«L’Italie doit sortir de l’UE,

 

de l’Otan et de la zone euro»

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SOURCE : CC0 / pixabay
INTERNATIONAL
17:51 07.11.2017(mis à jour 18:51 07.11.2017)

L’analyste politique Lorenzo Valloreja explique dans son livre pourquoi l’Italie doit «renoncer à l’euro, se retirer de l’Otan, quitter l’Union européenne et devenir une alliée de la Russie de Poutine». Sputnik a eu l’occasion de s’en entretenir avec cet Italien.

L'Italie est actuellement ligotée mains et pieds par l'UE, l'euro et l'Otan, ce qui entrave sérieusement son développement. Aussi, doit-elle s'en retirer pour «renaître», a déclaré Lorenzo Valloreja à Sputnik.

«J'ai 42 ans, et je vis toujours en Italie. Comme tous les jeunes dans les années 1970 et 1980, je caressais le "rêve européen". On nous avait persuadés que l'Europe unie allait nous épargner tous les maux. Pourtant, à partir des années 1990, on a bien compris que l'Europe était devenue le contraire de tout ce qui nous avait été promis», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que les institutions européennes avaient déçu les Italiens.

«En tant qu'historien, j'étudie la naissance de l'Union européenne et de l'euro, ainsi que l'adhésion à l'Otan, et je vois les problèmes de notre pays. […] Nous avons renoncé à notre souveraineté au nom de l'UE qui n'avait d'ailleurs été créée que pour le confort de la France et de l'Allemagne», a rappelé M.Valloreja.

Selon lui, les intérêts de l'Italie se distinguent beaucoup de ceux de Paris et de Berlin, voire ils y sont même souvent bel et bien opposés.

«Membres de l'Otan, nous devions faire la guerre contre nos alliés, notamment la Libye. Aujourd'hui, nous observons les problèmes avec l'Iran qui figure d'ailleurs parmi les principaux partenaires commerciaux de notre pays. Si l'administration Trump déclenche une guerre en Iran, nous serons contraints nous aussi d'y participer», a expliqué l'analyste, argumentant la nécessité pour l'Italie de se retirer de l'Otan.

Il signale par ailleurs que l'Otan pousse de plus en plus à l'est ce qui préoccupe la Russie, pays pacifique qui n'aspire pas à l'expansion.

«La Russie pourrait devenir notre partenaire aux niveaux les plus élevés», a poursuivi l'interlocuteur de Sputnik.

Et d'espérer que l'Italie réussirait à resserrer encore plus ses liens avec Moscou pour pouvoir modifier conjointement la situation géopolitique dans la région de la Méditerranée.

«L'Italie doit sortir de l'UE, de l'Otan et de la zone euro. Notre pays doit s'ouvrir entièrement pour la Russie et lever les sanctions. Nous pouvons y devenir des pionniers, et d'autres pays nous suivront. Nous ne resterons pas seuls, mais il faut du courage pour cela», a conclu l'historien.

 

Sommet de l’UE: l’Italie met

 

en échec les partisans

 

des sanctions anti-russes

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SOURCE SPUNIK © AFP 2017 GABRIEL BOUYS
INTERNATIONAL
08:32 21.10.2016(mis à jour 08:41 21.10.2016)

A l’issue de neuf heures de débats, un groupe de pays européens a réussi à mettre en échec le projet initial des dirigeants d’Allemagne, de France et du Royaume-Uni visant à adopter de nouvelles sanctions antirusses en raison de la situation en Syrie.

Le premier ministre italien Matteo Renzi a réussi à convaincre la chancelière allemande, le président français et la première ministre britannique de renoncer aux sanctions antirusses évoquées lors du sommet de l'UE, communique le Financial Times (FT) se référant à des sources diplomatiques.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le sommet de l'UE réuni à Bruxelles a adopté un document final ne mentionnant pas de possibles sanctions antirusses liées à la situation en Syrie bien que les dirigeants européens aient dénoncé les actions de la Russie et du gouvernement syrien à Alep.

L'interlocuteur du FT a indiqué que contrairement aux attentes de Berlin, Paris et Londres, principaux partisans de mesures rigoureuses, leur projet a provoqué un débat virulent. Selon lui, des objections ont été formulées par l'Espagne, l'Autriche, Chypre et la Grèce, ainsi que par le chef de file de ce groupe, le premier ministre italien Matteo Renzi.

