégation était emmenée par Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi.
Le premier round, d'une durée de deux heures, a commencé de manière cordiale. J.D. Vance et Mohammad Ghalibaf se seraient serré la main. « Cependant, les deux parties sont parties de positions maximalistes », explique un haut responsable pakistanais sous couvert d'anonymat.
C'est lors du second round que les points d'achoppement entre Washington et Téhéran se sont fait jour. Les points de friction incluent la réouverture du détroit d'Ormuz, le dégel de certains actifs iraniens, l'arrêt de l'enrichissement d'uranium par l'Iran et le cessez-le-feu au Liban. « L'atmosphère s'est alourdie, et aucune des deux parties ne semblait disposée à écouter ou à tenir compte des préoccupations de l'autre. Si le ton est resté modéré, de profondes divergences sont apparues, chacune campant sur ses positions », raconte ce même responsable pakistanais.
Le troisième round aurait été « le plus long et le plus compliqué » : « les deux parties ont continué à camper sur leurs positions concernant les principaux points de discorde », poursuit cette même source. « Pendant les pauses, les deux délégations sont restées en contact avec leurs dirigeants respectifs. Vance a continué à tenir le président Trump informé, et maintenant que les pourparlers sont terminés, la décision concernant le sort du cessez-le-feu revient au président Trump. »
Les médiateurs pakistanais auraient poussé pour que les deux parties s'accordent sur une feuille de route fixant les prochaines étapes des négociations - en vain. « Les efforts se poursuivent pour convaincre les deux parties d'accepter de prolonger le cessez-le-feu, mais aucune annonce n'est attendue avant que le délai de deux semaines [du cessez-le-feu, NDLR] ne touche à sa fin », continue ce même haut responsable pakistanais.
Première étape importante
Si cette première session de négociation s'est soldée par un échec, avoir réuni dans la même pièce Américains et Iraniens est déjà un exploit. Jamais une rencontre en face-à-face de ce niveau n'avait eu lieu depuis la Révolution islamique de 1979.
Il en fallait, du talent diplomatique, pour rassembler dans une même pièce Américains et Iraniens. Lors de la conférence de presse qu'il a donnée après avoir passé une nuit blanche passée à négocier, enfermé avec les Iraniens dans l'hôtel Serena, J. D. Vance a adressé ses premiers mots à ses amis pakistanais, au premier rang desquels Shehbaz Sharif, le Premier ministre, et Asim Munir, le chef de l'armée. Tous deux ont été des « hôtes incroyables » et si les négociations ont échoué, « ce n'est pas à cause des Pakistanais, qui ont fait un travail formidable », a expliqué le vice-président américain devant la presse.
Vers d'autres négociations ?
Négocier avec l'Iran est ardu, et rares sont ceux qui s'attendaient à ce qu'Iraniens et Américains trouvent un accord dès ce week-end. « Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session », a d'ailleurs déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei à la télévision d'Etat iranienne. « D'autres pourparlers pourraient avoir lieu, mais on ne sait pas encore s'ils se tiendront au Pakistan ou ailleurs », a écrit sur X Michael Kugelman, expert de la région à l'Atlantic Council.
Tandis que J. D. Vance donnait sa conférence de presse, Donald Trump, lui, assistait à un combat de MMA à Miami, accompagné de Marco Rubio et du podcasteur masculiniste Joe Rogan. En route vers la Floride, le président américain avait déjà fait montre de sa désinvolture en expliquant que peu lui importait qu'un accord soit conclu ou non avec l'Iran : « Nous sommes gagnants, quoi qu'il arrive », avait-il affirmé. « Nous les avons vaincus sur le plan militaire. »
Des voitures diesel toujours vendues malgré la transition énergétique des voitures électriques !
Le marché français desvoitures connaît en 2026 une recomposition rapide. Pourtant, malgré la pression réglementaire et la montée en puissance des hybrides, les modèles diesel résistent. Selon L’Argus, le diesel conserve une part notable sur le segment des flottes et des gros kilométrages.
D’après L’Argus, la Renault Clio dCi s’impose en tête du classement avec plus de 18 000 unités écoulées depuis le 1er janvier 2026. Ce chiffre confirme l’attachement des professionnels aux voitures compactes diesel, en particulier pour leur sobriété. Le média précise que « le diesel reste pertinent pour les conducteurs parcourant plus de 20 000 km par an ». Ce constat s’explique par une consommation moyenne annoncée sous les 4 litres aux 100 kilomètres pour certains modèles, un argument économique déterminant.
Dans le même classement, la Peugeot 308 BlueHDi figure en deuxième position avec environ 15 500 exemplaires vendus. Cette performance illustre la solidité des voitures compactes françaises sur le segment diesel. Par ailleurs, la Dacia Sandero Blue dCi complète le podium avec plus de 13 000 immatriculations, ce qui confirme que les voitures abordables restent recherchées malgré l’évolution des normes environnementales. Auto Journalsouligne en effet que « les entreprises continuent de privilégier les modèles diesel pour leur coût total d’usage inférieur ». Cette donnée éclaire la dynamique commerciale observée depuis le début de l’année.
Le top 10 des voitures diesel les plus vendues en France en 2026
Les données croisées de L’Argus et d’Auto Journal permettent d’établir le classement suivant des voitures diesel les plus vendues depuis le 1er janvier 2026 :
Renault Clio dCi – plus de 18 000 unités ; Peugeot 308 BlueHDi – environ 15 500 unités ; Dacia Sandero Blue dCi – plus de 13 000 unités ; Citroën C3 BlueHDi – environ 11 800 unités ; Peugeot 3008 BlueHDi – près de 10 500 unités ; Renault Captur dCi – environ 9 700 unités ; Volkswagen Golf TDI – près de 8 900 unités ; Toyota Corolla Diesel – environ 7 800 unités ; Ford Focus EcoBlue – près de 7 200 unités et BMW Série 1 Diesel – environ 6 500 unités.
Ces voitures se distinguent par une combinaison de prix maîtrisé, d’autonomie élevée et de fiscalité adaptée aux professionnels. En effet, selon L’Argus, les modèles diesel dominent encore les immatriculations dans certaines régions rurales où l’électrique progresse plus lentement.
La présence de SUV compacts comme le Peugeot 3008 ou le Renault Captur confirme une évolution structurelle de la demande. Cependant, les citadines diesel restent très compétitives. Auto Journal précise ainsi que « les motorisations diesel modernes répondent toujours aux normes Euro 6d tout en offrant un couple élevé apprécié des professionnels ». Ces voitures conservent donc un avantage technique dans certains usages intensifs.
Pourquoi ces voitures diesel continuent-elles de dominer certains segments ?
L’analyse des ventes révèle une segmentation claire. D’une part, les voitures diesel séduisent les artisans, commerciaux et gestionnaires de flotte. D’autre part, elles restent attractives pour les particuliers effectuant de longs trajets quotidiens. En conséquence, malgré la baisse structurelle du diesel depuis 2015, les volumes 2026 démontrent une stabilisation sur certains créneaux.
Les chiffres publiés
par L’Argus indiquent que le diesel représente encore environ 28 % des immatriculations totales en France début 2026. Ce pourcentage, bien qu'inférieur aux 70 % observés au début des années 2010, demeure significatif. De plus, les voitures diesel affichent une valeur résiduelle supérieure sur le marché de l'occasion dans les segments compacts et SUV, ce qui soutient leur attractivité économique.
Par ailleurs, la compétitivité tarifaire du gazole, conjuguée à une autonomie dépassant fréquemment 1 000 kilomètres par plein pour certains modèles, renforce l’argumentaire commercial. Les entreprises, notamment, calculent leur coût total de possession sur plusieurs années. Ainsi, même si les voitures hybrides progressent, le diesel conserve un rôle stratégique dans l’industrie automobile française en 2026.
Le forcing pour l’électrification du parc de voitures électriques par l’état Français restera toujours un grave échec économique même au-delà des années 2030 pour atteindre 2/3 voitures électriques tout cela n’est qu’un rêve utopique de ce gouvernement LECORNU !!!
Voitures à batteries : mirage de succès en 2026
SOURCE : Par Henry Bonner
10 avril 2026
Message du jour : Un rebond de passage en mars crée des espoirs sur l'électrique.
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Les chiffres de la Plateforme française automobile de mars donnent des encouragements sur la santé des ventes de voitures.
Le tableau ci-dessous montre l’évolution en mars, et sur les 3 premiers mois de l’année, par rapport aux mêmes périodes de l’année dernière.
La hausse des ventes sur un an atteint 12,9 % pour les voitures particulières, pour le dernier mois. Par contre, pour les 3 premiers mois de l’année, les ventes font du surplace dans l’ensemble. Les ventes de voitures et de fourgonnettes baissent même de 1 %, et les ventes de camions chutent de 3,7 %.
Les chiffres montrent ainsi une amélioration sur 1 mois, sans progrès dans la réalité. Par contre, les médias mettent l’accent sur les résultats de mars, et en particulier la part de l’électrique dans les ventes.
Automobile-propre :
“Après un début d’année difficile, le marché automobile français a enfin rebondi en mars. 173 633 voitures particulières neuves ont été immatriculées le mois dernier, soit un score en hausse de 12,9 %.
“Un bilan dans le vert que l’on doit beaucoup aux modèles électriques. En effet, les ventes de ces véhicules se sont envolées de 68,9 %, pour atteindre 49 406 exemplaires. Les électriques ont ainsi eu une part de marché de 28,5 % !”
En effet, entre la chute de ventes pour les modèles à moteurs, et des subventions via le leasing social, l’électrique gagne des parts de marché.
Le graphique ci-dessous montre l’évolution de la part de l'électrique, par mois, sur 2 ans. Une hausse survient après septembre dernier avec le retour des subventions pour la location.
De plus, les résultats de mars reflètent des campagnes de promotion pour la relance des ventes chez Tesla, le géant des voitures à batteries.
Continue Automobile-propre :
“Le résultat des électriques est porté par Tesla. Après une période compliquée, le constructeur américain a connu un mois de mars exceptionnel, avec 9 569 livraisons dans l’Hexagone, soit + 203 % par rapport à mars 2025 ! On a certes l’habitude de voir la marque accélérer les immatriculations en fin de trimestre, mais on sent surtout un effet des offres agressives du constructeur, avec notamment une aide à la reprise de 5 000 € sur le Model Y.”
Selon les médias, la hausse des prix des carburants crée aussi plus de demande pour l’électrique.
Les Echos :
“La flambée des prix des carburants observée ces dernières semaines a poussé certains automobilistes à prendre une décision radicale : passer à l'électrique. Sur le marché des véhicules d'occasion, les voitures électriques ont représenté 10 % des ventes au 1er avril en France, contre 7,1 % au 1er mars, selon les données recueillies par l'analyste automobile Indicata.
“Une tendance observée également ailleurs en Europe : dans l'ensemble des pays européens hors Norvège - qui atteint 40 % de ventes de véhicules électriques sur le marché de l'occasion en raison d'importantes incitations fiscales (et d'une très forte pénétration de l'électrique) -, la part des voitures électriques représente 9,4 % des ventes de véhicules d'occasion au 1er avril, contre 7 % au 1er mars.”
Rapport au Sénat : subventions pour l’importation de voitures
L’envolée des ventes et de la part de marché de l’électrique dépend en réalité de dizaines de milliards d’euros de subventions, et de quotas de production sur les constructeurs.
Un rapport au Sénat fournit des chiffres sur les subventions. Ils estiment le montant des aides entre 2018 et 2024 à 18 milliards d'euros. Environ la moitié du montant fournit des aides pour l’achat de voitures à batteries, et l’autre donne des subventions pour les usines à batteries, bornes de recharge, ou d’autres entreprises du tout-électrique.
Selon la présidente de la Cour des comptes, les subventions pour les acheteurs atteignent en moyenne 17.800 euros par voiture !
De plus, le gros des voitures à batteries vient de l’étranger. Le gouvernement donne ainsi des subventions pour l’achat de voitures d’importation.
Automobile Magazine :
“Sur la période s’étendant de 2018 à août 2025, les aides publiques françaises destinées à encourager l’achat de véhicules électriques, et en particulier le très sollicité bonus écologique, ont massivement subventionné des modèles assemblés hors des frontières hexagonales, à hauteur de 80% de l’enveloppe totale. Les voitures produites en France ne captent ainsi qu’un faible 19,4% de ces dispositifs incitatifs, tandis que les constructeurs chinois se taillent une part de 15,5% des fonds, soit la somme vertigineuse de 890 millions d’euros directement injectés dans leur production selon le rapport sénatorial nommé « Le soutien de l’État à la filière automobile », piloté par Christine Lavarde.”
Les médias mettent en avant un rebond des ventes et un succès en apparence pour l’électrique.
Pourtant, les constructeurs de voitures annoncent le retour vers les voitures à moteurs, après des pertes de 46 milliards d’euros sur l’électrique, selon les estimations.
En réalité, les gains de parts de marché pour l’électrique dépendent des subventions, et d’une conversion de force chez les constructeurs, au prix de dizaines de milliards d'euros de pertes, et des licenciements.
Henry BONNER
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L'AUTONOMIE DES VOITURES ELECTRIQUES EST ENCORE BIEN TROP LIMITEE POUR DE LONGS PARCOURS !!!!!
C’est le dernier article publié par Ray Dalio le Warren Buffett du marché obligataire.
Il faut prendre le temps de le lire pendant vos longues soirées pluvieuses de ce week-end.
Il ne dit rien de très différent de ma théorie du Yalta 2.0 suivi d’un Bretton Woods 2.0. Nous sommes en guerre.
Et cette guerre vise à se partager le monde entre grandes puissances.
Le point essentiel : nous sommes en pleine guerre mondiale et cela ne risque pas de se terminer de sitôt.
Je commencerai par vous souhaiter bon courage en ces temps difficiles et par préciser que le tableau que je dresse dans les observations qui suivent n’est pas celui que je souhaiterais voir se réaliser ; c’est celui que je crois vrai, compte tenu de ce que j’ai appris et de ce que les indicateurs que j’utilise pour observer objectivement les choses suggèrent désormais.
En tant qu’investisseur macroéconomique mondial depuis plus de 50 ans, ayant dû étudier tous les facteurs ayant influencé les marchés au cours des 500 dernières années pour anticiper les événements actuels, il me semble que la plupart des gens ont tendance à se focaliser sur les événements marquants du moment – comme la situation actuelle en Iran – et à y réagir, négligeant ainsi les enjeux bien plus vastes, importants et évolutifs à long terme qui déterminent la situation actuelle et ses conséquences probables. Aujourd’hui, le point essentiel est de comprendre que la guerre israélo-iranienne n’est qu’un aspect d’un conflit mondial dans lequel nous sommes engagés et qui ne prendra pas fin de sitôt.
Il est certain que l’avenir du détroit d’Ormuz (et notamment la question de savoir si l’Iran perdra le contrôle du passage et quels pays seront prêts à consentir à des sacrifices humains et financiers considérables pour y parvenir) aura d’énormes répercussions à travers le monde. Se posent également les questions suivantes : l’Iran aura-t-il encore la capacité de nuire à ses voisins grâce à ses missiles et à la menace nucléaire ? Quel sera le nombre de soldats américains déployés et quelles seront leurs missions ? Quel sera le prix de l’essence ? Et que penseront les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis ?
Tous ces problèmes à court terme sont importants, mais ils nous empêchent de voir l’essentiel, ce qui compte vraiment. Plus précisément, comme la plupart des gens ont tendance à privilégier le court terme, ils s’attendent désormais, et les marchés l’intègrent déjà, à ce que cette guerre soit de courte durée et qu’à sa fin, nous retrouvions une vie « normale ». Pratiquement personne ne parle du fait que nous sommes aux prémices d’une guerre mondiale qui ne se terminera pas de sitôt. Puisque j’ai ce point de vue différent, je vais maintenant vous l’expliquer.
Voici les événements majeurs qui se déroulent actuellement et auxquels nous devons, à mon avis, prêter attention :
1. Nous sommes actuellement engagés dans une guerre mondiale qui ne prendra pas fin de sitôt.
Bien que cela puisse paraître exagéré, il est indéniable que nous vivons aujourd’hui dans un monde interconnecté où se déroulent de nombreux conflits armés (par exemple, la guerre entre la Russie, l’Ukraine, l’Europe et les États-Unis ; la guerre entre Israël, Gaza, le Liban et la Syrie ; la guerre entre le Yémen, le Soudan, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui implique également le Koweït, l’Égypte, la Jordanie et d’autres pays ; et la guerre entre les États-Unis, Israël, le Conseil de coopération du Golfe et l’Iran). La plupart de ces conflits impliquent de grandes puissances nucléaires, et il existe également d’importantes guerres non armées (c’est-à-dire des guerres commerciales, économiques, de capitaux, technologiques et d’influence géopolitique) auxquelles la plupart des pays participent.
Ensemble, ces conflits constituent une guerre mondiale très classique, analogue aux « guerres mondiales » du passé. Par exemple, ces dernières étaient des guerres interdépendantes, généralement déclenchées sans date de début clairement définie ni déclaration de guerre. Ces guerres passées se sont combinées pour former une dynamique de guerre mondiale classique qui les a toutes affectées, comme c’est le cas pour les guerres actuelles. J’ai décrit cette dynamique de guerre en détail dans [référence manquante].Chapitre 6, « Le grand cycle de l’ordre et du désordre extérieurs »,de mon livrePrincipes pour faire face à l’ordre mondial changeantCe chapitre , que j’ai publié il y a environ cinq ans, est disponible si vous souhaitez une description plus complète. Il aborde l’évolution actuelle des événements et ce qui est susceptible de se produire.
2. Il est très important de comprendre comment les différentes parties se positionnent et quelles sont leurs relations.
Il est assez facile de constater objectivement les alliances entre les différentes parties grâce à des indicateurs tels que leurs traités et alliances officielles, leurs votes aux Nations Unies, les déclarations de leurs dirigeants et leurs actions. Par exemple, on observe que la Chine est alignée sur la Russie, et que la Russie est alignée sur l’Iran, la Corée du Nord et Cuba. Ce groupe s’oppose en grande partie aux États-Unis, à l’Ukraine (qui est alignée sur la plupart des pays européens), à Israël, aux pays du Conseil de coopération du Golfe, au Japon et à l’Australie.
Ces alliances sont cruciales pour comprendre l’évolution de la situation pour les acteurs concernés ; il est donc essentiel d’en tenir compte pour analyser la situation actuelle et ses perspectives. Par exemple, les actions menées par la Chine et la Russie à l’ONU concernant la nécessité pour l’Iran d’ouvrir le détroit d’Ormuz en témoignent. De même, contrairement à ce qui est affirmé, la Chine n’est pas particulièrement pénalisée par la fermeture du détroit d’Ormuz. En effet, ses relations de soutien mutuel avec l’Iran devraient permettre l’acheminement du pétrole destiné à la Chine, et ses liens avec la Russie lui garantissent l’approvisionnement en pétrole russe. La Chine dispose également d’importantes ressources énergétiques complémentaires (charbon et solaire) et de réserves de pétrole considérables (équivalant à 90-120 jours de consommation). Il convient également de noter que la Chine consomme 80 à 90 % de la production pétrolière iranienne, ce qui renforce encore davantage ses relations avec l’Iran. En définitive, il apparaît que la Chine et la Russie sont les grands gagnants économiques et géopolitiques de ce conflit. En ce qui concerne l’économie pétrolière et énergétique, les États-Unis sont relativement avantagés, car ils occupent la position enviable d’exportateur d’énergie.
Il existe de nombreuses façons de mesurer ces alliances, notamment les votes à l’ONU, les liens économiques et les principaux traités. Tous ces éléments concordent avec ce que j’ai décrit. (Si vous souhaitez consulter les principaux traités, qui donnent une idée générale de ces relations, vous les trouverez à l’annexe 1. De même, si vous souhaitez connaître les principaux conflits en cours et potentiels, ainsi que l’interprétation de mes indicateurs quant à leur probabilité d’éclatement et/ou d’escalade au cours des cinq prochaines années, vous les trouverez à l’annexe 2.)
3. Étudier des cas historiques analogues et les comparer à la situation actuelle, ce qui est rarement fait, a été et reste extrêmement précieux pour moi, et pourrait l’être pour vous.
Par exemple, l’examen de plusieurs cas analogues dans l’histoire et la logique démontrent clairement que la manière dont les États-Unis (puissance dominante de l’ordre mondial post-1945) se comportent dans la guerre contre l’Iran (puissance moyenne), les sommes considérables et les ressources militaires qu’ils dépensent et épuisent, ainsi que la manière dont ils défendent (ou non) leurs alliés, seront scrutés par les autres nations et influenceront considérablement l’évolution de l’ordre mondial. Plus important encore, nous savons que l’issue de la guerre menée par les États-Unis, Israël (et désormais les pays du Conseil de coopération du Golfe) contre l’Iran aura des répercussions majeures sur les actions des autres pays (notamment ceux d’Asie et d’Europe), ce qui aura des conséquences importantes sur l’évolution de l’ordre mondial.
Ces changements se produiront selon des schémas déjà observés à maintes reprises. Par exemple, l’étude de l’histoire permet d’identifier aisément les empires trop étendus, d’établir des indicateurs de leur degré d’extension et d’observer les conséquences néfastes de cette situation. Face à la situation actuelle, il est naturel d’examiner le cas des États-Unis, qui possèdent aujourd’hui entre 750 et 800 bases militaires réparties dans 70 à 80 pays (contre une seule pour la Chine) et dont les engagements créent des vulnérabilités coûteuses à travers le monde. Il est également évident que les puissances trop étendues ne peuvent mener efficacement des guerres sur deux fronts ou plus, ce qui soulève des doutes quant à la capacité des États-Unis à mener un conflit sur un autre front (par exemple, en Asie et/ou en Europe). Ceci m’amène naturellement à m’interroger sur les implications de la guerre actuelle avec l’Iran pour les dynamiques asiatiques, européennes et moyen-orientales. Par exemple, il ne serait pas surprenant de voir apparaître en Asie des problèmes qui mettraient à l’épreuve la volonté des États-Unis de relever le défi. Cela lui serait difficile à faire en raison de son engagement important et préoccupant au Moyen-Orient et du manque de soutien public américain à la guerre contre l’Iran à l’approche des élections de mi-mandat, ce qui rend improbable le fait de mener une guerre sur un autre front.
Cette dynamique pourrait laisser penser que les pays observant les relations entre les États-Unis et l’Iran pourraient modifier leurs calculs et leurs comportements, ce qui redessinerait l’ordre mondial. Par exemple, il est logique que les dirigeants des pays abritant des bases militaires américaines et comptant sur la défense des États-Unis tirent des leçons de la situation et adaptent leur comportement en fonction de l’évolution de la situation dans les pays du Moyen-Orient possédant également des bases militaires américaines et attendant la même protection. De même, on pourrait conclure que tout pays situé à proximité d’un détroit stratégique et/ou abritant des bases américaines sur son territoire, dans une zone à risque de conflit majeur (comme en Asie, où un conflit entre les États-Unis et la Chine est envisageable), observera attentivement le déroulement de la guerre en Iran et en tirera des enseignements. Je vous assure que ce type de réflexion est déjà à l’œuvre chez les dirigeants mondiaux et que la situation actuelle s’est déjà produite à maintes reprises dans des phases similaires du Grand Cycle. Ces calculs des dirigeants mondiaux s’inscrivent dans une séquence classique d’étapes menant à des guerres majeures, un processus qui s’est répété et qui se reproduit actuellement. Au vu des événements actuels et compte tenu de ce cycle classique d’ordre mondial et de conflits internationaux, il me semble évident que nous sommes passés à l’étape 9.
Voici la séquence classique des étapes :
La force économique et militaire de la ou des puissances mondiales dominantes diminue par rapport à celle de la ou des puissances mondiales émergentes, ce qui les amène à devenir des puissances à peu près comparables et à s’affronter dans des conflits économiques et militaires en raison de leurs désaccords.
Les guerres économiques s’intensifient considérablement sous la forme de sanctions économiques et de blocus commerciaux.
Des alliances économiques, militaires et idéologiques se forment.
Les guerres par procuration s’intensifient.
Les tensions financières, les déficits et les dettes augmentent, en particulier pour les grandes puissances qui sont les plus endettées.
Les secteurs industriels et les chaînes d’approvisionnement critiques sont de plus en plus contrôlés par les gouvernements.
Les points de passage stratégiques pour le commerce sont transformés en armes.
De nouvelles technologies de guerre puissantes sont mises au point.
Les conflits impliquant plusieurs théâtres d’opérations se produisent de plus en plus simultanément.
Au sein des pays, un soutien indéfectible aux dirigeants est exigé et l’opposition à la guerre et aux autres politiques est réprimée, car, comme l’a dit Lincoln en citant la Bible, « une maison divisée contre elle-même ne peut subsister », surtout en temps de guerre.
Des affrontements militaires directs ont lieu entre les grandes puissances.
Pour financer les guerres, on observe d’importantes hausses d’impôts, d’émissions de dette, de création monétaire, de contrôles des changes et des capitaux, ainsi qu’une répression financière. Dans certains cas, les marchés sont même fermés. (Pour une explication plus complète des investissements en temps de guerre, veuillez consulter le chapitre 7 de l’ouvrage « Principes pour faire face à l’évolution de l’ordre mondial » .)
Finalement, un camp l’emporte sur l’autre et obtient le contrôle incontestable du nouvel ordre, conçu par le camp vainqueur.
De nombreux indicateurs suggèrent que nous nous trouvons dans la phase du Grand Cycle où l’ordre monétaire, certains ordres politiques nationaux et l’ordre géopolitique mondial se désagrègent. Ces indicateurs laissent penser que nous sommes dans une phase de transition entre la phase de pré-conflit et la phase de conflit, ce qui est comparable aux périodes de 1913-1914 et de 1938-1939. Précisons que ces indicateurs, le tableau qu’ils dressent et le calendrier exact restent imprécis.
Ces indicateurs ne sont qu’indicatifs généraux. Par exemple, l’histoire nous a appris que les guerres n’ont généralement pas de date de début précise (les grands événements militaires suivis de déclarations de guerre claires, comme l’assassinat de l’archiduc Ferdinand, l’invasion allemande de la Pologne et le bombardement de Pearl Harbor, faisant exception), et que les conflits économiques, financiers et militaires surgissent généralement avant toute déclaration de guerre officielle. Les guerres majeures sont aussi généralement précédées d’événements et d’indicateurs tels que : 1) la réduction des stocks et des ressources militaires ; 2) la mise en place de budgets, de dettes, de la création monétaire et du contrôle des capitaux ; 3) l’observation, par les pays rivaux, des forces en conflit et l’analyse de leurs forces et faiblesses ; et 4) la difficulté pour la principale puissance mondiale, déjà fortement engagée, de mener des guerres sur différents fronts très éloignés les uns des autres. Tous ces facteurs sont importants, et mes analyses indiquent que nous avons lieu de nous inquiéter.
À ce stade du cycle, la dynamique classique est à l’intensification des conflits plutôt qu’à leur apaisement. Par conséquent, l’évolution de la situation dépendra en grande partie du déroulement de la guerre Iran-États-Unis. Par exemple, certains pays ont déjà moins confiance dans la capacité des États-Unis à les défendre, ce qui, conjugué à la reconnaissance du potentiel offensif et défensif considérable des armes nucléaires, alimente les discussions, au sein des hautes sphères politiques, sur l’acquisition de l’arme nucléaire et le renforcement des arsenaux, notamment de missiles et de systèmes de défense antimissile.
Pour réaffirmer mon point de vue, je ne dis pas que les choses vont forcément dégénérer en guerre mondiale. J’ignore ce que l’avenir nous réserve et je garde espoir en un monde pacifique, fondé sur des relations mutuellement bénéfiques plutôt que sur des relations perdant-perdant. J’essaie, à mon échelle, d’y contribuer. Par exemple, j’entretiens depuis 42 ans d’excellentes relations avec de hauts responsables politiques chinois et américains (ainsi qu’avec des personnes n’occupant pas de postes à responsabilité). Par conséquent, par le passé, et plus particulièrement en cette période de tensions, je me suis efforcé de promouvoir des relations mutuellement bénéfiques, de manière à être apprécié des dirigeants des deux camps. J’agis ainsi par affection pour les personnes des deux camps et parce que les relations gagnant-gagnant sont bien meilleures que les relations perdant-perdant, même si cela devient plus difficile pour moi, car certains pensent que « l’ami de mon ennemi est mon ennemi ».
À ce stade du Grand Cycle, juste avant les guerres majeures, des circonstances telles que l’incapacité à résoudre les conflits irréconciliables par des compromis entraînent généralement le passage inévitable d’une étape du cycle à l’autre jusqu’à une résolution violente. Il est donc important de comprendre le Grand Cycle typique et d’observer son évolution. En vous fournissant mon modèle à comparer aux événements réels, j’espère vous aider à partager ma vision et à décider ensuite de la marche à suivre.
Dans cette optique, il me semble important de constater que l’ordre mondial a évolué : d’un ordre multilatéral fondé sur des règles et dirigé par la puissance dominante américaine et ses alliés (par exemple, le G7), il est devenu un ordre où la force prime le droit, sans puissance dominante imposant l’ordre établi. De ce fait, il faut s’attendre à une recrudescence des conflits. Un historien reconnaîtrait que l’ordre mondial actuel ressemble davantage à celui qui prévalait avant 1945 qu’à celui de la période postérieure à 1945 à laquelle nous sommes habitués, et en comprendrait les implications majeures.
4. Comme l’histoire l’a montré, l’indicateur le plus fiable du pays susceptible de gagner n’est pas celui qui est le plus puissant ; c’est celui qui peut endurer le plus de souffrance le plus longtemps.
C’est assurément un facteur dans la guerre Iran-Américaine, le président assurant le public américain que le conflit prendrait fin dans quelques semaines, que le prix de l’essence baisserait et que nous retrouverions notre prospérité habituelle. De nombreux indicateurs permettent d’évaluer la capacité d’un pays à endurer les difficultés sur une longue période, tels que les sondages d’opinion (surtout dans les démocraties) et/ou le pouvoir des dirigeants à se maintenir au pouvoir (surtout dans les autocraties, où l’opinion publique compte moins). Dans un conflit armé, la victoire n’est acquise qu’après la capitulation. En effet, il est impossible d’éliminer tous les ennemis. Lorsque la Chine entra en guerre en Corée contre les États-Unis, alors qu’elle était peu puissante et que les États-Unis étaient une puissance nucléaire, Mao aurait déclaré : « Ils ne peuvent pas tous nous tuer », signifiant par là que l’ennemi ne peut gagner tant qu’il reste des combattants. Les leçons du Vietnam, de l’Irak et de l’Afghanistan sont claires. La victoire survient lorsque le pays vainqueur se retire et que le pays vaincu ne représente plus une menace. Bien que les États-Unis apparaissent comme le pays le plus puissant du monde, ils sont aussi la grande puissance la plus surchargée et la moins à même de résister à la souffrance sur une longue période.
5. Tout cela se déroule de manière classique, comme dans le cas des grands cycles.
Par « voie classique du Grand Cycle », j’entends que les événements sont principalement déterminés par les cinq grandes forces :
Argent, dette et économie dans les grands cycles d’ordre et de désordre monétaires ;
L’ordre politique et social s’effondre en raison de grandes différences de richesse et de valeurs ;
L’ordre régional et mondial s’effondre en raison d’importantes différences de richesse et de valeurs ;
Les progrès technologiques considérables utilisés à des fins pacifiques et militaires, et les bulles financières qui en découlent et qui se transforment généralement en éclatements ;
Catastrophes naturelles telles que sécheresses, inondations et pandémies.
Sans vous ennuyer avec une description plus détaillée du fonctionnement du Grand Cycle, des cinq grandes forces qui le régissent et des 18 déterminants qui les sous-tendent, je vous suggère à nouveau de bien le comprendre et vous invite à consulter…mon livreouVidéo YouTube, tous deux intitulés Principes pour faire face à l’ordre mondial changeant.
6. Disposer de bons indicateurs et les suivre est inestimable.
Bon nombre des indicateurs que j’utilise pour suivre l’évolution des événements sont expliqués dans « Principes pour gérer l’ordre mondial changeant ». Je recommande tout particulièrement le chapitre 6, « Le grand cycle de l’ordre et du désordre extérieurs », et, si vous vous intéressez aux développements liés aux investissements, inimaginables en temps de paix, qui surviennent généralement pendant les guerres, je recommande le chapitre 7, « Investir à la lumière du grand cycle ». J’ai récemment partagé ces chapitres en ligne et vous pouvez les consulter.icietici.
Voici donc ma vision d’ensemble actuelle. Puisqu’elle influence mes investissements et mes choix dans d’autres aspects de ma vie, je les aborderai plus loin. Comme indiqué précédemment, vous trouverez ci-dessous deux annexes présentant des informations sur les alliances pertinentes entre les pays et de brefs résumés des conflits importants, actuels et potentiels.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Exclusion aérienne en Chine pour 40 jours ! De nouvelles perturbations à prévoir et une montée des tensions
C’est une information qui n’a pas fait beaucoup de bruit, pourtant c’est un signal faible qu’il faut savoir repérer.
Publiée le 27 mars à 11H50 GMT, la restriction d’accès (Notam) a pris effet quelques heures plus tard et sera valable jusqu’au 6 mai.
Cette interdiction de vol pour tous les appareils de l’aviation civile affecte 5 zones sur un total de 73.000 km2 le tout situé… à quelques centaines de kilomètres au nord de Taïwan ! Suivez mon regard.
C’est la première fois que la Chine restreint l’accès à l’espace aérien de façon soudaine, élargie géographiquement, prolongée dans le temps et le tout sans donner aucune explication officielle.
Il est fort probable que des exercices militaires auront lieu sur cette zone pendant cette période, de même que des tirs de missiles.
Ces zones d’exclusions font craindre à l’aviation civile des perturbations supplémentaires dont elle n’avait pas besoin, et à Taïwan le fait de voir des troupes chinoises encore s’entraîner pour venir envahir leur île.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Trump sanctionne la Chine et veut participer au racket d’Ormuz ! »
Il ne faut avoir aucune naïveté à l’égard de nos grands amis les Américains. Ils rackettent, ils rapinent, ils volent au nom du saint business et de leur suprématie mondiale.
Il ne faut avoir aucune naïveté quant au personnage Donald Trump. Il n’est pas du tout l’imbécile que l’on aime dépeindre, ni le fou, ni l’abruti. Dire cela c’est baisser la garde vis-à-vis des États-Unis et ne pas voir les coups arriver, et les coups pleuvent. Ils sont nombreux…. et nous en faisons les frais en Europe et en France.
Mais avant de vous parler du péage d’Ormuz, voici un message de Trump qui est passé inaperçu dans le fracas des armes malgré le cessez-le-feu et qui est une information essentielle.
Trump vient donc de décider d’imposer 50 % de droits de douane sur tous les pays qui livrent des armes à l’Iran.
Je vous pose la question.
Qui livre des armes à l’Iran ?
La Russie bien évidemment et… la Chine.
La Russie est globalement exclue du commerce mondial depuis le début de la guerre en Ukraine. Il reste donc la Chine.
Si la paix se fait au Proche Orient et avec l’Iran, cela entraînera une nouvelle forme de guerre commerciale avec la Chine qu’il faut priver d’alliés mais aussi… de fournisseurs pétrole et d’énergie.
Ormuz… péage sans flux libre !
Vous connaissez les péages flux libre en Francec? Ormuz sera avec péage mais sans flux libre, il faudra au contraire montrer patte blanche pour passer et avoir le droit de payer…
Cela fait quelques jours que Téhéran avait mis en place un péage, avec autorisation de passage des bateaux contre paiement d’un péage et selon l’Iran l’idée est bien de maintenir ce mécanisme avec le cessez-le-feu et plus tard dans le cadre d’un règlement négocié.
D’après le Financial Times, l’Iran facture 1 dollar par baril de pétrole passant par Ormuz, un péage payable en… cryptomonnaies. Avec 20 millions de barils en moyenne par jour cela ferait une manne de 20 millions de dollars quotidiennement soit 600 millions par mois ou encore 7.2 milliards de dollars par an. Rentable donc !
Du côté de Trump on exulte.
« C’est magnifique » pour Trump
Alors qu’il répondait à un journaliste d’ABC lui demandant ce qu’il pensait de cette idée de « péage maritime », le président Donald Trump a répondu, tenez-vous bien : « on envisage de le faire sous forme de coentreprise. C’est un moyen de le sécuriser, et notamment de le protéger de la concurrence. C’est magnifique. »
« les États-Unis apporteront leur aide pour fluidifier le trafic dans le détroit d’Ormuz » et il y aura « beaucoup d’argent à faire ».
Et nous que ferons nous ?
Nous paierons la dîme d’Ormuz.
Comme nous donnons nos entreprises et nos fleurons aux Etats-Unis.
Comme nous payons le racket du GNL américain hors de prix à la place du gaz russe pas cher.
Comme nous payons le privilège exorbitant du dollar.
Comme nous payons les amendes du droit extraterritorial américain.
Comme nous payons les droits de douanes sur toutes nos exportations vers les USA.
Comme nous payons par les délocalisations de nos entreprises qui partent produire aux Etats-Unis.
Je pourrais continuer cette liste à l’infini. Vous avez compris.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Ormuz même ouvert, une situation très compliquée pour les compagnies aériennes
« La réouverture du détroit d’Ormuz n’y changera rien à court terme: les compagnies aériennes préviennent que l’approvisionnement en kérosène mettra « des mois » avant de revenir à la normale » (Source BFM ici)
« Le retour à la normale de l’approvisionnement en kérosène du secteur aérien et une décrue des prix des hydrocarbures prendront « plusieurs mois », même en cas de réouverture durable du détroit d’Ormuz, a averti ce mercredi le directeur général de l’Iata, la principale association mondiale de compagnies aériennes. En attendant, la hausse des prix des billets est jugée « inévitable ».
Sale temps donc pour les touristes et le tourisme mondial.
Pire, une pénurie est toujours possible dans les prochaines semaines sans retour très rapide à la normale ce qui risque de rendre les trajets en avion aléatoires et du genre on sait quand on part, mais pas quand on pourra revenir. C’est donc le train qui aura la vedette des prochaines vacances de Pâques qui approchent à grande vitesse.
Une réduction significative des capacités de transport vers l’Asie.
« Particulièrement affectés par le conflit: les transporteurs du Golfe, soutenus par les pétromonarchies et spécialisés dans les vols long-courrier en correspondance, via leurs plateformes de Dubaï, Abou Dhabi et Doha. « Je considère ce problème comme temporaire. Je pense que les hubs du Golfe se redresseront, et très rapidement. Bien entendu, la réduction de la capacité au Moyen-Orient », qui s’est évanouie « du jour au lendemain » aura « un impact à court terme », a souligné Willie Walsh.
Certaines compagnies européennes avaient renforcé leurs liaisons directes vers l’Asie, pour répondre à la demande suscitée par la paralysie des « hubs » du Golfe, mais sans pouvoir déployer guère plus de « 1 % » de capacité en plus, avait prévenu le patron de l’IATA en mars. « En aucun cas les capacités des transporteurs du Golfe ne pourront être remplacées par les compagnies européennes », avait-il alors jugé. »
Les deux belligérants ont annoncé qu’ils acceptaient quinze jours de suspension des hostilités et l’ouverture de négociations au Pakistan.
Après l’escalade, la désescalade. Moins de deux heures avant l’expiration de son ultimatum à l’Iran, Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu de quinze jours, conditionné à la réouverture du détroit d’Ormuz. Peu après, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré avoir accepté cette suspension des hostilités et indiqué que les négociations avec les États-Unis débuteraient vendredi à Islamabad. Les Iraniens ont ajouté que la période de trêve de deux semaines pourrait être prolongée si les deux parties en convenaient.
Le président américain a laissé planer jusqu’au bout la perspective de frappes massives contre les infrastructures iraniennes. Il avait notamment menacé de détruire les centrales électriques et les ponts, ce qui aurait entraîné une escalade dramatique d’un conflit commencé le 28 février dernier. Trump, qui avait repoussé plusieurs fois l’échéance de son ultimatum, avait ces derniers jours pratiqué une surenchère verbale. Il avait poussé ses menaces à leur paroxysme en promettant, mardi matin, qu’une «civilisation entière disparaîtra» le soir même si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert à la Ces déclarations avaient plongé les capitales étrangères et les marchés financiers dans l’incertitude. Mais dans l’après-midi, le Pakistan, qui sert de médiateur entre les États-Unis et l’Iran, avait annoncé que les efforts diplomatiques «progressaient de manière constante, solide et vigoureuse». Le premier ministre pakistanais avait appelé les belligérants à deux semaines de cessez-le-feu afin de trouver une issue «définitive» à la guerre, et demandé à l’Iran d’«ouvrir» le détroit d’Ormuz en signe de bonne volonté.
Une annonce sur Truth Social
Quelques heures plus tard, une heure et demie avant l’échéance de son ultimatum, Trump annonçait non seulement la prolongation du délai, mais aussi qu’il acceptait le cessez-le-feu. «À la suite de mes entretiens avec le premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir, du Pakistan, au cours desquels ils m’ont demandé de suspendre l’attaque prévue ce soir contre l’Iran, et sous réserve que la République islamique d’Iran accepte l’OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE et SÉCURISÉE du détroit d’Ormuz, j’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pour une période de deux semaines. Il s’agira d’un CESSEZ-LE-FEU réciproque !», a écrit Trump sur son réseau Truth Social.
«La raison de cette décision est que nous avons déjà atteint et dépassé tous nos objectifs militaires, et que nous sommes très avancés dans la conclusion d’un accord définitif concernant la PAIX à long terme avec l’Iran et la PAIX au Moyen-Orient», a-t-il continué dans son message. «Nous avons reçu une proposition en 10 points de la part de l’Iran et estimons qu’il s’agit d’une base de négociation viable. Presque tous les points de contentieux précédents ont fait l’objet d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, mais un délai de deux semaines permettra de finaliser et de conclure l’accord.»
Sur Truth Social, Donald Trump annonce accepter «de suspendre le bombardement et l’attaque de l’Iran pour une période de deux semaines».
SITE WEB DE RÉSEAUX SOCIAUX / REUTERS
Téhéran joue la carte de la défense
Peu après l’annonce de Trump, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, signalait dans un communiqué que l’Iran mettrait de son côté fin à ses opérations défensives «si les attaques contre l’Iran cessaient». «En réponse à la demande fraternelle du premier ministre Sharif, et compte tenu de la demande des États-Unis de négociations sur la base de leur proposition en 15 points ainsi que de l’annonce par le président américain de l’acceptation du cadre général de la proposition en 10 points de l’Iran comme base de négociations, je déclare par la présente, au nom du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran : si les attaques contre l’Iran cessent, nos puissantes forces armées cesseront leurs opérations défensives. Pendant une période de deux semaines, le passage en toute sécurité par le détroit d’Ormuz sera possible grâce à une coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant dûment compte des contraintes techniques.»
Cet accord de la dernière heure avant une escalade annoncée du conflit a fait immédiatement baisser les cours du pétrole. Il offre aux deux belligérants une porte de sortie dans un conflit qui menaçait de devenir encore plus coûteux. Donald Trump, qui multipliait ces dernières semaines les déclarations contradictoires, tantôt annonçant la victoire totale, tantôt menaçant de semer la dévastation en Iran, cherchait une issue à une guerre qu’il avait espérée beaucoup plus courte et plus décisive. Le blocus du détroit d’Ormuzpar l’Iran avait constitué une mauvaise surprise, faisant planer le risque de conséquences économiques beaucoup plus graves à mesure qu’il se prolongeait.
Le régime iranien, sa hiérarchie décimée et ses moyens militaires considérablement affaiblis par des semaines de bombardements intenses, espérait aussi une solution lui permettant de sauver la face. Aucun des adversaires n’avait vraiment intérêt à prolonger une guerre coûteuse et aux risques croissants. Même si le conflit ressemble plutôt à ce stade à un coûteux match nul, les deux belligérants peuvent ainsi revendiquer une forme de victoire. «C’est une victoire pour les États-Unis que le président Trump et notre incroyable armée ont rendue possible», a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, dans un communiqué. «Dès le début de l’opération Epic Fury, le président Trump avait estimé que celle-ci durerait entre quatre et six semaines», a-t-elle ajouté. «Grâce aux capacités incroyables de nos soldats, nous avons atteint et dépassé nos principaux objectifs militaires en 38 jours.»
Un match nul coûteux
Le cessez-le-feu a permis d’éviter une escalade et devrait contribuer à faire baisser les tensions. Mais il ne règle pas tout. Les négociations qui devraient commencer vendredi s’annoncent difficiles. Les quinze propositions américaines et les dix points demandés par l’Iran ne sont en l’état guère compatibles. Selon les médias américains, citant des responsables iraniens, Téhéran demanderait des garanties que l’Iran ne serait plus attaqué, la fin des frappes israéliennes contre le Hezbollah au Liban et la levée de toutes les sanctions. En contrepartie, l’Iran lèverait son blocus du détroit d’Ormuz, mais en imposant un droit de transit d’environ 2 millions de dollars par navire, qu’il partagerait avec Oman, situé de l’autre côté du détroit.
Selon ce plan, l’Iran utiliserait sa part des recettes pour reconstruire les infrastructures détruites par les attaques américaines et israéliennes, plutôt que d’exiger une indemnisation directe. Les quinze points américains exigent que l’Iran renonce à son programme nucléaire et au développement de missiles balistiques, ainsi qu’à son réseau de mandataires à travers le Moyen-Orient. La réouverture du détroit d’Ormuz est venue s’ajouter à ces demandes.
Malgré l’annonce du cessez-le-feu, Israël et l’Iran ont aussi continué d’échanger des frappes. L’aviation israélienne a mené des bombardements en Iran, alors que Téhéran a tiré plusieurs salves de missiles balistiques sur Israël. Alors que le premier ministre pakistanais a déclaré que le cessez-le-feu s’étendrait également au Liban, Israël a indiqué poursuivre ses opérations contre le Hezbollah.
De la fumée s’échappe d’une explosion dans le quartier d’Abbasiyeh suite à une frappe israélienne, à Tyr, Liban, le 8 avril Adnan Abidi / REUTERS
7 avril 2026
GUERRE AVEC L'IRAN :
« Pourquoi les prix des carburants baisseront lentement ou pas du tout ! » L’édito de Charles SANNAT
Vous connaissez la célèbre phrase « Sésame ouvre-toi » dans l’histoire d’Ali Baba et les 40 voleurs ? Ici nous pourrions dire « Ormuz ouvre-toi » tant tous nos regards sont braqués sur cette artère vitale pour l’énergie mondiale.
Après plusieurs jours de tensions au Moyen-Orient, l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire en Iran a entraîné un net repli des cours du pétrole, en forte baisse en l’espace de 48h. Une détente qui pourrait, en théorie, se répercuter sur les prix à la pompe dans les prochains jours. Mais entre délais de transmission, marges des distributeurs et incertitudes géopolitiques persistantes, la baisse pour les automobilistes reste encore incertaine…
Et pour cause que cette baisse reste incertaine.
D’abord le cessez-le feu lui-même reste incertain. A l’heure où j’écris ces lignes, le détroit d’Ormuz reste dans les faits bloqués avec le passage de seulement 6 navires dont aucun pétrolier ou transporteur de gaz. L’Iran refuse certaines demandes américaines notamment sur l’uranium. Les Israéliens ont dit qu’ils continueraient à combattre le Hezbollah partout où ce sera nécessaire. D’ailleurs après l’euphorie d’hier, les marchés sont repartis à la baisse (légèrement) mais n’ont pas poursuivi leur hausse.
Revenons aux carburants que nous achetons à prix d’or dans nos stations-services. Il y a deux choses. Il y a le prix qui réagit immédiatement sur les marchés sur des contrats futurs que nous ne prendrez jamais en livraison physique, puis le marché du physique réel. Le marché des pétroliers qu’il faut vraiment livrer. Pour ce marché, il n’y a pas de pétrolier à la mer ou qui arrivent pour livrer. Ils sont bloqués dans le Golfe. Les raffineries ont été bombardées. Il faudra les réparer. Il faudra remplir les bateaux. Il faudra qu’ils arrivent jusqu’à nous. Cela prendra au mieux des semaines.
La baisse des prix sera donc forcément très lente et uniquement si une paix durable s’installe ce qui, à ce stade, est très loin d’être une certitude même si nous l’espérons tous.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Risque de pénurie de carburants : "Avril devrait être bien pire que mars", prévoit une spécialiste
Les infrastructures énergétiques sont désormais au cœur de la guerre au Moyen-Orient. Celles qui ont été attaquées ne pourront pas refonctionner normalement avant "une longue période, voire des années", selon Anne-Sophie Corbeau, chercheuse spécialiste de l'énergie.
Publié le 07/04/2026 12:33
Mis à jour le 07/04/2026 12:34
Vue du complexe gazier iranien de South Pars à Assalouyeh, le 19 novembre 2015 (ATTA KENARE / AFP)
Le plus grand complexe pétrochimique iranien a été visé par des tirs israéliens lundi 6 avril. L'Iran a répliqué immédiatement, en ciblant dans la nuit les installations de Dubail en Arabie Saoudite. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l'Agence internationale de l'énergie dénombre 75 infrastructures énergétiques visées et endommagées, dont plus d'un tiers gravement ou très gravement. Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Center on Global Energy Policy rattaché à l’université de Columbia estime que les dommages subis par ces installations constituent "le principal risque de pénurie, beaucoup plus que le blocage du détroit d’Ormuz".
France info :
Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih BIROL, dit mardi matin que la crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies. Est-ce que vous partagez son diagnostic ?
Anne-Sophie Corbeau:
Oui, je suis tout à fait d'accord. D’une part les volumes de pétrole qui sont en jeu sont beaucoup plus importants, et d’autre part la crise est à la fois pétrolière et gazière. À peu près 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié passent habituellement par le détroit d’Ormuz. Ils ne passent pratiquement plus, plus du tout en ce qui concerne le GNL Il y a en plus ces attaques contre les infrastructures énergétiques en Iran et dans tous les pays du Golfe.
Est-ce que la situation va encore se dégrader ?
Jusqu’à maintenant, les bateaux qui étaient partis avant le 28 février continuaient d'arriver en Europe, et pratiquement tous en Asie. Mais là, en avril, on va voir l'impact de cette guerre, car plus aucun bateau de pétrole ou de gaz ne passe via le détroit d'Ormuz. Le mois d'avril devrait être bien pire que ce qu'on a vu en mars.
Israël annonce avoir frappé lundi 6 avrill le plus grand complexe gazier iranien. Est-ce qu’un palier a été franchi avec ces attaques délibérées contre des infrastructures qui servent aussi aux civils ?
Oui, il y a une montée en puissance depuis le 18 mars(Nouvelle fenêtre), quand Israël avait attaqué le champ gazier iranien de South Pars. L’Iran avait immédiatement répliqué en attaquant les installations de gaz naturel liquéfié au Qatar. lundi, les Israéliens ont attaqué le complexe pétrochimique d’Assalouyeh et l’Iran réplique par de nouvelles attaques contre Israël et contre le complexe pétrochimique de Dubail en Arabie Saoudite.
Est-ce qu’on est face à un risque de pénurie ?
Les infrastructures énergétiques touchées ne seront plus opérationnelles pendant une longue période(Nouvelle fenêtre), quelques années en ce qui concerne les unités de liquéfaction de gaz au Qatar. Dans le cas, par exemple, des unités de liquéfaction de Ras Laffan, le ministre qatari a estimé qu’une remise en état prendrait de trois à cinq ans. Je dirais plutôt entre deux et trois ans, mais assurément ça se compte en années. Le principal risque de pénurie est là à mon avis, beaucoup plus que le blocage du détroit d’Ormuz (Nouvelle fenêtre).
"Il est très possible qu’il y ait encore des augmentations des prix de l'énergie."
Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Center on Global Energy Policy rattaché à l’Université de Columbia
Source France info
Les Français, qui vont devoir acheter du gaz ou du carburant à la pompe, doivent-ils s’attendre à de nouvelles hausses ?
Si la guerre et les destructions d’infrastructures qui vont avec se poursuivent, il est très possible qu’il y ait encore des augmentations. Ceux qui utilisent du gaz pour se chauffer ne le verront pas tout de suite puisqu’on arrive dans la saison chaude. Mais il faut absolument que nous puissions être approvisionnés cet été pour pouvoir reconstituer nos stocks.
Donald Trump, le 2 avril 2026 à Washington (Etats-Unis). (ALEX BRANDON / AFP)
Guerre au Moyen-Orient : "Une civilisation entière va mourir ce soir", lance Donald Trump à quelques heures de l'expiration de son ultimatum contre l'Iran
Dans la foulée de ses nouvelles déclarations, le vice-président américain, J.D. Vance, a assuré que "beaucoup de négociations" vont encore avoir lieu dans les heures qui viennent.
Ce qu'il faut savoir
Des menaces verbales d'une violence extrême. Donald Trump a lancé, mardi 7 avril sur sa plateforme Truth Social, qu'"une civilisation entière va mourir ce soir", à quelques heures de l'expiration de sonultimatum contre l'Iran dans la soirée (20 heures aux Etats-Unis, 2 heures du matin en France). "Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas", a ajouté Donald Trump. Dans la foulée, le vice-président américain, J.D. Vance, a assuré que "beaucoup de négociations" vont avoir lieu dans les heures qui viennent. "Nous avons des outils à notre disposition que nous n'avons, jusqu'à présent, pas décidé d'utiliser", a-t-il encore déclaré. Donald Trump a affirmé lundi soir être prêt à détruire l'Iran "entier (...) en une seule nuit" si l'ultimatum qu'il a fixé à la République islamique expire sans résultat. D'après lui, les Etats-Unis peuvent détruire "en quatre heures" les ponts et les centrales électriques du pays..
• L'Iran menace d'actions qui priveront les Etats-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz "pendant des années".
"Nous avons fait preuve jusqu'à présent d'une grande retenue dans un esprit de bon voisinage, mais ces réserves sont désormais levées (...) Si l'armée terroriste américaine franchit les lignes rouges, notre riposte s'étendra au-delà de la région", ont prévenu les Gardiens de la Révolution iraniens. Ces invectives surviennent à la suite d'une nouvelle série frappes d'ampleur israélo-américaines sur des infrastructures iraniennes, dont deux ponts.
• Dix-huit morts, dont deux enfants, dans des frappes près de Téhéran.
Des frappes israélo-américaines ont visé des zones résidentielles dans la province d'Alborz, située dans le nord de l'Iran proche de Téhéran, tôt dans la matinée, selon l'agence de presse Fars et le site Mizan, organe du pouvoir judiciaire, citant un vice-gouverneur de cette région.
• Israël exhorte les Iraniens à ne pas prendre le train mardi.
"Chers citoyens, pour votre sécurité, nous vous prions de vous abstenir d'utiliser les trains ou de voyager en train dans l'ensemble du pays à partir de maintenant et jusqu'à 21 heures, heure d'Iran [19h30 en France]", écrit l'armée israélienne sur son compte en persan, laissant augurer de frappes à venir sur le réseau ferroviaire en Iran.
• L'armée israélienne frappe l'Iran et sa capitale, des missiles iraniens tirés vers Israël.
"Il y a peu de temps, les forces israéliennes ont effectué une vague de frappes aériennes visant à endommager les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran et dans d'autres régions d'Iran", a écrit l'armée sur Telegram. Des explosions ont été entendues à Téhéran et dans sa périphérie, selon des médias iraniens. L'armée israélienne a aussi fait état de missiles iraniens tirés vers Israël, et interceptés par les systèmes de défense de l'Etat hébreu..
7 avril 2026
GUERRE AVEC L'IRAN...RIEN N'EST REGLE DANS CE CONFLIT LA SITUATION S'AGGRAVE BIENTÔT PLUS DE PETROLE POUR L'EUROPE NOUS ALLONS ÊTRE RATIONNES ET ALLONS MARCHER A PIED ET ROULER EN CARIOLE !
« L’Europe étudie la possibilité du rationnement de carburant ! »
Comme pour le Covid nous affronterons la crise énergétique « en Européens »… ce qui ne veut rien dire mais c’est un bel élément de langage qui véhicule implicitement le discours que, ensemble, nous serons plus forts. Tout cela est aussi faux que bidon mais cela fait bien et donne à nos mamamouchis l’impression de maitriser la situation ce qui es évidement faux.
Nous avons donc en Europe un camarade commissaire européen en charge à l’énergie.
Son intitulé de poste gagnerait en précision en disant commissaire à l’énergie qu’ils nous coupent ! Quand on se prive du gaz russe, puis du pétrole russe, puis que l’on se coupe aussi du nucléaire parce que ce n’est pas bien, puis que l’on se coupe de l’énergie hydroélectrique en supprimant les barrages, c’est plutôt un camarade commissaire à la suppression de l’énergie. Je ne vous parle même pas des taxes carbones et autres punitions sur les carburants fossiles et ce qui devait arriver arriva… nous allons connaître une pénurie, conséquence logique d’une politique absurde menée par des technocrates qui pensent qu’ils peuvent administrer l’économie et que tout se passera bien.
Alors cette crise en Iran tombe très bien pour eux, car elle va permettre de justifier un massacre économique, une crise terrible et effroyable, des pénuries en cascades que nous aurions eu quand même mais dans un peu plus longtemps.
Le camarade commissaire européen à l’énergie est donc l’auguste Dan Jorgensen et il vient de donner un interview au Financial Times.
« Nous nous attendons à ce que la situation soit encore pire »… Bravo. Seul un camarade commissaire pouvait avoir une analyste aussi remarquable et d’une telle profondeur.
Une crise durable… vue qu’elle dure, c’est sûr…
« L’Union européenne se prépare à une crise énergétique durable liée à la guerre au Moyen-Orient, en envisageant toutes les options, y compris le rationnement et l’utilisation accrue des réserves stratégiques, face à une crise qui pourrait durer dans le temps, face à une hausse prolongée des prix et à des risques sur l’approvisionnement ».
Le commissaire européen à l’énergie, Dan Jorgensen, a averti: « ce sera une crise longue… les prix de l’énergie resteront élevés pendant très longtemps », ajoutant que pour certains produits essentiels « nous nous attendons à ce que la situation soit encore pire dans les semaines à venir ».
« Le discours et les mots que nous utilisons sont plus graves aujourd’hui qu’au début de la crise », « nous sommes convaincus que cette situation va perdurer et que les pays doivent s’assurer de disposer des ressources nécessaires ».
Même si l’Union européenne n’est « pas encore confrontée à une crise de sécurité d’approvisionnement », elle se prépare activement aux conséquences à long terme du conflit.
Dans ce contexte, l’UE se dit prête à anticiper les scénarios les plus critiques. « Nous nous préparons aux pires scénarios », a affirmé Jorgensen, tout en précisant que le rationnement de carburants comme le diesel ou le kérosène n’était « pas encore » à l’ordre du jour. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper: « Mieux vaut prévenir que guérir ».
Pénuries = rationnements !
Tout ceci est très logique et l’on peut parfaitement l’anticiper.
Le problème c’est que nous importons du pétrole brut mais aussi des produits raffinés directement du Golfe comme du kérosène ou du diesel !
Pour l’essence (Sans Plomb 95/98), la France par exemple n’est pas dépendante du golfe Persique. En réalité, la France produit plus d’essence qu’elle n’en consomme. Nous exportons de l’essence raffinée c’est d’ailleurs pour cela qu’elle coûte actuellement beaucoup moins cher que le diesel dont nous importons du Golfe 30 à 40 % de notre consommation, ce qui veut dire que dans les prochains jours nous allons tout simplement manquer de diesel pour nos usages quotidiens. La pénurie est déjà inévitable. Il y aura donc ajustement par la hausse des prix et par une forme de rationnement.
Mais, là encore ce n’est qu’une face d’un même problème. On va commencer à préparer les opinions publiques aux rationnements et aux limitations pour éviter au mieux la panique ce qui accélère les pénuries, mais on ne les évitera quand même pas. Le problème c’est également et vous l’avez compris, toutes les conséquences en chaîne. Agriculture, alimentation, production agro-alimentaire, tous ces processus nécessitent beaucoup d’énergie. Le mois d’avril sera très dur et le mois de juin terrible si la guerre ne cesse pas dans les prochaines heures.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Gros problème. 30 à 40 % de notre diesel proviennent du Moyen-Orient (et 10 % de notre pétrole brut) !
Si effectivement environ 12 % de notre pétrole brut proviennent du Moyen-Orient et transitent par le détroit d’Ormuz (ce qui semble très peu et pas inquiétant) le problème est que 30 à 40 % de notre diesel, eux, proviennent des pays du Golfe, et là c’est un gros souci collectif, car il nous manque 30 à 40 % de nos besoins. (Source CPDP.or ici Comité Professionel du Pétrole)
Pour ceux qui ne comprenaient pas ces petites subtilités, ni la différence de prix entre l’essence et de le diesel, vous avez là l’explication. Pour l’essence, nous en raffinons en France plus que ce que nous en consommons ! Nous sommes même exportateurs nets d’essence ! Mais pour le diesel, c’est l’inverse.
Il n’y a pas assez de diesel pour tout le monde.
Dans un premier temps vous avez donc un ajustement par les prix. C’est ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant.
Dans un second temps, même l’ajustement par les prix n’est pas suffisant.
Il faut donc y rajouter un rationnement.
C’est la phase dans laquelle nous allons rentrer ces prochains jours.
J’attire votre attention sur le silence gouvernemental. Ce silence touche à sa fin. Les premières mesures vont rapidement arriver maintenant, mais sachez que derrière juste ce problème de carburant (et c’est la même chose pour le kérosène des avions qui vont être cloués au sol), il y a toute une chaîne de dominos qui vont tomber les uns après les autres. Les pénuries seront multiples mais vont mettre un peu de temps à se voir et à se matérialiser dans l’économie et dans votre quotidien, mais nous parlons de quelques jours. Pour certains produits au mieux en semaines. Certainement pas en mois.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Trump sur l’Iran: j’ai le meilleur plan qui soit !
Hier Donald Trump donnait une conférence de presse lors de laquelle il n’a en réalité rien dit.
Il a expliqué que l’Iran pouvait tomber en une journée ce qui est vrai car le pouvoir est aussi fragile qu’il est détesté par la population iranienne.
Il a expliqué que l’opération pour récupérer les aviateurs était un immense succès bla ! bla !bla ! bla…
Il a dit qu’il pouvait raser l’Iran en quelques heures ce qui est assez factuel…
Mais il n’a strictement rien dit de précis, il n’a donné aucune indication précise.
Il a dit qu’il fallait que le détroit d’Ormuz soit débloqué. Il a dit qu’il rejetait le cessez-le-feu même si c’était un bon début.
Bref, il n’a rien dit.
Juste une chose à retenir.
« J’ai le meilleur plan qui soit », a-t-il assuré, avant d’ajouter qu’il ne comptait pas en dévoiler les détails….
Bon, ben, en fait, non, il n’a rien dit !
Et le fait qu’il ne nous dise rien, qu’il jacte et occupe la galerie est un indice en soi comme le silence du gouvernement français sur le prix des carburants et sur les pénuries potentielles.
Trump ne dit rien, parce qu’il ne peut rien dire sans en dévoiler trop à la partie adverse l’Iran.
Ceux qui pensent qu’Israël et les États-Unis n’ont pas de plan se trompent. Avoir un plan ne veut pas dire que le plan va se dérouler sans accroc, mais c’est différent du fait de ne pas avoir de plan. Cette guerre contre l’Iran a été simulée un million de fois. Cela ne veut pas dire que l’Iran ne peut pas faire de dégâts et il en fait. Cela veut dire qu’il ne faut pas sous-estimer les Américains et ne pas surestimer les Iraniens ce que je dis depuis le début de ce conflit qui est une vraie guerre, une guerre que le monde entier redoutait et pour cause. Vous en voyez les conséquences et elles seront pires dans les semaines à venir si la guerre ne cesse pas dans les tous prochains jours.
Guerre, inflation, instabilité géopolitique : le monde accumule les crises. Pourtant, face à l’incertitude, le réflexe des acquéreurs potentiels n’est pas de fuir l’immobilier. C’est de s’y raccrocher encore plus fort.
Mais cette conviction se heurte à une peur bien réelle… La peur de faire, la peur de passer à l’acte. L’enquête Immonot (source ici) est très intéressante.
Pas facile bien évidemment non seulement d’avoir des convictions, mais en plus de définir une stratégie et ensuite de passer de la parole aux actes !
40 % des Français d’après cette enquête choisiraient plutôt l’immobilier que l’or (seulement 23 %) ce qui est très logique. De la même manière que l’on n’habite pas dans son contrat d’assurance-vie, on ne loge pas dans ses lingots d’or. L’or est de la « monnaie », l’immobilier est un actif ayant une valeur d’usage.
Si vous choisissez bien votre immobilier, alors non seulement vous avez la valeur d’usage de votre logement, mais plus encore vous avez une valeur de résilience. Votre jardin, votre potager, votre garage et votre cave vous permettant de stocker outils ou provisions ou encore de créer un atelier avec établi, peu importe ce que vous souhaitez faire, un logement bien choisi peut aussi améliorer votre robustesse face aux aléas et renforcer votre autonomie.
L’immobilier est donc une véritable valeur refuge, même si, dans le même temps les Français ont peur de se lancer dans des projets de très long terme par les temps qui courent.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
France. + 1 700 stations fermées. La pénurie s’aggrave.
Le prix du gazole a bondi de 50 centimes en un mois depuis le début des hostilités contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz.
Vous connaissez le mécanisme et il est important de l’avoir en tête car tout ce qui se passe est prévisible depuis le départ et il est assez facile de prévoir la suite.
La pénurie de carburant va s’aggraver.
Voici pourquoi.
Tout d’abord quand il y a des tensions sur un produit, quand la demande est supérieure à l’offre, l’ajustement se fait par le prix. Les prix montent d’abord.
C’est la phase 1. Vous y êtes, nous y sommes pour le carburant. +50 cts le litre de gasoil.
La phase 2 c’est la pénurie. L’ajustement par les prix ne suffit pas. Il manque une quantité. Nous allons y rentrer d’abord doucement, puis plus rapidement et plus brutalement. Ce sera alors la phase 3, celle du rationnement. C’est déjà le cas dans un pays européen. 50 litres par semaine pour les particuliers. 200 litres pour les entreprises.
Au moment où j’écris ces lignes plus de 10 % des stations-services de notre pays sont à sec. Nous en sommes à 1 700 stations fermées, voir plus !
Il faut du temps pour que tous les superpétroliers arrivent avec leur cargaison. Tous ceux qui ont pu passer avant la guerre viennent d’arriver là où ils devaient arriver.
Désormais, il n’y aura plus de nouvelle livraison.
C’est terminé. Il va falloir se partager ce qu’il y a de disponible sur le marché mondial.
Même avec un déblocage aujourd’hui du détroit, il faudra 3 semaines rien que de transport pour que ce nouveau pétrole arrive et encore je ne prends pas en compte ici la nécessité de réparer ou de remettre en route des installations très techniques.
La pénurie est donc certaine. Même si la guerre cesse cette nuit. Même si l’Iran ouvre à nouveau le détroit d’ORMUZ. La pénurie est certaine et chaque jour de guerre supplémentaire, chaque dégât supplémentaire va l’aggraver.
Quand les gros maigrissent, les maigres meurent.
Quoi qu’il arrive désormais, et même si un accord de paix était trouvé demain ce qui est peu probable, les pénuries auraient lieu, car, les temps de réparation et de remise en route seront longs. Simplement, le choc serait moins rude et moins durable.
Là, si nous partons pour encore plusieurs mois de guerre, si des troupes au sol sont déployées, si tout devient possible, y compris une « Ukraine » à l’envers, mais avec des troupes américaines (et après européennes) enkystées dans le Golfe bombardées par les drones « russes » refilés aux Iraniens et une région durablement bloquée, alors tout va se dérégler très, très vite.
Si le pire n’est jamais sûr et certainement pas souhaitable, le meilleur ne l’est pas plus et si la guerre ne cesse pas dans les prochains jours, vous avez au mieux 3 semaines devant vous pour vous préparer au choc imminent et majeur qui va nous frapper de plein fouet.
Ce sera une inflation très forte et des pénuries très ennuyeuses dans notre quotidien et très perturbantes.
J’ai modélisé tout cela.
Je vous explique tout dans le dossier « Inflation et 12.5 % et pénuries, préparez-vous au choc imminent ». Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Message de Trump, si vous manquez de pétrole, achetez aux Etats-Unis nous en avons plein !
Vous vous souvenez de la célèbre phrase « le dollar notre monnaie mais votre problème » ?
Et bien là nous pourrions dire presque la même chose.
« Ormuz ? Notre guerre mais votre problème ».
N’oubliez pas que les Etats-Unis sont devenus le 1er producteur au monde de pétrole.
Les Etats-Unis sont devenus la plus grosse pétromonarchie !
Cela donne un pouvoir considérable au président Trump et un pouvoir dont il n’use pas avec sagesse mais avec force pour assurer la domination sans partage de son pays.
Trump n’est pas le président du monde, il n’est que le président des Etats-Unis.
Le grand vainqueur de cette guerre n’est-il pas pour le moment les USA d’un point de vue économique ? Le détroit est fermé il ne reste plus que le pétrole et le GNL américain. Combien vaut-il quand vous en avez absolument besoin ? Des fortunes.
La dernière sortie de Trump est ahurissante de vérité crue et violente.
« À tous ces pays qui ne peuvent pas s’approvisionner en kérosène à cause du détroit d’Ormuz, comme le Royaume-Uni qui a refusé de participer à la décapitation de l’Iran, j’ai une suggestion : premièrement, achetez aux États-Unis, nous en avons en abondance ; deuxièmement, prenez votre courage à deux mains, allez au détroit et prenez-le ! Vous devrez apprendre à vous défendre seuls, les États-Unis ne seront plus là pour vous aider, tout comme vous ne l’avez pas été pour nous. L’Iran est, pour ainsi dire, anéanti. Le plus dur est fait. Allez chercher votre propre pétrole ! Président DJT »
Vous avez besoin de pétrole soit vous nous l’achetez à prix d’or, soit vous allez débloquer vous-même le détroit que j’ai bouché par ma guerre…
Les Américains n’ont jamais été véritablement et pleinement nos amis, mais de vrais partenaires et des alliés évidents, raison pour laquelle le Général de Gaulle menait une politique d’indépendance de la France
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Carburant. Le rationnement commencera en France le mercredi 8 avril ! »
Je ne suis pas dans le secret des dieux. Je ne sors pas d’une réunion secrète à Matignon. Je regarde, j’analyse, je compte, et j’observe avec recul de mon grenier normand ce qui me donne un avantage certain pour éliminer tout ce brouhaha.
Quand on passe tout à la moulinette, que peut-on dire ?
Simple.
Il faut plusieurs semaines pour qu’un pétrolier plein de pétrole arrive chez nous, et les derniers sont déjà arrivés. Les mers sont vides. La dernière cargaison de kérosène est arrivée cette semaine au Royaume-Uni, après c’est terminé. Si vous partez en avion, prévoyez de rentrer en train.
Il faut plusieurs semaines pour remettre en état ce qui a été détruit et que les installations du golfe retrouvent leur niveau de production d’avant guerre (et parfois plusieurs années).
Il manque du carburant pour le monde entier. Environ 20 %. C’est peut-être un détail pour vous, mais ça veut dire beaucoup. Il va falloir se partager ce qu’il reste de disponible et baisser notre consommation collectivement.
Le rationnement est une nécessité pour tenir dans la durée.
Il n’y aura pas absence de carburant. Il y aura moins de carburant disponible. Ce n’est pas moi qui le dis (mais c’est une évidence et je vous prépare depuis plusieurs jours). C’est le parton de super U.
Vous avez compris qu’à ce stade, ce n’est pas une question de prix, ou de blocage de prix. Il n’y a que les LFIstes qui ont des réflexes pavloviens pour sortir ce genre d’âneries dans le contexte actuel.
Le problème je le répète n’est pas le prix.
C’est la disponibilité.
Il n’y en aura pas pour tout le monde.
Il va donc y avoir deux paramètres pour gérer cette pénurie.
Le prix ET le rationnement.
On va laisser les prix monter. Sans doute jusqu’à 3 euros le litre. Il pourrait dans ce cadre y avoir un blocage des prix. Allez, disons 2.58 euros le litre… mais limité à 50 litres par personne et par semaine et 200 litres pour les entreprises. C’est ce qu’il se passe en Slovénie.
Comment ? Ca, je vous l’explique dans mon dossier dans la partie consacrée à comment les carburants seront techniquement rationnés (et comment vous pourrez le contourner, pardon, vous adapter, et vu que ce n’est pas en vigueur je peux en parler !!!! mais pas publiquement).
Cela commencera après le week-end de Pâques. Le rationnement peut être immédiat, comme cela peut prendre plusieurs jours de « préparation » et de « communication » appelés « pédagogie » à partir de la semaine prochaine.
Voilà, nous y sommes, et nous allons pouvoir partir pour ce long week-end pascal. Profitez-en, chassez les œufs, le retour à la réalité sera difficile.
Les rationnements arriveront mercredi 8 avril après le conseil des ministres où ils seront annoncés.
Bon, je ne vous donne pas l’heure, mais vous voyez l’idée. C’est à partir de ce moment-là que le gouvernement sera obligé de prendre des mesures d’anticipation pour éviter justement que la situation ne parte en cacahuète si la guerre devait durer ou le détroit d’Ormuz rester bloqué plusieurs mois.
Il va falloir rationner vite et fort pour tenir.
Est-ce que le gouvernement aura raison de prendre de telles mesures ?
Oui.
Evidemment.
Nous n’avons pas intérêt au chaos. Nous avons intérêt à ce que les services publiques, hôpitaux, police, pompiers puissent tourner, de même que les entreprises. Mon voyage en camping-car à 10 litres aux 100 attendra la fin de la guerre… (hélas) car ce ne sera évidemment pas un usage « prioritaire ».
A la guerre comme à la guerre !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Du mauvais au pire, les 3 scénarios les plus probables pour la guerre en Iran. Préparez-vous.
Piero San Georgio est sans doute la référence européenne de ce que l’on appelle « survivaliste », le terme étant en train d’évoluer vers « prepper » pour celui qui se prépare.
La connotation a toujours été très négative les « preppers » étant vu au mieux comme des doux dingues un peu perchés jusqu’à ce qu’un jour arrive la pandémie de Covid.
Quand on creuse vraiment, on se rend compte surtout que nous avons oublié la prévoyance évidente et nécessaire dont nous devrions tous faire preuve.
Lorsque j’étais enfant, mes grands-parents achetaient l’été les légumes frais par cagettes entières et nous faisions l’été les conserves pour l’hiver qu’ils stockaient dans leur cave au frais. Le pépé n’était pas un survivaliste. Il avait juste du bon sens aussi financier. Il achetait les légumes pas chers l’été et les fruits abondants pour les confitures. C’était ainsi que nous avons toujours vécus pendant des siècles. Puis un jour, sont arrivés les supermarchés, les surgelés et les fours micro-ondes.
Piero comme moi avons la barbe blanche.
Nous avons connu le monde d’avant. Celui sans les supermarchés. J’ai découvert mon premier supermarché j’avais 15 ans et j’ai trouvé cela incroyable. Je m’en souviens encore. C’était gigantesque et je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir autant de produits.
Alors quand on vient du monde d’avant et que l’on voit tous les raffinements du monde actuel et les fragilités de nos chaînes logistiques, inévitablement se pose la question… et si ?
Et si un jour cela ne se passait plus comme maintenant mais que nous devions vivre plus comme avant ?
Personnellement, je me souviens très bien comment le pépé déshabillait les lapins, la mémé vidait les poulets et moi… je jouais avec les pates coupées de la poule qui servaient à faire du bouillon de… poule ! Je me souviens comment nous vivions avant. Pourtant l’adaptation serait très difficile pour des millions de gens.
Ce qu’il se passe en Iran, la fermeture du détroit d’Ormuz, tout cela est connu depuis 50 ans, et c’est un risque qui a été modélisé des millions de fois par toutes les écoles de guerre. Nous y sommes, et c’est l’un des scénarios les pires pour l’économie mondiale.
Enfin, à ceux qui pensent que l’Iran est en train de gagner militairement parce que l’Iran est capable de tirer encore quelques missiles, je le redis. Non, l’Iran ne peut pas gagner militairement, et même s’il bombarde une usine ou deux, même s’il détruit un immeuble ou deux, même s’il détruit un awacs au sol (ce qui est une superbe destruction du point de vue iranien), l’Iran n’a pas suffisamment de moyens militaires pour reverser la vapeur et gagner militairement. Mais une guerre, ne se gagne évidemment pas que du point de vue militaire et c’est exactement ce que nous expliquons dans notre échange.
Je vous laisse prendre le temps de regarder nos échanges et de réfléchir aux conséquences évidemment de ce que nous vivons.
Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai.
Trump s’est adressé aux Américains hier mais également au monde. Ce qu’il a dit c’est que la guerre n’est pas terminée. Elle va se terminer, sans doute dans 2 ou 3 semaines, mais nous en reparlerons d’ici-là car nous sommes clairement dans un processus itératif et de « pilotage » des marchés et des réactions des gens.
Un passage du discours de Trump aurait du retenir l’attention de tous les observateurs, car Trump, même s’il semble dire tout et son contraire lâche tout de même des informations clefs régulièrement.
Une guerre c’est long !
« Il est essentiel que nous gardions ce conflit en perspective. L’implication américaine dans la première guerre mondiale a duré un an, sept mois et cinq jours. La seconde guerre mondiale a duré trois ans, huit mois et vingt-cinq jours. La guerre de Corée a duré trois ans, un mois et deux jours. La guerre du Vietnam a duré dix-neuf ans, cinq mois et vingt-neuf jours. La guerre en Irak s’est prolongée pendant huit ans, huit mois et vingt-huit jours. Nous sommes engagés dans cette opération militaire, si puissante, si brillante, contre l’un des pays les plus puissants, depuis trente-deux jours. »
Sous prétexte de dire que cette guerre pour le moment est courte (ce qui est vrai techniquement et factuellement), il précise que les guerres en général c’est long.
Dès février 2022 je vous disais à propos de l’Ukraine qu’il n’y a « jamais de petites guerres en Europe ». Après presque 5 ans de conflit et plus d’un million de morts je suppose que tout le monde a compris ce que je voulais dire par « il n’y a pas de petites guerres en Europe ».
C’est la même chose avec l’Iran. Ce n’est pas et ce ne sera pas une petite guerre.
Trump ne négocie pas avec l’Iran… mais avec l’Otan pour son engagement.
L’objectif de Trump (qui n’est pas gentil avec nous) est d’entraîner à ses côtés d’autres forces armées pour partager le fardeau, les pertes, et les coûts de cette guerre qu’il a décidé de déclencher sans l’accord préalable de ses alliés traditionnels. Personne ne veut aller dans ce bourbier et perdre ses hommes et ses navires. Pourtant, comme l’a rappelé Trump hier soir :
« À tous les pays qui ne peuvent plus se procurer de carburant — dont beaucoup ont refusé de participer à la décapitation de l’Iran, que nous avons dû mener seuls — j’ai une suggestion. Premièrement, achetez du pétrole aux États-Unis ; nous en avons en abondance, énormément. Deuxièmement, faites preuve d’un courage différé… Allez dans le détroit et prenez-en le contrôle. Protégez-le. Utilisez-le pour vous-mêmes. »
Trump en menaçant de se retirer de l’OTAN et en mettant la pression sur ses pays partenaires pour qu’ils s’engagent dans la guerre négocie en réalité par les pays de l’OTAN, pas franchement avec les Iraniens et ce qu’il dit est factuellement globalement juste. C’est nous qui avons besoin d’énergie et de pétrole, pas les Etats-Unis qui peuvent nous vendre du bon GNL bien cher en bons dollars que l’on devra acheter. N’oubliez pas le tableau ci-dessous qui change tout. Le monde, sa géopolitique, ses rapports de forces et évidemment aussi les rapports monétaires.
Les 2 erreurs d’analyse !
Il y a ici deux erreurs d’analyse fondamentale. Prendre Trump pour un imbécile alors qu’il est en train de prendre le contrôle du marché pétrolier mondial en bloquant Ormuz et donc en octroyant un pouvoir géopolitique exorbitant à son pays, seule nation (après avoir enlevé Maduro et le pétrole du Venezuela juste avant) capable de vous livrer le pétrole dont vous avez tant besoin. L’imbécile est en train de nous couillonner mais nous sommes occupés à le traiter d’abruti sans voir le coup arriver.
La seconde c’est croire que les Etats-Unis négocient avec l’Iran, alors qu’en réalité ils négocient avec les pays de l’OTAN pour que cette guerre puisse se poursuivre d’une autre manière aussi longtemps qu’il sera nécessaire.
A ce stade l’Iran n’a objectivement aucune raison de libérer le détroit d’Ormuz. Le régime tient, c’est sa victoire. Elle n’est pas militaire. Elle est économique. Militairement l’Iran a déjà perdu. Economiquement en raison des perturbations qui vont s’étendre et les rationnements deviendront visibles à tous dès mi-avril (sans doute après le week-end de Pâques) l’Iran a déjà gagné.
Trump a confirmé que la guerre continuerait au moins 2 à trois semaines. Et après ? Personne ne sait. Processus itératif je vous dis. Nous sommes menés par le bout du nez. Dans 3 semaines il n’y aura plus de pétrole dans les pompes à carburant. Le problème ne sera pas les « prix bloqués » mais la disponibilité.
Petit conseil. Il n’y a plus de livraison de kérosène pour les avions. Vous pourrez peut-être partir. Pas évident que vous puissiez revenir. Soyez vigilant. A titre personnel je ne mettrais pas les pieds dans un vol long-courrier.
Et Trump de conclure, « nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l’âge de pierre, là d’où ils viennent »… ce qui est un peu réducteur quand on connait l’histoire de la Perse. Mais Trump le sait. Il fait de la communication pour sa population. D’ailleurs, entendez-vous Macron ces derniers temps ? Non, il inaugure la Reine des neiges chez Disney. Sinon silence radio. C’est un signal important. Il n’a rien à dire le jacteur du Palais. C’est normal. Plus c’est grave moins ils parlent. Leurs silences sont toujours plus importants que leurs bruits.
Quelques heures avant de parler Trump avait posté ce message qui avait enflammé les marchés… qui vont vite s’éteindre. Comme d’habitude. Du pilotage je vous dis. On fait monter les cours… cela donne du mou, de la marge de baisse pour annoncer les mauvaises nouvelles, mais la tendance reste baissière.
Les pénuries arrivent. Elles sont désormais inévitables.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Pénurie. La perte de pétrole en avril sera deux fois supérieure à celle de mars selon le patron de l’AIE
« La perte de pétrole en avril sera deux fois supérieure à celle de mars »: le patron de l’AIE prédit une catastrophe économique pire que les crises de 1973, 1979 et 2022 réunies.
Les derniers pétroliers sont arrivés.
Les mers sont vides.
Les raffineries du Golfe sont à l’arrêt.
Les rationnements de carburant sont inéluctables même si la guerre cessait aujourd’hui, car le temps de tout remettre en route, de réparer les installations endommagées et de charger des pétroliers qui mettront plusieurs semaines à arriver chez nous.
Le mois d’avril sera donc celui des pénuries et des rationnements, soit parce que la guerre va durer (scénario noir) soit le temps que les choses reviennent à la normale (si des négociations sont conclues).
Invité du podcast « In Good Company » relayé par CNBC, Birol a dressé un constat alarmant: « Le mois prochain, avril, sera bien pire que mars ». Il explique que les livraisons observées en mars reposaient encore sur des cargaisons expédiées avant le déclenchement du conflit. « [Les pétroliers] continuent d’arriver dans les ports, d’y apporter du pétrole, de l’énergie et d’autres produits », a-t-il précisé. Mais ce répit est sur le point de disparaître.
« En avril, il n’y a rien. La perte de pétrole en avril sera deux fois supérieure à celle de mars. À cela s’ajoute le GNL et d’autres matières premières. Cela se traduira par de l’inflation et, à mon avis, freinera la croissance économique dans de nombreux pays, notamment les économies émergentes. Dans beaucoup de pays, un rationnement de l’énergie pourrait bientôt être instauré. »
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Charles SANNAT
« La Fed n’a pas d’outils pour faire face à un choc énergétique selon Powell ! »
Voilà qui est une évidence, mais une évidence qu’il est bon d’entendre formalisée, une banque centrale peut faire beaucoup de choses quand il s’agit de monnaie, de problèmes monétaires, de dettes, de faillites d’entreprises ou de banque, quand il s’agit d’obligations. Elle peut baisser les taux, racheter les obligations, les prendre en pension (en garantie) contre de l’argent frais, elle peut même imprimer de la monnaie à l’infini.
Mais, dans la vraie vie, celle de l’industrie et du monde physique, une banque centrale est totalement démunie.
Elle ne peut pas imprimer ou créer de barils de pétrole pas plus qu’elle ne peut libérer le détroit d’Ormuz ou lutter contre les missiles et les drones iraniens.
Cette déclaration de Jerome Powell (source ici) le président de la FED la banque centrale américaine a deux mérites.
Le 1er vous rappeler qu’une banque centrale n’a pas d’outils pour lutter contre un choc pétrolier et énergétique.
Le second c’est que la banque centrale ne peut pas venir au secours de l’économie réelle alors la crise n’aura aucun « calmant », aucun « anti-douleur ». Nous allons la subir de plein fouet. Il n’y aura aucun amortisseur.
Voilà ce que vous devez bien avoir en tête pour les prochaines semaines ou mois.
Guerre au Moyen-Orient : la Fed prévient qu’elle n’a pas d’outils à utiliser pour faire face à un choc énergétique
Se consacrant à la politique monétaire et au temps long, la Réserve fédérale américaine (Fed) ne dispose pas d’outils ayant « des effets sensibles à court terme » pour atténuer une situation de choc énergétique, a prévenu lundi 30 mars le président de l’institution Jerome Powell, lors d’un événement à l’Université Harvard.
« Les chocs énergétiques ont tendance à apparaître et disparaître assez rapidement . La politique monétaire, elle, travaille sur le temps long avec un effet retardé variable », a rappelé Jérôme Powell, interrogé sur la possibilité de la Fed d’agir en soutien de l’économie américaine, secouée par la guerre au Moyen-Orient.
Nous serons seuls face aux problèmes.
En France, nous avons un double problème (pour ne pas dire triple) par rapport aux Américains.
1/ Nous n’avons pas de pétrole ni de gaz contrairement aux Etats-Unis qui sont devenus le 1er producteur mondial.
2/ Notre banque centrale « mutualisée » entre plusieurs pays est nettement moins souple, moins agile que la FED américaine.
3/ Notre Etat croule tellement sous les dettes que Bercy n’est même pas capable de donner des aides significatives au moment où il y en a le plus besoin.
Il n’y a qu’une seule conclusion qui s’impose… préparez-vous vraiment au choc imminent qui s’annonce. Vous pouvez le faire avec bon sens et simplement. Achetez et stockez tout ce dont vous avez besoin pour les 6 prochains mois. Pour ceux qui veulent aller plus loin, je vous ai rédigé un dossier spécial pour vous aider à comprendre ce qu’il se passe, les dynamiques à l’œuvre et les actions que vous pouvez entreprendre très rapidement pour vous protéger et protéger vos proches et ceux que vous aimez. Je vous explique tout dans le dossier« Inflation et 12.5 % et pénuries, préparez-vous au choc imminent ».
Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai.
Hausses de profits dans le pétrole : stimulation de l’offre
Par Henry Bonner
31 mars 2026
Message du jour : Les autorités et des ONGS font des propositions de solutions sur les prix de l'énergie. La résolution de la crise demande la remise en marche du transport et des raffineries au Moyen-Orient, ou des investissements dans des capacités ailleurs dans le monde.
Note : vous pouvez avoir notre stratégie d'allocation en actifs - et 2 des actions en Bourse que nous suivons - dans mon cercle de base.
Les hausses de prix, dans l’énergie comme dans les produits en rayons, génèrent des hausses de bénéfices pour les producteurs. Dans l’immédiat, les consommateurs perdent du pouvoir d’achat. Par contre, sur la durée, les bénéfices amènent plus de concurrence, et ainsi une hausse de l’offre. En bref, les profits entraînent plus de production, et font pression sur les prix.
J’ai évoqué la semaine dernière l’arrivée de la plateforme de e-commerce de Joybuy, du chinois JD.com, par exemple. La demande des consommateurs, et les bénéfices via la vente en ligne, créent plus de concurrence, et de pouvoir d’achat pour tous.
De même, l’envolée des prix à la pompe provient d’une baisse de l’offre dans l’immédiat, en raison du conflit au Moyen-Orient après l’assaut de M. Trump et l’élimination d’Iraniens via des attaques de drones.
Les hausses de bénéfices, pour les producteurs de pétrole et de gaz, ou les raffineries, créent une incitation vers plus de production ailleurs dans le monde, ou à des résolutions des difficultés au Moyen-Orient, comme solutions à la pénurie.
Les médias, Think Tanks, et les autorités de l’UE, par contre, veulent des mesures pour la restriction de la consommation, et des surtaxes sur les producteurs d’énergies.
Ils retirent ainsi l’incitation des producteurs pour des hausses de l’offre !
UE : restrictions de la consommation
Les autorités de l’UE comprennent en apparence l’offre et la demande. Une note du Commissaire à l’énergie, Dan Jorgensen, demande par exemple le report de maintenances sur les raffineries, pour la production d’un maximum de diesel et d'essence.
De même, ils proposent un renforcement de mesures contre la consommation.
Les Echos :
"Dan Jorgensen appelle encore les Etats à envisager des mesures de réduction volontaire de la demande, avec « une attention particulière au secteur des transports ». Derrière cette formulation technocratique se cache un message qui n'avait plus été entendu depuis les chocs pétroliers des années 1970 : roulez moins, volez moins.
"Pour guider les Etats membres, le commissaire fait référence au plan en dix points de l'Agence internationale de l'énergie, dont il recommande l'adoption : abaissement des limitations de vitesse sur autoroute d'au moins 10 km/h, développement du télétravail, circulation alternée dans les grandes villes ou encore réduction des vols d'affaires."
L’incitation des bénéfices pousse les raffineries vers un maximum de production, sans la nécessité de décisions de l’UE.
De même, les explosions de prix pour les carburants font pression sur les ménages et les entreprises, et entraînent des baisses de consommation.
A la fois du côté de l'offre, comme de la demande, les variations des prix mettent en équilibre l’offre et la demande, pour un maximum d’efficacité dans l’usage des raffineries, et dans la consommation d’énergies sur le continent.
La solution contre les pénuries d’énergies requiert en somme les fluctuations de prix, et des hausses de bénéfices dans l'immédiat, pas des surtaxes ou directives sur la consommation.
Transport & Energy : surtaxes au nom du climat
Transport & Energy, un Think Tank de plusieurs dizaines d’ONGs sur le climat, veut des surtaxes sur les producteurs d’énergies, et les carburants. Ils évoquent un excès de profits aux dépens des consommateurs.
Ils écrivent :
“Nous voyons la même dynamique que nous avons observée en 2022, suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, quand les automobilistes européens ont payé un prémium global d’environ 55 milliards d’euros en un an, en raison de causes géopolitiques. Les compagnies d'énergies, en particulier les raffineries, ont non seulement transmis les coûts plus élevés aux consommateurs, mais ont aussi augmenté leurs marges. Les bénéfices des raffineurs ont triplé de 2021 à 2022.”
Comme le montre l’extrait ci-dessous du site, ils estiment à 2,7 milliards d’euros les excès de profits pour les producteurs, et de 1,3 milliard pour les raffineries et distributeurs, depuis le lancement de la guerre en Iran. Ils attendent un excès de profit de 45 milliards en 2026 pour les producteurs, et de 24 milliards pour les raffineries et distributeurs.
Le marché du pétrole met en avant les hausses de profits des raffineries, en particulier dans le diesel, comme sources de la flambée des prix à la pompe.
En somme, le Think Tank met la responsabilité pour les hausses de prix de l’énergie sur les producteurs de pétrole et de gaz, et sur les raffineries. Ils demandent des hausses de taxes, et le financement de plus de programmes pour l’élimination du pétrole et du gaz dans le monde.
Ils écrivent :
“L’UE a déjà agi dans ce type de situation. La contribution de solidarité, une taxe de 33 % sur les excès de profits dans les carburants de plus de 20 % au-dessous de la moyenne sur 2018-2021, a généré 28 milliards d’euros en 2022 et 2023, avant son expiration.
“Le mécanisme existe donc. Les raisons pour sa remise en place sont convaincantes. Les excès de profits viennent du choc géopolitique qui est par nature temporaire. Ils vont s’évaporer dès que le marché va se stabiliser. Les marges des raffineries vont alors retourner vers leurs valeurs ordinaires, et la manne va s’évaporer. Les consommateurs européens vont ainsi payer pour une nouvelle crise du pouvoir d’achat qu’ils n’ont pas provoquée.”
Pourtant la stabilisation du marché par la suite, et la baisse des prix des énergies et carburants, demande une hausse de l’offre de la part des producteurs et raffineries.
Elle requiert aussi des baisses de la consommation, sous la pression des prix élevés.
Par ailleurs, les conclusions du Think Tank sur la cause de la flambée dans le diesel montrent la source du problème : un manque d’offre de carburants, et la nécessité de hausses de production !
Ils écrivent ainsi :
“Les marges des raffineries européennes de diesel ont surpassé celles d’autres régions, reflétant le manque de capacités de production dans la région. En effet, la flotte de véhicules en Europe comprend une part plus élevée que la norme de voitures à diesel, et dépend de produits de distillerie du Moyen-Orient, qui servent dans la production de diesel. A l’inverse, les marges des raffineries d’essence restent plus modérées, en raison de capacités et de stocks plus élevés aux Etats-Unis et en Europe … En dépit d’une flotte importante de voitures diesel en Europe, le continent est dépendant d’importations pour le diesel, plus que pour l’essence. Environ 20 % du diesel européen est importé …”
En bref, comme le comprend le Think Tank, la solution pour la hausse de prix dans les énergies requiert une relance de la production, sous forme de remise en marche au Moyen-Orient, ou d'investissements dans les raffineries en Europe.
Or, l’incitation des bénéfices pousse les producteurs vers des hausses de l’offre, comme solution dans la pénurie.
Le Commissaire de l’UE sur l’énergie, et le Think Tank d’ONGS, voient la source de la flambée des prix : un manque d’offre par rapport à la demande.
Les taxes sur les entreprises de pétrole et de carburants créent, par contre, des obstacles contre la baisse de prix. En effet, elles font pression sur les marges, et bloquent ainsi les investissements dans la production.