« A l'issue de neuf heures de négociations lors du sommet de l'UE, le premier ministre italien a réussi à obtenir que la proposition de nouvelles sanctions avancée avant l'ouverture du sommet soit retirée », écrit le média.

Les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux accusent Moscou et Damas de bombarder les civils et des positions de l'opposition armée en Syrie sans avoir présenté la moindre preuve jusqu'à présent. La Syrie et la Russie signalent que leurs frappes ne visent que les terroristes et accusent les Etats-Unis de n'avoir aucun contrôle sur les détachements de l'opposition « modérée » et de ne pas être capables de distinguer cette dernière des radicaux.

La Russie a déclaré à maintes reprises que le choix des cibles en Syrie était précédé d'une vérification minutieuse des données de reconnaissance. 
Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov avait déclaré précédemment que la Russie était l'unique pays à combattre le terrorisme sur le territoire syrien d'une manière légale.

Dans son commentaire au sujet des possibles sanctions antirusses en raison de la situation en Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a exprimé l'espoir que le bon sens prendrait le dessus sur la volonté d'accuser Moscou de tous les maux.

 

L’Italie pourrait quitter la zone

 

euro à cause de sa situation

 

économique incertaine

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SOURCE SPUNIK © REUTERS/ Stefano Rellandini
ECONOMIE
19:26 02.01.2017URL courte
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Un expert économique allemand estime que l’effondrement du bien-être des Italiens pourrait conduire à Rome à sortir de la zone euro, ce qui par rebond aggraverait la crise de l’Union Européenne.

Face à l'incertitude économique et politique que traverse actuellement l'Italie, celle-ci pourrait quitter la zone euro, a déclaré le chef de l'Institut allemand des recherches économiques (IFO), Clemens Fuest.

« Le niveau de vie en Italie est aujourd'hui égal à celui de l'an 2000. Si rien ne change, les Italiens pourraient un jour déclarer: "Nous ne voulons plus de la zone euro" », a estimé M. Fuest dans une interview au journal Tagesspiegel.

 

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Dans le même temps, il a averti que si le gouvernement allemand approuvait le programme européen d'aide pour l'Italie, ce serait un fardeau pour les contribuables allemands, qui « ne connaissent pas son montant et ne peuvent pas le contrôler. »

Dans le cas de l'adoption de ce programme, la BCE devrait racheter une quantité illimitée d'obligations du gouvernement italien. La BCE serait également autorisée à déterminer le montant du prêt que l'Allemagne devra octroyer à l'Italie. Tenant compte de ces circonstances, les parlementaires allemands, selon M. Fuest, s'opposeraient à ce plan.

L'économiste a également estimé que la division de l'Union européenne était de plus en plus criante et qu'elle s'accélèrerait, même si l'Italie restait dans la zone euro.

« Cela est devenu clair après le vote du Brexit. Dans le même temps, les pays de l'Europe de l'Est s'éloignent de plus en plus du reste de l'Europe », a-t-il expliqué.

En juin 2016, environ 52 % des citoyens du Royaume-Uni ont voté lors d'un référendum pour la sortie du pays de l'Union Européenne. D'après le Premier ministre britannique, Theresa May, le pays a l'intention d'activer l'article 50 du traité de Lisbonne qui prévoit le retrait de l'UE, lequel est prévu pour la fin du mois de mars 2017. Actuellement, le Royaume-Uni est en train d'élaborer sa position de négociation sur les accords cruciaux avec l'UE.

 

Référendum en Italie:

 

ciao, l'euro!

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SOURCE : © Flickr/ JT
LU DANS LA PRESSE
14:49 07.12.2016
Lenta.ru

Le récent référendum en Italie pourrait constituer un premier pas vers l'abandon de la monnaie unique dans ce pays. Après le référendum en Italie qui a entraîné la démission du premier ministre italien Matteo Renzi, le cours de l'euro a chuté à son plus bas depuis 18 mois.

Le départ du chef du gouvernement italien ouvre la voie aux eurosceptiques dont les voix se font de plus en plus entendre aux quatre coins du continent. L'avenir de la monnaie européenne commune suscite également de nombreuses questions.