Trump n’est pas fou : il essaie de sauver un empire qui ne tient plus que par la guerre
Iran, Gaza, Chine, Ukraine, BRICS+, Ormuz : lecture totale d’un système qui bombarde le monde pour empêcher l’Histoire de sortir du dollar
par Dr. Eloi Bandia Keita
Introduction
Et si la guerre actuelle n’était pas d’abord une guerre contre l’Iran, ni même seulement une guerre pour Israël, mais une guerre beaucoup plus vaste, beaucoup plus froide, beaucoup plus systémique : une guerre pour empêcher le monde de sortir du dollar, de l’architecture atlantique et du droit impérial américain ? Et si Trump, loin d’être fou, vulgaire par accident ou incohérent par tempérament, était au contraire l’expression chimiquement pure d’un système qui sent que son siècle touche à sa zone de fatigue historique ? Alors ce qui se joue aujourd’hui dépasse de très loin les missiles, les communiqués, les frappes, les morts, les indignations et les plateaux télé. Ce qui se joue, c’est la tentative désespérée d’un empire pour empêcher l’Histoire de quitter son guichet.
Il faut se méfier des guerres qui parlent trop fort. Elles servent souvent à couvrir quelque chose de plus profond, de plus structurant, de plus décisif que les explosions elles-mêmes. Car les empires, lorsqu’ils sentent le sol historique se dérober sous leurs pieds, ne tombent pas immédiatement, ils sur-réagissent d’abord. Ils militarisent, sanctionnent, brouillent, punissent et mentent davantage. Ils se rendent plus nerveux, plus agressifs, plus doctrinaires, plus instables, tout en continuant à parler de droit, de sécurité, de stabilité et d’ordre. Et c’est exactement ce que nous avons sous les yeux.
Ce qui se déroule de Gaza à Ormuz, de l’Ukraine à Taïwan, du Golfe à la mer Rouge, des sanctions contre la Russie à la pression sur la Chine, n’est pas un chapelet d’événements séparés. C’est peut-être, au contraire, une seule et même convulsion de système, une convulsion impériale, une tentative de prolongation historique, une lutte de survie. Non pas simplement pour préserver une influence, mais pour conserver le privilège exorbitant d’un centre qui a longtemps pu faire payer au reste du monde le coût de sa propre domination. Et c’est précisément pour cela que Trump doit être relu.
Trump n’est pas fou, il semble plutôt écrire en blanc sur fond blanc
L’erreur la plus répandue à propos de Trump consiste à le prendre pour un homme sans structure. L’erreur suivante consiste à le prendre pour un simple accident de l’histoire américaine. Les deux lectures rassurent, mais elles aveuglent. Car si Trump n’était qu’un déraillement psychologique, il ne faudrait analyser que ses excès. Or ce serait justement la meilleure manière de ne rien comprendre.
Trump n’est ni fou, ni cinglé, ni stratégiquement vide. Il est mensonger, excessif, brutal, manipulateur, contradictoire, volontiers grotesque dans la forme – mais tout cela n’exclut pas la cohérence. Au contraire : cela peut en être l’outil.
Trump ne se lit pas comme un discours politique classique. Il se lit comme un texte écrit en blanc sur fond blanc. À première vue, il n’y a rien de lisible. Tout semble chaotique, hystérique, disloqué, incohérent. Mais si l’on inverse les couleurs, si l’on regarde non pas ce qui est dit mais ce qui est organisé, non pas le bruit mais l’architecture, alors une logique apparaît. Une logique plus dure, plus froide et souvent plus lucide que celle de bien des diplomates policés.
Et que dit cette logique cachée ?
Elle dit d’abord que la Chine n’est probablement pas une cible parmi d’autres, mais la cible structurelle, l’adversaire central, la seule puissance capable d’arracher aux États-Unis leur centralité historique à la fois industrielle, commerciale, logistique, technologique, monétaire et géopolitique.
Elle dit ensuite que la Chine, à elle seule, ne suffit pas à expliquer le théâtre.
Car l’enjeu n’est pas seulement de battre Pékin. L’enjeu est plus vaste : empêcher l’émergence pratique d’un monde réellement post-américain.
Autrement dit, la bonne question n’est pas : les États-Unis veulent-ils contenir la Chine ?
La bonne question est : à travers Gaza, l’Iran, l’Ukraine, les BRICS, la Russie, les routes énergétiques, le Golfe, Ormuz, les sanctions et la pression sur les corridors eurasiens, les États-Unis tentent-ils de sauver leur hégémonie au moment même où elle commence à perdre sa force d’évidence ?
Et à cette question, la réponse est de plus en plus difficile à esquiver.
Trump ne parle pas pour être cru. Il parle pour couvrir le bruit de la mécanique impériale (Pr. Eloi Bandia KEITA).
Le vrai cœur de cette guerre n’est pas seulement militaire, il est monétaire.
Il faut remonter à Nixon pour comprendre Trump. Pas par goût de l’archive, mais parce que l’histoire ne s’est jamais arrêtée en 1971.
Lorsque les États-Unis mettent fin à la convertibilité du dollar en or, ils n’ouvrent pas seulement une crise monétaire. Ils ouvrent un problème impérial d’une profondeur vertigineuse : comment continuer à dominer le monde avec une monnaie qui n’est plus adossée à une richesse matérielle, mais à la seule puissance du système qui l’émet ?
La réponse ne viendra pas des manuels d’économie, elle viendra de la géopolitique brute : le pétrole, le Golfe, l’Arabie saoudite, les bases militaires, les ventes d’armes, la sécurité des routes, le contrôle des chokepoints, le recyclage des pétrodollars ; Voilà la matrice réelle.
Le système du pétrodollar n’a jamais été une simple commodité commerciale. Il est la charpente monétaire de l’hégémonie américaine. Tant que le monde a besoin de dollars pour acheter l’énergie, il a besoin de dollars pour respirer. Tant qu’il a besoin de dollars pour respirer, il finance la dette américaine, absorbe les déficits américains, stabilise les bons du Trésor américains, et rend possible une puissance que nul autre État ne pourrait soutenir à ce niveau sans être pulvérisé par ses propres contradictions.
Voilà la grande vérité cachée du siècle américain : les États-Unis ont longtemps réussi à faire payer leur domination par les autres. The problem est que c’est précisément ce privilège qui entre aujourd’hui dans sa zone de danger.
La Chine est la cible structurelle, mais le vrai projet est encore plus grand.
Beaucoup d’analyses ont vu juste sans aller assez loin. Oui, la Chine est l’adversaire principal. Oui, sa montée en puissance industrielle, technologique, commerciale et navale constitue une menace existentielle pour la primauté américaine. Oui, la bataille de Taïwan, des semi-conducteurs, des routes de la soie, des corridors maritimes et de l’Eurasie constitue le vrai fond du théâtre mondial.
Mais la Chine n’est pas toute l’histoire, elle n’est que le cœur de l’histoire, pas sa totalité.
Car ce que Washington tente de sauver n’est pas seulement un rapport de force avec Pékin. C’est un système global, un monde où les flux, la sécurité, la monnaie, les arbitrages et les sanctions continuent à remonter vers le centre américain.
En ce sens, l’Iran n’est pas « un problème régional ». La Russie n’est pas un front européen ». Gaza n’est pas « une guerre locale ». L’Europe n’est pas « une alliée fatiguée ». Ormuz n’est pas « un simple détroit ». Tout cela forme une seule et même topographie de pouvoir.
Le problème américain, au fond, n’est pas seulement la Chine. C’est la possibilité que le monde découvre qu’il peut continuer à tourner sans passer systématiquement par Washington.
Et cela, pour un empire, est bien plus dangereux qu’une défaite militaire locale.
Le chaos n’est pas forcément le prix de l’Empire, il peut être sa méthode.
Depuis plus de vingt ans, l’Occident raconte ses guerres comme des réponses : réponse au terrorisme, réponse à l’instabilité, réponse à la prolifération nucléaire, réponse à la barbarie, à l’anti-démocratie, réponse à l’autoritarisme, à la dictature, réponse à la menace ; mais si l’on regarde les résultats accumulés, une autre lecture s’impose avec une violence presque obscène.
Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, sanctions permanentes, extraterritorialité du droit américain, guerre d’Ukraine, pression sur l’Iran, militarisation du Golfe, tension sur Taïwan, extension de l’OTAN, fragmentation du Moyen-Orient, nervosité calculée des routes énergétiques, discipline imposée à l’Europe : combien de fois faudra-t-il appeler « erreur » ce qui ressemble de plus en plus à une manière d’organiser le monde ?
Il ne s’agit pas de prétendre que Washington contrôle tout, ce serait infantile. Mais il devient de plus en plus difficile de nier que l’instabilité chronique de certaines régions a longtemps servi une fonction géostratégique : empêcher l’émergence d’espaces trop autonomes, trop connectés, trop souverains, trop capables d’échapper au centre.
Un Moyen-Orient pacifié hors contrôle américain serait un problème.
Une Eurasie trop connectée serait un problème.
Une Europe trop indépendante serait un problème.
Une Chine trop sécurisée dans ses approvisionnements serait un problème.
Un monde trop vite dédollarisé serait un problème.
Dans cette lecture, le chaos cesse d’être un accident regrettable, il devient une technique de conservation impériale.
L’Empire ne stabilise plus le monde : il administre désormais sa nervosité.
Gaza : l’endroit où l’Occident a commencé à perdre le masque
Il faut ici parler sans anesthésie.
Ce qui s’est joué à Gaza a fait sauter quelque chose que les bombardements, à eux seuls, n’auraient pas suffi à faire tomber : la fiction morale de l’ordre occidental. Le monde a vu des horreurs qui remettent en cause l’humanité, l’intelligence de l’homme dit moderne : des quartiers rasés, des enfants déchiquetés, des familles ensevelies, des hôpitaux pulvérisés, des écoles touchées, des infrastructures vitales détruites, des civils piégés, des déplacements massifs et une violence si durable qu’elle a fini par déborder même les filtres diplomatiques les plus hermétiques.
On peut débattre sans fin des termes juridiques, des procédures, des qualifications et des rythmes du droit, mais il existe déjà un fait politique et civilisationnel acquis : Gaza a révélé au monde, de manière presque insoutenable, qu’il existe encore des puissances ou des protégés de puissances capables de déployer une force écrasante contre une population enfermée tout en continuant à bénéficier d’une couverture diplomatique, narrative et stratégique d’une densité presque surnaturelle.
Le scandale de Gaza n’est donc pas seulement la destruction, c’est la permission.
Et lorsqu’un ordre mondial commence à apparaître, non plus comme le gardien du droit, mais comme le distributeur sélectif du droit, il ne perd pas seulement en crédibilité, il perd sa couverture morale.
Gaza, en ce sens, n’est pas seulement un crime historique contre l’humanité à documenter, juger et mémoriser, Gaza est aussi un tournant intellectuel mondial, le moment où des millions d’êtres humains ont compris que le droit international n’était pas seulement violé : il était hiérarchisé.
Et un ordre qui hiérarchise à ce point l’humanité finit toujours par produire sa propre contestation.
Israël : ni maître absolu, ni simple exécutant
Les lectures faibles adorent les simplifications rassurantes : soit Israël serait l’explication unique de tout, soit Israël ne serait qu’un appendice de Washington. Les deux lectures échouent car la réalité est plus sérieuse, plus dangereuse et plus robuste.
Il existe entre Washington et Israël une convergence stratégique profonde. Les États-Unis veulent empêcher la consolidation d’un monde qui leur échappe. Israël veut empêcher la consolidation d’un environnement régional capable de l’équilibrer, de le contenir ou de le contraindre durablement. Ces deux logiques ne sont pas identiques, mais elles sont suffisamment compatibles pour produire une puissance de feu historique.
C’est dans ce cadre qu’il faut situer proprement les doctrines maximalistes, les imaginaires messianiques, les rêves d’extension, les courants les plus durs du sionisme politique, les alliances idéologiques transatlantiques et la fonction régionale d’un Israël surarmé, sanctuarisé, couvert et presque placé hors de portée du droit commun.
C’est également dans ce cadre que peut être évoquée, avec prudence mais sans lâcheté intellectuelle, l’hypothèse d’une « Pax Judaica ». Non pas comme une vérité révélée ou comme une formule identitaire grossière, mais comme un objet d’analyse géopolitique : l’hypothèse selon laquelle certains segments du pouvoir israélien et de ses soutiens internationaux aspireraient à faire du Moyen-Orient un espace où la supériorité stratégique israélienne deviendrait si structurelle, si protégée et si sanctuarisée qu’elle fixerait durablement les limites du possible pour tous les autres.
Écrite ainsi, l’idée cesse d’être une provocation creuse. Elle devient une hypothèse lourde.
Et une hypothèse lourde mérite examen.
Epstein : non pas la clé totale, mais une ombre qui pèse
Là aussi, il faut sortir des réflexes de rumeurs.
Non, l’affaire Epstein ne «prouve» pas à elle seule une doctrine géopolitique américaine. Non, elle ne permet pas de démontrer mécaniquement telle ou telle décision stratégique. Non, elle ne suffit pas à convertir un soupçon en causalité d’État.
Mais oui, elle dit quelque chose de profond sur l’univers de pouvoir dans lequel ont longtemps circulé certaines élites du sommet.
Elle rappelle qu’au cœur du système occidental ont existé – et peut-être existent encore sous d’autres formes – des zones d’ombre morale, sexuelle, financière, relationnelle et potentiellement compromettante d’une densité telle qu’elles ont durablement fissuré la crédibilité éthique des élites dirigeantes.
Dès lors, écrire qu’il peut exister autour de certaines figures, y compris de très haut niveau, des vulnérabilités, des dépendances, des pressions, des zones de capture ou des formes de contrainte indirecte n’a rien d’irrationnel. Ce qui serait irrationnel, ce serait de prétendre le démontrer sans preuve ferme. La bonne posture n’est donc ni l’hystérie, ni l’innocence, mais le conditionnel analytique.
L’affaire Epstein ne démontre pas la politique américaine, mais elle alourdit l’air politique autour de ceux qui ont longtemps gravité dans ce type d’univers. Et cela, dans une lecture des rapports de pouvoir, n’est pas négligeable.
L’Iran n’est pas un front parmi d’autres : c’est un verrou du système mondial
Voilà l’endroit où la plupart des analyses médiatiques deviennent vraiment un peu courtes.
L’Iran n’est pas simplement un régime que l’Occident juge hostile mais un verrou : un verrou énergétique, un verrou géographique, un verrou militaire, un verrou psychologique et un verrou monétaire.
Le neutraliser, le casser, le disloquer, le fatiguer ou simplement l’empêcher de convertir sa position en puissance durable, c’est à la fois :
affaiblir un adversaire régional de long terme,
sécuriser l’environnement stratégique israélien,
perturber la profondeur eurasiatique,
rendre plus coûteux certains corridors asiatiques,
compliquer la continuité énergétique de la Chine,
et empêcher qu’un axe trop cohérent ne se structure entre Téhéran, Moscou, Pékin et plusieurs acteurs du Sud global.
Autrement dit : l’Iran n’est pas seulement une cible, il est un point d’articulation.
Et c’est précisément pour cela qu’il est si dangereux pour Washington et si indispensable à la stabilité de son propre système régional.
L’Iran n’est pas l’Irak. Et ceux qui continuent à raisonner comme si 2003 pouvait se rejouer avec un décor légèrement modifié ne comprennent ni le temps, ni la profondeur, ni la mémoire stratégique de ce pays, cette très ancienne nation. En fait : L’Iran a appris, la Russie a appris, la Chine a appris. Et le problème américain, aujourd’hui, est qu’il n’affronte plus des adversaires simplement «moins puissants». Il affronte des acteurs qui ont appris à lire son logiciel.
L’Irak a été détruit pour faire peur au monde. L’Iran résiste pour apprendre au monde qu’il n’est pas condamné à plier.
Ormuz : le détroit où le dollar a commencé à sentir sa propre mortalité
Il faut bien mesurer ce qu’est Ormuz, ce n’est pas seulement un couloir maritime, c’est une gorge du système mondial. Ce qui y passe, ce ne sont pas seulement des cargaisons d’hydrocarbures, ce sont des rythmes industriels, des certitudes logistiques, des anticipations monétaires, des sécurités d’assurance, des respirations de marché, des routines d’empire.
Une monnaie ne règne pas seulement parce qu’elle est utilisée. Elle règne parce qu’elle paraît inévitable. Or c’est précisément cette inévitabilité qui commence à se fissurer.
Non pas parce que le dollar s’effondrerait demain – cette idée relève du fantasme populiste – mais parce qu’un nombre croissant d’États, de banques, de producteurs, d’importateurs, de consortiums et de blocs régionaux commencent à penser rationnellement la nécessité de vivre autrement : contourner, compenser, régionaliser, dédollariser partiellement, créer des mécanismes de survie, réduire la dépendance au centre américain.
Or pour Washington, ceci constitue une menace plus grave qu’un simple choc de marché.
Car un empire monétaire ne commence pas à mourir quand sa devise tombe. Il commence à mourir quand trop d’acteurs deviennent intelligemment intéressés à préparer sa sortie.
Malheureusement ou heureusement, c’est exactement ce que les guerres américaines accélèrent désormais.
Le grand paradoxe Trump : en voulant sauver le dollar, il a commencé à le désacraliser
C’est ici que se noue la contradiction historique.
Si l’on lit Trump à l’échelle du système, alors tout devient plus cohérent : l’Iran n’est pas seulement à punir, Gaza n’est pas seulement un théâtre périphérique, la Russie n’est pas seulement à contenir, l’Europe n’est pas seulement à rassurer tout en la soumettant, la Chine n’est pas seulement à ralentir ; tout cela compose une seule et même tentative : sauver la centralité américaine. C’est à dire :
Maintenir le dollar comme arme.
Empêcher les BRICS de devenir une architecture crédible.
Épuiser ou contenir la Russie.
Compliquer les routes de la Chine.
Sécuriser les points névralgiques de l’énergie.
Discipliner l’Europe.
Maintenir Washington comme guichet obligatoire du monde.
Autrement dit, MAGA n’est peut-être pas, au fond, un slogan national. C’est peut-être le nom politique brut d’une tentative de sauvetage impérial, mais c’est justement là que le piège se referme, car chaque fois que Washington :
transforme la monnaie en instrument de punition, ouvre trop de fronts, sanctionne à outrance,
militarise les flux et convertit la guerre en mode de gestion de l’ordre ; il obtient peut-être un avantage tactique immédiat, mais il produit un effet stratégique beaucoup plus grave en enseignant au reste du monde qu’il devient vital, un jour ou l’autre, de sortir de cette dépendance. Et c’est ainsi qu’en voulant sauver le dollar, Trump a peut-être commencé à l’enterrer : pas comme devise dominante immédiate, pas comme unité de compte universelle du jour au lendemain, mais comme évidence sacrée. Ceci est beaucoup plus grave qu’un simple recul de marché.
Le dollar ne mourra peut-être pas d’abord d’une défaite. Il pourrait mourir du jour où trop de nations auront compris qu’il était devenu une menace.
Le piège américain : trop de fronts, trop de feu, trop de surcharge
Il existe un moment dans l’histoire des puissances où leur supériorité ne les protège plus automatiquement. Ce moment n’est pas celui de la faiblesse absolue, c’est celui de la surcharge. On ne peut pas durablement :
contenir la Chine, sanctionner la Russie, déstabiliser le Moyen-Orient, sécuriser Israël,
tenir l’Europe, menacer les BRICS, maintenir le dollar, protéger les routes, vendre des armes
et préserver la stabilité intérieure américaine ; sans produire, à un certain seuil, une fatigue de système ; c’est cette fatigue qui est déjà visible partout : dans la nervosité énergétique, dans la dette, dans les chaînes logistiques, dans l’usure des alliés, dans la perte de crédibilité morale,
dans la fatigue européenne, dans la prudence asiatique, dans la brutalisation du langage politique américain et dans l’émergence d’une idée très dangereuse pour Washington : l’idée que l’ordre américain n’est plus l’ordre, mais la crise. C’est peut-être cela, au fond, la vraie tragédie du moment.
L’Amérique n’a pas seulement peur de perdre une guerre, elle a peur que le monde découvre qu’il peut apprendre à vivre sans son centre.
2026-2040 : ce que l’Histoire pourrait retenir
À court terme, le plus probable n’est pas l’effondrement, c’est la brutalisation prolongée. Le dollar restera central, les États-Unis resteront la première puissance globale (deuxième militaire, deuxième économie, selon moi), l’architecture occidentale restera puissante., les marchés resteront encore largement aimantés par le centre américain. Mais sous cette apparente continuité, quelque chose d’autre travaille déjà l’histoire : des règlements bilatéraux hors dollar, des routes énergétiques redondantes, des circuits de paiement parallèles, des corridors de contournement, des souverainetés logistiques, des sécurités régionales alternatives et surtout encore une fois, une fatigue grandissante envers un centre devenu trop coûteux, trop punitif, trop intrusif et trop dangereux pour rester naturellement désirable.
Le grand danger pour Washington n’est donc peut-être pas une chute brutale, il est plus subtil : rester puissant tout en cessant d’être naturellement central. Or un empire supporte parfois mieux une défaite qu’une relativisation, c’est peut-être cela, le vertige américain du siècle.
Conclusion
Au fond, peut-être que l’histoire ne retiendra pas cette séquence comme une guerre de plus, ni comme l’excès d’un homme, ni même comme la simple brutalité d’un camp.
Peut-être qu’elle la retiendra comme le moment exact où un empire, sentant l’Histoire lui glisser entre les doigts, a voulu bombarder plus fort, sanctionner plus large, mentir plus vite, terroriser davantage et militariser encore les routes du monde pour empêcher la planète de quitter son guichet, peut-être que c’est précisément là qu’il s’est trahi.
Car à force de vouloir sauver le dollar par la guerre, Washington a peut-être commencé à apprendre au monde qu’il fallait un jour vivre sans lui.
À force de vouloir sanctuariser son droit, il a peut-être révélé sa nudité. À force de vouloir faire peur, il a peut-être fabriqué de la lucidité.
À force de vouloir retarder l’Histoire, il a peut-être signé lui-même le premier brouillon de son après.
Il n’est pas impossible qu’un jour, lorsque les archives s’ouvriront davantage, lorsque les mensonges d’époque auront perdu leur parfum de vérité officielle, lorsque le vacarme des communiqués aura cessé, on relise cette période avec une phrase beaucoup plus simple, beaucoup plus cruelle, beaucoup plus juste : ce n’était pas l’Iran qu’ils voulaient seulement soumettre ; c’était le monde qu’ils voulaient empêcher de sortir du dollar ; c’est peut-être exactement à cet instant, en voulant verrouiller la sortie, qu’ils ont commencé à montrer où se trouvait la porte.
SOURCE Bio auteur – version enrichie
Dr. Eloi Bandia KEITA est enseignant-chercheur. Il est aussi analyste stratégique. Il développe une réflexion suivie sur les rapports entre souveraineté, technologie surtout l’IA, logistique, guerre, énergie, monnaie et basculement de l’ordre mondial, ainsi que des réflexions et analyses sur la refondation complète de l’éducation, de l’enseignement et de la formation dans le Sahel.
Guido CROSETTO, cela ne vous dit sans doute rien et c’est assez normal. Nous arrivons à peine à connaître le nom de nos propres ministres qui changent aussi souvent qu’ils sont généralement insignifiants depuis plusieurs années maintenant. Guido CROSETTO c’est le ministre italien de la défense et ses toutes dernières déclarations ne sont pas rassurantes, mais finalement parfaitement logiques et au moins elles ne sont pas lénifiantes.
« Il y a deux nuits, je n’ai pas fermé l’œil. Et pas à cause du référendum. Je vis cette guerre et ses conséquences potentielles 24 heures sur 24. Je suis contraint de penser à des choses qui m’empêchent de dormir. À cause de ce qui pourrait arriver dans les semaines à venir, à cause des répercussions que cela aura sur l’économie et sur notre vie quotidienne. » C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Défense, dans un entretien accordé à Repubblica.
Ces déclarations devraient vous inquiéter mais aussi vous aiguillonner dans la nécessité de votre préparation et de l’urgence des actions à prendre.
Si vous êtes raisonnable dans ce que vous faites, il y a très peu de chance que vous vous reprochiez d’avoir pris un peu trop de précautions.
Si la bise vient comme le sous-entend le ministre de la défense italien, alors vous risquez de vous trouver fort dépourvu. Et ce n’est pas une bonne idée du tout.
En France c’est la doctrine Tchernobyl. Il n’y a jamais de problème !
Ce que j’appelle doctrine Tchernobyl est en référence au nuage radioactif qui a balayé toute l’Europe… sauf la France puisque ce nuage avait eu la gentillesse de s’arrêter à nos frontières pétrifiés par nos polytechniciens et nos énarques qui avaient organisé le mensonge d’Etat pour éviter « la panique ».
Pour la guerre en Iran, notre gouvernement est mutique.
Nous devrions déjà prendre des mesures. Nos bons et aimables dirigeants, nos petits pères des peuples fauchés et croulants sous les impôts, devraient nous dire maintenant de stocker des boîtes de conserve et de raviolis. Ils devraient nous préparer à la nouvelle phase d’inflation que nous allons connaître. Ils devraient organiser collectivement le stockage de certaines denrées pour permettre notamment aux plus fragiles et aux plus démunis d’être protégés ou d’amortir le choc.
Eux qui sont si prompts à nous faire parvenir des « kits de survie » sans rien dedans et juste avec un fascicule pour faire peur à tout le monde en criant au loup de la guerre, quand les problèmes arrivent il n’y a plus personne.
C’est ce que j’appelle les silences inquiétants.
Quand vous avez un silence de la part du gouvernement c’est que c’est grave.
Le reste du temps ils passent leur temps à jacasser comme des vieilles pies.
Lorsqu’ils se taisent enfin, c’est là que vous pouvez vous inquiétez.
Et c’est le cas actuellement.
Quand les « jacteurs » se taisent c’est qu’ils ne peuvent plus rien pour vous, qu’ils le savent. Ils se planquent et vous laisseront vous débrouiller. Comme dit mon fils chez les pompiers face à une situation inconnue… « article 22 débrouille toi comme tu peux ». Sauf que là nous avons quand même une bonne idée de ce qui nous arrive droit dessus et de la tempête que nous allons affronter dans les prochaines semaines.
Ce qui me permet de reboucler avec ce que je vous disais hier.
Quand les gros maigrissent, les maigres meurent.
Quoi qu’il arrive désormais, et même si un accord de paix était trouvé demain ce qui est peu probable, les pénuries auraient lieu, car, les temps de réparation et de remise en route seront longs. Simplement, le choc serait moins rude et moins durable.
Là, si nous partons pour encore plusieurs mois de guerre, si des troupes au sol sont déployées, si tout devient possible, y compris une « Ukraine » à l’envers, mais avec des troupes américaines (et après européennes) enkystées dans le Golfe bombardées par les drones « russes » refilés aux Iraniens et une région durablement bloquée, alors tout va se dérégler très, très vite.
Si le pire n’est jamais sûr et certainement pas souhaitable, le meilleur ne l’est pas plus et si la guerre ne cesse pas dans les prochains jours, vous avez au mieux 3 semaines devant vous pour vous préparer au choc imminent et majeur qui va nous frapper de plein fouet.
Ce sera une inflation très forte et des pénuries très ennuyeuses dans notre quotidien et très perturbantes.
J’ai modélisé tout cela.
Je vous explique tout dans le dossier « Inflation et 12.5 % et pénuries, préparez-vous au choc imminent ». Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai. Pour vous abonner aux lettres et aux dossier Stratégies, et télécharger votre dossier, tous les renseignements se trouvent ici.
Alors que la guerre en Iran s’installe dans la durée, les marchés financiers restent sous tension. Entre flambée du pétrole, incertitudes géopolitiques et revirements politiques à Washington, la question d’un choc boursier ressurgit. C’était le sujet de ma dernière intervention sur Eco rama.
Vu la gravité objective de la situation, nous devrions déjà connaître un krach boursier historique, et pour le moment force est de constater que les marchés restent très sages et pondérés dans leur réaction.
Il faut dire, même si cela fait hurler que Trump pilote parfaitement la psychologie de Wall Street ce qui confine d’ailleurs très régulièrement au délit d’initié.
Dès que les marchés commencent à vaciller, Trump, réagit et fait un communiqué apaisant auxquels tout le monde veut croire.
Factuellement la guerre qui devait être courte dure.
Factuellement le détroit d’Ormuz est bloqué, et encore plus grave les destructions de capacités de production s’accumulent.
Factuellement nous sommes dans un scénario du pire et là où la guerre était presque impensable il y a 2 mois, l’envoi de troupes au sol est presque devenu une évidence « acceptable ».
Comme l’a dit le ministre pakistanais de la Défense, « le but de la guerre semble désormais être d’ouvrir le détroit d’Ormuz, qui était ouvert avant le début de la guerre ».
Malgré cette réalité désastreuse, les marchés tiennent parce qu’ils sont essentiellement pilotés par Trump, mais vous pouvez dire également manipulés cela marche aussi.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Et si la mer Rouge était à son tour bloquée par les Houthis du Yémen ?
C’est la géopolitique des détroits et l’occasion de réviser notre géographie.
Vous connaissez le détroit d’Ormuz.
Apprenez maintenant à localiser celui de Bab el-Mandeb qui est le second verrou de l’économie mondiale sous pression.
Bab el-Mandeb c’est la mer Rouge.
La mer Rouge c’est 15 % du trafic maritime mondial. Au bout c’est le canal de Suez et la Méditerranée. C’est aussi ce qui alimente le port de Marseille et les dockers de la CGT.
Le jeu d’échecs moyen-oriental semble s’étendre à cette nouvelle case stratégique.
Après avoir fait planer l’incertitude sur le transit dans le détroit d’Ormuz, Téhéran semble désormais pencher vers une extension de sa stratégie de perturbations et de ripostes au détroit de Bab el-Mandeb. Ce passage étroit, véritable « Porte des Larmes » située au sud de la mer Rouge, est aujourd’hui au cœur des préoccupations logistiques mondiales.
Le détroit de Bab el-Mandeb voit transiter environ 15 % de la valeur du commerce maritime mondial. C’est le point de passage obligé pour les hydrocarbures du Golfe et les marchandises asiatiques destinés au marché européen via le canal de Suez.
Si le détroit d’Ormuz impacte prioritairement l’approvisionnement énergétique de l’Asie, une obstruction de Bab el-Mandeb frapperait l’Europe de plein fouet.
Un risque de crise humanitaire et logistique
Au-delà des chiffres macroéconomiques, les experts s’inquiètent des conséquences sociales de ce blocage. Une fermeture prolongée forcerait les compagnies maritimes à opérer des choix drastiques, privilégiant les cargaisons à forte valeur ajoutée au détriment des produits de première nécessité.
« C’est la sécurité alimentaire de la Corne de l’Afrique et des pays les plus fragiles qui est en jeu », préviennent les analystes. Les cargaisons de céréales, moins rentables que les produits manufacturés, pourraient être les premières victimes de ce goulot d’étranglement logistique. Cela veut dire concrètement pour nous autres Européens, que les « chinoiseries » par chères ne seront pas prioritaire dans un commerce maritime devenu beaucoup plus couteux.
Le Yémen, verrou tactique et réserve stratégique ?
Sur le plan technique, bloquer un détroit large d’à peine 30 kilomètres par endroit est à la portée des Houthis. Le recours à des mines maritimes ou à des drones de surface pourrait paralyser le trafic en un temps record.
Pour Téhéran, Bab el-Mandeb demeure pour l’heure une « réserve stratégique », une carte de dernier recours dans une confrontation régionale qui ne cesse de s’intensifier. Utiliser cette carte trop tard, sera… trop tard. L’utiliser maintenant serait de nature à peser dans la balance des négociations.
Historique la visite papale l’a été comme cela a été dit mais pas seulement… difficile de trouver les qualificatifs exprimant le caractère à la fois solennel et chaleureux de l’événement et soulignant sa parfaite organisation dans ses grandes lignes comme dans ses plus petits détails.
A 8h45, le Prince et la Princesse ont quitté le Palais pour aller accueillir le Souverain Pontife à l’héliport. Monégasques et résidents étaient pour beaucoup déjà arrivés place du Palais où étaient installées les personnalités mais aussi les jeunes élèves coiffés des casquettes jaunes confectionnées pour l’occasion. L’arrivée de Léon XIV a eu lieu sous les acclamations avant qu’il ne pénètre dans la cour d’Honneur.
Des interventions solennelles
Autre moment fort après la cérémonie protocolaire à l’intérieur du Palais : l’apparition au balcon du prince Albert II accompagné du Souverain pontife. Le Prince est alors intervenu soulignant tout d’abord : « Historique, ce moment l’est par la place qu’il reconnaît à Monaco au sein du monde chrétien, en cette première année de votre pontificat. Par la manière dont il marquera chacun d’entre nous. Et par son inscription dans le destin de notre Principauté ». Après avoir rappelé la vie de Sainte Dévote, le souverain est revenu ensuite sur les relations entre les papes et les Grimaldi : « A la fin du XIIIe siècle, c’est par fidélité au Pape que les premiers seigneurs Grimaldi quittaient Gênes, pour s’installer sur ce rocher. Au début du XVIe siècle, la souveraineté monégasque était reconnue par une bulle du Pape Clément VII, en même temps que par les deux puissances voisines : la France et l’Empire de Charles Quint.
A la fin du XIXe siècle, grâce au Pape Léon XIII, naissait le diocèse de Monaco, et avec lui l’autonomie religieuse de la Principauté. Et en 1981, c’est par saint Jean-Paul II que notre évêché était élevé au rang d’archidiocèse, à l’époque même où mon père, le Prince Rainier III, renforçait notre place sur la scène internationale. Ce parallèle n’est pas anecdotique. Il rappelle que l’histoire de notre Principauté est indissociable de son lien avec le Saint-Siège et de son ancrage dans la foi catholique. Cette foi ne nous a jamais quittés. C’est pourquoi notre Constitution, si elle assure la liberté de culte, reconnaît le catholicisme comme religion d’Etat ».
Albert II a ensuite déclaré : « Dans une époque de bouleversements profonds et de sécheresse spirituelle, notre foi fait notre force. Une Principauté qui s’engage dans de nombreux combats qui nous sont communs. Parmi eux, il y a bien sûr le combat pour la paix, cette “Paix désarmée et désarmante” à laquelle Vous avez appelé le monde. A l’heure où résonnent les conflits armés, où la force semble triompher, nous savons comme Vous que la paix ne peut être durable que si elle est fondée sur la justice et orientée vers la réconciliation. Si elle passe par “le dialogue, en recherchant véritablement une solution pour tous”, plutôt que par les armes ».
Frédéric Nebinger - Palais princier
C’est ensuite le Souverain pontife qui s’est exprimé en déclarant notamment : « Le don de la petitesse, avec un héritage spirituel vivant, engagent votre richesse au service du droit et de la justice, surtout à un moment historique où la démonstration de la force et la logique de la toute-puissance blessent le monde et compromettent la paix. Dans la Bible, comme vous le savez, ce sont les petits qui font l’histoire ! Les spiritualités authentiques entretiennent cette conscience. La composition plurielle de votre communauté fait de ce pays un microcosme, au bien-être duquel contribuent une minorité dynamique de ressortissants locaux, et une majorité de citoyens originaires d’autres pays du monde. Parmi eux, beaucoup occupent des postes de grande influence dans les domaines économique et financier, un grand nombre exerce des fonctions de service, les visiteurs et touristes sont également nombreux. Vivre ici est pour certains un privilège et pour chacun un appel spécifique à s’interroger sur sa propre place dans le monde ».
Religion d’Etat
Et Léon XIV a poursuivi : « Vous êtes parmi les rares pays du monde à avoir comme religion d’Etat la foi catholique. Celle-ci nous met devant la souveraineté de Jésus qui engage les chrétiens à devenir dans le monde un Royaume de frères et sœurs, une présence qui n’écrase pas mais relève, qui ne sépare pas mais relie, prête à toujours protéger avec amour chaque vie humaine, à tout moment et dans toutes les conditions, afin que personne ne soit jamais exclu de la table de la fraternité. C’est la perspective de l’Ecologie intégrale qui, je le sais, vous tient particulièrement à cœur. Je confie à la Principauté de Monaco, en vertu du lien si profond qui l’unit à l’Eglise de Rome, une mission toute particulière dans l’approfondissement de la Doctrine sociale de l’Eglise et dans l’élaboration de bonnes pratiques, locales et internationales, qui en manifestent la force transformatrice. Même dans une culture peu religieuse et très sécularisée, la manière d’aborder les problèmes typiques du Magistère social peut révéler la grande lumière de l’Evangile à notre époque, une époque où il est si difficile pour beaucoup d’espérer.
Grâce à une foi ancienne, vous serez ainsi des experts dans les choses nouvelles : non pas tant en poursuivant les biens qui passent, des nouveautés qui souvent vieillissent en une saison, mais en étant préparés aux défis sans précédents que l’on n’affronte qu’avec un cœur libre et une intelligence éclairée ».
Des propos qui ont été largement commentés sur les médias internationaux nombreux à avoir retransmis cette matinée en direct. Après le Palais, le Pape s’est rendu en Papamobile à la cathédrale où il a prononcé une homélie avant de descendre du Rocher toujours dans la papamobile.
La rencontre avec les jeunes
Après avoir emprunté la rue Grimaldi, le Pape est arrivé sur l’esplanade Sainte-Dévote pour une rencontre avec les jeunes et les catéchumènes. Un moment très fort qui apparemment n’était pas prévu initialement mais proposé par le diocèse et auquel le Pape a voulu donner une réelle importance. Après avoir remercié Mgr Dominique-Marie David, le Pape s’est adressé aux jeunes soulignant la foi de Sainte Dévote et insistant sur la charité et la justice. Léon XIV a alors pris un réel bain de foule saluant les présents et serrant beaucoup de mains avant de remonter dans la papamobile pour reprendre la rue Grimaldi.
Cet après-midi, le stade Louis-II était métamorphosé pour accueillir plus de 15000 personnes venues pour voir le Pape célébrer la messe (en français, comme toutes ses interventions en ce samedi). Une messe exceptionnelle dans un cadre exceptionnel.
La visite du Pape Léon XIV est sans nul doute un moment qui marquera profondément la vie de la Principauté. Elle s’inscrira comme l’a dit le prince Albert II dans le destin de la Principauté.
Noël METTEY
LES PHOTOS SUR LA VISITE DU PAPE LEON XIV EN PRINCIPAUTE DE MONACO AVEC LE PRINCE ALBERT II DES DIFFERENTS MEDIAS DE PRESSE
Mgr Dominique-Marie David : « Tout le monde est prêt à donner le meilleur de soi »
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L’archevêque de Monaco, Monseigneur Dominique-Marie David, s’est exprimé en ce début d’après-midi devant la presse monégasque et internationale à la veille de la visite du Pape Léon XIV. Après avoir souligné le caractère historique de cette visite dont il a souligné à plusieurs reprises qu’elle était apostolique, Mgr David a répondu très spontanément aux questions des journalistes sur des thèmes divers.
Pourquoi le Pape a-t-il choisi de venir en Principauté ? L’archevêque, après avoir déclaré qu’il lui poserait peut-être la question, a émis plusieurs hypothèses. Léon XIV est un pape qui aime aller à la rencontre de populations diverses. Monaco avec plus de 140 nationalités est une « plateforme sur le monde ». Le Souverain pontife va s’y exprimer. Mais les raisons sont certainement multiples, poursuit-il. Y a-t-il eu un déclic lors de la visite du Prince Albert II ? « Je n’en ai pas été témoin mais je suppose que oui, le courant a dû passer », répond Mgr Barsi qui rappelle les invitations faites précédemment à Benoît XVI et au Pape François qui n’ont pu connaitre de suites favorables. Jusqu’à ce jour, il n’y avait pas eu de visite apostolique mais les relations entre les Souverains pontifes et la famille Grimaldi sont très anciennes.
Une visite positive pour l’image de la Principauté
Dès l’annonce de cette visite, 200 personnes se sont manifestées, indique le Père Christien Vénard, pour apporter leur aide puis des centaines dans le diocèse (à Monaco et dans les autres paroisses). L’archevêque est convaincu que cette visite va permettre de ne pas renforcer les clichés de la Principauté à l’extérieur, que la population s’y est préparée, pratiquement et spirituellement, et en veut pour preuve le succès de la messe organisée il y a peu à la cathédrale pour la venue du Pape.
Interrogé sur la cohabitation entre des habitants fortunés et d’autres qui ne le sont pas, Mgr David souligne que le système d’enseignement monégasque permet une grande mixité. Il indique aussi qu’il est prévu à la fin de la messe une rencontre du Pape avec ceux qui connaissent des difficultés, en particulier avec des handicapés.
Il se réjouit enfin que la rencontre du Pape avec les jeunes et les cathéchumènes dont il avait eu l’idée ait lieu. Dix jeunes seront baptisés aussitôt après à Pâques. « Une joie et une grande responsabilité ».
« Tout le monde est prêt à donner le meilleur de soi », affirme Mgr David qui, faisant référence aux conflits dans le monde, cite l’exemple d’une Libanaise très heureuse d’avoir obtenu une place pour venir au stade demain…
Noël METTEY
30 mars 2026
Eric CIOTTI Maire de Nice !
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INTERNATIONAL DIACONESCO.TV
C.COPYRIGHT - 27.03.2026 - NICE
Chères Niçoises, chers Niçois,
Ces derniers jours ont été marqués par des moments forts pour notre ville.
L’installation du nouveau conseil municipal a ouvert une nouvelle page pour Nice.
Elle a été suivie d’un temps de rassemblement et de remerciements, empreint d’émotion, avec des milliers de Niçois venus partager cet instant.
Je souhaite vous dire, une nouvelle fois, merci. Merci pour votre confiance, pour votre présence, pour cette énergie collective qui nous porte. Cette victoire, c'est aussi la vôtre.
Ces images témoignent d’un élan, d’une espérance et d’une volonté commune : celle de faire avancer Nice, ensemble.
Le travail commence dès maintenant. Je serai pleinement engagé, chaque jour, au service de tous les Niçois.
L'interview vidéo exclusive du nouveau Maire de Nice pour Nice Matin
À toutes les Niçoises et
les Niçois, merci !
Chers amis, chers compagnons,
Depuis les élections municipales, un débat essentiel s’impose dans nos territoires : celui de l’armement de nos polices municipales.
À Saint-Denis comme à Mantes-la-Jolie, des maires LFI font le choix, au nom d’une vision idéologique, de désarmer leurs policiers municipaux.
Ce choix n’est pas une simple orientation technique. C’est un fait politique majeur. Il engage directement la sécurité des Français, mais aussi celle de ces agents municipaux qui, chaque jour, sont en première ligne.
Car la réalité est simple : on ne lutte pas contre la violence en désarmant ceux qui y font face.
Dans des territoires où la délinquance atteint des niveaux particulièrement élevés, désarmer la police municipale, même partiellement, revient à affaiblir l’autorité publique et à exposer davantage les citoyens comme les agents.
Je refuse cette logique de recul.
Donner aux policiers municipaux les moyens d’agir, c’est reconnaître la réalité de leur mission. C’est aussi leur témoigner le respect qu’ils méritent. La sécurité n’est ni un slogan, ni une variable d’ajustement. Elle est une exigence.
Dans un monde plus dur, dans une société plus exposée, notre devoir est clair : protéger ceux qui nous protègent.
C’est le sens de mon engagement. C’est le sens du combat que nous menons.
Avec toute ma fidélité,
Éric Ciotti Président de l’Union des Droites pour la République
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C.COPYRIGHT - 27.03.2026 - NICE
29 mars 2026
Réunion du premier Conseil Municipal en mairie de Nice pour élire Éric CIOTTI nouveau maire ce vendredi 27 mars 2026
Editorial de Gérard Diaconesco
Rédacteur en Chef
C’était dans la grande salle du Conseil Municipal de la mairie de Nice archicomble que le candidat Éric CIOTTI député de la première circonscription de Nice et président de l’UDR avec ses 51 nouveaux élus conseillers municipaux de sa majorité et ceux de son opposition au nombre de 17 s'étaient réunis pour élire un nouveau Maire à Nice.
Dès 9h07 la séance était ouverte et l’appel pouvait commencer des noms des 69 nouveaux conseillers élus à Nice, seul manquait à l’appel l’ancien maire de Nice Christian ESTROSI !
A 9h12 le scrutin était ouvert pour désigner le nom du futur maire de la commune.
A 9h15 on passa au vote jusqu’à 9h30.
Et dès 9h30 après le dépouillement des votes de l’ensemble des 68 conseillers municipaux qui participaient à ce vote les résultats étaient donnés :
Eric CIOTTI élu maire de Nice à l’unanimité par ses 51 colistiers conseillers municipaux de sa majorité !
De suite un tonner d’applaudissements éclatait durant de longues minutes dans la salle du conseil municipal de la ville de Nice.
Puis vint le long discours fleuve de remerciement du nouveau maire de Nice Éric CIOTTI qui devait durer jusqu’à près de 11h00.
A 11h05 une minute de silence fut demandée pour la disparition d’un ancien élu de l’ancienne majorité de Christian ESTROSI.
Quand du côté sur le banc de l’opposition ils sont 17 élus conseillers municipaux :
13 pour le groupe « ESTROSI » avec à sa tête Phillipe PRADAL ex-maire de Nice, ex-premier adjoint et ex-député.
4 élus du côté de la Gauche plurielle avec à sa tête l’écologiste Juliette CHESNEL-LE ROUX.
Puis vint le moment critique où la parole fut donnée à l’opposition en commençant par l’élu Julien PICOT à la tête du parti communiste de Nice qui fit une analyse au vitriol contre l’élection d’Éric CIOTTI de « voir ce dernier assis dans le fauteuil de maire avec l’onction de l’extrême droite RN, et d’évoquer Virgile et Max BAREL dans l’histoire de la Résistance communiste estimant que c’est une insulte et une imposture à son parti » !
Quant à Philippe PRADAL ce dernier défendit l’empire déchu de Christian ESTROSI : « Respecter l’avenir ne doit pas conduire à oublier tout ce qui a été fait par l’ancienne municipalité en matière de grandes réalisations urbaines pour la ville de Nice, et exprimait son souhait ardent que le bilan de Christian ESTROSI et de son équipe soit reconnu et salué par tous à sa juste mesure. »
Puis vint le tour de l’élu de tête des écologistes Juliette CHESNEL-LE ROUX qui nous dit « que pour beaucoup de Niçois c’est un moment sombre, car Nice devient la plus grande ville en France en otage et dirigée par le RN parti de l’extrême droite et ses alliés et c’est une triste réalité pour ses citoyens ».
Elle en rajoute une couche et redit : « Nous voulons être en résistance républicaine et porterons la voix de tous les Niçois d’où qu’ils viennent, quels que soient leur origine et leur quartier. Nous serons les relais des inquiétudes, des attentes, mais aussi des espoirs. Nous défendrons sans relâche la justice sociale, car aucune ville ne peut se construire durablement sur les inégalités. »
Durant toutes ces déclarations des uns et des autres on soulignera plus particulièrement celle de l’intervention de l’avocat du barreau de Nice Maitre Hervé DESURVILLE élu à la 49e place sur la liste du maire disant qu’il avait apporté durant cette campagne tout son soutien à l’élection d’Éric CIOTTI au nom de l’ancien sénateur-maire honoraire de Nice Maitre Jacques PEYRAT (1995-2008) !
LISTE DES ADJOINTS ELUS D’ERIC CIOTTI SUR SA LISTE MAJORITAIRE
Eric CIOTTI devait nommer 26 nouveaux Adjoints de la ville de Nice pour tourner la page des 18 longues années du règne de l’ère Christian ESTROSI, à savoir :
Première Adjointe Françoise SOULIMAN ex-préfète en charge de la Sécurité et de la Police Municipale de la ville de Nice
2e Adjoint Auguste VEROLA qui sera en charge de la Culture et de l’Etat Civile
3e Adjointe Gaëlle FRONTONI qui sera en charge à l’Education et à la Jeunesse
4e Adjoint Pierre IPPOLITO qui sera chargé des Entreprises, du Commerce, du Développement économique et de l’Enseignement Supérieur
5e Adjointe l’avocate Marie-France CESARI en charge du Logement et de l’Urbanisme
6e Adjoint issu du RN Laurent MERENGONE qui récolte la Circulation et le Stationnement de la ville et obtient également le Territoire de Nice Historique
7e Adjointe Céline ALUNNI pour la Petite Enfance
8e Adjoint l’écologiste Jean-Marc GOVERNATORI devient délégué à l’Environnement et au territoire des Rives du Paillon aidé en cela par le conseiller municipal Bernard ASSO
9e Adjointe Valérie SERGI pour la cohésion Sociale et la Politique de la ville
10e Adjoint Olivier BREUILLY s’installe aux Finances de la ville
11e Adjointe Françoise MONNIER pour les Ressources Humaines
12e Adjoint Olivier RIQUIER le Lieutenant-Colonel des Pompiers au poste de la Proximité Civile, pour la Sécurité Civile et de la Citoyenneté
13e Adjointe Docteur Juliette RAFFORT pour la Santé, la Transformation Numérique et l’Intelligence Artificielle
14e Adjoint patron du RN de Nice Benoit KANDEL Colonel de Gendarmerie occupe le poste pour les Sports
15e Adjointe Catherine MOREAU de l’ancienne majorité d’ESTROSI s’occupera des Espaces Verts
16e Adjoint Sébastien FILIPPINI sera chargé du Monde Handicap
17e Adjointe Zara BOUTAYEB la compagne de Jean-Pierre RIVERE le Conseiller Spécial du maire sera chargée des Droits des Femmes
18e Adjoint le Bâtonnier Patrick Le DONNE pour l’Ethique, les Marchés Publics et la Déontologie
19e Adjointe l’avocate Valérie BOTHY-LANFRANCHI pour l’Europe, les Relations internationales et les liens avec le Prince Albert II de la Principauté de MONACO
20e Adjoint Cédric CIRASA est nommé à la Voirie et à la Propreté de la ville
21e Adjointe Bérengère GAUTIER de CHARMACE pour le Territoire des Collines niçoises, avec les Cultures et l’Enseignement privé pour autres délégations
22e Adjoint Maître Denis DEL RIO délégué au Tourisme et à l’Evénementiel
23e Adjointe Nathalie KESTEMONT-GASPERI pour le Territoire de Nice-Ouest incluant le quartier des Moulins
24e Henry-Jean SERVAT récupère de chez ESTROSI son poste pour le Bien-être du monde Animal et le Cinéma
25e Adjointe Muriel VITETTI étiquetée RN et issue du Vieux Nice pour les Traditions Niçoises
Enfin 26e et dernier Adjoint Dario LUTCHMAYAH issu de l’UDR est chargé du Monde associatif, à la Lutte contre les Discriminations, aux Outre-mer et à la Francophonie.
DEVANT LA MARIE UN COMITE D’ACCUEIL DES « ANTI-CIOTTI » ATTENDAIT LES ELUS SORTANT DE L’HOTEL DE VILLE
Environ 150 manifestants de toute la Gauche réunie du parti communiste, des écologistes, des socialistes sans oublier ceux du LFI étaient venus manifester devant la Mairie à la sortie des nouveaux élus pour partager leur « désarrois », leur « colère » leurs « inquiétudes » après l’élection du Maire Éric CIOTTI président de l’UDR et allié du Rassemblement National.
Tous criaient leur haine et leur ressentiment envers les élus de la nouvelle municipalité d’Éric CIOTTI en entonnant le fameux chant des Gilets Jaunes gauchistes : « On est là, on est là, même si CIOTTI ne le veut pas, nous on est là ! »
Le militant ancien Gilet Jaune gauchiste de la vallée de la ROYA s’exprimait : « CIOTTI a gagné l’élection, nous ne remettrons pas en cause son élection, c’est la démocratie, c’est aussi le droit de manifester. Nous exprimons pacifiquement ici nos idées. CIOTTI et ses nouveaux maîtres du RN portent des idées d’extrême droite qui piétinent notre socle commun fondé « sur les valeurs de solidarité, de liberté et d’égalité. »
Etaient présents à cette manifestation les opposants comme Mireille DAMIANO tête de la liste battue dès le premier tour (LFI-NPA-VIVA) avec ses colistiers Olivier SALERNO, David NAKACHE président de « Tous Citoyens. »
Une militante de la gauche extrême Lise 28 s’exprimait : « Notre ennemi, ce n’est pas la Droite de l’ancien maire Christian ESTROSI mais bien celui de l’extrême droite Éric CIOTTI allié aux RN ! »
Et pour la finale les manifestants ont chantonné l’hymne des révolutionnaires italiens qui voyage dans le monde entier avec les résistances : « BELLA CIAO ».
Message du jour : Des médias et Think Tanks croient encore aux illusions de succès des voitures à batteries.
Note : vous pouvez avoir notre stratégie d'allocation en actifs - et 2 des actions en Bourse que nous suivons - dans mon cercle de base.
Les médias mettent encore en avant la conversion au tout-électrique malgré les dégâts sur les constructeurs de voitures, sous forme de dizaines de milliards de pertes sur les investissements, et le manque de demande chez les consommateurs. La taille des pertes atteint 46 milliards d’euros, selon les estimations.
Pourtant, des Think Tanks créent une illusion de succès pour l’électrique malgré les réalités des pertes du secteur.
Par exemple, Transport & Environment, un groupe d’analyse, met en garde contre un recul sur les investissements dans les voitures à batteries. Il veut plus de mesures par les autorités, et de dépenses par les constructeurs.
Ils affirment :
“Selon les critiques, l'Europe ne peut faire concurrence avec la Chine sur la technologie propre, mais l’Europe fait mieux que beaucoup ne le pensent, et nous pouvons encore accélérer la transition pour rattraper la Chine dans l’avenir proche.”
Ils publient les projections ci-dessous sur la part de l’électrique dans les ventes, par région du monde (source).
Le Think Tank veut la conversion de force des consommateurs vers des voitures à batteries, par exemple via le renforcement de quotas d’émissions des constructeurs.
Selon le graphique ci-dessous, les émissions du secteur des transports en Chine baissent en raison de l’essor des voitures à batteries. Pourtant, comme vous le voyez, les émissions d’autres sources, en particulier la production d’électricité, grimpent vers des sommets.
Des analystes du secteur croient aussi dans la demande pour l’électrique, et mettent de côté les pertes du secteur dans la réalité. `
Frandroid :
“Malgré les doutes actuels, la transition ne s’arrêtera pas. Jürgen Reers, responsable mondial de l’automobile chez Accenture, rappelle que la croissance des véhicules électriques en Europe reste « très forte » depuis une base relativement basse.
“Selon lui, il s’agit avant tout d’un décalage temporel entre les attentes initiales et la réalité du marché. Réduire les investissements aujourd’hui pour soulager les bilans comptables, c’est tout simplement laisser le champ libre aux constructeurs chinois qui, eux, ont parfaitement compris que la bataille de demain se gagne avec la technologie d’aujourd’hui.”
Pour le moment, la hausse de la demande pour les voitures à batteries dépend de subventions, ou de quotas contre la production de voitures à moteurs.
Le changement de stratégie des constructeurs permet un retour vers la production des voitures en demande.
Les médias, et des Think Tanks, poussent vers la conversion de force au tout-électrique, malgré les dégâts pour le secteur, et pour le pouvoir d’achat des consommateurs.
Blocages, barrages… en colère, les routiers mobilisés dès ce week-end : les actions prévues en France
Frappés par les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient, les transporteurs routiers passent à l’action dans plusieurs régions de France à partir de ce samedi 28 mars.
Une aide forfaitaire par véhicule, à destination des petites et moyennes entreprises de transport (TPE et PME) qui pourront justifier « de difficultés de trésorerie majeures liées à la crise », équivaut à réduire de 20 centimes d’euros le prix du litre de carburant, ce qui n’est pas suffisant pour compenser la hausse connue depuis le 28 février.
Pour cette raison, l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), syndicat patronal des petites et moyennes entreprises et entreprises de taille intermédiaire, tire la sonnette d’alarme et appelle à la mobilisation. Et ça sera dès ce samedi 28 mars 2026 dans plusieurs villes de France.
Nous arrivons à la quatrième semaine de crise, la situation est très compliquée pour les transporteurs routiers, car le gasoil livré en cuve est souvent plus cher pour eux que dans les stations-service", a souligné la déléguée-générale de la FNTR, Florence Berthelot, auprès de l'AFP.
Florence Berthelot déléguée générale de la FNTR, syndicat des transporteurs routiers, à l'AFP
Les actions prévues dans les régions :
Dans un premier temps, à l’appel de l’OTRE de la région Auvergne-Rhône-Alpes, un mouvement de mobilisation est prévu ce samedi, avec des opérations ciblées (barrages filtrants) notamment sur l’A7 au sud de Lyon (à hauteur de Chasse-sur-Rhône)et à la jonction A71/A89 près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) entre 9 heures et 14 heures. D’autres actions sont déjà prévues à l’échelle nationale, notamment lundi prochain, 30 mars, en Île-de-France.
Le mardi 31 mars, les routiers des Pays-de-la-Loire et de la Nouvelle-Aquitaine devraient suivre le mouvement national. Le lendemain, le 1er avril, l’OTRE Occitanie appelle aussi à une mobilisation des transporteurs à Toulouse (Haute-Garonne), en ville et sur le périphérique, annonce notre rédaction dans la ville rose. Le même jour, la Fédération nationale des transporteurs routiers entrera dans la danse pour des actions en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« Un choc immédiat et massif sur la trésorerie des entreprises »
« Le secteur alerte sur une situation de tension extrême. La hausse du coût du gazole a provoqué un choc immédiat et massif sur la trésorerie des entreprises, mettant directement en péril la continuité de leur activité », s’inquiète l’OTRE, dans un communiqué.
Selon l’organisation, le report de cotisations sociales, l’étalement des échéances fiscales ou encore le recours à des prêts annoncés ne suffisent pas, et consistent en des mesures « très largement insuffisantes au regard de la crise actuelle ».
Plusieurs pays européens ont mis en œuvre des mesures de soutien directes. Les réponses apportées à ce stade laissent les entreprises françaises sans solution, exposées à une dégradation rapide de leur compétitivité et à une concurrence européenne accrue sur leur propre marché, appelée à s’intensifier sous l’effet des dispositifs d’aide mis en place par nos voisins.
L'OTRE Organisation des Transporteurs Routiers Européens
L’OTRE dit craindre « une multiplication des défaillances d’entreprises, avec des conséquences directes sur l’approvisionnement du pays et le bon fonctionnement de l’économie ».
Les professionnels demandaient des aides… comme en 2022
L’organisation réclamait cette aide forfaitaire par véhicule, sur le modèle de celle instaurée en 2022, lors du début de la guerre en Ukraine, afin de compenser une partie des pertes sèches accumulées depuis plusieurs semaines, « seule mesure capable de répondre efficacement à la hausse actuelle ». Mais la proposition du gouvernement ne semble pas avoir suffi.
Nous nous retrouvons avec une véritable usine à gaz, incompréhensible dans ses critères. Les annonces gouvernementales ne sont ni à la hauteur, ni opérationnelles.
FNTR
Fédération Nationale des Transports Routiers
Chauffeurs VTC, infirmiers, pêcheurs… Ils haussent aussi le ton face à l’augmentation brutale du coût du carburant qui pèse fortement sur leurs charges et fragilise leur activité.
« Pris à la gorge », des pêcheurs réunis ce vendredi aux Sables-d’Olonne (Vendée) ont dit leur inquiétude à la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud, et réclamé de nouvelles aides.
Le prix du gazole marin a bondi de 65 % depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, passant de 0,61 à 1,01 euro par litre du 26 février au 26 mars, selon l’observatoire du carburant de la Coopération maritime. La tension devrait donc monter d’un cran dès ce week-end, malgré les annonces.
Florence Berthelot
« Carburant, la colère gronde et ça va exploser selon les grandes gueules sur RMC, pas si sûr ! »
Sur les Grandes Gueules, nous avons surtout un enchaînement de coups de gueule.
Pour Jonathan, maçon, « il faut envoyer les gens travailler et arrêter de payer tous ceux qui ne bossent pas… Dans pas longtemps, la France va complètement exploser ».
Je ne pense pas que la France explose.
Pour deux raisons.
La première c’est que contrairement au mouvement des Gilets Jaunes que tout le monde a en tête, la raison de l’explosion était que cette taxe avait été décidée de manière injuste par nos politiciens. Il était donc possible de faire autrement que de taper sur ceux qui travaillent. Aujourd’hui avec la guerre en Iran, comme en 2022 avec la guerre en Ukraine, ce n’est pas une injustice gouvernementale. C’est une guerre ailleurs qui s’impose à nous et dont nous ne pouvons pas faire grand-chose contre les conséquences qui s’imposent à nous.
La seconde, c’est qu’en 2018, nous n’avions pas encore vécu le Covid et son quoi qu’il en coûte, ni cette hausse délirante des aides sociales qui font qu’aujourd’hui, il n’y a aucun intérêt à se « révolter », à « exploser ». Il suffit de cesser de travailler. De rentrer chez soi.
De demander le chômage quand on y a droit ce qui est le cas pour ceux qui travaillaient, puis le RSA, les APL et toutes les autres aides.
Nous avons sans doute plus de chances d’assister à une grande démission qu’à une grande explosion sociale.
Actuellement, les locataires par exemple s’en prennent à leurs propriétaires croyant que des logements qui ne coûtaient pas cher à chauffer hier sont devenus subitement moins bien isolés avec le temps. Cette histoire des DPE et des « passoires énergétiques » qui est une invention totalement bidon, permet à l’Etat de cacher sa responsabilité. Le problème ce n’est pas tant la qualité des logements que le prix de l’énergie qui a doublé ! Nous n’avions pas de problème de passoire thermique quand le gaz coûtait deux fois moins cher et que tout le monde pouvait se chauffer.
Pour qu’il y ait une explosion, il faut que les gamelles soient vides et que les gens comprennent que l’Etat y est pour quelque chose. Or, la réalité, c’est que désormais, ils vont appeler l’Etat nounou à la rescousse.
Monsieur l’Etat… donnez-moi un petit chèque énergie, donnez moi quelques miettes de l’argent que vous me prenez et que vous faite mine de me rendre en en gardant l’essentiel au passage.
Pour le moment et à ce stade, les gamelles ne sont pas assez vides. Loin de là. Les amortisseurs sociaux font en sorte qu’elles ne le soient pas et c’est d’ailleurs une bonne chose, car, il faut que chacun puisse avoir un toit sur la tête et une assiette pleine à chaque repas.
Plutôt que la grande explosion économique, il y aura plutôt une nouvelle étape de la grande démission et des centaines de milliers de gens qui vont cesser de travailler, comme les marins pêcheurs qui ne peuvent même plus sortir en mer en raison du prix du gasoil d’où la pénurie de poissons.
En revanche, l’explosion risque, elle, d’être sociale entre la nouvelle France et l’ancienne France, et c’est sans doute un risque bien plus important que tout le reste. C’est même notre risque majeur. Du côte à côte de l’ancien Maire de Lyon au face à face de Gérard Colomb.
Ce qui se passe est d’un point de vue économique, militaire et géopolitique incroyable.
Personne n’y comprend plus rien, et c’est en réalité assez logique, c’est le brouillard de la guerre.
Trump parle de paix, mais prépare une extension de la guerre avec l’envoi de troupes au sol. Pour quoi faire ? Envahir l’île qui produit et exporte le pétrole en Iran et qui priverait ce pays de ses rentrées d’argent ? Pour sécuriser le détroit d’Ormuz ? Pour prendre Téhéran et faire tomber le régime ? Pour aller chercher l’uranium enrichi des iraniens dans les bunkers bombardés par les Américains ?
Tout cela peut sembler totalement incompréhensible, mais ne tombons pas dans le piège de la croyance que tout cela est irrationnel. Il était évident qu’affronter l’Iran c’était la pièce maitresse et le dernier pays sur la liste dans le remodelage du Moyen-Orient commencé après les attentats du 11 septembre 2001 il y a 25 ans.
L’Iran vient de donner ses exigences pour les négociations qui s’ouvrent avec les Etats-Unis et si cela se confirme rapprocher les positions risque de s’avérer mission impossible en demandant :
La fin complète de l’agression et des assassinats.
La réparation de guerre garanties
Le cessez-le-feu régional sur tous les fronts
La souveraineté sur le détroit d’ORMUZ.
Pendant ce temps Israël relève son plafond à 400 000 réservistes.
Le gouvernement autorise Tsahal à mobiliser jusqu’à 400 000 réservistes titre le Times Of Israël (source ici).
Le plafond précédent, fixé à 280 000 réservistes, avait été approuvé en décembre ; ce cadre doit permettre de répondre aux défis des différents fronts.
Le gouvernement a donné son accord pour la mobilisation d’un maximum de 400 000 réservistes, dans le contexte des conflits en cours avec l’Iran et le Hezbollah.
L’armée a précisé que ce chiffre ne correspondait pas au nombre réel de réservistes qui seront mobilisés, et qu’il s’agissait plutôt d’un « plafond garantissant une certaine marge de manœuvre… en fonction des besoins opérationnels ».
« Ce cadre doit permettre de répondre aux défis des différents fronts, notamment dans le cadre de l’opération Lion rugissant », a ajouté l’armée israélienne, en référence à la guerre en cours avec l’Iran.
Le Commandement du Front intérieur avait annoncé, au début du mois, avoir rappelé environ 20 000 réservistes pour venir en aide à la population civile alors qu’Israël était visé par des attaques de missiles iraniens.
L’Etat Hébreu ne se prépare pas pas à un cessez le feu ni à la paix mais non seulement à la poursuite de la guerre et vraisemblablement aussi à son intensification.
Après 25 jours de fermeture quasi totale du canal d’Ormuz est presque surréaliste.
La Maison Blanche est (véritablement) en train de gagner la bataille de la rhétorique pétrolière contre Téhéran — reste à voir si Trump gagnera la guerre sur le marché physique du pétrole.
Mais voir le Brent se négocier à moins de 100 dollars le baril (et le WTI sous les 90 dollars) après 25 jours de fermeture quasi totale du canal d’Ormuz est presque surréaliste.
Javier BLAS est l’expert en pétrole chez Bloomberg qui est l’agence l’une des plus importantes agences de presse spécialisées dans les marchés financiers et en économie. Il est l’une des références et ce qu’il dit est tout à fait vrai.
Le pilotage par Trump et par la Maison Blanche des marchés du pétrole est tout simplement exceptionnelle.
Cela fait 50 ans que tous les jeux de guerres, simulations et autres manœuvres guerrières jouent à la fermeture du détroit d’ORMUZ et à sa réouverture.
La fermeture du Golfe Persique est tout simplement le scénario noir, le scénario du pire et les marchés devraient s’effondrer, le pétrole devrait valoir entre 150 et 200 $ le baril. Et… rien, ou si peu.
Pour le moment les marchés ont acheté le narratif d’une guerre courte, rapide et « facile ».
Nous assistons pour le moment alors que nous en sommes à la 4ème semaine pas franchement à une guerre éclair de quelques jours.
L’autre possibilité est donc que les Américains mènent le monde par le bout du nez, sans dire que la guerre sera nettement plus longue que prévu pour éviter l’effondrement économique ou en tout cas l’atténuer au maximum. C’est une autre possibilité expliquant ce qui se passe. Si des troupes au sol sont bien envoyées en Iran, alors ce conflit changera de nature et ses probabilités d’extension hélas iront en s’aggravant.
A propos des troupes au sol et du débarquement américain, la dernière rumeur évoque comme cible l’île de QUESHM qui serait nettement plus stratégique et logique pour protéger et rouvrir le détroit d’Ormuz. Cette ile est peu habitée, relativement à l’abris d’une contre-offensive importante des forces militaires iraniennes (mais à portée de drones et de missiles) et dispose de ce qu’il reste d’un aéroport international cible parfaite pour la 82ème aéroportée US. Après cette ile est la plus grande du golfe Persique, mesure 1500 km² tout de même et y résident… 150 000 habitants. Pas si simple tout de même.
Réponse sans doute ce week-end après la fermeture des marchés boursiers vendredi soir.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Dubaï c’est 20 % des flux mondiaux d’or… et depuis la guerre c’est 0 !
« La guerre bloque le transport en avion de l’or et de l’argent en provenance et à destination de Dubaï, plaque tournante de 20 % des flux mondiaux du métal, notamment vers l’Inde, relevait récemment le Conseil mondial de l’or (CMO), interrogé par l’AFP. »
Le « marché physique » est ainsi « temporairement court-circuité ». « Le flux traditionnel de Londres vers l’Asie est bloqué, les principaux centres de transit perturbés et les acheteurs régionaux mis hors jeu », explique Stephen Innes, analyste chez SPI AM.
10 % de la mondiale c’est Dubaï !
Le Moyen-Orient, avec 270 tonnes d’or achetées l’an dernier par des particuliers (bijoux, barres, pièces), représentait près de 10 % de la demande privée mondiale, plus que les États-Unis ou l’Europe, selon les calculs de l’AFP basés sur les chiffres du CMO.
Même si la demande locale n’est que « retardée », le prix s’ajuste à la baisse à court terme, selon M. INNES. »
L’or repart à la hausse…
Aucune panique sur les cours de l’or.
Même si c’est inconfortable à court terme pour ceux qui auraient eu la mauvaise idée de rentrer sur les plus hauts, à moyen terme, il y a peu de chances que l’or retombe bas.
Les guerres coûtent toujours très, très chères.
Il faut bien les financer.
C’est vieux comme le monde et comme les guerres.
Les finances publiques finissent toujours exsangues.
Les Etats font la seule chose qu’ils savent faire. Ils inventent de la monnaie et créent de l’inflation.
Au bout du compte ils détruisent la valeur des monnaies… et cela se termine dans un bain de sang monétaire dans lequel seul l’or surnage et peut survivre.
Nous y allons tout droit.
Ne soyez pas inquiet pour l’or, soyez inquiet pour votre monnaie.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Pour Roland Lescure le choc pétrolier c’est pour le monde. En France tout va bien. Le choc pétrolier s’est arrêté à la frontière.
C’est un article de France Info (source ici) ou le ministre de l’économie s’excuse de parler de « choc pétrolier ».
« On n’en est pas là en France, heureusement » : Roland Lescure « regrette » ses propos sur un « choc pétrolier ».
Le ministre de l’Economie a justifié que cette expression s’appliquait « à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ».
« La France, elle est mieux préparée, elle est moins exposée (…) que ses voisins européens, et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés. Donc, ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement » de carburants, a-t-il développé lors du compte rendu du Conseil des ministres.
Il faut dire que mardi dernier Roland Lescure avait presque dit la vérité en disant que nous étions confrontés à « choc pétrolier » et que « l’hypothèse d’une crise passagère, dont les conséquences économiques s’effaceraient avec la fin des bombardements, n'[étai]t malheureusement désormais plus d’actualité ».
Voilà de quoi paniquer complètement la ménagère de moins de 50 ans et celle de plus de 50 ans également.
Alors on lui a expliqué de se taire et de se référer à la jurisprudence Tchernobyl.
Le nuage radioactif s’est arrêté aux frontières de notre pays.
Pour le choc pétrolier ce sera la même chose.
Il sera pour les autres, nous nous sommes immunisés tellement nous sommes intelligents et les meilleurs.
Vous l’avez compris, l’idée ici, c’est pas de vous dire la vérité mais de vous la cacher.
Comment résumer la situation actuelle dans le Golfe ?
On pourrait sortir un lapidaire « domination militaire avantage aux USA, nuisances économiques, avantage à l’Iran ».
Mais les choses risquent d’être plus tordues et plus complexes que ce simple résumé.
Par exemple sur l’économie, si les nuisances imposées par l’Iran sont très gênantes pour les pays du Moyen-Orient, pour les pays européens ou pour les pays asiatiques qui sont tous dépendants du pétrole et du gaz des pays du Golfe, c’est nettement moins vrai pour les États-Unis. D’ailleurs l’énergie y reste beaucoup moins chère que chez nous ! C’est donc une aubaine pour valoriser au mieux les ressources énergétiques américaines et rendre rentables et très lucratives les gisements de gaz de schistes.
Nous sommes perdants, mais les Etats-Unis nettement moins que nous. D’ailleurs si nous aimons nous moquer d’eux, et si le gallon d’essence (3.7 litres) a augmenté de 40 centimes, chez nous c’est 40 centimes de hausse aussi mais par litre. Les plus malheureux ne sont pas les électeurs de Trump, mais ceux de Macron (n’y étant pour rien sur ce coup-là).
Les USA vendent gaz et pétrole plus cher et gagnent nettement plus. Le dollar s’apprécie et sert de valeur refuge. Les pays du Golfe vendent leurs réserves d’or et chutent ce qui arrangent les Etats-Unis qui sont certainement les acheteurs… Enfin, les entreprises qui ont besoin d’énergie réfléchissent à investir de plus en plus aux USA. Trump n’a pas tort quand il dit que ce ne sont pas les États-Unis qui ont besoin du détroit d’Ormuz !
Pour le vice président américain, les difficultés qui vont être traversées seront bien réelles mais… temporaires, avec toujours l’idée d’une guerre courte. Même trois mois de guerre si cela peut sembler long, c’est objectivement court pour vaincre et mettre à genoux un géant comme l’Iran et les 47 ans de République islamique.
Du côté de la domination militaire, elle est réelle mais pour la première fois le nombre de missiles et de drones envoyés par l’Iran est en nette augmentation. Cela n’a pas d’effets militaires majeurs ou significatifs, mais économiquement les conséquences sont importantes.
Tellement importante qu’en utilisant l’arme économique du bombardement des champs pétroliers de ses voisins, l’Iran se retrouve plus isolé que jamais et risque même de voir entrer en guerre lui l’Arabie Saoudite par exemple.
12 pays voisins ont exigé de l’Iran qu’il cesse immédiatement ses attaques sur les pays de la région. Le conflit est à ce stade, à deux doigts de s’internationaliser.
Une guerre mondiale, cela peut aussi prendre du temps. Les alliances se font, se forment et les affrontements peuvent aller en s’accroissant. C’est toujours la grande question qui reste sans réponse.
3ème guerre du Golfe ou début de la 3ème guerre mondiale titre du dossier ci-dessous dans vos espaces lecteurs. Pour vous abonner, cliquez sur l’image de couverture.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
25 mars 2026
Chères Niçoises, chers Niçois,
Dimanche dernier, vous avez fait le choix de l’alternance. Je veux vous dire merci.
Merci du fond du cœur pour votre confiance, pour votre engagement, pour cette formidable énergie que vous avez donnée à notre ville.
Une nouvelle page s’ouvre pour Nice.
Je serai le maire de tous les Niçois. Le temps est venu de rassembler, d’apaiser et d’avancer ensemble, dans tous les quartiers de notre ville.
Je ne veux pas déchirer les pages du livre de l’histoire de Nice. Ce qui a été fait de positif sera respecté. Mais je veux surtout écrire la suite avec vous : celle d’une ville réconciliée, plus sereine, plus attentive à chacun.
Je vais être un maire qui agit, un maire à l’écoute, un maire proche de vous. C’était tout le sens de ma candidature. Ce sera, chaque jour, le sens de mon mandat.
Chaque quartier de Nice compte. Chaque Niçois compte. Ensemble, nous allons faire grandir Nice et lui redonner toute sa force. Je serai au rendez-vous de votre confiance.
Nous n’allons pas manquer de pétrole immédiatement, des pétroliers chargés de brut étaient partis du Golfe juste avant la guerre et mettent 3 semaines à arriver dans nos ports, il y a donc de l’inertie dans les flux de la logistique mondiale. Comme la guerre a démarré il y a 3 semaines maintenant, globalement, il n’y a plus de superpétroliers en mer. Cette source vient donc de se tarir mais nous n’en voyons pas encore totalement les effets. L’inertie je vous disais.
Nous sommes donc dans cette phase 1 où ce n’est pas encore un manque de pétrole brut, mais une panique logistique. Le marché s’adapte déjà et en fonction de la sensibilité de chaque pays, de ses réserves et de son niveau de vie les conséquences sont déjà plus ou moins marquées. Des files d’attente sont déjà signalées en Asie (Inde, Philippines) et des tensions locales apparaissent en Europe. Les prix à la pompe ont bondi de 40 % en trois semaines.
La phase 2 : le tarissement des stocks intermédiaires (30 à 45 jours)
Les raffineries hors zone de conflit consomment leurs stocks de brut actuels. Sans les 20 millions de barils/jour qui transitaient par Ormuz, le déficit net mondial est d’environ 10 à 12 millions de barils/jour. Le rôle de L’AIE (les pays membres de l’Agence Internationale de l’énergie) a libéré 426 millions de barils mi-mars. Mathématiquement, cette réserve couvre le déficit mondial pendant environ 35 à 40 jours supplémentaires. Si l’on ne change rien et que l’on tire un trait… Nous pouvons en déduire que les premières pénuries physiques réelles (pompes sèches de façon structurelle) sont anticipées pour fin avril / début mai 2026 si le blocus d’Ormuz persiste.
La phase 3 : la rupture systémique (3 à 6 mois)
Au bout de 3 à 6 mois, si la situation militaire n’est pas éclaircie et que la guerre se poursuit, alors ce sera l’épuisement total des stocks stratégiques (SPR) et l’incapacité des producteurs alternatifs (USA, Brésil, Guyana) à compenser plus de 15 % du manque de pétrole des pays du Golfe. Logiquement si la guerre continue encore on peut prévoir qu’à l’été 2026 le rationnement sera strict (tickets de rationnement, priorité aux services d’urgence) et deviendra la norme mondiale.
Face à la situation actuelle au Moyen-Orient il y a un certain niveau de sidération qui est atteint et c’est assez normal vu le flot d’informations auquel nous sommes soumis avec des contradictions et des rebondissements incroyables.
Ce matin les marchés européens étaient largement orientés à la baisse, le pétrole en hausse. C’était un bain de sang sur les métaux précieux et l’or se faisait littéralement massacrer.
Avant l’ouverture des marchés Trump a donc parlé. Il a expliqué qu’il était en négociation avec l’Iran et le ministre des affaires étrangères de la République Islamique.
Les cours du pétrole ont chuté en 2 minutes, les indices qui affichaient -2 % sont repassés dans le vert à +1 %. L’or qui s’effondrait a repris 200 dollars dans la journée repartant dans une hausse fulgurante.
Puis le ministre iranien a dit qu’il n’y avait pas de négociations en cours entre les Etats-Unis et son pays et que Trump disait cela uniquement pour manipuler les marchés qu’il fallait rassurer ce qui pourrait bien être vrai !
Trump annonce une liste de mesures sur laquelle il serait presque d’accord avec l’Iran, après avoir tué presque tous les dirigeants du pays et sans savoir avec qui négocier, lui qui disait d’ailleurs vendredi dernier qu’il n’y avait personne en Iran avec qui parler. Dans cette liste qui va de la fin totale du nucléaire iranien, en passant par la confiscation de tout l’uranium enrichi sans oublier la limitation drastique du programme de missiles balistiques, il y a peu de chance que l’Iran accepte ces « aimables » propositions américaines.
A ce stade, on peut se demander, ce que les Iraniens peuvent gagner à la paix, alors que chaque semaine de conflit où ils tiennent est en réalité une petite victoire pour eux et un immense caillou économique dans la chaussure du reste du monde.
On peut se demander même si la paix ne serait pas synonyme de la reprise des contestations politiques en Iran avec un appareil répressif affaibli. Dans une telle hypothèse, la paix est doublement dangereuse pour le régime iranien.
Il est donc peu probable que ces derniers soient vraiment enclins à des négociations, surtout que la dernière fois ils ont été couillonnés et attaqués à ce moment-là.
Que dit Ghalibaf qui serait le négociateur mystère ?
1/ Le peuple iranien exige une punition complète et empreinte de remords pour les agresseurs. Tous les responsables iraniens soutiennent fermement leur dirigeant suprême et leur peuple jusqu’à ce que cet objectif soit atteint.
2/ Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis, et de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont piégés.
Trump n’est pas stupide !
Encore une fois n’imaginez pas que Trump soit stupide. Quand il semble complètement irrationnel comme c’est évidemment le cas ces derniers jours, où l’on passe d’un ultimatum de 48 heures avant rasage complet de l’Iran à un report à 5 jours, on est évidemment dans les habitudes de négociations de Trump et dans son évidente manipulation des marchés financiers.
Il nous fait le coup depuis son entrée à la Maison Blanche. Il annonce une augmentation des droits de douane de 100% d’ici 15 jours… puis les marchés s’effondrent. Puis il explique que finalement le délai sera de 3 mois pour mener les négociations. Les marchés se redressent. Puis, que finalement les droits de douane ne seront « que » de 10%. Tout le monde souffle et les marchés repartent à la hausse ayant absorbés la mauvaise nouvelle comme si de rien n’était.
Il se peut également que tout cela soit aussi la conséquence du « brouillard de la guerre » et que ces manipulations cachent… un débarquement des troupes américaines sur le sol iranien.
S’il est à espérer qu’une issue soit trouvée au plus vite à cette guerre, rien n’est moins sur à ce stade, car pour faire la paix, il faut que tout le monde soit d’accord, les Israéliens (qui eux continuent les attaques), les Américains, mais également les Iraniens, et l’exemple ukrainien ne doit pas faire oublier que l’on peut démarrer une guerre et qu’au bout d’un certain temps plus personne n’a intérêt à l’arrêter. Parfois la paix devient impossible et c’est sans doute le plus grand danger de la situation actuelle en Iran.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Guerre avec l’Iran
« Vous avez aimé le Covid ? Vous allez adorer les confinements énergétiques »
Nous en sommes à la 3ème semaine de guerre, ce qui n’est rien en soi dans une guerre totale contre l’Iran et je rappelle au passage qu’une vraie guerre dure rarement quelques jours. Regardez l’Ukraine. Quand je disais qu’il n’y avait pas de petites guerres en Europe, après presque 5 ans de massacres en Ukraine tout le monde a bien compris qu’il n’y a pas de petite guerre.
Pour l’Iran, le pari des Israélo-américains était de miser en grande partie sur la chute du régime. Pour le moment elle n’a pas lieu. Le régime tient. Il réussit à riposter. Militairement cela ne produit pas d’effets suffisants pour une victoire. Mais économiquement c’est une autre histoire. Les armes iraniennes ne peuvent pas inverser la réalité militaire et la domination américaine, mais les perturbations économiques sont majeures et massives.
Si cela dure, si la guerre s’enkyste, alors les problèmes vont devenir majeurs pour l’économie mondiale et notamment pour l’Europe et l’Asie. Nettement moins pour les Américains qui sont autosuffisants en pétrole.
Le retour du confinement… dans sa variante énergétique.
C’est dans ce contexte que nous pourrions bien voir le retour du concept de confinement, mais cette fois énergétique.
C’est le sens d’ailleurs de la dernière note de l’Agence Internationale pour l’Energie (source ici).
1ère mesure proposée :travailler à domicile autant que possible permet de réduire la consommation de pétrole liée aux déplacements domicile-travail, notamment pour les emplois compatibles avec le télétravail.
Autre mesure… la circulation alternée. Alterner l’accès des voitures particulières aux routes des grandes villes selon les jours. Les systèmes de rotation des plaques d’immatriculation peuvent réduire les embouteillages et la consommation excessive de carburant.
Si la crise dure nous aurons rapidement des restrictions de circulation et il y aura l’essentiel et le non essentiel.
Les premières lignes et les secondes.
L’idée ?
Préserver nos maigres ressources pour les usages vitaux.
D’ici 1 mois nous rentrerons dans un monde de pénuries massives si la guerre n’est pas terminée.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Le pétrole ? C’est notre problème, pas celui des Américains !
Les Américains n’ont jamais été gentils. Ils raisonnent puissance, domination, leadership mondial et le cynisme anglo-saxon est très loin d’être celui des Français ou des autres pays du monde.
Le pétrole est dans l’esprit de certain le principal motif de la guerre en Iran pour les Américains. Oui et non et sans doute pas dans le sens où le pense la grande majorité des gens.
Les Etats-Unis produisent désormais deux fois plus que l’Arabie Saoudite et si la guerre contre l’Iran arrive maintenant ce n’est évidemment pas un hasard.
Avec la hausse des prix du pétrole, et surtout la raréfaction, cela donne un pouvoir exorbitant aux Etats-Unis qui vont décider qui est approvisionné et qui marche à pied.
Ce n’est pas gentil.
C’est également très bon pour le dollar. Les voici les vrais pétrodollars. En achetant à prix d’or aux Etats-Unis transformés en nouvelle pétromonarchie nous allons nous appauvrir considérablement.
Alors oui, l’un des avantages indéniables de cette guerre c’est le pétrole, mais pas le pétrole iranien dans un premier temps. Ce qui a de la valeur, c’est le pétrole américain.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
L’erreur d’analyse. Surestimer l’Iran et sous-estimer les USA.
Vous pouvez considérer que les Etats-Unis sont responsables ces 50 dernières années de l’essentiel des guerres terribles qui ont ravagé le monde.
Vous pouvez considérer que la responsabilité d’Israël dans les drames de la région est importante etc… peu importe.
Vous pouvez, vous en avez le droit.
Mais si on analyse la situation factuellement, les Etats-Unis et Israël mènent actuellement une guerre que tout le monde redoutait et que personne d’ailleurs ne voulait aller faire. D’après le dernier point communiqué, et cela se voit à travers les chiffres de lancement de drones et de missiles, le renseignement israélien considère que l’Iran possède encore 30 % de lanceurs et qu’ils ont réussi à en détruire 70 %. Ce n’est pas encore la victoire. L’Iran dispose encore de munitions et de missiles, mais ne peut plus en fabriquer, idem pour les drones, et l’issue de la bataille ne fait plus beaucoup de doute.
La coalition israélo-américaine va gagner d’ici 2 à 3 semaines.
Le régime tombera-t-il ?
La coalition israélo-américaine fera tout pour, ce qui ne veut pas dire que le succès est garanti.
Est-ce que 1 ou 2 mois de guerre est un délai signifiant une défaite pour la coalition israélo-américaine pour vaincre un pays comme l’Iran alors que les mêmes présentent comme une victoire le fait que la Russie soit toujours dans le Donbass après presque 5 ans de guerre et des centaines de milliers de morts et de blessés ?
Le problème c’est le prisme de détestation qu’il soit anti Trump ou anti israélien.
Ce prisme, et je sais que beaucoup vont hurler entraîne, à mon sens, une erreur d’analyse fondamentale à ce stade.
Et je dis bien à ce stade.
Car, à ce stade, l’Iran est totalement seul et isolé. La Russie n’est pas rentrée en guerre à ses côtés. La Chine se montre très discrète et malgré les quelques renseignements satellites et électroniques qu’elle peut fournir, cela ne permet pas à l’Iran de renverser la situation militaire.
Ses dirigeants se font tuer les uns après les autres. L’Etat iranien est décapité. La chaîne de commandement aussi. Après le traitement de cibles purement militaires, ce sont les forces de maintien de l’ordre du régime qui sont actuellement frappées.
A ce stade, la coalition israélo-américaine montre sa maîtrise dans ce conflit qui est une vraie guerre, contre un adversaire qui s’y préparait depuis 40 ans !
Ce n’est donc en aucun cas un conflit facile.
Mais d’un point de vue objectif, à ce stade l’Iran dans sa riposte aussi désagréable soit-elle, ne représente pas une menace existentielle pour les pays de la région, quand bien même cela perturbe les flux pétroliers. Quand bien même les dégâts peuvent sembler importants. Militairement ils ne sont pas de nature à donner une victoire militaire à l’Iran. Symbolique oui, militaire ? Non. Pourtant les marchés par leur relative modération, en réalité, ne paniquent pas. Demain ou cette nuit l’Iran enverra sans doute des drones et des missiles sur les champs pétroliers saoudiens ou qataris. Il y aura des dégâts. Mais il ne faut pas confondre une riposte avec une victoire.
Les bourses ne s’effondrent pas (à ce stade) mais finiront par vaciller si le conflit passe de courte durée à une durée… indéterminée.
Le marché du pétrole est en très nette hausse, mais nous ne sommes pas encore à 150 $ le baril.
C’est une situation évolutive.
Si à un moment la coalition israélo-américaine patine, alors je dirais qu’elle patine et il faudra faire évoluer l’analyse et les perspectives en partant de la réalité et sans se faire influencer par sa détestation des uns ou des autres. Si les marchés s’effondrent, alors il faudra le voir. Si le pétrole atteint 150 $ le baril, les choses deviendront différentes.
A ce stade, l’Iran est très fortement surestimé. Les Etats-Unis largement sous-estimés. Qu’on les aime ou pas.
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Les prix du pétrole ont bondi pour atteindre 110 dollars (avant de rebaisser un peu) après le bombardement par Israël du champ gazier iranien de South Pars, le plus grand au monde, partagé entre Téhéran et le Qatar. Selon des sources proches du dossier, l’attaque visait à couper une source d’approvisionnement essentielle pour le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Le commandement militaire conjoint iranien a déclaré qu’il intensifierait la guerre « de nouvelles manières » après cette attaque, tandis que le ministère des Affaires étrangères du Qatar a condamné les frappes.
En s’attaquant à la production iranienne, Israël, s’attaque aux financements que peut recevoir l’Iran en vendant ses produits gaziers ou pétroliers en particulier à la Chine.
Entre le Détroit d’ORMUZ toujours bloqué et maintenant des frappes sur les capacités de production iranienne qui va tenter de répliquer en frappant les capacités des autres pays du Golfe, les prochains jours risquent d’être tendus pour les cours du pétrole.
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Ce qui s’est passé hier est important à noter et à confirmer.
Alors que les rapports font état de nombreux camions qui entreraient en Iran en provenance du Tadjikistan sous l’étiquette d’« aide humanitaire » mais sont soupçonnés de transporter… des drones.
Le régime islamique aurait déjà établi des usines de production de drones au Tadjikistan voisin.
Si le lancement de 240 drones hier est inférieur au 3ème jour de guerre c’est nettement plus que les 200 du 4ème jour.
Cela pose plusieurs questions.
On voit bien à quel point l’armée russe a été totalement engluée par l’armée ukrainienne qui fait un usage immodéré des drones. L’armée russe depuis 4 ans et demi de guerre n’a toujours pas trouvé la parade.
La question est de savoir si l’armée américaine (et par extension les armées occidentales de l’OTAN) ne vont pas se retrouver dans la même situation.
La seule différence va résider dans la capacité de l’Iran à produire ou s’approvisionner en drones à usage unique.
En effet ce qui explique la situation en Ukraine, c’est que vous avez deux complexes militaro-industriels (d’un côté celui de l’Otan, de l’autre celui de l’axe sino-russe) qui se livrent une bataille industrielle à celui qui produira le plus de drones tout en sachant que chacune des deux armées peut en recevoir.
Pour l’Iran, tout l’enjeu est de supprimer la capacité de ce pays à en produire ou à en recevoir.
Ces deux courbes sont les plus importantes à surveiller.
Si l’Iran peut continuer à recevoir et lancer des drones, si le régime iranien réussit à se maintenir, alors la guerre sera durable, les perturbations dans le Golfe durables également et là, ce ne sera pas la même histoire.
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Mark RUTTE est le secrétaire général de l’OTAN. Ce qu’il vient de dire est important car cela préfigure contrairement aux dénégations ou postures alambiquées des dirigeants européens de l’entrée en guerre de nos pays aux cotés des Israélo-américains. Vous n’imaginez tout de même pas que nous avons envoyé tout ce qui flotte de la marine nationale uniquement pour faire des petits tours de bateaux dans l’eau ? Quand on déploie une telle armada, ce n’est pas pour amuser la galerie.
« Dans mes contacts avec les alliés sur tout le territoire de l’OTAN, ce que je ressens et ce que j’entends, c’est que nous sommes tous d’accord, comme nous l’avons toujours été, sur le fait qu’il est crucial que l’Iran ne mette pas la main sur une capacité nucléaire ou une capacité de missiles balistiques.
Ce que les États-Unis font en ce moment, c’est dégrader cette capacité de l’Iran, et je pense que c’est très important. C’est important pour la sécurité européenne, pour le Moyen-Orient… c’est vital pour Israël lui-même.
Ensuite, en ce qui concerne le commerce par le détroit d’Ormuz, tout le monde s’accorde à dire que cette voie commerciale ne peut pas rester fermée ; elle doit rouvrir dès que possible. C’est crucial pour l’économie mondiale.
D’après mes échanges, les alliés discutent intensément entre eux et avec les États-Unis de la meilleure façon de procéder pour s’attaquer à ce problème de sécurité majeur. Et je voudrais ajouter que je suis convaincu que les alliés, comme toujours, feront tout pour soutenir nos objectifs communs. »
C’est d’ailleurs confirmé par les Anglais… La perfide Albion.
Nous sommes en train de nous faire entraîner dans ce conflit qu’effectivement nous n’avons pas choisi ni de mener ni de commencer.
C’est cela la soumission.
C’est cela l’absence de souveraineté.
C’est quand nous ne sommes plus capables de décider de la paix ou de la guerre.
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La guerre pollue terriblement. Les avions n’ont pas de pot catalytique, pas plus que les missiles au propergol ou les ogives à l’uranium appauvri pour frapper des cibles cachant de l’uranium enrichi terminant un jour ou l’autre dans les nappes phréatiques ou dans les airs. Je ne vous parle même pas des raffineries et autres gisements frappés à coups de bombes qui brulent pendant des jours avec des fumées quelques peu opaques dirons-nous pudiquement. Je n’évoque pas plus les ravages à long terme du nuage de fumée au dessus de Téhéran. Bref, la guerre c’est sale. Toujours.
Et côté guerre nous sommes servis.
Il y a celle en Urkaine qui pollue depuis 4 ans et de demi.
Il y a maintenant celle en Iran qui pollue un maximum.
Mais ce n’est pas tout.
Vu que le monde a terriblement besoin de gaz et de pétrole, et que nous manquons de gaz et de pétrole pour l’Europe et l’Asie (aux Etats-Unis tout va très bien de ce côté-là), il va falloir rallumer les centrales à charbon.
LES COURS DU CHARBONS DIT DE LA HOUILLE NOIRE
En Chine… comme un jour sans doute pas si lointain en Allemagne. Nous aurons donc en plus quelques nuages bien épais de particules bien fines.
Continuez à faire pipi sous la douche, triez bien vos poubelles, et surtout soyez climato anxieux pour être à la mode.
Sinon, vous pouvez enfin ouvrir les yeux sur la réalité de l’écologie dans notre bas monde et prendre enfin conscience que l’on se fiche clairement de notre gueule.