Un référendum cinq étoiles

Les Italiens ont dit non aux propositions de changements de la structure étatique formulées par Matteo Renzi. Selon le premier ministre, ses initiatives — qui consistaient notamment à modifier le rôle du parlement pour le rendre plus pratique pour l'exécutif — auraient permis d'économiser jusqu'à 500 millions d'euros par an, ainsi que d'accélérer le processus d'adoption des lois.

Cependant, ce flirt avec les électeurs n'a rien donné : 60% des votants se sont prononcés contre la politique de Renzi, qui a annoncé sa démission.

Le départ de Renzi ouvre la voie aux partis d'opposition qui prônent la sortie de l'UE, dont le Mouvement 5 étoiles et la Ligue du Nord.

Ces forces politiques profitent de la grogne croissante des électeurs face à la stagnation économique et à la vague de dizaines de milliers de migrants en provenance d'Afrique. Un référendum pour la sortie de l'UE pourrait parfaitement être la prochaine étape.

Pour l'instant, c'est les Allemands qui paient

 « Il ne faut pas seulement analyser les résultats du référendum italien en tant que tels mais également dans le contexte des événements qui l'ont précédé », estime Sergueï Khestanov, conseiller à la macroéconomie du directeur général de la société de courtage Otkrytie. Il souligne que dans la plupart des pays développés, on n'a pas constaté de réelle amélioration du niveau de vie depuis 15 ans:  « Cela concerne aussi bien l'Europe occidentale que les USA. La colère qui monte s'exprime dans le soutien, par les électeurs, de décisions opposées à l'establishment en place. C'est arrivé au Royaume-Uni où la population a voté pour le Brexit. C'est également arrivé aux Etats-Unis où la course présidentielle a été remportée par le candidat "hors système" Donald Trump ».

 « La principale tendance est que les citoyens de différents pays expriment leur mécontentement. Nous assisterons très probablement au remplacement du parti au pouvoir en France, l'avenir de la CDU en Allemagne, parti de la chancelière Angela Merkel, est remis en question. Tout cela montre que des tendances centrifuges viennent remplacer les tendances centripètes », estime l'expert.

Le résultat du référendum italien est une nouvelle bataille remportée par les forces centrifuges mais la fracture n'est pas encore actée. L'octroi d'une nouvelle tranche d'aide économique à l'Italie suffirait à compliquer les manœuvres des eurosceptiques.

Pour la zone euro, les élections en Allemagne seront décisives car ce pays est le dernier bastion de l'eurocentrisme. Si l'alliance CDU-CSU perdait, la balance pourrait pencher de l'autre côté.

 « L'Allemagne joue le rôle de sac à billets de l'UE. En cas d'apparition de problèmes dans les pays de l'UE, Berlin les atténue avec son aide financière. Ce fut le cas, par exemple, pendant la crise de la dette dans le sud de l'Europe autour de la Grèce », analyse Sergueï Khestanov.

Si le processus centrifuge était fluide et contrôlable, il serait possible d'éviter de nombreux troubles aussi bien pour certaines économies que pour le marché monétaire. L'UE est parfaitement capable d'initier et de gérer la sortie de pays à l'économie relativement faible (les fameux PIGS — Portugal, Italie, Grèce, Espagne) et mal intégrés à l'Europe unie en raison de différences considérables de niveau de développement.

Cependant, pour l'instant, les élites européennes ne sont pas prêtes à mener cette  « désintégration fluide », ce qui rend plus plausible le scénario lié à l'arrivée au pouvoir des eurosceptiques en France et en Allemagne. Ils saboteraient l'octroi d'une aide aux pays du sud de l'Europe et stimuleraient ainsi les processus centrifuges sur le continent.

La monnaie contre l'UE

 « A en juger par la dynamique actuelle, le marché monétaire soutient l'euroscepticisme. De cette manière le marché évalue les perspectives de la zone euro, voire de l'intégration européenne dans l'ensemble », note Sergueï Khestanov.

D'après l'expert, il est possible que l'an prochain un euro vaille un dollar, un niveau historique.

Si en août 2016 le cours rouble-euro atteignait 75 roubles, il a baissé jusqu'à 68 roubles aujourd'hui. Quant au cours dollar-euro, la monnaie européenne a atteint son record (1,15 dollars pour 1 euro) en avril 2016, avant une chute en octobre-novembre.

Le dollar s'avère être la monnaie la plus forte aujourd'hui et étant donné que cette monnaie et le pétrole sont en antiphase, le renforcement du dollar est une mauvaise nouvelle pour les marchés des matières premières.

Si, au final, les forces centrifuges prenaient le pouvoir en Europe et que d'ici là on comprenait définitivement que l'Opep, qui a décidé de réduire la production pétrolière, était incapable de se tenir à sa décision, l'effet négatif ne ferait que s'accentuer. Avec toutes les conséquences que cela implique pour les pays dépendants du pétrole.

 

L'Italie, un laboratoire de

 

guerre de l'Otan et des USA

 

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SOURCE : © AP Photo/ Andrew Medichini
INTERNATIONAL
21:28 09.09.2016

Les Etats-Unis et l'Otan ont déployé plus d'une centaine de bases militaires en Italie, la transformant en dépôt de munitions étrangères et ce, en violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et de la Constitution du pays, d'après un expert militaire italien.

L'Italie compte plus de 100 bases militaires américaines et celles de l'Otan et près d'une centaine de bombes nucléaires, ce qui la fait devenir "un laboratoire de guerre" de l'Alliance et des Etats-Unis, a déclaré à Sputnik Antonio Mazzeo, journaliste et expert militaire qui étudie la militarisation de l'Italie.

"A l'heure actuelle, entre 60 et 90 ogives nucléaires se trouvent en Italie, sur les bases militaires d'Aviano (Pordenone) et de Ghedi (Brescia), dans le nord du pays. Et leur nombre ne cesse de croître (…). La présence des ogives nucléaires en Italie constitue une violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) signé par le gouvernement italien", a indiqué M.Mazzeo.

Selon lui, on ne peut pas dire qu'il s'agit des ogives américaines et que les autorités du pays ignorent leur existence.

"C'est faux, parce que les têtes nucléaires B61 peuvent être mises à la disposition de l'Armée de l'air italienne et équiper des bombardiers italiens en cas de crise internationale. C'est une violation flagrante du Traité TNP par les autorités italiennes", a-t-il noté.

Le nombre de personnels des bases militaires américaines et de l'Otan déployées en Italie dépasse les 10.000 militaires et civils. Il faut y ajouter aussi les membres de leurs familles, d'après l'expert qui cite des données officielles du ministère américain de la Défense. Toutefois les autorités italiennes ne peuvent contrôler les activités de certaines bases qui relèvent entièrement des Etats-Unis.

"Les bases américaines ne sont pas toujours celles de l'Alliance. Par exemple, la base de Sigonella, en Sicile, est contrôlée par les Etats-Unis, avant tout par l'US Air Force et l'US Navy. Les autorités italiennes n'ont aucune possibilité de s'informer sur les opérations militaires qui s'y déroulent", a précisé M.Mazzeo.

Mais il y a également des bases italiennes qui sont parfois mises à la disposition de l'aviation américaine, d'après lui.

"La base de Pantelleria abrite notamment un avion appartenant à une société américaine, qui effectue des vols de reconnaissance au-dessus de l'Afrique du Nord, de l'Egypte à la Tunisie, sous le commandement de l'USAFRICOM" (commandement des Etats-Unis pour l'Afrique), a noté l'expert.

Selon lui, "l'Italie autorise également le déploiement de militaires américains et de l'Otan dans les sites civils".

"De nombreuses bases italiennes accueillent les militaires des pays qui ne font pas partie de l'Alliance: Israël, de nombreux pays arabes dont l'Arabie saoudite et le Qatar, utilisent en permanence les polygones militaires en Sardaigne", a révélé M.Mazzeo.

Il a rappelé que l'exploitation des bases militaires en Italie était contraire aux principes constitutionnels et que le parlement du pays ne contrôlait pas ces activités.

"Mais les médias importants n'en parlent pas et les gens n'en savent presque rien", a déploré le journaliste.

Selon lui, ces derniers temps, les relations au sein de l'Otan sont devenues plus complexes et l'Italie risque d'être coincée dans une Otan plus agressive et moins homogène. Cela influera sur sa politique intérieure et extérieure, ainsi que sur la situation sociale dans le pays.