Pour autant, et au-delà de mon agacement légitime, ce n’est évidemment pas une raison pour ne pas prendre soin de notre maison commune qu’est la terre et comme les petits colibris, de faire chacun modestement et à notre place notre part. En revanche, laissez tomber l’anxiété climatique. Le système actuel ne mérite même pas une seconde de votre anxiété. Vivez, soyez heureux, faites des projets et ne vous laissez pas entraîner dans la dépression des décroissants sous prozac.
Votre FLASH Lettre de bourse de la Forteresse Financière « Acheter de l’immobilier à Dubaï au son du canon » est accessible dans vos espaces lecteurs ici.
Au nom de ma famille niçoise Diaconesco-Chevalier, nous apportons notre soutien le plus total et appelons à voter massivement pour Éric CIOTTI Président de l’UDR et député de la première circonscription de Nice candidat avec sa liste de colistiers pour cette élection municipale à Nice.
Mon épouse Liliane Diaconesco née Chevalier et moi-même sommes les fils et fille d’honorables artisans et commerçants de cette ville de Nice dont nos alleux tous deux gaullistes ont été de valeureux anciens combattants grands invalides de guerre et grands résistants FFI qui ont libéré notre belle ville de Nice en 1944 du joug du nazisme et du fascisme et dont nous en sommes fiers !
Nous appelons à voter Éric CIOTTI Maire de Nice demain, pour faire barrage essentiellement à l’actuel maire de Nice Christian ESTROSI et son équipe qui ont monopolisé depuis déjà trois longues mandatures la mairie de Nice et qui n’ont rien apporté de tangible si ce n’est que le bétonnage à outrance de la ville et de la plaine du Var ainsi que la démolition du beau théâtre de Nice et du grand Palais des Congrès d’ACROPOLIS tous deux implantés sur le Paillon pour permettre une extension inutile de sa fameuse coulée verte privant ainsi les Niçoises et les Niçois de Congrès internationaux et de Culture à Nice !
J’appelle de même à faire barrage à la liste de la gauche plurielle de Madame Juliette CHESNEL-LE ROUX fausse écologiste mais pro-motteuse d’une politique multiculturaliste qui est un appel d’air d’une immigration envahissante sans précédent pour notre ville !
Niçoises, Niçois vous voterez pour Éric CIOTTI le seul candidat de ces trois listes qui est à même de changer le cours de l’histoire en mieux pour un avenir plus serein de notre ville de Nice.
Issa Nissa !
Gérard Diaconesco
Responsable du bureau politique de l’Entente Républicaine de Nice de l’ancien sénateur-maire de Nice Jacques PEYRAT
Membre du Rassemblement National
Membre de l’UDR de Nice
Membre de l’Union Nationale des Combattants à Nice
Rédacteur en Chef du Média international DIACONESCO.TV
Dans une Méditerranée orientale de plus en plus tendue, la France place leCharles de Gaulle au centre d’un impressionnant dispositif naval multinational
Autour du Charles de Gaulle, la France aligne en Méditerranée orientale un dispositif naval rare, renforcé par plusieurs alliés européens dans une zone devenue plus sensible que jamais. Quand le …
Autour du Charles de Gaulle, la Francealigne en Méditerranée orientale un dispositif naval rare, renforcé par plusieurs alliés européens dans une zone devenue plus sensible que jamais.
Quand le Charles de Gaulle entre en scène, le message dépasse de loin la simple présence d’un navire en mer. La France déploie ici une capacité complète, avec aviation embarquée, escorte de surface, ravitaillement et sous-marin nucléaire d’attaque. Le plus frappant est ailleurs : cette patrouille ne se limite pas à un pavillon français, elle agrège aussi plusieurs marines européennes autour d’un même noyau dur. Dans une Méditerranée orientale saturée d’intérêts militaires, énergétiques et diplomatiques, ce genre de manœuvre pèse immédiatement dans le rapport de forces.
Un signal naval qui ne doit rien au hasard
Le déploiement du Charles de Gaulle en Méditerranée orientale n’a rien d’anodin. Cette zone concentre depuis des années des tensions militaires, des rivalités de souveraineté, des flux commerciaux cruciaux et une forte densité d’acteurs armés. Dans ce décor chargé, envoyer le seul porte-avions à propulsion nucléaire d’Europe revient à afficher une capacité d’action durable, crédible et immédiatement lisible. La France ne se contente pas de surveiller de loin. Elle place au cœur du théâtre un outil capable de frapper, de coordonner et de durer. C’est une manière très claire de rappeler qu’une marine de premier rang ne se mesure pas seulement au nombre de coques, mais à la qualité du dispositif qu’elle est capable d’assembler en opération.
Un groupe aéronaval bâti
pour tenir la mer
Un porte-avions n’agit jamais seul. Autour de lui, tout un ensemble protège, ravitaille, éclaire et complète son action. Dans ce cas précis, le groupe aéronaval français réunit des moyens cohérents et lourds. On y retrouve notamment la frégate multi missions Alsace, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, le bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevallier et le sous marin nucléaire d’attaque Duguay Trouin. À bord du porte avions, le groupe aérien embarqué apporte une profondeur supplémentaire avec des Rafale Marine et des avions de guet aérien Hawkeye. Voici les principaux bâtiments mentionnés dans le dispositif :
Élément
Rôle principal
Charles de Gaulle
Porte avions, commandement, aviation embarquée
Alsace
Escorte polyvalente
Chevalier Paul
Défense aérienne
Jacques Chevallier
Ravitaillement logistique
Duguay Trouin
Action sous marine et discrétion tactique
Ce type d’architecture permet de tenir sur la durée et de conserver de la liberté d’action.
Les alliés européens épaulent un noyau français déjà solide
Le point le plus politique de cette mission tient à la présence d’escorteurs étrangers autour du bâtiment amiral français. Des unités venues d’Italie, des Pays Bas et d’Espagne ont été intégrées à la patrouille, signe que la séquence dépasse le cadre purement national. La frégate italienne Federico Martinengo, ou selon certaines sources Andrea Doria, s’ajoute à la frégate néerlandaise HNLMS Evertsen et à la frégate espagnole Cristóbal Colón. Cette composition donne du poids à la mission. Elle montre que la France sait non seulement déployer une force, mais aussi agréger des partenaires autour d’un dispositif commun. En mer, cette interopérabilité n’est pas un détail technique. C’est une démonstration de coordination alliée, de crédibilité navale et de solidité européenne.
Une posture défensive qui reste très lisible militairement
Le discours officiel insiste sur la défense, la protection de la liberté de navigation et la contribution à la sécurité maritime. Cette ligne est classique, mais elle n’est pas vide. Dans une zone dense, où se croisent bâtiments militaires, trafics commerciaux, aéronefs et intérêts énergétiques, la simple présence d’un groupe aussi structuré change déjà le calcul des autres acteurs. La posture est dite défensive, mais elle repose sur une puissance bien réelle. Un porte avions escorté par des frégates, soutenu par un ravitailleur et couvert par un sous marin d’attaque, ce n’est pas un symbole flottant. C’est un outil complet de dissuasion, de surveillance maritime et de réaction rapide. La nuance est importante : on peut afficher une logique de stabilisation tout en montrant qu’on possède les moyens d’aller beaucoup plus loin si la situation se dégrade.
Le Charles de Gaulle reste un multiplicateur de puissance
Le Charles de Gaulle conserve un poids singulier dans l’architecture militaire française. Son intérêt ne tient pas seulement à sa propulsion nucléaire. Il réside surtout dans sa capacité à projeter des avions de combat, à centraliser l’information et à offrir une base mobile loin du territoire national. Avec des Rafale Marine et des avions Hawkeye, le porte avions étend la portée de la marine bien au delà de l’horizon immédiat. Il peut surveiller, identifier, escorter et, si nécessaire, préparer une réponse plus dure. Dans un environnementaussi chargé que la Méditerranée orientale, cette souplesse vaut cher. Elle donne à Paris une marge d’action diplomatique et militaire qu’un simple groupe de frégates ne peut pas offrir seul.
Une zone dense où la moindre erreur se paie vite
La Méditerranée orientale n’est pas un espace vide. C’est une mer étroite, complexe, traversée par des intérêts concurrents, des routes énergétiques et des tensions régionales persistantes. Dans un tel environnement, la mission ne consiste pas seulement à naviguer en formation. Il faut détecter, suivre, coordonner, éviter l’incident et rester prêt à basculer rapidement d’une posture de présence à une posture d’alerte renforcée. C’est là que l’ensemble du dispositif prend son sens. La surveillance aéromaritime, la lecture tactique et la maîtrise du tempo deviennent essentielles. Une force bien commandée n’est pas seulement une force armée. C’est une force capable de réduire l’incertitude dans une zone où tout peut aller très vite.
Derrière la mission, un message pour les partenaires comme pour les rivaux
Ce genre de patrouille parle à plusieurs publics en même temps. Aux alliés, la France montre qu’elle reste un point d’appui militaire sérieux en Europe. Aux partenaires régionaux, elle rappelle qu’elle peut contribuer concrètement à la sécurité maritime. Aux acteurs plus hostiles, elle signale que la Méditerranée orientale n’est pas un espace laissé sans réponse. Ce n’est pas forcément une démonstration tapageuse. C’est parfois plus efficace que cela. La présence combinée du porte avions, des frégates alliées et du sous marin nucléaire construit un message simple : la France et ses partenaires peuvent surveiller, durer et agir ensemble. Dans un moment de crispation régionale, ce type de cohérence compte souvent davantage que les déclarations grandiloquentes.
Source : Etat Major des Armées
17 mars 2026
GUERRE D’IRAN OU DITE GUERRE DU PETROLE
« Il faudra des semaines avant que les prix de l’essence ne baissent selon le secrétaire américain à l’énergie »
Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré qu’il pourrait falloir des semaines avant que les Américains ne bénéficient d’un allègement de la hausse des prix de l’essence…
Et pour cause.
A ce stade, la guerre est loin d’être terminée et le régime tient toujours.
Il ne tient qu’à un fil ou deux mais il tient.
L’objectif d’Israël ou des Etats-Unis est bien évidemment d’en finir une bonne fois pour toute avec la mollarchie iranienne.
Militairement, l’Iran n’est plus une menace significative. Certes le pays continue à envoyer quelques missiles et quelques drones, mais l’intensité de la riposte iranienne n’a plus rien à voir. Cela ne veut pas dire que l’Iran ne fait aucun dégât. Il y a des dégâts. Mais Dubaï n’a pas été rasée.
Bref, revenons-en à notre histoire du prix des carburants.
Le détroit d’Ormuz est plutôt bloqué. Le prix de pétrole en forte hausse, et à ce stade, les marchés ne voient pas de solution simple ou rapide pour mettre fin à cette guerre qui semble au contraire vouloir s’installer dans la durée alors qu’en plus les Américains parlent de déployer des troupes au sol, notamment sur une île qui concentre l’essentiel des capacités iraniennes d’exportation.
Tout ceci est de nature à renforcer les inquiétudes et donc propulser les cours du baril de pétrole à la hausse.
Et un cours du pétrole qui reste longtemps élevé c’est mauvais pour les perspectives d’inflation et les… cours de bourse.
La semaine qui s’ouvre sera passionnante à suivre sur les marchés.
Nous sommes tous plus qu’agacés par le racket fiscal que représente les empilements de taxes sur l’énergie, en particulier sur les carburants. Cet empilement démultiplie les effets des hausses du pétrole quand celui-ci est frappé de plein fouet par la géopolitique.
Pourtant, si à très court terme l’Etat nous fait les poches et augmente ses recettes fiscales facilement par la hausse mécanique par exemple de la TVA sur les carburants, à moyen terme l’histoire est assez différente.
Le problème c’est que la hausse du pétrole en réalité va agir comme une ponction dans l’économie.
L’argent que nous utilisons tous pour payer l’énergie n’est plus disponible pour nos autres achats.
C’est donc contre-intuitif, mais effectivement, les chocs pétroliers réduisant fortement la croissance économique, ce sont les recettes fiscales globales et générales qui diminuent alors que les dépenses elles, augmentent.
Bref, je vous explique tous ces mécanismes dans cette interview du lundi sur Ecorama.
Charles SANNAT
Détroit d’Ormuz bloqué, un navire passe, les cours du pétrole baissent !
Les cours du pétrole reculent après le passage d’un navire non iranien par le détroit d’Ormuz, suscitant l’espoir d’une amélioration de la circulation dans cette zone stratégique.
En effet un pétrolier pakistanais chargé de brut a franchi dimanche le détroit d’Ormuz en maintenant allumé son système de traçage, selon le site Marine Traffic, pour qui cela « suggère que certains transports bénéficient peut-être d’un passage sécurisé négocié » avec l’Iran.
Si une hirondelle ne fait pas le printemps, un pétrolier qui passe sans se faire couler n’est pas la fin de la guerre non plus.
Reste à voir si ce pétrolier pakistanais (allié de l’Iran) est passé parce que pakistanais, ou s’il est passé par manque de moyen de l’Iran.
Il est plutôt probable que ce navire soit passé parce que pakistanais.
Il est probable aussi que d’autres navires passent mais sans que cela se voit car sans transpondeur maritime allumé.
Il est probable aussi que les navires chinois passent également.
En attendant cette simple information a fait chuter les cours du baril de pétrole.
C’est le nom de la ville côtière saoudienne dans laquelle arrive un immense pipeline qui part du golfe Persique pour aller jusqu’en… Mer Rouge et l’intérêt de la mer Rouge c’est qu’il n’y a plus le détroit d’Ormuz !!
Ce pipeline est très sous-utilisé pour ne pas dire presque pas utilisé, et le voilà qu’il reprend évidemment du service en urgence.
Au moment où j’écris ces lignes une douzaine de pétroliers fait route vers YANBU pour aller prendre en chargement ce précieux pétrole brut qui ne passe plus le Détroit.
Cet itinéraire de contournement permettra de faire passer en poussant les capacités au maximum, environ 9 millions de barils jour.
A titre de comparaison, le volume quotidien transporté via le détroit d’Ormuz par les superpétroliers est de 20 millions de barils par jour.
Cela ne va donc pas tout compenser, mais permet de faire durer nos stocks actuels plus longtemps et de donner un peu de mou à l’Occident et notamment à l’Europe qui a tant besoin de pétrole pour faire fonctionner ses économies comme… ses armées.
Arrivé largement en tête du premier tour des municipales à Nice avec 43 % des voix, Éric Ciotti devance nettement le maire sortant Christian Estrosi(30 %). Dimanche soir, devant sa permanence du port, militants et soutiens ont célébré ce résultat, et une victoire qui semble désormais « à portée de main ».
Il est à peine plus de 21 heures quand les premières estimations apparaissent sur les téléphones et les écrans de la permanence d’Éric Ciotti. Quelques secondes d’hésitation, puis l’explosion. Les applaudissements fusent, certains se prennent dans les bras, d’autres serrent le poing. Des « Ciotti ! Ciotti ! Ciotti ! » sont scandés en chœur par plusieurs dizaines de sympathisants.
Crédité de 43 % des voix au premier tour des municipales, le président de l’UDR, allié au RN, devance largement le maire sortant Christian Estrosi (LR-Horizons).
« On va gagner, cela ne fait plus aucun doute » assure Eric CIOTTI au micro de Nice-Presse. « Nice est un exemple. L’union des droites a fonctionné. La cinquième ville de France va basculer, c’est un immense soulagement. »
« Mettre Christian Estrosi dehors »
Frédéric, lui, veut voir dans ce score élevé un signal fort. « On sent qu’il y avait quand même une grosse envie d’aller de l’avant, de mettre Christian Estrosi dehors et de changer la qualité de vie des Niçois » nous confie-t-il.
Tous restent toutefois prudents face à l’inconnue du second tour et au rôle que pourrait jouer la gauche emmenée par Juliette Chesnel-Le Roux, créditée de 11,93 % des voix. Ils ne savent pas encore qu’elle maintiendra sa liste, le 16 mars. « Plus de 40 %, ça montre que l’union des droites porte et que nous avons été entendus » estime Éric, un autre militant. « Mais il faut se méfier. Rien n’est fait. Christian Estrosi est capable de tout pour gagner. »
Quelques minutes plus tard, les téléphones se lèvent, les caméras s’allument. Tout le monde se presse vers la scène. Éric Ciotti vient d’arriver. Accueilli par une salve d’applaudissements, le député de la première circonscription s’installe à son pupitre avec un immense sourire.
« Nous avons franchi une première étape magnifique ! »clame-t-il. « Les Niçoises et les Niçois m’ont fait confiance face à un maire installé depuis dix-huit ans, face à un système très puissant qui contrôlait toute la ville. »
« Un projet de rassemblement pour tous les Niçois »
Le candidat appelle toutefois à la modestie avant le second tour. « La victoire n’est pas acquise. Nous avons une semaine de travail et de mobilisation devant nous pour préparer cette alternance. Je veux un changement serein pour Nice. Nous voulons une ville plus fraternelle, plus humaine. J’appelle à une alliance de tous ceux qui aiment la France. »
Sur le quai des Deux-Emmanuel, les militants applaudissent à nouveau. Certains immortalisent l’instant, d’autres continuent de scander son nom.
Présent parmi les soutiens, aux côtés notamment de Bernard Chaix, Benoît Kandel, ou encore Laurent Castillo, le président de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivère, salue lui aussi « un excellent résultat », tout en appelant à la prudence.
« Il va falloir attendre dimanche prochain. J’espère que la semaine qui vient sera une semaine sereine, où chacun pourra exposer ses projets aux Niçoises et aux Niçois. » À ses yeux, l’objectif n’a pas changé. « Si nous sommes élus, nous porterons un projet de rassemblement pour tous, quels que soient leur quartier ou leurs opinions. »
DANS MA BONNE VILLE DE NICE VOTEZ MASSIVEMENT ERIC CIOTTI POUR CE FUTUR DEUXIEME TOUR !
Gérard Diaconesco Responsable du Bureau politique de l'ENTENTE REPUBLICAINE DE NICE.
16 mars 2026
LETTRE OUVERTE
AUX FRANCAIS...
Lettre ouverte aux Français
Chers compatriotes, Je m’adresse à vous ce soir du 15 mars 2026, le cœur serré, en tant que simple Français républicain. Je respecte profondément les élections, le verdict des urnes, la voix du peuple contrairement à un parti comme La France Insoumise, qui porte en son sein un antisémitisme virulent et une hostilité ouverte envers notre nation, notre République, notre histoire commune. Je m’incline devant la démocratie, mais je ne peux taire la douleur qui me submerge face aux résultats du premier tour des municipales. Roubaix, cette ville ouvrière au passé glorieux, semble définitivement basculer : David Guiraud (LFI) arrive largement en tête.
Lille, notre fière capitale des Flandres, est au bord du gouffre avec LFI en embuscade. Et Paris, la Ville Lumière, berceau de nos valeurs universelles ? Emmanuel Grégoire domine « , loin devant les autres. La France est coupée en deux : d’un côté les centres-villes bobos, séduits par un progressisme qui ferme les yeux sur les dérives ; de l’autre, les périphéries et les banlieues populaires, abandonnées au clientélisme communautaire et à l’islamisme politique qui avance masqué. N’avons-nous donc rien appris de nos erreurs passées ? Les attentats qui ont ensanglanté nos rues, les quartiers où la laïcité est contestée au quotidien, les écoles où l’on relativise la Shoah, les manifestations où la haine d’Israël et de la France se déverse sans frein…
Tout cela n’a-t-il servi à rien ? Le peuple français n’a-t-il pas voulu de sursaut républicain ? Au lieu de cela, nous voyons triompher ceux qui flattent les divisions, qui font alliance avec les forces obscurantistes au nom d’un supposé « antiracisme » ou d’un clientélisme électoral cynique. Mon cœur saigne, profondément. J’ai mal pour la France de mes ancêtres celle des Lumières qui ont illuminé le monde, des poilus de Verdun qui ont défendu la liberté contre la barbarie, des résistants qui ont refusé la soumission. J’ai mal pour la France du futur, celle que nous devons transmettre intacte à nos enfants : une patrie où le drapeau tricolore flotte encore avec fierté, où « Liberté, Égalité, Fraternité » n’est pas une inscription fanée sur les frontons des mairies, où l’on peut encore dire « je suis Charlie » sans risquer sa vie, où nos filles peuvent marcher voilées ou non sans crainte, où nos synagogues ne sont plus sous protection permanente.
J’ai peur. Peur que notre pays soit perdu, que le communautarisme islamiste, allié à une gauche radicalisée, achève de dissoudre ce qui nous unit. Peur pour ces familles qui fuient déjà Roubaix ou d’autres villes, valises à la main, cherchant un ailleurs qui rétrécit. Peur pour ces gamins qui grandiront dans un monde où l’universalisme républicain sera relégué au rang de souvenir. Je suis KO debout, abasourdi, comme beaucoup d’entre vous ce soir. La France, notre patrie bien-aimée, nos valeurs forgées dans le sang et les larmes, notre drapeau symbole d’émancipation ont-elles totalement disparu face à cette vague ?
Pourtant, dans cette nuit noire, je refuse le désespoir absolu. Il reste des raisons d’espérer. Tant que des républicains refusent de baisser les bras. Tant que des voix s’élèvent pour rappeler que la nation est une et indivisible, que la laïcité n’est pas négociable, que l’antisémitisme et l’anti-françaisisme n’ont pas leur place ici. Espérons en un réveil collectif, en un sursaut patriotique qui viendra balayer ces ombres. Espérons en nos jeunes, qui porteront peut-être le flambeau d’une nouvelle Renaissance. Mais pour cela, il faut agir dès maintenant : voter avec lucidité, dénoncer sans relâche les dérives, reconstruire l’unité nationale autour de nos principes fondamentaux. Ne laissons pas le découragement l’emporter. Relevons-nous ensemble. Pour nos aïeux qui nous ont légué ce trésor. Pour nos enfants qui méritent mieux qu’un pays divisé et affaibli. Pour la France éternelle.
Nous en serons, quand vous lirez ces lignes vendredi, au 14ème jour de guerre.
C’est à la fois beaucoup pour ceux qui se trouvent sous les bombes ou avec l’angoisse des attaques de missiles ou de drones et c’est à la fois très peu pour vaincre un pays comme l’Iran, pays de plus de 90 millions d’habitants et grand comme trois fois la France.
Il était évident que cela ne serait pas une promenade de santé, encore moins une guerre facile.
Où en sommes-nous au 14ème jour de cette 3ème du Golfe qui, à tout moment, peut se transformer en 3ème Guerre Mondiale ?
Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a fait lire un discours à la radio iranienne sans apparaître, alors que des rumeurs aussi crédibles qu’insistantes le donne pour très grièvement blessé lors d’une frappe aérienne, appelle à maintenir le blocage du détroit d’Ormuz.
Côté américain, pour le moment le Pentagone chiffre le coût de la guerre à plus de 11 milliards de $, rien que pour les 6 premiers jours de conflit !!!
Selon les conseillers du président Trump, la guerre contre l’Iran pourrait se prolonger si le régime parvient à bloquer le détroit d’Ormuz et à faire grimper les prix du pétrole au-delà de son seuil de tolérance.
Enfin, l’administration Trump prévient que l’US Navy n’est « pas prête » pour escorter les pétroliers dans le détroit d’Ormuz mais que cela arrivera « assez vite »…
Il faut dire que le golfe Persique est un très grand lac et qu’il y a bien peu d’espace pour manœuvrer et pour se cacher en mer.
Dans les années 80, il y avait, lors de la guerre Iran-Ikak, déjà eu une crise dans le Golfe, une crise dite des pétroliers où l’Irak cherchait à couler tous les pétroliers iraniens pour asphyxier économiquement son ennemi.
Je vous invite à écouter cette intervention de François Mitterrand, alors président de la République sur notre porte-avions le Clémenceau.
Cela rappellera à tous à la fois les similitudes entre les « poses » médiatiques de nos présidents, mais aussi que le problème des pétroliers dans le Golfe c’est vieux comme la république islamique, vieux de 47 ans, et c’est un homme à la barbe blanche qui vous le dit, mais cela va mieux en images.
Cela fait 50 ans que tous les états-majors des grandes marines du monde jouent au blocage et au déblocage du détroit d’Ormuz. Toutes les grandes marines. Quand vous entendez parler d’impréparation d’un côté comme de l’autre c’est de l’enfumage. Pour autant être préparé, cela ne veut pas dire victoire rapide ou facile.
Lorsque je termine ces quelques lignes, le pétrole est repassé au-dessus des 100 euros la baril.
Le problème ?
Un blocage persistant du détroit d’Ormuz, un retour de l’inflation et des pénuries ou des tensions durables dans les approvisionnements. A ce stade les Iraniens n’ont pas (encore) miné le détroit car ils vendent leur propre pétrole, mais si les Etats-Unis frappent leurs capacités à vendre du pétrole et qu’ils ne peuvent plus livrer la Chine alors la donne risque de changer.
Pour l’agence financière Bloomberg, la fermeture du détroit d’Ormuz pendant 2 mois pourrait faire monter le baril à 140 $, pour 3 mois de blocage le tarif serait de 164 $.
Cela aurait tout d’un choc pétrolier violent et ce serait dévastateur pour les marchés boursiers.
Que donnerait sur le papier un rapprochement entre les flottes militaires italienne et française ? La France a entrepris cette année l’un des exercices militaires les plus ambitieux de son …
Que donnerait sur le papier un rapprochement entre les flottes militaires italienne et française ?
La France a entrepris cette année l’un des exercices militaires les plus ambitieux de son histoire moderne avec ORION 26 qui va impliquer 12 500 miliaires de l’Hexagone et 24 nations alliés. Dans cet article nous allons nous intéresser à un en particulier : l’Italie.
Comme nous allons le voir les deux nations ont tout à gagner à un rapprochement, en particulier de leur flotte militaire, pour une présence accrue en mer Méditerranée.
France-Italie : une coopération militaire qui s’accélère avec l’exercice ORION
L’objectif d’ORION 26 est de préparer les forces françaises et alliées à un conflit de haute intensité. Nous avons beaucoup écrit sur ce sujet depuis plusieurs semaines et pour en comprendre les enjeux nous vous invitons à lire cet article détaillé. L’effet de bord intéressant c’est que ORION 26 aussi de laboratoire pour tester la coopération entre armées européennes.
Dans ce cadre, les forces italiennes occupent une place importante.
Des unités de l’armée italienne participent en effet aux manœuvres terrestres, tandis que la coopération navale entre les deux pays s’intensifie. Ce rapprochement n’est pas une nouveauté en soi. Depuis plusieurs années, Paris et Rome multiplient les programmes communs :
Frégates FREMM construites en coopération
Programme de frégates de défense aérienne Horizon
Coopération industrielle via Naval Group et Fincantieri
Projets communs dans l’aéronautique et les missiles avec MBDA
Les deux pays partagent ainsi une partie de leur industrie militaire et l’exercice de cette année peut leur permettre d’apprendre à mieux agir de concert pour atteindre des objectifs communs.
Deux armées parmi les plus puissantes d’Europe
La France et l’Italie disposent des deux forces armées les plus importantes d’Europe occidentale :
Pays
Effectifs actifs
Budget défense
Particularités
France
~205 000 militaires
~47 milliards €
puissance nucléaire, dissuasion stratégique
Italie
~170 000 militaires
~31 milliards € (en hausse)
forte présence en Méditerranée
La différence majeure tient évidemment à la dissuasion nucléaire française, qui confère à Paris un rôle stratégique unique en Europe mais l’Italie compense en partie par une forte présence militaire en Méditerranée et par une armée très engagée dans les opérations internationales, notamment sous mandat de l’OTAN.
Depuis quelques années, Rome augmente aussi ses dépenses militaires. Selon plusieurs analyses économiques, l’Italie a lancé une hausse rapide de son budget de défense (dans l’objectif d’atteindre 2% de son PIB), même si les détails de cette augmentation restent encore flous.
Deux marines parmi les plus puissantes de la Méditerranée
Si on regarde une carte en détail, un détail saute aux yeux : la France et l’Italie ont tout intérêt à s’entendre pour une maitrise commune de leur espace naturel d’influence : la Méditerranée.
Cela tombe bien car les deux nations misent une grande partie de leurs efforts sur leur flotte respective.
La Marine nationale françaisedispose notamment de :
1 porte-avions nucléaire le Charles DE GAULLE
3 porte-hélicoptères amphibies
15 frégates de premier rang
10 sous-marins dont 4 nucléaires lanceurs d’engins
La Marina Militaire italienne, elle, possède :
2 porte-aéronefs
Plusieurs grands navires amphibies
Une flotte moderne de frégates FREMM et PPA
Une force sous-marine performante
Comparées individuellement, ces deux marines figurent déjà parmi les plus importantes d’Europe, en combinés nous avons deux flottes qui compensent chacune leur faiblesse (technologique pour l’Italie, manque de soutien pour la France) :
Catégorie
Italie (actifs)
France (actifs)
Total combiné
Notes clés
Porte-avions / LHD
2 (Cavour, Trieste)
1 (Charles de Gaulle) + 3 BPC (Mistral)
6
Italie : 1 porte-aéronefs + 1 grand LHD ; France : 1 porte-avions nucléaire + 3 bâtiments amphibies.
Destroyers
3 (classe Horizon)
10 (Horizon, FREMM AAW)
13
La France dispose d’une forte capacité de défense aérienne ; l’Italie prépare la nouvelle génération DDX.
France seule puissance nucléaire stratégique européenne ; Italie forte en sous-marins AIP conventionnels.
Navires amphibies
4 (classe San Giorgio)
3 (classe Mistral)
7
L’Italie dispose d’une forte capacité d’intervention en Méditerranée.
Navires anti-mines
10
19
29
La France est l’un des leaders européens dans la guerre des mines.
Total opérationnels
140
115
255
Combinaison puissante : dissuasion nucléaire française et volume naval italien.
Avec 255 bâtiments, une flotte franco-italienne pourrait théoriquement former l’une des plus importantes puissances navales au monde (potentiellement troisième flotte mondiale derrière les États-Unis et la Chine en termes de volume et de projection combinée).
Une maîtrise potentielle du centre de la Méditerranée
Géographiquement, la France et l’Italie occupent une position stratégique presque idéale.
La France contrôle l’accès occidental de la Méditerranée avec :
Toulon
La Corse
Ses bases en Afrique du Nord et au Levant
L’Italie, elle, se situe au cœur du bassin méditerranéen.
Ses bases navales couvrent :
la mer Tyrrhénienne
L’Adriatique
le canal de Sicile
l’accès vers l’est de la Méditerranée
Si l’on superpose ces zones d’influence, on obtient un maillage presque continu.
En pratique, une coopération navale étroite entre Paris et Rome permettrait :
de surveiller les principales routes maritimes méditerranéennes
de sécuriser les flux énergétiques et commerciaux
de renforcer la présence européenne face aux flottes russe ou turque
de soutenir les opérations de l’OTAN dans la région
Pour les stratèges militaires, c’est une évidence : la Méditerranée est un espace de plus en plus disputé :
La Russie y déploie régulièrement des navires depuis sa base syrienne de Tartous.
La Turquie développe une marine ambitieuse.
Et la Chine commence à s’intéresser aux infrastructures portuaires de la région.
Dans ce contexte, une coordination franco-italienne deviendrait un multiplicateur de puissance.
Vers une colonne vertébrale navale européenne ?
Dans les cercles militaires européens, une question revient souvent : qui peut réellement assurer la sécurité maritime de l’Europe ?
Aujourd’hui, deux marines dominent largement le continent :
la Royal Navy britannique
la Marine nationale française
L’Italie se rapproche rapidement de ce niveau grâce à une flotte moderne et à des investissements importants. Malheureusement elle est souvent « oubliée » dans l’esprit français comme partenairedes choix des choix alors qu’elle reste 3e puissance maritime européenne !
Si la Royal Navy est une fidèle alliée avec laquelle notre pays doit bien entendu continuer de dialoguer, la France ferait bien de considérer son voisin transalpin comme un autre axe à développer en ces heures décisives.
Le cœur naval de l’Europe pourrait bien se trouver entre Toulon, Rome et Naples et l’exercice ORION 26 n’être qu’un avant-goût de ce que pourrait devenir cette coopération franco-italienne.
Parfois, les grandes alliances militaires ne naissent pas dans les traité et commencent simplement par des soldats qui s’entraînent ensemble…
Sources :
Global Military, Italian Navy Fleet Inventory (consulté en 2026),
base de données recensant les bâtiments en service au sein de la Marina Militare italienne, avec des informations détaillées sur les frégates, destroyers, sous-marins et navires de soutien composant la flotte.
Global Military, French Navy Fleet Inventory (consulté en 2026),
https://www.globalmilitary.net/fr/navies/fra/
inventaire des navires de la Marine nationale française présentant les principales classes de bâtiments de combat et de soutien, ainsi que leur répartition au sein des forces navales.
Ministère des Armées, ORION 26 : coopération étroite entre la France et l’Italie (03 mars 2026),
https://www.defense.gouv.fr/operations/actualites/orion-26-cooperation-etroite-entre-france-litalie
article institutionnel décrivant la coopération opérationnelle entre les forces françaises et italiennes dans le cadre de l’exercice interarmées ORION 26, illustrant l’interopérabilité des forces navales européennes.
Image de mise en avant : Le Cavour opère avec le Harry S. Truman (au centre) et le Charles de Gaulle (au fond).
Les Etats-Unis annoncent vouloir quadrupler leur production de missiles en urgence mais remettre à plat toute la chaine de production risque de mettre des années
La Maison-Blanche met la pression, les industriels n’ont plus le choix. Pendant des années, les États-Unis ont vécu avec une idée très confortable : leur industrie de défense était une …
Image de mise en avant : Des militaires américains se tiennent près d’une batterie de missiles Patriot déployée à Gaziantep, en Turquie, en février 2013 (crédit : Département de la Défense américaine).
La Maison-Blanche met la pression, les industriels n’ont plus le choix.
Pendant des années, les États-Unis ont vécu avec une idée très confortable : leur industrie de défense était une sorte de robinet géant. En cas de crise, on ouvrait plus fort, les usines suivaient, les missiles sortaient, fin de l’histoire. Le problème, c’est que la guerre moderne ne consomme pas les armes comme au temps où l’on comptait les obus par palettes. Elle avale des missiles de précision comme un incendie avale une pinède en août.
C’est dans ce contexte que le président américain Donald Trump a annoncé que les grands industriels américains avaient accepté de multiplier par quatre la production de missiles. Au-delà de l’annonce, un constat : Washington s’inquiète sérieusement du rythme auquel ses réserves peuvent fondre.
Washington veut quadrupler la production de missiles : derrière l’annonce choc, l’Amérique découvre qu’une guerre vide très vite les étagères
Cela fait des mois que Washington pousse les industriels à accélérer.
Vu de loin, les États-Unis restent une forteresse industrielle. Vu de près, la réalité est plus nuancée. Fabriquer un missile moderne, ce n’est pas visser quatre plaques de métal autour d’un moteur. Il faut des composants électroniques spécialisés, des systèmes de guidage, des matériaux énergétiques, des chaînes de tests, du personnel formé, des sous-traitants capables de suivre la cadence… toute une chaîne industrielle qui ne s’improvise se pas.
Trump a expliqué que les entreprises concernées avaient accepté de quadrupler la production de ce qu’il appelle des armes de très haute technologie. La formule est typique des communications récentes de la Maison Blanche : elle doit donner le sentiment qu’un ordre a été donné et que tout le monde s’exécute. En pratique, les industriels ne réorganisent pas des lignes de production sur un simple message publié en ligne… Il faudra des mois, des années pour qu’elles soient suivies d’effet.
La réunion organisée à la Maison-Blanche réunissait pourtant du lourd : BAE Systems, Boeing, Honeywell Aerospace, L3Harris Technologies, Lockheed Martin, Northrop Grumman et RTX Corporation (340 milliards de dollars annuels autour de la table), aucun n’a bronché car la demande de Washington traduisait une réalité : dans une guerre moderne, le missile est devenu à la fois l’arme reine et le goulet d’étranglement des armées.
Le missile moderne, cette cartouche en or que tout le monde brûle trop vite
Un missile moderne, c’est surtout un concentré de technologie que l’on tire en quelques secondes et qu’il faut parfois des semaines ou des mois à remplacer.
Le grand public imagine souvent que les grandes puissances stockent ce genre d’armes en quantités presque illimitées mais en réalité, mêmes les États-Unis, plus grande puissance militaire du monde, doit faire des arbitrages en la matière et ne peut stocker des engins si coûteux à l’infini.
Autrement dit, la première puissance militaire du monde est en train de redécouvrir une vieille vérité : la supériorité militaire commence souvent dans les usines.
Tir d’essai d’un missile THAAD, système américain de défense antimissile conçu pour intercepter les missiles balistiques à haute altitude.
Ce missile détruit sa cible par impact direct à très grande vitesse, sans ogive explosive, grâce à l’énergie cinétique.
Crédit photo : Armée américaine / Ralph Scott / Missile Defense Agency / Département de la Défense des États-Unis.
Lockheed Martin se retrouve au centre du jeu
Parmi les groupes mis à contribution, Lockheed Martin occupe une place de choix. L’entreprise s’est engagée à augmenter la production des intercepteurs THAAD ainsi que celle des intercepteurs du système Patriot (PAC-3).
Le THAAD agit dans la couche haute et vise surtout les missiles balistiques lors de leur phase terminale. Le Patriot, lui, travaille plus près du sol et protège des bases, des infrastructures, des zones sensibles. Les deux constituent ainsi l’ossature de la défense américaine contre les menaces aériennes modernes.
RTX doit faire grossir l’arsenal qui porte déjà une bonne partie de la défense occidentale
L’autre grand nom qui participait à cette réunion et concernée en premier lieu par l’annonce de Washington, c’est RTX Corporation (ex-Raytheon). Le groupe a annoncé plusieurs accords destinés à augmenter la production des missiles majeurs de son catalogue au cours des prochaines années.
Dans la liste, on retrouve l’AIM-120 AMRAAM, le SM-3 Block IB, le SM-3 Block IIA, le SM-6 et le très célèbre Tomahawk.
Chacun de ces systèmes joue un rôle précis dans l’arsenal américain :
l’AMRAAM est un missile air-air avancé à moyenne portée qui équipe une grande partie des avions de chasse occidentaux,
les SM-3 participent à la défense antimissile navale,
le SM-6 est axé lutte antiaérienne à longue portée
le Tomahawk est l’un des missiles de croisière les plus connus au monde et permet de frapper des cibles terrestres à très longue distance.
Le vrai sujet, ce sont les stocks
Officiellement, Donald Trump a balayé les informations affirmant que certaines opérations militaires récentes risquaient d’épuiser les stocks de missiles américains. Officieusement, si l’administration passe autant de temps à parler de montée en cadence, c’est bien que le sujet des réserves est devenu sensible.
Bien entendu, tout est classé « secret défense » sur l’état exact du stock de l’Oncle Sam mais il est évident que le pays craint de se retrouver à court de munitions face à l’actualité internationale.
L’annonce est sans doute « choc » et probablement irréaliste dans l’immédiat mais il reste qu’elle traduit une impulsion souhaitée par Washington pour remobiliser toute la chaîne de production autour des si précieux missiles.
Principaux missiles de l’arsenal des États-Unis en 2026
Missiles stratégiques et air-sol
Missile
Constructeur principal
Rôle principal
État des stocks 2026 (estimation)
Notes
Tomahawk (Block V)
RTX (Raytheon)
Missile de croisière naval / frappe sol-sol
~3 600 à 4 000 unités
Stocks en diminution ; objectif de production supérieur à 1 000 par an
JASSM-ER (AGM-158)
Lockheed Martin
Missile air-sol longue portée
Faible
Achat FY26 : 389 unités ; production en hausse
LRASM (AGM-158C)
Lockheed Martin
Missile anti-navire furtif
Très faible
Partage certaines lignes avec le JASSM ; stocks sous tension
ATACMS
Lockheed Martin
Missile balistique tactique sol-sol
Bas
Les livraisons à l’Ukraine ont réduit les stocks ; production limitée
Missiles anti-aériens et intercepteurs
Missile
Constructeur principal
Rôle principal
État des stocks 2026 (estimation)
Notes
PAC-3 MSE
Lockheed Martin
Intercepteur Patriot (AA / ABM)
~1 000 à 2 000 unités
Production 2025 : 600 ; objectif 2 000 par an dès 2026
SM-6 (ERAM)
RTX (Raytheon)
Missile naval multi-rôle
~1 500 à 2 000 unités
Production environ 500 par an ; cadence en hausse
THAAD
Lockheed Martin
Intercepteur haute altitude
~534 unités fin 2025
Production cible 400 par an ; déficit possible jusqu’en 2027
Sources :
Fox News, Trump Says Defense Giants to Quadruple Production of ‘Exquisite-Class’ Weapons After White House Meeting (3 mars 2026),
article d’actualité rapportant les déclarations de Donald Trump sur l’augmentation rapide de la production de systèmes d’armes avancés aux États-Unis, à la suite d’une réunion avec plusieurs grands groupes de défense, dans un contexte de tensions géopolitiques et de renforcement des capacités industrielles militaires.
Lockheed Martin, THAAD – Terminal High Altitude Area Defense (consulté en 2026),
page officielle présentant le système antimissile THAAD, conçu pour intercepter des missiles balistiques à haute altitude, avec des informations sur son fonctionnement, ses capacités opérationnelles et son déploiement au sein de plusieurs forces armées alliées.
AeroContact, Missile AMRAAM (consulté en 2026),
fiche technique décrivant le missile air-air AIM-120 AMRAAM, ses caractéristiques principales, ses performances en combat aérien et son rôle central dans l’armement des avions de chasse occidentaux.
MWC 2026 : Robot humanoïde, smartphone avec un bras articulé… Honor nourrit à son tour des ambitions dans la robotique
L’entreprise chinoise a présenté un prototype de robot humanoïde conçu à 100% en interne, destiné à des applications grand public. Elle a aussi dévoilé le Robot Phone, un smartphone doté d’un bras articulé avec caméra intégrée, capable de suivre un objet ou une personne en mouvement et offrant une stabilité hors pair. Au-delà des effets d’annonce, Honor devra redoubler d’efforts pour espérer se mesurer à ses concurrents, en particulier Xiaomi.
Le robot humanoïde d'Honor, pour l'heure au stade de prototype.
Un petit tour, des pas de danse, un backflip et puis s’en va. A l’occasion du Mobile WorldCongress (MWC), Honor a levé le voile sur son premier robot humanoïde. Un système qui n’en est qu’au stade de prototype, mais qui témoigne des efforts de l’entreprise chinoise pour s’étendre au-delà des smartphones, PC et objets connectés.
Un robot qui peut atteindre les 7 mètres par seconde
Le robot humanoïde s’adresse au grand public, avec trois principaux cas d’usage : l’assistance shopping, l’inspection dans des espaces professionnels et “l’accompagnement”. La direction marketing nous a également fait part de possibles utilisations pour les tâches ménagères et dans la surveillance. Intégralement conçu en interne, il peut atteindre une vitesse maximale de 7 mètres par seconde (25 km/h). Aucune information supplémentaire sur les spécificités techniques et capacités d’IA de ce robot n’a été communiquée. Pas de détails, non plus, sur une éventuelle date de commercialisation.
En parallèle, Honor a présenté son “Robot Phone”, un smartphone doté d’un bras articulé – et repliable – sur lequel est intégrée une caméra avec un capteur de 200 mégapixels. Pour faire tenir ce système sur l’appareil, l’entreprise chinoise explique avoir conçu un micromoteur 70% plus petit que ce qui se fait dans le secteur. Ceci permet d’actionner un système à quatre degrés de liberté (ou mouvements indépendants), offrant ainsi une stabilisation à trois axes.
Le Robot Phone devrait être commercialisé dès cette année
Le Robot Phone a clairement été pensé comme une alternative aux stabilisateurs vidéo, tels que les appareils de la gamme Osmo de DJI. Il est doté d’une fonctionnalité permettant de suivre un objet ou un humain en mouvement et prend en charge des appels vidéo à 360 degrés. La commercialisation du Robot Phone est prévue dès le deuxième semestre, dans un premier temps en Chine.
YB
Le Robot Phone Honor, dont la commercialisation doit débuter cette année.
Pour se démarquer dans la robotique humanoïde, Honor mise sur son expérience acquise avec d’autres produits. “Contrairement aux entreprises de robotique traditionnelles, Honor bénéficie d’une connaissance approfondie des utilisateurs, obtenue grâce à ses smartphones et objets connectés”, explique l’entreprise dans un communiqué. Mais rien n’est joué : en dehors des montres et bracelets connectés, qui pourraient permettre à Honor d’avoir une expertise relative dans la gestion des capteurs, la robotique humanoïde reste radicalement différente.
Un pari risqué
Surtout, Honor devra réussir à se différencier de sociétés déjà bien implantées dans le secteur. En dehors des chinois Unitree et AgiBot, qui ont livré chacun plus de 5 000 exemplaires en 2025, le concurrent le plus direct pour Honor sur ce segment n’est autre que Xiaomi. Ce dernier a dévoilé dès 2022 CyberOne, un robot humanoïde doté de 21 articulations capable de reconnaître les émotions et les bruits dans son environnement, et travaille sur le robot quadrupède CyberDog.
En l’espace de trois mois, Xiaomi a sorti MiMo-Embodied, un modèle vision-langage pour la robotique et la conduite autonome, puis Robotics-0, capable de convertir les données en actions concrètes. Sur le Robot Phone en revanche, Honor pourrait avoir une réelle carte à jouer, étant donné qu’il s’agit du premier smartphone du genre.
Yoann Bourgin, Journaliste Robotique et mobilités autonomes
6 mars 2026
GUERRE MONDIALE
AVEC L’IRAN !
« Un lapin intelligent a 3 terriers ! Leçon de survie dans un monde incertain »
On ne présente plus Ray Dalio, qui est le Warren Buffett des obligations et le fondateur du plus grand fonds obligataire de la planète.
Voici ce qu’il dit dans son dernier message où il partage ses grandes réflexions qu’il appelle « principe ». C’est un mot assez juste.
« Comme vous le savez sans doute, j’ai tendance à raisonner en termes de principes intemporels et universels, tirés de l’expérience d’événements similaires qui se sont répétés à maintes reprises. Je ne peux m’empêcher de considérer la plupart des choses comme des situations similaires, et ces principes comme utiles pour y faire face. La situation actuelle me rappelle ce principe, et je le partage donc en espérant qu’il vous sera utile.
Principe : « un lapin intelligent a trois terriers. »
C’est un vieux proverbe que j’ai appris à Hong Kong, qui signifie que n’importe quel endroit peut devenir dangereux et que la possibilité de se réfugier ailleurs est inestimable. C’est une leçon de l’histoire qui a peut-être été oubliée par ceux qui n’ont jamais connu cette situation. En réalité, au cours des 200 dernières années, environ 85 % des pays ont connu des situations si critiques que de nombreuses personnes ont dû fuir. Plus précisément, sur environ 195 pays aujourd’hui, au cours des 200 dernières années, entre 160 et 175 ont connu au moins une période de forte mobilisation de leur population en raison de la guerre, de persécutions, de famines ou de l’effondrement de l’État. L’histoire a montré que le Grand Cycle est parfois alimenté par les cinq grandes forces, engendrant des périodes de troubles, comme cela semble être le cas actuellement. Quoi qu’il en soit, il serait naïf de ne pas envisager cette éventualité et de ne pas s’y préparer.