"L'Otan n'a jamais été une structure défensive. Elle pouvait en faire semblant pendant la guerre froide, mais la chute du Rideau de fer a mis en évidence le rôle agressif et impérialiste de ce bloc. L'Alliance a changé, elle est devenue plus complexe. Certains de ses membres n'écoutent pas les Etats-Unis – la Turquie, ainsi que la France et le Royaume-Uni. Ces derniers souhaitent notamment jouer un rôle clé en Afrique même si cela provoque des tensions avec d'autres membres de l'Otan. L'Italie risque de se retrouver au sein d'une Alliance plus agressive et impérialiste dont les intérêts sont contraires aux intérêts économiques, politiques et militaires de l'Italie", a conclu M.Mazzeo.

 

«Rome n’est prête qu’à

 

 

recevoir des gifles de

 

 

la France et de l’UE»

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SOURCE : CC0
INTERNATIONAL
23:09 09.08.2017(mis à jour 10:27 10.08.2017)URL courte
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Dans une interview accordée à Sputnik, Luca Frusone, député du Mouvement 5 Étoiles, accuse le gouvernement du pays d’avoir «bradé le patrimoine stratégique de l’Italie».

Luca Frusone, député du Mouvement italien 5 Étoiles, a déclaré dans un entretien accordé à Sputnik que les difficultés que les entreprises et sociétés italiennes traversaient actuellement étaient liés l’impuissance du gouvernement italien face à la politique agressive de la France et de l’UE en général.

Ainsi, lorsque M.Macron a été élu, de nombreux antipopulistes pro-européens en Italie ont été déçus parce qu’ils le considéraient comme celui qui mettrait fin aux spéculations politiques et au populisme, explique l’expert. Pourtant, Macron a préféré privatiser les chantiers navals français STX que les Italiens étaient censés acheter:

«Il en a le droit, mais où est-il son fameux européisme et l’égalité avec les autres pays?», se demande l’expert.

Ensuite, le ministre du Développement économique de l'Italie a demandé au gouvernement de revoir les obligations de l'entreprise française Vivendi qui possède la majorité des parts de la société Telecom Italia. Les Italiens n'ont pas non plus oublié qu'ils ont perdu durant ces cinq dernières années 25 milliards d'euros à cause du «shopping» de Paris en Italie: les entreprises Parmalat, Orzo Bimbo, Eridania, Boschetti, Galbani et d'autres, ainsi que l'acquisition de la banque Capirama par la banque française Crédit Agricole et l'absorption de la banque italienne BNL par la BNP Paribas.

Et de poursuivre:

«Mais je le répète: ce n'est pas la faute des Français, mais du gouvernement italien, qui a décidé de brader nos entreprises stratégiques à d'autres pays. Nous perdons notre patrimoine, grâce auquel l'État conserve sa souveraineté».

M.Frusone explique que le gouvernement italien n'a jamais vraiment élevé la voix contre la France et contre les autres pays européens:

« La somme des dépenses annuelles de l'Italie pour l'accueil des migrants a atteint presque 5 milliards d'euros et nous considérons qu'il est raisonnable de ne pas verser cette somme annuellement dans le budget de l'UE, parce que l'Union européenne a laissé l'Italie à la dérive. Qui sera à l'écoute de l'Italie au sommet si Rome n'est prête qu'à recevoir des gifles de la part de Paris et de l'Union européenne? »

Le 27 septembre, lors du sommet franco-italien qui aura lieu à Vintimille en Italie, seront débattus les moyens pour résoudre la situation, y compris autour de la crise migratoire, dans le cadre de laquelle la France viole les accords internationaux, conclut l’homme politique.

Dans son blog, le Vice-président de la Chambre des députés et un membre du Mouvement 5 Étoiles Luigi Di Maio a d'ailleurs écrit que l'Italie se retrouvait actuellement entre les mains de «personnes incompétentes» qui ne sont même pas en mesure de faire face aux problèmes, ce qui ne fait que nuire au pays:

«Notre gouvernement n'a élaboré aucune stratégie qui permettrait de développer notre pays ou avoir la possibilité de répondre aux actes des autres».