Quand je pense à investir, je pense à l’usage que vous faites de votre argent. Nous sommes sans doute d’accord pour dire que, avant tout, il sert à assurer votre sécurité et celle de vos proches. J’ai constaté que notre perception des guerres et des investissements dans ce contexte dépend de notre proximité avec le conflit. Si vous êtes directement touché par une guerre (civile ou internationale), votre perspective est très différente de celle d’une personne extérieure au conflit, qui se préoccupe du rendement de ses investissements. L’histoire a démontré que, en temps de guerre, le meilleur investissement consiste à se constituer des refuges sûrs et bien approvisionnés, et que notre meilleur atout reste notre capital humain.
Au Liban le peuple en fuite.
Lorsqu’il y a la guerre, et ne faisons pas de politique quelques instants, nous connaissons les victimes, les populations civiles. C’est la fuite sans rien ou avec si peu, c’est les longues cohortes de réfugiés qui s’entassent dans des camps de fortune, des camps sans vie mais de survie. C’est les exodes, la violence, la soumission généralement à la loi des plus forts qui font la loi dans les camps et sur les routes. Gangs, voleurs, pillards et violeurs. Aujourd’hui, hier, ou demain… rien ne change.
Pour s’en sortir, il faut généralement savoir anticiper, voir les risques et s’y préparer à l’avance.
C’est cela que signifie l’expression un lapin intelligent a 3 terriers.
Vous me direz mais comment faire pour avoir trois maisons dans trois pays différents, moi qui ne roule pas sur l’or ?
Il y a plein de moyens d’avoir 3 terriers, et n’oubliez pas que c’est une analogie.
N’oubliez pas non plus mon concept PEL, patrimoine, emploi et localisation. Comment utilisez vous votre capital financier, comment développez-vous votre capital professionnel et votre employabilité, comment gérez vous votre localisation ?
Alors comment avoir trois terriers ?
Le premier c’est votre logement actuel. Le second peut-être votre maison familiale. Peut-être un jour une résidence secondaire ici ou ailleurs. Vous pouvez me dire que vous n’avez pas les moyens. Cela peut aussi être un camping-car pour les vacances qui se transforme en terrier roulant en cas de problème. Ray Dalio n’a jamais dit que les terriers se devaient d’être fixes. Vous me direz je n’ai pas de sous pour un camping-car… achetez une caravane d’occasion, c’est nettement moins cher. Pas de sous pour une caravane ? Une tente quechua cela fonctionne aussi même si c’est moins confortable sur la durée qu’une roulote.
Ne partez pas du principe que tout se passera toujours bien.
Cela angoisse les gens qui préfèrent ne jamais imaginer le pire.
La bonne manière de faire est d’envisager le pire, de mettre en place des solutions et de refermer le dossier. Aucune angoisse. Pas d’anxiété. Vous êtes prêts.
De la guerre au aléas climatique, vous pouvez « partir » ailleurs le temps que la situation redevienne normale.
Vous pouvez avec compétence aller refaire votre vie ailleurs.
Vous pouvez avec votre or physique investir et recréer une vie ailleurs.
Il existe quantité de manière de vous créer des plan B et d’autres terriers. Vous pouvez raisonner à votre échelle ou à celle de votre famille élargie, vous pouvez vous former, bref, n’attendez rien de l’état.
Pas parce que l’Etat ne serait qu’un monstre méchant qui veut votre mal mais tout simplement parce que l’état ne peut pas matériellement aller chercher nos 400 000 concitoyens coincés dans les pays du Golfe. Parce que l’état libanais ne peut pas gérer l’évacuation des 700 000 habitants de la banlieue sud de Beyrouth.
Quand les grands vents de l’histoire soufflent, il n’y a plus d’état providence, il n’y a que la providence divine et celle de Dieu. Lorsque les grands vents de l’histoires soufflent, il y a les lapins intelligents et les autres. Ce n’est pas un jugement, ce n’est pas une accusation, ce n’est pas de la morale. C’est les faits. Froids. Violents. La réalité. Brute.
Soyez des lapins intelligents. Préparez vos terriers, qu’ils soient professionnels face à l’IA qui arrive, ou qu’ils soient patrimoniaux, ou encore de localisation, mais préparez-vous.
La situation étant très volatile cela peut changer en un clin d’œil, mais pour le moment la situation ne semble pas critique. Tout peut changer très vite et il faut surveiller la situation comme le lait sur le feu. Ceux qui veulent en savoir plus peuvents’abonner à la Lettre STRATEGIES tous les renseignement sont ici !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. Tout ce que nous ne sommes pas ! »
Notre grand timonier, Mozart de la finance exsangue nous a gratifiés d’un discours devant un sous-marin nucléaire nous expliquant que « pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant ».
Cette vision me pose plusieurs problèmes majeurs.
Il n’y a aucun rapport entre la liberté et la peur que l’on inspire aux autres.
Pour être libre il faut d’abord être souverain.
Pour être souverain il faut être indépendant.
Pour être indépendant il faut être capable de financer son train de vie, il faut être capable d’assurer tous ses besoins fondamentaux, et éventuellement il faut effectivement être capables de se défendre.
Pour être souverain et donc libre, il ne faut pas être craint, il faut avoir les attributs de notre souveraineté.
Il faut pouvoir battre monnaie, il faut pouvoir édicter nos lois et les faire appliquer (justice et police) et enfin il faut pouvoir décider de la paix et de la guerre.
Pour être souverain, il ne faut pas crouler sous 3 500 milliards d’euros de dettes et être soumis aux créanciers de notre pays.
Pour être libre il faut d’abord vouloir être libre et ne pas transférer tous les instruments de notre indépendance aux autres.
Pour être libre il faut être capable de produire ses masques en cas de pandémie ou sa nourriture en cas de famine. Les accords de libre-échange aboutissent à l’inverse et détruisent nos indépendances pour créer nos dépendances.
Pour être libre il faut avoir le sens de la nation et du pays seul échelon où la démocratie réelle peut s’exprimer.
Pour être libre il ne faut pas être craint.
Ce sont les dictateurs qui se font craindre.
Les leaders, eux, entraînent et suscitent l’adhésion.
Alors Macron se trompe comme à chaque fois.
Il veut faire peur, mais la France n’a pas à faire peur. La grandeur de la France n’est pas de faire peur aux autres.
Macron est à la tête d’un pays impuissant car il a organisé nos impuissances depuis 10 ans. Il a désarmé le pays en tout, sur tout, et dans tous les domaines.
Il ne lui reste que ses bombinettes dont il est à souhaiter que nous ne les utilisions jamais.
Il peut en augmenter le nombre (sans en donner désormais le chiffre )… cela ne sert à rien. Encore faut-il pouvoir les lancer.
Soit X sous-marin contenant y missiles = le nombre de bombinettes auquel on peut ajouter le nombre d’avion Z emportant 1 missile = le 2ème nombre de bombinettes. Tout ceci est ridicule. Secret de polichinelle pour stratège ligne Maginot de la dissuasion pensant « ambiguïté stratégique » d’école primaire et pas d’école de guerre. Mais qui a pu souffler une telle idée indigente à notre président ?
Une véritable annonce aurait été de nous dire que l’on allait créer une nouvelle composante avec par exemple des gros missiles montés sur des gros camions qui peuvent se déplacer et que l’on peut cacher plus facilement que les silos fixes de notre ancien plateau d’Albion.
Quant à la dissuasion avancée il faut la comprendre dans le sens ou elle n’était pas très dissuasive !
Soit un rafale dont l’autonomie en vol ne dépasse pas les 1 700 kilomètres sans ravitaillement et un missile nucléaire qui peut faire 500 km quand il est lancé et vous pouvez au mieux aller à 1 700 + 500 = 2 200 kilomètres.
Manque de pot, Paris-Moscou c’est 2 461 km de distance, quant au reste de la Russie il est hors de portée de nos avions porteurs de nos bombinettes nucléaires. D’où l’idée géniale de la dissuasion avancée qui consiste à avancer nos avions plus près de la Russie pour la menacer plus profondément et sur une portion plus large de son territoire. Pas sûr que cela amuse beaucoup Poutine. Cela fait furieusement penser à la crise des euromissiles ou nous les américains avaient déployé en Allemagne des missiles nucléaires Pershing pour répondre à la menace des SS20 soviétiques.
La grandeur de la France c’est d’être sage.
Alors je préfère cette idée à celle de Macron.
La sagesse c’est d’être fort et la force, c’est d’être sage.
Oui nous devons pouvoir nous défendre. Nous devons pouvoir dissuader. Mais la puissance ne s’exprime jamais uniquement par la force brute. La véritable puissance, le véritable art de la guerre, comme l’enseigne Sun Tzu c’est de gagner des guerres sans même avoir livrer de bataille.
La sagesse c’est d’être fort et la force, c’est d’être sage.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Le Liban va-t-il se débarrasser définitivement du Hezbollah ?
Le Hezbollah n’est pas arrivé au hasard et son histoire remonte à loin comme celle des problèmes du Liban, un pays magnifique, avec un peuple extraordinaire, un peuple intelligent, intellectuel et commerçant, le Liban c’était la Suisse du Moyen-Orient. Mais ça c’était avant les drames du Liban.
Le Hezbollah est fondé à la suite de l’invasion israélienne du Liban en 1982 pendant la guerre du Liban, il ne se révèle publiquement qu’en février 1985. Il se présente alors comme un groupe de résistance contre l’occupation israélienne du Sud-Liban.
Durant cette période, il multiplie les prises d’otages et les attentats, notamment contre les États-Unis, l’Union soviétique, l’Arabie saoudite et la France, dans le but de faire pression pour que les forces armées des puissances étrangères (qui soutiennent également Saddam Hussein contre l’Iran) quittent le Liban.
Le Hezbollah a toujours été très puissant face à un Etat libanais très faible. Toujours très faible. Le Hezbollah c’est un autre état au Liban.
L’Etat libanais a donc toujours du composer avec ce mouvement qui a fait de sa résistance à Israël son but existentiel.
Depuis les attentats du 7 octobre, la décision a été prise en Israël de supprimer toutes les menaces. Je ne vous dis pas que c’est bien ou pas, ce n’est pas mon sujet, je vous livre une analyse de ce qu’il se passe et de ce qu’il va continuer à se passer, et le Hezbollah sera réduit en miette de même que le Sud Liban et la partie de Beyrouth occupée par ce mouvement.
Le signe le plus important, c’est que c’est la première fois depuis 1982 que l’Etat libanais, lui aussi, ose s’en prendre au Hezbollah. Cela ne s’est jamais produit.
La conclusion est simple.
Israël va détruire le Hezbollah quoi qu’il en coûte et ce sera sans doute terrible pour les Libanais.
… Et l’Etat libanais pour sauver ce qui peut l’être vient de faire le choix de soutenir Israël, et d’en finir avec le Hezbollah.
Ce qui se passe est aussi historique que terrifiant pour le Liban et tous les pauvres gens sur les routes.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
ALERTE INFO : L'ARMÉE ISRAELIENNE ORDONNE L'ÉVACUATION DE QUASIMENT TOUTE LA BANLIEUE SUD DE BEYROUTH !
5 mars 2026
« Guerre. L’Iran s’épuise sous les coups de boutoir américano-israéliens »
A tous les utilisateurs d’Avast, forcez l’accès au site, il n’y a aucun danger, c’est l’antivirus qui fait du zèle !
Ceci étant dit revenons à nos moutons iraniens.
Sous les frappes américaines et israéliennes, il y a un épuisement palpable des capacités militaires iraniennes. Je crois qu’on ne se rend pas compte de la puissance de feu qui est engagée contre l’Iran, contre ses capacités militaires, contre ses dirigeants, contre ses centres de commandement. C’est une guerre d’annihilation totale.
Mais cette affirmation ne vaut pas argumentation. Alors posons les chiffres.
Frappes de missiles balistiques :
Jour 1 — 350
Jour 2 — 175
Jour 3 — 120
Jour 4 — 50
Jour 5 — 40
Frappes de drones :
Jour 1 — 294
Jour 2 — 541
Jour 3 — 200
Jour 4 — 85
Jour 5 — 45
Bien évidemment quand on est sous les bombes prendre 45 drones ou 40 missiles c’est toujours trop, mais l’on voit bien la tendance. Elle est très significativement à la baisse et tend vers 0. Certains diront que l’Iran va essayer de faire durer, qu’il a une stratégie, que c’est pour économiser ses armes, que c’est pour négocier que, que… que rien du tout.
L’Iran est exsangue militairement. L’Iran n’est plus dirigé. L’Iran n’a plus de chaîne de commandement. L’Iran n’aura même pas le temps de se faire aider ni par la Chine, ni par la Russie qui a d’ailleurs décliné les demandes de soutien… il faut dire qu’ils sont un peu occupés en Ukraine.
L’Iran a déjà perdu la guerre et avec très peu de pertes côté israélo-américain.
La seule question qui reste en suspens est de savoir si le régime iranien, si la mollarchie va perdre le pouvoir comme un fruit mur ou pas.
Pour le moment et à ce stade, nous sommes sur une troisième guerre du Golfe, et pas sur une troisième guerre mondiale. La situation étant très volatile cela peut changer en un clin d’œil, mais pour le moment la situation ne semble pas critique. Tout peut changer très vite et il faut surveiller la situation comme le lait sur le feu. Ceux qui veulent en savoir plus peuvents’abonner à la Lettre STRATEGIES tous les renseignement sont ici !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Le coût de la guerre en Iran ? Déjà 2 milliards de $ pour les USA
La guerre cela coûte cher, et quand on envoie notre porte-avions le Charles de Gaulle, avec son équipage larguer des bombes et tirer des missiles cela nous coûtera cher aussi.
Côté américain, les coûts directs de la guerre sont déjà de l’ordre de 2 milliards de dollars, on va dire au moins 500 millions de $ chaque jour. Plus la guerre dure, plus cela coûtera cher aux Américains.
Trois avions de chasse F-15E Strike Eagle ont également été abattus au Koweït dimanche, a confirmé le CENTCOM, ce qui coûte à l’armée américaine au minimum près de 300 millions de dollars, chaque avion coûtant environ 90 millions de dollars.
Pour le magazine Forbes (source ici), la guerre pourrait même coûter jusqu’à 100 milliards de dollars.
Les guerres de Bush junior ont été estimées à plus de 4 000 milliards de dollars de coût total par certains économistes américains, certaines estimations allant jusqu’à 6 000 milliards de dollars.
Les guerres coûtent toujours très cher, et quand cela coûte cher, cela dégrade les finances publiques, et quand les finances publiques se dégradent, cela termine toujours par un problème monétaire et d’inflation.
Il n’y a pas mieux que les guerres pour ruiner les nations.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Les images du navire iranien torpillé par un sous marin américain
Au-delà des images, deux questions n’ont pas été posées suite à l’attaque du navire iranien par la marine américaine.
Mais que faisait ce sous-marin à cet endroit ?
Mais que faisait cette frégate iranienne à cet endroit ?
Quand on regarde la carte du monde…
On peut raisonnablement penser que le groupe aéronaval américain ne va pas aller s’embourber et se mettre à portée des armes iraniennes dans les eaux du Golfe persique.
On peut raisonnablement penser que le porte-avion américain navigue plutôt dans cette zone éloignée de l’Iran entre le Golfe, la base de Diego Garcia et le sud de l’Inde.
On peut raisonnablement penser que ce sous-marin fait partie de l’escorte du groupe aéronaval.
On peut raisonnablement penser que la frégate iranienne cherchait à connaître la position du porte-avions américain qui est une cible de choix pour les Iraniens.
On peut raisonnablement penser que la marine américaine n’allait pas le laisser s’approcher ou transmettre l’éventuelle position du porte-avions.
L’or monte dans la lignée de l’escalade au Moyen-Orient mais ne flambe pas. Le métal jaune joue son rôle de valeur refuge, mais il n’est pas le seul. Le dollar a aussi regagné du galon après la démonstration américaine. Voici le résumé de cette émission écorama d’hier.
L’or est bien monté comme il fallait dépassant même les 5 400 $ l’once retournant brièvement presque sur ses plus hauts avant de baisser rapidement.
Que s’est-il passé ?
Plusieurs facteurs pour expliquer ces mouvements.
1/ L’or était déjà haut avec un potentiel de hausse somme toute limité. Les investisseurs préfèrent donc le dollar comme valeur refuge qui, lui, était largement sous-évalué et faible par rapport aux autres monnaies.
2/ Lorsque les marchés baissent, souvent, il y a des appels de marge et la nécessité de compenser des pertes. Il y a donc des prises de bénéfices très classiques sur l’or quand il a beaucoup monté pour compenser les pertes ou faire face aux appels de marges.
Ce que je n’ai pas eu le temps de dire en revanche c’est que le potentiel de l’or, reste intact et que nous sommes face à un repli de très court terme qui est presque juste « technique ». Si la guerre dure, l’or repartira à la hausse en raison des craintes d’aggravation du conflit et des menaces d’inflation liées à un choc pétrolier et gazier.
Si la guerre cesse, la Chine et la Russie continueront leurs achats d’or pour faire émerger un nouveau système monétaire.
Si le conflit s’étend et devient une 3ème guerre mondiale, il ne restera plus que l’or à un moment.
Dans tous les cas, avoir de l’or dans son patrimoine est une bonne idée à des fins de couverture.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Israël bombarde le conseil chargé d’élire le nouvel Ayatollah
Cette analyse sur la puissance militaire israélo-américaine et sur l’efficacité du renseignement est assez juste.
La robustesse du système de riposte iranien est également bien réel, et il est fort probable que la Chine et la Russie envoient et partagent du renseignement avec l’Iran.
Le risque principal pour les États-Unis si le régime ne tombe pas de lui-même c’est que la Chine dispose du temps nécessaire pour armer et approvisionner l’Iran lui permettant de faire durer les hostilités.
Ce risque semble tout de même relativement limité tant la suprématie aérienne permet à Israël et aux Américains de bombarder sans répit les installations iraniennes désorganisant aussi bien les chaînes de commandements que les chaînes logistiques.
Il va y avoir encore quelques jours difficiles, mais l’on devrait constater rapidement (d’ici 72 heures) une baisse rapide des capacités de ripostes iraniennes sinon c’est que quelque chose de majeur aurait échappé aux renseignements US.
AGENCY PRESS INTERNATIONAL - DIACONESCO.TV - NICE 2024 -
Chères Niçoises, chers Niçois,
À Nice, la circulation et le stationnement sont devenus un véritable casse-tête.
8 Niçois sur 10 jugent aujourd’hui la politique de mobilité insatisfaisante et pénalisante pour le commerce local. Notre ville est désormais la 5ᵉ ville de France la plus embouteillée : chaque Niçois perd en moyenne 81 heures par an dans les bouchons, soit près de 3 jours et 9 heures de sa vie ! Et aux heures de pointe, près de 20 % de la circulation est constituée d’automobilistes qui cherchent simplement une place pour se garer.
Le stationnement est devenu rare, complexe et coûteux. Les deux-roues explosent en nombre, mais les emplacements adaptés restent largement insuffisants. Commerçants, artisans, familles, actifs : tous subissent les conséquences d’une politique trop souvent dogmatique, qui a opposé les modes de transport au lieu de les organiser intelligemment. Nous refusons cette approche.
Une grande ville doit permettre à chacun de se déplacer efficacement, quel que soit son mode de transport. Elle ne doit pas opposer les automobilistes aux piétons, ni les deux-roues aux riverains.
Nous voulons une ville plus fluide, plus respirable et plus équitable. Débloquer Nice, c’est rendre du temps de vie et du pouvoir d’achat aux Niçois. Voici nos grandes propositions.
Pour le stationnement :
Instaurer deux heures de stationnement gratuit en voirie et élargir les horaires de stationnement (payant jusqu’à 19h au lieu de 20h)
Créer plusieurs milliers de places de stationnement pour les voitures et 8000 places pour les deux-roues
Créer des places de stationnement dédiées devant les maisons de santé pluridisciplinaires et étendre la gratuité du stationnement pour les soignants à domicile
Pour la circulation :
Supprimer le péage autoroutier de Saint-Isidore sur l’A8
Réaliser un accès direct au quartier de La Baronne depuis la RM 202 bis, raccorder la RM 202 bis (sens Carros–Nice) et la Voie Mathis à l’A8
Pour les transports en commun :
Retour du carnet “10 trajets à 10 euros”
Redéfinir la desserte de l’ensemble du collinaire et rénover les voiries collinaires
Prolonger la ligne du tramwayjusqu’à l’Ariane
Transformer la ligne des Chemins de fer de Provence en RER
Lancer l’étude de création d’une navette maritime Nice–Monaco
Remettre Nice en mouvement, c’est remettre la ville au service de ceux qui y vivent, y travaillent et y circulent chaque jour.
La bonne idée : création d'une plateforme de mise en relation de propriétaires de garages et automobilistes !
Dans une logique de bon sens, nous agirons aussi pour mieux utiliser l’existant. Chaque jour, des milliers de places de stationnement privées restent inoccupées à Nice, notamment celles des actifs absents en journée.
Nous lancerons une plateforme de mise en relation permettant aux propriétaires de louer leur place durant leurs heures d’absence à des usagers venant travailler, déjeuner ou faire leurs achats en ville. Inspiré de l’économie collaborative, ce dispositif proposera un tarif simple et attractif, nettement inférieur aux parkings traditionnels, tout en offrant un revenu complémentaire aux propriétaires.
Une solution gagnant-gagnant pour fluidifier le stationnement sans bétonner davantage notre ville.
Nos propositions circulation et stationnement dansNice Matin
Alors que les États-Unis ont formulé des exigences strictes lors d’une série cruciale de négociations nucléaires avec l’Iran à Genève et ont envoyé davantage d’avions et de navires de guerre dans la région jeudi, accentuant la pression sur Téhéran alors que les négociateurs s’efforcent de conclure un accord susceptible d’éviter une attaque américaine.
Lors des pourparlers qui se déroulaient jeudi à Genève, les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont déclaré que l’Iran devait détruire ses trois principaux sites nucléaires (Fordow, Natanz et Ispahan).
Mais ce n’est pas tout. L’Iran doit livrer tout son uranium enrichi restant aux États-Unis.
Mais ce n’est pas tout. Les Américains demandent également que tout accord nucléaire soit permanent et non caduc, contrairement à l’accord négocié sous l’administration Obama, dont les restrictions ont été progressivement levées et que les Républicains ont longtemps jugé trop laxiste. Le président Trump s’est retiré de cet accord, le Plan d’action global commun (JCPOA), dès son premier mandat, et a rétabli de sévères sanctions contre l’Iran.
L’Iran a rejeté l’idée de mettre fin à l’enrichissement d’uranium, de démanteler ses installations nucléaires ou de transférer ses stocks d’uranium à l’étranger, ainsi que des restrictions permanentes, ont indiqué les médias d’État iraniens et des personnes proches des négociations.
Les deux parties ont continué à discuter jusque tard dans la soirée.
Trump a menacé de prendre des mesures militaires si aucun accord n’est conclu et a continué à déployer des forces de combat dans la région en prévision d’une frappe.
Au moment où je termine ces quelques lignes de synthèse, Israël a bombardé des sites du Hezbollah au Liban, notamment, un site de stockage de nombreuses roquettes et vu l’explosion, il ne devait pas y en avoir 2.
Cela ressemble à une frappe préventive avant une attaque de grande envergure sur l’Iran.
Accrochez vos ceintures, et faites le plein de vos voitures !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Iran. 3ème guerre du Golfe ou début de la 3ème guerre mondiale ?»
C’est une analyse plutôt passée sous silence, mais l’un des mobiles principaux de l’attaque sur l’Iran est de mettre fin au régime actuel la « Mollarchie », et cela s’accompagne évidemment de la fin d’une idéologie islamiste et fondamentaliste qui essaime dans le monde depuis 47 ans. Une idéologie utilisée par l’occident suivant la doctrine « l’islamisme plutôt que le communisme » quand il fallait endiguer l’expansionnisme de l’URSS.
Les Etats-Unis de Donald Trump veulent refermer définitivement un cycle de 47 ans.
Reste à savoir si cette stratégie fonctionnera, si le régime chutera sous les bombes israélo-américaines, achevé par une population qui semble détester la théocratie dont la répression a été d’une violence inouïe ces dernières semaines.
En disant cela je ne justifie rien ni dans un sens ni dans l’autre. J’analyse juste un mobile qui, je pense, passe devant l’énergie et le pétrole, et est sans doute aussi importante que le souhait d’empêcher à tout prix l’Iran de détenir une arme atomique et des missiles balistiques.
Vous avez vu les dégâts que les missiles iraniens peuvent provoquer sur Israël dont la géographie est très petite. Les missiles balistiques iraniens même sans nucléaire représentent désormais une menace presque existentielle pour l’Etat hébreux.
Là encore je ne suis pas en train de dire c’est bien ou c’est mal, je suis pour ou contre. Je dis que pour ceux qui comprennent la psychologie militaire israélienne, il est évident qu’ils n’accepteront jamais de pouvoir se retrouver bombardés de manière massive par l’Iran et donc, inévitablement supprimeront cette menace d’une manière définitive.
Reste à savoir, si ce conflit, cette deuxième phase sera une 3ème guerre du Golfe ou si nous vivons les débuts de la 3ème guerre mondiale.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
L’OPEP augmente la production de pétrole pour limiter la hausse des cours
Lundi le marché du pétrole devrait ouvrir largement à la hausse et il est peu probable qu’il baisse significativement, mais avec cette annonce de l’OPEP qui indique augmenter sa production, la flambée des prix devrait être relativement limitée et sans doute pas catastrophique.
La hausse des cours s’amplifiera si le conflit dure, se régionalise et que le blocage du détroit d’Ormuz perdure suffisamment longtemps pour perturber significativement les chaînes d’approvisionnement.
L'Arabie saoudite, la Russie et six autres membres de l'OPEP + ont augmenté leurs quotas de production de pétrole de 206.000 barils par jour pour le mois d'avril, un volume supérieur aux anticipations.
Dès janvier la France frappe fort… le 6 de ce mois MACRON organise un grand sommet pour l’Ukraine avec l’ensemble de la coalisation des volontaires européens. A savoir une trentaine de chefs d’État et de gouvernement, ainsi que les dirigeants de l’Otan, alliés de Kiev qui se retrouvent à Paris, avec et pour la première fois, les représentants américains Steve Witkoff et Jared Kushner. En amont du sommet, Emmanuel MACRON déjeune avec « son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ».
Pendant ce temps dans la France réelle, celle qui travaille, les agriculteurs bloquent les routes, l’autoroute A64 fermée, 93 actions, 4000 agriculteurs disent « MACRON tu nous tues ». En France, les agriculteurs vendent leurs tracteurs pour survivre, ils perdent leur maison, 12 millions de personnes crèvent de faim alors qu’au palais de l’Elysée c’est flash, caméras, sourires, champagne et caviar. Une honte absolue !
La coalisation des volontaires pour l’Ukraine… un spectacle où MACRON président de la France, se montre comme un leader, un héros. Les français qui appellent au secours, MACRON ne les voie pas, il les méprise.
Ce 6 janvier les dirigeants de la coalisation des volontaires sont là : l’Italie, l’Allemagne, la Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie… les Pays Balte, les pays scandinaves, Belgique, Royaume Uni qui bien qu’ayant quitté l’UE est l’un des principaux fournisseurs d’armes à l’Ukraine, avec en vedettes américaines et pour la première fois Steve Witkoff et Jared Kushner. Le ministre des affaires Etrangères d’Ukraine Andrii Sybiha est présent. Vous savez, celui qui disait récemment : « Une journée s’est déjà écoulée, et la Russie n’a toujours fourni aucune preuve pour ses accusations contre l’Ukraine sur une soi-disant attaque sur la résidence de Poutine ».
A l’Elysée, ils retrouvent le luxe des salons feutrés : lustres en cristal, mobilier national, tableaux du 18ème siècle, tables de banquet préparées avec champagne, bouquets de crustacés, foie gras, le tout arrosé des plus grands crus français. Le tout pour un coût estimé aux alentours de 100 000 € pour une réunion d’une journée qui aurait pu tout aussi bien se faire en Visio. Seulement voilà, en Visio, MACRON n’aurait pas pu trôner en héros. Et qui paie tout ça ? Les contribuables français. Pendant que les agriculteurs attendent affamés dans le gel de l’hiver sur les routes on se goberge à l’Elysée.
Le sujet du jour : soutien à l’Ukraine. La coalition souhaite trouver un terrain d’entente sur cinq points, explique un responsable de l’Élysée : « les modalités de surveillance d’un cessez-le-feu ; le soutien militaire aux forces armées ukrainiennes ; la ‘force de réassurance’ multinationale en Ukraine après la guerre ; les engagements à soutenir Kiev en cas de violation du cessez-le-feu par Moscou ; et les accords de coopération à long terme en matière de défense avec l’Ukraine ». Mais au milieu de tout ça… Quid de la Russie ? Dont ces gens-là semblent avoir oublié jusqu’à l’existence. Parce qu’avant même d’imaginer envoyer une « force de réassurance » encore faudrait-il demander son avis à la Russie, non ?
Aide militaire, financière, diplomatique, unité contre la Russie. Et le pantin de l’état profond de déclarer en parlant de l’Europe de la Défense : « Nous nous sommes renforcés en 2025, nous nous renforcerons encore en 2026 ». MACRON se veut leader militaire de l’Europe. Lui qui n’est plus rien, roi nu dans son pays, à moins de 10 % réels d’opinions favorables. Un pays qui n’a plus d’argent, plus de budget, qui fonctionne qu’avec une « loi spéciale », un parlement paralysé, le sénat pareillement, aucunes lois ne passent, mais pourtant il organise le « sommet Ukraine » alors d’où vient l’argent ? C’est simple, il le prend au peuple français. Vous coupez les dépenses sociales, vous refusez de donner leurs légitimes indemnisations aux agriculteurs pour l’abattage de leurs troupeaux exigé par l’UE (30 % du cheptel doit être abattu pour répondre aux objectifs climat de l’UE !), vous signez le traité du Mercosur qui va finir de les achever et vous pouvez envoyer des milliards à l’Ukraine.
Ainsi, une augmentation de 6,5 milliards d’euros était prévue pour 2026 sur le budget de la Défense : nouvelles armes, nouvelles technologies, modernisation de l’armée… le tout bloqué du fait de la loi spéciale. Pas d’argent ! Mais pourtant par quelle magie MACRON continu-t-il d’envoyer de l’argent à l’Ukraine ? Ce tour de passe-passe s’appelle la « Catégorie politique étrangère ». Le prétexte : « une question de sécurité nationale » qui lui permet d’envoyer de l’argent à blanchir sans approbation parlementaire. La constitution à ce propos est dans le plus grand flou artistique, laissant un vide juridique facilement exploitable sous prétexte d’urgence de la menace russe. Sauf que jamais la Russie n’a menacé la France dont elle a toujours été le plus fidèle allié, pas plus que l’Europe d’ailleurs. Mais qu’à cela ne tienne l’argent file en Ukraine mais dans les poches de qui ? Parce que le peuple ukrainien lui, a l’air aussi mal loti que les français. A côté de MACRON les « valises de billets » de Sarkozy font figure de galéjade.
Mais qu’est-ce la France a concrètement envoyé à l’Ukraine ?
*30 canons Caesar à 5 m€ = 150 000 000 m€
*40 Chars légers ARM10 RC à 2 m = 80 000 000 m€
*500 Missiles de défense aérienne Mistral à 50 000 € = 25 000 000 m€.
*Valeur totale du matériel militaire divers : 1 200 000 000 mds€
*Coût de la formation des soldats ukrainiens en France :
*10 000 soldats ukrainiens formés depuis 2022, soit 10 000 € par personne = 100 000 000 m€.
*Aide financière = 1 500 000 000 mds€ de crédit.
*Aide humanitaire : 500 000 000 m€ (un détail)
En réalité, si l’on ajoute les services « secrets » rendus ça et là (soutien logistique, soutien aux renseignements, militaires et officiers envoyés en tant que « formateurs » pour réaliser des opérations secrètes, souvent des sabotages sur le territoire russe), l’Ukraine a coûté aux contribuables français 3,8 milliards d’euros ! Une gabegie sans fin et qui continue de plus belle en 2026. De quoi discutent-ils ce 6 janvier :
*1 – l’aide militaire… toujours plus d’armes pour l’Ukraine : chars, canons, munitions… la France enverra des canons Caesar. Combien ? Impossible de le savoir. Pourquoi ? Simplement parce que les stocks de la France sont insuffisants.
*2 – L’aide financière… l’économie ukrainienne s’est effondrée, les infrastructures, les industries… en phase d’anéantissement par l’armée russe, des dépenses militaires cyclopéennes. Qui va financer ? L’UE dont la France est contributeur net à compter de 20 %. Par conséquent quand l’UE prétend donner 90 milliards à l’Ukraine, les contribuables français se voient spoliés de 18 milliards qui viennent s’ajouter au 3,8 !
*3 – Les sanctions diplomatiques… De nouveaux paquets de sanctions vont s’abattre sur la Russie : énergie, finance, technologie, tout y passe. Pourtant la Russie continue de vendre du pétrole à la Chine, à l’Inde, à la Turquie. Pour 2025, les revenus pétroliers de la Russie annoncés par l’UE ont atteint 180 milliards de dollars, soit +15 % qu’en 2024. Les sanctions ont obligé la Russie à trouver de nouveaux marchés, à se réorganiser. Ce qu’elle ne peut plus importer, elle le fabrique. Les produits agricoles, les avions, l’industrie, la technologie… désormais tout quasiment affiche « Made in Russie » ! L’Europe des sanctions, elle, agonise. L’Allemagne est en récession, la France expire, ruinée, mais MACRON lui s’en moque. Dans son esprit seuls résonnent les mots « principes », « valeurs », « autocratie ». Détesté au plus haut point par des français qu’il méprise, il joue les matamores de la politique étrangère sans même se rendre compte que la majorité des dirigeants mondiaux le méprisent. En dehors de l’UE – et encore -, il n’est RIEN !
RIEN comme il ne fait RIEN pour la France, pour son peuple dont il est pourtant le président. L’Ukraine ? Les français s’en moquent. Selon un sondage BVA de décembre 2025, 68 % déclarent que la guerre en Ukraine est le cadet de leur souci. Pourtant si, il n’y a pas d’argent pour la France, pour l’Ukraine l’engagement est immédiat, concret : argent, armes… l’Ukraine est la priorité de MACRON, pas l’agriculteur français.
La coalition des volontaires c’est LE grand projet de Macron. L’idée, tous les pays qui veulent soutenir l’Ukraine s’unissent. L’intégralité de l’UE n’y est pas obligée, seulement « ceux qui veulent ». Tout ça parce qu’il y a un réel désaccord au sein de l’UE : la Hongrie est contre et Victor Orban bloque constamment, la Slovaquie reste prudemment en retrait. Robert Fico, son premier ministre, refuse l’envoi d’armes à l’Ukraine. L’Autriche invoque sa neutralité constitutionnelle. Et depuis peu la république Tchèque a fait sédition. Un pays pourtant membre de l’UE et de l’Otan, où a été élu au grand dam du gouvernement français et de Bruxelles qui n’ont pas réussi à l’empêcher, largement en tête des élections législatives avec 34,5 % des voix, Andrej Babiš du parti d’opposition ANO. Une élection qui vient de fait renforcer le camp hostile à l’aide à l’Ukraine en Europe centrale. Ainsi Prague s’oppose ouvertement et pour la première fois à la dominante politique pro-Ukraine de l’Union Européenne. Après avoir promis de mettre fin à tout soutien à l’Ukraine par le budget de l’état tchèque Andrej Babis semble tenir parole. En outre, avant les élections il avait déjà annoncé l’arrêt du programme des munitions préalablement initié et financé par les partenaires étrangers pour soutenir Kiev. Un projet qui jusqu’à présent avait joué un rôle central au sein de l’UE dans le soutien à Kiev dans la mesure où le pays a fourni 1,5 million d’obus d’artillerie à l’Ukraine en 2024, et d’ici fin 2025, il est prévu d’en fournir 1,3 millions supplémentaires. Mais ça les tchèques n’en veulent plus.
Macron c’est du vent, la Grande-Bretagne du flanc
Bien que sortis de l’UE les Anglais sont bien présents. Pourtant, leur système économique est en berne. Le parti Travailliste est arrivé au pouvoir. Keir Starmer est 1er ministre. Leur système de santé s’est effondré avec 7 m de personnes en liste d’attente mais malgré cela, ils envoient de l’argent à l’Ukraine : 3 milliards de Livres en 2025 ! Comme en France et en Allemagne, les problèmes du peuple sont ignorés. Mais qui aide le plus l’Ukraine ?
De février 2022 à décembre 2025 aide totale des USA 85 milliards de dollars, pays de l’UE total 65 milliards de dollars, dont l’Allemagne 18 milliards, Royaume-Uni 12 milliards, France 8 milliards, Pologne 5 milliards. Ces 8 milliards sont la partie émergée de la participation à l’UE à laquelle il faut ajouter les 3,8 milliards d’euros gaspillés inutilement par la France, soit près de 12 milliards qui auraient permis de relancer l’agriculture, l’école, les hôpitaux, l’armée, etc.
Les USA ont fourni une aide phénoménale à l’Ukraine : roquettes Heymars, systèmes de défense aérienne Patriot, 1000 chars M1 Abrams, avions de combat F16, formation des pilotes et des soldats, plus des milliards de dollars de munitions… Une aide quasi intégralement partie en fumée, réduite à l’état de ferraille par l’artillerie russe. La France en face fait figure de nain ridicule.
Que donne ce sommet pour l’Ukraine du mardi 6 janvier ?
Communiqué officiel… «les participants ont pris des engagements forcés et concrets pour l’Ukraine». «2026 sera une année critique». Traduction… on a brassé du vent ! Qu’est-ce qu’un engagement concret ? Pas de chiffres ! Qu’est-ce qu’une année critique ? Pas de détails, juste un cliché. Pourtant MACRON présente tout cela comme un acte héroïque lors de la conférence de presse : la France dirige, l’Europe s’unit, la Russie sera vaincue ! De belles phrases qui n’ont aucun lien avec la réalité.
MACRON c’est la théorie de l’échec permanent : février 2022 il appelle V. Poutine « je vais empêcher la guerre ». Mars 2022 la guerre a commencé et MACRON soutient l’Ukraine. Premier envoi d’armes : 1000 unités de missiles anti-char Milan. Une vieille technologie datant des années 90, pourtant Macron disait «la France est aux côtés de l’Ukraine ». Juin 2022 MACRON a visité Kiev : « l’Ukraine doit devenir membre de l’UE ». Encore une belle promesse vaine puisque l’adhésion à l’UE peut prendre des décennies. Février 2023, MACRON retourne à Kiev : « la France soutiendra l’Ukraine jusqu’au bout ». Jusqu’au bout de quoi exactement ? Et si la guerre dure 10 ans… Grâce à dieu MACRON aura disparu, et où trouvera-t-on le budget pour soutenir un pays mafieux ? En 2024, « les soldats occidentaux peuvent allés en Ukraine », la coalition a reculé et Macron s’est retrouvé seul face à l’ours russe. Néanmoins il poursuit : «je l’ai dit, nous verrons bien les conséquences ». Avril il propose d’envoyer 50 missiles Scalp à l’Ukraine, portée 250 km, pour frapper le territoire russe. Missiles que les Ukrainiens ont utilisés. Vladimir Poutine a réagi : « la France est entrée en guerre ». Mais MACRON reste sourd !
Alors, face à toutes ces rodomontades, quel est l’état de la capacité militaire réelle de la France ? Catastrophique ! Après les largesses politiques il ne reste que 46 canons Caesar en stock. Si l’on en croit le rapport du Sénat réalisé en 2024 sur l’armée française la France peut soutenir une semaine de conflit de haute intensité, ensuite les munitions sont épuisées ! Et lorsqu’on l’on pose la question à des militaires d’active, ceux-ci avouent que pour certaines armes il n’y a qu'à 48 heures de munitions, voire pas du tout. Les chars Leclerc… 200 unités au total dont seulement 150 au mieux sont opérationnelles. Pourquoi ? Pas d’argent, pas de pièces de rechange (fabriquées en Chine ne l’oublions pas) pas de maintenance ! Les Rafale, 102 unités actives dont seuls 60 sont réellement en état de voler. Là encore, un problème de maintenance. La Marine… le seul porte-avion de la France, le Charles-de-Gaulles est en réparation depuis 8 mois aux chantiers navals de Toulon d’où il ne sortira qu’en avril prochain. Alors oui, quand Macron parle de « Défense européenne » c’est ronflant mais dans les faits… c’est du vent.
Pour alimenter l’Ukraine il faudrait produire de nouvelles armes, seulement voilà les usines d’armement ne fonctionnent pas à pleine capacité pourquoi ? Pas de budget, pas de travailleurs, pas de matières premières. Nexter, qui produit les canons Caesar a une capacité de production de 36 canons/an, soit 3 par mois. Que demande l’Ukraine ? 100 canons par mois ! La France n’est pas en capacité de répondre à la demande.
Nexter, Thales, Dassault, tous se plaignent « donnez-nous des commandes nous produirons ». Seulement l’état ne passe pas de commande faute… d’argent. Renforcer l’industrie de défense européenne par une production conjointe ! Seulement voilà l’Allemagne, l’Italie, chaque pays est en concurrence avec ses voisins. Quant au futur avion de combat nouvelle génération FCAS (Future Combat Air System) qui devait être construit en coopération pour 2040 entre la France, l’Allemagne et l’Espagne pour un coût de 100 milliards d’euros il ne verra jamais le jour. La France veut le leadership, l’Allemagne veut spolier Dassault de ses secrets technologiques pour relancer son économie qui est encore entrée en récession de 0,2% en 2025. Alors, à l’habitude des Allemands, ils espèrent piller la France pour mieux se relancer. Trois guerres et les élites françaises n’ont pas encore compris où se trouve les véritables ennemis !
Pourtant, malgré une économie catastrophique l’Allemagne soutient l’Ukraine, pourquoi ? Parce que l’OTAN, les USA font pression et que l’Allemagne ne peut pas dire non.
Si l’on regarde la Pologne, son économie croit de 3,5% en 2025, elle achète 1000 chars K2 à la Corée du Sud, elle renforce son armée, elle achète des roquettes HIMARS, des systèmes Patriot aux USA. Tout ça parce que la Pologne a peur de la Russie. Si l’Ukraine tombe, la Pologne craint de se retrouver en première ligne. Les microscopiques pays baltes, Estonie, Lettonie, Lituanie sont dans la même logique. L’Estonie envoie 1,2% de son PIB à l’Ukraine, la France 0,15% et c’est déjà trop pour un pays qui n’est pas voisin de la Russie et qui n’a strictement rien à craindre. Alors pourquoi ? Simplement pour satisfaire l’égo démesuré d’un président qui ne représente plus rien. MACRON se voit comme le leader de l’UE. Pourtant les relations France-Allemagne ne fonctionnent pas, côté italien Melonie le déteste, la Pologne est en opposition farouche, résultat le projet européen porté par MACRON en 2017 s’est totalement effondré mais l’ego lui, est resté et c’est pourquoi il s’accroche à l’Ukraine comme une tique sur un chien.
Le « plus grand soutien à l’Ukraine » ce sont encore et toujours les USA. MACRON, c’est l’homme le plus haï de France. Il est comme la grenouille de la fable il enfle, enfle, enfle tant et si bien qu’il ne va pas tarder à éclater. Bon débarras disent les Français. Aussi il s’accroche désespérément à sa politique étrangère, si catastrophique soit-elle. C’est une tactique de distraction. Le peuple est mécontent et lui demande de partir qu’importe « regardez comme je suis important sur la scène mondiale ». Il se leurre ! Frise le ridicule auprès d’une population qui n’est plus dupe. Chaque français qui travaille reverse en moyenne10 000 € à l’état sous forme de taxes. Si l’on considère qu’il y a 30 millions de travailleurs cela nous donne 300 milliards de revenus fiscaux Les 3,8 milliards d’Euros donnés à l’Ukraine se sont 1,3% du budget de ces mêmes revenus fiscaux. Une mauvaise décision politique, économique, prise par un jean foutre dont derrière son dos tout le monde se gausse. MACRON c’est une erreur de la nature. Son sommet pour l’Ukraine… un blizzard qui l’emportera comme une feuille au vent.
Pourquoi instrumentaliser la peur et la dissuasion nucléaire française ?
10 mars 2025
Editorial d’Antoine MARTINEZ (général 2s)
Le changement total d'approche du traitement du conflit en Ukraine provoqué par la nouvelle administration américaine, dont la priorité réside à présent dans la normalisation de ses relations avec la Russie qui passe par l'arrêt négocié de cette guerre, entraîne un véritable bouleversement dans les relations et sur les sujets d'ordre stratégique entre les Etats-Unis et les membres de l'Alliance atlantique. Les Européens, qui depuis la fin de la Guerre froide avaient précipitamment mais imprudemment décidé d'engranger les dividendes de la paix et de confier, ainsi à moindre frais, leur sécurité aux Américains, se trouvent fort dépourvus subitement en se rendant compte que les Etats-Unis ne risqueraient probablement pas un conflit nucléaire avec la Russie pour un pays européen. Le constat est douloureux et la multiplication des réunions, sommets ou autres entretiens bilatéraux révèle une certaine panique. C'est dans ce contexte que certains évoquent l'arsenal nucléaire français et poussent à repenser son rôle en Europe.
Le président de la République a lui-même, par ses déclarations récentes, provoqué l'ouverture du débat autour de l'arme nucléaire française qui pourrait, dans le cadre d'une « défense européenne crédible à construire », contribuer davantage à la protection de l'Europe. Un quotidien britannique, lui, jette le trouble en annonçant que le bouclier nucléaire français pourrait s'étendre à toute l'Europe avec le stationnement en Allemagne d'avions Rafale porteurs de l'arme nucléaire. De son côté, le futur chancelier allemand se dit prêt à se placer sous la dissuasion nucléaire française. On le constate, devant ce que les chancelleries européennes considèrent de plus en plus comme un désengagement militaire américain du continent européen, le sujet épineux du rôle de la dissuasion nucléaire française en Europe provoque un débat enflammé, voire une polémique nuisible entretenue par le président de la République lui-même pour des raisons probablement inavouées qui conduisent d'aucuns à imaginer une conception de la dissuasion nucléaire inconciliable avec son principe cardinal lorsqu'ils invoquent son élargissement, son partage, voire la concertation.
Il convient donc, dans ces conditions, de rappeler quelques principes intangibles qui caractérisent la dissuasion nucléaire française. Notre arme nucléaire a une vocation purement défensive et ne doit nullement être considérée comme pouvant jouer un rôle militaire. Son emploi ne se conçoit que si un adversaire s'en prenait « aux intérêts vitaux de la France ». Enfin, notre pays dispose d'un arsenal reposant autour de la notion de stricte suffisance considérée comme crédible pour causer à un adversaire des dommages inacceptables de manière assurée et pour lui permettre de disposer d'une capacité de frappe en second en cas d'attaque nucléaire venant d'un ennemi.
La réalité, l'existence, la nature même de la dissuasion nucléaire implique le risque. C'est un point capital chargé de gravité et de responsabilité. Car dans le cas d'une confrontation entre deux Etats disposant de l'arme nucléaire plusieurs inconnues compliquent l'équation et toute erreur d'appréciation peut avoir des conséquences effroyables. La dissuasion est une question éminemment subjective dans laquelle aucune certitude ne peut exister. C'est pourquoi, la dissuasion nucléaire est sans partage et ne peut fonctionner que si les fondements de la nation, et d'elle seule, se trouvent en danger. Personne ne pourrait croire qu'un Etat puisse s'engager dans une action d'une telle gravité si ce n'est parce que sa survie – la sienne, pas celle d'un autre, fût-il allié – est en jeu. Evidemment, il est possible qu'un Etat estime ses intérêts vitaux comme menacés si un territoire extérieur au sien est atteint. Il est alors seul juge de son engagement nucléaire, car il en assume seul le risque. Alors, bien sûr, la coopération étroite entre Européens doit, c'est une évidence, s'étendre à la défense et à la sécurité. On ne peut, que regretter d'ailleurs la réticence, sinon le rejet, jusqu'à ce jour de la notion « d'autonomie stratégique européenne » de la part de nombreux partenaires européens qui craignaient un éloignement dangereux des Etats-Unis et de l'OTAN qui semble se préciser aujourd'hui avec la nouvelle administration américaine. Pour le dire autrement, l'OTAN a représenté jusqu'à ce jour un obstacle majeur à cette autonomie européenne. Cette coopération étroite entre Européens en matière de défense et de sécurité est donc nécessaire. Mais la décision qui aboutirait à l'engagement des forces nucléaires françaises ne peut relever que de la souveraineté française car elle engage la vie de la nation française. Il n'y a donc pas de partage possible. D'ailleurs, qui pourrait ne pas comprendre, si la dissuasion évoluait vers une dissuasion partagée, voire concertée, qu'elle perdrait toute crédibilité et disparaîtrait aussitôt car sa soudaineté serait abolie par les discussions et les contraintes de toutes sortes.
Car, en effet, elle supposerait dans ce cas un accord entre Etats membres sur les directions stratégiques et sur la perception des menaces et des risques, accord totalement inexistant aujourd'hui mais en vérité inconcevable. En réalité, une telle conception de la dissuasion nucléaire compromettrait, à l'évidence, sérieusement la défense et la sécurité de la France, car en plaçant ses armes au service d'un ensemble de nations ou de nationalités les dangers qu'elle engendre augmentent avec leur nombre. Dans le contexte fébrile actuel, les déclarations inopportunes sur notre dissuasion nucléaire ne peuvent que créer la polémique en interne et brouiller, voire affaiblir le message à l'extérieur, ce qui est fâcheux et imprudent. Il convient de rappeler ici que l'indépendance est le droit historique et inaliénable de notre nation souveraine d'être l'arbitre ultime de son propre destin. La France ne peut donc pas renoncer à ce droit et à ce devoir au profit d'un quelconque groupe de partenaires, en dépit des garanties de sécurité entre eux, et doit décider, seule, la mise en œuvre de son arme nucléaire si elle considère, seule, que ses intérêts vitaux sont menacés. Il ne peut pas y avoir de concertation avec des partenaires, c'est illusoire. De surcroît, ses intérêts vitaux n'ont pas à être précisés. Ces discussions inopportunes à ciel ouvert sont condamnables.
Cela dit, la première des dissuasions qu'un Etat, quel qu'il soit, doit mettre en œuvre est celle préconisée par le principe « si vis pacem, para bellum ». Malheureusement, on sait ce qu'il s'est produit en Europe à la fin de la Guerre froide. Tous les pays européens ont préféré appliquer un autre principe, « engranger les dividendes de la paix », en délaissant leur sécurité aux Etats-Unis. Trente-cinq ans plus tard, le résultat est saisissant et révèle l'impéritie des dirigeants européens en matière de défense crédible de leurs peuples et leur manque de vision sur la véritable menace existentielle qu'ils favorisent eux-mêmes en ne protégeant pas les frontières extérieures de l'Union européenne (UE) contre une submersion migratoire par des populations hostiles sous l'étendard de l'islam conquérant. Par ailleurs, il est paradoxal, même s'il est indispensable d'œuvrer à une défense européenne qui reste à construire – mais qui repose avant tout sur le renforcement de la défense nationale des Etats membres – de tenir des discours guerriers au moment même où un processus devant mener à la paix est imposé et engagé par les Etats-Unis avec la Russie. Mais les Européens ne sont pas à un paradoxe près. Eux, qui souhaitent aujourd'hui être protégés par notre dissuasion nucléaire, votaient, à l'ONU, en 1995 (10 membres de l'UE sur 15, dont précisément l'Allemagne), une résolution condamnant la France pour ses essais nucléaires. Quant à la cohérence des décisions sur les moyens à consacrer à la défense, le chef d'état-major des armées, le général de Villiers, n'a-t-il pas été poussé à la démission par le président de la République pour avoir critiqué une réduction de 850 M € du budget de la défense (1,77 % du PIB en 2017) alors que ce même président envisage soudainement son augmentation entre 3,5 et 5 % du PIB ? La première des dissuasions repose donc bien sur la possession d'un outil de défense cohérent au niveau national et les Européens paniqués viennent d'en faire le constat amer. Hormis le fait qu'un réarmement vient – dans un affolement de circonstance entretenu par les partisans de la poursuite de la guerre – d'être décidé, sa concrétisation dans l'enveloppe financière utopique annoncée par l'UE reste cependant hypothétique et irréaliste, du moins à court et à moyen terme.
Alors, comment expliquer cette politique spectacle sur la nécessité impérieuse d'entrer en économie de guerre alors que nous ne sommes pas en guerre ? Comment expliquer cette instrumentalisation de la peur et notamment l'instrumentalisation de la dissuasion nucléaire française, domaine qui requiert par nature d'être avare en paroles, tout bavardage sur la place publique étant inopportun, déplacé et nuisible ? En procédant ainsi et en désignant ouvertement la Russie comme une menace – qui plus est, existentielle – le président de la République ne prend-il pas le risque, en se présentant, de surcroît, comme le chef de file de ceux qui veulent la poursuite de la guerre, de désigner la France comme une menace potentielle et donc comme une cible privilégiée de la Russie qui ne menace pas notre pays ?
En réalité, il y a une contradiction majeure entre cette démarche guerrière et la mise en évidence des faiblesses et des lacunes des Européens en matière de défense après le retrait opéré par les Etats-Unis. Mais cette contradiction, avec les ambiguïtés qu'elle génère, est pleinement assumée car elle participe d'un projet européiste inavoué, auquel semble souscrire le président de la République. Le conflit entre l'Ukraine et la Russie donne, en fait, aux européistes une opportunité pour tenter de le réaliser. En effet, pour construire une politique étrangère et de sécurité commune et une défense européenne qui n'existent pas aujourd'hui, il faudrait favoriser la marche vers une Europe politique, c'est à dire une Europe fédérale. Afin de justifier les renoncements et les efforts qu'imposeraient une telle évolution, certains veulent faire croire que la défense de chacun des membres de l'UE y serait mieux assurée et même qu'elle ne pourrait pas l'être autrement. Alors, l'instrumentalisation de la peur devient le moyen pour vaincre les réticences notamment françaises et l'instrumentalisation de la dissuasion nucléaire l'argument pour convaincre les Européens. On aboutirait ainsi, les européistes en rêvent, à un Etat fédéral disposant d'une diplomatie européenne (inexistante tant les divergences entre Etats membres sont patentes), d'une armée européenne (utopique), d'un chef et d'un gouvernement (qui ? comment le désigner ?), le tout justifiant le partage de la dissuasion nucléaire. Mais l'Union européenne ce n'est pas les Etats-Unis, c'est l'association de vieux pays d'un vieux continent avec des peuples ayant une histoire plus que millénaire, avec des langues différentes. Ce n'est certainement pas une nation mais une multitude de nations qui, certes, peuvent avoir des intérêts communs. Dans cette hypothèse d'une structure fédérale, la France y perdrait cependant beaucoup. Elle serait, en effet, contrainte, contrairement au Royaume-Uni qui a quitté l'UE, de laisser à cette entité son siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, perspective inacceptable. De plus, l'UE a déjà suffisamment démontré sa nocivité. Non seulement elle est incapable de défendre les intérêts des peuples européens mais elle organise, de plus, son invasion. Cela suffit.
Dans ce nouveau contexte provoqué par l'espoir d'un futur accord sur le conflit entre l'Ukraine et la Russie, fortement appuyé par la nouvelle administration américaine, n'est-il pas temps pour les Européens de parler d'efforts pour construire la paix plutôt que pour la guerre ? Instrumentaliser ainsi la peur et la dissuasion nucléaire devient contre-productif pour les partisans de la poursuite de la guerre qui, d'une part, négligent les intérêts de leurs peuples menacés par le vrai péril existentiel, l'islam conquérant et revanchard, et, d'autre part, ne perçoivent pas que l'Histoire est en train de s'écrire sans eux. Alors, on peut vivre d'illusions ou de fantasmes, mais également en mourir.
GUERRE UKRAINE/FEDERATION DE RUSSIE : VOUS AVEZ DIT CONFLIT NUCLEAIRE ?
Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, au sujet de l'intention du Royaume-Uni et de la France d'aider l'Ukraine à se doter de l'arme nucléaire :
Il devrait être clair pour tous ceux qui se livrent à de telles actions irresponsables, ainsi que pour la communauté internationale dans son ensemble, que soulever cette question de cette manière est catégoriquement inacceptable et constitue une escalade majeure, susceptible de saper le régime juridique international de non-prolifération des armes nucléaires. Les ambitions nucléaires de Kiev sont largement documentées. On peut citer la déclaration de Zelensky lors de la Conférence de Munich de 2022 concernant la volonté de Kiev de reconsidérer son statut non nucléaire, ainsi que les spéculations de parlementaires et de responsables ukrainiens quant à un possible retour de l'arme nucléaire en Ukraine.
La position de Russie sur ce sujet est inébranlable et extrêmement claire. Toute tentative de remise en cause du statut non nucléaire de l'Ukraine, ainsi que l'acquisition d'armes nucléaires par le régime de Kiev, profondément hostile à la Russie, sont inacceptables. Toute mesure visant à aider Kiev à acquérir la capacité nucléaire militaire sera perçue par la Russie comme une tentative de créer une menace directe et grave pour sa sécurité et entraînera inévitablement une réponse ferme. Dans le contexte des déclarations et actions anti-russes de dirigeants de plusieurs pays européens, qui continuent d'alimenter la confrontation orchestrée par l'Occident dans la crise ukrainienne, la Russie met une nouvelle fois en garde contre les risques d'un affrontement militaire direct entre puissances nucléaires.
DIMITRE MEDVEDEV NOUS
MET EN GARDE :
Dimitri Medvedev avertit que Moscou envisagerait d’utiliser des armes nucléaires contre l’Ukraine, le Royaume-Uni et la France si leurs technologies nucléaires étaient transférées à Kyiv.
•Cet avertissement fait suite aux affirmations du renseignement russe selon lesquelles le Royaume-Uni et la France prépareraient l’armement nucléaire de l’Ukraine. (F)
Le complot entre les gouvernements britannique et français visant à fournir des armes nucléaires à Kiev fait peser une menace catastrophique sur le monde, selon le parlement russe Des sénateurs du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement) appellent les parlementaires britanniques et français à diligenter immédiatement des enquêtes et à informer leurs citoyens des circonstances de cette dangereuse imprudence. Cet appel a également été transmis par voie diplomatique au Parlement européen, à l'Onu, à l'AIEA et à la Conférence d'examen des États parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
PRESENTATION DE L’IMPARABLE MISSILE RUSSE « ORESHNIK » !
La Russie présente « Oreshnik » comme un nouveau système de missile balistique hypersonique de portée intermédiaire, capable d’emporter des charges nucléaires ou conventionnelles. Selon Moscou :
1.Portée maximale : 5 500 km, permettant de frapper des cibles fortement protégées et en profondeur.
2.Vitesse : jusqu’à Mach 10 (environ 12 000 km/h). Temps estimé vers certaines cibles européennes depuis Kapustin Yar : – Base américaine de Redzikowo (Pologne) : 11 minutes – Base de Ramstein (Allemagne) : 15 minutes – Siège de l’OTAN (Bruxelles) : 17 minutes
3.Charge militaire : jusqu’à 1,5 tonne.
4.Version nucléaire : puissance annoncée jusqu’à 900 kilotonnes (environ 45 fois la bombe d’Hiroshima, selon la comparaison avancée).
5.Les éléments d’attaque atteindraient des températures extrêmement élevées, capables de détruire totalement la zone d’impact. Le président russe Vladimir Poutine affirme que la production en série a débuté et que des centaines d’unités pourraient être produites chaque année. Moscou présente ce système comme une nouvelle étape dans la dissuasion stratégique.(F)
MEDVEDEV DE LA FEDERATION DE RUSSIE NOUS PREVIENT :
La Russie devra utiliser des armes nucléaires contre l'Ukraine, ainsi que contre la Grande-Bretagne et la France, si leurs technologies nucléaires sont transférées à Kiev, a déclaré Medvedev « Je vais dire quelque chose d'évident et de brutal. Les informations du Service de renseignement étranger sur l'intention de la France et de la Grande-Bretagne de transférer des technologies nucléaires au régime nazi de Kiev changent radicalement la situation. Et il ne s'agit pas de la violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires ou d'autres normes du droit international.
C'est un transfert direct d'armes nucléaires à un pays en guerre. Il ne peut y avoir aucun doute que, dans de telles circonstances, la Russie devra utiliser toutes les armes nucléaires, y compris non stratégiques, contre les cibles en Ukraine qui représentent une menace pour notre pays. Et si nécessaire, contre les pays fournisseurs qui deviennent complices d'un conflit nucléaire avec la Russie. C'est la réponse symétrique à laquelle la Fédération de Russie a le droit de recourir. »
TOUJOURS LA PERFIDE ALBION
Dans leur escalade russophobe et provocatrice sans fin, la France et le Royaume-Uni ont confirmé dans un "signe et persiste" suicidaire qu'ils sont prèř sont prêts à déployer en Ukraine jusqu'à 5 000 soldats (1 brigade) chacun en Ukraine. Mais la Russie ayant déjà annoncé qu’elle serait alors la réaction de ses forces aérospatiales (identification, géolocalisation, destruction), les incendiaires européens ont donc décidé de placer la barre de la provocation encore plus haut en se préparant activement à doter l’Ukraine d’armes nucléaires – ou au minimum d’une « bombe sale » ce qui constituerait une rupture du Traité de non-prolifération (TNP) des armes nucléaires, que Paris et Londres ont signé.
Cette information a été révélée par le SVR, les. Services russes du Renseignement Extérieur. Londres et Paris, pour ne pas endossé la rupture du TNP, emballeraient ce transfert illégal dans un projet de "développement technologique ukrainien autonome" L’option envisagée selon le SVR serait un ensemble de composants et technologies d'une ogive TN75 (conçue pour le missile balistique M51.1 mer-sol français tiré par les sous-marins nucléaires).
C'est une tête nucléaire de petite taille adaptable à divers vecteurs. Dans ce projet il y a bien sûr des dimensions militaires suicidaire, fanatique, mais aussi désespérée... aussi bien pour les bandéristes de Kiev que pour leurs mentors à Londres et Paris, tous à la recherche d'une "Wunderwaffe" qui sauverait l'Ukraine de son inévitable défaite que ces fossoyeurs de l'Ukraine refusent obstinément de voir s'accomplir.
Ce plan suicidaire de Londres et Paris confirme également que ces bellicistes européens sont complétement déconnectés avec la réalité géopolitique, l'héritage historique et leurs responsabilités politiques, contrairement a certains de leurs collaborateurs qui ont fait fuiter le projet pour mieux stopper cette surenchère suicidaire. Cette information gravissime a déjà l'effet d'une bombe et fait réagir plusieurs personnalités en Russie dont le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dimitri Medvedev, qui a déclaré:
"Je vais dire quelque chose d'évident et de brutal. Les informations du Service de renseignement étranger sur l'intention de la France et de la Grande-Bretagne de transférer des technologies nucléaires au régime nazi de Kiev changent radicalement la situation. Et il ne s'agit pas de la violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires ou d'autres normes du droit international.
C'est un transfert direct d'armes nucléaires à un pays en guerre." "Il ne peut y avoir aucun doute que, dans de telles circonstances, la Russie devra utiliser toutes les armes nucléaires, y compris non stratégiques, contre les cibles en Ukraine qui représentent une menace pour notre pays. Et si nécessaire, contre les pays fournisseurs qui deviennent complices d'un conflit nucléaire avec la Russie. C'est la réponse symétrique à laquelle la Fédération de Russie a le droit de recourir."
Le dossier iranien en réalité date de la prise de pouvoir en Iran par Khomeini le 11 février 1979. Depuis les tensions géopolitiques avec le régime des Mollahs n’ont jamais, jamais cessé. Terrorisme partout dans le monde y compris en France avec les vagues d’attentats des années 80 qui culmineront par le siège de l’ambassade d’Iran à Paris par nos forces de police sur fond de nucléaire avec la société Eurodiff qui devait enrichir de l’uranium pour l’Iran. Proxys armés par l’Iran, qu’il s’agisse de Hezbollah libanais, des milices syriennes, ou certaines en Irak sans oublier les Houthis du Yémen qui menacent en permanence le trafic maritime avec des missiles iraniens. Je ne vous parle même pas de l’attentat du Drakkar à Beyrouth ayant coûté al vie à des dizaines de soldats français. Le contentieux est aussi lourd qu’historique.
La chute du Chah d’Iran n’a rien à voir avec le hasard. Les Etats-Unis et la CIA ont joué avec le feu et fait monter le fondamentalisme islamique que ce soit en Iran ou avec Ben Laden en Afghanistan. L’objectif ? Opposer à la l’avancée du communisme la résistance de l’Islam.
Mon analyse est que l’endiguement du communisme par l’Islam n’est plus nécessaire déjà depuis des années et que l’intérêt national américain a changé. Ils n’ont plus besoin de l’Islam sous sa forme hyper fondamentaliste. Faire tomber le régime iranien est donc bien l’objectif politique majeur poursuivi par les Etats-Unis.
Dans le cas de l’Iran, ce n’est pas qu’un régime. C’est également la tête d’une idéologie religieuse et d’une oppression d’une population entière. Ce serait un bouleversement géopolitique et religieux historique qui aura des répercussions notamment sur toutes les populations de confession musulmanes dans le monde entier y compris en Europe et en France.
Le sujet iranien c’est également la menace nucléaire et désormais la menace balistique existentielle pour Israël car nous avons bien pendant la guerre des 12 jours les dégâts majeurs qui pouvaient être occasionnés par les missiles iraniens.
Alors que va-t-il se passer ?
Le plus probable c’est la guerre !
D’un point de vue analytique c’est la guerre qui est le plus probable avec l’objectif de décapiter le régime iranien affaibli par des manifestations populaires monstres nécessitant une répression terrible (50 000 morts environ). Des frappes aériennes sur les centres du pouvoir et les têtes clefs du régime devraient permettre de faire tomber un fruit bien mur depuis longtemps tant le régime iranien est en réalité haï par les jeunes générations.
Pour réussir cela Trump a déployé désormais environ 50 % de la capacité de frappes aériennes des Etats-Unis ce qui est une force considérable et bien supérieure à celle de la guerre des 12 jours.
Il y a bien ce porte-avions américain qui vient de faire une petite halte en Grèce pour régler de fâcheux problèmes de plomberie et de WC bouchés faisant dire aux marins américains que c’est la « merde » dans le sens premier du terme. En dehors de ce petit couac tecnhico-pipi-caca, l’armada américaine est prête à l’attaque lorsque Donald Trump en donnera l’ordre ce qu’il ne fait pas pour le moment.
Pourquoi ?
C’est une question avant tout de préparation, de repérage, de renseignement, et de beaucoup, beaucoup d’intoxication !
L’indice Pizza du Pentagone
Vous connaissez peut-être cette histoire de l’indice pizza du Pentagone. Avant une guerre ou une opération, les gradés et autres étoilés affluent au Pentagone pour suivre ou préparer les opérations. Comme il faut nourrir tout ce petit monde, on leur commande des pizzas, forcément le temps d’attente augmente et les espions des autres pays surveillent donc le nombre de commandes de pizzas en temps réel… Pete Hegseth le ministre de la défense américain a donc expliqué, que c’est lui qui commande régulièrement tout un tas de pizzas pour brouiller les pistes… et voir où vont se cacher les dignitaires iraniens quand subitement le nombre de commandes de pizzas explose !
Pour les conséquences d’une éventuelle guerre ou plus précisément d’une deuxième phase de la guerre contre l’Iran, nous verrons cela dans l’édition de demain !
Industrie, logistique, BTP… Comment les robots humanoïdes vont bouleverser le monde du travail
Les robots humanoïdes, ces appareils bardés de capteurs et capables de réaliser des tâches avec une grande dextérité, dépassent désormais largement le stade de prototypes. Testés en usine, dans des entrepôts logistiques et même en magasin, ils seront bientôt déployés à grande échelle aux côtés des humains… voire à leur place. Chronique d’une nouvelle révolution industrielle.
La deuxième version du robot humanoïde de la start-up américaine Figure AI.
Le secteur de la robotique est à l’aube d’une véritable révolution technologique, comme on n’en voit que rarement. Elle touche à la fois à la forme des robots, qui devient moins spécialisée et plus généraliste, s’anthropomorphisant au passage, mais aussi à leur capacité d’adaptation à de nouvelles tâches et environnements, rendue possible par les progrès en matière de perception et raisonnement. L’enjeu est majeur, notamment car ces robots nouvelle génération pourraient jouer un rôle déterminant dans la réindustrialisation de l’Europe. En ce début 2026, L’Usine Digitale vous en propose un état des lieux, afin de mieux anticiper cette déferlante qui pointe à l’horizon.
Au-delà des bras robotisés
La robotique n’est pas un domaine nouveau. Les bras robotisés sont utilisés dans l’industrie, notamment automobile, depuis des décennies. Ils permettent d’automatiser des tâches répétitives, pénibles et/ou dangereuses pour l’homme, depuis l’assemblage de pièces à la peinture en passant par la soudure et la manutention. Surtout, ils travaillent vite, avec une grande précision, et sans s’arrêter. Les principaux fabricants de ces robots sont le japonais Fanuc, l’allemand Kuka et l’helvético-suédois ABB.
En 2024, l’International Federation of Robotics (IFR) en recensait 4,6 millions en service à l’échelle mondiale, la Chine totalisant plus de la moitié des nouveaux déploiements. Malgré leurs performances, essentielles pour garantir les rythmes de production modernes, ils ont des limitations non négligeables. Ils sont fixes et programmés pour des tâches précises, tout au plus une suite de quelques actions, sans déviation possible. Les reprogrammer demande une réelle expertise. Et les chaînes qui les emploient sont le théâtre de ballets synchronisés impressionnants à regarder, mais dangereux pour qui s’y aventurerait.
Par comparaison, les nouveaux robots sont mobiles et capables de percevoir ce qui les entoure. Ce qu’ils perdent en rapidité, ils le gagnent en polyvalence, ouvrant au passage la voie à une cohabitation plus fluide avec les travailleurs humains sur le lieu de travail. C’est ce qu’on dénommait il y a quelques années la “cobotique”, et qui pourrait enfin devenir une réalité. Cela a commencé par les robots mobiles autonomes (AMR), ces petits robots de transport de charge capables d’éviter les obstacles, mais ça va rapidement évoluer vers des robots humanoïdes.
Boston Dynamics, le pionnier du secteur
Comme souvent quand on parle de révolution, cette nouvelle vague robotique ne sort pas de nulle part, mais est le résultat de décennies de progrès. L’américain Boston Dynamics fait figure de précurseur dans le domaine. Il a fait faire de grand bonds à la motricité des robots dès 2005 avec son quadripède BigDog, qui pouvait courir en extérieur à une époque où Asimo de Honda avançait à la vitesse d’un escargot. Il a été suivi de Cheetah, LittleDog, et éventuellementSpot, modèle sur lesquels sont éhontément copiés tous les robots quadripèdes du marché.
Dès 2016, Boston Dynamics s’attaque aux robots bipèdes avec Atlas. Initialement développé pour l’Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense, la Darpa, il s’est rapidement distingué par son agilité entre saltos, roulades et sauts de parkour. L’entreprise
, qui dispose désormais de 56 articulations rotatives, peut changer lui-même sa batterie, et fonctionne dans des conditions extrêmes (jusqu’à -40°C et forte résistance à l’eau).
Boston Dynamics
Robot Atlas Boston Dynamics Le robot humanoïde Atlas de Boston Dynamics.
Successivement rachetée par Google puis SoftBank, Boston Dynamics est depuis 2021 détenue majoritairement – à 80% – par le conglomérat sud-coréen Hyundai. Un rachat qui portera bientôt ses fruits, puisque cette nouvelle version d’Atlas sort du domaine de la recherche pour celui de l’industrialisation. Boston Dynamics va bâtir d’ici 2028 une usine capable de produire jusqu’à 30 000 robots par an. De premiers déploiements sont prévus cette même année dans l’usine américaine de Hyundai à Savannah (Géorgie), avec des robots assignés dans un premier temps au séquençage de pièces automobiles avant une extension à l’assemblage de composants.
Les progrès en matière d’intelligence artificielle sont au cœur de cette révolution
Si les progrès en matière de motricité réalisés par Boston Dynamics ont été déterminants pour l’émergence de ces nouveaux robots, ils ne sont qu’une partie de l’équation. La deuxième pièce du puzzle est la dextérité. Là aussi, des progrès significatifs ont été réalisés au cours des 15 dernières années, comme en témoignaient les démonstrations de “mains robotiques” des entreprises coréennes Tesollo, Wirobotics ou Tommoro Robotics lors du CES 2026.
Le troisième élément, tout aussi déterminant voire plus, est le software. Les acrobaties des robots de Boston Dynamics au fil des ans, tout aussi impressionnantes qu’elles furent, étaient pré-programmées. Or la révolution qui s’annonce, comme évoqué en début d’article, tient aux progrès en matière de polyvalence des robots, au fait de pouvoir facilement les entraîner pour de nouvelles tâches, et en leur capacité de percevoir leur environnement et d’y réagir intelligemment en adaptant leurs actions.
Ces capacités découlent en partie de la décennie de travaux effectués sur le sujet de laconduite autonome, qui n’est qu’une forme de robotique embarquée dans un véhicule routier. Et c’est cette adaptabilité qui fait toute la différence par rapport aux robots qui équipent les usines depuis des décennies. Combinée à des formats plus ou moins humanoïdes, elle permet à ces robots d’œuvrer à une grande variété de tâches, en un mot : d’être “généralistes” et plus “spécialistes”.
On pourrait être tenté de se dire “quel intérêt”, si des robots spécialisés font aussi bien – voire mieux – le travail pour les tâches les plus critiques. Eh bien, il se trouve entre autres dans le fait que si un seul modèle de robot peut tout faire, alors il peut être fabriqué à grande échelle, et donc à un prix beaucoup moins élevé. On obtient donc un produit moins cher, polyvalent et beaucoup plus simple d’utilisation.
Figure AI, la start-up américaine qui a tapé dans l’œil de BMW
Si Boston Dynamics reste en avance sur les autres acteurs du marché, il est talonné de près par une multitude de start-up américaines et chinoises. L’une des plus proéminentes d’entre elles au pays de l’Oncle Sam se nomme Figure AI. Depuis sa création en 2022, la start-up a présenté trois itérations de son robot humanoïde et atteint une valorisation de 39 milliards de dollars (33,4 milliards d’euros).
Présenté en octobre 2025, son modèle de troisième génération (Figure 03) mesure 1,73 m pour 61 kg et est équipé de caméras sur chaque paume. Il est capable d’après la jeune pousse de se déplacer en toute autonomie dans une maison, par exemple pour faire la vaisselle ou manipuler et ranger des objets fragiles. Il s’appuie pour ce faire sur Helix, un modèle vision-langage-action propriétaire lui permettant de manipuler des objets jamais aperçus auparavant.
Figure AI s’adresse aussi aux industriels. La décacorne américaine a déployé début 2025 une flotte de robots Figure 02 sur une ligne d’assemblage dans l’usine BMW de Spartanburg, en Caroline du Sud. Lors d’un point d’étape en novembre, elle revendiquait le prélèvement et déplacement de 90 000 pièces automobiles, contribuant à la production de 30 000 SUV X3. Les robots sont progressivement retirés en attendant l’arrivée du nouveau modèle Figure 03, dont la start-up dit qu’il est destiné à une production de masse.
Figure AI
Figure AI Le modèle Figure 03 est capable de ranger le contenu d'un lave-vaisselle dans des placards, une tâche plus complexe qu'il n'y paraît.
Figure AI a annoncé en mars dernier le lancement de BotQ, une usine dans laquelle elle ambitionne de produire jusqu’à 12 000 robots par an. “Nos robots humanoïdes seront utilisés dans notre processus de fabrication pour construire d’autres robots”, précisait-elle sans détails supplémentaires. Elle serait également en pourparlers avec UPS pour l’automatisation de certaines tâches de livraison.
Les solutions américaines séduisent les entreprises européennes
Autre pépite américaine, Agility Robotics est également bien placée dans la course aux robots humanoïdes. La start-up est à l’origine de Digit, un bipède d’1,75 m équipé de plusieurs capteurs, Lidar et caméras et déjà déployé en entrepôt. Elle a ainsi annoncé en novembre avoir franchi la barre des 10 000 bacs transportéspar ses robots dans les installations du logisticien GXO aux États-Unis. Agility a également séduit Amazon, pour qui elle déploie de petites flottes pour de tâches de recyclage de bacs, ainsi que l’industriel allemand Schaeffer.
Agility Robotics
Robots Digit Agility Robotics GXO Les robots Digit d'Agility Robotics dans un centre logistique GXO.
Parmi les start-up américaines ayant attiré l’attention d’entreprises européennes se trouve aussi Apptronik, qui a développé l’humanoïde à usage général Apollo. L’entreprise a ainsi conclu un partenariat avec Mercedes-Benz afin que ses robots réalisent, dès 2030, des tâches d’assemblage et de logistique. Apptronik, qui travaille également avec GXO, assure que ses systèmes peuvent être déployés aussi bien “dans des entrepôts et des usines à court terme, puis dans la construction, le pétrole et le gaz, la production électronique, la vente au détail, la livraison à domicile et les soins aux personnes âgées”.
Face aux États-Unis, le chinois Unitree mène une guerre des prix
La Chine est sans conteste le pays où les sociétés de robotique humanoïde sont les plus nombreuses : plus de 150 en activité, selon l’agence nationale de gestion économique (NDRC). L’une d’entre elles se distingue tout particulièrement : Unitree. Fondée en 2016 à Hangzhou, elle met au point quatre humanoïdes différents, le plus connu répondant au nom de G1. Relativement petit (1,27 m), le G1 présente une motricité hors-normes, capable de courir, danser et même faire du kung-fu, et est équipé d’une main avec un pouce préhensible.
Ses caractéristiques sont similaires à celles avancées par Boston Dynamics, mais avec un réel avantage compétitif : le prix. Le G1 est proposé dans sa version basique à 13 500 dollars (11 500 euros). Le prix de l’Atlas de Boston Dynamics n’est pas connu, mais il coûtera vraisemblablement plus cher que Spot, son robot quadrupède pour l’heure proposé à 74 500 dollars (63 900 euros). Les robots humanoïdes de Figure AI et d’Apptronik tourneraient quant à eux aux alentours de 50 000 dollars.
Unitree a même poussé le bouchon plus loin avec la sortie l’été dernier de R1, au prix de départ de… 4900 dollars (4200 euros). Doté de 20 degrés de liberté, il se destine aux développeurs indépendants et aux équipes de recherche débutantes, mais reste limité dans ses performances : la batterie ne dispose que d’une heure d’autonomie. Si Unitree a vendu 5500 robots l’année dernière etcompte en écouler 20 000 cette année, il n’est donc pas au même niveau de maturité que Boston Dynamics, dont l’Atlas n’est plus une simple plateforme de recherche.
La Chine multiplie les cas d’usage, de l’approvisionnement de pièces à la vente
Unitree a récemment lancé son processus d’introduction en Bourse, avec une valorisation escomptée de 7 milliards de dollars (6 milliards d’euros). Elle n’est pas la seule à suivre cette voie : AgiBot, société soutenue par LG et BYD, prévoit d’entrer à la bourse de Hong Kong l’année prochaine. Plus récente qu’Unitree (fondée en 2023), AgiBot commercialise plusieurs robots humanoïdes pour l’industrie. Elle a noué un partenariat avec le fabricant de pièces automobiles Fulin Precision sur le déploiement d’une centaine d’exemplaires en usine, ainsi qu’avec Longcheer (fabrication de produits électroniques grand public) sur un millier d’unités.
En plus de la logistique et l’industrie, certains acteurs misent sur la robotique humanoïde pour pallier le manque de personnel de vente. C’est le cas de Galbot, une start-up chinoise ayant lancé son premier humanoïde sur roues en mars 2026. Conçu pour automatiser “l’inventaire, le réapprovisionnement, la livraison et l’emballage”, le G1 de Galbot est déployé dans plusieurs magasins et officines et peut manipuler jusqu’à 5000 références différentes. L’appareil peut aussi servir directement les clients dans des espaces s’apparentant à des food-trucks. Un service est d’ores et déjà disponible dans une trentaine de villes à travers la Chine.
Ant Group, société financière affiliée à Alibaba et propriétaire de l’application de paiement Alipay, imagine quant à elle d’autres usages. Sa filiale Robbyant a présenté en septembre son premier robot humanoïde, qui pourrait identifier les relations entre les objets présents dans son champ de vision (les appareils électroménagers, par exemple). Pour l’heure testé dans des restaurants et centres de soins, l’humanoïde d’Ant Group a aussi vocation à être utilisé comme guide touristique, préparateur en pharmacie ou encore cuisinier.
Neura Robotics, l’outsider allemand
Au milieu des deux plus grandes puissances mondiales, l’Europe est aux abonnés absents… ou presque. L’Allemagne fait figure d’exception : elle abrite Neura Robotics, start-up à l’origine du robot humanoïde 4NE1 (“For anyone”). Ce système, dont la troisième génération a été dévoilée en juin 2025, peut soulever des charges allant de 10 à 100 kg et est en capacité de “distinguer de manière fiable les personnes des objets, les reconnaître et adapter son comportement en conséquence”. Neura travaille par exemple avec l’industriel allemand Bitzer dans le déploiement d’un robot 4NE1 pour des tâches de prélèvement obéissant à des instructions fournies depuis la plateforme de gestion d’entrepôt EWM de SAP.
Cet appareil reste pour l’heure assez coûteux : 98 000 euros l’unité pour toute commande inférieure à 20 exemplaires et 60 000 euros au-delà. Au même titre qu’Unitree avec son R1, Neura Robotics a lancé lors du CES 2026 une version destinée à l’éducation et à la recherche, le 4NE1 Mini. Comme son nom l’indique, il est bien plus petit (1,32 m au lieu d’1,8 m) et essentiellement conçu pour “les environnements où l’agilité, la sécurité et l’accessibilité sont essentielles”, voire pour “le divertissement”. Des capacités limitées qui se ressentent sur le prix : 20 000 euros pour la version standard.
A peine quelques projets en France
En France, l’espoir dans la robotique de nouvelle génération est incarné par Uma, une start-up parisienne toute juste créée. Fondée par des pointures du milieu de l’IA, elle veut avancer vite, avec la mise sur le marché d’un robot doté de mains humanoïdes dès cette année. Elle le destine en priorité aux secteurs de la logistique et de la fabrication industrielle, et s’affiche confiante face aux américains et aux chinois.
Toujours dans l’Hexagone, Renault, a annoncé en juin une prise de participation minoritaire dans la start-up Wandercraft, initialement spécialisée dans les exosquelettes d’assistance à la marche. Ceci impliquera le développement de Calvin, une famille de robots humanoïdes destinés à réaliser “des tâches physiquement exigeantes et ergonomiquement dangereuses dans des environnements de production industrielle” dans les usines de la marque au losange.
Les start-up européennes spécialisées se comptent sur les doigts d’une main
La licorne munichoise Agile Robots – à ne pas confondre avec l’américain Agility Robotics, comme évoqué plus haut – tente aussi de tirer son épingle du jeu. Soutenue par plusieurs acteurs de taille tels que SoftBank, Foxconn et Xiaomi, elle a sorti en novembre son premier humanoïde One. Doté de plusieurs caméras, d’un capteur lidar, de proximité et d’un système de reconnaissance vocale, One est destiné à travailler aux côtés des humains pour des tâches de pick-and-place, d’alimentation de machines et d’utilisation d’outils.
Ailleurs en Europe, quelques initiatives émergent. C’est le cas d’Humanoid, une start-up londonienne derrière 01 Alpha, un robot construit en seulement sept mois. Disponible depuis septembre sur base mobile et depuis le mois dernier en version bipède, l’appareil est conçu pour le tri de marchandises, le chargement, le déchargement et l’emballage. Humanoid a par exemple mené un PoC avec Schaeffler sur le prélèvement et le transfert de bagues de roulements métalliques dans des conditions proches d’un site de production, et aurait déjà enregistré près de 20 000 précommandes.
Les robots humanoïdes pourraient également accélérer la conception de semi-conducteurs. La jeune pousse italienne Oversonic Robotics a signé à ce titre un partenariat avec STMicroelectronics, visant à déployer ses RoBee sur les lignes de production de la multinationale franco-italienne. Un premier exemplaire opère depuis quelques semaines sur un site d’emballage et de tests de puces à Malte.
Des acteurs de l’automobile se mettent à la robotique humanoïde
Comme nous l’avons rappelé au début de cet article, la robotique de nouvelle génération a un lien de parenté indéniable avec les véhicules autonomes. Ces similarités ont donné lieu à certains rapprochements. C’est le cas de Mobileye, qui vient d’annoncer le rachat de la start-up Mentee Robotics pour 900 millions de dollars.
On ne pourrait également oublier Hyundai, qui détient Boston Dynamics. En Chine, ce sont les constructeurs de voitures électriques qui sont particulièrement actifs sur le sujet, d’autant qu’ils peuvent réutiliser leur savoir-faire en matière de moteurs et batteries. Au mois de novembre, Xpeng a par exemple dévoilé Iron, un robot humanoïde doté de 82 degrés de liberté et équipés de 3 puces délivrant 3000 TOPS.
Et Tesla dans tout ça ?
Quid de Tesla, dont le patron Elon Musk a pratiquement redéfini la mission pour en faire une entreprise de robotique ? Elle s’était fixé pour objectif de produire au moins 5000 robots Optimus l’année dernière. Au cours de l’été, The Information révélait que seuls quelques centaines d’exemplaires avaient été fabriqués. Elon Musk promet toujours un début de production en masse pour cette année et construit une installation à Fremont (Californie) qui permettrait, d’après lui, de produire… 1 million de robots.
Des promesses qui risquent, comme souvent avec le milliardaire, de ne pas être tenues. Optimus fait de plus en plus de sceptiques, en particulier sur ses capacités réelles : le mois dernier, un robot s’est effondré lors d’une démonstration à Miami. Un incident qui a relancé la polémique sur le fait que ces appareils sont téléopérés, comme ceux d’Unitree d’ailleurs. C’est la méthode Musk : il avait déjà annoncé en 2019 que Tesla posséderait plus d’un million de taxis autonomes en 2020. Il aura finalement fallu attendre six ans pour qu’il lance un service qui n’a d’autonome que le nom.
Un modèle vision-langage-action en guise de “cerveau”
Nous l’évoquions plus haut : cette révolution robotique à venir tient autant si ce n’est plus au “cerveau” du robot qu’à son enveloppe physique. C’est pourquoi les démonstrations téléopérées (comme celles de Tesla ou d’Unitree) s’avèrent trompeuses pour le spectateur non-aguerri. Tout l’intérêt de ces nouveaux robots se trouve dans leur capacité d’opérer en relative autonomie, autrement leurs usages sont fortement limités.
Les modèles d’intelligence artificielle utilisés pour ce faire sont appelés des modèles vision-language-action (VLA). Pour faire simple, ils sont capables de convertir des données visuelles et des instructions textuelles en actions directement exécutables par les robots. De nombreuses sociétés précédemment évoquées développent à la fois des robots et les logiciels associés.Figure AI, par exemple, a son propre modèle nommé Helix. D’autres fabriquants s’appuient sur des modèles ouverts.
Nvidia et Google DeepMind en pointe sur les modèles robotiques
Comme souvent, on retrouve Nvidia au cœur de l’écosystème, ici avec un modèle VLA baptisé GR00T, entraîné à la fois sur des données réelles et synthétique. Disponible en open source, il peut fonctionner sur de nombreux robots du marché, dont ceux d’Unitree, d’AgiBot et bien d’autres. Sa dernière itération, GR00T N1.6, est dotée de 2 milliards de paramètres et possède des capacités de “raisonnement”, c’est-à-dire qu’elle est capable de puiser dans des connaissances préalablement acquises, des données sur la physique et du “bon sens” pour transformer des instructions imprécises en plan d’action détaillé.
Google DeepMind s’intéresse également au domaine. Il a présenté en mars 2025 Gemini Robotics, un modèle qui peut s’adapter à des cas de figure inédits et réaliser des tâches nécessitant une certaine motricité sans entraînement préalable. Déjà testés sur quelques robots humanoïdes, comme l’Apollo d’Apptronik, les modèles Gemini Robotics devraient bientôt être intégrés à l’Atlas de Boston Dynamics : les deux entreprises ont annoncé un partenariat en ce sens au CES 2026.
Mais là où Google DeepMind pourrait réellement se démarquer, c’est dans la capacité à faire fonctionner ses modèles en local, sans s’appuyer sur le cloud. Une faculté qui pourrait s’avérer essentielle dans l’industrie, certains sites étant très isolés et ayant besoin de robots opérant en continu. Dévoilé en juin, “Gemini Robotics On-Device” ne nécessite par ailleurs que 50 à 100 démonstrations pour s’adapter à de nouvelles tâches et obtiendrait des performances similaires aux modèles concurrents basés sur le cloud.
Plusieurs start-up spécialisées
Quelques start-up ont fait du logiciel de contrôle robotique leur cœur d’activité. C’est le cas de Skild AI, une start-up américaine qui vient de lever 1,4 milliard de dollars. Elle a présenté l’été dernier “Skild Brain”, un modèle de fondation capable de fonctionner sur des robots humanoïdes, quadrupèdes, des bras robotisés et des manipulateurs sur base mobile.
La jeune pousse californienne FieldAI travaille aussi sur un “cerveau robotique universel”. Elle a récolté 405 millions de dollars cet étéet se focalise sur la gestion des risques dans les environnements critiques. L’idée est de permettre aux robots de prendre des décisions en toute sécurité en éliminant les risques d’hallucinations, même en l’absence de cartes, de positionnement satellite ou de trajectoires prédéfinies. FieldAI a d’ores et déjà décroché des contrats dans le BTP, l’énergie et la livraison.
Physical Intelligence est également bien placée dans le secteur des modèles robotiques à usage général. La jeune pousse fondée par d’anciens chercheurs de Google DeepMind, de l’Université de Stanford et de Californie est à l’origine de plusieurs modèles VLA, les plus récents étant basés sur une méthode d’apprentissage baptisée “Recap”, qui consiste à entraîner un robot à l’aide de démonstrations, le corriger en cas d’erreurs et lui permettre de s’améliorer tout seul. Elle revendique avec cette approche un taux d’apprentissage deux fois plus élevé et une réduction des erreurs de moitié.
Quelle puissance de calcul pour faire tourner ces robots ?
Pour faire tourner ces modèles “d’IA physique”, il faut des capacités de calcul embarqué conséquentes. Sans surprise, c’est encore Nvidia que l’on retrouve ici avec sa gamme de produits Jetson. Le Jetson T5000, basé sur l’architecture Blackwell, possède une puissance de calcul de 2070 TOPS et une bande passante mémoire de 273 gigaoctets par seconde pour une consommation allant de 40 à 130 watts. Une version moins gourmande, le Jetson T4000, ne monte que jusqu’à 70 watts. Boston Dynamics, Neura Robotics et Humanoid font partie des utilisateurs publics de Jetson Thor.
La domination de Nvidia dans ce domaine va désormais se heurter à une concurrence féroce, à commencer par celle de Qualcomm, qui a annoncé à l'occasion du CES 2026 leDragonwing IQ10, composé d’une puce pour la robotique humanoïde et d’une plateforme logicielle. Dotée de capacités de planification d’action, de manipulation et d’interaction homme-machine, Dragonwing IQ10 est d’ores et déjà utilisée par Figure AI pour développer son prochain robot. Et il n’est pas seul : AMD et Intelont tous deux mis la robotique au programme lors de leurs conférences respectives.
L’apprentissage par la simulation numérique, une étape essentielle
La dernière brique, mais non des moindres, pour comprendre le caractère différentiant de cette nouvelle génération de robots, c’est la manière dont ils sont entraînés. Avant leur déploiement dans le monde réel, les systèmes sont longuement mis à l’épreuve sur des plateformes de simulation. Et sur ce point, la quasi-totalité des développeurs ont recours aux solutions du même acteur : Nvidia. Eh oui, toujours lui. De la même manière qu’il a été pionnier dans les accélérateurs pour l’IA, il s’est intéressé très tôt à la simulation robotique, ce qui explique qu’on le retrouve partout dans cet écosystème.
Nvidia édite Isaac Sim et Isaac Lab, deux frameworks de simulation intégrés à sa plateforme de création de jumeaux numériques Omniverse. Ils permettent de générer des données virtuelles pour l’entraînement et le post-entraînement de modèles d’IA dédiés à la perception, la mobilité et la manipulation, tout en prenant en charge plusieurs méthodes d’apprentissage.
Les techniques d’apprentissage les plus utilisées en robotique sont l’apprentissage par imitation, qui consiste à généraliser des tâches à partir de démonstrations humaines ou réalisées par d’autres robots, ainsi que l’apprentissage par renforcement, qui fonctionne sur un système de récompense afin de permettre au robot d’apprendre de ses erreurs. Certains développeurs recourent aussi à l’apprentissage supervisé, qui repose sur des données étiquetées pour prédire des actions.
En mars 2025, Nvidia a étoffé sa plateforme avec Isaac for Healthcare, qui permet d’entraîner et d’évaluer des robots conçus pour le monde médical. Cette solution est par exemple utilisée par Foxconn avec son Nurabot, un robot chargé de transporter et distribuer des médicaments mais aussi de guider les patients dans les établissements de santé. La firme a aussi enrichi Isaac Lab avec Newton, un moteur physique développé en partenariat avec Google DeepMind et Disney Research dans la simulation d’actions nécessitant une forte dextérité.
L’avènement des “world models” devrait encore accélérer la tendance
L’un des domaines de recherche les plus en vogue pour accélérer l’entraînement des robots est celui des “world models”, c’est-à-dire des modèles d’intelligence artificielle qui génèrent des mondes virtuels à partir de données vidéo. A l’instar des modèles d’IA générative textuels, les “world models” peuvent générer des environnements interactifs à la volée, ce qui pourrait simplifier à terme l’entraînement des modèles d’IA qui font office de “cerveau” pour les robots.
Google
Exemple de monde créé par Genie 3 L'utilisateur peut modifier l'environnement au fur et à mesure que ce dernier est généré.
Google DeepMind excelle dans la recherche sur les “world models”, sujet sur lequel elle travaille depuis deux ans. L’entreprise a présenté cet été Genie 3, capable de générer des mondes dynamiques à 24 images par seconde pendant plusieurs minutes, avec une résolution de 720p. Et ce, à partir d’une seule instruction textuelle. Fin janvier, elle a révélé que Waymo utilise Genie pour entraîner son système de conduite autonome.