 

Crise migratoire: pour l'Italie,

 

«la situation a atteint la limite

 

du supportable»

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SOURCE SPUNIK © AFP 2017 GIOVANNI ISOLINO
INTERNATIONAL
10:25 29.06.2017(mis à jour 11:17 29.06.2017)URL courte
Crise migratoire 

Livrée à elle-même face à la crise migratoire, l’Italie pose un «ultimatum» à l’UE et menace de bloquer ses ports aux bateaux étrangers transportant les migrants secourus en Méditerranée.

L'Italie hausse le ton et menace de bloquer l'entrée de ses ports aux bateaux battant pavillon étranger et transportant des migrants secourus en Méditerranée, a-t-on appris mercredi auprès des médias et de source proche du gouvernement italiens.

Le représentant italien auprès de l'Union européenne, Maurizio Massari, a rencontré à Bruxelles le commissaire européen chargé de l'Immigration, Dimitri Avramopoulos, et lui a remis une lettre dans laquelle l'Italie explique qu'après les dernières arrivées massives de migrants sur ses côtes au cours des derniers jours, «la situation a atteint la limite du supportable».

Plus de 10.200 migrants ont été secourus entre dimanche et mardi au large de la Libye, dont 5.000 pour la seule journée de lundi, 3.300 dimanche et 1.900 mardi. Les garde-côtes italiens coordonnent ces opérations de sauvetage en Méditerranée, mais de nombreux bateaux étrangers, y compris plusieurs affrétés par des ONG, y participent.

Tous ces migrants sont ensuite transportés vers des ports italiens où ils sont hébergés dans des centres d'accueil dont la capacité est saturée.

«Si on continue avec ces chiffres, la situation va être ingérable même pour un pays grand et ouvert comme le nôtre», a déclaré le Président italien Sergio Mattarella à Ottawa, cité par les médias italiens.

L'Italie se plaint depuis des années d'être livrée à elle-même face à la crise migratoire et aux arrivées grandissantes de migrants en provenance de Libye, et appelle à davantage de solidarité de la part de ses partenaires européens.

Selon le ministère italien de l'Intérieur, plus de 73.300 migrants sont arrivés sur le territoire national depuis le début de l'année, soit une hausse de plus de 14% qu'à la même période en 2016.

Selon le Haut-commissariat de l'Onu aux réfugiés (HCR), 2.005 personnes sont mortes ou ont été portées disparues depuis le début de l'année en tentant de traverser la Méditerranée.

 

Le maire d’une ville italienne

 

dit niet aux migrants

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© AP Photo/ Lefteris Pitarakis
INTERNATIONAL
13:37 13.02.2017(mis à jour 13:54 13.02.2017)URL courte
Crise migratoire (781)
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Face à l’afflux de réfugiés, le maire la ville italienne de Vitulano prend les choses en main et dit «stop» à l’accueil des migrants, afin de «protéger sa commune».

Le maire de Vitulano (Italie), Raffaele Scarinzi, a refusé l'asile à 40 réfugiés qui devaient se rendre dans la commune dans les prochains jours, écrit le journal local IlQuaderno.

M. Scarinzi, poursuit le journal, a eu recours à cette mesure extrême afin de «protéger les habitants de la ville », dont la population s'élève de nos jours à environ 30 000 habitants.

« Nous ne sommes pas des racistes. Il ne s'agit que d'une décision purement administrative. Je ne fais que protéger ma ville », a expliqué le maire.

Selon lui, les citoyens se disent « inquiets » par la présence de plusieurs migrants sur le territoire de la ville, qui a déjà accueilli quelque 30 réfugiés, aux dires des autorités municipales, et n'est pas pour le moment en mesure d'en accueillir davantage.

En Italie, les demandes d'asile sont passées de 23 620 en 2013 à 123 482 en 2016. Il est à noter que chaque journée d'accueil coûte 35 euros à l'État italien, soit plus de 6 millions d'euros par jour pour les quelque 175 000 demandeurs d'asile actuellement en attente dans le pays.

NOTA : TOUTES LES OPINIONS EXPRIMEES DANS CES CONTENUS DE TEXTES N'ENGAGENT QUE LA RESPONSABILITE DE LEURS AUTEURS

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Basta immigrazionne in Italia !

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