World Labs, start-up américaine créée par Fei-Fei Li, professeure à Stanford et pionnière de la reconnaissance d’images, est également en pointe sur le sujet etdispose déjà d’une offre commerciale baptisée Marble.
En France, c’est le chercheur réputé Yann LeCun qui est en pointe sur le sujet avec sa start-up fraîchement établie qui se concentre sur ce qu’il appelle l’Advanced Machine Intelligence (AMI). Il y poursuit les travaux qu’il avait entâmé chez Meta depuis cinq ans (où il était Chief AI Scientist) avec les modèles V-JEPA. Aux dernières nouvelles, il était en négociations pour lever 500 millions de dollars (430 millions d’euros).
Enfin, l’omniprésent Nvidia est aussi sur le coup avec sa famille de modèles Cosmos, qui est intégrée dans Omniverse. Cosmos est utilisé par les principaux acteurs de la robotique humanoïde (AgiBot, Agility Robotics, Figure AI, Galbot, Neura Robotics...). Nvidia a aussi dernièrement lancé DreamDojo, un world model basé sur 44 000 heures de vidéo. A noter que les champions technologiques chinois, comme Alibaba ou Xiaomi ne sont pas en reste et développent leurs propres modèles.
Une révolution... mais à quelle échéance ?
Bien qu’à ses prémices, le déploiement de robots humanoïdes pour effectuer de vraies tâches à valeur ajoutée n’est plus qu’une question de temps. Reste à savoir combien de temps. L’exercice de la prédiction est notoirement périlleux. D’ici la fin de la décennie ? D’importants progrès auront certainement été réalisés, mais l’adoption suivra-t-elle ? Il faudra pour cela que les fabricants démontrent un niveau de robustesse et de fiabilité dont la plupart sont loin aujourd’hui. Le déploiement d’Atlas dans les usines de Hyundai sera déterminant à ce titre. Espérons quant à nous que, le jour où la technologie sera vraiment prête, la France ne sera pas prise au dépourvu.
Yoann Bourgin, Journaliste Robotique et mobilités autonomes
22 février 2026
À Nice, la présence discrète du RN sur la liste du candidat Eric Ciotti aux élections municipales de Nice en mars 2026
La liste du député UDR allié au RN pour les municipales à Nice a été validée par la préfecture. Après plusieurs mois d’effets d’annonce et de rétractations, voici les noms qui la composent définitivement.
Plusieurs noms avaient circulé avant l’annonce officielle de la liste du candidat UDR allié au RN, avant son dépôt officiel en préfecture, de manière plus ou moins orchestrée par Eric Ciotti. Il y avait d’abord eu le nom de Jean-Pierre Rivière, rappelle Nice Matin. Le patron de l’OGC Nice est finalement passé de colistier à "simple" soutien, pour éviter le risque d’inéligibilité qui planait sur la liste du candidat. La séquence avait été très médiatisée. Désormais officielle, la liste ne manque pas de faire réagir.
Parmi les noms qui accompagnent Eric Ciotti dans sa course pour la mairie de Nice, l’un des noms a suscité de premières réactions. Il s’agit du président des commerçants de Nice, Jean-Marie Debaisieux. L’adjoint au maire de Nice et président du Conseil de Territoire Hauts de Nice a réagi à ce sujet dans Nice Presse, invitant le président des commerçants à assumer "d’avoir basculé à l’extrême droite" et demande "qu’il quitte ses fonctions !".
Une liste qui cache quelques surprises
Juste après Eric Ciotti, on retrouve Françoise Souliman, ancienne préfète, et en troisième position le député européen Laurent Castillo, et à la quatrième place, Gaëlle Frontoni, élue municipale et métropolitaine, précise Nice Matin. La première surprise, en réalité, est en cinquième position où apparaît le premier colistier RN : Laurent Merengone, conseiller régional. Loin derrière, en 11e position, le nom de Benoît Kandel, ancien premier adjoint de Christian Estrosi, apparaît à son tour.
Autre nom surprenant, la présence de Jean-Marc Governatori à la 9e place, un conseiller municipal écologiste à Nice. Pierre Ippolito, Juliette Raffort et Catherine Moreau, dont le nom avait fuité, se retrouvent en 6e, 7e et 20e position dans la liste de l’aspirant maire de Nice. Geneviève Pozzo di Borgo, élue d’opposition d’extrême droite, préfère la liste du candidat UDR à celle de Philippe Vardon et se voit positionnée en 26e position. Des avocats comme Mesdames Valérie Bothy, Eric Mary et DenisDel Rio viennent gonfler les rangs. D’autres personnalités telles que Simone Dibo-Cohen, présidente de l’Union méditerranéenne pour l’art moderne, Jordan Minglis, le sportif de haut niveau atteint de trisomie 21, ou encore Max Estin, chausseur niçois très médiatisé, complètent également la liste.
Éric Ciotti, candidat à l'élection municipale des 15 et 22 mars prochains à Nice, a présenté dimanche ses 70 colistiers, parmi lesquels figurent, plutôt discrètement, huit cadres du Rassemblement national local.
Sur ces huit candidats, six sont susceptibles de faire partie du prochain exécutif municipal si le député niçois et président de l'UDR, donné devant le maire sortant Christian Estrosi (Horizons) au 1er tour, selon un récent sondage, venait à accéder à la mairie.
"Il ne faut pas oublier que lors des élections européennes de 2024, nous avons fait 32% à Nice, un Niçois sur trois", rappelle Benoît Kandel, responsable de la section niçoise du RN. Cet ancien colonel de gendarmerie et ancien 1er adjoint de Christian Estrosi, figure lui-même en position éligible sur la liste.
"C'est une liste sans étiquette, qui rassemble des candidats de toutes origines politiques, essentiellement des familles politiques de la droite autour de l'alliance que j'ai fondée entre l'UDR et le RN, mais il y a aussi des gens qui ont appartenu à l'UDI, et Jean-Marc Governatori qui conduisait pour la gauche la liste aux dernières municipales", justifie le député niçois, qui réunissait dimanche ses colistiers pour une photo de famille.
Sur le matériel de campagne du candidat Ciotti ne figure aucune mention des partis UDR ou RN, au profit du nom de sa liste: "Éric Ciotti, le meilleur est à venir ".
La liste ne compte pas le président du club de football Jean-Pierre Rivère, à qui Éric Ciotti promettait le rôle de 1er adjoint. Il s'est retiré après que le camp Estrosi a pointé un risque de conflit d'intérêts. Le patron de l'OGC Nice est toutefois à la tête du comité de soutien d'Éric Ciotti.
Ce dernier a dû recourir à la justice pour faire valider sa liste définitive, que le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé d'enregistrer pour un possible conflit d'intérêts concernant l'ex-patron des patrons locaux, en bonne position sur la liste. Le tribunal administratif a jugé que le préfet avait outrepassé ses pouvoirs.
La gauche part de son côté divisée avec une liste Écologistes-PS-PCF et une liste LFI, mais ses électeurs pourraient au second tour jouer les faiseurs de roi. Le camp Estrosi, qui espère que le RN aura un effet repoussoir, n'a de cesse de qualifier son adversaire de "candidat de l'extrême droite ".
L'interview exclusive d'Éric Ciotti dans Nice Matin
Éric Ciotti détaille son projet et parle de sa candidature à la Mairie de Nice dans les colonnes de Nice Matin. Retrouvez l'article en cliquant ici.
"Je veux rétablir l’ordre dans la rue et dans les comptes": officiellement candidat à Nice, Eric Ciotti détaille son projet
Depuis mercredi après-midi, Éric Ciotti est officiellement candidat à l’élection municipale à Nice, en mars 2026. Le match avec Christian Estrosi est lancé.
"Je veux devenir maire de toutes les Niçoises et de tous les Niçois". Éric Ciotti a officiellement annoncé être candidat à l’élection municipale dans la 5e ville de France lors des scrutins des 15 et 22 mars 2026, lors d’une intervention en direct depuis la place Saint-Roch à Nice à la fin du journal de 13 heures de TF1.
Une annonce de candidature que le député des Alpes-Maritimes et président de l’UDR (Union des droites pour la République) accompagne d’un slogan "le meilleur est à venir", et d’une "Lettre aux Niçois" de vingt pages pour détailler sa démarche. Elle est diffusée depuis ce mercredi sur son site Internet ciotti2026.fr et les réseaux sociaux. Elle sera distribuée à partir de ce jeudi matin aux Niçois. Le duel entre le maire actuel Christian Estrosi, candidat à un quatrième mandat, et Éric Ciotti est donc officiellement lancé. Une bataille qui fera partie des plus regardées au plan national.
Vous aviez hésité à vous présenter en 2020. Qu’est-ce qui, cette fois, vous pousse à briguer la mairie de Nice en 2026?
Je pensais, à l’époque, que le moment n’était pas venu d’ouvrir frontalement ce débat. La situation politique était différente. Avec Christian Estrosi, nous appartenions à la même famille politique, même si, en réalité, tout en restant à LR, il avait basculé dans le camp macroniste depuis 2017. J’ai voulu donner peut-être une dernière chance de réparer certaines erreurs. Mais surtout, je dirais que le dernier mandat sur les trois qu’a exercé Christian Estrosi est celui du dérapage budgétaire, de la fuite en avant. C’est le mandat des destructions d’équipements publics (Acropolis, le théâtre, le bowling, la cinémathèque), dont j’évalue le coût à 500 millions d’euros, qui ont été financés par l’impôt des Niçois. C’est la marque d’un pouvoir qui ne dispose plus de limites, plus de garde-fous. C’est aussi une forme de dérive dans un pouvoir personnel, qui a fait que le culte de l’être suprême s’est substitué à une politique de proximité, de solidarité, de fraternité, d’écoute, d’humilité avec les Niçois.
Vous adressez une lettre aux Niçois. Pourquoi cette forme? Que leur dites-vous?
Je veux être le candidat de la proximité des Niçoises et des Niçois. C’est pour ça que je veux ce lien direct avec eux, sans intermédiaire, sans page de publicité, sans brochure de communication. Il y a eu un maire qui a détruit. Moi, je veux être le candidat qui construit une nouvelle espérance. Je formule, dans la lettre, des propositions nouvelles.
Quelles sont vos priorités pour Nice?
Restaurer la sécurité, respecter l’argent des Niçois, agir pour la proximité, porter un vrai développement économique, avoir une politique environnementale responsable, promouvoir et refaire de Nice un phare de la culture. Cela passe par le théâtre national de Nice à la Gare du Sud, un nouveau palais des congrès et d’exposition, une nouvelle prison, le doublement des effectifs de la police municipale. Je porte l’engagement d’effacer la dernière hausse de la taxe foncière de 20%, intervenue à l’automne 2024. Ce sont des propositions concrètes, des propositions sur la gratuité du stationnement sur deux heures, un plan de climatisation pour les écoles, un plan de développement des crèches pour les familles.
Si vous êtes élu, quelles mesures de Christian Estrosi allez-vous annuler dès le début de votre mandat?
Effacer la dernière hausse de la taxe foncière de 20%. Vous avez bâti votre notoriété sur un discours national de fermeté et de coupes budgétaires. Comment traduire ce discours localement? Rétablir l’ordre dans la rue et dans les comptes constituera la ligne directrice de ma campagne. C’est totalement compatible. On l’a fait au Département. On s’est désendetté, on a baissé par deux fois la taxe foncière départementale et on a continué à investir. Quand on gère bien l’argent public, qu’on ne le gaspille pas, on y arrive. C’est cette politique que je veux conduire. Naturellement, je suis candidat à la mairie de Nice, mais aussi à la présidence de la Métropole. Aujourd’hui, l’essentiel des compétences pour changer la vie des Niçoises et des Niçoises est à la Métropole.
Vous souhaitez baisser les impôts. Comment financerez-vous les projets municipaux dans une ville que vous dîtes très endettée?
Il y a des économies de gestion qu’il faudra faire. Nous l’avons fait au département sans que la qualité du service n»ait été altérée. Les grands événements qui coûtent des millions, voire des dizaines de millions d’euros répétitifs pour une journée ne seront plus ma priorité. Sans parler des gaspillages de 10 à 15 millions d’euros pour financer un Grand Prix de Formule 1, des millions d’euros pour financer des émissions de télé, tout ça sera abandonné.
Comment comptez-vous rassembler une équipe municipale alors que la droite niçoise est fragmentée?
Ma liste est en grande partie déjà constituée. C’est une liste d’hommes et de femmes que je choisirai en fonction de leur talent, de leur compétence, de leur enracinement, au-delà des étiquettes politiques. Néanmoins je suis un homme de droite et je suis un homme qui souhaite l’union des droites. Le moment n’est pas venu d’annoncer des noms. Mais il y aura naturellement les parlementaires niçois, les deux députés niçois [Christelle d’Intorni et Bernard Chaix] et le député européen [Laurent Castillo]. Ils incarnent une légitimité qui est la plus récente.
Quelle place donnez-vous aux alliances locales, notamment avec le RN?
Tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui me soutiennent auront leur place sur cette liste. Il y aura bien évidemment des personnes du RN. Il n’y a pas d’accord, les choses se font naturellement.
Comment allez-vous concilier vos responsabilités de député et de président de l’UDR avec une campagne locale?
Nous aurons six mois de campagne. Je concilierai, comme je l’ai toujours fait, mes responsabilités locales et nationales dans les six mois qui viennent. Et bien sûr, lorsque je serai maire de Nice, je quitterai mon mandat à l’Assemblée nationale. En cas de chute du gouvernement et de nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, abandonnerez-vous la 1re circonscription que vous détenez depuis 18 ans?
Le 8 septembre, je voterai sans aucune hésitation contre ce gouvernement. Aussi bien contre le Premier ministre que contre le Président de la République qui l’a nommé. Après, je ne suis pas Madame Irma. Bien malin celui qui peut savoir ce que fera Emmanuel Macron. Ce que je souhaite, c’est qu’il démissionne pour redonner la parole au peuple. Je ne suis pas certain qu’il ait la hauteur ou le courage qu’a eu le général de Gaulle. Si des élections législatives anticipées ont lieu, elles interviendront avant les élections municipales.
Vous avez déjà réfléchi à ce que vous allez faire?
Si tel est le cas, je prendrai mes responsabilités pour qu’on ait une alternance au plan national.
Vous vous représenterez donc dans la 1re circonscription?
Je suis aujourd’hui candidat à l’élection municipale à Nice. Et si les Niçoises et les Niçois, ce dont je suis certain, me font confiance, je serai le maire à plein temps de tous les Niçois et les Niçois.
Qu’est-ce que Nice représente pour vous personnellement et politiquement?
Nice, c’est ma ville. C’est là où je suis né. Ce sont mes racines personnelles, familiales. C’est ma terre. C’est mon enfance. C’est ma scolarité. C’est ma formation universitaire. Ce sont mes amis, ma famille. Et puis, politiquement, c’est Nice qui m’a tout donné. Mon premier mandat électif, je l’ai obtenu des Niçoises et des Niçois en 2007.
Quelle ville voulez-vous laisser aux Niçois en 2032, au terme d’un éventuel mandat?
Je veux laisser une ville plus fraternelle, où les Niçois s’épanouissent, où nos anciens vivent heureux avec la certitude que leurs enfants et leurs petits-enfants vivront heureux. Je veux réinstaller un lien de proximité avec les Niçois, qu’ils soient l’objectif central de ma politique. Qu’on préserve leur pouvoir d’achat, donc leur argent. Qu’ils aient les services publics qu’ils méritent.
PHOTO PRESSE Gérard Diaconesco Rédacteur en Chef de POLITIQUE EN PACA & DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHT - NICE - 2025 -
Dans une interview donnée au Financial Times, Mustafa Suleyman, patron de l’IA chez Microsoft a affirmé que les performances de l’IA seront équivalentes à celles des humains dans la plupart des tâches professionnelles d’ici 18 mois. Il est ainsi persuadé qu’elle pourra alors travailler à la place des « cols blancs ».
Pour vous remonter le moral Mustafa Suleyman précise sa pensée et vous dit que « d’ici un an et demi, vous n’aurez peut-être plus de travail. Du moins, si votre emploi implique d’être assis devant un ordinateur, car vous serez remplacé par l’intelligence artificielle ».
Voilà.
Merci.
Le dernier qui sort de l’Open Space éteint la lumière et rentre chez lui.
La situation est-elle aussi grave ?
Oui mes amis. Oui.
Nous allons assister à la plus grande destruction de postes et d’emplois jamais vu. Je sais ce que me diront les optimistes béats et benets… oui mais les canuts.
Haaa… mes petits canuts que l’on nous ressort à chaque fois comme on sort le pot de confiture pour étaler sa culture sur la tartine. Le problème n’est pas de savoir si l’IA va créer de nouveaux postes dont on ignore même le nom aujourd’hui. La réponse est oui. Nous savons que l’IA va créer de nouveaux postes.
Le vrai problème est double et de c’est de savoir si le rythme de création sera similaire au rythme des destructions, ensuite est-ce que les emplois créés le seront en nombre suffisants pour compenser les destructions ?
Il y a donc 2 variables clefs. La vitesse de destruction, et la volumétrie d’éventuelles créations.
Compte tenu de la rapidité d’évolution et de progression des IA, le premier problème que nous aurons à affronter est bien celui de la vitesse relative des destructions vers sur les éventuelles créations.
Le délai de 12 à 18 mois est tout à fait cohérent et correspond parfaitement à mes estimations.
La conclusion à ce stade, c’est que si vous vouliez changer de voiture, vous feriez mieux d’attendre un peu et mettre vos sous de côtés !
Je vous partageais quelques réflexions dans ce JT du Grenier concernant le krach des diplômes. A voir si ce n’est déjà fait.
Qu’est-ce que cela va changer ?
Tout.
Cela va changer la valorisation des actifs.
Ce qui valait ne vaudra plus et personne ne sait vraiment à ce stade ce qui ne valait pas et vaudra plus.
Je vous prends un exemple.
L’IMMOBILIER.
L’immobilier de bureau va évidemment connaître une nouvelle crise encore plus profonde que celle du Covid.
Si vous avez encore des SCPI de bureaux et si elles se sont un peu redressées, c’est le moment de réfléchir à vos anticipations et à ce que vous allez en faire sur le long terme.
Si 20 à 30 % des postes de bureau disparaissent (il n’y a même pas besoin de parler de 100 %) cela suffira à créer une crise immense et à réduire considérablement l’occupation des bureaux et donc leur valeur.
Mais ce n’est là qu’un exemple. Pour aller plus loin sur ce « krach » sectoriel et séquentiel vous avez également les deux derniers JT. Cela vous fait une bonne base pour alimenter vos réflexions et lancer le débat en famille pendant les longs week-ends pluvieux que nous traversons. Comment anticiper ? Comment gérer votre résilience familiale et personnelle ? Comment orienter vos enfants ? Voici des préoccupations normales et qu’il faut aborder avec lucidité et courage.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
18 février 2026
Robots humanoïdes : Le chinois Unitree s’impose dans le secteur avec 5 500 exemplaires livrés en 2025
Le fabricant chinois de robots humanoïdes Unitree, qui prépare activement son introduction en Bourse, a livré 5 500 exemplaires bipèdes l’année dernière. C’est légèrement plus que son principal concurrent dans l’empire du Milieu, AgiBot. Les sociétés américaines du secteur, quant à elles, sont à la traîne.
Unitree reste pour l’heure en tête des livraisons de robots humanoïdes. Selon le South China Morning Postcitant une source proche du dossier, l’entreprise chinoise aurait expédié 5 500 exemplaires en 2025. Ceci comprend uniquement les robots humanoïdes bipèdes et non ceux se déplaçant sur des bases mobiles sur roues. Durant cette période, la production d’appareils bipèdes s’élèverait à 6 000 unités.
Des robots cinq à dix fois moins chers que ceux des sociétés américaines
La société basée à Hangzhou est à l’origine de quatre humanoïdes différents. Son robot phare (G1), entraîné avec des techniques d’apprentissage par renforcement, est équipé de capteurs Lidar de pointe et d’une main avec un pouce préhensible. Il est doté d’une grande souplesse : il peut courir, faire des saltos ou encore du kung-fu.
Unitree a également présenté l’été dernier R1, un robot dédié à la recherche et proposé au prix ultra-compétitif de… 4 900 dollars (4 175 euros). Le G1, plus performant, est quant à lui disponible à partir de 13 500 dollars (11 500 euros). Un argument de vente non négligeable, alors que les humanoïdes les plus abordables développés de l’autre côté du Pacifique se négocieraient autour de 50 000 dollars (42 600 euros).
AgiBot aurait livré plus de 5 000 exemplaires
Le principal concurrent chinois d’Unitree, AgiBot, a de son côté annoncé fin décembre qu’il s’attendait à avoir livré, pour 2025, plus de 5 000 unités. Son fondateur et CEO Deng Taihua avait alors estimé que ces livraisons généreraient un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de yuans (122 millions d’euros).
Soutenue par plusieurs investisseurs de renom, tels que LG et BYD, AgiBot est derrière la gamme d’humanoïdes “Genie” dédiée aux applications industrielles et commerciales. Son dernier modèle, le G2, peut naviguer de manière autonome dans 95% des ateliers et salles des machines et est équipé d’un bras doté de capteurs de force externes. Il s’est par exemple associé au fabricant de pièces automobiles Fulin Precision sur le déploiement d’une centaine d’humanoïdes et avec le fournisseur de produits électroniques Longcheer.
UBTech en outsider, les États-Unis en retard
Unitree et AgiBot ont un réel train d’avance sur les autres sociétés du secteur. D’après le cabinet Omdia, cité parForbes, le chinois UBTech arriverait en troisième position avec 1 000 unités livrées l’année passée. Le fabricant a noué en l’espace de quelques mois quelques partenariats de taille, en particulier avec BYD, qui utilise déjà ses robots dans certaines usines, Foxconn, Texas Instruments et Airbus. Les chinois Leju Robotics, Engine AI et Fourier ne totaliseraient quant à eux que 1 200 livraisons de robots humanoïdes.
Dans ce panorama dominé par la Chine, les États-Unis font piètre figure. Toujours d’après Omdia, Tesla, Figure AI et Agility Robotics auraient livré chacun 150 exemplaires de robots humanoïdes en 2025. Tesla peine à séduire avec son Optimus, notamment en raison des promesses non tenues de son CEO, Elon Musk. Ce dernier espère toujours démarrer une production à grande échelle cette année et fabriquer un million de robots. Les appareils développés par Figure AI et Agility Robotics suscitent plus d’espoir : le premier a travaillé avec BMW dans l’utilisation d’humanoïdes pour le déplacement de pièces automobiles et le second a déployé de petites flottes dans des entrepôts Amazon.
Ce bilan intervient alors qu’Unitreese prépare à entrer en Bourse, pour laquelle elle vise une valorisation de 7 milliards de dollars (5,96 milliards d’euros).AgiBot devrait lui emboîter le pasen lançant son processus d’introduction en Bourse cette année.
La Chine en avance dans les robots humanoïdes : Unitree veut livrer jusqu’à 20 000 machines en 2026
L’entreprise chinoise, qui a livré 5500 robots humanoïdes dans le monde en 2025, passe à la vitesse supérieure. Elle entend expédier entre 10 000 et 20 000 appareils d’ici à la fin de l’année, ce qui lui permettrait de distancer son principal concurrent dans l’empire du Milieu, AgiBot.
Unitree est bien parti pour rester le numéro 1 de la robotique humanoïde en 2026, du moins en volume de ventes. Interrogé par le média spécialisé 36kr, le CEO de la société chinoise Wang Xingxing a annoncé prévoir une livraison de 10 000 à 20 000 robots pour 2026, sur un volume mondial de “plusieurs milliers de dizaines d’unités”. En 2025, Unitree a livré environ 5500 humanoïdes bipèdes (n’incluant pas ceux montés sur une base mobile sur roues) et produit environ 6500 exemplaires.
Unitree expose ses robots au gala du Nouvel an lunaire chinois
La gamme de robots humanoïdes développée par Unitree comprend quatre appareils. Le plus connu, le G1, est relativement petit (1,27 m de haut) et abordable (un peu plus de 10 000 euros). Équipé d’un Lidar et de mains avec pouces préhensibles, le G1 est connu pour sa motricité hors-normes : il peut courir, faire des saltos et même du kung-fu. Unitree est également à l’origine du R1, un robot davantage conçu pour l’éducation et la recherche proposé au prix ultra-compétitif de 4900 dollars (4150 euros).
Cette annonce intervient quelques heures après la tenue du gala de la télévision nationale chinoise CCTV, organisée le 16 février à l’occasion du Nouvel an lunaire, au cours de laquelle de nombreux robots se sont adonnés à des performances spectaculaires. Les humanoïdes G1 d’Unitree ont ainsi réalisé l’intégralité des mouvements du kung-fu de manière synchronisée, ainsi que des sauts périlleux sur trampoline et des pointes de vitesse allant jusqu’à 15 km/h. Le show a également mis en scène des robots quadrupèdes d’Unitree ainsi que les systèmes d’autres sociétés chinoises, parmi lesquelles Galbot.
La domination de la Chine se poursuit
Avec ce doublement – au moins – du nombre de livraisons, Unitree espère prendre de l’avance sur ses principaux concurrents dans le secteur, tous chinois. Le plus sérieux répond au nom d’AgiBot, qui commercialise plusieurs robots humanoïdes dans l’industrie et a noué d’importants partenariats avec des sociétés de production de pièces automobiles et d’électronique. D’après le cabinet Omdia, AgiBot aurait livré 5000 exemplaires en 2025, loin devant UBTech et son millier de robots humanoïdes écoulé.
Pendant ce temps, les entreprises américaines accusent un sérieux retard. Malgré le déploiement de quelques projets pilotes de grande ampleur, Figure AI et Agility Robotics n’auraient livré l’année dernière que 150 robots humanoïdes chacun. Figure AI, en particulier, devra mettre les bouchées doublessi elle veut atteindre les 100 000 unités produites dans les quatre prochaines années.
L’UE renonce au tout électrique pour 2035 et maintient une part limitée de voitures thermiques ! Le 16 décembre dernier, l’Union européenne a officiellement annoncé qu’elle n’imposerait finalement pas un passage total au véhicule électrique en 2035. Cette décision marque un tournant majeur après plusieurs années de stratégie axée sur l’élimination progressive des moteurs thermiques. Désormais, les constructeurs auto pourront continuer à vendre une part limitée de voitures thermiques ou hybrides après 2035, sous conditions strictes.
Cette évolution survient dans un contexte où l’industrie automobile européenne traverse une profonde crise : baisse de la demande, explosion des coûts industriels, concurrence chinoise agressive et difficultés persistantes dans la démocratisation du 100 % électrique. Les constructeurs européens réclamaient depuis de nombreux mois un allègement réglementaire, jugeant l’objectif initial trop ambitieux dans les délais impartis.
Pourquoi l’UE a-t-elle assoupli sa position sur le tout électrique ?
Une industrie fragilisée et sous pression
La Commission européenne a justifié cette décision par une approche plus « pragmatique », face aux difficultés rencontrées par les constructeurs pour proposer des gammes intégralement électriques dès 2035, combinées à une adoption des automobilistes insuffisante.
Les ventes de voitures neuves ont chuté et la production européenne accuse un recul de près de 3 millions d’unités sur six ans, tandis que l’intérêt du public pour les petites voitures abordables ne cesse de diminuer. Les constructeurs, paralysés par la hausse des coûts et les normes successives (Euro 7 notamment), craignaient un désavantage compétitif fatal face aux géants chinois comme BYD dont les véhicules électriques, moins chers, inondent déjà le marché européen.
Un Pacte vert européen réajusté
L’interdiction totale des moteurs thermiques en 2035 constituait l’un des piliers du Pacte vert européen visant la neutralité carbone en 2050. Mais plusieurs signaux montraient déjà que l’UE faisait petit à petit machine arrière sur plusieurs aspects environnementaux, dans un virage assumé en faveur de la compétitivité industrielle.
Ce que prévoit réellement l’UE pour 2035
Fin du 100 % électrique
La nouvelle réglementation n’impose plus que les véhicules neufs soient exclusivement électriques en 2035. À la place, les constructeurs devront réduire de 90 % les émissions moyennes de CO₂ de leurs ventes par rapport à 2021 et compenser les 10 % restants par des mécanismes validés (acier bas carbone, carburants de synthèse, biocarburants…).
Des voitures thermiques encore autorisées, mais en nombre limité
Concrètement, après 2035 voici ce qui sera encore autorisé :
• Des véhicules hybrides rechargeables
• Des hybrides à prolongateur d’autonomie
• Des thermiques de niche capables de respecter les seuils d’émissions
• Des modèles utilisant des carburants synthétiques (e fuels) ou biocarburants, considérés comme neutres en CO₂ dans certains cadres réglementaires
Ces véhicules ne devraient représenter qu’une part minoritaire du marché.
Une stratégie industrielle repensée : l'Europe réarme son industrie automobile
Le retour d’une politique industrielle européenne
La Commission présente ce nouveau cadre comme la première stratégie industrielle automobile européenne : aides d’État orientées, développement massif des batteries via le programme Battery Booster et obligation de s’approvisionner en composants fabriqués en Europe pour les constructeurs qui reçoivent des financements publics.
Un soutien accru aux petites voitures électrique
Pour contrer les voitures chinoises bon marché, l’Europe veut accélérer la création d’une nouvelle catégorie, les M1E, c’est‑à‑dire de petites voitures électriques fabriquées dans l’UE et vendues à moins de 20 000 €. Elles donneront droit à des super‑crédits carbone pour encourager les constructeurs à les produire.
Les réactions : entre soulagement, colère et inquiétude
Les constructeurs : un bol d’air nécessaire
Les industriels européens saluent une décision attendue de longue date. Beaucoup y voient une bouffée d’oxygène, leur permettant de planifier la transition électrique sur un rythme réaliste tout en évitant un effondrement des ventes et des emplois.
Les ONG environnementales : une erreur stratégique
Des organisations comme Transport & Environment et Greenpeace dénoncent un choix qui pourrait ralentir l’électrification, créer un retard supplémentaire par rapport à la Chine, et compromettre les objectifs climatiques européens.
Les États membres : entre défense industrielle et objectifs climatiques
L’Allemagne, l’Italie et plusieurs États producteurs d’automobiles ont fortement poussé pour cet assouplissement, tandis que d’autres pays plus sensibles aux enjeux environnementaux craignent un affaiblissement du Pacte vert.
Qu'est‑ce que cela change pour les conducteurs ?
Une diversité de motorisations jusqu’en 2035 et au‑delà
Contrairement à ce que beaucoup pensaient, les moteurs thermiques ne disparaîtront pas en 2035. Cela laisse le temps à :
• Des innovations sur les carburants alternatifs
• Des hybrides plus efficients
• Des thermiques ultra‑optimisés encore accessibles
Une transition moins brutale pour les ménages
Les prix d’achats élevés de l’électrique, conjuguée au manque d’infrastructures de recharge homogènes en Europe, faisait craindre une fracture sociale… Cet assouplissement permet une transition plus progressive.
Une incertitude sur les prix
Les modèles thermiques restant sur le marché seront très optimisés d’un point de vue CO₂, donc certainement plus coûteux. À l’inverse, les électriques pourraient voir leurs prix diminuer grâce aux investissements industriels et aux nouvelles catégories M1E.
Un compromis entre écologie, économie et réalisme
La décision de l’UE offre donc moins de contraintes uniformes, plus de flexibilité technologique et surtout une vision industrielle plus réaliste. Dans ce nouveau paysage, les voitures thermiques ne disparaîtront pas, mais deviendront des produits de niche. Certaines seront réservées à des segments spécifiques ou à des marchés où l’infrastructure électrique reste insuffisante.
En renonçant officiellement au tout électrique pour 2035, l’Union européenne reconnaît les limites d’une transition forcée et accélère vers une stratégie plus équilibrée. Cette décision reflète une tension permanente entre ambitions climatiques, compétitivité mondiale et préservation de l’emploi. Pour les passionnés d’automobile, cela signifie que les voitures thermiques auront encore leur place après 2035, mais dans un cadre très encadré, limité et exigeant. Pour l’industrie, c’est un signal fort : l’avenir est électrique, mais pas uniquement.
C’est une étude du CREDOC dans son édition 2026 du Baromètre du numérique (source ici) qui dévoile une « société désormais largement équipée et connectée, mais dont les dynamiques varient encore au gré des usages, générations et positions sociales. Un premier enseignement majeur tient à la diffusion extrêmement rapide de l’intelligence artificielle générative. Près d’une personne sur deux (48%) déclare aujourd’hui y avoir recours. Au cours des vingt-cinq années d’existence de ce baromètre, jamais une technologie numérique n’avait été adoptée aussi vite ».
La pratique de l’IA est d’abord une pratique personnelle (42 % de la population). Elle est néanmoins encouragée par la sphère professionnelle et est parfois intégrée à des plateformes utilisées. Les usages se concentre vers une poignée d’IA génératives (dont Chat GPT arrive en tête, suivie de Gemini) et vers la recherche d’informations (73 %). L’adoption de l’IA générative, bien que prompte, demeure socialement marquée : les publics technophiles habituels (les jeunes, les diplômés du supérieur et les cadres) en sont les plus utilisateurs, ceux plus âgés et moins diplômés restant en retrait.
Les personnes n’utilisant pas l’IA générative évoquent avant tout un manque de compétences, des habitudes d’usage bien ancrées autour des moteurs de recherche. Une attitude précautionneuse et des inquiétudes sociétales et environnementales sur les conséquences de l’Ia générative prévalent en outre plus généralement dans l’ensemble de la population. »
Cette étude montre bien à quel point l’IA est en train de déferler dans notre quotidien et donc sur nos économies.
Pour le moment nous n’avons vu presque que les côtés ludiques, amusants, et utiles (faire le travail à notre place).
Mais nous allons maintenant en voir tous les défauts à commencer par la rapidité de destructions d’emplois.
Cette vague de destruction de secteurs entiers et cela vient de commencer par l’industrie du logiciel et d’emplois va provoquer des krachs sectoriels et une forte volatilité de marchés, puis cela sera suivi par un krach systémique global lorsque l’effet de seuil de 20 % de chômage sera atteint ce qui pourrait être le cas d’ici 2027 à 2030. Voici la conclusion analytique.
Il est difficile à ce stade de mesurer la vitesse de hausse du chômage ce phénomène ne faisant que commencer, mais il peut-être brutal et presque « avalancheux ».
Bref, je vous explique tout dans cette vidéo… et dans le dossier spécial disponible en téléchargement dans vos espaces lecteurs.
Le taux de chômage augmente de 0,2 point au quatrième trimestre 2025, portant à +0,6 point sa hausse sur un an, et atteint 7,9 % selon les derniers chiffres de l’INSEE source ici.
« Au quatrième trimestre 2025, le nombre de chômeurs en France (hors Mayotte) au sens du Bureau international du travail (BIT) augmente de 56 000 par rapport au trimestre précédent, à 2,5 millions de personnes. Le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 7,9 % de la population active, supérieur de 0,2 point à son niveau du troisième trimestre 2025 et de 0,6 point à celui du quatrième trimestre 2024. Il est à son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021 mais demeure nettement au-dessous de son pic de mi-2015 (de -2,6 points).
Le taux de chômage des 15-24 ans augmente nettement
« Sur le trimestre, le taux de chômage des 15-24 ans augmente de 2,4 points, portant à +2,8 points la hausse sur un an, pour atteindre 21,5 %. Sur le périmètre élargi des jeunes de 15-29 ans, le taux de chômage augmente de façon moins marquée : +0,5 point sur le trimestre et +1,7 point sur un an, à 16,0 %. En revanche, le taux de chômage des 25-49 ans diminue de 0,2 point sur le trimestre, à 6,9 %, et demeure sous son niveau d’un an auparavant (-0,3 point). Enfin, le taux de chômage des 50 ans ou plus est stable sur le trimestre à 5,1 %, 0,4 point au-dessus de son niveau de fin 2024. »
Cela ne vous étonnera pas et le mouvement va non seulement se poursuivre mais en plus s’amplifier avec l’arrivée de l’IA dont les effets sont tout simplement ébouriffants et encore si peu perçus par le grand public.
La part des jeunes ni en emploi ni en formation augmente
« Au quatrième trimestre 2025, la part des jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (NEET) augmente de 0,4 point, à 12,9 %. Cette part se situe 0,2 point au-dessus de son niveau d’un an auparavant et 0,7 point au-dessus de son niveau de fin 2019 ».
Là encore rien de surprenant, le gouvernement a mis fin aux aides (plantureuses) pour l’apprentissage et résultat ? Non seulement le chômage des jeunes augmente, mais en plus la part de nos enfants qui ne font rien aussi. Alors certes cela coûtait cher, mais c’était une « bonne » dépense car cela permettait à nos gamins de faire des études en les finançant via les OPCO et en gagnant 4 sous pendant leurs études. Une dépense nettement plus intelligente que de dépenser sans compter dans la fabrication d’obus pour faire la guerre… Et pour la guerre les milliards de manquent pas.
Nous n’en sommes qu’au début d’une très forte remontée du chômage.
Macron n’en sera objectivement pas franchement responsable.
Disons simplement que dans notre classe politique nombriliste et pas très futée ni très travailleuse, et sans conscience de l’entreprise privée, personne n’a encore pris l’ampleur ni la mesure du tsunami qui nous arrive dessus avec l’IA. Surtout formez-vous bien, bossez fort, ayez une véritable réflexion sur votre employabilité, car il va y avoir du vent dans les voiles. Pas dans 10 ans. A partir de maintenant !
Ma dernière vidéo, loin d’être une vidéo « boursière » vous explique pourquoi l’IA va ravager notre économie actuelle à commencer par l’emploi et donc les revenus, ce qui va créer une immense récession et un krach colossal et potentiellement systémique.
La France joue gros en mettant son porte-avions au cœur d’un entraînement interarmées géant où l’enjeu n’est pas de briller une journée mais de durer des semaines avec des alliés
Quand un porte-avions change de façade maritime, ce n’est pas une croisière : c’est un stress-test grandeur nature pour la logistique, le commandement et la crédibilité.
Le 5 février 2026, la Marine nationale a confirmé le basculement du groupe aéronaval du Charles de Gaulle vers l’Atlantique pour ORION 26, le cycle d’entraînement interarmées le plus lourd de la décennie. Derrière la photo d’un navire emblématique, l’enjeu est beaucoup plus brutal : tenir un rythme de guerre, longtemps, avec des alliés, et sans angles morts. ORION 26 n’est pas un exercice de vitrine : c’est une répétition générale où l’on vérifie ce qui casse vraiment quand la pression monte : les flux, les décisions, la coordination multi-domaines. Et quand on embarque 20 Rafale Marine, qu’on navigue avec un ravitailleur et des frégates d’escorte, chaque minute devient une question de tempo.
Un déplacement qui raconte une intention, pas un simple transit
Le passage de la Méditerranée à l’Atlantique a une valeur de signal : le groupe aéronaval se place dans une zone où l’on simule l’arrivée de renforts, la protection des routes maritimes et la manœuvre sur une façade exposée. Dans ORION 26, l’Atlantique n’est pas un décor : c’est un espace de projection, de renforcement et de contestabilité. La Marine nationale l’a confirmé le 5 février 2026, après l’appareillage de Toulon le 27 janvier 2026 : on passe d’une préparation navale à une intégration dans une manœuvre nationale, étalée sur plusieurs semaines et pensée pour tenir dans la durée. Cette chronologie est essentielle : dans un conflit moderne, ce n’est pas l’entrée en premier qui gagne, c’est la capacité à durer, à réparer et à relancer. Ce repositionnement dit aussi une chose plus simple, mais plus gênante : un porte-avions n’est utile que s’il s’insère dans un système complet. Le navire seul n’est qu’une piste flottante. Le groupe, lui, devient une machine à produire de la supériorité aérienne, de la défense et des frappes coordonnées, à condition que la logistique suive.
ORION 26, la haute intensité version réaliste : planifier, déployer, encaisser
Le ministère des Armées présente ORION 26 comme un défi de haute intensité et, pour une fois, le mot n’est pas un slogan. L’exercice est conçu pour dérouler une montée en puissance, depuis la planification jusqu’aux opérations sur le terrain, avec une logique d’escalade contrôlée. On veut voir si la chaîne de commandement garde sa cohérence quand les informations sont imparfaites, quand les délais se tendent, et quand les demandes des alliés s’empilent. Dans les chiffres rendus publics, on parle d’environ 24 pays et de l’ordre de 10 000 personnels engagés, avec un lancementdes activités majeures au début février et une séquence qui court jusqu’à la fin avril. Ces volumes comptent moins pour la beauté du communiqué que pour la réalité qu’ils imposent : des stocks, des rotations, des autorisations, des liaisons de données, et une capacité à synchroniser sans s’étouffer. ORION 26 ne teste pas seulement des unités au contact. Il teste la plomberie : l’acheminement, la maintenance, l’aptitude à régénérer de la puissance après une séquence dure. C’est là que les armées perdent d’habitude : pas au premier choc, mais dans la semaine suivante, quand la disponibilité glisse et que le rythme se casse.
Le groupe aéronaval comme catalyseur : défense aérienne, ASM et frappe coordonnée
Pendant ORION 26, le groupe du Charles de Gaulle sert de pivot maritime et aérien : entraînement à la défense aérienne, à la lutte anti-sous-marine, au combat de surface et à la coordination de frappes. Ce menu est classique, mais l’intérêt est ailleurs : le faire en coalition, avec des procédures compatibles et des délais courts. C’est un exercice de coordination, de liaisons de données et de discipline tactique. Plusieurs éléments publics ont évoqué une composition articulée autour du porte-avions, avec au moins une frégate de défense aérienne, un destroyer de défense aérienne, un bâtiment ravitailleur, et une présence alliée dans les séquences de préparation. L’architecture est logique : protéger le groupe contre l’air et le sous-marin, et alimenter le tout en carburant, munitions et pièces. Sans ce triangle, on n’a pas un groupe : on a un navire isolé. Sur le plan aérien, l’ordre de grandeur communiqué évoque 20 Rafale Marine embarqués pour cette séquence. Ce chiffre n’impressionne pas par la quantité, mais par ce qu’il implique : cycles de pont, maintenance, armement, gestion du carburant, et planification de missions en continu. Un groupe aéronaval, c’est une usine à sorties, pas un musée.
Ce que multi-domaines veut dire pour de vrai : air, mer, cyber, espace
ORION 26 insiste sur la dimension multi-domaines : air, mer, terre, cyber, et intégration d’effets liés à l’espace via des capteurs et des chaînes de commandement. Le point clé n’est pas d’additionner des domaines, c’est d’éviter qu’ils se parasitent. Dans une séquence moderne, un incident cyber peut ralentir une planification, une saturation de l’espace informationnel peut brouiller la décision, et un trou de surveillance peut faire perdre l’initiative. Ici, on cherche les points de rupture. Le scénario officiel reste fictif, mais conçu pour coller à des réalités européennes actuelles : pressions hybrides, escalade, menace sur un voisin, puis bascule vers un affrontement ouvert. L’objectif est de forcer les états-majors à traiter la politique, la communication, et les opérations en même temps. C’est précisément ce qui casse les coalitions : non pas l’adversaire, mais la fatigue décisionnelle. On teste donc la résilience, l’interopérabilité et la cohérence. Pour un groupe aéronaval, cette dimension se traduit concrètement : partager des images tactiques, faire circuler des ordres fiables, et rester compatible quand les systèmes ne parlent pas exactement la même langue. On comprend alors pourquoi la présence d’alliés dans les séquences de préparation compte autant : ce n’est pas symbolique, c’est un test de procédures, de liaisons et de rythme.
Le vrai juge, c’est la logistique : ravitaillement, endurance et pression sur les équipages
Un exercice long fait apparaître les faiblesses que les démonstrations courtes cachent. Le carburant aviation, les pièces, les munitions, l’usure mécanique et humaine : tout devient un problème de débit. Le groupe aéronaval ne sert pas seulement à frapper, il sert à maintenir une capacité de frappe sur plusieurs semaines. Et cela dépend d’un mot peu glamour : soutien, stocks, maintenance. La présence d’un bâtiment ravitailleur n’est pas un plus, c’est un multiplicateur de portée. Sans ravitaillement à la mer, un porte-avions se retrouve vite contraint par le rythme des ports, donc par la prévisibilité. Dans une logique haute intensité, la prévisibilité est un risque. On comprend pourquoi la Marine insiste sur ces séquences : ravitailler, reconfigurer, repartir, et recommencer, sans casser le tempo opérationnel. Et puis il y a l’humain. Un groupe aéronaval, ce sont des équipes qui travaillent en cycles, souvent de nuit, dans un environnement bruyant, avec des gestes où l’erreur coûte cher. ORION 26 teste aussi la capacité à tenir la durée sans dégradation invisible : fatigue, micro-pannes, retards accumulés. Dans une vraie crise, c’est exactement ce qui fait tomber une posture : pas une grande panne spectaculaire, mais une somme de petites frictions. D’où la recherche de robustesse, de routine et de récupération.
Le Charles de Gaulle, une plateforme unique… mais jugée sur ses effets
On peut aligner les caractéristiques, elles comptent, mais seulement comme contraintes de travail. Le Charles de Gaulle reste l’unique porte-avions français, propulsion nucléaire, pont d’envol d’environ 261,5 m, et une configuration CATOBAR qui permet des opérations aériennes exigeantes. Sa vitesse maximale souvent citée autour de 27 nœuds correspond à environ 50 km/h, ce qui compte surtout pour le positionnement et la manœuvre face au vent. L’essentiel, c’est le groupe embarqué et l’écosystème : chasse, alerte avancée, défense, guerre électronique, ravitaillement, escorte. ORION 26 met tout cela en musique dans un cadre interarmées. Le porte-avions devient alors un outil de commandement, un producteur de présence, et un générateur d’options politiques. C’est exactement ce que la haute intensité réclame : pouvoir choisir, vite, sans se faire enfermer. Ce que l’exercice mesure vraiment, c’est la capacité à produire des sorties, à protéger le groupe, à durer, et à synchroniser avec le reste des forces. Dans ce cadre, un porte-avions n’est pas puissant parce qu’il existe, il est puissant parce qu’il reste disponible, intégré et réactif sur la durée.
Ce que la France cherche à prouver : mener, tenir, et coordonner sans se raconter d’histoires
ORION 26 place la France dans une posture de leadership de coalition, avec une ambition affichée : être capable d’organiser, d’orienter et de soutenir une opération complexe, tout en encaissant les perturbations. Ce n’est pas un exercice contre quelqu’un, c’est un exercice contre la réalité : délais, frictions, surcharge d’information, contraintes politiques. La haute intensité n’est pas un duel propre, c’est un environnement sale. Le choix de faire basculer le groupe aéronaval vers l’Atlantique s’inscrit dans cette logique : tester la crédibilité sur une façade où se jouent les renforts, la protection des lignes maritimes, et la coordination interalliée. Et en filigrane, tester une chose que tout le monde redécouvre : la guerre moderne est une affaire de flux, de soutien et de continuité. Si ORION 26 réussit, la France gagne plus qu’un bon exercice. Elle gagne une preuve de sérieux, utile autant pour dissuader que pour rassurer. Si ORION 26 met en évidence des points faibles, c’est encore plus précieux, à condition d’en tirer des décisions. Un exercice n’est pas fait pour flatter, il est fait pour révéler. Et le Charles de Gaulle, cette fois, sert de révélateur en grandeur réelle.